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Full text of "Traité élémentaire de minéralogie, avec des applications aux arts; ouvrage destiné à le̓nseignement dans les lycées nationaux"

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in 




TRAITE 

ÉLÉMENTAIRE 
DE 

MINÉRALOGIE 



TRAITE 

ÉLÉMENTAIRE 
DE 

MINÉRALOGIE, 

AVEC DE3 APPLICATIONS AUX ARTS; 



OUVRAGE DESTINE A L'B N SE I CN £ M E X T 
DANS LES LYCÉES NATIOrfAUX. 

Par Alexandre BRONGNIART, 

Ingénieur dea Mines, Directeur de la Manufacture impériale 
de Porcelaine de Sèvres. 



TOME PREMIER. 



DE L'IMPRIMERIE DE CRAPELET. 



A PARIS, 

Chez DETER VILLE, Libraire, rue Hautefeuille , n" 8, 
au coin de celle des Poitevin». 

1807, 



PRÉFACE. 

J vsqu'a présent en Q*a pu ^talilir dans la mi^ 
DÔi'Alogie , comme dans la physique , dans la 
cLiiuic , &c. ce» principe» géucraux «juî servent 
à Jicr les faits et à rendre J'ccude des sciences 
plus rapide. La {tluparl des espèces minérales 
sont isolées et ou no possède eucorc cpic deux 
iDoycus de reeounuîlre les rapports îniporiaos 
qui peuvent exister entrVUes : ces moyens sont 
lannlysc cliiiifitpie et l'observation des iormcs 
primitives. Ils ont coutribué à élever au rang des 
véritables sciences la tiiiuéralo^ie , <{ui u'étuit 
qu'une réunion de counoissanccs empiriques, Le 
dernier , découvert par M, Haiiy , a citS fécond 
en résnJlats heureux ; il petit tenir lieu de l'analyse 
lorsque relie -ci est iuiparfàitc ou lorsqu'elle 
ZUftuque enlièremeut. 

Quant aux rapports qui existent sans doute 
enirc la enniposition des minéraux el leurs pro- 
priétés , telles que la fusibiliiCj Li pesanteur, 
l'clectrieiié , la phospli^rescencc , &c. on ignore 
de quelle valeur ils peuvent être. 

Il résulte de ces réllcxious^ que les élémens 
de la minéralogie ne peuvent Cire rédigés dans 
le même cs|>rit qiuï ceux des sciences riclics en 
principes };;énéraux , et que l'exposiliou des faits 
doit cire icî la partie essentielle et dominante. U 
ne s';i;^it que<le choisir les faits et Tordre daus 
lequel on doit les présenter. 

Deux sortes de fûls composent Thistoirc des 



rf PREFACE. 

minéraux : les uns soiu relatifs à Ifiirs propriété», 
Jcs autres appartîenneut aux. rapports cju'îls duc 
eutr'eux et*avcc les autres corps de la uature. Si 
ia science des miDeraux étoit plus avancée , on 
potuToit se contenter de faire l'Iiisioire de leurs 
propriétés les plus importantes, de celles dont la 
présence stipposerolt néccssaii-emenl l'exisieuce 
des propriétés secondaires, ce passer sous silence 
la plupart de ces propriétés secondaires. Ou pour- 
roit alors traiter l'Iiisioire de tous les minéraux 
comme on a traité celle des genres et des espèces 
de h) classe des sels : mats cumiue ou ignore daus 
beaucoup de cas l'iuâueoce d^tuie propriété sur 
les autres , il (àut les faire connttître pr<?8quc 
toutes ; et nous n'avons dû omettre que celles qui 
nous ont paru évidemment peu importantes. 

L'histoire naturelle des niinéraiix ne se com- 
pose pas uniquement de celle de leurs caracières 
ou de leurs propriétés dlstinctives ; leurs f{i»«e- 
mcns g(?néraux , c'c5t-ii-<Kre leur manière d'être 
dans la nature et leur position relative dans le 
6cin de la terre, leur formation ou leur déconipo. 
sition , leur inHuence sur les autres corps, leurs 
f^isseuieus particuliers les plus remarquables, leur» 
principaux usages dans les arts foruieut la partie 
la plus intéressante de l'étude de ces eotps. Ces 
connoissanres sont à riilslolre des minéraux ce 
cpio le tableau des moeurs et des fonctions orga- 
niques est à l'histoire naturelle des animaux. 

L'intérêt et l'importance de ces iails m'ont 
engagé à insister sur cette partie de la minera- 
lu^e plus qu'on »£ 4c fait ordinnîrenient , et 



PUÉ FACE. vif 

j'ai rni devoir rapporter hoaucoup J'nbserv;»- 
tions de ce genre : car ce sont tous ces inilA tjiii 
coni[Kiseut l'histoire coiiipKHe d'un minôrni et 
qui établissent une liaison cnlrVlIe cl «relie 
des autres corps de la uature. II ne suffit <loiic 
pas de les indujiier par un seul iiint , ans»! vite 
oublié que Id , il faut encure entrer dans les 
détails nécessaires pour donner tinn idée exaeie 
de CCS coDuoissances intéressantes. Tels sont les 
moiirs qui m'ont dirigé dans le cltnix des ftits ; 
je dois dire ruoinlenant quelques mots de l'urdru 
dans lequel [e les ai présentés. 

Ou sait qu'il y a deux mauiéres d'exposer les 
élémens d'une science : 

Tantôt les auteurs suivent la méthode des Inven- 
teurs, e' est-à-dire, la série des idées par lesquelles 
<ia a dû passer snceessiveineut pour amener la 
science au point où elle est. 

Tantôt , adoptant une méthode inverse , ils 
procèdent do^nialiquement , c'eM-à-dïre «pt'ils 
annuuceui des pi-încipes reconnus, et les prouvent 
par des faits. 

S'il y a des cas où la méthode des inventeurs 

^poisse être bonne et entièrement praticable, ce 

tj'est pas en minéralogie ; dans celte science les 

phénomènes généralement connus diiTêrent selon 

.les lieux, de sorte (pfen suivant cette médiode 

^auT environs de I*«r»s , on devroit l'aire connoîire 

l'abord à Télcve, le grès, la pierre à plâtre , la 

pierre calcaire grossière, &c, ; dans un autre lieu il 

faudroît commencer par le gi-aoite, &c. ; ailleurs 

icorc par les substances volcauiqites , Ikc. 



m PRÉFACE. 

La méthode dogmatique m'a donc paru la seuïe 
que Ton pAl adopter pour es|X>ser les éléiuens de 
]a science que j'ai en à traiter. J"ai dû ^labLîr de 
suite les principes , quand il y en a de recouuus, 
et les prouver eu les appliquant aux faits qui 
coQâLituent la science. L'ordre qu'on doit suivre 
dans l'exposition de ces faits est déterminé dans 
Jii minéralogie comme ilaus les autres branches 
de rinstoirc naturelle par la •classification ; et 
c est ici que se présente dans toute sa force la 
prééminence de la niélliode naturelle sur la mé' 
tliude artificielle : In cLissiûcatiou naturelle est, 
s'il est peniiîs do s'eiprluier ainsi , ia seule clc' 
mciitaire. C'est en effet la seule dans laquelle] 
les espèces soient liées par de vrais rapports. 
Les généralités de clinquc classe , île charjne 
ordre forment l'iiistoirc élémeiilaire de la classe 
et de l'ordre; elles présentent à l'esp-li un grandi 
nombre de propriétés commuues qui font voir la 
liîiison intime qui existe enn-o les espèces. 

Qu'on ne dise pas que les cbissifîcaliuns artifi- 
cielles sont préférables, parce qu'elles sont plus 
slmplrs et plus faciles à saisir ; il est irai qu'elles 
sont simples, car elles n'appreuncn'. presque licu; ■ 
mais n'csi-ce pas troD<|uor une science sous pré- 
texte d'en rendre l'étude plus rapide, etpeul-ou se 
Uaiier de la jiosâéder quuud ou l'a apprise ainsi ? 

Il finit espérer <pi'à mesure que lliistoire naLu-l 
relie fera des progrès , un sentira de plus en plus 
l'importance de la méthode ualurctle et sa préé- 
minence sur la méthode arttGciclIe, et ({u'un ue| 
considérera plus cette dernière que comme m; 



may(*n commodo d'arriver à tronver le nom d'une 
espace. 

Malhenreusemem la minéralogie est trop peu 
avancée pour qu'où puisse se servir udienieut de 
la méthode nauirelle ; cependant, malgré les dlili- 
cuhés qu'on rencontre ici daus l'aiiplicatiou de 
cette méthode , elle est encore préicrahle à une 
métliode artificielle. J'ai donc cru devoir pré- 
senter l'histoire des minéraux dans l'ordre qui 
m'a pnru le plus naturel , et j'en ai développé lea 
principes dans l'introduction. 

J'ai cru aussi devoir oflrir sans omission In 
•éric de toutes les espcct.>s ; j'ai seulement «tu 
soin de passer lég<^remeni sur les espèces peu 
importantes. Je n*ai pas craint de surcharger la 
mémoire par cette énuméraiion cnniph'te. Je sais 
par l'expéncuce que j'eu ai laite eu prolessant 
dans les écoles ceniralcs de Paris, qu'un élève ne 
«onserve dans sa mémoire qu'une partie des làiis 
qu'on lui a enseignés , à moins qu'on ne les lut ait 
répétés un ^and norahrc de (bis ; mais , si au lieu 
de lui présenter les mêmes faits sous la même 
face et d'une manière isolée, ou parvient à les lier 
ensemble au moyen de faits accessoires , quand 
même ils sembleroicut peu iuiponans par eux- 
mêmes : ceux-ci, en forçant de rappeler le» faits 
piîuctpaux , sont comme autant de miroirs qui 
les rénéchisscnt et qui les prt'sentent à l'esprit 
sous différens points de vue i c'est hien une ré- 
pétition de l'objet qu'on veut graver dans la 
mémoire i mab c'est nne répétition sans niono- 
^>nie ; loin d'être fatiganlo , et par- là presqu'inu-* 



x PREFACE. 

lile , elle (îevieni iuicressante et insiructire ; car 
ou ne reliful bien que ce (]ui iulure&se ; ot frapper 
l'aitcntion est un des meilleurs moyeus d'aider 
la luéiuuire. 

J*uuroîâ beaucoup désiré ne jamais nommer 
«ne substance nouTclle sans la faire connoîire : 
mnis je ii'hi pu ûviter cet incuuvéuiont, qui est 
grave dans un livre éJcmentaire, Une des parties 
les plus iulêrpssantps de l'iùstoire des minéraux, 
c'est la connoissance des espèces qui accou^- 
pu^nent le plus ordinairement une autre dans son 
gissemenc ; ou Toil que je n'ai pu traiter ce sujet 
sans nommer dès le début des espèces que je ne 
devois faire connoîtrc qu'à la fîn du livre. Je ne 
pouToia éviter ce défaut qu'en supprimant les 
gisseniens ou en les renvnyant tous à la fîn de 
l'ouvrage. Je ne crois ]ias nécessaire de déve- 
lopper les tuuùfs (]ui tu'oal fait rejeter ces deux 
projets ; chacnn pourra d'ailleiira les réaliser' 
suivHUt qu il le jugera convenable. 

J'ai eu soin d'éloif,mrr de co traité éléiuenlaîre 
toute théorie bypotbétiqne et mcme toute dis- 
cussion sur rorif;ine et sur la forniaiion des difle- 
rcns minériittx. Je ne nte suis un peu écarté de 
cette rèfj;le qu'à l'article du banalic : la disoussion 
sur l'ori^iur aqueuse ou i^uéc de cette pierre est 
si animée daus ce moment , que je n'ai pas cru 
devoir la passer entièrement sous siletice. D'ail- 
leurs , je ne l'ai fait connoîlre qu'en rapportant 
les ul*9erTuttuns qui sont ù l'appui de chaque 
hypothèse, et cjui forment une partie intércssauto 
de l'hiatoire du basalte. 



PREFACE. xf 

* Je Q*ai traite Hans cet ouvrage qnc des min^ 
ralLs simple» , c'est-à-illre, rif? cens (Uns lesquels 
l'utl ne d«-couvrc ordiuaircnicnt qu'une pâte 
honiogôae , quelle quo soit la coraposilion attri- 
buée à cette pâto. Les {nincipes de classUicatîoQ 
des ntinoraux fornii^s naiurellcnient par l'a^n'^a- 
tioD visible de plusieurs espèces , sont entière- 
ment difl'ércns de ceux qui servent h classer les 
luîuératix simples ; ils (t>nstitnent une scienre 
ILsiinctc de lu minéralogie oryciognotiquc , et font 

irtie de la géognosie y qui a pour ol>jr>t l'hisiaire 

leârocbesou des minéraux simples ou agrégôs^ 
cousulérés en grandes masses; celte partie doit 

iU'c le sujet (l'un ouvrAgc particulier. 

Je n^ùdonné en syaoaymie coiuplète que celle 
de M. Uaiir , pour lu nomcnclnture française, et 
celle de M. Brochnnt pour la noniciielature de 
l'écule de M. Weriier ; j'ai luèaïc cliL-rché à rendre 
cette dernière sj-nonymie aussi étendue qu'il m'a 
c*tc {Kiasible ; j^ni quelquefois cité celles de Roniif- 

le-lisle , Wallériiu , I,inné , Kirw»n , &e. lorsque 
U'ni emprunté des noms uu des divifiioas à ces 

célèbres natumUstes. J'û pensé qu'il ne falloit 
[^ças aloQger im ouvrage élémentaire par des dé- 
tails de synon^inic qu'on trouvera d'nilleiirs sufli- 
s.'ininieot développés dan» les triniéi de iiùné- 
ralo<^ <fue je viens de citer : Tnais j'ai cliereliu 
[« insérer dans cet ouvrage tous les noms divers 
«fuî ont. été donnés aux minéraux , et à rendre 
leinsi la table qui le termine nne sorte de voca- 
^hulairc de minéralogie. 

l'ai rarement cité les ouvrages qui m'ont fourni 



iH PHEFACE. 

les observations que j'ai rapporu'es. Je m« sois 
couleuté , tlaus la plupai-t des cas , de uomiucr les 
personnes qui les odl faites. Je n'ai point voulu 
Iiéiis-scr ua ouvrage élémentaire d'un graud 
nombre de citations ^ mais je u'aî pas voulu non 
plus annoncer des faits peu connus , sans les 
appuyer de l'auloriié de ceux de qui je les ai 
appris. 

J'ai du d'ailleurs faire lionitna^c à chaque savant 
des dits dont il a enriclii la science. Au nombre de 
ces faits, il en est plusieurs qui n'ont point encore 
ctt; imprimés. Je les liens de ceux qui les ont 
observes , et j'en ai cite les auteurs avec plus de 
scTHpuIe dans ce cas que dans tout autre. Parnri 
les personnes auxquelles je dois des rctnerctmeos 
pour les obscrraiioDS iuédties qu'elles ont bien 
voulu uie communiquer , je dois citer particu- 
lièrement M. Haiiv ; non-seulement je tiens de 
lui les premières conuoissanccs que j'ai acquises 
en niinéralo^e^ mais il a eu la bonté de les aug- 
menter des faits nouveaux que sa correspomlance 
ou SCS propres observations lui fournissent. 

Je dois aussi remercier M. Daubuisson , pour 
les secours qu'il m'a donnés avec cmprcsseraeut 
lorsque j'ai eu à traiter des sujets relatifs à ceux 
qu'il a cultivés plus particulièrement. 

Je craindrois en citant encore plusieurs des 
personnes auxquelles J'ai des obligations du même 
genre , d'occuper le lecteur d'ubjels qui me sont 
partieuliers ; c'est h seule raison qui tn'enipcche 
de leur iairc ici des remcrctmena publics. 




INTRODUCTION 

A L'ÉTUDE DES MINÉRAUX. 



ARTICLE PREMIER. 

Objet et but de la Minéralogie. 

I. Xr. «nIEt d« regarder avec un peu d'attention lea 
cor|>5 qui noun Hiiviraiiii^'nl, pour i-vumi-ijuur (ju'ila iQ 
divisent en deux grande» classes. I/es uns jouisaeul do 
celle faonlté incompréliettaititc qu'on appelle la vie : 
tels soiil li!g vè^kXaax et leBantmauic ; r>n len dt-digne soua 
la dénomiualiuti générale de corpsor^jauiiès. Les autres, 
au coutraîn:, prîvéade la vie, semblent re»ler toujours 
<Iana le même étal ■, on les nomme corps bruta ou inor- 
ganiat» : tels wint l'air, l'eau .les pierres, les métaux, «te» 
a, L. 'élude des corp» iuurfjanisés <jui existont nalu> 
rellemcut dana ]« (erre oa à sa siii-racË, est l'ob/el de U 

MlNÉBALOCIi:. 

Comme la pliynique et la cbiraîe ont auui en partis 
pourobjct l'élude d« ces (.orps, il f«iil Taire vu'trqnec^s 
sciences ne diflïrcnt l'une et l'uulrc delà Minéralogie 
que par U maniàrû d'envisager et d'éludiorlea mêmes 
corps. 

3. L'objet de la physique paroîl être d'apprécier 
l'action réciproque et «ana décomposition» de« ma»ftea 
les unes sur les HUtJ*e«, et de cla£»er les pi-ojiriétéa de» 
corps piulôl quu liw corps cux-mémea. 

4- La chimie a pour objet de (ûrv counoJtre raclion 
réciproque des molécules les unes sur les autres, et 
d'employer cette connoissance à élablir les loix suivant 
Icsq^aeUea on peut bé^partir ou léuuîr les laolécules d« 

A 



3 I « U" R O D C C T J O N. 

corpSf c'esl-à-dirc les décomposer, cl en former de 

DOtiveaiix, I 

5. La Minérulogie, étant une brauche de l'Iiistoire 
naliirelle, le* uiéme» priuripesqtit itîrïgejit les iialur&- 
linlesen ^néra) doivent diriger nDMi le minera logiate, 

Jl se propose d 'apprend ru à dûiiti^^ue» Iva eorps cjui | 
«ont réeliemvnt diiTcrtfas , «t à rapprocher ceux (|at' I 
ont entre eux de» rapports ou nombreux ou très- ' 
imporlans. II<:Iier<!hfi4coiinnilre et à apprécier lu jiluce 
que les diverses e.ipèces de minéraux liennent dans cet 
ensemlde d'ètreu «ju'ou nomme la naluro, et 4 s'iiis- 
truircdii rôle qu'îlsy joiienl. 

6. Comme noas ne pouvons connotlrc les nspporu de» 
minéraux enHenibte,t]uVn notiii inHlrtii)>Hitt a fond de ce 
qui concerne leur nature el leurs propriétés, le« aulrw .1 
scîeiices,rfl priu^'ip^lemeiit lacliimîu«t t;i plijsiquc, nous 
sont d'unr ulilil^ indispeniutble pour alleindre ce bnt , 

en noua tourniiisanl le» iiiKlrum(.-u$ propres à nous raire 
ncqoérir ce* coonoÎHïanotrs. En vlYwt , on puul considérvr 
les corj>i de U nature , minéraux on antres , comme les 
pièce» éparses d'un édïltce iinm^rifte ; le naltiralisie 
cherelie à le» nissembler pour rétablir l'édifîccj In phy- 
sique «t Ja chimie lui fourniMMnl les invlrumenatlont il 
a besoin pour (rxamiriur couiplôl(.'menl et sous lout«» 
leurs faceH ce^ nomlireuHea piècu» ; il dittrche k deviner 
la place qu'elles occi)[>oient , en déterminant leur na- 
ture , <rl en rclrouviinl Itw pain tu par Icsqucl» elles se tmi- 
eboicnl , quellea que «oîcnl les olténitioua qu'elles aient 
éprouvées, i 

•/. La connoiseance complète des propriété* des miné* 
raux n'est paa seulement un objet salisr^isant pour l'es- 
pril , elle donne les moyens d'iippliquer ces pmpriétés h 
un srand nombre d'^irt», et de rucounoilru avec corli- 
lude les minéraux utiles pai--toul où i\a &e reaconlrcnt. 

Ainsi loi-squ'ou connoilra tes loix qui ont présidé it Ja 
formation des minéraux el k leur arranj^emeni respeclif 
■lunsleaeia de ta lerre> on pourra employer avauia- 



Jrtt TBODUCTION. 5 

geusemenl celle uonnoùsaDco à la rccbrrclie et àl'ex- 
. ploitation de* iniocN. 

Telesl donc rolifct de la Miriéralojtie ; tels wnt les 
nio\«tii> de le reinplir, et le» ré»uluia iutéreMaiia «t 
utile» ijui l'cludo di; celle «cieiice procure ou fait Mpérer. 



ARTICLE II. 

)e9 proprUtèji et des caractères des I^inéraux* 

ti. Pahmi Ica propriété* dos mincraux , les unei 
■ le trouvent dans tous c« corp» > et ne se trouvent qu'en 
j eux : ettej servent donc & duimguer de» autre» corpg de 
[la nature les nu'néniiix , el même hs corps inorga- 
[nùés, dont les mini-raux fout partie j telles sont leur 
iïuanière decroîlre, cl leur propriété de cn»talti«er. 

liMaalrea prapiiéiùs n'étant point particulières aux 

luinéraux, ou n'étant pas communes & (oui les miné- 

traus , servent s<!uleMH;nt à les fairt- dialingucr entr'eux. 

I Telles sont la pesanteur spécifique, ta transparence, 

l'électricilé , le maf>nétisme , la rutiibilité, etc. . . ■ 

Lorsqu'on ne cousidr-ra Itm propri^lés des minéraux 
[que comme moyens de les dùlingacr , on les nomme 
[des caractères. Ainsi caractères ou propriétés distinc- 
[tÏTcs aont deux expressions synonymes. D'après les dif- 
Iférences que nous venons d'indiquer entre les propriété* 
;.dei mînéranx, on doit établir deux classes de caractère*. 
uns, que noUA nommerons caractères communs, 
ï'est-à-dire propriétés distinctives communes aux miné- 
lOX , servent en effet à distinguer ces corps de ion» les 
mires corpa de la nature; les autres , que nons appelle- 
>ns caractères particuiisrs , servent k le* distinguer 
'tatr'rax. 



I N TRODDCTIOW. 



PREMIERE SECTION. 
Des caractères communs des Mlnéi'aux. 

S. I. # 

Manière de croître et structure. 

9. Unf. pierre Iclle qtie le marbre, un mélnl lel que! 
l'tfr^un itel comme l'alun, ud liquide comme l'eau , 11 a j 

l^uîde connue l'itir •, eu uu mot , touu les corps qu'on naj 
];voJt point naîlrc, qui nu vivent poini , c|iii ue meurent] 
'paaj se forment et croissent d'une toute anii-c manierai 
l;que les végétaux et que Ica animaux doué« de la vie e| 
lujets à la moi-t. 
Quand un minéral ae forme, c'est p^r In réunion dtt] 
I molécules semblnblej entre elIcK. En se réunissant pour] 
former une maue , elle* n'éprouvent anciin clian^u-r 
ment dans leur composilion. Si le minéral auffmentej 
de volume, on voit de nouvelles couche» s'appliquer ki 
surfaoo , et l'envelopper de toutes parla. Ainsi , lo>'s^ 
qu'on Tiiit dÎMouiIre duna l'eau un aA, tel que l'alun J 
'l'eau sépare \&t molécules Mtliues qui fbrmoîeuC par leui 
réunion la musse de ce sel. En chasMnt celle eau parl'éva^ 
|>oralion , le» molécules^ devenues libres , lendeot à 
I réunir de nouveau ; «Iles produisent des cristaux d'alui 
I ^uî augmentent peu à peu par Icscouchcs de molécule 
)qui viennent s'ajoulerà leur surface. On pent facile 
ment s'assurer de celte manière de croître, en faisan^ 
,luie trace de couleur sur un de ces cristaux, ot le rcpla* 
Içant dans ^a, dissolution , la trace aéra bien lot recou- 
vcrlc par du nouvellca cuocheM d'alun. Ou dit des corp 
qui augmentent ainsi de volume, qu'ils croiaseut pai 
Ifuxta-position ou agrégation. 

10. Lea Téf;étaux et les animaux croissent tout anir 
ment qae ka minéraux. Les matières qui concourent 
t'accroissemeut des premiers, ne leur ressemblent sou-l 
veut en rien. Ces matières Irajisporléea par eux danf , 




1 N rnonu CTi OK. 5 

leur inlérieur , ou tniftea sruletnenl en conUct areo enx, 
>onl prtAM en totalité ou eu partie par des vrgiuua qui 
ont k propriétt* de lea modifier, et de Foa cltaricr dan* 
loiit» les parties de l'anima] ou du vt'grtal, de In iH«i> 
miitrrk LvAparlien, de le» y df^poecr , tt de concourir 
tinni à Ifur croîwânce. Tout ce qui peut s'ajouter & IVx- 
Icrieur de cea élrea pour en auj^mcnl^r le -volume , Weni 
nécessairement de rîDléricitr. AînNleatraeea que l'on fera 
surricntTR d'un arb» resteront loujoura ^nnblea, tant 
^ue des circon#lancei éli-aogèrn ue les détruiront paa. 
ou qu'une matière tranupiranl de l'inlérieur ne viendra 
pa.H le« remplir. Il esiale donc, comme le fait remar- 
quer IVt. Cuvier, dans loue les vûgéiaujc cl dans tuuales 
animaux vivait a , un mouvement intérieur <|ui les dîa- 
tinguc eaaenticllement des corps bniu, ot qui fait quo 
toutes k'urs parties coucourunlàunu miimc action ; daua 
le» corps inorganisés au coati aire Iks piu-lie», une foi» 
réunies par la rohéaion , sont inertes. 

On nomme intus-susception cette manière de croître 
des êtres virans. Le» ap|>areil9 propre» à modifier le» 
corps qui ser\'cnt à celle croiasance , et k Ica aasimiUr 
niix ^iresqnilea pronnenl , portent le nom d'orgaruM. 
I.ea végétaux et lea aiumaux élanl jraurvus d'organes, 
ont reçu le nom conimiin de lorpti organiaéa, et tout 
rénniA par celle propriété importante. Lea minéraux 
et tous lea corpa qui , comme eus ■ aont dépotU'Vua 
d^organes , ms nomiut^nt corps ini/rganisé», 

m. Les corps inoi-ganisé» simples, c'cal-à-dirc qui 
ne résultent pas de l'agrégalion de plusieurs espèce» 
dtS'éronles, soûl formés de molécules ou parties înfî- 
iiifuent polilo» , toutes semblables il la ma&se qu'elle» 
composent. Tel eal un lin^ol d'or pnr : qu'on dé- 
tache une parcelle d'or de ce Itngot , quelque part 
qu'on la prenne . elle sera eu tout semblable à la masse 
d'or dont elle falsoil jwtrtie. L'or et toua les corps 
inorganisés qui ne «ont point mèlanf^és par agrvgn- 
lion , lont doue composés de parties semblable», oa 



6 I WTmODtrCTIO TT. 

de moïécuùfs eimilaùvB. Cello simnilude entre le toui, 
ti ses parties ne se retrouve plus dans les animaux ni 
danii les végétaux. Lie» feuilles ne représentent point 
l'arbre en petit, comme un cube de sel représente eii 
petit une niaase cubique du même ael. Oit voit déjà i^ue * 
dans le» corps organisés, ii y a des individu» , c'esl-à» 
dire Jes toni» composés de molécule» difFêrenles f|iii n« 
peitrent être diTÎaé» sans êlre détruits , tandis que , dnni 
les mînéraiiT , on ne voit plua d'individus , mais seulo- 
menl des masses plus ou motus gro-tsesqui peuvent étra 
divisées prenqu'àlïnfîni en petites partie.^, ayant chacune 
toutes l(>s propriétés de la masse don t elles on t été >éparéea. 

Les caractères ou propriétés communes distinctive* 
des minérairx se réduisent donc aax deux suivantes : 

1 . Crottïw par juxta-posilion ; 

s. Etre nompoM'H de partiea similaires '. 

liJUs distinguent les corps inorganisée, dont les miné- 
raux font [Mrtie , de tous le* autres coi^ de la nature. ' 

S. II. 

Dt la CristaUisation , cU ses phénomine$ et de sa lo^x. , 

19. liss minéraux, et tréa-probablement ions les 
corps inorganisés, quelle que soit leur origine '^ )ouù- 



* Il ncrantpai prendre l«s partici dM^einblabJef doal tont com- 
p<Méj les mlDérau mèlangis par agi4gatioo , poor d«s malécnlef 
dlMimllalrei. 

* Le blanc <Ie balHne , qui cit d'origine animale , le camphre , U 
(ncre, etc. qui «aat de* productioni (l« végétaux , sont suK-.cptib'ea 
de ciblallite r. Ce lont en cfFel d» corpi UiorguiMt. Si on les trouvait 
natufeUemeni dou la terre on â u »nrfac«, lU reatreroieot dai» le 
domaine de la Mlniialoala , comma te milite, la bouille, les bltaniei. 
Il ctt piobable que toiu les cutp» himogènei , diiiit Iciqucls les pirllu 
iiWt rtcUemcnt con)b4n«ex, joalMcnt de la fdcult6 de crif ralJUer , 
facolti <ial ieinbl« placer dci polol* fixci dus l«t pfiportlom des 
eomblnfltiOQ* eblmiqne» ; car )e croii pouvoir Hvmicer qoc font kt 
eorpt bomoi;tii» cristâlllfte a;-anl In même furnc piimilloe, tout 
cniiitanuneiit compoUs dei mimei priadpci dâiu les mime* prop«i- 
troiLi , comme je le dtTcloppeiAi iilui liu. 



INTRODUCTION. 7 

aent d'une autre pmprtélé Irèf-rfmRrquahlei celle de 
cri»(«lli.w;r , cWt i-dire <le prendre une forme [K>lyé* 
dn'que à angle* coiitJaiu, lorsque Jcs cirtoutUncea le 
perinetleu I. 

Lf s loix sitîvsnt lesqaellefi celle belle praprli^-té «e tnit- 
nifeAte, luéi-ifenL dV'Ire dcveloppè^jt pftrliculièmnent> 

IjM crislaiix qui Hont lu* proWiiiiii de la rrwtallmlion, 
Mnt dt» ixirps termina nalurellfinenl par un cerlaîn 
noDibre de fai-titcJi planra et brttiftute» , cooime si oHes 
avoieiil été laîlltitM et polies por itii )aj>idatrr. Ce» faceltes 
font onde elles di-a anj^U-a qui aoni conaUniinciil les 
Diémcfl <Ibi)s k« divura whanlillous d'une in^uie variélè 
de crialiil. Ce CBrAclêce cwetilicl les dictiof^ue des fiMux 
crîataiix : oetix-t:t jmhI produit* par un^ relrsùle «wez 
régulière * ,. laaia riiiclinniiwQ de leurs face» varie sana 
«oirre aucune loi. 

t$. Four que relie propriété te inanircsie. c'e«l-à- 
dire pour que la criiitollisalioij n'opère, il faut que Icj 
corps «oieiU piacÀi dauA cerlAÎnes coiidilioiis : le* uuea 
•ont n>»ciiti«llejà bi crifelalliulion , le» «ul«e* la fàvo- 
ràenl, et ae «oui qu'iiuxiliairee. 

11 y a deux conditions e&iien lie Iles : 

1"- Liira corps doivent être lêduiu à lenr» molécule* 
JDlégrxnies *, c'eAt-n-dii'e divÎM-» juMju'à ce «jii^ ce» 



■ On nppicndra plut bai (4S) k dlitln^Dtr ce* fdui criilatu do« 
crftisnx YiriliiWtt. 

• On entend par molécnlcs iaiéf:mDlcf d'na cofpi, luplot patllct 
lurtic* daci lo^qncllci ce corpj pniue ât(« divisé lam éire déeom- 
pw^. Lu molécnlcii Intcgiautei jkhI de mcme naluia que lii matM 
Bu'cUci forment pu Isilr agrf^tio». L** molicalei CDaitliDanlet 
d'us corpt sont àet inolfculet do UHluin dlffC-fcute, qal, pnr ]tnr 
tiaaioa, foiincnt lctnolcco]c»ini£s''<intMiAlnil le cinabre CDoipoiiï 
d« loul'e II de meicurc , ctt icilult ii ici >i»k:uiile« litlégmnlci 
Icntid'il «it telltmuil divisé , qu'une divlilnn poniUo plat lula i£pa- 
ttiuit Irt moUcnlrt de «unfic de celle* du nirrturc, Ancao moyen 
mccaaiqoc eonna . ne peat opinr ai l'uuv ui i'aaut dlviiloo 1 un iie 
P«niyarfivef qn'aa moyen de l'aclion chimiciui:. 

Le dtteloppemcBl de cet prindtw» «t do rcMuit de k phjsiciite et 



8 I K Tno n r CT loir. 

loléculea soient aaacz sépflires pour ao mouroir libre-] 
:iiienl. 

a". Ces molécule* doirentéli'e asacz rap|)rocbcCs,ponr 
qne leur attraclion réciproqur leraporlp sur l'attraclioa 
qu'exerce aur rUesle corps qui les lient divines. 

t4- La twpnraltun des molécules ne peut être pro- 

■ duitequi; par l'action du calorique, ou par la dra^olulion 
Id'un salidu, soil dans un lit^uide, mît dan» un Huidei 

■ élastique. 
Lorsque l'allraction de cobiposition ' qu'un liciuid»] 

• exerce *ur lea molécule* intégraiileM d'un corps, et en 
rerlu de laquf>lle il les lient «éparèes, vient à cesaer, 

ftm oeuleuienl à diminuer auffisamiuent par une caun 
juelconqne, les molécules intégranle» abandonnées k 
elIes-niAinei ne rapprochent , se réunissent symétrique- 

Fjnent, et formeul uu corps régulier que l'on noiuuMj 

Ai'nsi, lorsqu'on met du sel marin ou du sucre dam 
'de l'i^au , Cl} liquide eépare les mnlûcules intégrantes 
^de ce» substances j il a'y combine et les ivnd invisible», 
en formant avec elteâ an tout homogène : c'est ce quoi 
[l'on nomïnc dissoiution, 

|5. Tant quv l'eau , par son attraction de compo- 
'sition , demeure unie à ces corp«, leurs molécules restent 
Ijéparées. Mais si l'on diminue, par une force qael- • 
r conque, l'action chimique de l'eau turcej su lMtances(p<-ir 



lli «klnfe. ( VeytzVEiiai dt Suii^n* ehimi^ix, par Bbrtko).let, | 

tét 1 , chap, I et II.) 

' Cttt 'k- dire celle qui a HeO entre deux corpi 4e natnre dlffé^ i 

trente; telle <tt ce\k de Tean pOnr le sel daai l'cscinple que doos 

prcnoiit. Oa nomma an coaimlre auractlon d'jgiégaitoa en foro« 

cohéilOD , celle qal tend à rsiifrnohn' Ici maUcalci lBt«graaiei 

Tan mtnc eorpf: tclla cet celle dci nwKciilei du lel marin on des 

[VMltoJcs di l'eaB , I» unei pour lei anirn. On ne <l<ift pai coadara ' 

|c 1)1 qnll çxiut deux tarte» d'altracUoni dlfTéicnle). Ce* a«fns 

Indiquent ■enUment Ici circonrt^ncet d^ni teiqnellei U mine força. 

«^l. Ou a même Ucn de penser qne l'Atliaïllon chimique ne différa, 

pus use u lie II en en I de l'attraclioa attroaomlqae* 



1 ïf T KO O U CTI O Tf. 9 

exemple, &i l'on Tail évaporer l'eau, c*eat4-dire,n l'oa 
cbaase ce )i([uide au moyen du calorique), à ineaure ({aa 
[de» molécule» inlégraiile.'i du «et nu du kucre se rappro- 
chent, elles obéissent à leur atlnictîon d'agn^galion . ou 
force de coli^iion ; elles se réunidtuiit symétrîtiuemenl, 
\-tl produisent des cmlAux de sel marin ou de ancre. 
I<e ralori^joe qui «gil sur les mol^-cuWdu plomb qne 
Ton niel sur le feu , fond ce mclal , c'e&t-à-dire . écarte 
davantage ses molécules întégrnnlcs. Dèsquo to calortqoe 
xewe d'agir, les molécales se rapprochent symitrique- 
Bient , et le plomb se cmbdlise. 

Il rcsollc de ce que nncu venons de dire : 

i". Que l'eltracliou de i.'oui|>u«ition exercée par un 

liquide ou par nu (luide, sur les tuoluculc* d'un corpa 

'qui y esl sueppndu > s'oppose k la crislollùaliou do ce 

corps: ponr que la criolulliuilion ait lien, il fsu( que 

'celle altrartion ccss»i ou au moins qu'elle dimtniio suffl- 

.sammonl. 

2°. Que le» formes polyédriques et constantes des cri»- 
' . taux soniduesà l'arningement symétrique de leurs mol^ 
cuica intégrantes, qui paioisAcnt avoir eHee-mémes une 
forme polyédrique et cnnilante. 

i6. Les conditions auxiliaires, celles qui rendent la 
crîirtallisalion plus régulière , sont : 
' l^ La maaf« dn dissolvant , c'est-à-dire dn corp qui 
lienl leâmotécu!esinléj;ranle9écarlées}clledoit dire dans 
une quan'ilé Irt'^-supcncurc à celle du corps diMOus,Hfin 
qœ lea toolécoles de ce dernier puissent se balancer 
I* librement el se réunir sans ronfiiiiion. 

a'. Le repos de ce dis&olvant ; condition sans laquelle 
le» moléculca du corps qui cristatlije, ne peuvent s'ar- 
ranger symétriquement. 

17. Lorsque lés conditions auxiliaires manquent, on 
n'obtient qu'une criât al lîsalion confuse , c'est-à-dire , 
des portions de cristaux tnêlét^ et plarccs daus toutes 
aortes de dirrctiona, ou des masws dont la structure 
lameUeusCr au moîiu daua un sens, inditjuc que la 



<io iNTnonucTiorï. 

«ubslanci^ qui les forme » él« teDii« en (liuolnlion. , 
Telle a élè la manièrd de crUlallîsoi- dti sucre fn |>ainii,i 
«le la pierre a plaire , du marbra statuaire , de cerlain»] 
grès, elc. 

i8. Ln crûmux bien déterminés «ont les mîncranxj 
les plus pnrniiL-;, puisqu'ils ri^iinissenl en eux loulcs Iflftj 
proprièlt'sdonl le» miné m ux ptiisiieiit jouir. MRiscommOj 
il est I ara que lei eoudilious qui sont nécessaire» à U 
'crîâtallisnliou , et que nous venons d'expoivr, ae trou-i 
vent réunie» ù qutflqitrs aulrm moina i;énér«leiï o« , 
moins iinpoilaulefl donl noua no parlons pan, il esti 
rare aussi d« trouver dos crtslaux volumineux et 1res* 
net*. 

"- 19. La cristallisation olfre diffèrens plicnomônea, , 
dont réiudu ajipttr'ienl pliil6t à In physique ou à la chi- . 
tnic qu'à la minéralogie, ivions nous corttenlerons donc 
d'indiquer ici les pliu remarqunliles, et sur-tout ceuK 
qui peuvent s'appliquer à la minéralogie ou à la géologiet 

On remarque : 
-^1 3^. Que dans lo momcnl où Ir cnsullisation a'apère, 
•ai so drga^ une clinlear trê»--sensible , due au rappro- 
chement des molécules du corps qui crislaliiiv; 

%'. Qn'un uiouvcnictit brusque, ou la pn-senec d'ua 

corps étranger, sur-tout si eecorpsa de j'oÛinité pour la 

isuintiinve tenue en dùsotuu'ofi. décide la cristallisation, 

■ cl fuit précipiter quelquefois lui graud uombra de ciw- 

itaux; 

3**. Que la lumiùre favorise la crinlallisalion , et qud 
les cristaux se déposant en bien |Jua f^m$ttl nombre' 
dans là partie de« vaaos qui s'y trouve exposée, ainsi que 
-M. CJiaptal l'a observé '; 

.)". Que les angles cl ]vi arélu 8ém:hlenl su former les 
premiers , et que ce aoot aussi ces parlies qui l'émous- 
sent les premières loriique le» cristaux se diuolTent ; 
B'*. Que les cristaux qui se murent au fosd d^un 



■ J'ai tait la nkoie abMcratiun sur le esnrplif* tnl<tim«. 



INTRODUCTION. lï 

vase, au^cnlenl plus daasle srns horizonlal que dana 
(le ftens verlîcal ; i 

G°. Qu'en uiettinl ttan» un rose long et étroit dm 
jCristaïuc i dilTËrenles hauteurs, au milieu d'une eau 
>Mlnréo> les crisiaiix du fond croi.urnt plu» vile ijue 
^ceux de k surf-tce. el qu'il arrive même un momeat 
; DÛ ceux da fond croistent, landixque c^ux de la aur> 
[face se diMtoIrcnt: cesdeniivres obsQH'alious «ont dues 
[i. M. le Blanc ; 

7**. Que ]e« corps slmplcmenl fondun chatigcnt de 

PtoIuoiv, non-seuivment en crialxllimiit , mai* encore 

^quelques intlana avant que ce phéndinêne ait lieu ; la 

^yiuparl, le mercure entr'aulre.i, diminuent de volume i 

l'eau, au contraire , te dilate, non -seulement en m 

^élanl, mais ra^mc un peu avant I» Anument de sa cotl- 

çclnlion; c'est ce qui f;iit que la glace e^t moins pesante 

lue l'eau , ii vnltiine rgHÎ, 

ao. £n examinant arec ' quelque attention un grand 

lomdre de crûlaux , on ne lortlc pas & rflmarquer 

Iqu'une même aubjiaure cta .tuiicopliblft de ac préaeiilffr 

louï des Tormes souvent trùtH-dilfé l'en les , qui paroiMent 

ïêmv quciquefciB n'avoir aucun rapiKnt entr'elles. 

Il paroît cependant que lea molécules înlijîTnnles d'un 
léme corps sont tmitfw de mi-mt.' forinn , et par eonsô- 
)uent que les solide» variés qu'elles piodtiisent jtar 
peur r^unien , »oni ions compoKÛ de'jieitts ciistaux sem- 
jlakles i In molêrule inlêgranic de ci» rnrq)». 
Il s'agit de savoir par quelle aorte d'arraiigeraerit dei 
toltcules seniMubtes peuvent donner n^iinaiice h dea 
crisiaax &i différena ; comment t'arrangent , par t^xem- 
jlC] lea mok'cuk'C rhomlioïdales de la cKuux carbo' 
iBléo, pour pi-nduirt! lanloL d(.>i> rhonilmïdes, iHntûl des 
irismee \ et les molécules cubiques du Ter sulfuré , pour 
)roduire de» cubes, des ociaèdrcs , des icosaèdrea '. 



■ Qnclqiis (o!n t[u» l'on mcllc A rendre ccUc eipositUio cUire, 

Ml faè»^lifficltc qa'elte lait bim compiltc à ane picniicrc Icctnr* 

^r qTielqn'uB qui n'a ^'""'■i* >» '"^ uttcotwu àa ctiiiinx. le cdo* 



la 



1 N T R O n tl C T 1 O V 



: • ai. L'obsen'Blion prouve que la plupart des cnilaux 
peuvent se diviser mécaniquement dans le aeus de leurs 
lames. 

'■' CellR division régnlières'opcreou par une perrussion 
ménagéft ou p.ir le moyen d'un iuslrunienl d'ncier que 
l'on introduit entre les lames de* cristaux. JiHe se din- 
tinjirue de la ca»iure, en ce que les race» obtenues par 
la division, sont planes et onl un poli nalurol , tandis 
que par la cassure on obtient <lvi aurtacaa irréguLicres 
el rabolvuses. 

aa. Lorsque les nouvnllcji fiiccs que l'on découvre 
par colle divi^on , ne sont pus parallèles à celtes du 
crisial Mir lequel on oj>ère, ou obtient, en lit continuant 
jnwiu';)u poiiil nt'retsdire, un aiilre criblai qui esl dïvi- 
nble parallèlement, à toutes les nouvelles faces produites 
par ce moyeu. 

Ce criblai H'app<^!]c le noyau , ou la forme prtmiliite 
de l'LVipèce de niinêi-al h laquelle il appartient. 

Si l'on prdnd uu cube de chaux flualée {pi. i,f%- ■)* 
on pourra aballre avec un inslrumeni, ou même ^r nue 
pcrcuitsion ménagée , les Imil angles solides de ce ci)T>6 
( abc d), el on verra à la place liuil facettes Irian- 
gulaîrea, brillant d'un poli naturel {'f g» *tc.). Si 
l'on coiilînue d'enlever des lames paralIMes k ces Ci- 
cellfs brillantes, non-seulement on diminuera lo vo- 
lume du umtal, mais on en cliangera la forme. Les 
faces du cube ( a b c d , fig. i. ) disparoitront , les 
fiicctics nout^elli-s dcviondroni trian;;iil.iire3 , et on 
obliL-ndra un octaèdre régulier ( ef^ h i ). 

Si Ton enlève encore des lamtnt parallèles aux farex 
de cet octaèdre, on le fera diminuer de \-olnmc , mais 



sdlls doDC ans p«rt<iiinc* qnl cout djtm en cm , il« U rirlli* loiiqnVItM 
aurffct déjà va as certain oombic de roinéraux. U^n» luei Ic^ont, je 
oe U donne jamais qa'aprù avâtr fall llilst'tlrr nnlnirlle d«i (dl. 
Mai) duut ua Hvid i U uc m'Ëtoit pai pai3it)le d'IolcrroaipTC l'lU(t«iro 
du iDloêfanx psi rcipotlUoa aiic^ loagaa d'iuu p[Qpii<tè cjal lear 
appaïUcat à looi. 



m THODU CT ION. |5 

ne changera pli» de forme ; et à l'on vouloîi le r«- 
laucner h sa forme cubique, en aliallNtit ae» ûx angle»* 
[tau lieu de découvrir des lacclli-s régulières et polies , 
ron n'obliendroiltjue des faces îrtéf{uliéi-e« et rubotcUM-a; 
• on prodiiiroit une vririlnbtn rassuiv.sana puuvoiriamaii 
pan'enir à retirer de l'octaèdre un cube à facea régu-> 
^liérea fi |>olie«. 

Cet ociflèdre , retiré si aisément dn cabe de châns 
floaLée , cl qui est divitùhlc parallèlement & sei proprea 
faces, se notnme le noyau, ou ta forme primitiva d> la 
cimux Qualée. 

a3. Noua ]>ouvona donc conclure que tout cristal 
dirâibttr parât lèlunienl à wa fncsB , est une forme primi- 
tive , et nous .ippelleronx crisUnx secondaireu tous ceux 
qui ne son I pas divinihle* p a rai Ici •' ni ont à lotira f^ice* ; 
lions rappellerons auui qneduiut un crisbil primilif lea 
diviiioiu pamllèlea aux faces le font seulement diminuer 
(le Tolurae , tandis qu'elluN changeât la forme d'un 
cristal secondaire (22 ). 

a4. Quelquefois cependant le noyau ou criatal pri- 
roilif , e»l susceptible de ne diviser encore par des coupes 
qui no sotil point pariillèles k *Cs faci^i, et de donner 
alors de nouveaux holidcs d'une forme plus simple que 
celle qui rèsultoit de tu divi^uon uiL^Ciiuique. 

Lorvjue ces nouveaux crtslaux sont amt^nés par la 
division mécanique â la forme lu plu.i simple que l'on 
puisse oblenir, on r^^rdu avec raison celle forme comme 
celle de la. molécule intégrante , pt le cristal qui l'offre, 
comme là repi'ésenlalion en |;rarid de celle mol«cnltt. - 

SupposoDA en effet (Jig-^) un prisme hexaè<lre , divi- 
sible parallèlement à toute» ses fiicea ; nous pourrons le 
rei^arder comme une forme primitive. Mais si , au lieu 
d'effectuer U division sur loiiles les faces, nous la faisons 
beuleiaentetatternalivemenl sur Iroi:« d'entre elles {a b, 
cdfcf), nous parviendronsà oblenir un prisuie trièdro 
(i? 'i i)iquï> étant plui simple que le prisme hexaèdre, 
ei offrant miSmo, la dernière limite de la division méca- 



J4 ( n t » o D U C T I o h. 

Jiique, peut éli-t; rïtgartié commo ruprûaenlant la molÂ^ 
cule iutégrante du cmlal, doiil le pri&aie hexaèdre ' 
éloil la furiiie pi-juiilive, CVst niusi que I« do<,l(k;uè<3i-e 
divûible paraUèlement û toutes se» facM , peut eucoi-e 
£lre aubdivisv eu rlionihuïdc , vt ce rliombuidu en 
léltaèdre ; do mt^me le cube peut ôlre subdivisa en priamca 
& trois faces , etc. Lorsque la division mécanique cat 
pous!iL-u jusqu'à ses dernières timîled, ou arrive toujours 
à avoir pour molécule intégrante l'un des trois solide» le» 
plu« «impies ; savoir , le tétraèdre» le prisme triangulaire 
et lu pai'Hllclipi|ièd«'. 

25. Cette division mi^canique eut nommée cUvag» 
par les lapidaires. Ce noui u été adopté pur MM. Uer- 
tliout et Ijrocimul, pour rendru l'expression allemande 

On ne peut pas toujours siTivor au clivage des cria- 
taux par les moyen» simples que noua avons indiqués 
«u commencement de cet article. Les nna se refusent 
totalement à ue genre de di-^^ection , et on est obligé de 
Mippober leurs Ibrmea primitives ,daprèa leurs formes 
secondaires. Dhus d'itutrca cristaux , ou apprécie cette 
formu avec assex d'exaclîtude , d'api-ès la dircclion des 
rellels intérieurs que laisse voir le minéml , lorsqu'on 
lu fait mouvoir à une lumière vive. iiUiiiu , on peut 
encore obteuii' la forme primitive . en jetaul dans de 
l'eau froide le mîuénd rou^i au feu. H s'v produit des 
gerçurt'H qui permettent de le diviser dans le sens du 
ses lamea ; tulle est, par exemple , la manière d'obte* 
uirla forme primitive du quartz, etc. 

a6. LcA foiiues primitives étant délerminécs par 
rob6ei*vuliou ou par l'expérience, ii s'agit de rechercher 
comment peuvent s'arranger entre elles les moléculea 
iulégrautes pour donner naissance aux formes secon- 
dwirea, qui sont souvent trcs-difiérentea et Irès-variéea 
dans une m<^me subMance. 

Supposons une substance qui ait pour molécule inté- 
graate , le cube. Un moi'ceau cubique de cette sub- 



INTBOnUCTIOff.' l5 

slnnce pourra être regardé comrae tormê de Umfa car- 
r^«« , Composées <rUtf»4nAme9 de jwtiu cube*, hi l'on «joute 
de nonTelles lam» à ce cobe, lanl que ceslamca cmfiroDi 
(l« manièreà en veiopjier toujours le noyau, le solide auf}-; 
inenfera de gro«M*itr, mii> i.-li>ing«r de lortne. 

27. Matfl >i tM UnieMajouléeA sui-clinqui- facedaciibe 
iflg' 3), vont toujours en diminuant aur loua leur» bord^^ 
«l'une rutifiêt: de molcciilirs cubique» , il 9e formera sur 
chacune de ces f»cea une pyramide à (junlre fuces liiau- 
gulairea(airf, bcd , bce , etc.). Ce» pyi-amidfKK.>i'«uiii- 
ronlpnr leurs baBes («A «s, bcfg), et kursquaire faces 
Irian^lairea'étantsur l« raémv plan , ou dans la mémo 
di)-erlion (\\ip Ira facrj Iri^n^iilnirea cormpondnnU» 
des pyrnmideA voitincH, elles «e rédiiironl à douze faces 
rJtomboïdales {^d b c e , c * g h) , tï produiront un 
nouveau solide à donse fr^L-es qui prendra le nom 
de dodécaèdre à ptanx rhoinbcs. Ces nouvelle» Taces 
EonI ordînairemoni IcrucA et slrlées, landia que c«llos 
du cube éloieot brîllanlesetpoliea. DaiiaIccube/)r''»iV//^ 
les molécule» se pré«eiiloienl à J'fleil par leurs fàceaqiiat^ 
rées; duos le Aoiibci\ed,rc secondaire f elle,s se préaenicnt 
au coulntire par leui-s aci^tes; ut celle diiTL^ronce de |to- 
sition dans des corps d'une petilesseinfiote, suffit cepen- 
dant |>onr produire une difTêrenoc visible à l'oeil dans 
le pnli des farrrs qu'élira pi-odiii.5ent. 

ai l'on pi^nd ce dodécnCdre, et qu'avec un couteau 
ou «iMitle les six an^le» sitilidi^s (</, e, h, eie. ) de lit pvra- 
mide , on verra reparoîlre des fuces carrées et bril- 
lant») qui aanl celU-a du cube. 

38. Comme eo dodécuédit; h. été formé par des lames 
ajouléea, qui vont en diminuant ou en Mcroittant i\' une 
nngé* de nioIéculetcnhiqueA, patrallrle a.»\ »i^ie)i( a b, 
be, bf,etc. } du cube primitir, on nomme ioix da 
décroimement , les luis suivant lesquc^lles ce dodi'^caèdrâ 
s'est formé. On dira dans ce cai<-ci que le décroiet^r/wnt 
s eu lieu /mr una rantiée àt^ molcculcs, sur let arélts, 
o'est-ii*dire parallèlement aux anHc» du cube. ■„ 



l6 INTRODUCTION. 

29. Le décroissement , au lieu de se faire p«r iinovi 
teiilf rarig^ de moIécuWs , pourroil avoir lieu pardeuX'] 
r«ngë«8 de molécules prùea sur la largeur de la lama; 
{c te b, e ndm , Jig. 5 ) ; on dira alors quo le dé- , 
vroiswmeiil a eu lieu par (i«ux rangées de moUeuifs vn-^ 
largeur. Les pyramides cUnI laoiitii baules, leur» fuces 
triangulaires ne se conrfindrnnl plus avec celles do la; 
pYTaraide l'ormûc sur la factt voisine , et lu nou%-eau 
solide aura vingt-quatre fires Iriaii^ulatrea , au lieu de 
dnuxe faces rhonilioïdaloi. 

30. Le déci^iiitienient , au lieu do se Taire par deux 
rangées de molécules ciibii|iics , priao» «ur la lar^eurf 
peut avoir tiou également par di-ux ran^(it.-ftde mojéculea 
prises sur la hauteur {no . p ^ , fig. 5 ) ; c'esl-à-dire , 
que les lamL>3 i|ui s'appliquent sur les faces du cube « 
ne diuiinneront de largeur que d« deua lames eu deux 
lames : elles sont donc également larges deux à doux 
ipq,rs,fig. 5). 

3i. Si nous suivons toujours le mâme exemple » on 
Terra que les faces résultant de ce décraiMement fieront 
peu incliuét'* , et qu'il devi-oît «e produiro , dans ce 
cas, des angles ronlrana ; ce qui n'a cependant ja- 
mais lieu parmi les cristaux simples. Iji nature s'y est 
opposéo eu combinant sur le même noyau , les décroia- 
si:mens en largour avec ceux en hauteur^ en sorte qua 
s'il s»> fsit un décroissement par deux rangL-e« en liau- 
leur (tf /o, cdf, ttc- Jig. 5 ) , et parallèlement aux 
arèles {te,c d, etc. ) sur une face ; il s'en produit ua 
autre de deux mnlécnltacn largeur (a h c d, c efg), 
sur les faces adjacentes à ces urètea. L.'uue de oes 
nouvelles face* (a bc d) s'abuissant autant que s'élève 
l'autre face ( c df ) , elles so trouveront sur le lu^e 
pUn, et produiront une seule face penlagonatc (a h dfc); 
mais les dêcroissemens eu Urgourdunnan t des facea plus 
jncliuilt», qui se rejoignent plus prooipletuenl que cellea 
qui rwtiiilcnt des dccroîssemen» en banleiir, ils pro- 
duiront une arête (a b,fg, etc^i^m répond au milieu 



IHTROOrCTIOX; 17 

de cTiaqne lace du ciib«< , au lieu de l'anjtle solide ( d, 
fiX' 3 ) <\vA éloîl produit par ta loi de dècroiaBeiii«)i t »ur 

une seule rdnf;éu, drcrilu plus liaul (il?]. 

W résullti donc du celte dernière loi, un nourean 
solide k doiiet; faces iieiiUguuales (a h cfU, dfg 

33. Noua avons supposé jusqu'i pr^nl qne les 
lamea Ajoutas allnieiil en diiiiiniinril deUi-getir, lantdt 
uae à une, tanlûl drux k deux , pmr une ou par plusienn 
ranimées de mtilécultui. Nous avons nuvAÎ aup|>oAé tjiie 
ces décroivM*nit^iis se faiisuient sur \e» bord» de cliacjue 
lame, et parconséquctni parallèlement auxaf^lcs de la 
forma priinîlive ; mais il peul arriver (|ue ce décrois- 
aement, celle diniiiiulioii d «tendue des lanie*. ail lieu 
&ur les anjflfA de \a foi-iiic priniilivp, et par conséquent 
pnrallèleiuent aiiKdiagoiiatt» deifareadii cube que noua 
contiatieruiu de prendre pour exemple. 

Stippowiiis donc ijue Ionien Ici liinica rompoa^ea d4 
P«titM;ul>{9t qui a' ajoutent sur les Hicca d'un iioyau en-» 
bique, aillent en diuiinuanl d'étendue tur leurs anglei, 
et pur une tic do molécule* cubique» parallèle à la dia- 
gonale de ces lumen. XI réâuliem de ce décroi<*emcnl 
iiuif facea Irianpiilaii'ea {^a b r , etc.Jîfj. 4 ), qui corrca- 
pondronl aux huit angles soltdcsdii <:\ihv!!^d,e,f,f^,etc.), 
et six angli-ft solides [afh,e, etc.) rgui correspondront 
aux ftix fflces du noynii cubique {de fg ,hdiff «(o.); 
ce nouveau solide sera un oclaèdre. 

33. On doit remarquer que , «'il éloîl possible d'apperw 
cevoir nrec une loupe très-forl» , rarranKcmenl de» 
moléculeH qui ont produit les nonvelles faces, on verix>it 
celtes qui dérivent d<Di décroisse mens sur les borda, 
marquées de stries pflralléle^ , si-mbkbies ù d«-s nmrirbus 
d'escalier, et celle«qui riennent d'un décroiKseioeuLsur 
les Qiigle», liérisséee de pelite.s pointes diaposéesen i|uin- 
conctH-, c«r dniis le premier cas, len moE^ndw présentent 
leurs eréles 'Jîg. 3 et S ;, et dans lu sucoud, elles olfrent 
leura anjjliM »olidea {J^. 4}. 

B 



iT 



r u 



C«lle dispotilion e»l miivenl indiquée <]'un« maniera 
^roasièk'e sur qnetqiiAs crintAUiE , par leii stries qui sillon- 
nent leurs faces secontlaîrea. 

34. On nomme décroisffmeru mixt^t , cenx dan» 
It^squeb Ica lames ajoul^ea dccroisscnl de plus d'une 
rangée tlan» lus tlcus sens, cVsl-à-Hire , par exem- 
|ile , de deux rang^-vs on largeur, et de trois en hau- 
ti'ur. 

35. n est nno circonfllance (Jig. 7 «i 8 ) dan» la- 
quelle les rangées du molécules , dont chaque lame dé- 
croît , ne 6ont parHilèlr» , ni au boid de cea Ucnt» 
(ab,b d, etc. ], ni a leur dltgonaIe(a d, c b) , mais 
«uivent une ligne intermédiaire {^effgh") entre ces deux 
dirtxiious. Dans ci; cas, les molécules semblent partir 
deux è deux, nt trois à trois, etc.; cl qnoiqiio nous les 
supposions toujours cubiques, on peut ici ne plus les con- 
sidérer comme telles, mats plulôl comme des prismes 
quadrilfttèrcii (afei, a hgk), dont la hauteur est 

uhle ou triple de la largeur. 

Si l'on veut toujours considérer ce décroiiiseiiient 
comme ua décroissement sur les angles, an remar- 
quera qu'il en diflèi'e en ce qu'ici, il part plus de mo- 
lécutea sur un côté de l'angle {a b, fig. 7) que snr 
l'autre (ac), tandis que duns le décroîssement sur leir 
iiuj'les meutiooné plus haut ( 33 ) , Q part autant de 
mnléculus sur le calé droit du l'anjjlc que sur le calé 
gauche. 

Ce genre de décroisscmeni ac nomme décroitsement 
intermédiaire, parce que la direction ( e f, gi ) des 
laugéejt de molécules wuslraitet) aux lames , csl inler- 

édiaire entre celle des arêtes ( <z c , etc, } et celle de la 
diagonale {cb, etc. ). 

36. Enfin on appelle dècraissemena composée ceux 
qui s'élant faits pendant un certain temps , suivant uns 
ioi> se continuent suivant une autre. 

Ces décroissemens produisent dc« formes secondaires 
ijuv l'un nomme ajmj.oféeê. 



IHTnODnCTION. i^ 

37. Telles sont l«i loÏK qu« paroiMi'nl suivre Im 
niolcriiIr.i iiiièj^ranlfc» datu leur juxla-posilioa pour 
former les crûUux (nSs-vari^t qne l'on connoil. C*ert 
à M. Haùy que l'on doit la d^couvArtc de ces Inix 
et celle belle «ppRcation ûv U Géomôlrie à la Minèra- 
logic Ijnrupus a songé le prt'raior h prendre la fonn« 
des cristaux pour caractèrrH deti mînfranT ', mata 
comme il ne roti-iilêroil que U'H formes secondaire», tl 
a été conduit « rt-iinir des minrraux enliùrement diff^ 
rens par leur nature. C'est à D<:ri;m.iii qu'on doit l'idée 
d'expliquer la formatioti de ()uelqu<?fl cri»taiix secon- 
dnire», en Niippoimnl, commp M- llaiiy , que de» lame» 
composées de molécules Acmblabks au noyau, a'appli- 
quoiont sur les favca de ce noyau en déeroissanl d'éten- 
due. Mai» il n'a donné à cette première pensée ni déTc- 
loppemcnl. ni fjénéralitê, ni précision. Rome de Lisle 
est le premier qui ait décrit aveu cxarliludc un ^nind 
uombi'e de eri>taux . et qui ail donné U uiesun; de leura 
angles; il a fail remarquer que et* angles étoieni cont- 
IdRimenl les mêmes dann loui* les érhintilinns d'une 
mètne vartélé. Il n'a point établi du théorie de eristaU 
lisalîoa proprement dite; il a 9eid«tti«n( ts»»yé de rR|v 
porter loiile!! les ranétés d'une même e^pèee à uneTortAs 
simple <pi'it a nommée primitive. 

38 1^ couMance des anj-If» dan.' lew cristaux re- 
connue par Hoiné de Lide el par M. Ilaiiy, est un 
principe qui ne souH're aucnne exception. Il exige dn 
minéralogistes, qu'ils mettent toute l'cxnctilnde possible 
dans la d''«-nptit>ii de ces corp réj^ilter» , et qu'il» in- 
diquent ta valeur des angles formés par tliieMenre de 
leurs Faces. M.Caranj^oauHiiiventéun injtruraetilpropre CaBlan^ttc 
A menirer tes angles; il l'a nommé ^•uniomèlr'^. M. (ïillct 
y a fuit quelques chuugemere> qui (e rendent plus 
simple , et qui lui donnent la facrdlé de mesurer leit 
angles les plus aigus (fig. 9) '. Lor^qu'ott Veut mesurer 




aO IN TKODirC TIO N. 

l'incidence de deux Taces, on applicgav Icadcux brancKo» 
vourleH du cunipn»(B)sur ces faces. On a soin qu'elles les 
louchent lo plus exaclenicnt possible , et qu'ctllca soient 
placées perpeniJicukireiiienl it l'arêlu formée par ce» 
iltjus frfce». On repoile celle onverliirt du coiiipns sur lu 
rapporleiir rie corne (A), en plaçant lonimlre d« mUlion. 
de wtt branches dons le trou percié au centre du r-*\t- 
porleur. L'arc comprin entre l'ouverUit-e de» deux 
longues liranclieA donne la valeur de l'angle qae l'on, 
n me&uri'. 

■^«icTipilan 3(). Ijorsquc Itfa niinoraux uiislallifiéH aATrent une 
forme uniple t{ut a reçu un nom en ^eomelne , telle 
que le tciraèdrc , le cube , le rhomboïde , l'octaèdre , le 
dodécaèdre, le pri-sme , il efil TRcila de donner aux per- 
aonnes qui ont les premières notions de géométrie, une 
idée netio de la forme de ces minéraux , en ta dcai^noiit 
par liun nom; niair> si Ich crislauK son) tles pul^yèdres 
qui n'ont point de nome reçus, ou s'ils pr^senlenl des 
formes trÂs-compliqnées, on ne peut les faire connoitre 
qne [>ar une description ou par une figure. 

Ln description d'un crialul compnBé est lou)our8 alu- 
Iraite et loiigutr, quoique rait<ï avec clarté et concisioa. 
Ces crÏAlanx seront repréaenlé« benuconp plus claire- 
ment et plus brièvemeul par une simple figure au trait. 
Aunû avons-iioufl prcféi'é celle mélhode à celle des des- 
criptions , loraqiie nous avons jug^ convenahie de faire 
connoitre quelques cristaux. Les descriptions com- 
plètes des cristaux eussent clé ti-op étemluei» pour cet 
ouvrage. 

Dans le cas oà les crislaux s'éloignent peu de l'une des 
formes simples nommées plus baut , noue les ferons 
connoitre par une description qui pourra ^Iro courte 
sans cesser d'(>lre ctairL-, ri nous nuu:« aer\'irons de qupU 
ques mois aeaeK heurensemenl employés par M. "Werner, 
Ainsi lorsqu'une forme secondaire ne diil&re du cube, 
de l'octaèdre, elc. que parte (|n'u>i oti plusieurs de ses 
angles ou de m» arélea sont remplaças p^ une facette , 



INTHODUCTTOïf. 31 

ûim nomuieron» «elle alk-ralion de lit forme ^j«>mé- 
Iriqiie, uiis trancalitr*. Notm ap|>elleroiM bi»eUement 
l'iill^ralioti dam la forme principale produite par deux 
uoiivtrlles face» inclinée» l'une Mirraiiire, cl qui rem- 
plucenl,par une espèce dt bîxeau, un angle ou unear^le. 
Loi-sque ces fucettM noUTelIcti sont au iioinbrtdi- trois 
el au-delà, clk-a produiaenl ce que nous uppcllcrona 
avec M. Werner , un poiaiement, 
.liorsciue deux fac^ m rèuniwt-nt par une flréle à la 
iicru d'un toil ou comble, noua dii-ons qu'elles «ont 
culminanttn. 

Nou» donnr-rotn, pour e;i;pniple d» celle uiélIlotTe* 
la di»rri[)tion d'un rrintal idi'Al ( fig. io];on verm qu'elle 
peut être claire et brève , quoique te cristal pni-o>«se irèt- 
composé. 

a Octaèdre^ dont Ira angl^a den sommeil nent /ron- 
ï) qucs , \fA arf'iKS liorinonlaleii bUfiléen , el les nnglea lilé- 
r> raux r(mpl;ic^s pur un pointtmeTit jt quatre facei ». 

\\ nous rcilc encore A faire qu<-]qnc« obsrrralioavgé- 
némle* mr Im cristaux jMtir connptt^ier celte hijtoire 
abn^^ de la crisiiilli&iilioti. 

4o. Kou» avons dit ( 3i ) qu'on n'observoit ;nraaîfl c>i>uus 
d'angle» r«nlmns dans le* crinlaux Biniplcs. Cette rt-^Ie '"■»'r*P«- 
nefloufTre pnad'exci-'plton ;eL loulcsies loiji qu'on trntive 
de» nngles rentrant sur di?s cribtaux , îl eat ai«é de 
pTouver que ces solîdiM «ont forméa par la réunion de 
detix crisinuxqui »fi pfinôlpenl plus ou moins profon- 
di^ment, ou de deux moitiés de cristaux qui en s'accol- 
lanl> semblent avoir tourne- sur cux-m^m<>ii. Home de 
Xîale les a noraméa cristaux macléi, p\ \r. TTaiiy crletaux 
trantposét ow /témitropei ,&e\on l'éloudue du mouvement 
tki rolation qu'uue moiliè parolt avoir fuît sur l'autre* 
( foyez pi, I , fig. 1 1 el ta, el l'explication des B^uren. } 

4i. Quoique les cristaux »uieut presque loujourB ATi^tiisa 
symétriques , ils le paroissent rarement, parce qu'il ■'"'"'■"■ 
arrive lrè»-fr«tucinmenl que ccrlmnca faces prennent 
b'âiiDCOUp plus d'étt-ndue que les face» correipouda rites; 



^a 



I *JT B O D Û <: T 1 O W. 



niM*us> 



en sorle qu'elltis empiètent sur les aittro faccv , et les 
foui di)i|MroiIrejireacju'eulirreiueni. L'Iiabilude d'obser- 
ver deA cmlaiix , et plus «ilrcruent encore la mesure des 
Biigks, upproiiiiKnl à ramener la syiut^trie dans ce dé- 
sordre apparent , cl à retrouver la véritHble forme dé- 
guisée par ces accroisscmcns iiTcRnliera. Dans d'aulre» 
cas , les faces «on t alturéca par des stries ou [mr den aspù- 
rit^ dues à des circorutances qui ont troublé d^unc 
manière partiVidiére l'arrangeuieiit régulier des idolé- 
culea Quelquefois res anomalies semblent avoir uiîrt 
uni; Korte du loi, en donnant une convexité constante 
aux faces de certains cristaux : ce qui lea fail p^roilre, ou 
globuleux, comme on l'observe dans le diamant, dan-i 
quelques variétés de chaux. rârbonnt6<^«, «te. ou lenticu- 
laires, connue diius lu chaux sulfutcv. Mais on dwt 
observer que si I« niveau des faces est souvent altéré j 
il n'en cat pas de mémo des ar£lcs et des angles qui sont 
Irôs-rart^nicnl t'ujoueiséa' 

4^ On n'a pas encore pu déierminer quellirs sont 
les L-auitea qui pioduii»ent et c«(i anomalies conittanles, 
et telle forme nerondairc phUÀi que 1(^JI<t antre; on sait 
seuleuiculque ces cause» doivent avoir eu une inOueiice 
asseï: clcndu«, pui^u'on ivniaïqnc qur iioii-fouleineni 
lea cristaux d'une m^nie cavité, d'un m^me lilon , mais 
quelquefois encore tous les cnslaujt d'une chaîne de 
niontiitintn pr^A^^ntcnt les niâmes furnK's metToiidairei'- 
C'est ain.d que tous lea cristaux du quartz des envi- 
rans de NeuilJy appartiennent à la variété prismée bisaU 
lerne ; que tous ceux du ftton de la Gardette ont une 
dcâfireade la pyramide incomparablement plus grande 
que les aulifs.vlc. 

. 11 y a des minéraux qui fouiTiissent des criatauz vola- 
niineuX] tandis que d'aulres n'eu onVenl jamaïaquede 
fort petits, 'l'els son) ceux obiervc-t par M. rieuriau de 
Bellevue, et qu'il a nommés seiuelinB^ pwudo-sonir 
mite , etc. 

43. Ce que nous venons de dire sur In formation des 




vrutanx , sur la conriance de li)iirs an^lei ei U netlelé de 
leuri aritea , non» servira à distinguer le* vrai» cristaux 
de» corps qui en onl l'apjMii«nce , el que iiou» noni- 
moiw &ux-c-rislHux ' el ciialaux par retraite. 

44- Le» pi-finiers aonl ceux qui on! été comm» monlà 
dan» une cavilé abandonnée par un vrai cristal. Qnoj- 
quon ne eactm pas précisément comment crtie Mpèce 
de mouiage a'eai opéré , on auppow- , avec quelque vrai- 
semblance , que laiitôl la nouvelle aululance a trouvé 
la place de l'iincîiïnne entièrement vide . tanlût qu'elle 
a délruil peu k peu cette iloruiére , el en a pria ano- 
CL'ixiveiueni la place. 

Cea faux cristaux »e dialinguenl dea vrais par leur 
texture qui n'est pn.-sque janiMÏs lanielleti»e -, parleur 
surface Mïuvenl lerne et rnboleuse; par leurt arélea et 
leurs «nglesordinaireiiient éuiouué8^oni}n,]>arcequ'ilB 
ne peuvent poiuf subir de division mécanique , el parce 
qu'ils présentent lex caractt-res d'une forme qui soiiTent 
ne peulapiKii'lenir à la substance qui la revOl. Tuls sont 
les prétendus cristaux de silex , de jaspe , de atéatile 
compacte I uic. 

45 L^s cristaux ou polyèdres par retraite diffèrent ctim*^. 
Je» vrais cristaux par de nombreux caraclirea. IfCur» **'""*•'••, 
anj;le« , qui varient d'onvcrlin-o dan» les formea sem- 
blables, sana auîvre aucun» loi, foumisEient la difTé- 
leuce la plus e«M;nlielte. Les arêtes de ces polyèdre» liont 
»rré(;ulièreraeul llt-cliies : elIra n'ont point la nellelé de* | 

nréles des vitiis cristaux; les fnre» sont lernea , rabo- 
teuses, rumpliea de dépressions trr^uliéres. Ils sont 
cvdinsii-euieut up:ique« ; leur cassure est preacpie lou- 
\nun terreuse ; la structure lamelleiise leur apparnent 
l^«^^» rement. 

46. Cea polyèdres piiroisscnL avoir été rormés aulre- 
inenl que lea vrais cristaux. Leur «iib.-dancc n'a éii 
ilÏAHoute ni parle calorique, ni par .iiicun liquide. Elle 

' Pteudo-crittaus. BnotKAitr. P^eudo-murpliiifet. Haîit. 



a4 I N T RODTTCT t O W. 

a seulemeïil êlé ou moite ou moins tlcnae qu'elle n est 
aclUclkment ; cl c'cal en ae coiilrarlant cl prenant de 
la ri-'trailc pur le reri-uidiâtiemeiil , ou par «liie a une 
dfssûalÏDu plu» coinplèlt?, cjiie la miiise a clé divisée par 
d« fianurw en polyèdre» ashez réguliers. 

L'argile, la uiartie, Iesgranilc»,ie3 srhîstes, la chaux 
suirnléi,! tîvpie, le trapp, le basalte «ir-loul , oU^ août 
lmpiïncip«ux corps nHlineI»(j(»i pré^nleiil des cmlaux 
|>ar reiraile, prisniati'|uca ou rliomboidaiir- Quelquea 
corp» produire par l'arl oUrcnl utitui lu inêiue di«|»osi- 
tion , el celle circonAUuce noua èclairo sur l» formnlioii 
dea crislaiix par reiraile formes par la nature. Ainii 
Targilo pulvcriiiii-u el ejcjioséc graduoltetuviil ù un Tuii 
violent, lus lajliers de quel<juea l'orgeB , 1m chemîaei 
ou parois in le rit m'es de <|uel(|ite!i rouriicaus ' • prn- 
dutnenl wuvciiluu diminuant do volume du» polyèdre» 
prismatiques* 

DEUXIÈME SECTION. 

Dea proprUtéa comniunea ou partiatlières qui 
servent à ilUtinguei' les Alîm-rattx enlr*ettx> 

47- Lts |>ropriétés dont nous allons Initier en géné- 
ral , ne diKlingnu-iil poini (^.ssL-nlii-llemciil loi minéraux 
des HUtriï eorps nattireU; car qnelqucd-unt» cunuuunus 
à lous les uiinéi'aux , n'appailiennent pus e&cliisivement 
aux cor|u înorfii)n)«&i ; les autrcd ne «oui propres qu'à 
un certain nnrabre d'enlre eux. 

Ces propriétés, beaucoup plus nombreuses que celle* 
cle la première Mclion, sont employées ulileuienlcomq|« 
cajkcières di^linclifs des mluéraux entre eux. Four en 



* J'ai abi«iv4 le fait rcl^llf A l'argllv, et l*at vu «nlro Ut mali» 
de M. Tiillct .membre du Conseil «It» Mln«t. lc»p«rDi><l'uo lonnicaiii 
<faiu te»qiielt<i a'<!inknt format in pol}6dr«ii pritmatlquc-i atuolii- 
nrat irotblHbtei anxhauiliei. M. de Wt\y arumarqtiàqtierifll^Mif 
det mauci tl'aritllc quu l'oa foltcaircpr^de Shcflîild, ptiumnuin- 
iBodei kl jonlci, pièieatcU d«i piiimM riguUc», 



V C.T i O Ti. 

tvnJrol'obscrTalioQ plu« facile el l'eniplni ]>lii9ulri on a 
rliprcl»' H ItM fl^lînir cxactempiil : on leur « clonr»^ de» 
nonisparlicnlierscju'il faut ronnoiire:»ifîn, nn s éialiU 
àtsri^Wafsénéraiet^ nn h mi^tnrconslruil des inatruntcus 
pour le* oliderver ; qndtjiiea inini'Talofîi*'»*'' •>»>' tru 
qu'on ne pourroil paivenir à bien lilutinniirr lefl miné- 
raax , qu'en dirJaant ce* pmpnétés i l'inGni, en \tm 
définissant avec une exaclilude qui leur donne «onvenl 
une il» porlanceciu Vile» n'ont (loinr. Car pluwVurs.U'llw 
que la couleur, la cawurr, pruvcnl à peine wr^'ir k 
caracli^riser dc« snus-variélM, et ne «ont jamBiii porfai- 
temenl semblable» dans dpiix wlianlillon». On (rniiverft 
dans Ips ouvmipeJi Hvjf ih-oinlp* de M, Werncr.rl nnlAm* 
nteni dans la Min^rnln^îr de nroclinnl, la classificalion 
complète et la délini.ion pri^rise de tous Ira caructèrea 
OD ppoprit^lés cxtérit-uresdn minéraux. 

Nous nous conlcnlcrons d'expcuer t<:i le* principaux 
caiiaclt^rtf» de ces corpa^ et d indiquer les moyens do les 
observer. Noua ne pnrleroDs que de ceux qui winl cora- 
miitin à un certain nombre de minéraux , ou dont l'ev 
Uresf'îon a bcanin d'rlrt^ l'xpliqné*» pour ôtru aaisio arec 
«•xafliludo et dannson vérrlable sens. 

Noos adopierons l'ordre qqe M. Huùy * suivi <leni 
l'expoùiion de cea caractères. 

S. I. 

Caractêret phyaiqitêt ' . 

48. Ce sont ceux qui, d'^pi-èiiln dt>riiiitton que nous 
avons donnée de In pbysrque {3}, ne nianircélent sans 
que la nalare deiî minéraux roit altérée. 



■ On linare di>ni }e T/nUi At Pli^iiqur de M. Haûjr, l'cspliuilon 
de vluiniii â« CCS caiacttnf cl ta masKrc de Ui ot^icnt-r 1 lAurou 
pu renvoyer ^ rei uuvtage , oa mcmc tu)>poier vM cIkum déid c(>u- 
Bau ; mais \'n\ paiiRf qi]« l«t p«tiuan«s qui t'occnpcnl <1« Mliiirâ* 
lo^e (tetokot bfea «iiet de trQaverjf^iuil ici, tuât ce qui ut tclatlf 
à h coBiMdMaiice dci aiioéintix. 



36 



IKTRODOCTlOiM 



1. Pesanteur tpécijiqn*' 



49> On appelle pemnleur spicifique ou relattvt d'u 
corps lu pesanteur de ce corps comparée arec celle d'ua 
autre corps d'un volume égal. 

Oit sait qu'une Tiiiiase do plomb Hent moinii du place 
qu'une ma««e de bois de mânie pemnteur. Si , par 
exemple , tin kilogr. dn bois lient neuf Ibii plu» de pUce 
qu'un kiioRr. d« plomb , Il T^udrA neuf kil<i^r. de ro 
niL-tnl conire nn ton] kilofjr. do boi» pour fornuir <leiiK 
cubes égauï eii dimensions. On dira aloi'» »(ue la pu*an- 
leur sp^-ifi<jue du plomb est à cdlu du bois comme 9 
«M A I. 

Il seroil facile de coniioilr% la pesanteur spécifique 
de tons les cor|K , si on ponvoit If» r»diiin; tous facile- 
jnerit an mciiicr vohirae . ou au moins évaluer par dc« 
moyens gconu'lriqiie* celni «(n'îla oui. Mail cette évn- 
luadon étant M}iivpnl irapoA»ihl<L-, il a rwllurliprclier un 
-■ut>« moyen pour cimnoîli-eexHclumenl le volume de» 
corps qrielque irré«ulière que Ml leur forme. 

5o. I*ic«t|ijR tout le monde a r*mar*juè que, lors- 
qu'on plonge un corps quelconque dans l'ian ou dana 
tout antre liquide ou Onide, ce corps parait plus léjicr, 
cl en effet diminue di:- poids- On a observé que le poîd» 
que les corps pcrduienl dans ce cas, étoit é;;al k celui 
d'une quanlilé do liquide ou de fluide d'un volume par- 
Ciiictuent éj;al iv celui de cea corps. 

5i. Ainsi en plonjîcant dan» l'eau une pierre qui 
ptsp dans l'air S kilngr. ou Sjooo grammea, ai elle n'y 
pêne plus que 3 kilogrammes, on en conclut que l'pau 
qu'elle déplace , et dont le volume est parfaitement égal 
RU f\en , pè«e nn kiln^iamme. 

Ô2. Or l'on peut connoîli-e très-facilement le volume 
d'un poids quelconque de liquide, et par conséquent 
celui d'un kilogramme d'eau ; car il est aisé de faire 
prendre ânx liquides une forme régulière. On sait qu'un 
dérimètreuube d'eau pësc un kilogramme. Mous avons 



INTKODUCTIO?:. 27 

dit (5l ) que la pierre «voit perdti (Uns IVan un kitu^ 
j]r«nimo de soD pui<l«; elle « Uonc dêpiAcô un kilo- 
giTimrae d'eiu ou un décimètre ciil>e d>NU. Le vnlame 
de la piern: prUe pour usumplc eM donc d'un décimètrv 
cube. ». 

MaU nous avons dit encore (5i) (|ue celle pierre d'uo 
dêcîmitlrc cnbo peaaît dans l'air 5 kîlogr. , tandis qu'im 
pareil volume dVaii ne phavi qu'un kilogramme. Jl oat 
ar«é de conclure d'après cela <juc cette pierre pàae IroU 
fois aulanl que l'eau, ou que sa pe«au(eur spêcitiquc est k 
celle de l'eau comme 3 est A i. 

C'est «iir ces principiu qu'eet roniliM} l'oprralion , au 
moyeu de latiuelle on apprend ù coniioiliv la pesanteur 
spécifique des picnt» , à l'aide de l'iiislrumenl porUtif 
nommé Balance de AVrAo/so/» , fig. i5 , pi. 1. 

5'i. LV( inslrtimcnt est coinposû d'un cylindre creux 
de l'er-blanc , termina en cône ft cliaque eïlrêmrtc {a, h], 
A «on extrimilé siijiérîf'Mre est une lij^e de laiton (« e) 
IrÙR-droite, qui porte un |>elil plnl^au (d). A son exlr^ 
mile înfL'ricurti est suspendu un plntenu semblable (s)» 
Jeslé eu plomb. 

iiorsqu'on plonge cet insirument dans l'eaa , «ne 
portion du rrliiidrr: doit surnager. On le chiirf<e alors 
de poids pour le faire descendre, jusqu'à ce que l'eau 
atleijjneun petit Irnil noirf_/'} marqué sur la tij;edclHiton. 
On cr.rit sur le plateau sup^i-icnr la quantité de ]K>îd* 
qu'il faut ajouter pour le faire plonger jusqu'au trait 
notf. ïjupposons telle quantité de .'>oo d^'ijjinimuit^ 

Quand on reut prendre la pesanteur spécifique d'une 
pierre, on U place sur le plnleriu supériitnr; on ajould 
Li quantité do poids néce»«iire pour l'air» plonger l'iii^ 
trament jusqu'à ta ligne noire. 

Kn sonstrayant la qnantité de décigrammes ajouta , 
de celle que l'on doit mcllrti jMur faire descendre la 
balance jusqu'au irait noir, lorsqu'elle est vide, ou aura 
la posaTiIrur absolue du morceau de pierre. 

Ainsi, don a ajouté i5o décigrammes k la pierre, la 




aS irîTïtoniTTTOTT. 

dtflerencc cnIrR «e poKin ft «toatlérifirainmcs, ilonneri 

le poida de celle pierre tgnl k aSo décigramnies. 

Alors on poiie cullo pu-ire dans le pinleau inféiicur , 
'*! on rpiufîl riiistt'umetil diiiis l'eau. Nous iivuiih drt qiift 
Ifs cnrpA pIo}igéjt dan» l'eau perdoienl de leur poids, et 
que relie perle éloil prôcia^'Rient é^ale nu poids du vo- 
lume dVati drpUcée. La pierre peiuiit nioîus j il faudra 
afoDli'r iiii ]x>îd9 plus fnii dmis 1h plat*r»ii iiu|H-i'itur , 
pour faire dc-scciidrc rinstrumcnt au m^mc poiiil , et 
celli^ qtiaiililé ajotil^e donnera le paid» du voliiuit- d'eau 
dô|ila(-L-c. Ain»!, s'il a talln ajouter ()Ei dçcijiramnics jiour 
fniie df^rndrf la balaiire dans l'eau au mémo poini 
qfiu dana la première opiiralian , lo poida du vutuius 
d''t>aii dt'placée sera de tja décigrarame«. 

{In connoîl donc le p<tid* de la pierre , et le poidf 
cl'im volumr d'eau éftal à U guerre. Pour avoir la pe- 
unlFur epécifiquedela pierre, un f«ni cette proportion : 
~Ij6[>oid» dn volume d'eau déplacé ])ar>â pierre, «t 
au pnidH connu d'un ni^me %*oluine de cette pierre^ 
conuuR le poida d'un volume d'eau quelronquo que l'un 
reprédenlera par l'unité, est au poids d'un niêuie vo- 
lume de riMtc pierre. 
. On exprimera iiin» œtlc proporliou , en suivant 
l'ex^raplc que nous arnnt pris. 

*)2 dêtigmmme«(|>oidade l'eau déplacée) esta a5odé- 
cl^rammeji (poida de lii pierre) comme i (expression de la. 
|>e»nuleur BpécîGque de l'eau que l'on prt-nd pou»' uuilédt» 
compamîwm) e»i à la penaiileur npL-ciGqut; du colle pi^yre. 

Ou plu» aimptemeni 9:; : 2S0 :i. 1 : jr. 

T.n diviMni pur 93 K' nombre aSo, auquel on ajoulera 
plusieurs d^i-imalre, iwlou l'exaclitude que l'on voudra 
oljletiir.ona i»o»u qnolïpnt 3.7173. Aiu^i.k pesanteur 
•pécifique de colle pi^rc ebl ik d'Ile de Teau coinnie 
9,717a eal à I ; nu bien cette pierre pêae environ s fois 
et S quarts plus que l'eau. 

I^orsquc te corps que l'on veut pener est dissolubla 
daQil'eaajOn peut le peser daiia l'huile de térébeulliinv 




1 If T F O n O C T,J O BT , 



3» 



an dans île l'eati qui eotl dtrtà Haltiri'e de loule ta quaiiUlà 
qu'elle puûac JiesuuJr^, de \it au\/aliia'io à peser '. 

s. Ditreté. 

54. La diirelé, extt'êmcmeni v»i'iiib]c, dcj miitéraux 
t'tpprécm au.>uii ex.intumrnl qu'il est pouîbic , par la pi*o- 
pnélé qu'ib ont de rayur ccitaim corps d'unv dur«i^ 
rvconnucci auex con»tBnlc,ou dVtrc rayi^ par eux. 

Ainsi, le^ uns rayf^nl te quarix transparent criaUiI- 
lûc, pierre facile à connoîlre, et doni la d 11 relu , dana 
cet vtatt, est toujours la même. D'autres peuvent rayei* 
{'acier, le veri-e dur, dit d'AI«nce,lc verre blanc, dit de 
Bohême, &r. 

<X'ttc inauièrc d'apprécier la dtii'eté deAiuiriûrauic est 
la plus préci,«î ; citv donnt; réolleiiientceUe de leurs pac- 
licA. La srintillalion par te cliuc de l'ucier e«l trop l'afîue , 
et ^ufcltc n varier eu raisuu de la cohésicii dcr« mole-* 
cules. Le ftrès qui rayera toujoura l'acier If plus dur^ 
étincèle on n'ètinc^^li; piis «ona le choc du briqact , acloa 
qu'il est solide ou Triablu. 

3. ÏTappement à la langiw. 

55. Cttt ta proprii'tû qu'ont ccriatna inint^niiix de 
s'attacher i la langue , en abiwrbaal prompteaient l'hu- 
midité qui I4 recouvre. 

56. La couleur peut tout au plus indiquer l'état lo 
plus ordinaii'e de (|uelques niiui'raux, nui» elle ue peut 

' M. H-ti^oifratz a pi'opoi^û de plung^i ce corpi iJatu on Qacou 
fflaia de mctcnie, dont iin ciinnoil ]c poids, de peter le nittciuc 
cUplacf p*r reeoipi, fiec. ( Aon. dt Cliim. loto, xxviii , psg. S.) 

M. H. Sny a favcntc un inslcnrncnt qu'il iiomrtte tUriomlirt, aa 
tttajea ilu<iu<;l on peal preniJic lu (>c.'ianlcar »pccilîque de Imu \t» 
corp» «Bat Us plooRcr d.tas mica» liquide. La duci'ptinn dn piucf dé 
fart infE^iem. de N. H. Suy, exi^eratt rrcp du^ÉUîIi ponr être 
préiiaUa «LDTcmcnt. tioni rcDVoyoai ima\itn-}\Mvas\^\aa\.(,Aa», dt 
Chim. tun. xsiu, png. 1.) 



\ 



5o INTRODUCTION. 

nnllenient caractrrber Iwa eapèces parmi K-i pierres ni 
parmi les sels alcalii» ou terreux ; car les couleurs va-' 
rùblea de cca niiiicraux Jioiil dues à tle^ cor|M élrttugers 
qui, loin d'ajnuli^r aux carncltrres de ces espèces, les «liv- 
rent coiuiuunément. La couleur n'est cnracléri^tique 
^tie piirini le» cotubusUblt^s lerrcux. ou niéullitjues. 
Qaand on vetit généi-iili^er cè caraclère duna r(.-xpodTlion 
de ceux qui difiltngrienl une tupèce de pierre, on est 
qiiclr^ucrois rrilnir à )»is.scr en revue la Irsie de loules les 
couleurs et <le leui's iitiancM. Ou »ent ^ti'une propriété 
auMi TarÎAble , auMÏ Ta;;ae , el jMr conséquent austi 
peu irnporlaiilc , jieul ptiilûl li-omper qne diriger dans 
ta disUuuliou des mini^raux '. 

5, Chatoyemcnl. 

57. C'est la propriété que possèdent quelquen miné- 
raux, en partie Iranaluoides ri » slruclnre lamcIteiiM.de 
rétlccliir vivement Ie« rayons de la linnirre que Ton fait 
tonib(:*r sur eii!c dans cerlaines directions. Plusieurs va- 
riéléx du fV-Up^illu prétcntetiE ce pliénonic-ne d'uno ma- 
nière remarquable. 

' La but (le l'cl ou\i-iigc ne auui pcimct [lat (L'cipuscr ici «vec 
AéiaWi Us raiion» qnL noui font rcgïr<l«f , avC': M. Hauf, Li coalcrur 
commis le r»T*eXvtt le plui vu^ne dci iiilBÉiaïu. NVuï ne paavotis 
ccpvDdant ouui dripeotcr d'indiqo» les prloclpsnx muUlif de notra 
opitilo.u. 

SI 1» cauleot rit ua caTuctère dc'ciiic!rfu'lnip'irt-i:i(;«,il fnut t^pavci 
1« curijidoa (uugo du corlnd.>n lilcu , le i|uiirlB 'iinpidc dca Quarts 
noIf/Tongc, jnune, bleu. i^| cetli: aÊpar&lli'U, qo'duCQn mindnlogitte 
n'n cncnre ggé faire, tit eo effet EmpoMible , clic prouve d6)n k pca 
d'iliiporlAncp d« ««cnractcrci ulori pouit^uol commcivucr U dvicrTp- 
Unadctinitiiraiixpiirl'eRpusKIua d«c«ll»(!e l<'i]r prcpritM.quI «.si la 
Biola» Impotlatite ! E'I-C" p-irt-e qo'elle mm» ftappe l« première ? Cettp 
raison pourtull l'admellrc h Vipi\^ ilo qudqun nilncrauK qoi n'iint 
oScrt Jusqu'à prËI i-Dt qu'un* ou dci» cnulcmi . el rncdiv Ittudiolt-!! 
que uetie onlnif fût rematqunbli? put «a rnttlé; il Inndiotl .itKsI 
tire &>p«a-piei »iir <|iic cei niiiiiraux or iv Irùnierool iamnî» ivec 
.d'auliricockan/MEilA qitc-lliMnfliifnce penl .ivuti,e'>nini« ciincxnic 
fscde k Mlilr , <!rltc Innini*: cniiEncMltoa de tioili-ï lei cdaleus el de 
toUci lenn auaac» que 1 an Ujbvc daut tes ouriagt* dci tnttidriilo- 



IHTKODUCTIOK* 3l 

6. TVanêparence. 

58. Un minéral qui n'eax , ni parrail«m(?nt et naln- 

Irellrment opaque comme le» in«<&iix, ni purndlvnient 

Ir-insparent, wt presque loiijnum impur, c'est-ii-diro, 

, «oiiiIl6 de mniipre.i élranpï-reâ K m ntilure. Iji transpa- 

Ixrncfl eel onlinaiit^mcnt le raniclère de la combinaison 

parfaite. C«pendaut l'opaoilû nWt pai touiour* une 

preUTe du c<inlr«ir*- ; la râlcédoiiiL- blarich« «I souvent 

j suisi pure que k «ilex , le marbre blanc (mi sumi pur que 

lia cimux curboualâti cristallisa ri liinpidu, &u. L'upa- 

l-cîté wl dui^ dans c«« rtm, Unl6l m rintcrposillon de l'air 

ou de tout BDirf 6iiidc d'on** dnistlô inft'riiïurc à celle 

du corps qui le renrermi> : Innlr'U à un arran};f;uicnt irrô- 

pulier des facellM crislalliue>. La plus ^fande partie d« 

la lumière étant r^flftcliif par toute» €*■ facettes, il n'y 

en a qu'une petite |Mii'lie qui puis.se traverser le corps. 

C'est le ca» des criclallisatiuns «jouTuses ; ellw doaaeol 

àfn corps qui ne «uni jsiuAta Irsncpareua , et qui sunt 

même souvent opaque*. 



t^tci de fEcalo de Ficjberg, à U Ictc de \a plD|Mirt dn cipL-cn, 
trllc-i qnr le diamant , le *M|thir , )c l'tMiAl do roche , la caici* 
dotae , Hic. Ctc. ficc ^ (^uclk peinture peul prédftnter à IVtprll cette 
iMipie Cannérallaii , «a SQpp.uant i]u'tl fut nUlo , et cntullc posUble 
de peindre une cipi^ca minérale , cntrime qr pcni pcliiilfe on ..uiinril 
par aae bonec deiciSptlou *. N'uubllunt pu i^iio la miaérdui ue 
M rtSKcmblant «a aocuoe mnnlèip ]>iu l'i'stèrl«iir , qa'31 a'j a (M* 
t« moindre rupport cirtriiur entre la rhaut carboaalée limpide 
Cl laniBlleuje et lo mnrbre itii\r à cnnate Urne , quoique ces corps 
triicnt tvidécnniriit de là morne iiulnrc et pax cùaijquciit de ta lucnic 
csptce; qae il les caniclèrcs cxtirlctus iiuu» troinpciil «tavout dani 
le rapproubcineol di<ii espèce* psinti l«s animaux, Ut loat preiqne 
tooinaM abaolument lutlsoirian! punnl ht tnliiétauz , et que la 
plu iMlgnlbante de cet rciicml>lii«:es,eit celte qui je tue de Ja 
cooleur , fi(c. flcc. 

Telle* >'>nt Iri ralioot potu Iciquclle* doiu u'ovoni pu cra aécet- 
kiliB de dÉQuli avec pi^itipn, la valeur que nom donuui)» aoi nwli 
qui expHtuent loatci lai nuancef de eoulenn que peateai vfTiij' le« 
nln^BBX. 



5tt IWTROBTICTIOïr. 

IjOrH]n*an mluéral n'est [loiiit aiuez trantparent pour 
qu'un |iiiia,sBdijîtin{;uer les ol)(el9 placé» derrière lui, oq 
dil cjd'îl rsl tran&iucide. Les pierres noiutuée«ordinui'^ 
meut Agate» sont lianiiluoides. 

7. Réfraction. 

5çf. On dît (ju'un n)inérnt a Is réfraction simple f 
lorwpie It^si objet» t|ti'ori rri'anle k Ir^avcr» paroissenl 
•iiiiplen. On dil qu'il a la réj'ractiùn double , lorArfiie ces 
objfis p:i roi»)^i-ii I doubles. QiiL'l<|Ui-fbût 1rs dn-'us iniu^es 
aot][ (rè^-près rtiiiu de l'siilre ; elle^ se péiièUvnt, et 
Icji ronlouiD seul." pAi-oi.-ssi?nt doiilites. 

La pierrr noniiiipe iîrcaa, ri telle îipppl(?fl viil^ai- 
Teiin'nt vpatlt d'isiandv, ')ou,isaeuK éuiiaerniut-ut de la 
dotiMe i-éfriiction. 

Certnîns minér-iiix qui posnèdenl cette propri^léf no 
la niiiiiifc'ïienl pas dans loiis les cas. l\ liitit quHquet'uia 
<jnu les Acu\ faces à Ira ver» Icsr|UL-]le« on rc)^'ir<lp l'obiel, 
^icnl inclinrrs l'une aiir l'uuLi-c. Il Faut qiielqucfnîjiBuut 
faire naiire pur la Initie l'une de ces fiifea. Ainsi, la 
pIciTt! noinniét? cristal de rcc/ie , ne donne la rérmclioa 
double qiiiï loi'!>qii'nn reguide eti nr^iiiu lonipi» à liaverc 
une face de la pyramide , et à traverA la pan du prisujo 
qui csl op]M)sé h telle fuce. 

Fout rciidrt- la double rofraclîon p(oa aensibl^, an 
perce avec une épingle un irou Irt-s-pefît dans une carte; 
on Applique celle carte tiouôti uur tu face du crisial op- 
posée à celle sur laquelle on applique Vueil. On place une 
lumière ù une did.-inre »*»«)( Rraiide, don rci^urdc celfo 
lumière à Iravers le cri-slnl <■( In trou dr In carie. Ixirsquo 
le minéral a laréfraclion double, le trou paroît double^ 
quelque foible que soil la rérmcliou. 

|ja double réfrnrljon Icnaiil '» r^ri-augemenldw» mo- 
lévult* intégranle», et p«r connéqucnl k i'eawnco des 
minéraux, cftl, comme l'observe M. Haiiy.nn des camc- 
lèrea dislinclifs lus plus îiuporlaiu ; mais il t-st souvent 
difficile ù olMerrer. 



INTRODUCTION. 



55 



8. La Phosphoretcence, 

60. n Mt certains mJnrninx qui élatil frottas l'un 
t:onlre l'aiiIre^DU rayés mémo avec une plumnou tout 
autre corps flexible, font voir dans l'obscurilé une lu- 
mière pbospboriijuc. Tels «ont les «ilex, la chaux cai>> 
bunatée Dolomir, le xinc iitlfuré , &c. 

D'aulrps ré«]iii(9 en poussière, et jelés sur un corps 
chaaflë au rouge, répnudeul une lueur plioipborigue 
Tcric , Llctie , jmine, &.c. Tels sont la cbaux fliiatée, la 
cIiauK pdo^phalûe. 

On dît des preujiei^ qu'iU sont phospboresceua par 
frollemtrnl, et des seconds, (jn'ilj sont pticwptioroscens 
par chaleur. 

£nfîii, quelque» minéraux funt voir une lueur phos- 
pliorique , lorsqu'on U's fond au clmhitni-a". M. Vau- 
qoelin rcjtarde celle lumière comme un indue de la 
présence <lo la cliaux. 

Ou ignora la cause de ces singulier* phfoomèno». 

9. L'Electricité. 

61 • FiuBÛnira minéraux sont ciiM-eplibtes de deve* 
nir éltfciriquft», lor^iuon let chaufle, ou lorsqu'on les 
frotte. Il y en a qui ont la proj>nélé d'acquérir alors 
di*3 pAles électriques. Nous avons quelque» ubserralions 
générale.» à faiit? sur cette propriété remarquable des 
minéraux , et sur la manic-re du l'olMcrver. 

I. Les pierres el les sel» à surfaces polirs, acquièrent 
par rrollemenl réleclricité vilréc. Les combuslibles ter- 
reux acqiiiêreni l'éteclricilc rè-iincme. I^s mélaux à IVlat 
tnétalliquu, ou Irèa-légèrcment oxîdés. purs ou mêlés 
de matières élraugèi-e*. laissent pa.sM:r l'électricité '. 

■ C«ï ptièDomêDe^ ttant fU(c«ptlDlct dr v.trler «n nitoo Ak U 
ttnptialoie, de ta nature d« EfOltvIrt , Sic. uuin lupposoni id ijb* 
les opfatfeBGcs le foBi à so ou 4» dagi^ C, avec de* fr«tt«tn dt 
bke. 




94 



I M T no D U CT I O N. 



IL Les minéraux électriques i^itr cJi 
qnièrent dan pôleii^ sont or<linatremeul crUlailUés. On a 
olueiTé que lea pai-âcs de ces cristaux qui inaoit'eatent 
des élecliitl[«-» dillcrenteii, dîUerent uusû enU-'ellea, 
qnoif|ue semblablcnieiil siluéea, landls que ces parlie» 
aonl ordinatreniLTit seuibEàbles dan» les crîsluux noa- 
électriques par clioleiir. t-es parties douées de l'élue- 
trictté vitrée ont nouveitt -tus&i itu iiumbit) de facellet 
plua grand quu celle» qui jouisoctit de i'éleclmîlé réai- 
ueuse. 

62. Fourubserverrélectricilé produite dans uue pieri-e 
|>ar lu froltetni-ut ou par la chaleur, on ae Mirl d'une 
petite aiguillo do cuivre {^g. 14), lermince par deux 
boules, et tournant li bruinent sur un pivot. Quollc quw 
aott l'espèce d'éleclricilû qu'ail acquise U pierre, elle 
fait mouvoir cette aiguille loraqa'on l'en approclie avec 
les précautions coiivenabl"^. 

Quand ou veut reconuoilre l'espùco d'électricilé qtii 
s'est développée dans te minéral, il faut isoler sur un 
plateau de rèaine(rf; le petit initrumcnt que nous venons 
âlutrenjtr«. d'indiquer, et qui? l'on nomnie èUctrométre ^ ci on lui 
communique l'âluclricité résiueuie ou vitrée de la ina- 
uière suivante : 

On pOBu Le doigt àur la base métaltiquo (<■-) du petit élec- 
trotnêirc , vt on approcbe à une dîsUiuce convenable dv 
L'în»lrumcntunbiUondevorreoudcré3inc(«)élc'clrisûpar 
, frottement. Lorsqu'on ju^u que rinslrnmont s'est cbai'i^Â 

de l'eapèce d'éleciricitéqu'ouavoulu lui yomuiuniquttr, 
ou retire d'abord le dol^t , et ennuile le bâton de verre ou 
de rr«tne. Aloi-s on préaoïile la pierre que l'on veut raellro 
en exfiérieuce, à une des brauube^ (a ou 6) de l'élec- 
IroiUtilre : si-J'insliunienl a reçu de la résine l'élccti-icité 
résineuse, el que la pierre lui fasse éprouver une répul- 
iion , on. juge qn'cUe )ouil de la même espèce d'élecUi- 
çité que rélectromctre , et vice versa. 

m. Quelques piurrui communiquent i^ U r^inc sur 
laquelle on Ut TroUe, l'électricilê vilxév. Pour recon- 



INTRODUCTION. 55 

noilre cette propriété, on aplalit sur un corps lisse uu 
morceau de cire à cacheter, et on frotte légèrement la 
pierre sur cette surface plane. On examine alors , à l'aida 
de lelectromètre isolé, l'espèce d'électricité que la plaqua 
de réaine a reçue. 

10. La Cassure. 

63. Ce caractère tient à la grosseur des parties liées 
«ntr'elles , à leur cohérence , ou à l'arrangement irrégu- 
lier de leurs molécules. Ces trois circonstances modilîent 
diversement la transmission du choc hruNque qui pro- 
duit la cassure , et font prendre aux surfaces découvertes 
par ce moyen , des apparences souvent Irès-diOerentes ; 
maïs on voit que ces di0'érencea ne tiennent point à la 
nature intime de la substance , sur-tout lorsqu'elle n'est 
pas cristallisée. Ainsi ce caractère n'est bon que pour 
aider à déterminer quelques variétés. 11 est d'ailleurs 
difficile à décrire, et devient par cela même vague et 
incertain dans beaucoup de cas. 

' Ijes minéralogistes allemands distinguent un grand 
nombre de cassures diiFérenles, Nous ne parlerons que 
de quelques-unes. 

La cassure conchoîde est celle dans laquelle les sur- 
faces mises à découvert présentent des cavités sem- 
blables Jl des impressions de coquilles. ( Le silex pyro- 
maque. ) 

lia cassure est écailleuae, lorsqu'il s'élève naturelle- 
ment de petites écailles de la surface mise à découvert. 
(Le pélrosilex. ) Telle est aussi la cassure de la cire- 
Elle est raboteuse, lorsque celte surface est irrégu- 
Jière. (L'argile.) 

Elle est vitreuse , lorsque le minéral offre dans sa cas- 
sure le poli et l'éclat du verre. (Le quartz.) 

On nomme cassure lotif^itudinale , celle qui est paral- 
lèle à l'axe des cristaux prismatiques ; et cassure trana- 
versale, celle qui lui est perpendiculaire. 

On Toit ^ue la cassure est produite par le choc, et que 

a 



36 m TRO DU CT 1 O N. 

sa manière d'être n'MÎHtoîl jioint dans la pierre. II nVn 
est peint aiati de la .<itrui:lui'C de» minéraux ; auMt 
M.HauyrK-t-UsDigncuMinicntdùliiiguùcdeleurcaïuiure. 

tt. La Structure. 

64* Eût est duo à l'arraDgemcnt plus ou moins 
régolicr dt» mulécnles inlégranles. Cet armnj'ciucnt 
existe dans la pk-rro , nonobalant toute séparalLon de Ké 
pai-tie» par le choc. Ou peut, pour ainsi dire, le voir 
dans l'intérieur de quelques minéraux li-ansjtercns. Il 
donne à leurs lames des inelinaisoiia conNianles les unes 
»ur les aulrcs. Mhis la grandeur de ces lames varie ainsi 
f]uo leurs di»poM(ions, et prodnil dans la texture dca 
iniiiéraux des dtlVérencc^ qui peuvent servir à faire dî»- 
tinguur les Tanélés. Les principales uiocliitcatiuns de 
strucluiv ont élc dclerminécs pat- M. Haùy, à-peu-piès 
de la manière suivante : 

Structure iaminaire. £Ue oDre de grandes lamea ou 
fiic«lles- C'est par t'observalion de riiiclinaiMiu de ce« 
lames les unes sur les autres, qu'on peut par^'enir k dé- 
terminer In Ibrmc primitive. 

M. Weruer a nommé {JDurthgang) clivagelea aena, 
suivant lesquels les lames ^leuvenl se séparer ; il n'a 
vu é^arû qu'au uombre de directions, mais il a né^li;;;é 
les degrés d'ineliuaivon de ee» lames les unes sur les 
autres. 

— LamellairM. VMe présente du petites lames ioclinéci 
dans toutes sortes de sens. ( Marbre statuaire.) 

— SlraCi/orme. £lle est par couclirs non séparable». 

— FeuiUetée. Par couches minces et séparabics. ( Ar- 
doise.) 

— Fibreuaê. En âbrcsdcliéest placées parallèlement. 
(Chaux sulfatée.) 

— Radiée. £n Sbres divergentes. (Mesolype.) 

— Compacte. Une texture réellement grenue^mais l«I- 
leraenl serréu, qu'on ne dislingue pa« les grain». (ChaMX 
carboiiatèe compacte;, juspe.J 



!!fT«OT>rCTtO»f* 



S- 11- 

Caractim chimiqurs. 

G5. Tl ne Tant pss confondra r«nftly»e de> minéntix 
■svec la recherche de \tmn ctracl^rea rhimrqnes. L'objet 
dp r«nalyw e«l do séparar le plu* coinplètemenl et le 
plus exactement possible, les principes coDatiluani Je* 
minératix. Ce n'est qiio |wii- la perfecrion de ce moyen 
que l'on parviendra à laconnoiitsance nielle des miné' 
raux.età leiirclMaificalion iiatiirelle.lje»princi]>e«con8- 
liluanaaonl aux corps hriit», oe qii« le» orgnnes csaen- 
tids à la vie sont aux corps orginijés ; tU en délcrminent 
1h vf-ritable nature; quand cet parties K ressemblent, 
les loula sont e«scntiellemen1 anviogue^. 

Lea minéraux iineroid bien connns parl'nnalyse clii- 
miqne et pur leurs proprit!*!^*» physiques, doivent fi(r« 
reconnus à Taide de rerlAtnes qiialiiés «lillnnies cl f*"*. 
cile» à appercevoir. Nous venons de p-ircourir cellc*j 
qui sont ^wur uinn dire extraites de leurs propriéti'!* 
phyiiique*, il nous rt-sle k ex»miia-r les caraclères dJstinc*j 
tifa qne l'on peut obtenir de leurs propriétés rhimiques. 

1.3 r^Jicruho de ces caraclùres n'exijie aucune opû-' 
ration longue, dilltcile ou comptiqure. Ou niivoit done 
lorl de se prircr d'une vCMOurcc aussi utile pour fnci-' 
liter Ia déicrnii nation dus minérsus. Les uaractèrea elii«j 
miques de ces corps sont souvent bien plus trancb^jl 
bien moins vagues, et par couacqucnt beaucoup plukj 
saliafaiiins que la description la plus miniriiense. Cal 
celle dernière ne peut convenir qu'à récliantillon «ju»'' 
Ton dccril , tandis que les caractèixs cbiniiijues con- 
Tiennent pre,Mjue toujours » toulcs les %'aviités d'une 
espèce } et même quelquefois à toutes les espèces d'un 

Ce* caracicrexsonl exirAmemcnt variés, et lestnoyons 
«mpIoyéH pour les reconnoitre jwurroienl Hra R»Hti 
u-èi-multi plies ; mais en se rappelant que l'cbJBl qu'oit 



33 j IÇTHO nr cTi o Pf. 

»e propose n'esl que ein Irniiver uni.- |)r(t|)rié[é cliimîque 
saillanle, on est forcé de diminuer btauroiip le nombre 
de ce» caracièrt^N , ci de le lexlreindrc à iciix cjue l'on 
pRii[ oïwerver fricilemenl , promplenien l , i:l dans presque 
foules le» cii'coiiAlancea. 

Lej prîticipaiix caraclèco cliiiniçtuei ù obserrer dan» 
le^ minéraux, août: 

I. La Fusion. 

66. La fnsiliililô des mincranx ne poul élre qne 
rclalîvc. Quand an la conaidére comme carAclèrc, on 
ne pc-ut l'observer qu'en pelit; et dmtsce cas, le plus 
ou moiiii) de friMbililt^ rtt hien difTicile à nppi-^cier , et 
ne peut ^lie d'nucan U6iigp. II r^Kultede ces réQexiona, 
qu'un iritilriiriienl qui |>eut comiuiiniqtier à un tr^s-pelît 
frn^mrnl de minorai un<- clinlrur trûs-rni-[r,el ^•|>eu-prL'S 
égale au i5o* dff;rù du pyroroclrc de Wcdjçwood , est 
celui qui convit;nl le mieux pour ol»crvDr la moyenne 
fusibilité des minéraux. Cet insirument {Jîff- tS, A ) es( 
OMlunitMi. nonjiiié<:/i/jA</nv(iu.lj«ipItiK«lm|>le tfftt un tube re<,:on i'I>e, 
percé à l'exlrémiié (<i) de snu bmi* le phia court, d'un 
Irouirè^-IKrlîl . qui peut permettre i peine l'introduction 
d'une cpiiiftlc ordinaire. On sou(Hi- amcx rorlemciil (Ifiris 
ce tube , el en dirigeant le wîM qui sni1 pnr \e polil 
Irou, ttur la il^uiine d'tinu cli»ndeile ou d'une lampe \B) ; 
co iilet de wn(aa»ex rapide prodi);it un jet borîxonlal 
au oUiqut^ d'une llAmme pure, exemple de fumée, et 
ordinnii-umcnl bleuâuv, qui a une lrèft-j;ninde chiJeur. 
On dirige oc jet »ur un trî-A-pirlil Tragmonl {</} de la pierre 
que l'on veut twjiyo'. 11 fond tous Ica minéraux qui hodI 
AUtcC'plibles d'cprourer celle altèralinn au degvé de cha- 
leur que nouit venons de citer plua hniit. 

Xjeachalumraux de verre sont les plus communs; mais 
lia oui Vinconvcnienl d'éire lrê.H-rr»^ile«. Ceux qui ranl 
lolaleraenten mêlai .s'érhaiifl'entpromptemeultet bien loi 
on ne i»eiii plus 1« ienir. Le meilleur ( Jig. 1 5 , A ] me 
paroîl èli-e celui qui e»! TBilmoiiiéen mimi{al>), nioîliQ 



•Il I»oI« (&e) t ou c ivoire. Le boù dcbènc ot ce qn'il 
T a de plus solide; l'ivoire w fend on se eusse ti-ès-facile- 
tnval. Pour ne pan i*e briUer, oit doit tenir le cbiiliinienu 
pat- sa |Mrlie non mélnllt^ue, parce (|uVlle a'tial paa sus- 
ceptible de s'éclihuiU<r. 

La cuiase de mrtal , ({lie l'on place dans quelques cha- 
lumeaux vers Je milieu du tube» entre la brandie qui 
vient de la bourlie et celle qui te dirige mr la Uaoïtaer 
n'est pas ncccAuire. 

Le fragmen tde minéral qtio l'on soumet à l'éprenre dn 
chalumeau , Uoîl être supporté de dîilércutea uiauière*, 
sdon sa natni-c. 

Si c'e»t une pierre pen fubible, on petit la tenir Bvec 
ds petites piucus très-loiiAUts et lrè»-iaiucea (C). 

Si c'est un corps (i-os«fusiblei on le placerm dans une 
cuiller de plaliuc U plus petite possible. On peut alors 
y ajouter certains Juiidau» utualins , salins , mutai- 
liques, &c. duul on |>ourra facileoicnl observer l'action. 
Si c'c»t un oxidc nt<Jialliqnc que l'on veuille réduire, 
on place le fragment de minéral dans une polilu^avîli 
conique creusée dans un cbarboa. 

JJ est essentiel , dau» celto opération , que le jet de 
flamme soit nclj vif, et constamment dirigé ven le 
inéme point; que lu fni^uient à examiner soit lrè»-|ielit, 
et le plu» tsDl<3 qu'U sera puuiLtle ; euCu que le support 
du l'objet et le chalumeau n'aient peint une raasiieulle, 
qu'ils enlèvent la plus grande partie da calorique ot en 
Noustrayeul ainsi à la pierre, 

67. San^sure, en construisant un chalumeau dans 
lequel ces pnucifics avoîcut été suivis dans toute leur 
rigueur, est par\'enu à fendre presque toutes k-s pierres. 
C'est, comme on voit, leur enlever un caractère dia- 
linctif utile, et la perfection de t'inslriunoitl lui a âto un 
de sea principaux usages. Celui que nous avons décril 
est plus courenable pour ta tcchcrcht; des cai'aclères 
tirés de la fmibilîlé. 
Nou-«euIcmenl les pierres sonldéjà distinguée», pur re 



40 INTRODUCTION, 

moyen , en pierre» Tusilile* el eo pierre« infusibln ; mai* 
cllea offrent encore des difleiences caraclérisliqucs Hana 
leur maiiièi-e dt; fondre. Les imeA fondeni en un émail 
opaque , d'autre» se boursoufHent avant de ibndre > d'au- 
tres se r^dui.xenl en ncoi-ic, &c. 

Sftussurti dit qu'une pierre esl Tutible en verre rétro- 
grada, lorsque le fragment qui étoil à-peu-prfwprifoia- 
tique , ae réduit par la fu^tun , non |jiu en un globule de 
TexrCy niais en une pyramide à somniet trêe-aigu. 

2. L'jiction dés acidés. 

66. II eal IrèH-fMi-ile d'apprécier iHClion de la plapnrt 
dnacwIcM mn* de grand» appareils. Un verre en cftnc ren- 
Trr»é, un verre de inonire, ou mémo un O-agmenl da 
vilre sulHsenl. On pUce sur l'un de ces supporU xtn. 
petit fragment dw niorreaut à examiner. On verit* des- 
sus un ncide quelconque, et on voit commenl U se com- 
porte «n rdison de lit nature de l'acide employé ' ; s'il m 
disM>ul imnqutllenu-nt ou avec effervescence, cl si legas 
qu'il drjçage a la propriété de corroder le verre; si ce 
fragment »r r^'duil i>n gelée; s'il oe colore un »e déco- 
loiç, &.r. On ol>li«nt par ce moyen simple une uiuUi- 
lade de cai-arlèm Irû-nensihleA et assez précis. Lc« 
aeidcfi eniplové^ If plu» ordinairement , sont l'oau-forle 
ou acide nitrique, et l'acide auU'uiique- 

3. t.' Action d« diver» riactifa. 

69. On peut augmenter le nombre des caractères des 
min6rauic , cl suMoul de ceux qui inslrui«ent de leur 
véritable nature, en ajonlant aux moyens chimiques 
que l'on vient d'indiquer , quelques réactifs dont l'em- 
ploi est également «iinpleel facile. Tels «ont: 

Le borax fonda préliminairemenl. 11 facilite U roaïon 



* Lu m^ihnde de vmer noe goutte d'add* mr Is mlsfriil Ji 
«ianilii«> , doit cUe rr)até« ; ci moyen fi1lJi(« «onveal l'éâliAnliIlvo , 
et ne p«niiet pat d'apptidsr arec cxMHtadc r««llbii d« l'attdc. 




ÏIS'TnODVCTIOlS. ^1 

d» pierre* et <]«■■ méluux. Il pi-end la roulriir <|ue cer- 
ininii oxîrlra «ont tniceptible» de donner, cl foit ron- 
nollre par oe moyen les métaux auxquiils oei oside» 
a}7|>ar(irnnf nt ; 

I_.'Atnnio)iiaqne,quî a^îl sur cerltins inineraù, cAmiue 
il fera explif|UÉ cii irnilani de ci% raincrniii} 

£l qi]«(t}Des nulix's aubaiiincefi d'tni nuge moin» géné- 
ral que 1 ou indi<iuen en leur Imi. 

ARTICLE III. 

Cîataijication des Minéraux, 

70. Un élève unquel on ofTriroil kurcetsivement , 
et MHS lUcun ordi-t- , roiis lea minémux , n'en ipfircn- 
droitet n'en relieudroit l'hiAloire qu'avec peine ; non* 
dcvnti» dire mi'iiie qu'il ne Muroit |>as la minéralogie , 
ur on ne ]>oiȏ<le pas une science, jMtrce qu'on sait iso- 
l^oieat luus le* faîU qui la compownl ; il TauI connoitrv 
cucoi'e \tti rapporlH qui lient erilrt> eux cca ftiila parlicu- 
liera. Or, c'esl U counoÎMance de ces tapporlA qui con- 
duil à une bonne cliusilicatiori ,et qui coiiiilitue réelle^ 
menl la scitfnce. 

En elaaunt lencorpa , c*eal-«-dire, en le* réunîaunt 
pargmuppH, on fait reworlir les propriélifii communei 
à ces groupes ; en rendant ainsi leur élude plua inté- 
rfManie, on la rend en même temps plus facile el pliia 
courte. 

Puisqu'il est reconnu , d'après lea raisons qui nom 
venons de donner, qu'âne classiricalion eal utile ' , on 
doit en établir une, et chercber alors ta meilleure. C'eat 

* L'alDlii; dtt cUutâcatloai ctt va* cboiv ïl R^ghaUmcnt r«> 
cuaiioc, qn'ell» l'eit même par c«ux «gui &« v*til(iii paix l'avoDcr, 
et qui fataUfent let plu4 ginsd* «iiiicmi* de toote nicthoâc) car, 
loui en l«s bUmant, ilt en éUblliieul nue k leur manlirci maU Cvtmrtie 
n*fe'oni|MSvt>uloriOédilriurl«ipriiiripMquIiIohcniToidirteerili)n* 
ce faut de travail , Iti suivent nna claoliicatioD aibllralrr , foDdÉB 
*ai Au propriétés luptriîclillei «a luf dei qnatftéi iruagtaafm. 



/f3 ISTRODUrTIOW. 

ici qae se renconlre le prctnier point de la difficulté ; 
Ikb nulitrnltïlca ne s'accordent {>aH eucore >^ur les priii- 
cipo» qui doireiit les diinger dans la recherche d'un» 
Lonue clnsaificalioii. 

71. Lm 11U8 croyi-nt qu'une loétiiude a tK>ur iinîquA 
objel de fticîli(er la recherche du nom d'un niioéi'alqiio 
l'on n'a poini encore vu. D'anlruspenusnl que mu prtu- 
cipnl l;iit doit f^lra d'assigner â un corpa nulurËl lu placu 
qni M^iiible lui appaileiiii' flans le «y.ilèine des r(I'<j£| 
d'eprèâ lc« points de resscmhl'inceH les phii> imporlan* 
qu'il préficnle , avec Ira corps an milieu desquels on le 
place. 

Dans Lotilea Ie« ctasfirii.'filiuni connues, on ne propone 
l'un ou l'aulrc de ce^ deuK bni» , et Koureni on veuL lc« 
atleiadiv tous deux eu luc^uiu luiups , ce qui ett pi'es- 
qu'iinpowibU-. 

72. Une cltusificalioii qui n'a pour objet quo la i-c- 
rlt4;rrJie du noui d'une wpèce , s'appelle mét/tode artijl- 
vi«lli, XJi elh;l , ou l'a créée eutièrumeot puur c«l ohjul * 
elle esl nuecc-ptibls de varier h rinUuî ; elle doit l*1i-9 
foridi'i; sn r des caractères cxlct'icurs.liancliéx, apparent, 
el f.tcit«a II licrrin;, d'une maniriu prccûît:. Dam» txlKo 
luélhode DU ne crainl^ pa« (le ronipio le» rapports qui 
parotuenl \ti ph» nalureld. Cetlc claaaiûcalioa jwu iai- 
porlHute pour raviinccmoiit de In Bi;i<-nce , nit't-ile à 
peiuc le nom do tnélhode, et ne doit ^tre considérée que 
cintiitK- un moyen presque mécanique, d'arriver pluA 
promolenicnl à rcconnoitre Ira c4pèoe« Ai-ya connues. 

73. La 6«condti sorlc de cliuMlicaliou , cc-llu qui a 
pour but d'auijjtier iiux npcCH» k-iir véritable plaeo 
dans l'ensemble dc4<Slrci, se nomrati méthode naturetle ; 
ellr ne si; cuuipOM> pas au grù du naluraliiiic, elle exinte 
dans la nature f il doit l'y chercher ' . Le but de celle 



* On ac peut âircloppcr lUns cet ontrage , ni Ie« dlflitre&Mê dn 
tnilhodii nriiiiciulSci et Dftti.iellcj liop îouvfiit cMifondOM, ai le» 
priacipei que !'•■ d^lt «uivi* pour k\AV.ït ia* prvmknt «l puac 



INTRODUCTION. 4^ 

classification étant de rapprocher d'autant plua les élrm 
les uns des autres, qu'ils se ressemblent davantage, la 
première condition à remplir , c'est de déterminer 
quelles sont les qualités qui établissent entre les mio^ 
raux les ressemblances les plus importantes ; car les 
corps peuvent se ressembler par la couleur, et diflërer 
par la forme ; ils peuvent se ressembler par la forme* 
et diflfêrerpar la composition , et ainsi pour toutes leun 
propriétés. 

Il s'agit donc de savoir , i**. si le sel marin , le nitre , 
le sulfate de fer se ressemblent davantage entre eux, par 
la propriété qui leur est commune de se dissoudre dans 

chercher les secosdet. Ce n'eit pai le lien de prouver qne Ici claiil- 
ficatloni nntiiTclles esfstent dans la nalnre , et qn'tl faut lei y cher- 
cher : on sait qne le* advenaires de tunte méthode , prétendent ao 
contraire qne la nature ne reconnoît pas de clatiEfi cation ; mttb si la 
nature ne reconnoît ni les méthodes artlficieilet ul lei inauvalcei 
méthodes, elle avoue les réimloos qni ne contredisent pet les véil- 
tablea rapporll qu'elle a étiibllt entre lei ètrei i elle reconnoîtn 
tODjonnlatapprochement qne les naturalistes fout dans lenrs nè- 
tbôdes entre le chten , le renard et le loup ; entre la chèvre , If mon- 
ton et le bmuf. Ces rapprocbemeiis , et tant d'autres semblables qne 
l'on trouve dans lei règnes organiques , sont avoués de tout le monde , 
parce qne les reEsemblancei qui les cstgent sont évidentes. On a fait 
dernièrement dans la Zoologie des npprockemeni «nsii naturels ; 
-mais les reMemblancs* qol les réolamuiant tuKint à une organi- 
sation intéiievre' qui ne se découvre pas aussi facilement , il a 
falln nn génie particulier pour Ut appercevoir et les apprécier, II 
eiiste de même entre les minéraux des points de resiemblance pins 
Importans les ans qne les autres ; m^ls ce n'est point k l'extérienr 
qu'on les troovera ; Il faut, pour les teconnoître, suivre certaines 
régies qnl sont entièrement diiFérentet de celles qui conduisent le 
zoologiste ou le botaniste. Ainsi les caractères de première ligne , qui 
eu soologle. Influent tellement sur tous les autres, qn'oD quadiupèdv 
et on oiseau , qunlqne placés dans des classes différentes , ont une 
organisation générale setnblable , n'établissent entre tes mioéraas les 
plus voisins ancnne analogie extérieure. On ne voit , par exemple, ao- 
cnne ressemblance entre la craie et le spath calcaire, entre le corindon 
et l'alumine , entre le diamant et le charbon, quoique ces mlnérans , 
pris deux à denz , soient de la même espèce , oa du molm d'espèces 
tréi^^olslnci. 



INTKOnUCTIOtV. 



44 

l'eaii , d'avoîi' du lu saveur , &c.; que la pierre k pUlr9« 
Ja craie, le epath-fluor ne ae ressemblent auiui entre 
nix , par Ih facullc d'avoii- la iiiémc terre pour un de 
leurs principes constirunns; 2**. si la couleur jaitno éublit 
plus de l'esscmblance entre la topaze de Suxevt U pierre 
nommée lopuse d'orrenl , <ju'uue forme primitive diflë- 
rcnle n'enlj-aîne de diAScmblauc-c entre ce« deux pierres ; 
3°. si une forme primitive comanineàla lopuzed'orienl^ 
aurutii4d'orii'nlulaus!ipliir,ùlablil plus d ai latugie entre 
ces pierres qtio lours couleur» cxlrt^uiuiuenl \-«rièe3 ne 
niclLcnt do difFÉrenccs entre elles; 4°. cnBn , ai le diainnut 
cl le crisUl de ruciio, lauB deux furi durs, transpa- 
runs, 8Lc. se roM<MnSfciit dav<inl;ige par ces propriétés 
que le diamant, In houdlr; et le nnuFiT , ai différons cxlé- 
riuurement, no se re.f30inbleul par la propriété tuiuar- 
<]uable d'âlre coiiibustibleï. 

74. Toutes les perHinnf» qui ont Voulu établir nne 
classiGcalion r.iisonnée des minémus, se sont Tait Isct- 
temeullesqueïlionspi-écédenlita, DU d'autres sembiaUes; 
«lies xe réduisent à savoir si la i-esseroblaoce ou tes rap- 
porta tirés de quelques propriétvH extérieures, Hont plus 
împiirlanA que ceux qui rc^ullenl de la contpisilion. 
Pour répondre k celle demande, il faut examiner qu«Ue 
sorte d'rnflucure cca qualités, tes unes accessoires, le* 
autres inliérenles , ont sur la natiii-e He.i plm auxquels 
■^elle» appartiennent. Prenons nos exemples daui des 
çorpi compté te uient connus, alln d'écarter toutes It» 
circonsUnccs qui rompliqiieroienl la question. 

Four peu qu'on i-éUécliisse sur ce qui constitue pour 
nous l'ejAcnce de cert.«iiis êtres, on verrn que le carac- 
tère essentiel d'un sel , par exemple du *?! mnrin , n'est 
ni sa propriété' de dêci'épilci' sur les ch^rbuns ardena , 
ni celle de se diiktoudre daus l'eau, ni celle de cristalliser 
«■n cubes, puisque la plupart de ces propriétés peareut 
exister el existent en effet dans des sels qui sont regar- 
dés comme diObrens. La soude et l'ncide lounatique 
unis dans certaines proportions , constituent essentielle- 



INTRODUCTION. 4^ 

ment le sel marin; Ions les corps qui seront componf? du 
ce» m^iiiea principes dans les mâmca propoUions, seront 
considérés comme du ntl marïii , quelles (jue soient Icuii 
propriélésextcrifurca. Nous avons un exemple frnpjianl 
de l'iniluence de ce principe sur tes mioéralogislm niOriie 
qui ne l'admcllPiit pas formol lemenl , dans le nippro- 
chemeiil qu'ils ont fait de deux corps dont lus propriétés 
extérieures ii'unt presqu'aucunu analogie; ces deux 
corps qui sont le piiospliate calcaire massif ei U chry- 
Aolilhe , avoieni été regardés comme deux espaces de 
pierrvs Ircs-dili6renle«; la chimie, en prouvant qu'ils 
sont composés tous deux des uiémes principes, a pro- 
nonce leur îdcntîtéf et personne n'ft réclame contre ce 
ripprocltement. 

Nous ne croyons pas devoir nous étendre davaulage 
sar ce premier «rlicle , ni accumuWr un pitia grand 
nombre de preuves, en faveur d'un principe qui nous 
parolt presque génénilemeut reconnu quoiqu'il ait él6 
tr*^-peii suiri. 

75. IjQ reieembknce dans la compodlion doit donc 
^re regarda comme la plus importuiile qui existe entre 
les minérBux; ces corps 5e ressembleront d'autant plus, 
qu'il y aura pluN d'anBloj^ic dans leur composition, et 
iU serant les m^mcs, quand ils seront exaclemeni com- 
posés des mêmes substances : c'est donc sur ce principe 
que doit être fondée une c1asAiiîr.ation naturelle des 
minéraux, ainsi que leur division en e-qiècea , genres, 
ordres et classes. La division en espèces est la plus im- 
portante , et ccllt dont la détermination doit admettra 
ie moins d'arbitraire. 

Ce que l'on nomme espèce en zoologie et en bota- 
nique, passe pourétre a.ueK bien détermina; on appelle 
ainsi la réunion des individus qui se ressemblent par le 
plus grand nombre de rapports^et qui ne diffèrent ontro 
eux que par quelques modifîcuUons accidentelles ; l'im- 
portance de ce» modiGcations est trJwdifficile à appi'é- 
ttior, comme le savent les naturalistes. 



46 IMTHODUCTION. 

•jC). Nous pourrons âliv plus prJcM en minéralogio,' 
et dire ijuo l'espccu «st la réunion de Inus !ea indïridu» 
dont ta comptuilion caI la in^me. Ainsi l'eau , le nilr« , 
le m\ niArin, la l-Iiaiix rarbonnléCj le plomb phivipharè . 
le mercure sulfuré , le mercure uigeiilal, &.c. hooL dei-' 
eajtèce* ditréreiitev bien déterwiuées. 

77. Celle (léfïiiiiioii a éic proposée pnr M. Dotomiea ' 
et ndoplée en ]iailiti |i;ir M. Huîiy -, nous l'aduicllron* 
avec IvD modifîiruliutia tjue l'éUil aclupl de uns connuta- 
sauces nous foreurs d'y apporter Nous devons iuainE&> 
nani la développer, caMiyer de leror le» diilïctilléji a.sscK 
notnbreusefl qui s^ reiiconlrnit flniis eoii applirRlion , et 
chercber à répondre aux objectious qu'on a faites coul 
cette manière prèciite de délermirtcr l'espèce. 

78. .1. On a dil (ju'il n'y avoïl pn« d'indiridns enl 
mifiéralonie , p4rc© ^u'oo a voulu y voir dt-s ludividtia:^ 
anïlo^Mesi ceux iletrègiiejtiiuirnHl et vcgirtal , et com— i 
parer deux clioaej aussi dilTéienle» que le» corj» orga- 
nisés t;l les cor[>3 brute. M-ûà en uxaiuiiianl les miiié-fl 
mux d'une niairt-i-c absolue, ou verra qu'on peut 
admettre dcn individus. 

Un individu est ce qui ne peu I être divisé sans èlrmi 
<It:U'uIl ; les éclmnllilons de uiiiiéraux bouio^ènes, et tous 
les fragnienv ijue nou<i puuvunit voir élaiil sUMccplibles 
d'être diviséa en partie* ieinbliibles entre elle» .et an Ion t 
dont elles proviennent ( 1 1), nunl niuliipliéii, mais ne «ont> 
potBl détruiJs par cette diviidoii. Ce rt'eol donc |>aN d»n 
un ^cbaulillon, pas Ultime dans un cmial. qu'il f^iil olier- 
cher l'individu minôralojiique; luuia La inulûciile inté- 
grante (i3,nolo *), telle (|uele8phyiàciensetlescliiinisli! 
la cooçoiveut , ne pouvant élrc diviAÙesana ^irt décom- 
posée, c'est-A-diredctniile, peut être rc^ardéucnnime lo 
véritable individu minéralogiqae ; elle parait remplif 
toutes les conditions ultaeliêes à ce mol. En effet , il y a* 

[peu de doute qne hi nous avions des organes ornez délirats 
lour apperrrcvoir les molécules înlcgranlrs d'un corps, 

*^Bous ks ven-ioiis luuieâ, noa-fieulument «itubUble». 



INTRODUCTION. fyj 

maû égales ebti^ elles, et pMr-là même d'une reasem- 
blance beaucoup plus pariàite que celle qui existe entre 
les iDdividua, parmi It» animaux et parmi les végétaux. 

79. JJes échantillons ou les fragmens risibles des 
minéraux , sont donc des agrégations formées de molé- 
cules intégrantes ou d'individu*, tantôt tous semblables 
comme dans les minéraux par&itemenl homogènes , 
tantôt différens les uns des autres, parce qu'ils appar- 
tiennent à des espèces dilTéren tes, comme dans tes miué* 
raux mélangés ou Mouillés de matières étrangères '. 

Nous venons de déterminer ce qu'on doit entendre 
par espèce en minéi-alogie (76), et nous avons fait voir 
que l'espèce compread des individus parfailemenl carac- 
térisés , puisqu'ils sont tous exactement égaux et sem- 
blables , et qu'ils ne peuvent être divisés sans être dé- 
truits. Continuons à développer les moyens de détermi- 

' Les pierres mélangées sont poor nous ce que teroit du poly- 
pier composé tantôt d'ane seule espèce de polype , tantôt de ploslenta 
espicet , virant entrelacées. S{ nous n'avions pas des yeox propres à 
ditttngaer les Indivldns qol compoiesb ces polypiers , nous n'y ver- 
Tinni qae des masses semblables par leur conleni , par leur aspect, 
par lenr cassure , mais variables par lear forme et par leur gros- 
seur , et susceptibles d'être divisées sans être détraltes , tant qac 
cette division n'agira pas sur les polypes. 

On doit Mnlement remarqtier qn'en mioéraloii^e on n'a |amais va 
les individu isolés; lis sont ton) ours agrégés. Cette agrégation de* 
tndividos paroit même être nne suite de leur simplicité. Ainsi lei 
Individus sdnéranx , qal sont les pins simples de tous , sont constam- 
ment agrégés , comme on vient de le faire remarqner. Les végé- 
tioz qnt parotssent être les corps les plus simples après les minéranz , 
•ont des agrégations d'Individus composés chacun de tontes les parties 
essentielle* à leur existence. Ces individos agrégés sont même sus- 
ceptlblei d'être séparés jusqu'à uu certain point , sans être détroits ^ 
comme l'observation et J'expérience des bontnres le prouvent. 

Parmi les animaux, les individus les pins simples, tels que le* 
polypei et quelques vers , s'agrtgent, soit eu se Haut sur une tige 
coaunnae , soit en se rapprochant scidement , tandis qae les animaux 
d'un ordre pLni élevé , les quadrupèdes , les oiseaux , sont des indi- 
fidus réels , parfaitement simples et Isolés , qu'on ne peut diviser 
en aucune manière sans opérer leur destruction totale > on an moins 
pattlelle. 



IWTHODUCTION. 



48 

ner l'espèce dans la plii|>ai'l des cas; ces di-veloppemeiWl 
noua conduiront k répondre aux objectiuus qtii; l'on 
peu! Taira conli'C ta définiliou qilâ nous avons adoptée. 

80. il. L'e,«pèce, avona-nous dit (76). eal fondt-o 
sur Ih componilion clliaiiqtio : tous Iw miuL-raux com- 
posés de» morues prin<-i|)c», dans des proportions déler- 
tninécs, u|ipartioiinenl à la mènifl espt^:^. 

8i. La (Iviiuilion que nous avons donnée de l'espèce 
(76 et 80}, e»l donc fondée en partie sur la détermina- 
lîon des pro|>orlîonN dnn» les principe» cori»tilu^ns des 
corps. Ces prn|>ortitins étant variables dans beauconp de 
cas, comme t'a prouvé M. Bertholtet , notru déQnilîou 
devient vague , si nou» ne pouvons^onner des moyens 
de recoiinollre les combiimisons, qne nous rcgartlerona 
Kuled comme fonnant des eapéces diAliucli's. 

Noi» n'avons encore aucun moyen do déterminer 
qncUca seront tw proportions que noua considérerons 
comme ly^KB des usj)èce« parmi les liquides , ni piriut 
les corps solides qui tronl point de forme criftlnlline. 
Mi)ia loi^ue CCS corps so présentent criitallist-x , ils 
indiquent, pour ainsi dire , une limite on un point 
fixe de combinaison , il paroît qu'ils ne atmt plus sua- 
ceplibles de varier d'une manière notable diius lu pro- 
portion de leurs principes, sans vurier en même temps 
dans leurs fornieti. Nous pouvons m<}uie dire que dans 
ta nalnrela plupart de» crî-ttaux Irannpareun, par con- 
séquent bien évidemment purs, qui dérivent d'une 
uiému forme prîmiuve, présenieutdans lenrs principes 
essentiels de;! proportions constantes i U cliaux carbo- 
nalée cristallisée, la soude tnurîalée, la baryte sulfatée, 
te plomb carbonaléj le mercni-e sulfuré , le fer oxiduté et 
le fer oli>;iste même dont l'opacité pourruit dans quelques 
cas caclier l'impureté, paroisseot compote» des mêmes 
principes dans dM proporlions sensiblement conslaniei. 

La forme de ta molécule intégranlf pnnrra donc 
nous servir A éublîr tes limites des conibiniifons que 
nous regurderout cojuiue espèces, et noua dcfiairona 



iirTKODVCTioir. 4o 

r^p^â intnénilogît]!)^ , uruf réunion d'intitvidiu ayant 
ta mime composition et ta mJm^ forme primùîve. Nuu4 
nrg^rdona la coraposilion t/itta connue comniu principe 
àe première valeur, et la forme primitive cotniue prin- 
cipe de seconde vuleur ' . 

Ce prîncipe'ijui nout paroït é4re le plud sâr ^u'on 
pnisoe choiiir pour liiuilcr In eapècc-a, iiV»t point arbi- 
traire ; il est une cono^q iiencv ilu l'oburralinn ; il 
oiire tine base stable sar laquelle on a'appuve pour éloî- 
giier les fauMca eapèccs qu'où voudroil iulroduire mum 
néceuilé. 

Ba. Ce principe nous nppitiîndra encore à diilin^îtier 
daD« beaucoup de eu, ditlèrcu* ordi-es do comhinaî- 
•onsqut ne doivent p«» Un tionfondu». On con viendra, 
parcxt-mplo, qu'il y u une grande dîfl^i-ence entre le* 
combinaisona à [>roporlion8 indéterminé, du tel avec 
l'eau , de la silice aï-ec U potasse . d» mercure avec l'ar- 
genl daiis ramai;;anie liquide, et IpscorabinnUoiisà pro- 
porltoa déterminée de-a élémens qui contititnent le «ci 
marin cristallisé, le mercure arpentai rhomboïVlal, U 
chau& rarlionalée , elc. Non -aeulemerjl les prîucipes 
consliloatu aonl loujoura en même quantité duni» ces 
crrslaux, mais ils y p^iroiiisfnt pluafixcs, I^ lîllrotiun m^ 
oanîque, par exemple, suEIît pour «-nlevrr à l'aiiiid^ame 
liquide le mercnrt;, qui excède la queulilé néconairo 
pour former le mercure aracalid rliombo'idal ; mais du 
moment où cel excès du mercure e»t enlevé , il faut uns 
action beaucoup plus puÎH^nle, pour <lécompoaeir cette 
combinaiMn d'un ordi-c Hiflcrent '. 

* L'eapllcalion de ce qne l'uu Oull entfrxlie p^f prloape on 
ctatctfie d? {irnuUic vaîunr. nppailient « In plnlciaphie ^cn6tals 
de l'HittoUe ■atDielle. Nau» acToiis bon» ci^nlcnter d'en rappcltr ici 
U diADhioB, Un carkelirc (te pr«n>l«re Tslenr ctt crlnl dint l'exl»- 
tcDcedaai ta» ciAUt d'itret. (niralix uécci^airrnMiil U r«ai«mb!a(iL-« 
la plai eonplèu , on >et HbaJagln tf ( plu» ni-nibr«a>T* cntie les êim 
qnl la convoient. Telle «tt b •uucmre du mim d«ui l« auimam , 
celle du fruit <iaiit Ih vég^wiix , &c. 

* Ce M vnt étTc kl le llea d« dUcotn It «nctèrt in |enrt 



â* 1 « T H O D U CT I O K. 

83. C« principe serfù-n H.vmi k ntiuti faire distin- 
guer un oor|M3Culf:mcnt accessoire àuue combinaison , 
el qui ne contliuia qu'une simple variiîlê, de celai qui 
L'Iiaii^e cDiuplèlemeiit la. combinaison en y entrant 
comme pailie e^ventielk, aoit [>;ir vk quantité, soit par 
Ja force de son aflinili.*. 



tl« eombiaalton qat itoat pie.-.oni poiu t)rp« de IVtpece minértlnj 
eiqut; cqtcndnnt, commi.' «tic question est d'une auei grand 
Impoftoucepour la détermlitiHltin de cette cigiéce, je oc pali me dll- 
Vf Dter d'sjueter quelques divcloppeaMiw i m qocjal dit dskt le texte.' 
J'aI ptU l'exemple da metcnre iirgrntnl, coiam* on da plut 
frappant* Le inttciirc et 1'M{ent aenililtnl , en cllet, pwuvuif ta 
réunir djm lout«t les propnrtinnii nu-ilc, pnrmi cet comUnabanij 
oo b'co can&o'l coctire qu'one leDlu qnl donae dct crtitatu ipp*t 
iCBani tini i vite même TurHe pitmlllve, 

C* que uoD* AUomt du mtrcnt* argenul ponrrolt peut-être l'n 

pfqoer à bcjiucflap d'nlline» , nntiminrai Ji cclaj ODUiDie aigc 

■gulinifUiiBl; et û l'oa ce CMiDoit pal encore Icf Mnifci aillant tiiti 

la^lltùi , c'tH que Cf$ nlltng^f devenant tulides par le rerroidjMrnieiiti_ 

|ei iBolfecn'ei mftatliqae* ne »0Dt pim libreu de le batanrcr ponr «• 

'ifiuir de maaIÈfC à former des corps rA^rnMert ii t>r«ponn>ui dêter- 

nlnablef . 11 ett poulUe qu'en inaiittenaot c«i allugti liquide* ftcu* 

lUnt on certain Icmp^ , qu'en Ict clécoalaat avec ccrialaei préc^u» 

ktioa» . on pM'aonc de quelque i-uns d'entre eui def eriitaai patlicii- 

1lei«, dalu leiqodi Im métaux teiolent constMotncBl réouli i-pcn- 

^torti dAH» Ict mtDiti proportifloa. 

Ce qn'iu nomme crAio// cft , d'aprit lea donMiea nptrieacei de 
'klM. Fanrcrct)' et Tbénard , un fulfueiioLr de mercure , daa* lequel 
' le uiercuie elle konfrc ic rcnconlreat d^nt de» praportloot raiiiibl» ; 
I O» ue connoît point ce tulfure citttalllif. Ld cUmabn:, sa cun- 
Itnlre , qn) eit ^a merctire luIFitré ronge ctUtalHié , conUent tonj&ai» 
l'iei mimetproportirxMdcmcrcnre cl de louFrr. 

Le verre paniil tire dsia le ibèate ca> qne let alliage*. La slllca 

eut s'nnir ea toute pruporllon arec l'alcali ; mait li e*^^e combl- 

liMO est tenue liquide peadaoi un cctliiln temps , Il l'établit nn f,a 

'pCot-cirepliuieunpolQiid>teira)ii«b1ei de «luraiioit{ et lenonvriiH 

'terre qui le prcduil, *c tfp.ire mui forme de crliUas. Ce vfiio 

lltallUé cit DM eomblnaUua de tlltee et d'alcali, qui aovt p«iu.i 

' ilre d'un autr* ordre que la piemlér*. Il «it prolnUc qu'on nc 

pourolt pu chauF^cr lei proporttoiu de l'oB du prinolpw da em vni* 

cria«UI«6 , taiii cliangcr ca mtne tenfa ta letmc priBOUt* d« tci 

tilitain. 

Atatl, dtiq[a*HMl.ualllt9rinMa}Uqiie,ea toute aUfe uorh. 



tlfTRODUCTIOir. 5i 

Dins le en» oi\ le corpa ajoulé a la combinaison 
n'y est qu'accessoire , ta luolécule inlvgruntc reste U 
mt!aie,«llecoiuervelamëineroruie,et«ea partie* con»; 
liluaat«« n'éprouvont aufiin changement dnns lean 
proportiooH. Le corps accidïtiltrl {icut varier au con- 
traire (le projiorlion ou raénw de nature , rt il lient 

Unabon ciittallbent, les CrtitâOl quIUdonDCfll, clquf af^iirlleaiMOt 
À nnt mcms formr prtniitiTo, préirnlcut uiics fién^ialvinFat Ict 
racm» ptoportlnnt cUm Icari prlndpct. La aiiUlIltatlwi tndiqa* 
donc dais bcnUBonp de cai dei limlU* dont In iifopurlion* dci r.oa^ 
biulsoBii et «« ig&t CCI limUrt qui udbi luirlrant 4 ciTcoaicrlra 
Im opccct- Npus 1« l'eruo» msc (I'jiuiiuI plus de raiigo , qoe U 
plofHUtdn miDt'Mtix hi>mo[;iaei offrrflt dtnt U naïun Ici m6incs 
rapport! t'ntic Icom [itincipci r»»ciiUeb. Celle clreoaitari'r« letn- 
bûrnll prouver qnr, il Ict mcinfi carpt peuvent «'unir «o prnpor- 
ttnou Ires-vartfes , il y a pArml OM pfopottloiu cerUios tcrntvi q«| 
UuLiqucuc nac lone d iqullltuc d^ai kor uxiion. 

On p«ut fuie «n c3D»(vti dau an UburutaUs de* combioaiiont 
il«n)tini-(ca(pt,qul 4ifri-renl entre elle» par In proporliorii, p«rce 
dii'on ml le maitic Ac tenir c«* comblnnlurinf Uulici , et d« ne leur 
doon» qu'OBC ccrUluir qaastjlè d'iiu de leur* principe* : mal) djuit 
\a Datore , li» corps mtits . et pour «insi due uttasùt pcrp^inrlle- 
lont, Mt dâ tr (iâutru d'eu* racmi» au* pr^piubiM» que aoiu 
tegntdoot ctnime dcji termes de comtiliintfoa) dtCeiffilar* par Ix 
f«nne prltnluve. Le temps et Ui oir confia Dues leur oui pcrniU do 
prendre ce qui leur manqunli , nn de ptiOre ce qu'ils avotml do 
Uop peut «t tut »di« àce< Icimw. Aiaii , u<ia-irnlecNent la plupart des 
eip4«cf d« cnlnirauz mi p'é4ejilc'il d<uu U uniuic <:h:i<:uD« nvec !ei 
méiMH prioclpck léonis dut)» du pri>po<lion« détennlii.-iti1«t ^ mali 
cnttwe on oc connoit paml «us que lici-peu dViiiccct dont les 
différences (Aient tuiiqucuivut fuudèn vu la dlvertlift de (tiopOitioa 
dati) leofi piiuclpe* coatiitnnm. 

Par EX«inpl« > parait Ict curpi uaiurds dont le* prlnolpet «M ^m 
forte afiJ ùi^ l'ua puui laulre , lr> «lidri »obt le* mmIi due . 
kt pr>)pvftiuDs variables d'oxl^cnes «tahlUfcol pliuietiu e||p4c«) j 
blÛtcM : eciciirc <^i ctpùcci te lidultcal-Flli:» 4 <j(ax «n ftej 

ikrer Gri>t>llla<'-t àw.x '^'W^^^ÊjÊÊÊ^''^'' "-'. rfc '1 1 

dans d«s ^ «. ^ih 

tnu'ânptti-- ' . -^i^< 

i^eit cepcndiol < 







Sa 1 N T n O D U C T I O H. 

(]iiel(]uerijis rî peu & Ia romMtiaîwa j)nDci)>nte , qu'un 
JNtnpIe inoj'en rnécaniciae siiBlt pour l'en s^pnrcr. C'est 
pi'obablement oînti que le chrome s'unît au bérit,tlan* 
àcM proïKirtion» iiiHéterniiiiée», tHiidis que la molécule 
ïntégranlH fin br-til renie toujours la m<-mc : c'eil aiiiïi 
q:ie les matières et leH s^ls qui coloiciiL cl allùrant lu 
«el gemme cri»li»lli*é , [jçuvf^al »'cii »cj>arer par dea 
lavages et dea cristalliflalions, tandis que ces opération* 
ii'influent en aucune manière sur les principe» cons- 
liLuaru de ce Bel. La force qui réunît les principes dti 
&t'l gemme , ejtt donc beaucoup plus ptii^ianlc que celle 
au moyen de laquelle les nialières élrangèrea, dont nous 
venons de parler , lui éluicnt attauliêes. Ces matières 
élotent ccpcndaiil comLlnéc» avec ce aci jusqu'à un cer- 
Idin point , puisqu'elles ne se s^paroicnt point de la di»- 
eolnlion par le repoi, qu'elles ne la Iroubloient point, et 
qu'elles n'enl»?voient point ta triiiiHpnrcncedesciistaux. 

Nous reviendrons sur ce sujet , en parlant den sous- 
espèces ou TariétÛH do l'espèce ( 106 ). 

84. IU> n arrive Aouvcnt qu'une espèce uiiuérale est 
mêlée d'une autre espèce , qui n'a contracté avec 
elle aiicnnc union cbimiqne , et qui jx>urroit ra^mo 
s'en séparer par dee moyens uiét^ni'jues. Ce cas, qui 
ic rencontre très- fréquemment dans l'olMcrvalion des 
minéraux , rend quelquefois la détermination chimique 
de l'espèce, difltdic ou mi^me irapotssibic , dans l'état 
actuel de ta chimie. C'est ici que l'influence de la forme 
est d'un grand «ccoun». Au milieu de ces alIcriilÎDna 
l'espèce principale conserve quelquefois &a forme , ci 
celle foime qui est peut-Oirc toujours en rapport avec la 
composîtiou (Bi et 83), détermine sans incertitude l'es- 
pèce doiuînante. Ainsi , dans le grès cnlcaîre, l'analyse 
chimique indique bien la présence de la cimux, de l'acide 
carbonique et de la silice , mai* elle no fait pas cojinoitre 
sî ces substances sont réunies toutes trois avec une ^nle 
force, ou si deux sont réunies entre elles avec pins d» 
force qu'elles ne le sout BVec la tl'oisîêuie. Ëilc u'apptvnil 



TWTHOOVCTIO If. • 53 

p*j non plus si c\bi In chaux cnrbotialée qui souille le 
qunrtz , selon l'expression «le Bergm»ii , ou le quarU qui 
BOuilJc la chatix carbonate I_h-i forme que prend c* 
mélange lève 11 tlilGcullê , el prouvB qvjo la chiiux car- 
bonal^ est IVspùce princijjalc 

Don» co CAS, la forme délmuinera donc l'espùce d 
suppléera â l'analyM-. 

Q5. IV. Dans dualrea caa , l'analyse cliimique na 
peut ri*n proiionctT sur ta léuuion ou suc Ja aép;!- 
ralion dcA e.«|ièces. Tantôt c«tU- analyse n'exùte po», 
lanlût elle es! mal faile ou inccriaine; enfin, elle ejJ 
9ottT«Dt insiguiQanlu, c'»l4du-c, qu'elle ne nous ap* 
prand rien anr la manière dont le* pnncipes dos mîu^ 
raux son) rt'uniaenlrr eux; telles sont le* analyses dft h 
plupart des pierres el de beaucoup de combusiibles '. 

86. Si I«!B minéraux qu'on tludie , c'c»t'à-dîi'e , qu'on 
clierche i classer (70}, «ont cristallisé» arec la netteté 
sulQsaule , on pourra délerniiner assez bien l'espèce au 
moyen de la forme ; ou pourra du moins séparer, avec 
certitude , eu autant d'espèces tous ceux qui auront dos 
formes diflei-enles. Mais ai ca roinêraux impurs on mal 
analysés n'ont point dt; formas rrùlallinefl, il faudra avoir 
recoan> pour les rapproctier des espèces connues ou 



* Luttcpt'ane pleirc n'eft pittul traoïpatente od lonqa'nn mlot- 
lâ) nsl 11 telle meut opaijiit? , n'eit [xdnl parfallcniecit fai>i)i'i>B^i>c , on 
peat «(Biincr , dann la plopnit dci c«f (*) , tjnc c'est an Dié1aDg« da 
djlf^natei a^ttt. Lh ItidJtidiii qni le composent peotrat y itn 
dans dct pro;>nnioni trii-riijliiblct. l.'naaIyEc d'nn temblalile mlnétal 
t*V1* qu'on Bout la donne actoelleiiirot 1 apprend iloac aètpeu de 
thdke tôt m riiltable nainr*. L'i M^l^ii" en Indlqnaot \» tillce , 
r*lanilac , la duux , le fer^ cic. daiia l« pliu |^«r)(l nombre dri 
mlDftaax , font a««i bien conaoîtis la somme Aes tnbrtiiiicri conte- 
Buei ddni ces tntnftaiix , mali citct ne nom initmiical ni sur \a dhIub 
du (fpcc«a qui , par leur mélange , pcnt-èire même par Icnr cambi» 
naltnD, Ennnuunn mininl, al tntfearsproportinnj entre etles; cIIh 
»• ptDvsnt par coajéqocnt nom fm/c connoitro li pUee qno <I<ilt 
•onpcr ce inlaéni dut le (jfteme naturel dei cvrpi InerEHOlqu». 

(*) Vsju I«i <« <iai (m) •x«rpU«i (58 )■ 



54* iNTRonucTion. 

J70ur en Ciire àpn «.spéccji dialincteji, à d'Aiitreti rirac- 
tères. Ces cai-aclèies ne dotreni point éire pris au hasard ; 
il UiA e.n leH choidijcHKiil avoir ég«rcl ïi Jeur importance, 
c'e«l-fl-dire à leur dépendance pliuon moins intime de 
)a coinpoMiliori , qui csL , comme iioiu l'nvniia dit (Bi), 
le cariiclère vmeolii;! des niiu^raux. Nous cherclit^i'OiiB 
plus bas ( io5 el snir. ) » uvatucr le de^rt d'Jmporlance 
de CCS caraclircs secondaires. 

87. Enfin , si l'on n'a fincun moyen ponr rapporter 
ayec certitude d«3 mittérnux 4 une espèce déterminée , 
ni {lour Icuh en distinguer, on Kera rédiitl A laii-e ce que 
nous nommurons tint espèce arbitraire i ainbi lerelinile, 
te pélroailex , le ailex , kouI des cspi-cejt arbitraires , parce 
qu'on ne |>eul Ica vapporlur avec ccrlitudo ik aucune 
espèce connue. 

ii9. T^oua devons préfûrcr dans ce cas une appari- 
tion urbitralre à une réunion incerlaine ; en isolant 
une C9t)èce,nous n'affirmons lien sur sa nature , nous 
avertissons, poiiraini^ dire, que nous ne la connoiswna 
pas, Kl) lin , nuvis nu faisons naiti-e aucune idéu iri'^xacle : 
la réunir au coiitrnirci avec une autre, c'est affirmer 
que nous regardons cette espèce comm<- tiant abso- 
lunienl de ta niému nature que ccllo à laqui-Uu nous 
l'adjoi^tioiis. 

Il nous semble qu'eu adoptant les principes que nous 
Tenons d'exposer , nous arriverons & classer avec exac- 
titude (oui ce qui est regardé comme bien connu dans 
l'èliit actuel de lu science ; nette inarclie, daus ce cas, 
n'aui-a rien d'arbitraire. 

89. Quant aux minéraux simples ou métangéfl dont 
la nature est inconnue ou incftlaine , et qui ne sont 
pas cristallisés, nous ne pourrons suivre aucune règle 
dans leur clauifîcation ; nous nnuA laiiiseroiis guider 
alorii par les analogies qui nous piiroilront les mieux 
fondées *. 



* Nou s'avMis ]'■ TépnaOre Ici àtocisi ki aï^MittoU tpii I'ms 



I N T n O D u c T r o ly. O.i 

Noiii eroyon» pouvoir tirer de ce que noaa vpnoni 
fl'exposer sur les premiers principes de la cUssi Ben lion 
des niirtémix , le» coii«i''(]itf nces aiiivantes : 

qo. 1**. Tous \e» m'ioévéux dont Ifl compotîlîon nt 
bien connut', t-t qui ont les in^mca principes consti- 
ttiaaa essentiels réunis à-peu- prùs dans In marnes pro- 
portions, formeront antnnt d'espèce» distinctes el défini- 
tive» (76 et SUIT.). 

r)i. i". Lb forme primiiive êlnnl souvent en rapport 
avec la composition (et peut-^lie l'e-stelle toujours), celle 
(jualilé «Menlielle servira « dclei-miner qiielli-s tionl le» 
pruporlioiis qui constituent les espèces , quels .lonl les 
principes que nous rc^rdcrons comme esst^nliels , rt 
quels sont ceux que nous considérerons coranie acces- 
soire»-, nous nommerons prmi'T/i^A (i«VA«oi>«s ceux qui 
pcuvenl exister ou ne pns exister dnn-i inie espèce, sans 
iniluiTsiirsa Ibrine pniullîve ' (8a el 83). 

m. 3**. Le citractî'i-e pris de )» forme primitive îoïnt 
N un ou à plusieurs caraclères de second ordre, pourra 



peatcaco/cfal/cconueootre principe de détcdulnflilon deretpècc» 
prlsclpe qoe nont avouv piU i>our b»se île attUv cUulliciiiioa. Atoil , 
un [fourra dciiLandrr ti te* ngté^Uont d'individni ont le* tnûin«« pia- 
piiilËï qae Im individus mlnJralvylqut». Je ivpoiidral que ci-ft «^<ga« 
tiuni peuvcDl «voir iet ptopiicltj dlFT^rentM de <clkt àe-i Indivldni 
\u>lét. Mail comme lu carattétes ei'enii«ts de l'npèca sent prli dnu 
sa c&mposiilAn et non pai dsiu ta propri£t£i pbyshtne* . les dllîe- 
iCDcei uni peavent nlstcr cniro l'Individu Itolé et wi t^tiffiXtomt , ne 
doivent îttAticr en rien tar ta dé ictml nation préclie det eipècct tctlra 
qu'on kl connaît adaeDcm^Dt , [mlxjac Is compotiUon an indu 
vidas Bgr^sCt, rit eiscntlell entent la mArac que celle de) Individu 

On dira encore tjnt la nituie des minéraux qol aeinbleat le inlenx 
canSDS , n'ctt peut - vire pxs to(1c qu« l'analyM doue la donnv, Hatt 
quelle idn» , & VczccpllDO dci ideoc» nialI)éniBtiqu«i , peut »e 
Dattet d'avoir d«f prlni:lpe> Immuables ! Qaell« qu<> folt la rl«fi|- 
fîcatlon c[u'oo établit*», ou taia tanfonr* forcé de partir de» falit 
qnl pjitolMent les plus ceitsUu d'eprfts l'état acloel de noi conuots- 
Mnccc. 

* Vofa p^m ba: ce qui eit idaUf au varltléi ( 10; , 1 1* , 1 èf, 

ta ), 



^ ï » TRODOC T lO W. 

Mrvir à déterminer 1m eApèoe« parmi le« tnini^raux dont 

|U compiMiiioa e»l iriconuue ou iduI connue: parmi ti 
tmitiéraux , lou» ceux ^iiî auront une funne primilîvAJ 

UfFércnte, formeroni autant d'eâ|>éce« parlicutièms, 
, landU que cuus qui auront la tnêmv rorme jiiiiuiLJve, 
I dïTvront en ouLru avoir les lUtlmeB caiaclùmi secondaire 
[pour dire con»idért's comme formanl une seule ««poce. 

(fi. 4°, LiCA minériiux «itnpiei, c'est-à-dire setiïiblc-j 
[ment purs , dont on ne connoît exactement ni In inroiMij 

»rîniilivet ni la compoeitiou chimique, formeront de 
^spêctg arbUrairea qui aeroiit élabtiep «nr les cKract 
econdatres qu'oCTrent ce» minéraux ' (87). 
94- S**. Les minérauK souîUén ou mélangés dout.j 
l'analywe e*l iniposwljle, cl qui ue présentent ni carac- 
tère dominant , ni forme , au moyen desquels on iial 
puisM) les rapporter avec certitude à aucune espèce déjà] 
délerininéo , seront séparés en fauMes tipècev ' , oUj 
rapporlcM aux etpèce* arbitratret ', avec lesquelles il«J 
ont le plua d'analogie. 

y5. 6". Les minéraux aoiiîUés, mi&ceptibles de crislal-j 
liser , seront ra ppoiiés à cliacune des espècea auxquelle*. 
la forme de leur» crïslaux apparlif^nl 4. 

g6. "j". Lt» cepèci» i*éclle«i les eapêcea arbitraires , 



■ Tell tant pouf nani le illcx , le pcirokilex , l'obiidluiQe , la 
}Ade, laii'r[jcaUDc noble, le talCiUmacle, l'iub^Kc, le nicda, etc. 
en ii« peut eue (tiri^û djini Icurip^cIficAiton, ni par la fiMiuv, puli- 
ija'oD n'en CiMiDoti pat de véritatile L-riitiinx, til pur l'aaalyieqal c(l 
IjitIgnIfiAute ixii* \* «Jatie it«* picrie* ei d«t cauibailibka cuinpo>c(.i 

'■ Tel» (UBi le iaipe , l'arglk , la sitoutc , le ifti , le llfiniu ^ la^ 
houille. 

' Alntl. la serp«Dtln« ntminniii; fera rapporKe & l'espèce urbi— ] 
t(Dlr« de la FC(p<'ntiiio nnbW. 

* Le ^ct cnicaire !t U chaux utbouatfe, la quartz f^ragineuc i 

On vicat <1« voir queli ttcoiui i'abicnaUad de* fi>iinci piUti'Irvci 
nout oITie poor la conciuiKaDCC piidic des mlDèiani. Ccït k 
M. Hnùy i|iie la Kiencedolt « mcyen eScaee deptifociloaBeDieai;' 
«ai lai qo) l'a fait cobdoîuc , qal ci a <l£aionU6 l'inpvi tance , at ' 
qal Kit a fait la plu henieusc app>!cati«ti. 



INTRODUCTION. 57 

itlei fausses cspèL».-5,6L'ranl rangées dans la mèinesérief 
fMlofi teti-rBppoi1«<{u'eile.i (iaroia<ieul avuir evàre elle». 

97. S'a Le> Euiuéraux. mùlHiii^és duul U ti«lur(< bi-^lé- 
iD ea( aenaible à l'œil . ol qui «e irouveol en grandes 

lasses, foimeronl uuf climeH p^ii-tBOualt; nom àcrocAea; 
îur classiCciilioti csl l'objet d'une parlie <Ji»lincl# île 1a 
minéralogie. Celle partie Msra trfttiéc <»i|»r^meiit. 

98. L'capôce qui <-.hI U fciiiiion tl'individun ou l'o^*- 
t-lmc/w/i U plus iinporUnle daiia une niélliodc , ilani 

lélermiiié« (7(5,81,^0, gi ), il nous reate ii chercher 
lica prin(.-i|>es qui ilotveni non» din^er dans l'élahliAMi- 
lent defl auLrei divi»)onft> 

Une mêUiode luiucralogique uaturelle t-lmit néres- 
lîremenl fondée , comme nuus l'avoii* prouvé plu» 
biat { 74 > 75), sur la couipo&ilion , c'est encore dans la 
coinposilion ou dans les prnpiiéli-jf chin)i(|uos les plus 
lTenian)Uablr;4, que nous devons prendre Ifs caraclùre* 
les divinions supérieures à cHle de )'cM)tècc. L>cs pro- 
irtélés k'B moins importanlea nous serviront it subdiviser 
leii individus qui conipownl utie espèce, lorsque celle 
luUdivisioii deviendra tiêcftw^iu-e. 

I«e» divisions &upéneure5 ii celle que l'on nomme 
Epéco, BOnI, on reinonlani, lus gcn m, les ordres c-1 Ice 
laiwes ; nous ètabliromces divi^tons d'après les pnnciptw 
kuivans. 

99 I". Les genres seront formés des espik'es dans les- 
juelles un des principes r&t commun , et qui ont ea 
DUlre d« r«uâlo|iie onlro cUi;» par leurs pro2>riélés cJiï- 
xoiquc». 

100. Le principe le plus fixe, ou celui qui ojipartient 
UD« classe dv corps regardés comme élant plu»£xcS| 
Bja considéré comme leprinciiK; ew-tnliel d'un genre. 

Ainaij tous le.* minéranx corapoiés ou d'un alkalï, 
la d'une lerre, ou d'uu oxidv mclatliquc . combiné avec 
in acide, formeront aulaut de gcorc» qu'il y aura d'al- 
kalis, de terres ou de niélaux ditTércns, parce que ces 
corps Boni considéréti en général comme bases, c'esl-ù- 



58 IlVTROrWCTION. 

dire , comme corps plus fixes que les acides avec leMiiiela 
ils sont uiii«- i I faudra néanmoins qu'il y nil une certaine 
analogie dans leiirn propriéléA chimiques ' (99)- 

101. 3". Les ordres AeronLcompoaéadâfl genres qui fi 
ressemblent par une sorte d'analogie dans la ualiire Ûi 
leur b9M>; «in&i toiu liragcnivs à boM terreuse , forniOi^J 
ront on ordre , lous ceux à base do rnélal ductile , bi 
formeront un aiilref&c:. Il Tautlra. comme pour lf« genres, 
^^u'il y ait de l'analogie dans la manière dont leurs baNCf 
aérant combinas avet^ rnulru principe. Ainsi U-o hnm'n 
oxif^nêea formant des cui'pd acides , composeront un 
ordre diatinclde celui de« bases oxigéu6?«, foruiant des 
corjM non acide» •. 

Î05. S". Enfin, les clasMs seront compiwéps des ordi 
dont les principoH ont unsHmble tme eppèra de resaem» 
blance chimique ; elle «ern plus éloignée que l'analogil 
qui influe xur la formatioti dosor<lre«. 

Aiuai, les minéraux i base non métallique conibin^j 
ftvcc l'uxigène formeront une classe, c«ux k base noit- 
mélallique combinés avec im acide, en foi-meront uni 
iBiili-e , &c. ^. 

io3. La réunion des rspôcus en gcnrea t'iant fondéa^ 
sur 1» compOftilion chimique , ne peut s'appliquer avec 
exactitude qu'aux minéraux dont la nature eut hif-n 
connue; c'est pour celte raison qu'on ne peut ^ablir 
encoi'ti do véritables genres , ni parmi les pierrei, oi 
parmi les combustible* composa. 

104. Cependant afin de ne pas lai«ei' la longue série 
Ijdes pienx'* sans division», on pro|)o.^'rB quelques réu- 
nions, qu'où Domuiera ordres cl genres prorisoires. 
£Ues seront fondées aelou les cir^onslancfi , tanlâl sur 
la compoMtion , tantôt su^dcsresjicmbIancvfi(<xtérieoreL 
On distingoern soigni^usc-iuetil par ce Dinyen ce qui est 



* Voyea l«TablMn dvi mlnèraax. 

* Toy«x pont Im cicmpt» l« Tibtean milhAdi^a*. 

1 V«?*>d«iu1eTatdMa iD£tliixltt)ac Ici caisclèns in cIjimh. 



ÏNTRODCCTïOPC. 



59 
précis, <le ce qui vsl vnguc cl arbilraîrc, et l'on ne cnindri 
pa5 tic nuiiiï B la science, en devançant \oa fkiuparde» 
liv|>nl]iè»e5. 

Tfh »on( fea principes <|tti nnu» ont dirigés dans l'éta- 
h)i;^e»]pnl des divinions ou abitracttoni aupérîcures k 
I celle de rca|}éce : on eu ventt l'a|>|ittCHlion dans io tabluau 
ni^lhod^d». On tniuvera dana 1« corps de l'ourrago les 
' principaux motira df^a divisions , et de« 8j>éciticaLiou* 
^^arbi traire» qu'on a clé forcé de faire. 
^V loS. Les minérnux qui appuiliennent k untf môme 
^Hîpi'ce , doivent , rotuoie nous t'avons dil (76. 81 ) , se rea- 
^MeiiibltfrparloiivcompniiltDnusivntivIlc; tuais iU peuvent 
^Bin'Ârcr un peu \ca uns àt& autres par des proprï^s 
^^noins îniporlantca; ces proprièléa élubliront , daiisl'es- 
pèce, ce que Ton nomme »vue-€spi«tt , variétét, ëoits- 
^KntrrrVfrc , ar^idens , Qc. 

^B Lf'^-labit'stpmeiil de <!fis sous - divi/iïons do l'rspèoe 
^Bl'êlant pas U^a-iuiporlaul pour le» progrès de la tcience, 
^^Bous DODj coiik-tileron!» d'ex[>o>wr ici les propriétés 
^Bbconddir^ sur lc:<qiiRUe« noua les fondons , tt de les 
présenler dann l'nrdre <le la préémtnencu que nous 
cmyons pouvoir leur ns.iîgner les unes sur les autres dans 
ti plupart de» cas. 
^K to6. 1°. L'espèce |>^ul varier par la présence d'un 
^ftorps qui y est réellement combiné , muls qui ne s'y 
^Hrouve que commo principe accessoire. Tel e*t le fer daus 
^^« plupat't des minéraux iratupArens mais i^uloi'^ , le 
chrome dans le bérïl émpraude et le spinclle nibi*, l'ar- 
genL duris le plumb sulfuré, S:c, Noua avons fait con- 
noitre (S3}en quoi ceUe aorle de combinaison ditfêroit 
de celle de« priticipea easi^tiels à l'espèce. Nous devons 
rappeler ici que ce principe act-e«ït>ir<t ne peut chingûr 
l'espèce ; car lanl que les propiirtioiis du corps qui la 
conalilae sont sensiblement Iva mêmes , sa forme primi- 
tive reiUe awmÎ U même ; ce corpa acce»oirr> lait donc 
seulement varier L'esjiéce. Ce uiodu d« variétû élanl le 
plus impartant , nous te plaçons le premier, «I ii êlatlil 



OO INTRODUCTION. 

ce que QOQS nommona tous-Mpèct. Celle allAralion da 
l'eappce inflne sur ses caraclùrec, |iarce qu'elle a uno 
cerlaiue action cliiinîque. Ainsi elle i>eut modifier la 
pesanteur «pt^cifique (dans la chAirx carbonatée perlée); 
changer U fusibililé ( dans lu tourmaline ) ; la propriété 
de faire cffervûicencv { daiwl;! doloraie) ; la durol* , &c. 
Lnt proportions du principe a<?ue«»oire qui établit 
ici len aon«-cspèceâ^ «tant cïtr^memcnt variables, ou vm 
que nouâ appelon» inUHermirutbUi, on snnt que tes âoua- 
eapôce» pa««runl de l'une à l'aulra par de« nutrncM 
inaeatibte» '. ( Voj'cb dans le Tableau méthodique le» 
arb'cleacAoKx carbonates, béril, epineUe , 6:c. ). 

107. »*•. La lexlure crislalltue ou compHcte, «lifiv- 
reiice qui ne tient souvent qu'an modo d*a;^r(igatiou^ 
iiiil ccpeitdanl varier lellemeiu l'eapêce^ qu'elle altéra 
aa Imnsparcnce , modifie »a peMUleur spécifique, su 
dureté et les caracièiuj qui en résultent ( la cliaux car- 
honalée cnslalliAée et la craie). U estsouTenlditHcili; do 
rt^onnoîlre l'^pèce aou^ ces foruiea différentes, aur-iout 
loraqu'ellu appartient h une cUase de minéraax, dam 
Iac|iit-[]e l'aiirilyse t-bîmiquc n'eut qu*uii moyen iucectaîn 
do détermination. Ces variéti's de texture , indiquant 
«ouvent Une manière d'être trcs-diHIïiente dans la na- 
ture, elles nous paroîtront, dans bien des cas, ^ufluantei 
pour ériger en soud-eâpècoa les variétés qui les pi'é- 
aenlriit. 

108. 5*. Les formes secondaires ue sont que des mo- 
difications dans l'cxvrcicc de la propriété de crislaUJutr. 
que possède unevariélû. Elles ne peuvent iwini être pi 
cées sur le ménie rang que les Tariéléa qui résultent 



' Lct espcc» dam le râgae snimal ptêMnieiit dei tariélé» phu 
dtffn culei entre tll» qiis cclt» quo aon« summuiu Kl MUt-et(>*cei , 
Cl etJec ae suot pa* nUna. drcvoivrjtat iba» ce iHi^e qu* <1id4 I« 
rign* mlDèrsi. 

Aia»i le* bceof* mo( coract, qnl lont blea cvrtalBemeal nat varItU 
4ei bKofi A corn» , te lient mvcc en deintcra pM dc« indltid« qa 
a'flDt qac dfs nittUiatas d* Ctftnu , Btm adliéf M* aa criât , de. 




préjeuce d'un piiiicipe «ccesaoire, ou m^nie de la 
lexture ciistalline od cotnpacle d'un minéral. Nouh ne 
In consiJêrerdns donc que comme d<» rariétô« dti iroi- 
lîràie ordre, 01I sput-variéUn ; car la diff^i'enrc que la 
présence ou l'absence d'une facelleélnbtissent entre dfrujc 
erislaoK , n'a qu'une Irèft-roiblc^ iniporlance daua la na- 
liire. Ainsi on ne peut metlrr sur le mAme rang , comme 
. varirCé.d'une par( la chaux carbonutée prisiuée, )ei cliaux 
L-arbouatée émar^inêe, &c. et de l'autre , ta cliauz mr- 
bonal^ sacrarnïde, ta chaux carbonalée craye, iVc. Le 
L^-ril étneraude et le bértl aïgae-marine, ont cerlairxr- 
ment entr'eux desdifTL-rences jiIriH tmporlantvsque nVn 
ont enïom))le le ïiéril prî«m^ ul Ift l>éi-il éinar^lnt!. Le fer 
oxidé rubigineux difl^rephtsdnreroTidéliémalilF^qufi le 
ftr oligiste baMé ne diffère du fer olipijk- binaire, Jftc. ', 

lO^ if. La couleur doîl ^li-e rei|;-Hrdf« connue carac 
tère de variété de «econd ou de troisième ordre , M-lon 
les circonstance». Lorsqu'elle appartient à de ^mndtM 
maasea, qu'elle est intense, a»ez coiislanle , ol qu'elle «M 
par conséquent le résultat de la présence Iidliituellc d'un 
principe acce&wïre , elle doîl fiiire connidérer comme 
variété principale , ou comme soiis-eapèce , les minéraux 
qui en fOuinent i maût lnrscjuc la coulenr est fiifjaoe , 
loraqoe mi nnancea eont dues plulàt à des modiCcations 
du corps qui la produit , qu'A des proportions trce-difré- 



' J'ai dotic coDiItlrré lei ciutBUx cnmmc fuïmaut uur iiiJi>t« d« 
■tbt)t'tu\étt* féunki p<ir la piopricié conimnni; , de prciidie nue 
lorme fÉBiiUtfc , cl j'en al fait aac rarfilè ptlccIjKiIc snut le uum 
(An^al de minirtu» trittaliU/i. Je n'-ti ccpcndaDl pai toujuars tuivt 
ectta marche, paim qn'dle ir'iLuroU quclquifoii entr^icé dmi dc( 
tUlaUi {traogert a l'objet de <^rt ouvraf^e. I.on Aoac ijii« )'ai <fù 
«NMattr* atMolameot toatea li* vail^tfs de foroïc* , p«icc qnn le miné» 
tal 4oat II tloll qufftlon na pr^Kiitoit aocno «UUd icaiai(]iul>l« , 
k b'sI pas fngi k pta^* d'étabHr un lttr« de diviiiuO pour n'y rira 
placer: ]c me anii conlcolit d'Iadicjtter dniu l'iBumiiatinn dci pro* 
pdéib cdRunuDci an miacial , la forme gtaicalo que piéicnteoi tt» 
cMitaai en Ici dicrivant d'oar laaniûrv Tasaci niâii flôanmolac 
luffixaiile pour ca djoacr ui>e {dt-c. 




6a iHTnODUCTlOK. 

reniGi de ce corp» , elle ne ppiil èti-e conudcré» que 
comme un caruck'^re <le soiis-vnriélé. 

Aînaî le jargon et l'hyaciiite formeronl des variéléi 
priitci|iak-s du zircoii. KItes serout oracléniwvs |Mr la 
couleur qui e&l d'nrr«rd avec une forme secondoire 
f^éiiérale, et Ri^me avec un f(i«oin«nt particulier. L'amô- 
tliytte, te 4iiftii3 limpide, le qaarlv rose , etc., hcroiit 
«DlAnt de variétés pHiicipalen du t|U8rii: , parce qtie lea 
corps qui lescotorciil nont, on diflcrens par li^iir naliire, 
ou jeïiuéuieii, maidd^insdf^prnporliorta iréa^illercnlcs. 
Le ulnc cornaline, le silex béltolro^w . le «îles hydro- 
pliane, seront auAÏ cmisidén.'s comme des Tariétés de 
cei ordre. 

tio. 5**. Le« miuéraiix mélanfifâ d'une manière iim- 
aible ou soutiUs, formeronl taniôl des variéléa de second 
ordre, tanlàl (1rs aoim-Tariéléii. On iic peut pii^rc établir 
de règles il iH't égnrd ; mahi on doit mpii^r ici ()u'il y a 
une gmnde dîQérence entre 1» «ubalances Hinplement 
tnélaojijées , et celle* qui onl c^ntivcl^ >if le aorte d'union 
avec re!t|)èce. Duns le p-cmicr cas, le corps étnm^er 
est semihle, et ronierve toiu «ej cai-ncfère», 1p minéral 
luélnngé esl alors Louiours opaque, ou foiblement trana- 
]u<-îde. Dans le .tcroïKt c»a ^ le pHncipe acceiHoire est 
comuii! dicauus dana l'eMpèce principale, ainsi que noua 
l'avonii déjà expliqué (83). 

111. >ou» allons présenter acluellemenl dans J'ordra 
où 1*00 doit Ica placer, les diverses diridions qui cnns- 
tilnent une r1axsî6caliiin , en rapfx-hnt brièvement let 
principes but lesquels elles wront établie. 

lia. 1^. Ijea ciaase* renfermeront les mmcraux qui 
ae reaaemblehl ]>Br la manière dont leurs principes 
coiutituiius kont réunis , ou par une propriété caracté- 
ristique commune â Ions ce« niinéntux. 

Il 3. a*. Les ùrdrea réuniront les mtné:ranir qui sa 
ressemblent par une certaine aâaIoi;ie dans la nature 
de celui de leurs prîuciptu coiutiluaaSf qui est cDuû- 
déré comme buac. 



INTRODUCTION. 63 

11^. 3". X/t-i genres iM^ront composés de minéraux, 
ayant loua un priiicijie coiumun. Loraque des minéraux 
f\ui ont un principe commun , ont eu outra dtt« pro- 
priétés chimiquGA toiil-à-rnit diflcrentes, iU seront divisé* 
«Il deux ou pluâieun geurcii. Ainsi k' carlMiie dniis Vun- 
lbracil« «t le carbone dans i'acido cJirbonitiue formeim 
deux genres ; )*âlnniin« aulbtt^c , l'iu-gilc pure et le coua- 
tU>n furmtironl trui* gente* *. 

1 15. U'*' Les eiftices seront formées dea minéraux qui 
out la luéme compovition chimique. 

1 16. S*. ÏJ6» mtàs-etpicét renrermerotic les minéraux 
d'une roéme Képix.K, (|iii diffireat par la présence d'un 
priiicipv acc'u&suit'e > ou pur le mode d'a(|;régalion de 
le un parties. 

117. G*. Les variétés renft^rmcront I04 minéraux 
■l'une même espéue, tjui ne dillei-ent que par lo modo 
d'a^rë);aliun de leurs parlïeji.ou par une couleur fc- 
luarquitble, Apparleiiant » de graiid<r> niasses, dans des 
circooatanco* «emMable« ; eltet renfermeront nussi qoet- 
tlMefoiJi des minéraux mélangés , lorsque la subslaiica 
élranj^èi-e formera un tout presque liomo^èue avec l'es- 
pèce priuciimle- 

1 18. 7°. Le* tout'Variétég seront composées de min^ 
FAUX, dont les dillereucca wul encore luuins impor- 
Unlaa: telles sont ct;lles qui résultent des formes aecon- 
dairM, des couleurs fugaces, des m^iau^s Irès-âppu' 
Kn«,&c. 

1 19. On doit avoir remarqué dan» ceTidilesu, que le« 
déterminxliun!* dût divisions &oti( d'aulatiC plus r^igues, 
que ces divûionj s'éJoijncnt davantage do l'espèce. 

120. Quoique nous soyons parvenus , au mojen 
des règles que nous venons d'établir, à fuii-e entrer 
dans le système on grand nnmbrc de minéraux , qu'une 
niêllKHle plus Mvùre en exclui-oit , on pourroit encore 



* Cctta msfcht ne pourra pai itn f nlTt« pour Ici u6taaz , p«r 
Im nlsotit ve nuu» eu dùanoûDi en Itfur Usa. 



C4 INTRODUrTlOK. 

obfeclor qu'on Iroiivp à chaque tiiMant «ur la ierve 
des minéraux , qui n'ont pa» m^iue le dcf^i-f: de pu- 
reté que »cmblc;nt exiger nos pnncipM. Nous devons 
prévenir rctlc dilBcuIlé en niisant roniarquer: i". qu'il 
eatcerlainn mélangea pierreux peu impurlnns, qui n'on^i 
aucun caractère , cl qui échappent aux clniutiBcalions 1^^| 
pin* vn^ue» tl les plu» arbitratrus-, a", qui? les espèce^^^ 
w>u»-<vpèccs, varîêtcA, etc. leUe« ijiie nous venon*de tes 
délfrniiner, doivent être considérées comme dca point» 
de i-e|Mtire , à rcntoiir dcaqueU on peut raftârrrobler les 
minéraux qui s'y rapporti?iil le mieux, miniif>e lîiii*e une 
loi d'une précision inadmiMÎhle dans la pr«tique ; 3°. qu'il 
faut bien «e garder de confondre les minéraux simple», 
les seuls dont nous Tenons de parler, avec les miné- 
raux composés pur a^réitalion , beaucoup plus com- 
mun», plu* ahondans qu'eux, maii qiiî doiveni f'tre 
cIsAHéaen suivant des principes tonl-à>rtiil did'ér-en». C'est 
avoir fait un grand pus dan» Vliiôloiœ des inïnéraujL 
agréâtes, que de bien connoîlre le^ minéraux simple» 
qui les cnmposenl. 

Ainsi, malgré la sévi^rilé npparenle de la définîti 
que noua avons donnée de l'espèce , maigrelet rèfiicB 
ajMcK précises que nous avons suîvieii dan-i Ir» déJînî- 
tions dus autres divisions au abstrsrtions , nnii.t pnu^'ons- 
dn-e que notre uiélliode n'est pas seulement spé 
lalivc , mais qu'elle peut encore anaz bien «'«ppliq 
à la claasiGcalion des mînérauXj dans l'état actuel de uos 
conuoissances. ~ 

ARTICLE IV. 

Ue la Nomertclaiure. 

■ 12Ï. S'il est BvaiitBj'eux de cluinger la nomenclature 
d'une science, c'ett lorsque la science change de face; 
ai sa nomenclature est licieuae ou lîdicule, elle d<.'it élt« 
entièrement refondue jMïur ^tre remplacée par une 
nouienclalure méthodique. Mai» ce n'cal pas le cas de 1« 



INTRODUCTION. fî5 

Uinéralogie. Quoique celte science ail fait de granit* 
progrès, ctlc obt encore irujj loin <]e la perfection pour 
r&reroir un ^'«témc de nomencUrure raéltiodique et 
lignificftùve. Non -seulement on rst trop peu uv«ncà 
d«iiii la <;onnni(t«auce do l.i naliire dea minéraux , pour 
leur donner des nonif qui ïniltc)t)cnl leur ooiiiposilioit ; 
iniui en fiupiHMant la clio&u possiMe, ces noms devîen- 
droiiftit de longui» df:lintlinns qui suuvcnl ne seroicnt 
paj «ucore aiwrx éleudues pour ètr^ ex«ct(.'« «t com- 
ptètt». Ain-ti suni i-icn gagner du cMé de la prédvion« 
on perdroil lii^ucoiip du côlé du la dmplicîté. 

I »%. Or , la stmplicilé des noms val la première con- 
dition d'une noiiif nrliitiii-e. On verra que le« noms 
rimpica les plus ridicules l'oul tou;oiir:« einj]i>rié,Pt l'em- 
porluroiit toujours «ir te» notus composés k's plus plii- 
loiophiqnes r ri quoiqu'on puisse dixtingiiur U nomen- 
cUlniv vulguire do la norocnchture savante, encore 
vaut-il mieux n'en avoir qu'une, si la choBe «l possiblo, 
rorame je te pense : car plus les noms » niullipliei'oiit , 
«I plus l'élude de la science deviendra pénible et fastt- 
dieii^te. 

ha nomenclnlure minéralof^quu ne pouvant être 
enlièrement refoudue comme l'a élé la uouienclaiure 
trliimîq^ae, il ne but p*ty faire de changemen» partiels 
aana une nêcesiilj absolue. Je meltmi donc aniant de 
soin K ne pas créer de nouveaux noms, qu'on sembla 
avoir mis , dans ce« derniers temps , d'empressement à 
roullipItL-r de« noms d'esp^e pour déjiigner la wu»- 
variétéd k'3 moinn iniporlaulea. 

ia3. Ce n'esl pas que je prétende employer tous les 
noms ridicules et faux de l'ancienne Minémlogie , uni- 
quement parre qu'ils iloipnt adoplps. Jecherchei-«i neule- 
mcnt H taire &erfir mélbodiquemenl ceux qui peuvent 
étn conservés, et jesuivrai pour la M inéralogîc la marche 
que Linnîeus nous h tracée, l^orsqne je serai dons le 
ûis de choisir, je pi-éfércrai toujours les tionia inugaî- 
fians aux noms trop eignilicauis ; car il n'v a (tacune 



A 



66 l!TTIlOT>tTCTtO!T. 

riûon pour clmn;;i:r àes noma rcullumctit insignifians; 
ils ne préseiilcnt el ne |)ivs(fnleroiil jauiaio d'itlôf fuDue. 
Ail coiiluiire, non -seulement les noms Kignifictlilà oo 
peaveiit pretK|Ufi jamuù remplacer une dértiiilinu , mîtis 
il.1 deviennenl «ncoro sujeU à exprimer d«« erreurs au 
liout d'tiuccruin lcm|M;ils sont donc susceptibles U'i^lro 
clinn^i^ à ttiRsiirc que lu science an p^rfec lionne. 

Aiiut la noitieiicluliire chimique qui peut élra trêi^ 
bouue pour la chimie , dans laquelle la «■ynthèie est nue 
preuve irrccuHahlu' dr l'analyse , c^t souvent plus ^f'nanto 
qu'utile dans la Minéralogie j on ne pourrait pas môme 
espérer qu'elle y devint jamaîa générale, à catue de la 
nature très-composée do certains minéraux. U'ailleurs,lM 
genres des luinérnux ne aont pas seulement Tondes sur les 
principes coiistituana , ib sont encore établis lur la diffé- 
rence des propriéléa inipnrlanles des composé» (lii^). 
Ainsi l'alumine dansl'alnn, cl l'ahiminedaiift le corrin- 
don, devra touJDiii-n former la ha«e de deux genres distincts 
qu'il fiiudnt uécesuU'euient désigoer par des oonis iliil'é- 
i rens. O'après ces piincipes , j'aurois dd u'aroir aucua 
é^ard â la nomenclatui-e chimique ; mais fidôle à la loi 
que je me suis lâite de respecter les noma généralement 
f adoptés, j'ai dil conserver les noms cliituiques aux miné- 
[raux dont lacom]K>Mlîon paroit bien connue. Cependant 
' je reslrcius, |>ar deux conditions, l'usage que j'en ferai. 
j°. Il Hiul que ces noms ue soient pas compoi»és de plus 
de deux molspour une espèce; a°. il faut qu'ils indiquent 
exactement et areo certitude la nature du minéral 
auquel on le» applique. 

1 24. Uiinti tout auti-e cas , je choisirai parmi les syn 
nymcs, le nom que je croirai devoir préférer, soit parce 
qu'il est lu plus géuéraleiuent adopté, suit parce qu'i^^ 
< est le plus sonore , ou le plus simple. Or la pIupa^^B 
des pierres ont déjà tant de noms, qu'on n'c*l cmbai-- ' 
rawc que par le choix. Je chercherai donc à employer 
aUthodiquement, et A la manière de Liausus , la nomer 
clalura qui existe j lorsqu'elle ne sera pas dans ua 



IWTRODUCTIOIC.' 67 

conlradictJon trop (évidente avec les connoîsiances ac- 
quiiw*. De cirlle uiauièrv jv n'cmbarratâerai pas d'une 
nourelle AyiioityQ>i<-' la Tni-moii-o et la ccient^ ; «t eu 
apposant de ma foible autorité une nometiclalure dcji 
. revue , je conlribuenii k la rendre encore plui usuellu. 

laS. J'fli souvent pr^(«réd»t]oiuB su bstiulîTs aux noms 
i idjcctift pour nommer Les ««pi^ce.* et m^me le'* van'élcji 
ide couleim J'y trouve l'avarilago do consaQVrr des nomn 
)triviaux ^cnéiAÏvmcnl adoplia ; de permelln; d'em- 
ployer ces nomx dans I« courant du dUcour» , mn» vite 
oblij^c de joindre pcrpétucnemcnl deux noinA; de nu 
■point, spécifier d'une nisnii-re lrè»-précise, comme le 
[feroicnt des uoms adjeclit's, la composition, U durelê, 
lia Icxlurc ou Ici couleur» qui peuvent varier nidme dana 
une variété , 8an& cepetidant qus cette varîélé changtt 
, de valeur ou de rang. 

Se dirai donc quarts améthyste au lieu de quartz v/o- 
' ift ; quart* sinoplu au lieu de quarts rouge , car il y a 
du ijuarlz roiigtr qui n'est pas du binople. 

Je dirai cuïvrr- mnlachite au lieu de cuivre carbonate ' 

If cuivré axufé, au lieu de cuivre earhonalé bieu, «le, 

lualificationichimiqu&iquiiiontpeul'^treiaexaclea, 

•ont d'ailleura beaucoup trop longues pour dea noms. 

C'est daus lu description dex miuéntux que je pourrai 

qiécifier Icnr nature cl leurs qualités avec tous les délails 

lécesstiiroa. 

Xia pi upart des noms de genres et d'espùces , dont je nie 
srrirai, seront emprunté» doM. Haiiy, auquel la Miné- 
^Talogïe est redevable de la détermination précise des 
genres et des espèces qu'on peut élablirdana celle science. 
I*ea uuuisdes w)U(i-esi)èc<.'a, de» variété», dea sous- variétés, 
ïronl ceux que M. Werner ou ses élèves ont donnés sou- 
ent comme noms d'esjMcc. Je trouve dans cette mavcïie 
TavautHge d'employer et de faire concorder les deux no- 
menclatui'es le plan géuéralemeut adoptée», de multiplier 
les noms ximptes , et de rendre par ce moyen les dcscrip- 
' tioni géologiques plus courtes^ pins faciles et plus claire«. 



68 



I y*rn.or>v c ti ox- 



ARTICLE V. 

Idée fférrèi'afe <Ie la êtruvtitre de la terre. 

lafî. Le» minéraux qu'on vu âvcnre rompown 
récoixe de la (erre. Celle icoi'cc inîllro eâl la' seule iMrti e , 
du ^lobe (ju'on uil sondée <bnK rjut^lifiien points. So^H 
^paîa^i^ur n'fttl |ki8 au volume tie lu lerre. ctj qu'eeil «n^^ 
reiiille fie |>.ipîcr rclniîvomen l au volume d'un? Kphcm 
de liait déi;iiuèlres de diaiuî-U-t* ; et Its tnoutni^tics Ira 
pluji élevées (]ui nous scmbk'iil dcjt inA'-sfs éuornies, ko. 
de^ inégalités k peine «ensibice snr cet épidermc. 

Cetlo parlïc du j^lobu est géuérutcmeiil rorint'e, (an 
f)o mauus c|ui no présentenl auriine ajKÎ&e , tanlâl 
couches composées dW^sincs horizonlaleit ou ablii|ii 
di-oitcsuu conlou ruées. Cclu^ di-posilion par couches 
beaucoup plus commune ([uo la première. 

En observant ces masses cl ces couchea , on .1 remar- 
qué daus les uuej et les AUli-eti diverses sortes He struc- 
tures. Les untui semblent avoir été foimèes de crùUux 
déposés conrusémcnl , réuni» ensemble sans inlermé' 
diatre , ou diaséminéfl dan» une pâte ; telles son! le^^ 
pierres connues généralement nous le nom de granilé^H 
de porphyre, de uwrbve statuaiit, etc. On « observ^^ 
que ces pierres étoiont tohjoDrs placées au-des6oir* da 
toutes \i:& autres, el qu'elled ne rciitermoient jamurA He 
débris de corps organisés : on a supposé qu'élit» avoient 
été formée» les premières ; qu'elles ravoienl même été • 
avant qne la terre TOt peuplée, el on n nommé les te 
reins qu'itlles composL-ut, eerreins primîtift, 

137. D'autres couches ont une texture plus hum 
i;ène , u)i grain plus tin : elles ne présentent pas onl 
nairemenl dan» leur structure ra))parencc d'une rovm 
lion par cHsIilliMition confasc; niatâ plutôt relie d'une 
furraution par dépôt ou pm* sédinienl. Kilesse trouvent 
loiijours placées médiateinent ou immédiatement au- 
dessus des premières. Enfin .elies rcnTerineat de» débris 



1 N T R O n V C T I O M. Cm 

queliucroU -lrèi-aboiiiJaii8 d'antiuiiux ou de véjjélaux. 

On \ei nomme couc/ut de tédiiiunt ou Uiretns secon- 

t<fiure9. Tel» suni i<» iiiiloiscji, k jijurrti ù cJmux, le 

l^liln; , U pliqMi-t do» marbres coloii» , Sx. 

istS. On peut (lialui^uur uticurc anu li-oiûèmo sorlo 
.de 1er reins que l'on Aj)i>elle tarrein* urtJnir.e* ou tletran^- 
9ort, Un paraittsenl furiui^a dut débrû du» deus {trmuîers, 
L-|K>&L-i suus furtui; de bublis ou de caiUuuit roidés , «-pa- 
rt, qu r^-unls d« nouveau par uoe ««pècedeciinentcfui 
1 ordiiutiremenl appnrânl- Quoique ces leri'eins n'aient 
le position relniivi; liieii dûturinin^e , ÎLs êonl cepcii- 
:awez cuiiiujuiu.'uiunL ]ilii<:ùi sur Iuk deux prciutLiet 
jrles de lerreiiiB. 

lîg. Lnlin , utie qualriômo sirte de lerrein d'une 
nilure et cerlainL-mcnl d'une origine bît-n différcalede 
cetlcm des Iruin précé<k-tirfji, cV»! le Ittn^in furntû presque 
mu noA yeux par les éruptious des yolcans, cl qu'on 
nomme à cause de ccbi terrna voicantqu». 

Cea quiiire borles de Lerreiiu composent ensemble ou 
•C'parémvut Je» uioiitxgiieii qui ont de& .ip|Mirenccs aascs 
dificreutc-B. Les monlAgnes qni aouI formées de concliea 
pn'mttiveaaont ordinaiivuieiil aiguës et comme déclii- 
tôes. Celles qui appartiennent à la ibruialion volcanique 
tortt à-pcu-prc» coniques, land ta que les niontugncs com- 
posées de cout'lius seuonduires ou tertiairt» Mint ou apla- 
ties à leur sommet , ou arrondies «ur toutes leurs liictth 

i3o. Les couclica qni «ppariiennent aux denr pfc- 
Diiêres Aorles de terriùns sont souvent coupées par des 
spèce^ de fentes , les unes rides, les autres remplies de 
latièrcs pierreuMes on niétAlIîqiics, diîVci'cnlcs ])ar leur 
nature des fluhutances qni composant les coui^lics qu'elle» 
Irarcrsenl. Ces fenles portent le nom tlpJUcnti. K\U:s «ml 
diversement dirigées, inclinées ou rumiiiées. Ou appelle 
toit U surface supéneure des filons, et mur ou Ht leur 
surGice infén'^iirc. Ces mî^mcs noms s'appliquent, égale- 
ment aux paiiies suiiérieuros et aux piulit» inférieure» 
des couches , loiiqu'ou les cousidcrc parliculièremeuU 



fjO irîTRODUCTIOIT. 

i5i. On trouve encore dans les couches des cavités 
irrégulières, remplies de malièrea analogues à celles qui 
forment les filons : nous les nommerons des amaa. 

i3a. La maniera dont les minéraux simples ou com- 
posés sont disposés dans ces diverses sortes de terreins , 
les rapports de position qu'ils ont entre eux, les 8ul>- 
stances qu'ils accompagnent ou celles qui les accom- 
pagnent le plus ordinairement , forment ce que l'on 
nomme le gissement d'un minéral. 

Les notions générales, mais très-superfîoiellesj qua 
nous venons de donner sur la stmcture de la terre» 
suffiront pour mettre en état de comprendre ce qui est 
rektif au gissement des minéraux. 



TABLEAU 



De la méthode mintralogiqae auivU dans cet 
Outfrage* 

tJ'Ai placé dans ce Tahictin Ioda ha minéi'aiix dont y'ai 

cru devoir j>arler^ el j'ni disposé dans la même séné les 

vùnlablca espèces et les espèces iucedaiues ou faïuses; 

mais j'ai eu soin d'indiquer par des signes particuliers 

.l'éiat de nos coniioissanceo sur cliacuue de ces es^i^es. 

\ie vais donner ici l'explication do eus 5i)jtie». 

Les véritable» espèce» , cellcj auxquelles on peut ap- 
-pliquer nvec exactitude la détinittun qu'on a donai^a 
daria rintrodiictiou (61,90), ne portent aucuu si j;ue. On 
remarquera qu'elles forment au moins les sept dixicmea 
des espèces connues. 

Les etpèee» incertaineSf celles qui ne sont point encore 
liien conuue» , quoiqu'on le^ ait vues cristallisées , el asses 
pures, sont marquée» d'un (wiut du doute f. 

Xjb» eapècea tré s- incertaine» , qu'on connoit rt peine ^ 
]U*oa n'a point vw.'» cnAlaUnées , uiitis qui semblent Ito- 
logénes el devoir se rapporter ù quelques cspècca con- 
nueSf sont marquées du deux poinis de dniito 7'/. 

Le» cspfcf» arbitraires ( S7 , <)i) , sont celles qnî ne 
peuvent êirt! établies , d'api^K le» règles que nous avons 
données j>our la détermination des vraJrs espèces. KIlea 
ne ariauillisenl point, mais cllej ont ordinairement une 
tmaslucidilé qui doit fnire supposer qui- eu snnl de& corps 
liomogèues, sur la nature desquels l'unalvsc chimique 
peut noua éclairer, iù les ai dcai^nécs ^>ar un astè- 
rùqne *. 

ijnjausses g»pèc«s '^^/f] n:n(ctmetil<\ea m'tno.raux tuu- 
ionrsopaqncs,clquif)ont évidemment mélangés; mais lei 
]>artie» hétérogôneâ qui les compeseut sont trop petite» 
paiu: élire visibles. L'analyse cliimii:|ue Uo cw espèces- 



fX TABLEAU. 

est souvent insignifiante (S5). Je les ai notées par deux 

asiét'isqu s **. 

LeN sous-espècea sont en caractères plus gros que le» 
variétés. 

Comme j'ai cherché à ranger dans ce système les miné-' 
raux , suivant l'ordre qui m'a paru le plus naturel , j'ai 
cru devoir indiquer les parties qui me semblent plus im- 
parfaites que les autres ; ainsi j'ai marqué d'une croix 1* 
toutes les espèces dont je n'ai assigné la place que par 
des analogies très-éloignées et très-incertaioes , fiiute de 
connoissances précises sur leur nature véritable. 

Les articles marqués d'une (S), sont ceux dont il est 
fait menlion dans le Supplément qui termine le second 
volume. 



TABLEAU MÉTHODIQUE. 

Cljssb I. LES OXIGÉNÉS non métalliques. 

L'oxigèite combiné avec des bases tiùii métalliques. 

Ordre I. LES OXIGÉNÉS non acides. 

L'oxigène JbrTtvant avec ces basea de$ corps non acides, 

GBKXSS. ESràcBS. ■ t 

Air. 

Dau. pur», 

minérale. 

■cid>. 
■itiae. 
(nlfuiaoïa. 
mélalliqoa. 

Ordrb il les OXIGÉNÉS acides. 
L'oxigène Jormant avec ces hases des corps acides, 

SuLFURIqUE. acide ( acide sulfnriqne }. 

acidulé ( acide anlfnnuz). 
MUHIATIQU£. acide ( aDida mnrialiqua ). 

Carbonique. acide ( acidi carbonique ). 

BoBACIQU£. acide ( aclila botaeique ]. 

Classe II- LES SELS non métalliques. 

Une base non métallique combinée avec un acide, 

Ohdrs I. LES SELS ALCALINS. 

Une base alcaline combinée avec un acide. 

Ammoniaque, muriatée. 

sulfatée. 
Potasse. nitratée. 

Soude. sulfatée. 

muriatée. 

boratée. 

curbonalée; 



74 TABLEAU 

ORDM.B II. LES SELS TERREUX. 
Une baie terreuse combinés avec un acide. 



ossass. 
AliUHINE. 

Magnésie. 
Chaux. 



MSfAcES. 

sulfatée (S.), 
fluatée. 

sulfatée, 
boralée. 

nitratée. 
sulfatée. 



suUatine. 



Datholile(S. pag. 
carbonatée. 



sous-xipàcgs 



597). 



phosphatée. 

fluatée. 

arsénialée. 



Gypw. 

•pitl>ii|iic. 

compacta. 

quartzîfèie. 



purs. 

■pitliiqna, 

■icciroïde. 

Marbre, 

compact*. 

Oolftha. 

groitièt^, 

Craia. 

■pongisDH, 

palï^ ru lente, 

eoneréliomié*. 

fibre Die. 

ArragDttite. 
Hadré ponts, 
lente. 

Picrite. 

MiAmite. 

Dalamia. 
nacrée. 

argantiiie. 

lalqnanie. 
Calp. 

quartzifère. 
fcitu mineuse, 
fétide, 
lir unissante. 

Apatite. 

Cbrysolitbe. 

larrense. 

ailicifère. 

ipalhiq^oe. 
teritata. 
coinpicln, 
aluminiMr*. 



«MJTBMS. 
BiKYTB. 



ftnOHTIAIÎE. 



METHODIQUE. 

xspàcES. 
sulfatée. 



carbonalée. 
sulfatée. 

carl)onatée. 



75 

Sûva-asricss 
BT rjatiàTis. 

pore. 

cri liai lîtie. 

ertlie. 

iMcillaiia. 

fi bran M. 

ndli*. 

coocittionnc*. 

compacte. 

tcrrenH. 
fétide, 
grenue. 



crittalliiéa. 

fibreuse. 

Unams. 



Classe III. LES PIERRES. 

Les terres combinées entre elles j et quelquefois avec 
des principes accessoires alcalins , acides ou 
m^alliques. 

Ordrb L les pierres DURES, 

tkkeê, tt âpres au toucher, une dureté aaae* considérable 
pour rayer le verre à vitre liane. 



Ittria , MÎlie* 
Ugluefita..,., 

Um 



Gadolînite. 

Zircon. 

Quartz. 



SiiiMpreiqutj 



Jarftoll. 
Hjacinllie. 

byalin criaultiai. 

la mi m ire. 

amoiplie. 

concrélionnè. 

liiupida> 

iria*. 

avantariné. 

chatajant. 

gr»a. 

laileax. 

janna. 

vardtlr«> 

Toaa. 

Amélhi%te. 

•aphirin. 

matnmé. 

noir. 
Ptase. 
rnbiginenx jaune. 

Sinofle. 



76 



TABLEAU 

xapàcsa. 
** Grès. 



SUex. 



Silice •* «ï«- ] 
mine. 



Silice, 'tu- 
jniue et alcali. 



Taspe. 

t** Tripoli. 

* Ponce. 

* Obflidienne. 

* Relinite. 

* Jade. 

* Pétrosilex. 
Felapath. 



7 Andaloiisîte. 
Ainphigène. 
Jt** Lazulile- 



aous-BarieMa 

lutlré. 
1) Inc. 

rouge. 

flaxibla. 

filtrant. 

CoTiialiiw. 

SirdoÎDi. 

Héliotropai 

<jbrynopra*a* 

C^lcidoinc. 

Hjd[Oi>Ii«iM. 

Opale. 

Gin toi. 

C'acbnloDg. 

RéniuilV. 

Ménilite. 

prasicn> 

plitina (S.p>5bI;> 

jadii-n. 

pyroma^as. 

cotnd. 

Silicicalcc. 

Meuli^TO. 

necliqaa. 

COIBIBUIl. 

«nbaDn^ 

*gypti«II. 

■cnistcux- 



comicaBe. 
ca|iiHaira> 

vitren». 
parité. 

Népbril*. 
it Sauatnra. 
■Linicn. 

agatoïde. 
iaspoïile. 
feailleU. 

tommun. 

Ailuloire. 

opalin. 

■»ett. 

Avantmina. 

bli-u. 

FilunlaA. 



Outremer. 
df Kispcotb. 





» ETHOD I Qtr E. 


77 


GMitJtBa. 


SSpkcES. 


aovs-xaràcxa 






XT r.dRiàTàa, 


Bilhe , alu— 


tDiopsiJe(S. p. J98). 




MÛHi alcali tt 








? Natrolite. 
Mésotype. 






Xéolîtlie. 






Lanmonileii 






Crncali la. 




? ? (Bcleiile. 






Stilbite. 


Iilinclia. 
oringée. 


Siliccj alu- 


PrL'hnîle, 


cristal linée. 


niat, chaux tl^ 




KoiipholiU. 


■M. 


Paranlliiiie. 
Analclme. 
Cliabasie. 
Méïonile. 
? Mélllite. 
Dipyre. 


■onpicu. 


Biliee. eiaux. 






alcttli tl eau . . 


Apophyllîte. 




suite, alu- 






mine, harjte et 






f 

^ 1 


Harmolome. 

Népliéline. 

Triphane. 

Axinite. 

"Wernerite. 

Idocrase (S*). 

Aplome. 






t Grenat (S.). 


nobls. 



Silice , ala~ 
min, et tiaus. \ ? ? * Allochroïl». 

t Slaurolide. 
Tourmaline. 



Epidote (S.). 



Pyrope, 
oominuEit 
Hèlanil*. 
mmagtaàtié. 

Grenatile. 
CroitelLs. 

criitallisée. 

blanche. 

niFllée. 

émeraudiae. 

atphjriDB. 

Indicolile. 

rnbtllito. 

Schurl. 

Slralite. 

Tiolet. 

Skoria. 



78 



Sillee. ehauM 
mtfer 

Silice . ala- ( 
aune et glu-i 
ejme. (^ 

liée et atidei 
jiuoTiyuo. I 



jllum. 
titice. 



umîne et J 

I 

Alumine prei- 1 
tut pare, i 

Alumine et) 
mut. \ 

Alumine et 
Mn peu de ma- 
gnitie 

Hagnitie et 
tiiice. 



Silice , ma- 
gnftie , chaux^ 
et alumine. 



Silice , ma- 
gnésie tt chaut. ' 



T A B L E AtT 

Yenite (S. pag. 400). 

Euclase. 
Béril. 

Pycnite. 
Topaze (S.). 

Disthène. 
? ? Fibrolite. 
Cymopfaaae. 

Corindon. 
* Emerîl. 

? Diaspore. 
? "WavelUte. 

Sptnelle. 
Féridot. 

Dîallage. 



? ? Anlhophyllile. 
t Hyperslène. 
? MalacoUthe. 
Pyroxène. 

Amphibole. 



** Basalle. 

Grammatite. 
* Asbeste. 



?? Amianlhoïde. 



S0PS-B3Ficg$ 



Aigu«-narinc. 
Emeraudfl. 



crîslfllliif». 
limplda. 
iaone. 
Terdiiia. 



Adamantin. 



Bubis. 
PlÉosaite. 

ChrfMlillw, 
OlÎTîne. 

TBTte. 

chatoraota. 
arttalloide. 



Angita. 
Coccolitliai 

Actinote. 
Schorlique. 

cri>tallisi. 

llittnblands. 



AmlanUtei 

flDb^rifonnv, 

dur. 

lîjtnifoinia. 

compada. 



M E T H O ni Q U E." 79 

Ordre IL LES PIERRES ONCTUEUSES, 

ut TWf ont point le verre le plua tendre ^ douces , et mimé 
onctueuses au toucher^ 

sotr»-ESpàcEê 
MT rARisria. 



SXlfBMS. 



Silie* , ma— 
un/lit *t alu-, 
mttt. 



Silic* tt alit- _, 



BSpicES. 

* Serpentine. 

* Magnésïte. 
**Sté«lite. 

* Macle. 

* Chlorile. 

Talc. 

? Nacrite. 
7 Lépidolithe. 
? Pinite. 
Mica. 



Bolila. 

cammnlis. 

OUmiv. 

de MfUIieU. 
pla>tiqac> 

F*)radîte. 
comnmao. 



CDimauna. 
iichi«tem«. 
BiIdog4«. 

laminiir*. 
tndnrci. 



foliacé. 
luDalliform*. 
bémitpbériqn*.' 
filira«i[eiiz> 



Ordre III. LES PIERRES ARGILLOÏDES, 

aspect argileux , odeur argileuse , aouvent douces au 
toucher* 



»» 



Argile. 



** Marne (S.> 
•♦Ocre. 

* * Argilolite. 
** Vake. 



opyre. 

Di tire- 
Col 1 Tri te. 
K 10 lin. 
Cimolilhe. 

Îlasliqnr. 
.îlbooiaTgB- 
fusible, 
«mcctiqne. 
figuliiia. 
AailleUe (S.). 

■r^lnnii. 
calcair*. 

ronge, 
jaune, 
brna. 



84 


TABLEAU nÉTHODI 


QUE. 


aSKRBJ, 


MaricMa. 


Mova-sapàcBm 


Cditbk. 


natif. 

sulfuré. 






* pyriteux. 


, ^nacU. 


• 


gris. 


anéoié. 
antimonié* 




oxidulé. 


■Ttènifir*. 
ferrifèia. 




azuré. 






* Malachite (S.)> 

? Dioptase. 

** 'bitumineux. 


concrélimMA. 




sulfaté. 






phosphaté 
muriaté. 


BUtrif. 



Mercuhe. 



Argent. 



Or. 
P1.ATINE. 



araéaiaté. 



natif, 
argenlal. 
sulfuré (30. 

muriaté. 

natif. 

antimonial. 

araénical. 

sulfuré, 
rouge. 

* blanc. 

* noir, 
muriaté. 

natif, 
natif. 



pgWéialaBt.' 

obtui. 

lanellifonn*. 

•in. 

trièdrt. 

upilMM. 

naine] onni. 

ieiriftre. 



eoinpieto. 
fibranx. 

Mpali^no* 



eritUltiUt 

•ombra. 



•ammnti. 
l*rT«ax. 



GBITBBS. 

HjdrogitU:.. 



METHODIQUE. 

r Biamant, 
[ Hydrogène* 

Soufre, 



$1 

aoua-aapAcss 
ET r-dMiizât. 



carburé. 

ozicarbari. 
sulfuré. 

pnlTAnilanl. 



Cj^AsasK LES MÉTAUX. 
Minéraux ayant pourhaseime substance métallique* 

Okbrei. les métaux fragiles, 

n'étant susceptibles de a'alonger ni sous le marteau m 
sous le laminoir» 



AaKÉNU:. 


natif, 
oxidé. 


eoiMTJtioiiDt; 

■ptcalaire. 

UMrplu. 

priimitiqna. 

■cicuUîre. 

pulTènilaDt. 


Chbôub. 


Bulfuré. 


Réalgar. 
Orpimont. 


MoliYBDSNE. 


suliuré. 




ScHÉEIiIN. 


calcaire. 


1 



Titane (3.). 


Bhnlile. 
Ménakanile. 

Nigrine- 
Analase. 


Ubane. 


DxiduU. 
oxidé. 


CimuM. 


Ce rite. 


7 Tantale. 

Mahoanèss. 


TanlaUte. 

yttrifêre. 

métalloïde. 



* terne. 



F 



pnlfiiulurt. 



•Tgentin, 

compacte, 
torreozt 



84 tableau héthodi 

Cdithe. 



Mercure. 



Argent. 



QUE. 

tova-sspicxm 
sr r-dMuâris. 



natif. 


■ j 


auLfuré. 




* pyriteux. 


, puacïA. 


gris. 


anénîé. _ 




■ntimonié. 


oxjdulé. 


■riteilièrs» 




fanifare. 


azuré. 




* Malachite (S.)- 


conerélidnvA. 




Chrjtocollcp 




fenvgiBBiu- 


? Dioptase. 




** bitumineux. 




sulfaté. 




phosphaté 




muriaté. 


wiuit. 



araéniaté. 



natif. 

argenlal. 
sulfuré (S.). 



muriaté. 

natif. 

antimonial. 

arsenical. 

sulfuré. 

rouge. 

* blanc. 



palviinlent.'' 

obiui. 
lamellifoiMM. 

cipillriM. 

nimalonni. 

feitiftoe. 



«onpacte. 
fibniix. 

Enlvérnlaat. 
èpkliqvfc 



«rilItlHit. 

■ombra, 
aigre. 



Or. 

PtATINE. 



muriaté. 

natif, 
natif. 



aomnma. 
larreax. 



■»*>■ 



ELEMEMS 

DÉ 

MINÉRALOGIE. 

-•■ . ■ ■ 

CLASSE PREMXÈRE. 
LES OXIGÉNÉS non métalliques. 

Cjes corps n'ont entre eux d'autre analogie que celltf 
qu'on peut tirer de leur composition ; ils ont tous pour 
principe commun l'ozigène combiné avec une base non 
métallique. Tantôt le corps résultant de cette cumbt- 
nàïson' n'est point acide, tantôt il a toutes les propriétés 
que les chimistes reconnoîssent aux acides ; de-I& deux 
ordres fondés non pas sur la différence de nature des 
principes, mais sur les qualités Irès-dîfTérenlea dea 
t;ompos&. C'est une application d'une des règles dd 
clasai&calion que nous avons établies ( Introd. loi ). 

ORDRE PREMIER. 

LES OXIGÉNÉS NON-ACIDES. 

Noua plaçons l'air et l'eau les premiers dans l'histoire 
naturelle des corps inorganisés, parce qu'ils se pré-i 
sentent pour aindi dire leiB premiers à notre exaii;ien , ea 
raison de leur niasse , de leur existence dans presque 
tous les lieux, et de leur grande influence sur la plupart 
des phénomènes naturels. Nous n'en ferons ni l'histoiro 
physique , ni l'histoire chimique , ce ne peut être notre' 

G 



58 oxicénes vom'-acidt:s. 

1a rBspiration , U v^gclalioii et Ia cAoïbtistion. Nons nn 
devoiiftpnlrprdanaaiicem délail sûmes autres propnélès 
physique» ou cliiuijqiics; le développement de ce» pit>- 
priété» est cou Icnu dan» U plupart dc-s oiivrnjM qui ont 
ces Acif>iices pour nb;ut, i:l iioUiiiuiuiudiins laa traités de 
^tipique et d'ulrouornû '. 

•i" G SURS. EAU. 

C E corps ne <îoil nous occuper îcî qun comme espèce 
min^rnlti ; nous rappellerons donc ses rnnclêreji et ses 
princiiiales p'rupriélés ; uous |)arleroit& de son inlluence 
dans la conjposîlîon des attires minéraux ; iioui indi- 
ijucTOOn lea princijMk's vfiriôté» qu'il offre dans la nalure , 
en raûun du» rorps qu'il dissout ; mats nouH Iruîlerons 
tlnus la Géoloi^ie , aux articles des eaux , des ûeuves , des 
niem, des 1ac&, des gUcûrs, &c. de la partie àa son hù- 
'loirc dans Inqiidio il csL considéré comme masse > ou 
couime t^irlie coiisIiUianle du globe, &:c. 

L'eau ae Irouvc sur U lerre dan» deux élat», lîqnîde 
et solide. L'eau liquide snppOAée parfailenicnt pure et 
pri-ie h i7',5 du llicrmomèlre cimli^radc, cet re^r- 
d^o comme l'unité ou le terme de comparaison de la 
pesanteur spécifique des aulrea corpi*. Vn cenlimèlre 
cube d'eau prise à Ron maximum du denntlc, c*ost-à- 
tiiro à + 4 degrés du tborraomètro centigrade, péae tm 
gramme dans le %ide '.' 

On «nil que l'eau pure en petite masse parott parfaite- 
ment limpide et incolore. On Koupçonue ccj>cndunt, 
<l*api-ès pltwieiim observation* , que ce liqmde a tuie 
Couleur propre, qui est le vcrl pAlc, m^lê de bltniàtrc; 
Il réfracte Ifi lumière à la manière des eiTi-ps qui ren- 

■ Du irftuvers iatu U teconde parUe, Intitolie Géoonoiie, aat 
fîgiirt qui tcpitt«ate u propoiUoa uis coujm) 4c la terre et d* 
sou sUnofptiire, 

• C'«(t Viihlti dr pnidt ila tyfUm» «le» Ti)««oru ^èclmalet Ai" 
dallM de U li>nfnei)r de l'arc du mérkllen rompiU i-Qlic l'ti^uatVtiY 
cttepdie boréal — Le ficdcntK «l'eau dUIîiUe ù ^de^tét iloRéaii- 
mntt p«ic 7a tinct. ( Bauttox.) 



r. ATT. A) 

ferment one «tibAlanro rombusliblc , c'eat-i-dire avec 
plus (Ir toiTo f]n'il ne deiTûil le faiiv en raUon dt- u. 
densité ; il esl compoii; d'une parlie d'osigèiic cl du deux 
parliead'ltydrojEcêiieen volume (B5 d'osigènoel lôd'hy- 
drogène en poida). Va putréfacUon qu'éprouvcnl le» 
eaux ((tii Kt'iubicfil Xv» plus purca, pni-oil ^ire dun à 
de» uialicrcs urgauiqui-n qu'elles tieniieiil presque tou- 
jours eu diMoltilion, el ae peul £(1*6 aUrtbuûeiliractioa 
de até principe» consliluans. 

L^eau est, coniiii« un vient de te dire» Ji son maxi- 
mum de deuulé loriKju'eUe esl « -^ 4 ^'> Ur^i'iu. C. : «u- 
dcjioDsde ce icimc^fion volume v» en croiwanl. A xcro 
de ce moitié ihcrraomèii-e , l'eau ce f^èle el pnsse à l'cuit 
ftolide, lorsque (ou tes te» riicoiiRlutites sont convenable-». 
L eau nolidt- ou I« gbicc ii dune une pifsanicur spixi- 
fîi|ne Qioinb foile que IWu liquide à -{- 4 degrés. Li'cau 
peut descendre beaucoup au-deuous du Kèi-o sans sa 
geler, si l'un emploie dci nioyciiH qui svmblc-nt devoir 
ralentir le mouvement de tca molécules. Ainsi de Tenu 
contenue dano un vuse fermé c( parruilcment tranqnilla, 
|»ent descendre à — 4 ou — 5 degrés du iberm. C. avant 
de 9e gicler, el si elle enl iciiroi-mée dana un lubc capil- 
liiire^elle ne se ^èle qu'à ^*,b du même lhermninêlre>.. 
(SffirjrBSfKii.}D'sprèii M. Jllagden, tout o« qui Iroubl» 
la transparence de ce liquide, facilite w cong«^la(ioii. 

L'eau eu pAKsiiiil h l'elat solide , éprouve une véi ilablo 
nrislallinalion \ elle est même quelqucluis «usceplible d'of- 
Crir des formes délurminablev- Ini neige ci islvllutf souvent 
en étoiles réjîulièrM à six rayons. Pellclicr cl M. Sage ont 
décrit lefl crïslaus de ^l»cc comme den prismes k quatre 
pans, terininc-.H par des poinlemens à deux uu à qunli-t» 
faces. M. Cordier a remarqué danslefilacierde la Mais- 
delta auxPyi-énée»,dcAprismc-\bf](ac(lrc«deî;lace Irès- 
régulters, el ayantde deux à quatre milbiuélren de lon- 
goeor. M. Hassenfratz avojt fait la même observation 
en Allemagne. 
Cepeudanl on n'a pas encore beaucoup d'obicrv*- 



go oxicivfts woN-ACinEs. 

tiotisexAclOR siirlcscrislaiixdcRlaco.ftt l'on ne connof 
p4U leur fornic primili^-c;. AT. Haîiy iioiipt,:onn« que n'est 
l'ocUèdre, et il fuDiie son o|)iaioii sur \ea ttoiutnles quel 
pi-éMiilc rnx(uc-mmcnl U glac« en coitchea mincca. Oui 
sait quo cca espèces de dessin* son t erflinniremeTi t fnrméi 
par de£ uctaèdi trâ iniplunléd ks Htm nii-deivsu.'i des autres ',( 

L'eau et uiéuie lu glace suiil suaceplil/lcs de le dù- 
•oiidre daiu l'air ii la température la plus baMij que iioubJ 
éprouvions ; mais cependant cette di»olulion est d'au 
tant plua abondunlu oi plus rapide quo l'Hir ujit plus] 
rliatid. It'eau dissoul Huiwi de l'air. 

Telles 5ont lea piinclpalca propriélés de l'eau conaN 
dérce isolément : uiais c» liquide pareil avoir une aciîoi 
assez troporlanle dans la conijKisilion dea minérauxJ 
Il y entre non-srulcnient connue principe ftccesaoîroj 
( Introd. 85 ) , tnaiH quelquefois comme principe essen- 
tiel, puisque daos ce cas sa préi^nce fait changer U 
forme de U molécule inlégranle, ainsi qu'on l'oliaervt 
dans la chaux sulfulée : on nomme alora ce liquide 
de crialallîsaijon. Ses propontons ut «on adhérence 
aont irèa-difTércutea , selon le» esjwces de miuémm 
avec U'jrjuel» il e»l uni. Il donne à quelques picrreji )i 
propriéié de se bouraouRer coïiwdérablcmenl en 
fondant, telles sont U mésotype, la prehnite, la stil-' 
bite, 6Cc. Les minéraux! qui semblent plus conjpacletfJ 
que \cA préccdens, et dans leaquuls IVaii parolt élre danal 
une praponion moins considérable , décrépiluut pai 
l'action du feu. li'Ues xonl parmi le» »el«, la baryte sui- 
falve, la Hoiidc raurJdtéo, Cce. *. 

Quelque» m:Is !ie fondent d<uis leur eau de cristnlli- 
tation lorsqu'on leur fait épronrer uue chaleur anOi- 
sanlQ , telle eit t'nlumine Kiitfaté«, &i:. 



■ SI te friina ol»c(v£ p^t M Cordlïi «tl ou bnnodtc rff^Mljer, 
cciM fontie ttcoaàà\te im ytal giièi« ï'accgcdcr iivoc nD« tetme pr 
mtti'C o^Iii:<l«- 

* Cependant la tli«r£^l|aticin a'fii fa» loujou» on caiAttère àwl 



r, A r. 91 

Dans certains rainérntix l'eau lient avec beancotip 

,ptus de force que dans ceux fiu'on viunt de prendi-e 

poar esenipif s : cvMe mu ne |)«;ul même Ronveiit en èln 

|chaaaée qui' par une aciion cliiinrquo encore plus ptiis- 

teaiile que celle dn caloriqne. 

Suivant M- L)iinp»diu* , n après avoir dianfTé séparé- 
ment da qtiaHx , du UoUn et dit ipaih calcaire , jusqu'à 
ce qu'ils ne tlonnenl plus dVau, on les chaufRï de nouveau 
en le» rétiitisRiitil. iU vu donnent unu nou%-i?1le quantité. 
Plusîcum minéraux lrc»-conipo.>vs ne latAsent échapper 
Jcur t.*au de composilion qu*au moineul où ils rnli-eut i-a 
I fusion, leU sont l'obsidienne, le fclspath , le )}asa|ie,&e. 
l/alnmine, dm» un certain étal, peni #tre écliiunet- an 
[l'auge I)Ir ne »ans perdre toutfîson ean. [TA.ileS.ii!siritK.) 
fjj'uau eal en outre renfermée en goullcs viilhles dans 
I quelques minéraux, lels que le quart)! cristal de roclie. 
|]r,« silex calcédoines dit» «nhydrrt , ccriittnes géode-s 
[nrgillo-fcrrugineuses , 6(.o. La pluiNn-l des ailex p^to* 
imaqut») donnent de l'eau quand ou les cnue. 

On pput diviser en deux.eous^spèce» les eanx répan- 

r(1ue« sur la terre, 1°. \is toux pures; iP.Xf a faux min fraies. 

1'* saVS-BSP, B A o r u R K. 

Nous comprendrons ttous cette dénomination les eaut 

'de]«KOurce>,de*neutej>, des tiiCR.fïc.qni neconlicnneirt 

point tt»ses de maliéres élrangfrus pour que leur saveur 

, t-t leurs pitipriéléa extérieures en soient eensiblemenl 

tUlérées. 

liVau de pluie est la seule qui soit pai-Tailetfient pure, 
.et en»^om Berj^inan a-l-îl oWrvé que la première pluie 
qoi lomboil après une longue itécheresM! , conlenoit 
quelques atomes de mui'iale et de nitrate de chaux. 

Les Anli*eji eaux contiennent ordiunireiAenL un peu 
de cliaux sulfatée ou de chaux cntbonalée. On trouve ce» 
doux sortes d'eau aux enviroua de Pans. Les eaux des puits 
, cl des collines du nord de celle ville, conltennent de fa 
chaux sulfatée. Celles dus collines calvaires du sud , et 
Doummcnt les sources d'Arcueil et den hauteurs de 



ga oïiGT.wr.s N0>'-Ar.inr:5. 

Sèvres , coDtieiincnt une «juantilû irès-coiiaiiJérabl« d* 
cJiaiix carbonatéu , qu'elle» laissent pi«cij>iler par It» 
conlacl de l'air ou par l'aclion de la cbaleur. La pesan- 
teur spécitHjue du ces eaux cal du i,ooo4(>; l'eau de la 
S*iri« «r«l bvaucou|) pltia pure, el no pc'»e<iue ijOOOlS. 

La présence de laplus pt-tile quanlilédc chaux dau» uno 
eau, es! détnanlrée, cotnnie onoait^par l'addiliou d'un 
oxalate alcalin ( le 6«l d'osoille), quiy produit un précipité. 

a* SOl/S'SSP. EAU Mlti i.B.Ahi:. 

N^oira dcsigneroDs par ce nom louiez les eaux qui 
contieoneut un principe minéral rjuciconquc, en asscv 
grande quunlilé, pour qu'il suit percuptible par nos sens. 

Ces eaux loul I ri' b- nombreuses : nous n'en ^Mirle- 
rons qu'en général, el nous suivrons le» divisions que 
3d. Fuurcroy a établies, en indiquant quelques exemples 
pris des eaux Diiuérales le plus eu u»a^e. 

1. I.E5 bAux >€JiiE.i sont e^ilieii <jtii tteiineni en dûso- 
lution une aascr. grande quanlilé d'acide pour que oo 
corps y imprime uu caracière dominant. L'acide carbo- 
nique e»i celui qui s'y i-enconlre le plus ordinairement; 
il n'y es! juDinis pur, mai^ il lient en dîs»ol<ilîoii des 
carbonulcs du chaux rt de nja^^nésie, qui .^e précipitant 
lorsque le contact de l'air, l'agitation ou la cliateur favo- 
risent le dégagement de cet acide. Ces ctiux coiilieimvnt 
en outre du murialc de 6oude,du oarbonale de soude. &c. 
telles sont les eaux thermalct de Vicby , du Munl-d'Or, 
de Cliàlel-Gujon, de i*oï2eUo près Pi»e , &c. el let 
eaux froides de Setti, deSpa.dePj-rmont, de Fougues 
p^-ùs Nevers , de Cliàteldon, de Langeac, &c. 

On trouve aussi j'ncide suiruritjuo dans les eaux , mais 
ce cas est beaucoup pUu rare : on a reconnu cet acide 
dans l'eau d'une source qui coule dans une caverne près 
d'Aix en Savoie. 

On verra h ï'arlicle de l'acide boi-aciquc , que ïe» 
eaux de f^erlains tagonl de Toscane tiennent cel acide 
en dissolution. 

3. Lbs Kavx •ALimu. Les sela Aont lea principps dojai* 



E Atr, 93 

nana dans ces eaux, qui sout les plus communes et le» 
plus variées. 

Les eaux salines les plus abondantes et les plus reniar< 
quables , sont celles qui renferment de la soude muria* 
lée. L'eau de la mer appartient à celle variété ' . Les eaux 
de sources et de lacs qui renferment du muriate de soude, 
étant exploitées pour l'extraclion de ce sel, nous les ferons 
coDDoître en détail à l'article de la soude muriaiée. 

La chaux carbonalée , ce sel insoluble dans l'eau pure, 
se trouve cependant très-communément dissous ; il est 
' même en très-grande quantité dans les eaux natui'elles. 
Sa dissolution paroît due à un excès d'acide carbo- 
nique. On fera l'histoire des sources les plus remar- 
quables en ce genre, en traitant de la cJiaux carbonatée. 

D'autres eaux renferment abondamment du sulfate 
de magnésie, telles sont les sources de SedHlz, de Seid- 
£chulz, d'Egra , d'Epsom , &c. Celles des lacs du Mexique 
■ contiennent de la chaux muriatée. ( HuiaaoLDT. ) 

D'antres enfin tiennent en dissolution de la soude 
carbonatée, &c. 

M.Kirwan a observé que dans les eaux minérales, cer- 
laïns sels se trouvoient plus particulièrement réunis, et 
que souvent même leur présence excluoit celle d'autres 
sels, ficc. Ainsi on trouve ordinairement ensemble : — > 
La chaux carbonatée et la chaux sulfatée. — Le fer et 
l'alumine sulfatée. — La soude et la chaux muriatées. 

La soude muriatée est toujours accompagnée de chaux 
sulfatée, à moins qu'il n'y ait de la soude carbonatée. 

La magnésie carbonatée est ordinairement accompa- 
gnée de chaux carbonatée. — La soude carbonalée , de 
soude muriatée et sulfatée. — La magnésie murialÔe et 
la magnésie sulfatée, de soude muriatée, tandis que l'iii- 
verae de ces propositions n'est pas également vrai. — La 
chaux sulfatée se trouve dans la plupart des sources, et 
accompagne tous les sels, excepté la soude carbonalée. 

' La mer, comme masse d'eau , seia 1 objet d'iiu article de géq- 
(ootie. 



94 o-xicértis ^'ON-ACTTîES. 

, 3. LksEaux suiruHKUfuj. Ces eaux reconnuissable* par 
leur odeur Téiide , lîenuenl du sourm en diMolulion au 
nioy)"n(lng.iî! hydrogène sulfuré, Tejles sont U'seau-K de 
Iki-ège,dt! CiUilerel&.&L-. KUe» tciitcrmeni souveat diûe- 
reit» nuircjt »els, eL nolaiiiraeul de la chaux citrboiialéa , 
qui «c prccipile par Je i:ontacl de l'air, comme on l'ob- 
Min-e dans lc8 cauK de Tivoli , &c. Nous |m rltîronii du ce» 
eaux, avec quek|uesdélnils, aux arliclesde la chaux car- 
bonates et du gaz hydrogùue. Quelijuc* eauK minérales 
renferment , avec legâx hydrogène suirurérdeThydra- 
finirure de chaux cl du hiuime. Telles sonl lea eaux de 
Newdorl'cl de Liiutaeu daiKi le TcLklenbourg, de Keh- 
liiirg eii Hanovre,. et de Kylse. itf^stTHVMM.) Celle* det 
monl* Euganécnn danalc Padouan , conlien ncnt auMÎ du 
biuiuie cotnbiiié avec le gaz hydrogène tiulfuré. .Ottri.) 
£nliD , M. Gitiiberuiit a^Mure que dans les eaux d'Ai| 
la-^ha^Uo, lu soufre eal tenu eu disaoliilion |>ar l'azot 

4- Lea Eacx métalliqd». Le métHl qui se rencontre 
le plus ordinairt-mi^nl dans les eaux , c'eat le l«r ; il y est 
tenu L'U divsoltition pnr l'acide carbonique, ei ptrut-étro 
anstfi , dauK (juelcjues ca«, par l'acide sMirurk|ue. 

Les eaux rf^rnt^incujics sont celles de Tor^fla, de Bns- 
mng. de Frovins, de Fas«y, pi'ès de F«ri«. Les eaux de 
Sp;», de Fvrmoril , de Poiigue» , «oui nridulft et ferri 
giiienà4>3. Celles de la Règue prèd d'Alais^ sont presql 
salurées-de sulfate de fer. 

Ou littiive quelqiK'rois dut» le voisinn^e dnt nititef 
cuivre, de» e»ux qui liuuneut en dtwoluUun du aulble 
de cuivre. 



. Telles sont l^s principales subslanoes qn'on a (rouvj 
juM^u'A présCfil en disftoluliou pcrnianenie iIhua les eaux. 
II pdi'ull qnedanii qUfl([iie!icirconii(iiriee4 ka eaux de t-«r- 
laines Mure«s Jwuveiit Otftioudili des «ubntances, qui s'en 
pitcipiteiit, (U-aqi)** ces circonilimc^ viennent à rli^in- 
ger. Ainsi lea eaux buuill.intc* qui jailliMArnt de plusieurs 
terreius volcunlquca, licnnonl eo diatolulioii delà uIilu 



EAU. g5 

^D'elles déposent en slatactites sur tous les corpa qui les 
enrironnent '. 

La plapart des eaux minérales sourdent des terreins GliMmini. 
Kcondairea, par exemple des terreins calcaires mêlés 
de fer sulfuré, et principalement, selon M. Kirwan, * 
des coucbes schisteuses imprégnées de oi^|^lfures. On 
doit ajouter & ces deux sortes de terreins let pays volca- 
oiqnes qui donnent naissance à beaucoup d'espèces 
d'eaux minérales. 

U est assez naturel de croire que ces eaux ont pris 
dans ces divers terreins les sels qu'elles contiennent, 
puisque les principes de ces substances y sont très-u bon- 
dans , et sur-tout ti-ès- disposés à la combiuaison. Ce- 
pendant on cite plusieurs exemples d'eaux minérales 
chaudes qui sortent immédiatement du granité , du 
gneiss, ou d'autres roches que l'on regarde générale- 
ment comme primitives. M. Cordier a vu , près du 
Cantal, des sources chaudes à -f- loo degrés centig. , 
•ortir d'une roche gi'anitique. M. Link fait remarquer 
qoe les eaux de Catdas qui sont à -f- i5o degrés du 
therm. C, que celles de Manteigas au pied de la Serra 
de Eslrella, enfin que presque toutes les sources d'eau 
chaude du Furlugal, sortent du granité. Les eaux de 
Yala près d'Aubenas , département de l'Ardèche , qui 
contiennent beaucoup d'acide carbonique , sortent 
d'une roche de granité, dont elles altèrent le felspath. 
{y^cj^a.) Celles de Saint-Laurent-des-Bains , mémo 
département, qui ont une température de 4~ ^7 degrés 
centigrade, sortent pareillement d'une montagne gra- 
nitique. £niin les eaux cliaudes de Wildbaad , dans le 
pays de Saltxbourg , prennent aussi leur source dans le 
granité ou dans le gneiss. ( ScnsoLL, ) Il paroît que toutes 
les eaux que nous venons de citer, et qui coulent dans le 
sein des roches pnmitives, sont simplement chaudes et 
ne renferment point de matières salines. 

' Ob tronvera à. l'article du quartz concrÉttoooë , qnelqucs dé- 
Ulb nir cet défais tilifeoi. 



LÎCBI. 



gfi OXiCÉnrS KON-ACTDSS.* 

Il exista ()onc d.-ias hi nature ties eaux qui sortent de 
terre avec une lemj>ùi'atui-e n»(uri.-ilfî, (jiii pul souvent 
irf^-^-liîvée uu-duasiiM de celle de ralmosphèrc. On li:s j 
numnie raux chaudes ou eaux thermalea : lanlàt uHt^^J 
aont pures, taiilôl. elles renTennent des mnlièrcR Mliiiv^^l 
ou gHxciisrs t^lIcH sont Ibrl répand lies oiir le glohe ; lim^^ 
tenipémliirc é^-\\i: <|iit^iipii-fois celle de l'eau ItoiiilUnlir; 
mais plus ordiuaiivmcnt vllu lut est iiiférieui'ti. Elit» out J 
pres(|ue Inulfs uii« odeur de j;ax hydi-ogt'nL- sDlfurr, vl 
queiqiie8-un«s renferment une grande qiiRntil*; de c« 
fluide tliuliquc. Mais ce qu'il y a de niinurquablu dan» 
l'existenctf de ces mux, c'tmt la constance du leur trm- 
péraLurc , qui rciito à Irca-peu prèti ta m^me pendant 
pliK<iiBiirs aièctes. M. Rninond fait ohsen'erqtie les souix^^s 
de Bagnèreo, connues depuis 3,000 ans, coulent loa- 
jonrs dtins le même lien et avec une nidmc leroi>ératu 
Ilalli-îbue leur cliateur k la dé<:omponilion tSt» pyrites, q 
iiuprègiivnt la plus grnude partie dt-s U-ri'einicalcaii¥sde 
ce ptyi; maiacomme ce;* eaux neconlîrn iien f gw-requ'iin 
peu de sulfate do chaux, on ne peut adnieltre qu'elles 
coulent sur les p^riie^ niV^me, pajxa qu'elles conlien- 
droleni dans ce cas du sulfate de rer,il lau t donc &upi>05er 
qu'ellesp)ia»ent sur de-s lianes de pierre* seuU'ineiit écliait^ 
fées par la dc«oni[>i>silion du fer sulfuré qti'îls recouvre 

Noua lermi lierons celte hisloire iinlurellederciiu, pu? 
un appei\u g^o;;raphiqiie de» eaux uiin^-rales le» plu» 
connues ou les plus remarquables. 

I/Islande est rjclw en eau.": chaudes jailli&snntcs, q 
conlieanent un peu do carbonate de «otide. Il pnroU 
que c'rsI au moyen de ce sel qu'elles ont pu diisond» e la 
silice qu'elles déjxMeni sur les bords <les niiveriurcs 
où elles Bortenl. C'eiil ciir-lout diin£ le diittn'cl de Boi 
iïord , près de ityktun et de Huukndat, ;iu pit^d 
Mont-llécla. que ces sources sont le plus abondantes, 
loo pouces cubes de Tenu de Rvkum , donnent, d'npr^a 
M. Klaprotli, sa grains d'un résidu, qui conlieni ^ grains 
desitiee,Sde uiuiialu de soude, 5 de sulfate du soude j ei 



3 de carbonate de eoude. La lempératnre de ce» eaux 
Tarie de 80 à 100 degrés centigrade. Lea Islandais lea 
/emploient à toutes sortes d'usages domestiques, et même 
à cuire leurs alimens. 

Les eaux minérales d'Angleterre les plus célèbres, 
•ont celles de Balh, celles de Mallock,dans le Derbjsliire, 
et celles d'Ëpaom.daiia le comté du Stirrey, Ces dernières 
renferment beaucoup de magnésie sulfatée. 

On doit ciler en France , dans les Pyrénées , les eaux 
diaudes de Barège et de Caulerets , qui renferment un 
véritable sulfure alcalin. — Celles de Ëagnères de Jjigorre, 
qni semblent former une nappe trèa-élendue sous celle 
ville, puisqu'on trouve de l'eau chaude dans presque tous 
les lieux où l'on creuse. — Les Eaux-bonnes. — Celles de 
Bagnères de Lucbon. — Les bains d'eau cliaudeà 8ode^ 
centigr. , près de Dax , département des Landes. — Ceux 
d'Aix , département des Bouches- du-Rhône, et d'Aix, 
dépaiiement du Mont-Blunc. — Les eaux de Rennes, dé- 
partement de l'Aude , qui conliemient un grand nombi'e 
de sels , et principalement de l'acide carbonique , du 
mnriate de magnésie, du sulfate de chaux, &c. (Julim 
viRMBODz.n.) — De Balaruc, département de l'Hérault; 
^es renferment uotammeqt du muriate de magné' 
jâe, dn murJate de soude, &c. ( j4. L. SHoycrriARr- ) -~- 
jDe Bourbon-l'Archambault , déparlement de l'Allier. 
— Du Mont-d'Or , département du Puy-de-Dôme. — 
Lies eaux très-chaudes et peu salines de Plombières, dan& 
les Vosges; et celles de Vichy, dans le déparlenient de 
l'Allier, qui sont en même temps acidulés. — Les eaux 
cle Bourbonne- les -Bains, département de la Haute- 
Marne. — De Forgea, dans le département de la Seine- 
Inférieure ; elles ne renferment que du carbonate de 
fer. — De Spa, près dé Liège, département de l'Ourlhe; 
dies sont ferrugineuses et acidulés. — D'Aix-la-Cha- 
peUe : elles contiennent du gaz hydrogène sulfuré,— 

On trouve dans un grand nombre de lieux des sources 
qui déposent abondamment de la cliaux carbonalée. 



^8 OXICENÉS HON-ACIUES. 

TelW flonl c«]lofl do la Savonniôre , pi'èM do 'l'onrs ; cellea 
«le Saîni-Allyre , au pied du Puf -de-IÎ.'inifl j cf;l)ea 
«l'Acqui , en Ptémonl , (|ui Aoiit chaudes el itulfureuses; 
leur lemjWiraliire esl de 56à 75 degrés c«nli{;r;ide, biv. 

Nous troitvons «n WcMplialie : W eaox de Pvnnout ; 
elles sont ncidules, el conticnncnl priiioipfiIctiiruL du 
carboimt» de cliaux , du carbonate de niu^nèsio, du 
«ilfalH de chaux et du sullàlc de majtnéMe. — Dans l'an- 
cien Electoral de Tuivp» : c«lles de SellK on SHiera, qui 
renfBrnienL beaucoup d'arïde cnrboniquc , avec du m 
riale de soude eL des carbouateK du miigiiûiie . de ckai 
et de xonde. — Kri Boli^me , les eaux du Toplilz et 
Carlsbad ; celle» de SodlilK, dr Sridsoliulz et d'E^^J 
qui 8unl reuiHrquablea par le sulfate do raa^nésie fj[u*ou 
en retire abondaniBient. 

On citera encore , en Italie , In eaux cliaudes 
bainsdeSuinl-PhiiippeenToAcane^et beaucoup d'nuli-eA 
eauK qui ]-enreruieul une firande quantité de cjia 
carbonafre tenue en. cli:t»olulîork au moyen de l'aci 
carbonique. — Colles de Tivoli ; elles coniiennent , ou 
les subeljinces précédentes , beaucoup de aonfni , qu'elt 
déposent don» leur lit. — Celles de Bayes, jirèit Noples. 

— (.'elle» de ftlonlefiiicoiie,, qui renferment dn muriate 
de Koude, ell&i éprourent une aorlo de (lux el de re- 
flux qui le» r«îl monter et depcendm de 7 décimètra. 

— Celles de la Porrella , prè* Ijucqiieit . ^c. ^H 
l>ii Hongrie est avec l'ilnlie la pnirie de« eauK (ha4^H 

xnales. Celles de Budo ou Ofen , capitale du oe payn , 
ont une température de 25 k 38 degrés centigrade. On 

trouve d(i> |ioîsinns du genre cyprin dans le» eaux qui j 

ne aool qu'à a5 dej^rés. — Celles de T^pla , près de Ra^^ 
«cnberg , déposent une telle quantité de chaux car^^ 
bonatée, que les êcrevittes qui s'y trouTcnl soûl incrus- 
tée* vivante», Tontes i-esnonrcen, dit M. Town son, aorte, 
de la chttux cavbonaté>e compacte. 

On tronve aux environs de la nier Caspienne, d 
eaux et des soucces qui dépoMOt une grande quau' 



i 



EAn. 99 

iilé><Ie AouEVe, qu'elle* lîeiineni en dissolution au inoyiin 
dii gnz liydro^t-iie »uirurê. — Lrs wui-ce* cliniidn «ont 
trè.»*nDn)bn-ii»<3aauKMiii(ik:lialkH:vUfAiaillJs3«iit.coniiiin 
«lien d'Ialiiride , x uats f-tMnde Jisuloiir. IVIU-a sont lut 
>urct» d'Upui«ki, |irèt du rolcan du mi-aiB uom. £L1« 
:ouvrent d'uiic iucrustalîort siltcnuae retiiftniiiubta 
11* sa IjlancliBiir, Idiih les corps TOtun«. Le lerrcin d«s 
ivirons itat tr^s-argiletix. i Billiso. ) 
Le* eaux miuéralt» d'Amérique ne aoni pas eucore 
Itîea connue*. Noti» ne citerona <)iift Um «ourre» cliaudus 
aulfui'etui-tt, iiomiuéuA I'f^arinSprin;(. Ltrur lerapé* 
ttufe v«t di: :i5 di-gri-s ceiili)jnidv. Ou U-s Iruuvt- uu 
)iid d'un VMllun un liirine d'entonnoir, d^ns tu rsuieau 
AUêgHnySf appelé Greenbrïar. {VoLKmr.) 
Nous ilonncroua queligucs déluila sur k-s »urc«i d'eau 
■ni cnnliennvnt rie I acide (:arboiiic|iie , de Ih cbnux 
irboiialêe, de l'hydro^i^ne •iiiriirt', du soufre, tScc. wuxf 
^rLÎutes relaliCi à ciianun de ces corjMi , et en iiarUnt de 
EUL' giuetueiit. 

Lea eiitix tninérales «ont , coniniK on Mil , prînrip;<le- 
lent ctuplovécs roiuinc.- médicaïucn*. Ilitch aftiuciit et 
ir lesaubiUanccaqii'clItia rcnret'inenl,el par l'exercice cl 
(lis^potion qu't']k-«ront prendi'euus uialades. M. Paul 
Genèv», e*t parvenu h ituiler Je* vnun. niinêmles 
lalurcllen avec une grande précmon. On peut les em- 
ployer iivec NÙrelè, lorsqu'oti nu au propOMi do {Utuluiru 
|u'uao action purement jiliurmiicuutiqiiu. 

ORDRE ît. 
LES OXIGÉNÉS ACIDES. 

[■ Il n'eni qucalion ici que de» acides qur se trouvent 
libres dans lu nature. Ln grande tendance quccescorgM 
}ntii se combiner, s'oppose À cequ'on les trouve rrétjiiem- 
lent dans i'ùtat do pureté. Cvux qui sv rencouirunt le 
}lat commuuénient iaolés, »oiil humî ceux dans letqneia 
tcelie tendance est la moins forte Tel c«t l'uoide carbo- 
nique. 



loo oxio^NÉs acides; 

IjCs acides purs sont reconnoi.is«ble» par lear ureur 
aeide^et par leur pi-nprï^lt* de clinnafii' en rouge les lein- 
lures bletiai végôtnles ; ih se rc.i-vmbletil eue iittelle ment 
par la pi'é&eiice d'un priucitM! commun , qui UAt l'ost- 
gt;iie; îlx formeruiit donc un ordre fbrl ua[urel,iloi)l Us 
genre» «eronl établis tl'apcùa la dilTércnce de» baaiM com- 
binées Hvec Tosi^ènc. Cotte rl^uuiUcJition , f)ui est ut^H 
Miîlu (lupnnfîip^?g«n^rjt (juc noua avons «icpnsêf/n^nïi^H 
V 99)> "*"" ^ '('■cé de mettre dans le Tableau méllio- 
difpie le nom de la lutae le pi-emîer, el de renverser ici , 
comme dnna la clnitse tlea seb, Ici noioenclnlure chîmiqno. 
IjCS i*3pèi:e!t sei'ont rondéen «iir la diUéi'euce de* propo 
tion»d'o]U};ènc t-niiibinéoA xvev une ni^me base. 

Aucun dpsacidf's isolés dont nous allons traiter» 
IH Iroiivo d»ns iva terruins du cn^lalliimtJon , qâc 1' 
nomme ausii tt-rreins primilirs. Aucun ne s'oflre 
Ijlin gmnd voltiuic , exemple Tncide carhoniqae i le 
filature pnroll s'y opiioser, comme on va le voir. 

I.jeN acides fjuu l'on a trouvés combinés naturelleme 
■vec dîflîrenles baws, *ont : 

Ij'îicido carboniqilr- — L'acide pliMplioriqiie. 
'li'acîHe Unnriquu. — Ii'ncidit i-nirnriqiie. — L'acidt m 
'rialique. — L.';icî'Ie nilriqni;. — L'acide boracique. 
Ipïrnii les acides môlnllîqnc^, ce sont : Le acliécliqne. 
[Le chromique. — Le niolybdiquu «1 l'arténique. No 
LAVon» iti-^nlé ces acides dans un ordrv qui indique 
ttucc^Ksion que la nature ]mii'oîI avoir suivie dana le: 
>t'matinn. Cet ordre est fondé non «ur des. luppoaîlîous 
lis sur l'obserTalioii. Les raisons qui nous lunt fai 
adupler, »eroiil développées dans la g^^nosîe. Non*' 
nons conlenleronn de faire remarquer ici que l'acîdo. 
carbonique doit 41-ti-o le plu» Ancien, puisqu'il forme i 
cnaDX carbnnalée bacoaroïde . qut est le âel pierreux , Iq 
plusprofoudéiuenl »i>ué par r;ipport aux autres ; qu'aprèl 
cet acide vient l'acide pliosplionque ; quoique le aeul 
pho«pbale de cIiaiix , dont le gisscmeni soit bien connu, 
uu K trouve qu'eu (Jluits ; un doit fairv remarquer qUH 



en Glona 



ACIPC Sri-Ptr RIQTTK. 
lifii-pw cl Im 



lor 



ifc^rinfînl In pim'rm el lu tnélaux le» pins 
i»p (pu <jue l'était! , la Inpixe, &i.c. Des raisons ana- 
e» ont d^tiTmln^ la pUo; <lr« atitrca acides. Mat* li 
voulait li'«ran^t-ri<uix-anl l'iinporlancw dd r61e qu'il» 
yhni clans la nature, on devroil lei mcllre dins l'ordre 
litranl : L'acide carbonique; — I'hciiIc muriittiquc ; — 
facidi: suirurique ; — l'aride l1t]ori(|iifl ', — l'ucidc pliin- 
ilioriquu ; — l'aeidu iiilrifiiie ; — ■ l'acido boraci(|ue. 

3" Casait. SULTURIQUE. 
t" Map. ACIDE SULPUIUQDE. 

II. eal ou concret j on liquide avec une consistance c«TMtirM, 

irrupeuse. Dans l'un el l'autre ^lat, il »e recorinoll pur 

savpur acide brt'ilaiite, par a« pi-opriilé H» pr^ci- 

pitor les sels de iKuyie en un wl itmoliilile. On le dù- 

igue des sulfates avec cxi-ùt d'acide, en le faisant évii- 

3rercflinptétfmont.CWiieU,Hoiiuiî«itlu même épreuve, 

li&spi'oicii l un résidu Bxect abondant, que ne laisse pjis 

Acide «ulfiirique. 

Cet acide a une ci j^i-ande âBinït^ htm Ia plupart li*u. 
F4 produclionA tniiit'nileâ , qu'où a duiité lon-;-tctn|M 
l'tl pill ne trouver isolé dans la nnlurc. Cepondanl t| 
roU cerlaia que le professeur Baldassari l'a vu dans 
^lal près fj-tnla-Fiora , aux etivirono de Sienne, 
insdejigroltejide la pelîfe montagne vnleaniqiii», nont'> 
toèe Zoccolino. Ces fin^tleii floiit tapissées de soufra 
sublimé , tel remplies de vapt^urs d'ucidc sulfureux. De« 
concrétions en forinn de clioux-fleurs pendent de leur 
plafond. Cfs concrélionH sont de l'Acide «ulfurrque 
rendu «olidc parl'itctdriiuiruicux qu'il disHOul. Il ne peut 
plus agir sur les parois calcaires de cas cavernes , parce 
tpie, dès sa première action, elles ont éié rrcuuicrtcs 
d'une couche de cluius sulfatée, qui u'esl point atla- 
tjuablc p«r l'Hcide Hulfuriqiie. On a reconnu , au m<ycu 
d'opémtions chimiques très-simples, que les etHores- 
tcnccs salinca de ces grottes ne ponvnieat appartvuti- 4 
aucun B«l sulfurique avec excèji d'acida. 

II 



loa OXIGKNKS ACIDES. 

M> Firlel dil avof^r trouvé l'Acide <iiiirurtquu libre, tlts- 
tillaot de la voùtu d'une caverne, près d'Aix en Savoie; 
il éloit mêlû d'eau cl d'un peu de sulfale de chaux. — 
Fortis aasure qtie cet acide, mêlé setitoment d'un peit 
d'eau, découle de In voùle des cavernes alumiueiises do 
l^altira , pi-èti iJoUtii». — JDulouiteu dil l'avoir ol>»en'û 
Kiius ce même élaL dnns pltisicur» grolleA de l'Etna. — 
M. PaliasTa découvml duns les nionla Ourals, près la 
source de l'Iaïk ; il se dégag» de cerlains scliisles qui 
Bciiibteot se carier el tomber en jwuMièrtf. LWu dans 
laquelle on lare ces scïntAca , dissout l'Acide sidfurtque 
<ju'ih conliennenl. — Enfin, Toiirnelort fait i-emarquer 
qu'il y «des cavernes dans File de ftililo, dana leatjueU 
auiiite une liqueur beaucoup plu.<i acide que l'aliin onl 
iiaire, et qu'où ne peut rapporter qu'à l'Acide s 
iùrique. 

Tels «ont lo* principaux lieux où cet acide p^roU 
exiiiler ou avoir existé réellement libre ei dégagé de tom 
cumbituiitionft. 



oît 

1 



CarMUru. 




2'SsF. ACIDE SULFUREUX. 

L'AciDB sulfureux ne reconiiott fartiumcnt À son 
odeur piquiinte «l presque sullôcaute ; il est toujours à. 
l'état gaaicux : ou n'a |mis encore indiqué de grollca daiu 
lesquolte^ il soît rctifermé comme l'acidc' carboniqua|H 
mais il su dégage des liwures dea laves qui nvoisinent le^' 
Ol*M<>n*iu cralèrea des volcans en activité. 11 parotl qu'il nu se trouve 
que dann len lerrcins volcani(|Ui-H , cl rjne bun existence 
dana diverses parties de ces lerreius est p.issagùre ; il ac- 
compagne ou suit les éruptions des volcans. On oounolt 
cependant quelques lieux où .ion dé^agunicnl est perma- 
nent , tels sont l'aucicu cratère de la Salfularre pri-s 
Fouzzole, te wnuuet du Slromboli, celui de VuIcA-* 
ncUo , Sic. 



•I iitui. 




4 



ACIT>E CAHItOTftQUZ. I05 

4* CiTjrjt*. MURIATIQUE. 

i" Ssr. ACIDB MITRI ATIQ UB. 

'ET acide e*l «ncore peu connu k l'état d'imlenieitt Ctnttin*. 
Itdsia nature; it es] ificonnoi^ible |Mr .ion orftïiir [vir- 
hticiilière, et par la iiroprjété t]u'tl a de prtn.-ijiiit'r l'argent 
ie aa diasolulion iiitriijue en uue uuilière blauche et 
>luble. 
On l'ohwrve & l'état de vappiir dnns prcsquo tous les Gbiemcat. 
tys rolcaniqueii , «l eur-tout dana lu voûuiiHgo des vol- i 

ma en activité. 

M, Vauqttelin Ta trouvé dernièrement & l'état libre hha%. 
lans uue roche volcanique jaunâtre du Puy-dc-Sart-ouy, 
cbaîne do Puy-di— Dâuie : il y étoït dans k proporliou 
Se deux ou trois pour «ent. 

6" Ci.vJïr. CARBONIQUE. 

!'• EsF. ACIDK CARBONIQUE. 

Les caractères aensibles de cft aride août peu nom- c*tacUrn.J 
{Ifreux, et il ML plus dilHcile k reconnoilre que tes pré- 
cédenit. ' 

11 est lanlâi k l'état ^axcux , tantôt dissous dana l'eau. 
)a sait qu'il eet le plus lourd dea lluides élafiliquea , qu'il 
IteinI tous les corju cnnamtUL-s, qu*il communique à 
Teau, dans Uqui-llt; il t:al dinâons, une «aveiir aigrelette, 
m'il précipite l'eau de cliaux, &c. 
Ijonqu'il esl en tlissnliilion itutis certaines ratix, et qil4 
Mveur ou d'autres prnpriéiés partir nlière» à cts eaux 
léguisentlescaraclèi'esde l'AcîJe cM-b unique et ne per- 
mettent pas de )e r««ontioil>'c- , il f-tul l'en dr^^iii^er et le 
scueillir, ce gax ee présente aloru avec tous leJ caraclèrca 
{u'on vient d'indïcjiier. 

L.'At'ide carbonique à l'état gazeux, ne ae trouve que CiM»awai.J 
lan» les cavernes des paVï volrnnicjue», et dans celles 
lea terreina calcaires de sédimcns , que l'on nomme aussi 
licaire secondaire. On ne l'a jamais rencouiré dans 
les terreina dv CiùlaUi&alion ou priiailtfji. 



104 OXICÉNÉS ACIDES. 

H «e dé^fflgB de» deux première* soriea de lerreins avec 
une assez grande aboudance , et remplit promplumtriit , 
e» loiiL ou fil jmrlic, les caverne* qui «'y Iroiivcnt oa 
Ica piiiii qu'on y rrcuse. Comme il eat pliiJi piaaal que 
l'air, il Tonne sur It! sol de ces caverne» ou au fond de 
ces puils , une couclie aniiez é|)i^»*e , qui ne permet pas 
de pénétrer dans ces licox sans cerlaine» pit-ca niions , 
qne nous ferons cou iioilre en traitant de l'itrl de liiirr Ic« 
métaux tlu stiii de U teri-e. 
bieuK. Purmilesgralle.Hles{i]u«rcinarqunlile»qui conlionncnl 

cet acide, on cileUgrnlle duCltien, près de Poiizmlc, 
diu]s le royaume de Naples. Le guz acîde carbonique 
formt! sur le soi de ceUc grotte tuie couche quelquefois 
TisJblti^ de deux décimètres d'épaisseur; lorsqu'on y 
plonge un animal, il est asphyxié, c'e»l-à-dire qu'il perd 
l'iiMjte rie nés !iens, et qu'il y ]>erdroil bientôL ]a vie, sî 
on ne ne liâloit du le Iramporter en |>tein air. 

Les anciens connoinoient ces cavernes remplies d'un 
air nnisiblc , et leur donnoient le nom de méphitis. 

11 y en n an trèB-grnnd nombre en llalie, aux rnvironi 
de Bulsttna. Le «ol «t'inble y comprimer l'Acide carbo- 
nique , qui su dégage avec mpidilé aussi-ldl que l'on 
oreuae denx à iroÏR mètres. 

L'Acide carbonique diaaoas dans l'eau, cal dans on 
état de combiiiaiNon ni fui Me, qu'il peut être considéré 
comme i»olè. On l'en dégage par Vai^itation ou |>ar la 
plus légère cbaleur. Les eaux acidulées sont Irès-com- 
Inunes dan* la nntui-e , mais vWta «oui toujours placées 
dans les ten-eins serondaireA ou. dans les terreiim voloa- 
uiqne*. Les quantités d'acide qu'elles renferment sont 
Irèw-variable». 

Parmi les eaux minéral» c)iande.squi contiennent de 
l'Acide carbonique , nti peut citer cerea de Vicliy, du 
Wont-d'Or^de Chiilel-Guyon, de Pdzzellu près Pise, &c. 
Les eaux minérales froides acidulées sont beaucoup 
plus nombreuses. Telle» sonlrelles dv CliAlfldon, de Sellx, 
lleSpa, dePyrmonlfdePoagueSj de SaittyMnact fi;c. 



4UBài 



.Cin« CAHBOWIQUE. TO 

On ne saîl pas eiirore quelle catiae pctil jirCHluire la Anaeuiira» 
gran((t! rjtianlilé d'Acide *;iirbonîqtie qu'on Irouve libre 
«Ihhs le sein de I» lerre. On ne sait si l'on doîl nllribucr la 
prodtictioa de cel aiùle à 1h di' composition d<» carbo- 
nate* lerrcux par des feux Muterratns', ezplic«liou q^Ut 
n'est giiére admissible dans L>c«ucoup de rîrconsUncM ; 
ou ai l'on ne doit pjiji pluuSr on recherclier l'origine dan» 
la combinaison ilc l'oxigètie avec les maltèrcH charboD- 
neuses ajsvKcotnmuni» dans les lerreinscsk-«ire# ,M-hia- 
leijx et volcaniques, où cet acide w Irouve ordinaire-' 
aieau 

& Cxirxs. BORACIQUE, 
l" IStF. ACIDE BORACIQDU. 

L'AciUB boracique pur est concret el soui forme de fUtu.Urm. 
paillctlea brillantes; it a peu de naveur , et son action 
acide est irès-roible : il est fixv au feu , el se laisse plutôt 
fondre que volatiliser. 

Ce n'est que dejtnÏA 177') qu'on s'est afisiiré que eel c;ir«in<!at 
scide exi^loit à l'ctal libre dan» la nature. On en doit 
la décourcrle à MM. Hocfe^ et Maacagnî. Ces naln- 
raltstc9 l'aot trouvé en dÎKsolution diiht le» eaux de 
plusieurs fagoni ou pclils bics de Toscane ; il est même 
miilangé k l'élat concret avec le» terres qui cnlouitmt 
«es lagoni : il ^'y présente eoui la form^; de stalactites 
douces et savonneusea au toucher, et d'un blanc ai>»c2 
pur, tucJielè de jaune -i«a1>elle. Les iagoni qui con- 
tiennent le plus <le cel acide, sont ceux de Clierchtajo, 
de M«nle-c«rl>oli, de Caslel-nuovo, el en f;ënéral tous 
ceux d'où le çai; se dégage abondamment et avec une 
«apèce de silUemenl. M- Mascagni a é^iikmeiil tronré 
l'Acide boracique sur les twrds de lu Hource rliaiide de 
Sasao , près de Sienne; et c'est pour celte raison qu'on a 
donné le noru de SAtmux k cel acide natif. 

L'Acide boracique e»t arcompaj^nê dans ces eaux de 
dilTcrens borates , de euLIates d'alumiue et d'ammo- 
niaque , &c. 



«1 Li«HX. 



I06 OXtOÉN^ÉS ACIDES. 

M- Maacagni pense qu'on pourroil exiraire en grand 
cet Acide boracique. Il propose de lessiver les efflores- 
cences salines des environs avec l'eau presque bouillante 
des lagoni; de placer cette lessive dans des chaudières 
de plomb , et de l'évaporer au moyen de la chaleur 
naturelle du sol, dont la température est assez élevée, 
et dépasse de beaucoup celle de l'atmosphère. 



s F. r, s. 



r07 



P 



CLASSE DEUXIE5fE. 
LES SELS non métalliques. 

On ne donnoit anirerois le nom de «cl qn'A des »ab- 
slances minérak't facilemtnl tljssoluhlea dans l'eau : celle 
proprtélû peut survir pour caracil^riser des espècra ; mais 
vile n'établit pas entre elle» dM rapports assez imporlsns, 
pour qu'on puisse IV-mployei' cotumocaraclôrfsd'oi'dre au 
de classe : l'ohaetTation proiivu celle assertioii. La solubi- 
lité dan» Tenu , très-Koaible dans certains sels, l'm moins 
dam d'aiilrei) , ot devient prc.-K]uo nulle dant quclqucft- 
un>. Ce peiidaiil, non-seulement ce» corpa ont des rcïspm- 
[ilances iuiporUntes dans Içtir compoeition , pui»qu'ilA 
résull«tit tous de la combinaison d'un acide arec un alcali 
on avec une terre, mai.t souvenl le même iwl jouit do de- 
grés de solubilité très-ditlereos par le wul cIiHogvmeulde 
proportions dans ses principes. Les chimistes savoul fort 
îiien que ccriaios sels avec excès de base ou d'ucido , sont 
moins solubles que les mêmes seb saturés. Il faut donc 
choisir pour ^lablir une mciliodc naturelle Ica caraclî-rcia 
des sels dans VessenC'C ou k composition du ces Mub- 
fllanecs, et non dans une seule propriété exléneure. 
Ainsi nous appellerons mIs les corps qui rcsulïeni de la 
combinaison d'un acide avec une Ibrrc ou avec un alcali; 
et nous établirons dans celte classe, deux ordres qui 
seront fondés sur ces deux sortes do bases. Nous plaçons 
dans une autre classe les siils à base métallique. 

IjT!! sels ont, comme b jilupart des substances miné- 
rales, peu de piopiiélésexlérieureH qui leur soient com- 
munes, fb sont «n générai plus disposés à crialalliser qne 
les autres minéraux; ils sont tous naturellement inua- 
lorca; les couleurs qu'ils présentent qnelquejbis ne leur 
appartiennent pas en propre -. elle» sont dues à des corps , 
lanlÔL combinés avec eux comme principes acce&»ircs, 




I03 SELS ALCAtlVs. 

tun [ûl ni ))i plein et II iiirlnn^es ; t-ra corps nu raodificnl qn» 
forl .éf;t'r»'nienl les principale* propiiii^li's dessein; ils ne 
pai'oiss^iit potnl iiltéi-(>r leur forme prltniliv^ , ni lucmad 
inlUi' r (iiir kiir* forme» secondaire». ( tnirod. §, 83.^ 

IjCs sels ce (rouvcul (pu'ltjueroiH mèUngéit : nmis ces! 
mélange-s Irop peu îtnjKirtaiiB par leur tu«!w cl [tur leur 
poAtlion géologifiuf , pour qu'on eu (nasp. une bisloire 
parlicutièi-e, ne uiériteul qmt ti-è8-|)eti de coiisidérstioii 
enraiM»ideleuri-ar€t(!-.Oii acciieiidaulduaaédes noms 
partie 11 lie m à ipielijues» uns d'cnire eux : tel eut le sel 
nornniê Itsnt^iK, qtii est en petites ma^sfa, d'un blatte 
àe neige, k cauure couclioïdu à petite» écailles; il e*t 
Coinpoxé de Miir4le de soude, de sulTute de ina]<tit'Me, 

Bl de niurinle de ningné«ie. On le trouve à S&dUlM ea 

lobènie. (Lio»-ig. mia.) 

ORDRE PREMIER. 

ïiES SELS ALCALINS. 

Ce9 sels »onl le réaullat de la combinaison d'un acido i 
avec l'un Ap% (roisalcalù. 

Il* sont loii» irè-i-sjipidpfl, irès-diiwlublca daii-t IVao; et 
^'e»ten ral-c>ndeleurfiiciiediBaolul)ilité,i|u'i!3»e li-ouvenl, 
pins communément dans lea eaux qu'en ma»» solide.! 
>n les voit rarement en ^mndeiuaaie^ In pinpa ri d'eniro 
1JX imprègnent dillérenles pieires, et m montrent en 
sflltjreiiteuoe Aleiirnurf-ce-Cesout des minéraux qui se 
eaueniblent non -seulement par une comiiodilion ana- 
sgiie, iiiaiA encore par de nnmbreuHcs propriétés ; on 
aorte qu'ils nous ofiVtrnt dia le commencement de la 
minéralogie, l'exemple d'un ordre composé de j^euiva 
ot d'espèces bien limités et faciles à caractériser. 

i" GxNits. AMMONIAQUE, 

L'Ammoniaque ou nlcali vulalil combiné avec dilTé- 
rjrens acides, forme les espèces dont ce genre est coniposé- 
[Ces cspcces ont des caractères extérieure commune- 



>I-e plua reniiirr|iinhle est pris df l'otlenr d'Ammoninque 

■que répandent ces sels lorsqu'on les broie avec (i« U 
chaux- llseilprcscnleni encore d'niili'Cnqni doivent ^li-e 
, étudiés dans le« ouvntfiea dea chimislcai. Tullw t>»l lour 
' propriéli de pt-oduiru du froid lorsqu'on les dissoiiï 
dans l'eau ; dVlre d^compost's nu volaiili^éi ptir la cha- 
leur, &c. : jions rappelons irï res proprîùU's pour f«îre 
Toir que «i les acide» donnent aux sel» qu'il» lormeiil 
avec difTérenles bawa quelqneu propriélw commun», 
ho bues leur en enniniiirtiqiienl .itiui qui ne sont ni 
noinfimporlanlesni ^]oi^^ reiiiartinahlea. 

1'* JStp, AMMONIAQUE MURIATËB. B^r. 

vulgairement Sç\ ammoniac '. 

Cb sel «*l beftiicoup mieux caracléri** par 8« «iveiir C»f^i*i». 
urîneuse , m voliilïUté complète , «a srAiido di»alti- 
Lilili dans L'eau, et par l'odeui* d'Ammoniaque qu'il 
répand lonqu'on le Iritnre avec de U chaux, que par 
aucun caractère extérieur. Souvent ce »cl existe dans des 
pierres qui rtinveloppenl ; il n'esl alors aensible ni à U 
vue oi au lact, main &a pi-étence est loujoun^lômonlrve 
par l'un dea moyens «impies que Jioai venons d'in- 
diquer. II e^t compoȎ d'Ammoninqiie 0,40 , d'acido 
luurialique 0,6s, et d'eâu 0^08. 

Il s'offre ordinairement dan« la nature sous la furiue 
d'eHIorescence, ou de croûte» d'un blanc grisâtre on 
jauuùtre, vert-pomme ou même noir brunâlre : dans 
ce caa, ce tout des matières élrangùres qui le colorent. 

On ne le trouve que lrè»-rai-cmcnl en petib cri.'>laux 
mal d^^terminésj mais lorsqu'on le fnil erislalliser arlifî'* 
cietlenient, il donne des aiguilles cnlrehicées , qui ont la 
prapriélc awez remarquable dï-ire flexililcs. Sa forme la 
plus rare, qui est en même temps sa forme primitive, 
est l'octaëdre rfgolîer. 

L'Ammoniaque murîatée est peu répandue dans k c^Mwnt. 
nature ; on l'obserre principalement aux cnTÎrona des 

' Ifauifiiek*/ Mùuiaek, le scJ aibinotiiic oaiif. Bhocn, 




Li><ni. 



cl |IT^|<1- 

rali-in m 
CridJ. 



IIO SELS ALCALINS. 

volc>ins.£llc oslaublimécpréa descralércs, daim les fent^.i 
lies likvca, el niél^e avec d'autres maliôn» voUUIes. G'etl 
«imi qu'on l'a (rouvée près le rratère de l'KUia en Sicile; 
dans les îlcn Ponce« ; dana ht Inves du Vé«uve , «prèB 
i'ûrtiption de 1794, clic éloït d'un beau jaune, el d'att- 
luurs fort pure; en Italie» prùs de Pou^zule, au lien 
iiMiiiiiK' ia fjvlfaiarre, KU« se d^^itgt^ daim ce dernier 
endroit de soupiraux naturoU, qui «ont nombreux Aan» 
.cHaucieu criilcre. On la recueille actuellement en pla- 
çant au-d(.-&3ns du ces HoupirBiix dca tuyaux de lerre 
«itscz longs, dans Jetiquelti elle se uouden»e. 

VV'allcriuA dit qu'on trouve ce ael eu Perso, dana le 
Turqucstan : il cbl mèlû avec de la terre , <iu en eiUa- 
rcjicence sur de» rocher». On le cite encore en Tarlarie , 
dRHfl le pays àes Kalmouclut -, — en BufrliHric , il est eu 
elîloresceuco sur dt-a vochea achisicuses; M. KJaprolh , 
qui l'a unalye6, y a Iruuvé 0,02 de* aulfule d'ainmo- 
nlaque \— en Sibéiio, dans le Icrriloire d'Ore 11 bourg. 

On rindiqup auAsi dana quelques mines de liouille de 
l'Angleterre, nolnnitnont dans celle du Muwcasile. 

On le trouve enfin dans les eaux de cerlaina lacs de 
Tostane el dan* quelques fonlaitie» d'AHcniagnc. 

I»t plusgmndc parlie de l'Ammonlnqua raunalfe du 
comtuerce vient d'£^pte. On recueille dans les cliomi- 
uécs la auie produite pnr la combuilioii de la fiente doa 
diverti ruminaiiii, qui, dan» ce pays> !>e nnurnssonl da 
piaules E«lée!i. On pince celle auïu dana des vaisseaux de 
verreiienibUblesàdogrand* malrns, et ou cliiiuHe astez 
pour en séparer, par nublimalion .l'Ammouiaque mu- 
rial^p. L'opiralion durr deux jours. Ce sel it'atlacbu aux 
parois supérieureti du matms ; il s'y moule en pains aasez 
épaia , main toujours salîa pur une {torlion d« auïe quM 
entmîne avcdui. B'^aucoup des arlittana qui emploient 
le 8(1 ammoniac , préfèreal cfiini qui est impur k celui 
qui cat Ircs-blanc. 

Dix kilogrammes de auie donnent environ (rois lîlo- 
grammes d« «el ammouiac. 




AMMONIAQUE SULPATÊE. TII 

On prépare l'Aiumoiiinque muhatée de difliÉrenicj 
manière^ t;n France et en divers milru!) lieux du l'Etiro|M!. 

IMna la tiel^ir^ue, on fait un luélitiige «le »uie , d» 
hoaJIle et d'urgile, qu'un humecte «tëo de l'eau «iiurâi 
de sel umriii. Ou moiitu rc mutante en ptiliU.'i bnques 
qu« l'un brilla daas un fourneau d'unu ftlruclure ptir- 
tirulière. La suie qu'où oblienl ili: cotte couibualioii eU 
placée dnasdes espèce» de \ttiùlsmHlraa,elVon en sopmi, 
par liubitnialion, luaelmnnioniac qui a'y éloJL furniL' pur 
ta prt;inîûr« coinhu&tion. 

A Snini-Donis, [>vc* Pâm,an failli le innrîatc d'ani- 
Rtoniaqnccn rèuni«8atit, dan» de« cliombrexde plomb, 
l'-icide rourialititieilégngédu miiriittedesuudepar tVide 
»i)iruri<|iie , au ritrbcMiiilf d'uni nioiiiaqne obtenu p^r tu 
dislillntioit des niaiières animales. 

Queltjuefoison a découipoeé avec ce lu^me carbonate 
d'aïunioiiiAque le niiirîal« calcHira dt: l'«au-nièi'v dm 
salinn. 

L'Ammoniaque muriat^ Ecrt eu roédccine et dans v.êgtt. 
beaucoup d'art». — £Ue est employée dftn« la Icinlure 
pour aviver certainea couleurs. — On m'tn »flrl dniis 
tciaiiin^edu cuivre, dn fer , t^t dans ta soudurf. — M^k*» 
avec le plomb fondu , oji dit iju'clle lu ruiui plus aigro 
el p1ii< propre k Hre réduit eu grenaille. — On en relire 
rAinmouiaqne on alkali volatil. 

a' Ssr. AMMOWIAQPE SULFATÉE '. 

Ce «ri a une saveur acre «I Bmèrv ; trituré ^rec du la Ctraii^rai. 
chaux , it répand l'odeur d'aiumoiiûquc, commune 
aux'»ela qui ont pour ba^c cet iilk»!!. 1/acidu aulfuriqiie 
Il 'eu dèga);c> aucun g'ix «ciJuiCt ce caiaclùre [nrut aervj'r 
à le distinguer du murîalo d'au)inouin(|U(:. It e«l com- 
posé d'Ammoniaque 0,4'^, d'acide sulfuriquc o^^if et 
d'eaa o, iS. ( XfBfr.) ' , 

tV >«t s'est trouvé nous forme de ïlalactilea jaunâtres et Uiiwomt. 
recouvertes d'une i>ou*sière fâjincuïc blancliàlre, dan» 



" MUC&GVtM. Rivss. 



T t a 5 F, L s ALCALINS, 

îfs la^onî de Sl'^mie en Toscane. Il lajn»*e \e» iMi-ois <ïep 
firni«3 , d'où »n (léj;nge le gnz dont on a parle â l'ariicrd 
d« VAciih honxciqMt. 

2" Gkuks. potasse. 

Les sels îi base de Pola<iti4? sont braiicoiip plus rarM 
dHns 1» ualuro ^ue ceux & hast; de sonde; et cependant 
la Polasae qtit a été décooTerle dernièrement dans «n 
«»!)«! ^nind nombre cit; (lierre» , e.«l pliM commune dans 
cette vtasiie de minéraux que la aoud». 

l" B%F. POTASSE XtTRATÏÎE ou KITRE, 
vulgairement Salpclre '. 

CaMcti'M. Lb Nttre a un caractère tranché tjut le fait recon- 
lioilii> sur-le-cliamp. £n jetant ce sel, on mfme les 
«ubslanccii lerrcusca qui le confienncnt, »iir de» char- 
Ldu&allumî'jj , iis'y raanire«le dcftScintillHlious ou poiuU 
lumineux (rês-bnllans, dus à la combualion vivu c|u« 
ce kI excite dans U partie du charbon sur laquelle il 
tombe. Celte propriélé s'expritne en Uisaiil qiio le Mitre 
J^uss Hur le» clmrbonii entlamnu^s. 

Ce «fl a une saveur tnuclie tni peu fade; il est (rès- 
disaoliilile dana l'eaa, et cmrnllij« |>iir rerroïdisaement 
eu Higuitles ou en prismes prorondémcnt cannelés. Lors- 
que ses cri^laux sont hels.on remarque iju'iU présentent 
souveul un prîanic à aîx pans, lerminé |>ar une pyra- 
mide à aix faces, semblable à ctitle du quariK, mais un 
peu moins aigui». M. Haïiy a reconnu que la forme 
primitive du Nitiv éloil l'octaèdre rcctaugulaitv \^pL 4^ 
f.S,6ety). 

LeNiIreest composé de potasse o,4(j> d'acide nitrique 
o,S3, d'eau o,i8. iHicttnM^îi.) 

On Ironve ce m-\ dans In nature sons la forme d'cfflo- 
» rescencea, composée» d'ai-^uilliis extr^-moment déliée». 

On le nomme dans ce cas salpêtre de houssag». 
ni*i*ED<Bi. Le Nîlrc esd trè»-itboiidamm^nl répandu. Il y a peu 

* HatarHthtT latfittf^ le itlttc naiir. Btoeu, 



s'oŒ» 
iro qVe 



pajra où l'on ne puiue en tront-er. Maii i[ ne 
jamaû en maue cotiiiilériilile. On no le i-encontro q1 
l^è<-ra^el^^^nl , |>eta-èlie même JHtiiai» Jan» rintirieur 
des coQchea de In (erre. Il est (onjoiirs à leur surface ; Bt 
la présence de l'air paroit èlra îndispensuble li sa pi-o- 
duclion. 

Les lien^ on il ae trouve prpiifiue constnmmenl , sont 
les tnurHtiles ou tes terreins qni renferment de lu chaux 
carb{Aitt(ée, et prê« destjuela il y a des uialiùce^ auiuales 
ou végétales en {Iécoin|)o.«i(ion. 

Lc« pliiines crayeiisoi des pays chnuds et secs, et !«• 
pUiue» sablonneuses qui conUeniient »usii de lii cIirux 
C3rbo[ialée,»ont fn^fiuemnicnlcotiverlestl'i-niDrcsccnM» 
de Nitre. Les terreins argileux ou de sable pur aVn 
coniiemicDl pus. 

Co Niire nVst que snperBcio). Si l'on prend le sable à 
quelques dvc>mclre« de profondi^ur, il ne contient plus 
de filtre. LiCit «ources qui sorlunt di* ces terreins en 
COD tien lient iMPt^riiânljct cm qu'il » dv pliunnifii-quitblti, 
ce 5t!l eniuvé plut)ieur!t foU. ae reforme en puu de tempe. 
Tons ces faits, dont nous alluns donner dot exem- 
ples, prouvent que lu îs'itre se forniv j(j»onl.inémenl ; 
qu'il prend un ou plusieurs de acs pi-incipi-« dans t'aU 
mospliêre, et que si la chaux ne lui un fournit pas, elle 
favoriM au moim i>a production. 

LeNitre.ensc formant sur une pierre dRUs unepinoo 
d'abord très-<:îrcon8cme,a'L'lcnd biimlôl , et corrode lu 
pierre à la manière de la carie. Doloraieu a remarquù 
que du luument où un roclicr calcuirn de l'ile dt; M-ilte 
est touché par IVau du In mer^ il inmbe en efHoreacence; 
et qutr cette eCBarescence destructive le projJHge eii peu 
de tem|j« sur toute* les picirMi environnanlejt. 

Le Nitre se trouve auui dant lea eaux; tuai» il j est 
plus rare que Ica aulred «elssoUibled. 

H extate touL formé djus plusieurs végétaux, tels qiio 
IfA borragiuées , la pariétaire , la cîgué , te tabac , lu 
soleil, &o. 



Iiisill. 



Il4 SfiLS ALCALINS. 

^D trotire du Nitre dans pluftietirs plaines de l'Es- 
paçne 1 el m<^jtie en asstrz grande <jiianlilé. 

On en trouve peu en France ; on le cile en efilo- 
reacence sur In craîo dons Iq dûparlcmpiil de Iti Suîne- 
Inférieure , pt-èii d'Evrfux ; on recueille cirs eQloreti- 
cenoPi sept k huit fois par an. ( Bcrron. > 

L» Rorlii^roucaull n remarqué que lu craîc de la 
'Roclie-Giiyon, dnn« laquelle on a. creusé dva habita- 
4iona , éloil coaverie d'elflorescences de Niire. 

Kii Allemagne, on le trouve en orol^leuMfKêpaiue 
flur led parois àea grolles iiroTondes qui sont creii!iée« dan* 
le tufdela montagne de llomburg. {Bkoinamt. ) 

On coniioît en Italie la iitlnërc de la Molfclto d«ni 
la Pouille. Elle a été dt^oiiverte et décrite par Forli» en 
ly^iJ. Celle nitrière est d-in» «ne cavité en entonnoir, 
nommée Pulo. On oroil que cette cavité eut pro<luile 
par un affaiRsenienl. M. Pnirin rallrihiie a une iorif de 
carie du lerrein même. Le sol est calcaire, et le Tond 
«l percé d'un grand nomlire de jielils Iroits. Ce sol 
eal forlcmenl imprégné de Niire, qui CAt toujours in6lè 
de nel marin et du chaux sulfata. La terre calcaire la 
plus pure ȕt celle qui donne le plus de Nitrc ; la terre 
Arf{ilense qui y est uitMée n'en contient pa«. Fortia a 
remarqué que lorsqu'un niutlrplioît Ica surfacc-a de la 
pierre cïlcaii-e, la production du Nitro deveuoil plus 
abondante. 

11 T a encore dans In Pouille d'aiilres caril^ teni'- 
klablea qui produisent du Nitr«,eUe« sont loulea placides 
dans le calcaire: aucune de CC4 uilrJèrea n'est éloigoéa 
de la nu;r. 

La Hongrie semble être Xrr pa^-s dfs »els. Le Nitro y 
est «unM ti-ès-comnum. Il se trouve k la !>urfaca du sol 
au N- O- de Debrelzin. On réunit en tas oè» terre» sal- 
péiréeti ; on les place soits den anj^arde : on rerueillc la 
«alpdlre qui l'eUIeurit à leur iturface , et ou le le«aive. 
( Tojrjfj«jr, ) On trouve dan» le même arrondissement, 
et sur une titenduc; de soixante lieue* ^ des sourcea 



POTASSE WITRATET. 

d'eaux nilrées qui itotit à dix inèlre* de profondeur en- 
viron. 

L'Ukraiue «I sur-toul la Podotia lourninent à l'Eu- 
rope nne grnnde quantité de Nitiv. On le retire par 
lii.ivÏAtiun dit terreau noirâtre et fin qui recouvre cea 
vaslt*a phines ; il tut sur-tout aboatlant daiu les nion- 
ticulea coniques qu'on y remanjoe, et qui pnroisoent 
aToir été fln*^» par 1m anciena habilans. Lm hommes 
qui exploitcut ces lerreii, su Imnaporlcnl ntcctis^venicnt 
«UT cva (li«-ers tirux arec toua Its appareils nécessaires. 
C ifoLrr. ) 

On trouve du Nilre en Perae tlana les environs du 
Volga. lle»tlrès-comniuii dans t'Iiide. La plua grande 
partie de celui qui .te vviid A Ouseariilo, vient d'un tcr- 
rotn en friclic qui esl à Go lieues d'A^m dana le B<-n- 
^slo. On prétend que leu lïeuz di^aorta d'où on le relire^ 
Ploient autrefoi» dwvillagea trèa-peupléa, 

On en trouve aussi dans l'Arabie , noinmincnt dana 
un vallon qui e^l entre le mont Sinaï et Suez. 

Celui d'Egypte oaLrcmarquable, en, ce qu'il ne con- 
tient pasdc nitr^le calcaire. Il eal, p»r cela , plus prupr» 
i h fabrication de la poudre. 

Le Nitre se trouve également au midi du Cap tic 
Bonne-Ëapérance. Il e»l abondant sur le «ible du désert 
nommé fCaroa ,qui est h l'Est du Cap , et près de la 
■aurce de la grande Fif/h-M-iver. (B^iuioif. ) 

Le «alp^lre dont on fait la pondre aux £tata-Unia, 
e*t extrait des terres que l'on recueîUe dans des grott<--s 
de la perlie munlueuse du Kenluckv. Cea grottes as 
rencontrent Btir le pvuchanl des cnllinex calcaires- La 
.terre qn'ellea renferment est trè»-riclie en Nitre. Comme 
elles sont inliabilÉcs , les seules mnlières qui puissent 
fournir de lu polassc sont les substances végélalea quo 
le vent pousse accidentellement dam l'intérieur de ces 
cavernes, (ilfrcs^vjc fih- ) 

Dans l'Aménquo- Méridionale, les pâturaj;es seca 
des bords de la mer près de Lima sont couverts de 




Il6 StLS ALCALINS. 

Nitre (DomaBr.) On «ti trouve aussi dans lo Tiicu- 

man, &c. 

Les nitrières nalarelles, quoique fort nombreuse!!, na 
produisant pRit astez <lç Nitru pour le» usaj^ea niullipliûs 
que l'on fàîl ds co sel» on a au réunir dans den nilriôred 
arltficii'lltis les circoiiHttiiicea nécetisaires.â sa roriusliou; 
çi) soi'lc qu'on fiit ré«lletu«nL eu sel de loutcs pièc» , 
aanH qu'on connoi«>e précisa' me ni l'action des uinyeru 
ijiiB l'on erapTbie. 

Four élstblir une nitrièrc arlificielle, on réunit tous dei 
angards des monceaux de décnniljr'», <icA plaira? el dis 
lerrea que l'on nièleavec dea fumierA et d'aulrea matières 
végétales, on arroiîeceg nma« avec difTérenles ligueurs 
anitnatcs, telles <jti<- tlti sanj; , de l'urine , &c. On Uisse 
pourrir le tout à l'air pendnni un certain temps. 11 
]Mti-oil que l'azole dé^gogé par la putréfactiotyauinjiile , 
w combine avec l'oxigcne de l'atmosplière et produit de 
l'acide nitriquo, qui forme du Nitre eu s'anûsant avco 
la potflsne des végélaux. 

On reprend cea terres salpi^trées, on les leauve wi- 
gneusemeul , en ayant loin de faire pa»er des eaux 
neuve* sur dn terres déjà le&tîvées, et pour salitrer lej 
taux irè«-c]iarg^s , on les fu'tl passer sur do« terrea 
neuves, c'esl-à-diieqni n'ont pojnl encore été lessivées. 

Celle tesâve contient ordmairement , outre le Nili'C, 
\lifïrrens auli-es sels qui rnire^nt, leU que des nitrates 
df chaux et de mïi{;rié5ie ^u'on décompose par la jio- 
iHSM , OU nii^me par le sulfate de potasse, renfermé dans 
Icdcendrets des végétaux '. Elle contient aussi du munute 
de soude cl du sulfatu de chaux qui, moins dissolu* 
ble» que le Nilre^ se «^pflrcnl en cristailiMnl pendant 
l'évaporalion de la liqueur. Le Nitrc qu'on fait crtstalli- 

■ Lt( »tpitrlcts <le P«r<t emploient des cendres dtjài IcMivi-fi, 
qui ne «nni<Fiiiieiil p)n« qn« dn tnl[ai« de [»>)«»« > et ccnx du Lan- 
Cncdoc u tervcQt des ccndi» de tHinarUc, qnJ a* reafcrmcnt ^<ie 
•c *•! neUn. 



I 



POTASSE NlfRAfifi* It^ 

Bcr par refroidùtiemeat nprès la première purification et 
l'éraporjition <Ie celte liqueur, est encore très-impur ; il 
eat jaune , ou même rouge^ et porte le nom de Nitre de 
première cuite. On le purifie quelquefois par une ae^ 
conde et par une troisième crlslallisation ; mais on con- 
noît maintenant un moyen plus prompt et plus écono- 
mique que celui des crialallisaiions réitérées. 

On lare le Nitre de première cuite bien pulvérisé ^ 
avec 35 pour too de son poids d'eau froide, qu'on f 
met en trois fois, ayant soin de décanter chaque fuis 
l'eau qu'on y a mise : on fait dissoudre dans moilié de 
son poids d'eau bouillante , ce salpêtre privé par la 
lavage k froid de la plus grande partie de son sel marin 
et des sels déliquescens. Lorsqu'il cristallise par rcfroi-- 
diseement , on agite la liqueur afin d'obtenir des cris- 
taux en aiguilles très-fines ; on les fait.égoutler : on les 
lave avec 5 pour loo de leur poids d'eau froide ; on les 
fait ensuite sécher complètement à une température de 
45 degrés. 

lie Nitre qu'on obtient par ce moyen est très-sec, Vt*gi*i 
contient très-pen d'eau de cristallisation , est assez pur 
et très-propre à la fabrication de la poudre k canon ^ 
principal usage de ce sel. 

JLa poudre à canon se fait en mêlant exactement , et 
par des moyens trop éloignés de notre sujet pour nous 
arrêter à les décrii-e , 76 parties de Nitre, 9 de soufre , et 
i5 d'un charbon léger. 

On ne fait point l'acide nitrique; on le retire du 
nitrate de potasse au moyen de l'acide âulfurique, oïl 
mieux encore de l'argile^ ' 

Le Nitre est employé dans la docimasie et dans la mé.< 
tallurgie comme fondant ou comme oxidant: on s'en sert 
dans la teinture. Enfin il est d'usage en médecine comms 
rafraîchissant et diurétique. 



Il8 8CL5 ALGALIirS. 

î« Gesre. soude. 

Les combinaisons naturelles de la Sonde sont beau- 
coup plus nombreiiRes que celles de l'ammoniaque et de 
- la potasse -, mais elles ont moins de caractères commun* 
et Iran cités. 

Les sels à base de Soude sont Gxes, ils ont une saveur 
'•j moins désagréable que les autres, et plutôt amère qu'uri- 

neuae. Quelques-uns s'effleurissent lorsqu'ils sont dan« 
un air sec. 

\'^ Esr, SOUDE SULFATÉE. H^»t. ' 

CafMiti. Ce sel se trouvant rarement en masse assez considé- 
rable pour présenter des caractères visibles, nepeutélre 
reconnu que par sa saveur salée, et d'une amertum* 
désagréable ; par sa propriété de se dissoudre facile- 
ment dans l'eau , de donner par refroidissement des 
cristaux prismatiques, et de s'efileurir par le contact de 
i'air. 

Use distingue de la magnésie sulfatée , avec laquelle 
presque tous les caractères précédens lui sont communs, 
parce que sa dissolulion ne donne aucun précipité par 
l'addition d'un alkalî. Il est composé d'acide sulfuriqae 
0,37 , de soude o,i5 , et d'eau o,58. ( Sssgm. ) 

GiHamnit. Ce sel se présente sous la forme terreuse ou plus rare- 
ment sous celle d'efOorescences salines d'un blanc jau- 
nâtre ou grisâtre : on le trouve plus ordinairement dissous 
dans ceiiaines eaux minérales. 

Dans les deux cas, c'est presque toujours dans les 
environs des mines de sel gemme ou des fontaines salées, 
qu'on rencontre ce sel. Il paroît être dû au change- 
ment de base qui a lieu entre le muriate de soude et le 
sulfate de magnésie , lorsque les eaux des salines qui ren- 
ferment ces dt^ux sels sont exposées pendant l'hiver i 
la tempéralui'e de la glace fondante, 
Liaux. On a trouvé la Soude sulfatée en dissolution dans les 

■ NaiurlUhtT glaiibtnali, le sel de Glai/bek natlF. Broch, 



SOUDE SULFATEE. Iig 

Mux de plusieurs lacs de l'Autriche et de la Basse-Hon- 
grie , notamment dans celui de Neusiedel , entre les comi- 
lats d'mdenbourg et de Wieselbourg. — On la trouva 
aussi en Suisse ; — en Espagne , autour d'une source , 
dans les environs dah^n juez ; — près de Vacia-Madrîd , 
& trois lieues de MaoHd , en efflorescences abondantes , 
dans le fond d'un raWn ; la source qui sort de ce ravin 
est chargée d'une assez grande quantité de ce sel. On dit 
aussi que l'eau du Tage en renferme. 

Boulduc l'a trouvée en France, près de Grenoble; 
elle est en efflorescence à la surface d'anciennes galeries 
de mines. — On la trouve aussi en efflorescence sur les 
murailles , à la manière du nitre. On l'a observée , sous 
cette forme, à Copenhague, dans là partie haute de la 
ville ; et à Hambourg , dans le Gymnase. — Les escar- 
pemens de la Solfalarre de Fouzzole présentent ce sel 
dans un seul endroit, du côté du nord. {Bbeisl^i^.) ~~ 
n est très-commun dans les lacs de la Sibérie. On re- 
marque que le fond du lac de Guniskoi, entre Toïon et 
Ilùnskoi, se couvre, dès que la température est à la 
glace , d'une croûte de Soude sulfatée, Pallas assure que 
la pharmacie d'Orembourg s'approvisionne de Soude 
sulfatée, en recueillant celui qui se dépose en automne 
au fond d'un lac, qui est entre le Tobot et le Miœs. — 
On la trouve aussi dans un lac des environs de Gourief; 
— dans UD autre, entre Oustoïska et Miniouskaïa, près 
de l'Enissey ; — au pied et dans le milieu de la chaîne 
des monts Ourals, près de Tscheliabinst : dans ce lieu 
ce sel sort de terre au printemps , sous forme d'efïlo- 
rescence ou d'écume. Le sol argileux qui fait le fond 
de ce terrein , n'en renferme point, ce qui feroil pensée 
qu'il ne forme comme le nitre ù la surface de la terre et 
par l'action de l'air. ( Pallas. ) — On le retire également 
des schistes alumineux de Duttweiler , près de Saar- 
bruck, département de la Sarre , et des eaux-mèrea de 
l'alun , à Freyenv^ald , dans le Brandebourg. 

U se trouve enfin dans les cendres de quelques végé- 



lao SELS ALCALirrs. 

taux, notammeiil dan* ceiks de» vurecs, du (amsiia p 
ti àe ceiiaine* loiirlju. 

Ce ael , nuqucj les sncîena minéraIngÎRtca n'avoieni 
fait xucune .i<tcn(ion , eti donc l>eaiiroiip plus commun 
dans la nalure qu*oii ne le penfld^t^t dan» un f{i^nd 
nombre àe cas, le fi-oid pamil far^wr sa formaiian. 

11 n'eal d'usage qu'en iuêdv«iiie , cotnme pui-:galif. 

% a* Pir. SOPDE HlTRIATEE. H^ur. » 

vvlgairemtnt Scl fusriu. 

CaTieiérst. IiA. «aTeuç solfo, a^réflblc el irès-connue de ce ael, 
est le meilleur caraclèrn qu'on puîtse doimur |K>ur le 
distïuguer d«4 aulrt» »f U . c«^ caractère convient à toutes 
ses variclés, cl les fera reconnotlre fiicilcmi-nl , quelle 
que soil Ih rorrtis non» laquellt- elk's Ht présenlenU 

Lorsque le Sel marin esl cri«(aUi»é, et on le irouve 
fi-équcmmenl dnn» ret élat, sa forme onltnairc est le 
cuho ; c'c&t aussi sa forme primilive. Sa cassure est 
Tilreuso, aouvvnt Inmdieuaei sa texture eil quelqut-foU 
filireuK. 

Il eai dIssolnWe dans l'eau , mars l'eau cTiaude n'eu 

dissout pas pli» quo l'eau froide. — Jeté sur les clinrlH>n» 

ardt^UB, il décrépite. H est composé d'acide murialiquB 

0,33, de soude 0,5o, el rlVau 0,17. {Kintr.) 

Vtiiifii. Ce stl présenic ])cii de Tarit-léa-, il est souvent tran*- 

pArpnt et limpidu, quelquefois scnlemeul iransluoixle. 

Ses routeurs varient do rouge au bleu , au violet , au 

brun, et même au vert; il est souvent stmillé d'arj^ite. 

GiaianiFni I.a 8oude ni iirial^ e>t une des substances le plus abon- 

* " '* ■ dammenl it-pandm-s dans la nalure', elle a'y lraiiv<p 

dana deux états difleivus: tanlàten n)as6e!iolide»9oarent 

très-Tolumiiieu*e , ayant lou* les cai-actéifs que noua 

venons d inciitjuer ; clic porle alop' lu nom Ac sflg'-mme'z 

tantôt diKSOule dan^^ li^s eaux de cerlairiea fontaines et de 

■ HatiHiehir kothtati, U Sel àt cotllw. BnoctÊ, . 



SOUDE MU&IATEE. lai 

plusieurs laês ; elle le trouve enfin dans l'eau de toules 
les mers ', •i' 

La. mer est, comme l'observe M. Kirwftn, la mine 
de Sel la plus abondanle , paist^ue la trenlième partie 
de cette énorme masse de liquide est de sel marin ; il 
paroîl que ce set y est asst^z également répandu , car le 
maximum de sa proportion dans cetle eau, est de 0,04 
•t le minimum de o,o3 *. 

Les circon«tanceii qui accompagnent dans sps gisae- 
mens la Soude murialée dissoule ou solide, présentent 
les faits de Ik Géologie les plus intéressiina par leur géné- 
ralité et par leur importance. 

Les fontaines salées sont toujours accompagnées d'ar- 
gile ( Stbvitb ) ; elles existent souvent dans des pays où on 
ne connoïl point de mines de Sel gemme; outre le rau- 
riate da soude , elles contiennent aussi d'autres sels, no- 
tamment de la cliaux sulfatée, de la soude sulfalée, Scc. 
On a remarqué qu'après les grandes pluies, elles aug- 
mentoient non-seulement en quantité, mais aussi qu'elles 
étoientplus' fortes de Sel, ce qui failsnpposer que le Sel 
est tout formé dans la terrein d'01^ elles sortent. 

Il y a des sources qui paroissent suivre les variation! 
da baromètre, c'est-à-dire qu'elles produisent plu» ou 
moins de Sel , selon que la pression de l'atmosphère est 
ou plus ou moins forte ; d'autres tarissent par un grand 
froid) et augmentent par la chaleur, sans que la pluio 
on la sécheresse influent sur ces difiérences. 

On ne connoïl encore ni sel ni fontaines salées dans 
les teri-eins de cristallisation ou primitifs; elles sortent 
xaème plus ordinairement des ferreins de transport que 
des terreins de sédiment proprement dits. 

Cependant les mines de Soude muriatée et les sources 
salées ne sont jamais très-éloignées des hautes chaînes 
primitives , c'est presque toujours à leur pied qu'on les 

* Sttsal\,\^%t\Atmtt.BROcii. 

* Ntnu traiteront dans la seconde partie de cet ODvrage , de ce qu^ 
«ft (clatif fc la wiiuc de l'wn dt la mer. [ 



122 



REI.B ALCALINS. 



Iroiive; icilej «onl crlle"i qui exislt-nt au pied <1m Alpe», 
de» VcMpjm, Ae/i l'yréut-cs, des monia Cai'pftlU, 8tc. 

Li» Soutle murratée est ordinaircraenl dinprrsée ea 
coucriËii cpaïKM^, rjui onl ^izeiquefois pliiiieiirs myria- 
mèlTRS d'clendue ; tanlôt cch courlica aonl aiipptiîcielle», 
comme en Afrique; lanlôl elles se traiivunL à une pro- 
foudeur du' plus de iSu mèlrea, comme «n Polof^ne : 
d'aulrcji sont ailuées à uue hauteur considérable, Irlles 
sont celles des CordilicreM eu Amérique et celles d'Ap- 
iionne en Savoie. Cette dernière est pri's de la ri^on 
des neige». JEufin ce ael se prcseiile quelquefois, comme 
en Espagne, en lilocs énormes qui semljleiit uoles. 

Cerlains minérnux psroîascnt accompn^ncr constitm- 
ment kt mines de 8ul. La chaux: sultalée ou gy{we est la 
sulialance qui se trouve lephia ordinairement R\'eole Sel 
gemme. Quelquefois même le gypae est imprégni de Sel 
raarin , su point de pouvoir élro exploilé comme mine 
de Sel ; tel est le roc d'Avhouue, en Savoie '. C'esl pour 
c«lte raison que Jea sources salée» contiennent pvetque 
toujours beaucoup de chaiis sulfatt^, qu'elles déposent 
pendant leur évaporaliun. Auiwi M. Faujiu fait-il're- 
niarquer que l'eau des aidine» de Creutzniic}i , qui couI« 
sur un sot porpliyritique , ne dépose aucun sel terreux 
en a'éviiporanl. 

L'argile, InnlAlgriïe, taiilAl rouge. Forme descouchea 
qui Hllerneut avec celles de Soudomurintée. Quelquefoiii 
cette arpile PsI m^léij nveo le Sel, mais plus sonvenl cî\û 
renferme des IjIocs ou dea rognons de celle maùère. Ceii 
Imidcs d'argile nouI eiix-mëine-H précédés nu accompagnés 
de bancs de sable , de grès on de caillons roulés, et même 
de chaux carlionatée compacte, bruue, biluiiitneuw et 
f'élidc; ils ont ordinairement pour loit uu banc supérieur 
delà chaux cartxtnalée, et pour mur nu banc ïnlerieur, 
de la chaux sulfatée. On trouve au milieu de ces diversea 



' L'cifiec do nilnital qae l'an avoll Dviiioii Soiée murîaii* gyf- 
tiftre 00 ntiiriaciu , paroît «lie une cbiiui tolUtiae , ioipré^ic de 
S«l marin , tt doit èUe rappottie â celle eiptcc. 



sou 11 E MURIATÉE. Ia5 

couches des débri» de corps orgniiii^Sj des o* d'itéphan» 
«ld'»ulre3i niaininifèr-e«idii Ihiu cli<i>-bonné,tleaco4Utlle* 
roii!iiles,du liiltinif. qiiic9ldnpèiroIr:cebilumepéiiètro 
l'ai-ftile qui accoinpii^iic les couche» de Sel, et com- 
munique son oJeiir «u S<;1 in^iiie , aiiuî qu'on l'obifrrve 
dans quelques mines <le Ti'nnsilvnnie ; à T^iii}>erla- 
locli, déparlomt'nl du Bus-Htiin. |)rèii det sources satée* 
deSuhz, &c. Enfin on rcnt-ouln; friqucmuivnl duns 
ces couches du soufre en gi'os IVaguietis, souvent ciis- 
talUiÂs. Celte dernière siibAtanco est presque lou/ouni 
{ilatréa dans la uhaux curbouatéo ou dans la cliaux 
•ulfktée. ' 

On remarque quclqucfoin une soiic de rc^ularilédans 
la disposition du ces dit-et-«e> «ubslunces, maid plus s9U~ 
vent les couches d'arftile el de cbaux curbonalée sont 
conlonrnéc.t , quelquefois m^mc biîsées et en forme de 
brfcliv, comme on l'observe dans les Anlinr» de Bcx. 

I^espUules qui croisiteiil sur les bords des rontaines 
salées, |>cuvenl servir i^ les Taire rcconiioilre : ce sont 
i-peii-près les mêmes que celles qui vionnenl snr les 
burds de la mt-r, c'e^l-à-dire le trigtochin marîtîmum , 
le taiicornia , 1« sahola lait , Ïn4trr tripvtium , le glaux 
maritin\a , 6tc. 

Tl-IIc «at la diN|>usiUon j^éniTalc des nn'iies du Sel, elle 
est siiscepUble de peu d'exceptions. 

Ci-a mines et les fontaines salées sont cxlr^inetiient l,rg»t«ii:<t. 
nombreuaea. L'usa^^o considérabla que l'on fait du Sel [^."ôiiVr^'"** 
marin, nous engage 4 donner l'énumération des plus 
remarquables, cl à faire conuoilre quelques-uns des I 

faits particuliers à leur gtssemeni et k letir exploitation. ' 



11 y a en Espagne un «sseï: grand noni]>re do sources 
niées elquelquesaoïasdeScIgeiunte; plusieurs d'culr 'eux 
sont atluc* dans des lieux élevés. ÎJowles,<|nl avoJl fait 
celle observation , avoil ivinarqué aiishi que Ioiiica les 
sources sont placées au pied de» iuoDla^nei.i telles wnt 
celles des Pyrénées. 






134 Sri-S AlCAl-IW». 

Ija mine de C'ardonna , en Catalogne , près U mon- 
tft^e de Monsen-at, e»t remnrttuable en eu que le Sel y 
foi-nic une ni8«io honiogèiiK mns coin'he ni urevasae, 
élevée de 170 mètre» enriron aii.de»ii» du sol , el ajaill 
prùs de 5 kilomèln'» de rirconféreace : on ne connotL 
ni la profondeur de celle tnaitse, ni la nalure du terreia 
sur Ir^ud elle lepoif. Le Sel en caI btanc, ou roux, ou 
bteu clair, cl uVsl ^x>inl accnnij>Aj;nc de fTianx auirnlrr, 
oirconslance auez rare. — La mine de Vallierm, donc 
le roytiuiue de Nararre , près de l'Ebre, e»t Miuée dans 
u'it^ cinitne de colline» trèft-élerées tu-deMtni du nivbaii 
de la mer, elle est encaissi'e duns m la ch.iux snifalée, 
— Ou cite encore celle de SiTVaio, dans les P)'i-éiiée» 
m^uie ^HoiTLns'^ et la source de Salinas, t-ntre Viltoriti 
et Mondragon , dana rcudrolt le plus cl<n*é du Gut- 
pu»nnn. 

On troure dans la Manche, à Almenf^riinilla , une 
ina.tiie semblable k c*-llc de Cardonne ; elle a 70 mitrea 
de diamètre, e-sl mêlée de chaux snlfaiée, ei recourerle 
de ce mi^mfl «?! picnrux , qui renCeniie du quarts 
«iuople cristallisé : au-dessus* sont des poudings ùliccux 
et une couche de chaux carbonatée. 

Liui niincH du Sel gcmtoe qui s'i-xploileni à Pozn, prni 
de Bitr«08, en CaslilJe,onl un gissement renjarqnable; 
cllca Minl placcea dans un immense cratère. M. Fer^ 
nnndfo y a trouvé des pîerrea ponces , des pouzzo- 
lanes, 8(,c. (Feot'ST.) 

On trouve aiiui dn Sel j^emme dan« les colline* <Ie 
innsport, qui loni entre la Sierru-Morena el Madrid, 
pri» d'Aranjiiex et d'Ocaïia. 
fnMer. Ou ne cuuuoil point en Francede mine de Sel gemme, 
mais il y a un a^si'i: çr^nd nombre de eources aal^ea. 
Noua citerons celles : — De Sallîej, an pied des Pyré- 
Tiées, près d'OrlIiex , dnnii lo dOparlemenl des iï:iBBcs- 
Pyrvnûes. Le ierreiu est calcaire. On trouva de la chaux 
jiultnlc« aux environs de la source. — De Salies, au sud 
de TouIquWi dans le dépiulcmcat dv U UauU.'-drronue. 



SOUDE MUniATlÉE. ia5 

— De Salins et Mohtmorot^ dans le département du 
' Jura ; dana le premier endroit Teau lient en4k«n 0,i5 
de Sel. — De Dieuoe, Mpyenvio, Château-Salina, dana 
Je département de la Meurthe. Cea aources tiennent 
environ o,i5 de Sel l'une dana l'autre. On remarque 
que .cea sources salées, au nombre de vingt enTÎron, 
sont à peu de distance les unes des autres ; les premières 
au pied de la chaîne du Jura ; les secondes au pied dea 
Vosges. Le produit de ces salines sert à l'approvision-i 
nement de la Suisse. — Noua citerons encore les source* 
de Moutiers, dans le déparlement du Mont-filanc, 
et par conséquent au milieu des Hautes- Alpes. Un re- 
marque dans le même département , près de Saint- 
Maurice^ le roc salé d'Arbonne ^ qui est à une élévation 
considérable , et voisin de la région des neiges perpé- 
tuelles : c'est une pierre gypseuse imbibée de Soude mu- 
riatée. On extrait cù sel par la dissolution. La partiu 
indissoluble reste poreuse et légère. — On trouve pi'èa 
Larapertslôcli , dans le déparlement du Bas-Rhin , les 
sources de Sullz ; et dans le département de Rhin et 
Moselle , celles de Creutznacli. 

On cite encore des sources salées, non exploitées, dans 
le département de la Côte-d'Or ; un petit lac salé près de 
Courthezon , dans le département de Vaucluse ; et dea 
sources aaléee assez nombreuses, mais abandonnées, 
dans le département des Basses- Alpes, entre Castellana 
et Tallard. (/. d. M.) Il y en a dans celui de l'Yonne ; aux 
Ândreauxet à Camarade, dans celui de l'Art-iège^ficc. 

liBs seules mines de Sel gemme d'Angleterre, sont AngUtem. 
relies des environs de Noribwîch, dans le comté de 
Cheater. Ces mines ont été découvertes en 1670. La 
première couche de Sel est à 4o mètres de profondeur. 
Les couches varient d'épaisseur : elles sont comme on- 
dulées , et alternent avec les couches d'argile , sous 
lesquelles elles sont placées. Le Sel en est tantât rouga 
et tantôt limpide. Le terrein qui les recouvre est composé 
de banci d'afgile rouge , de grès grossier « d argile bleue , 



ia6 



SELS ALClLIKS. 



de chaux sulfatée el d'argile endurcie. Le produit annuel 
d'une sedic de ce» iiiinm e»l de 5o à 60 mille tonneaux 
de mer, du poids de 30 quintaux rhaque '. L'ensemble 
de leur produit e»l I>eaucoup plus roiitidénible que celqi 
de» iuine« »î renouimêea de W^ieticzlta- Ce» couclie* 
«ont exploili^M [wr galeries clovûcs. Ou laisse de» pilier* 
de Si*! dispoM-s .sym^tiiquomvnt pour snulcnir le toit, ce 
qui donne à cea wuleiTains un aspect imposant. 

Les «ourles t^léfs dit même pays, sont connues plus 
ancieiinernf nt que \c. Sel gemme. Lorsque le» mincui-s, 
qui le» clierclient , pcrcenl a%-ec U aondo la couche 
d'arfiile ({ui les recouTi'e, ces souixes jaillî^Mnl avec uue 
gr;mde force. 

Le Sel relire des raines de Norlb wich , a W»oin d'^lro 
disHios pour Mrc j>tiriné. Celle opériitîon »e fait k Lîrer- 
pool. On le diMsniil duns l'eau de mer, el on le fail éva- 
porer par les movcns i{u'un indiquera plus bas. Il ne se 
clépo.^ poiiil de clitiiix suir^ilée dan» cvlli- évnporalion. 
MitmBgar. L'Allemagne e»l riche en mines de Sel , cl «ur-lout en 
source» dalrc». Il y m a preatjut- par- ton t , depuis la 
"We»tpli«lift!i If [joril dc-Ja racr Biilliqiie, daiiala l*omc- 
rauie, jusqu'en Soualre el eu AuLrîclie. On en compte 
environ soixante qui apjirorîsionni-nt loutcrAUemanne. 
Nous allons indiquer les salines principales, en allant 
du Nord au Midi el de l'Octidenl ver* l'Orieut. 

En Weslplialie, le» salint*» de Rehme, ^ jteu de dis- 
tance de la ririère d'Ems ; elles sont situées daru uns' 
plaine. On conrenire l'eau par h graduation. 

Dans le cercle de liiNie-S»xe : on trouve dans l'élec- 
toral d'Hanovre, les jHlines de Lnnebourft, sïluéejtdana 
la ville- mérne. Le« eaux n'ont pas besoin d'être gra- 
duées, el ne donnent point de rlianx sulfnlée, ce qui 
eald'autanl plus étonnant, qu'il y a des collines de c."aux 
nilfatce près des puits. — Près de tiriiiMwick , la salin* 
de Saitzdalen. La euurre est h 70 mètres de profondenr. 



• H. PlctH dit J^ooo toast* d« Ml par an. 



SOUDE HtVRl KTZt. 1%J 

^arm\ hs aaVin^a ilii dqrlié de Magdtl>ont7 , nous 
lrciniin|iicrona c<-]Ics do Hiitte. Se» eaux sont nut-x ricliav 
kf n Sel pour n'avoir pas bt^soin d'être concentrûus pur U 
[^graduation. 

En Haulr-Saxe, dan.i le romié de Manafeld , les 

[WlinGts d'Arlem, k 6 lieaes d'Ëisleben. EIIcm doDneni 

juiqu'à ^o mille quinlau\ par an , ut laissent déposer 

!>cauf:oup de cIiimik miiratci-. — Celle de KolWr^ , diuu 

la Poméranie pruMc*anI^, et de Orciffiwald , sur le» borda 

leUinci-BuUicjULsdanslaPoméranicMi/tduise. — Dana 

le Haul-Rliin , en IIhiuw , les salines d'AUendorf. stir U 

KVerra. L'eau de cea ^alinfs eri de 4 â 6 àej^rt-t. — Dans 

[)a Franconit; . vers le nord de co cercle , celles de Kis- 

RnKcii cl de ikbmalkalde. 

On doit rcmar(|iifrr«]ii« bciiucoiip de ce» sfiline» »ftnt 
litnécH danH un arrondissement d'environ i5 myrin- 
jtflrea, en prenant la ville d'H anovre pour centre. Data 
lAtineu qui sont au pied des montagnes du Harlx et 
Idu Thunnj^errvdd , on n& connott point de tniues de 
Sel gflmme. 

11 faut maintenant te transporiei' au midi do l'Allc- 

Mjtna, «u Sud de« mont:ignes de la Bohême, des cerelea 

ïe Haule-âflxe et du Haut-Rhin , pour retrouver du Sel 

lario. Il y a, en elTel, dta raines do Sel ou des souires 

ïléca en Souabe , en Bavière , dans le Tyrol , dans l'élec- 

srat de Satlscbourg cl dani la Haute-Auli-îche. 

Les mines du Tyrol annt situées sur nue montagne 

Hevée, à deux lîcties de la ville de Halle, sur l'inn , 

d'Inspruck. Le Svl gemme y (orme un amas irré- 

jlier, renfermant des fragmens du .^eliiale ( fF'acke do 

''emer}, qtiî est la ITase de la nmnlagne. 

Ce sel cet tsxploitij d'une luanière particulière. Oa 

>énèli'e dans ta masse au moyen de galeries parallèles. 

>n forme des di^ies dans cesgaleries^el on y introduit 

du l'eau qu'on laiiso si-jouruer de cinq k douze mois. 

Lorsque l'eau est saturée , on la relire par dw luyaux, 

et ou fait évaporer celte dissolution* 



' iSimt, 



H*Ut. 



laS BEI. a Ar.cAT.irrs. 

C)ii troure dan» le cerclu (rAtiii-ii-hi:, la saline d'H«I' 
leiu . *ur la S^lz» , électoral de Saliithoiir^ ; c'est iiiic* àt 
plu* j'it'liCM de rAlIcmajïiio ; la jiionUjtuc qui Ia reiH 
ferme est coniporfL- du wliàtes salé.-., i|I»b l'on exjijoiu 
abooIuiDunl commu ceux de Hali«, driii» le Tyi ol : l'eau 
n'y »éiuuriie que deux « li-oû jK^tiiKiiK-» ; on no Uiksi 
aucun pilier daim la c«vei-nu iuMiivtisc qu'oui roniice lea 
galeries aucccsaivcjiqiiî oui clé creuMi*». — L«a aalJnc d( 
Berclilwi^adi'ii , ^rvrt dus dniix pi-bniièreH , biI oxplurlci 
do la inéiue uiuuièr« ; mai» elle comieul j'Itu^ du S«l 
gemme en maatc. — On cileni encont celle dt- Ruichr-n- 
•hall , qui a ircuie-quaire sourcf» cx|)loiiéci , coiirt-nimt 
depuia uiia partie ul duniic jusqu'à trcjtile parlicn de 
«or cent livres d'eau. ( ^'KfMv J A U. ) 

On troure auuî du Sel prè« d'Aiinaée dniu Ifl partie 
acuîdt;iilale de la Slyrte ; vl, lou: piva de te lieu , inaïi 
dans U Hiiule-Aiilriclie, ou t-n trouve à Uuiiiudttn, 
Hallsudl et Ischel. [Omelim.) 

Les sources aatie» de Bex dans le canton de Berne |j 
sont célèbres pj^ir l:i liiaiiié dvj> travaux n<iuu*rrajnaqu< 
ton a (ait& {>our rtdit-rclier <.-(» M^urce» prCffoiMlra, et^ 
pour tes amener à t^ surCaci; di; Ih terre. Le Itrix-tn datu 
la]uul ellea wnl &iiuéi^ eal un ai-liiaic niurnrux qui con- 
tient quelqut;!! filrla du Sel geui lue. il paroîl rtinlvrmer de 
gros l(lr>c«decliatixci<i'b()iiatéif, ri Hiv Ini-niôiUH ix>miu«| 
encaissé dans dea banc» de cImux snifiilêe , aoiiilléaJ 
d'argile britut. La- terrain de» euviraua e«l couvert de 
cette niéuiv cliaiiK sulfilée qui se renconlre dans les< 
travaux wnlL-rtaîii* ; ou a Ironvc du .soufre ddu* l«.« 
chaux csrbonatée. Ces eaux aaléea ont besoin d>lre 
graduéeK. • 

On vile des source* salées prèf dg Naples et dans la 
CalabreCilérîtfure, pi'éad'Alla-Mntite nu pied de» Apcj3- , 
nina ; la chaux sulfati'c sccompajinv au»i ces aourroi. 
^ En Sicde . dans le mili^-u et vtn l'oucsl d« celle fia 
près de Catitro-giovani , CalataicibeUa , IlegalniutOi ht 
OBlloiica,&C. [OmeLtu.) 



SOtJDE MTJRIATEE. lag 

On vient de voir que le plus grand nombre des sources Hon^t 
salées el des mines de Sel gemme se trouvenl au pied **■'*"'''*"•• 
des hautes clialnea df . monlagne. Les mines de Transil- 
vanie, de la Haule-Hongrie , de Moldavie et de Pologne 
apportent une nouvelle preuve (fe'ce principe général. 
Ces mines, extr^menienl nombreusex et très-importantes 
parleur étendue , par les masses de Sel qu'elles renfer- 
ment et parleur produit, se trouvent le longdelarliaîne 
des monta Carpaths , ré[>andue8 A - peu - près- écale- 
xnenl des deux ciAén de cette cliaine. Elles l'accompa- 
gnent dans une étendue de plus de deux cenb lieuea, 
depuis Wîeliczka en Pologne vera le nord , jusqu'au- 
près de Fokszian ou Rymnick. en Moldavie , vers le 
Sud. 

Il* bande de terrain qui renferme les mines de Sel 
ou les sources salées, a près de quarante lieues de large 
'dans certains pointa. Ou y compte environ seize mines 
de Sel exploitées, quarante-trois indices d'autres raines 
non exploitées, et de quatre cent vingt à qiialre cent 
trente sources salées. — Les pins remarquables parmi 
ces mines ou ces sources, ce sont : Au nord-est de la 
chaîne et en allant du nord au sud , celles de Wîeliczka, 
Bochnia , Sambor en Pologne, et quelques sources dans 
Ift Bukovine et la Moldavie, notamment près d'Ockna. 
~> An sud-ouest de la <;l)aine , et en suivant la même 
marche, celles de Sowar, près d'Eperies, en Haule- 
Hongrie ; de Marraarosch , en Hongrie ; de Decs, de 
Toi'da , de Paraïd , et de Vi^ckna , près d'Hermanstadt 
«n Transilvanie, &c. &c. 

■ Les mines de Sel gemme de Wicliczka, près de 
Cracovie , el celles de Bochnia qui en paroissent une 
dépendance, sont célèbres par les relations souvent 
trop brillanies qu'en ont données presque tous les voya- 
geur». Elles sont très-anciennes, étant exploilées depuis 
l'an 1 251. Elles n'ont d'ailleurs rien de plus remarquable 
que les autres , si ce n'est d'offrir une exploltalion hèâ- 
étenduedan» des couches de Sel gemme, dont les dimçû- 



iSo 



SELS AX.CA LINS. 



•ions aonlt^ucore inconnue)!. Le terrciii quîtcs recouvre 
«fomme celui du la plupart dea mineJiiJtSel composé 
de cnucbea ultenialives de sable , de marne , de cailtoax - 
roulas, et de marne if-nforiiiAnt de groM hlofîji de Sel- 
Ccux de ces blocs que l'on li-ouvo les premiers , noat 
mélangL-s d'argile, et se Domment sel vtrL Le Sel le 
]}IuB pur^ H'apf>el[e tchihika. Ced mine» ont tnivîron 
it6a mètres de profondeur. {J. Puscaïut.) — Dans la 
mine de Bochnin, le Sel se pr^3Ciite eii coucbo Aès le 
coiutueni-cinenl , et non sous U. forme de rognons. IjCb 
couches (l'^trgile ou d« Sel sont oudiilvcs, et ne vont 
pas d'une épaisseur vgale. Le Sel est lanldl bnm , tsntAt 

'rou^eâlre, et ciuelquefuis limpide; cet couleurs ne sont 
pas non plus disposées en zânes purajlêles : les couches 
de ce sel sont iucb'néc* d'environ 4n degrés à l'Iinri- 

^Kou. C GvBTTÂHD. ) Oa y trouve de la Soude muriat^B 

I iBbreuse en Ircs-beaux échantillons. { Tovitsas. ) 

A Tborda, lu masse do ïjel est divtiée en couche* 
hoi-izontnics, mais ondulées. Ces coucher ont de deux 
. Iroib ccQlituêlres d'épai^teur. Les plus inférieures sont 
lus^i les plus sinueuses. (J. iîsMAnx.) 
On descend dans les mines de Wicliczka par six 

L^uîts qui onl ^ !i Ù mèlrvs de diamètre. On h pratiqué 

'dannla masse mdme du Sel, des tr^Bfiux nombreux. On 

rotivc dans cet mines, une éciine , des cliapt-lie^, des 

liambrcs dont (ouïes les parties, lellcs que colonnea, 

^«ulel5,sUlues,&c. 6tc. sont en Sel. l.«spuit»el les galeries 

>nt parfaitement secs , et on y trouve pluli^t de la pous- 

ière que de la houe. Il y a cependant d.ina ces mines dea 

>uroe8 d'eau douce et d'eau aulée, {Toifnsoft, ] Il parott 

^]'«ir >i'y est poini aussi mauvais que dans la plupart 

les mines de Sél ; mais les ouvriers n'y demeurent pas , 

'comme l'ont dJl quelques personne». {TajrstoM.) Il 

■'amasse dans certaines put-ûe^ de la mine flu gaK hydro- 

^ne qui s'y enÛamme. ( VegrrjHX}. ) 

Le .Sel s'exploite en gradins montans. On en formo' 

des pHndlélipipt^des du poids du 40 & 4^ tilogr., ou des. 



cynnJrâS^UC l'on mci dan» des IoihicbUX. (CrsTr^ffo.) 
Celle luino pi-oduil environ lao^ooo quintuux de Sel 
par an. 

Il y a prèa <1'0k.nii en Moldavie, une manlRf;no de Sel 
qui Wuae voir ce minéral à un dans pliLsifnrs points. 

Les niïoes du S. O. de lu i-liaine dKsCorpallis paroiast-nt 
pllU multipliées , el djiip«i^«s aur une plus grande sur- 
&ee de lerrein que c«llcs du N> O. Elles «ont , en géné- 
ral , Irèi-aupeiTicielIes ; qnelque«-une5 même de celles 
deUTramylvanitilesout Icllemunt.tjue de» gardes sont 
charges du recruuvrir le Sal de gazon , torKju'd e»l min à 
découvert par les pluies. Cependant cen maues sont td 
épatsKes, qu'un n'en a jamaiit aUeint lo fond. Quand on 
ccaae l'exploiliilioii k ilio mètre», c'est qnp IVxlniclîon. 
du Sel dovienl Irop ooilleuse. On a poiusc l'cxploitatioa 
jusqu'à igo mètres d>ins le comté de MurmarDK'li. Ces 
mines contiennent .iiiMi beaucoup de pélrole ; et le sol 
qui les renfiM'tue est sillonné de loules pirl» de rivièic»: 
le limon qui est interposé entre l'eau et le Sel s'op[>osBj 
dit-on, à la dissolution de re dernier. 

A Paraïd en Trausîtvanie > il y a une vallée dont les 
boi-djn et le fond «ont de Snl pur. On y voit de» mur.<i de 
Sel de 60 métrés cl plus d'élévation. — La mined'Eperies 
a 180 bi'aeies de profondeur; c'est-à-dire environ 5oo 
mèlr^ti. -~ Ou a trouva , daii« les uitneti de Sel de Mrtr- 
maroacli, del'caii icnrei-niéedsnsla inasie ntcniedn Sel. 

Les mines au sud-ouest des Curpaths sonl Kénéi-&U>- 
mentexploilêev ])jrdeApuit». Il y en a toujours au moins 
deux dans chaque mine ; l'un pour li-s ouvriers , Taulro 
pour l'extraction du Sel (/?/. ti,/". r). La masse de Sel est 
exploitée en grudius monlana ; ce qui produit des cônea 
rides a» milieu des couches. Les éclieltes >e prolongent 
perpendiculairpmiint jusqu'à la base de ce* rAnes, en 
sorte qu'elles sont dnua celte partie absolument isolées. 
X^a plus grande paille de la masse ^'extrait ainsi, en- 
laissant des espaces vides qui sont coniques, et qui cum— 
muniqucnt cnlr'cui: |>at des galeries. On a pensé que. 



iSa 



SELÈ ÀLCALlffS. 



|)Our laisser muinï de Sel, il serait pltia «Viintat7enz tti* 

l*cudrccc3 c«parca[»irAboIi<|ues,oii iiiivtix encore carré* , 

avec défi niiirfl verticaux se i-éuiitasant en ogives. {ll^*imm~ 

rn^Tx. ) Le Sel y est ai abotidanl . qu'on no paye aux 

itiineurii qtie l«s inaiotfs do Sel qui pnuent 40 kilogivini- 

luea ; lesautl'M&Dnl rrjclcca comme ituilile». (Obbohit ) 

Quand l'eau incommode les oiivrierA, on l'exlraildana 

des ncs de cuir pour la jeler hora la mine. 

Lfa TrantiilvaDirns et les Maldaripn» rolirent le fliïl 

des fonisinea xalétia , coiomo le faisoi^nt autrefoia les 

Cauloia et les Germain:i , en ietanl l'caa de ces fonlaine« 

sur des bra&iers ardent. ( Toirxsoit, ) 

s«rJt On ne connoit aucune niiae de Sel , ni source nlé«« 
tt N^m^gt. gjj g,,^,^ ^j ^^ Norwége. 

Ruttit La Russie d'Europe et la Runie d'Asie renrerment 

Sun>j)t. y^ grand nombre de sources salées , de mtoea de 3el , 

cl pnncîpalrm»i> des laça saléa. Ce dernier giâsetn^nt 

csl parliculicr au Sel de ce pay», on ne l'observe pas 

dans les autres parties de l'Eurupo. 

Nous citerons , dans la Riiuie d'Europe, les salînea 

tris-riclles de BaUcbna, sur les bord* du Volga. — Le 

Inc sitlè de Tor , am nord et ver» le» limite» de la Petit*- 

Tartane. — Des laça sal^s acmblalitos dans la Crtniée , 

et qui paroiatent appartenir an m^mn système. 

Jti». Dans la Riuste d'Asie , lea salines Irta-nombrensies étt 

^"*"' f.^rVtTmic , an pied de* monla Pm'as. — Une mrno de Sel 

ri*. getnroe, à quatre-vingt* werstes de Yena-Tayeroka , 

dans le désert qui csl cuire le Volga el le» monta Durais. 

Dans le guiivernement d'Astrarnn, an nord de la 

mer Caspienne, aux cnvirOna d'Orenbonrg et dans 

fKiys des Boscbkirs, les lacii sal^ sont (rès- communs ; 

l'eau , eu s'évapnvant pendant l'éfé , offre te Sel cristal> 

lise à leur surface et sur leurs bordx, Lor^^iie rctie e«a 

tvès-conocnlr^c , cHc n une couleur d'un rouge foncé. 

Sel qui s'y TorraD a souvent celte otruleur. Il répand 

rs nne odeur de riulelle as»ex remm-qnable. Tel est 

'Elton , ailuè an-dessiu d'^ 




âOUDE UCRIATEE. l53 

Tatigle ronirani que fait le Volgu. Ltrs Kalmrtuk» la 
>innieat Lie dori, parce qu'il |iar()il tciiit roiijtc loro- 
|De le aolcil fi-xpiie donus. I<9 lac dciîogdo , lilué à-peu- 
>rès dans le même lîeri, donne un «cl )>«rliiil«raeat 
lïlaac, qui ne conlicnt point de sniralu de magirédïe, et 
[i^uc l'on prélër« 1 celui dti lac d'Klion. ( P^Lk^t.) C'est 
liuisiprèad'AiitnicaïKiu'csi lu mine d'Iletxki, célèbre p«r 
[lit quantité de Sel quelle Ibiirnit. Le .Set «1 situé à pea 
rde profuiidcur ; l'argile mit laquelle il rupow est iré»- 
f'durt:. Le terrein qui le recouvre e»l ubloniieus, et cri* 
lUé de trous rcm|^îa d'une ean «lun'ïede Sel. (P^cr^j,; 
|On trouve en Sibérie une mine de St-1 ;^einme, iiur la 
[rive droite du K^pleiideî , et quatorze naliues sur cellfr 
Idu Kawda. — On en trouve il'itulrei diui» le gouverna- 
IttienI de Kolivan et aux environs d'IrkutsL , pr^ le lac 
ukai, dans lu milieu même de 1a RuMie d'Asie. Enfin 
lie* pa^s voisins de la mer Caspienne ïonl tellemeut im-> 
l,prégn^s de Sri marin , qii'nux environs <1e Gourtttf , îe« 
brouillards, la rosée qui s'attacha aux babils et le suc 
de« plantes son! salps, [Pjllas.) 

Clit» les T*ii-lar«rs Mongols , le sol est pénétra de Soude 
murialée; ces peuples le le^-sivenl, et font évaporer La 
diasolulion pour en obtenir le m\. 

l»a partie de la Cbiue qui «voisine la Tarlarie, con- 
tient des mines de Sel ; le lerreia est au:uî forleraenC 
imprégné de celle suhfitsnce. 

On trouve du Sel disposé du U mâme usinière , «ur Tan«ri4v 
presque lout le pUteau de la Grande-Turlarie. au Thi- 
hti , d/tDsl'ïnde , et sur-tout en Fcrae. où l'on voit dea 
plQÎntiH Irèa-étcndues couverles par-tout dVIUorescences 
salines, nolitmnient auprès de Bcndcr-Congo. 

IVde d'Ormu» , à l'embouchuri-' du golfe Persique , 
pai-ûît ^Irc un roclier do Sf I. On trouve cette substance 
en masses solide», prèj de Bal-tcb, sur le» frontiêpcs 
orientales de la Perso; dans la Médie, aux euvirnna 
d'Uiutlun; dans les montagnes qui euvironuent K.omm, 
au nord d'ispahan , Slc. 



Tartaria 



CUm*. 



Pêne., 



Tanui» 11 y » encore de la iSoiidc muriatéc ; — En Gt'orgte 
'"' prib de Teilia ; oii y exploite le» carrières de Sel corainu 
i:ellâB de pierrc-s de laille, et les bloca qu'on en relire se 
lr.'ia«porLirii[ «iir le dos di'A buffle» (T'owKwjt^'oBr. )j— ea 
Arménie ; — eii Cni^nuinie ; rt-Uii-ci rwl ni dpr, qu'où 
rompluie dniis In conâlriielion des timi^una des pauvres 
geu» , Crr^itDis.) j — en Nidolie ; le Sel de le dernier 
paya provient d'iiu lac, qui ac de^eêche eu certaines 
saisons. 
jlrahu. L'Arabie^comiue toutes les plaiuesuridea, ne manque 
pas de Sel; on le trouve mdnie, dit Pline, en masse si 
Kolïde, pi'ès de Gerris, qu'on en bàlit de« mainiiu, en 
liumeclunt ces niuafics au moyen d\in peu d'eau aliu de 
tes colLer en^ertible. 
jlrAii"- Quoique le Sel soit trcssiborulanl dans les pays que 
noua venons de citer, on peut dire qu'il est encore plus 
répandu en Afrique : ce qui contribue k fuiru pré^iner 
que les plaines arirtes des pu^'s cliauda ont quelqu'iu- 
fluence sur la formation de cette substance. 

Non-seiilemenl loulcs liu plaines cl Ica diserts sablon- 
neux du l'Arrique sont imprégnî's de St;l marin , au 
point que la plupart des forktaiues |>eu nombreuses que 
l'on y (l'Olive doiincni nne enu saumâlre, qu'il uest 
pas possible Je boire , mais on le trouve encore en 
masses souvent considérables daus un grand noiubi-e 
d'endroits, pnrrui k-^qncls nous citerons \ca suivans. 

Au Sud de l'Abycuiiuic, el ru pied des moniagncaqui 
séparent ce pays de celui des Nègres Galla» , le Sel e«t 
eu musses solides et sccliea. 

Le anmmet dix monUgnes qui bordent le dcserl i 
rOuesl du Caire, présente un plateau immenut couvert 
d'une iiias.4c<le^it-l; tcsmollt-s deceltctiibslancusont vo- 
lumineuses, dures ifl enlrenit^Ii'-es de sable. J^HoniniAN,) 
A l'Ouest du désert de Sahara se irouveni les grande 
BiUinea de Tejjazu sur la frontière Sud-Est du désert de 
Zuviixîga , à peu de distance du Cap-HUnt.'. Kllrs sont 
exploitées par de» Maurei uuxqueli ou est obligé d'ap- 



jlliyiëintf. 



Fferan 



SOUDE HURIATÉE. 1 35 

porler à manger. Cea salines fournissent les Sels blancs 
et colorés qui sont (ranâportés par le» caravanes à Cas- 
nali et à Tombouctou , pour l'approvisionnement des 
Etais Nègres; car il paroit qu'on ne trouve pas de Sel 
dans la Nigrilie proprement dite. Les mines de Sel ré- 
pandues dans cette partie de l'Afrique, que les anciens 
nommaient la Lybie, ont été fort bien indiquées par 
Hérodote', et c'est dans cette contrée qu'on trouvoit, 
suivant cet historien , des habitations construites en Sel 
comme celles de la Caramanîe et de l'Arabie. ( Hkbres.) 
.Outre ces salines, il paroît qu'd en existe encore d'autres 
sur les frontières méridionales du grand désert de Saliara. 
Leur produit est également vendu aux Nègres des bords 
du Niger ou Joliba. ( AJuxco-Parx.. ) 

En Barbaiie , dans le royaume de Tunis , le monl Had- BêriorU. 
D^a, à l'extrémité orientale du lac des Marques, est 
entièrement composé de Sel , très-solide , rouge ou violet. 
Le lac des Marques et les plaines qui l'environnent, 
contiennent aussi beaucoup de Sel. (Sa^w.) 

I«es lacs entourésde montagnes, qui sont à Arzew près 
d'Alger, sont salés; ils se dessèchent en été, et laissent 
fiur leur fond une grande masse de Sel. ( S/i.ttr. ) 

Plusieurs des îles du Cap-Vert ont des mines de sel; Cap~P'trt. 
telle est l'île de Bona-Viata : d'autres ont des marais 
aalans naturels ; telles sont celles de Mai et de Sal. 

On trouve des marais salans naturels , et exploités par C6u oecf- 
le» Nègres , sur presque toute la côte occidentale d'Afri- ^«/"o^"*'-*- 
que ; et des mines de Sel gemme , dans le pays de 
Bamba, au royaume de Congo. 

Le sel n'est pas moins commun-auprès du Cap-de- Cap~Ht- 
Bonne-Espérance , et dans l'intérieur des terres, chez S^SSeë**' 
les Hottentots et chez les Cafres. Kolbe avoit déjà re-r 
marqué qu'il s'y formoit à la manière du nitre. On 
trouve des lacs salés , à l'est du Cap , sur les frontières 
de la Cafrerie. Ces lacs ont, sur leur fond, des couches 
épaisses de Sel gemme diversement coloré. II y a dan» 
le même lieu des sources d'eau ^alée. ( Babkoit.) 

a 



PénH. 



rS6 SELS ALCALINS. 

fmtifs» Les mines de Sel d'Amérique sont moins connues ^ 
""""'■ mnia il parofl qu'elles sont audei Irt-s-iiombiuane», 
qu'elles se troiiveut dans les mèmm cirrontUnccii qi 
ceiJca de l'ancien conliiit-iil : il y a de« mines de sel oa"^ 
de.i sources salées . dans Ir Keiilticky, partie occiden- 
tale des Etats-Unis, eiilre Limestoac cl Lcsinglun, àvr-J 
rière le» moula Alleglianys ; ces source» sont dans df 
lieux nommés Licka, où les bisona et l(ïs éluns veiioùn^ 
autrefois par renlaioes lécher Iti sol imprégné du Su). 
En Californie , il est eu mit'>ï«» Irèa-purea et I lês-solidM, j 
— Dans l'île de Cuba ; dana celle de Sainl-Dointnguo, 
Aaimtra aux envii-ous du Port-au-Prince, duiin une monlagnc 
voisine du lac ^aragua ; il y a rumï de» salines Irèft-pn 
duclivca dans la plaine de rArtiboiiîle. — Derrière I« 
Cap d'Ai-ayn, vis-à-vis la pointe occideiilate de l'ile 
nommée la Alarguerite. 

Au Pérou, il y a he-itueoup de mines de Sel ^cmniol 
fln inneseB fort duren. Ce qu'il y a de remarquable dniul 
leur position, c'est qu'ellea sont situées dans la piirlisj 
k plu« élevée de ce pays , telle (pie le Polusi. L&J 
couleur U plus ordinaire de ce Sel est le.violûi jaspé. 
{Ulloa.) 

Il y a aussi des plaines salées en Amérique : on enj 

cite une Irèn-éteiid ue , aux environs de Lépïs, vers l'ex-J 

irémilé septentrionale du Pérou. — Au Cliïlt, dans les] 

provinces de Copiapo eldeCoquirnbo, qui sont les pli 

[Yoisinea du Pérou. — EnOii , k ht pointe même de TAmé-J 

rique, près le pays de« Putflgone,on trouve, vers le pou 

'de Saîiit-Julicn, un luamiâ m\é du deux raillni de long»! 

Tels sont les pinicip.4ux lieux, du glu bt.' où 1 on trouvs] 

.du Se) marin. On le rencontre encore, main un ujoindi 

[Uftiitîiej dans dtra ronlaincft d'eaux minératei qui ren-] 

rment en m^me temps d'iiulrca et-ls. Nous donnerons 

ir exemple Xva sourctra d« Balaruc , de iiutirbouuc, 

âc. BonrboM-Laney, de Lsmolte , &c. 

Quoique le Skd soit assex ordioaii-ement emplo\ é p^ir] 
petites dose», son UMge est ni général et si liiibituel,j 



Chili. 



ilratliiM 




SOUDÏ KUMIATCi:. IS7 

fju'on fflil , |>o(ir rRHAaûoiineriiciit mïiiI, iino inimt'iiMS 
I comoiuiaalioii de celle kubiitniice. On un emyWie une 
()DBnlilc tiicore jilus comidéni Ulu [>oui- le» sHtawMia ^ 
c'eal-à-dire, pour conseirer , par son mo^eii , difféieni 
alimeiis Irrés des auimnux , «1 nii^me quclquvii vt-gr(aux. 
Considéré aoua ce di-ruicr poiul de vue, il tut d'une 
grande imporlaiicc, piii.'sqiicplutioira genres d'industrie 
et de commerce en drpctidcnl. On a donc dû chcrclior 
i rexiraire, avec le plus d'éeonomie possible, de tous 
les lieux où la nature nou» l'offre avec une bieufaitaute 
profusion. 

l.ea mines de Sel gemme aonl e^tploilém comme nous 
l'avons indiqué plus haut (pagr i3i); luritque le sel 
qu'flliyi produieeiil nVat pas pur, on cal obli^^delefaire 
dL^ftondre dans l'eau poui- le puHGcr. 

Lt'eau de la uicr (xi, oiniii que iinas l'avons dit , la 
mine la plus vasie de ce Seli main ce n'esl pas la plus 
riche. S'il falloit ciuployci- uniquement la chaleur des 
combusliblea pour en obtenir le Sel > cetlu subalance 
ter^^il portée à un prix trop étevé. On extrait doue le 
Sel de l'eau Je la mer de deux manières : ■*■ Par la 
seule «,'vaporaliou naturelle ; 2". par l'évaporation natu- 
relle combinée avrc leraporalion arliIjciL4le. ' 

Dans le premier cas , on fait celte extraction au moyen 
des maratJ talon» [pi, s,fig. a 1. Ce soni des bassins Irès- 
élendus. mai.tirè«-peuprofond8j dont le fond rstargjluux 
el fort uni; ils sont pnitiquéa ïur lu rivai,;e de la mer. Cet 
marais ou baxHtns conHi-ilent : 1". En un vaste réservoir 
placé en avant des mantiii propi*eint>nl dits el plus pit}- 
fond qu'eux : ce réservoir communique avec la ra«"r par 
un canal fermé d'une écluse ; on peut , mir les bords de 
l'Océan 1 le remplir à marée haute ; niais les marées sont 
plotôl un încon\'énienl qu'un avantage pour les marais 
salans. 9*. En marais proprement dilA. qui »r>nt divisés 
en tine mulliludc de comparliniens au moyen de petites 
chaudes. Tons ces companixnens communiquent entre 
eux -j mais de maniùm cjue l'eau n'urrive souvent d'uua 



l3S SELS A LC AT, INS. 

cweilanslacnse voisiue, qu'après avoir fait un trct-Ioug 
circail ; en sorte qu'elle a parcouru une «étendue quel- 
quefois du 4,5lk» mèiroa, acant d'arriviT à l'extréuiiU 
de celle espèce de labyrinlLe. Cvs divuracs parliirscial 
des noms lecImiqueH Irès-nombrcux , lrc.t -singuliers, 
niaÎA ^ui difVèrcnl. dans cbaqne déj>nrlcm(?ril. — Ces mi 
rais doivent être expoaés aux Tcnis de- N. O. , de N. o( 
de N, E. 

Cru cil mars qnc l'on fait entrer l'oan de la mer dat 

•tea bassins élendiia. EII<ï y présente, comme on rniti 

une vaite iiirface k ]'évapoi'Ali(])i. Le i~éseiTotr nut^ 

rieur «l dtsliné à conserver Ti-au , afin rjuVlIe y dé- 

tijKue SCS impuretés, et qu'elle y subisse un commence^ 

nenl d'évupnruiion : celte eau doit remplacer celle dl 

autres ba^^iiis , à ni(rsuie rju'elle s'évapore. On jug«qi 

le Sel vabieiilûl crirtalliacr, quand l'eau commence 

rougir; elle se couvre peu Bprèa «l'une pcllintde de Sdj 

lui se prècipile sur ]e &o\. Tantôt ou lui laisse déposeï 

l>son Strl dana les premiers cuniparltmens j (anlôl on 11 

hTitil {Mfiser dans des caaea où elle présente encore nnn 

iplus grande surface à l'air. Dana tous les cas, on relfiw 

le Sel sur les rcburda des cases, pour Ty faire égoult«i 

*l sceller. On le recueille ainsi deux et li-ois fois pa| 

semaine vei-sla lin de ^opération. 

Le Sel obtenu par ce moyen , participe de la coulearj 
fdu sol sur lequel il est déposé ; et , selon la nature dal 
^terreiii , ÎI est blanc , rouge ou gris : ou .tppelle ausâj 
^ce dernier, set vert. Le sel de mer a l'inconviînicnti 
l'être amer, si on l'emploie immédiatement apris 
fabrication. Il doit ce f;oi)t nu ninrtate de chaux et oui 
âulfnte de soude qu'il renferme. L'exposition « l'air ,] 
pendant deux oa trois ans, le débarrasse cti partie del 
ces aels. 

Les marais ealnns aont presque aussi multipliés que les 
uinea et que les sources salées. — Ceux de Portugal 
passent pour donner le Sel de meilleure qualité ; il est 
en grcHi grains, presque transparen». On le préfère en 



SOUDE M u m A T i; F.. l?îl) 

Irlande, ponr Ira KiUUons de bueui'. Les sels les plud 

E»Umi's après cclu!-ci,Aonl ceux de Sicile, de Sardaijsno 

d'iàpa^nc. — Los ecla de France sont .npproprîca 

d'aulrtM tuagfrs, aolammenl h la mIhîmiii du jmù* 

)n. il y fi des ui<irai<i arIhim sur lo» lioid» ile U M«di- 

srrani^c duns le déparlrmeiiL deifiourlieft-du-Rlidne, et 

iaus celui de l'Hérault près d'Aij;uemorIe». Cent dans 

Ice dernier lieu qm «ont le» maraû de Peccais. La 

lîlc dus opéralions diflïîre un peu de ccllo que npiu 

ivuns déei-ite^ mais les principes sont le» mêmes. — Sur 

jteti côtes de l'Océan, ou compte ceux de la bsie du Bourg" 

icuf, reux du Croi:tic, cetix de Broungc, de UTr«mblado 

Itdo Marcniie, dépnrleiiienl de In Charcnte^Infc rie lire. 

Dans la teconde uiaiiièi'e d'extraire le 8cl de l'eau du 

mer , on furme xur le rivage uni.- esplanade do sable 

pês-iinie, que la mer doit oouTrirdan» les liantes marc€'a 

les nouvelles el des pltinra lunes ; dun& l'intervalle de ces 

larée^.ce »abl« oi p'iitie dcWiln* tu couvre d'elllo- 

Ciceuces de Sel marin ; on l'cnlcvc, et on le met en 

la^in. LnrKqunn un a nue auI1iHiinl« quanlili', on lu 

ive dans des fosses avec l'eau de mer (ju'on salure 

lîniù de Sel matin : on porte celle eau dan» des haniiit 

le plomb assez êtenduii , mai.i peu profonds. On éva- 

ire, par lo luo^eti du l'eu, l'eau sunljundaiile, cl on 

tbtient le Sel marin il'tui beau blanc. Ce jirixé^lé eat mis 

ïn u»3j(e «iir les cales du dèpartenicDt de lu Manche, 

>rc9 d'Avranclics. 

On asiture qu'on peni aussi cnncenlrer l'eau de la mer 

par la gelée ; la pattiet qui se gèle ronl<'u.inl beauroup 

laios de Sel que lu partie qut n'est pan ^t]ée : mais ou 

le peut pas l'amener par ce moyen à plu» do ifî à \f 

Irgi-é». V W-rfti.. ) On ne ponrroit. point employer I& 

Lprocédé do la cong^lntiou , pour l'eau des fonlaines 

alâes qui renferment du sulfate de niayné«e , parce 

lue ce sel décompow , à la lempcraturc de la glace, 

le muriatc de <ioudc -, îl ae forme du jsulfate de soude 

'et du muriate do mtigné^ter wl déliquescent qui géae 



l4o SZLS ALCALlIfif. 

Ift cristallisation du Sel mariUf et en altère la qualitàj 
( Gkkk. ) 

Les Romains ont employé un autre procédé danj 
'leura salines de Cenia et d'Oatîa. Ilsaccumiiloienl le Sel 
,en monceaux . el brûloient dea roseaux à l'entour: la 
Irai'frtcc du Set ao dnrciaaoit , et seiubloil se vîlrifier ; en 
aorte que l'ttan iïps pluies gliuoit dcssiu «an« dissoudre le 
iSel. L'eau de la maH»e ne pouvant plun s'évaporer en- 
[.trahioit,en s'écoidant, tous les sels di'Ii<jiieKcensj cequi 
reudoil le S' I plu* pur el plus sec. ( P. S^tr-GtoHaio. 

Eiilin , à la siiline deWalloé en Norn'éj^e, on se aei 
de hâlioiens de griiduMliuii pour cuncentrer l'eau de 
'Hier qui es! , dit-on , k 5 degrés. Ou t'Anièue , ]>ftr ce' 
moyen et par l'addiii^n d'un peu de Sel de Noi'wirb , 
ïk 32 degrés, et un l'vvapore dans dta poêles. ( Voyei 
fliifl bas la description de ce genre d'eximclion.) 

XiOiaque l'eau des fonlaine^t aaléea CAt aesi'z chargée d( 
Sel pour cnnk'nir au moins quinze parties de Sel sui 
cent parties d'eau , c'est-à-dire, pour ^li« à i5 dt-j^rt^s,;! 
on la soumet immédiatement à réraporaiion. Le» poelea 
ou baïsiuet âans lesquelles on fait celte opérAlîon , sont 
quclquclbîs en ploPiU. mais plus ordïnair-emeiiL eu fer. 
Elle» sont liés-grandes el peu prorondc-sj leur fond e»t 
plat el uni, quoique composé de plusieurs pièces; mata 
ces pièces de fcT ont dea rebords qui saillent à l'exlé' 
rieur de la poi-le. C'est au moyvn de ce» rebords que et 
pièces sonl réunies lré»-exaclemcntF!l ftolidenienl pardefl 
écrou». Pendant l'évnporaliun , il ne dépose de la chnux 
aolfalée, que les ouvriers apjRiIlenl ackelot. II f^ut l'enle- 
ver avec soin : on place sur les bords de la poêle, pour la 
recevoir, des petites poêles plates el en tôle, iiomméee 
augeiott : on retire les au^elufs au monieni oii le Se} 
commence à cristallisfr ; mais ce moyen e^t iuMiITisanl. 
Ver» la fin du salinagf, le Sel, mêlé de chaux suiraléc, 
l'attache forlemunt au fond de la chaudière, et forme 
une croAle ou écailte asscs difficile k enlever. M- Nîcola» 
a proposé de la dissoudre avec des eaux peu chai^gées < 



SOODE MURIATÉE. f^t 

Sel. Cette écaille, qui contient beauroiip <le chaux sul- 

itée , est ai •lure . qu'on la jette boiiveiit comme îiiiilîle. 

1. (Jnger en m tiré un p«rli trè>-avanlMgeiix , en ta pul- 

£ri»snl MOUS des bocardi, et en diMotvnnt le Sel qu'elle 

['rtuferiuBdansl'edu lu^me deliiMui^n: balée.r|ui dt;rient 

ir ce moyen lifjiucoiip plus fnriv ; f« «^Dillea »ont 

luiles par lea ac-la que l'eau abandoDUe el quVIlv 

^idépose au fond de la cKnudicru . en passant dans celte 

irliede la poi-lu dit IV-lal Hijuide à l'état ({axcux. Si l'on 

t|X)roit sans i-buililinn , cet eBèt n'auroil pas Ueu. 

[BosiirxT, J. <]« Ph,) 

M. Cleifls, Inspecleiir des aelinra de Bavière, a itilro- 

luit depuis peu un« niélliode d'évupoinliun qui parolt 

prévenir la plunat-t de cts încoiivcfiîfn». Un nlulier d'éva" 

iralion est composé de six poëlea diipo*^» sur deux 

ingB el aj'dnl dci uwi^ps rlifrérens [pî-S^fig. s). Celle du 

lilieii dti ritii); de deirière est la plus petite, elle est 

rhauITée par la réunion des cliemin/'L-s des foyers dca 

tuires pot-lefl. Elle se nomme puelon. L'cnti salée, aprèsy 

ivoir déposé sca impiircléfl, pasiin iiar\s\a potl« de gra- 

jation , plus bas«e que le pui-lon el placée sur ]« rung d« 

Evant;cllc-ycst triiuc «Uns uu étal constant debuUitîoD. 

[l'eau a'y concentre )usqu'& lo degrés, el y dépose uno 

irtiedeson scSelolotiiliaux sulTatée. De In poêle de gra- 

tlion ,lVau kalén ptMsednnti Wit paêit!« dn préparation, 

iiuéea aux deux exlr^milèo du mn;; de derrière ; elle y 

>ut aussi constamment, se concentre coinplèicmeut, cl 

>e d<-)>osci- lout son sulfate de rlmux. Alors on la fait 

îf <lana \i^ poêlas de criataiiisation encore plu* basse» 

lue lea précédentes, el placée» aux deux extrémité» du 

ing de devant L'eau y bout à peine t;l le Sel y cn»taUii«, 

îhaque |>oele, à l'exception du poolon , a un foyer par- 

jUculicr, dont le» tuyaux de fumée enloureul le» borda 

: la poëli'. Lea poêles sont placées deux par deux dans 

ie» chambres en plunchea bieu joinles qui les envo- 

ippent complètemenl. Ces cliambres soni baisse» et 

plafonds sont percés dans le miliou d'une ou- 



743 SKL3 ALCALIXS. 

verture lerminée par un tiijTiii , au moyen du 
vujjeur nquuuse »e déj^^e avec rapidité. On a remarqué 
qii on Irouvoit dans c^tle mélliode d'évaporalioit une 
^Tonoinie de pins dn tiers du conibiislible. ( BuIL d^s 
Sciences, n° jjo. ) ^M 

Tatilôl on évapore l'enn jusqu'à sîccit«:c«tlecircona^^H 
tance esl rare : il fanl, poiirqu'elle ait lieu, que la fontaine 
RAlée nt} contienne qiiu du murinlc de soude. Plus ordi- 
nairement , on Witsû des eaux-mère», noaiiuéi.'S maire. 
Cet eaux-tnèrt-a roiilienneni principHlcmc-nl des oeU 
dèliquesceDs , qui sont des munalas de uhaux el de m»^_ 
^nésie : ces sela, en aii^men(<int lu mae^iii des eaux^H 
m^rCit, aii]>rne)ik'nt aussi l'euiplat di's comliiistibli'», et 
rendent le se! ninrin amer el déliqursccnl. M. Crcn pro- 
pose de les dérompuBer en grand par l'addition de la 
chaux el dn auJlâle de soude. Il ne précipite dans ce cas 
deux aubAfances dont l'une e.-il iii.soluble, c'est de la 
magnésie -, el l'iiulre enl peu eoliible . c'e^l du sulfale de 
cliaux. LVau ïaléo peut él)*» alors eulièremeal érapo^H 
l'ée ; le Sel que l'on obtient est pur et 8€c. ^| 

Eiifiij , on clterelic loujours dans ces opcralionx k 
économiser le combustible. La forme de« ronrneaux et 
la ditnension des poêles, sont calculées pour atteindre 
ce but important. 

On remarque une odeur assez agréable dans la pli 
part des utelieiv oi'i se t'ail L'évaporalion des equx salées. 
Il paroit c£u'ella vient de la iwltle parlle de bilume qi^H 
est presque toujours mêlée au Sel dnn.t ses mines. ^H 

Lornque l'e^iu dea fontaines ne coulienl qu'une pclile 
quantité de Sel, J'êvaporation artificielle coi^leroit trop 
s'il falloit y Aoumelire la masse d'eau telle qu'elle est 
donnée |tar I» nature , il faut doue la concentrer par un 
procédé moiuh dinr. 

On «ail que pour favorî*er el accélérer l'évaporation 
d'une liqueur, il faut lu! faire pi-éscntcr beaucoup de 
surface k Inîr. Pour remplir cette indication , on élève 
par des pompes l'eau salée à uae hauteur de 9 mètre* 



SOUPE MUiniATKC. 



Uftti 



ï^,5 

«nviron, ei on la lait (oinb«r sur iltuf muraille» tie fagots 
qui ont celte liAiileurjrean qui e^ldùlri buée Avccégaltlé 
sur ces tiigols par des conduits cl par dea rnbiiicU , s'y 
divise à l'infini , et éprouve daox sa chute une vvapo- 
ralion considérable. La même eau al élevée souvent 
plus de vingt fois pour être amenée au degré de cun- 
ceiilraliuti néceiRwiri'. On appelle celle opération gradttur 
Tcau , el on nommr bûtimsttK d> graduation ( pi. J, 
fig. i), InniurEtilles de fagots d'épine dont uoiu venons 
de parler. 

Ces murailles sont couverte* d'un toit qui les meta 
l'abri de la pluie ; elle* oui enWron 5 mètre* dVpaisaeur, 
el qiielrineroîs plus de /(OO mètre* de loMi>ueur. Elles 
foirent préseuter leur flanc aux venlE dooiluans. 

L'état de l'fttmospbore influe considérahlcment sur 

rapidité de la conoenlralion , un vent frais, soc et 
modéré, lui est favorable; landJA qu'un temp» lourd, 
bumide et brumeux , njoute quelquefois de nouvelle 
lu h l'eau salée. 

L'eau en se concentrant dépose sur les fagois une 
couche de sélénile ou chaux sulfatée, qui devient k la 
jDgiie si épaÎMe qu'il lutil les renouveler- 

1,'eau amenée à 26 ou 37 degrés par la graduation, 
est évaporée eotnptclemenl dans les poiilus, comme nous 
enons de le décrire. 

On ■ employé à Moutler un procédé qui , diminuant 
encore l'emplui du rombuMïble, rend l'opérattan moins 
coûleuse. Lorsque Teau a été coucenlréc par la gradua- 
tion, eimiilc par l'cvaporution artificiel le, au jxiinl d'être 
amenée à pré» de 3o degrés, qui est le terme voisin de 
celui de la eaturatioa . on la fait couler le long d'un 
grand nombre de cordes suspendues perpendicid^ire- 
menl. Ces corde» ne couvrent d'une couche de Sel , 
qu'on enlève lorsqu'elle a acquis environ 5 cenlimèlres 
d'époiseeur. On peut faire une semblable récolte deiLS 
à Iroift fois par an. 

Enfin on a c&sayé h. Arlern, dans l'électorat de Saxe, 



Vugtt. 



l44 ^ELS ALCALINS. 

d'obtenir dn Sel <lea sourctra aalée* par la «puleaclion da 
aoleil mm l'emploi d'aucun comhtiMible. On concentre 
r«aii par 1» f;r»duntion ; on l'expose ensitîle RU soleil 
flâna des c-uîsSf» vn boifi, élevées au-desauf. du sol et trca-_ 
plaltm.Ct.-8 caidsuH s,anl recouverleaJ'un toil deplancfaeii 
qu'on Ole et qu'on remet à volonté. 

On peut encore' gi-adijer juntprA lut cerlain point If 
eaux foible», en len Inissiml séjourner dans un rt'wrToîr 
piofond. Lu inaese inférÎKnre d'eau ealquelqiiefoiaporl^^^ 
par ce moyen du 0,01 à 0,1 4* SrBirE, RoBixBr.) ' ^^^H 

TeUitoiit les princijies des diflerenle» mélhodea JVx- 
traclion du Sel marin. Ce Sel csl répandu dans Ip com - 
inoi*ca , tantâl sous la forme de f>ratnft , Ianl6t sous c(>:II^H 
de pains. On Tiil eus pains en pi-esMiit le Sel en graif^™ 
dnna un nioolc, et en l'aggliilinanl au moyen d'un peu 
d'eau ; on les fait ensuite sécher h l'étiire ; ils se trans- 
portent plus racilciiient sous celle forme. C'est ain«i qu 
l'on façonne une partie du Sel k Montiiiorol , danx 
département do Jura. 

Nous avons déjà indiqué quelques-uns des usaRe» d 
murîale de soude : ce sont ausM les plus connus de tout 
Je monde. Non-senleuient ce Set val pour le» liommes 
un assaisonnement agréable el Hiin , mais presqoc tous 
les animaux herbivores l'uiment, et il parolt leur être 
Irès-salulaire. Le Sri a encore quelque» autres «wfiea 
parlicnliera cl asM!» sîngiilîer». Il rend le bois qu'on laisse 
aéjonrner dans srs dissolu lions j pn'sque incombustible; 
on croît tiiônie en l'erse qu'il le garantit de l'allaque d 
^irtts, car on saupoudre de Sel les pi^cs de cherpcnic di 
édîRces. ! Cn^nvirr. ) 

Il sert de monnote en Abyssinie, il y passe de mai 
en main .vous la forme de briques , qui valent i-peu' 
prca I fr. a5 cent. / Bpvck.) 

Il paroU très -probable que les colonnes de verre 
fossile, dans lesquelles les Abyssiniens renfermoîenl les 
mornicsde leurs parons, au rapport d'Hérodote, n'éloietit 
autre chose que des masses de Sel gemme, uibetanco 



SOUDE BORAT^K. I^S 

tlréd-commune dans celta partitt de l'Afritjue, comme 

[noua l'avons vu. 

Le Sel éloil i-^rdé par les anciens comme abaolu- 
ïDl contriiirc à ta végélHlioti. Ou TaMoit U cérémonie 
I semrri^u Sol dans un cliamp qu'on vouloil frapper ile 
fcrililù. I,'fX|ii'rifncc jnurnniièrc vitril i l'appui de celle 

tppinioti. Cependant il ai ausii regardé comm« viigntîs, 
plutôt comme amendement , lorsqu'on ne l'emploie 

la'en petites doseti. Beaucoup d'agriculteurs enlèvent 

«ttblt; Balé des bords de la mer , ou bitin aclièlunl lea 

fndus des «aliaes pour amender leurs terfes. {Ptcrur.) 

La Soude niurîutée est employée dans quelques arts 

biniiqucs ; rlle sert quelquefois de couverte ou vernis à 

cerlaines poterie» , comme noua le dirons eu parlant de 

l'emploi des argiW 

S* Sae. SOUPB BORATÉB, U^ùr, 

vulgairement Borax *. 

La manière dont ce s«l se trouve dans la nnlurc n'^ 

int point encore bien connue, il n'est pas jrasuilile de 

lire par quel caractère il s'y futi i-econnoitre : un est 

>nc réduit k prendre les caractères du Jjoi-ax dans 

lui qui eat prépai-ù par les chimiste:*. 

Ce si«l a une saveur aavonneiifie , et verdit le AÏrop de Catutcrch 

(ioletle comme la soude carbonalée , mai* il ne fait pus 

irame elle efleiTCicence avec ies «cicles- Il »e Tond eu 

le masse d'abord spongieuse.- ensuite vitreuse; il e»t 

beaucoup plusdiswluble k chaud qu'^ froid, ctcrisiallise 

^pir reIroidiMcmenl. 

^K II est composé de soude 0,17 , d'acide boracique o,34f 
^K d'eau 0,^7. ( Kiii»''tir. ) 

^p Lorsqu'il est cri»ullisé et pur , sa Iransparenco est gé« 
lalineuse, et tui caiisure vitreuse. Sa forme générale est le 
prisme comprimé et à plusieurs pans {pL 4,Jîff. a), sa 
forme prïmilix'o est le prisme recLauguUii'e oblique, dont 



i* LeTim.x.Ai. nubQaAx. uiki.i£.£jiiiis. 



GEMtMent 



I4G SELS ALCALINS. 

les pans «ont inclinas sur la base de 106 degrés 6 minutes 
(^- * ) ; enfin II u la i-éiVacliou double très-apparenlo^^ 

Si le Boras exiile tout forinù dans la nature, comm^^ 
cela semble à pré.tent Irèa-prnhabtt!, il paioîl qu'il ne 
se montre jamais en masse solide ni en efflnrescence 
saline, commo presque tous les autres teh, mais qu'il 
se trouve d-Ans dvs lues peu êlciiilu!» , ou dcj>09é dmis La 
vase de leur roiul , ou dissous dans leurs eaux. 

Il seroil possible que , sans le (aire directement * 
favorisît ta loj-nialion en réunitsatit arlilîcielleuient 
circonAlances dans k'M|uelles on a remarquû qu'il se 
formoil , ainsi que noua le pratiquons pour obtenir l a 
uilre. Plufiitiurs rclacions de voyaguur^ ronlaoupçonnC^H 
qu'on fait ainsi uue partie du Borax, ilerraann dit qu'e^^ 
IVrse on fuit pourrir dans des cuves des snb»tance:s 
Hnimnles arec de L'e;iu d'une source alcaline , cl que sis 
ù sept Demaiues après ou oljlteat pur Uxîvtation àchdu 
el par évdporation , des crislatix de Borax. On esui 
qu'on le fait en Cbîne ii'peu-pr^.t do la même ntaniè 
niaisriiron ajonlede la graisse et de l'argile auxniaùè 
misËS en piilréfaclion. 

C'est de l'Asie el ain--lout du Thibe) que vient U ^1 
grande partie du Borax du commeri-c. 

W. Blanc et le Pi-ro Da-rorato s'accordent à di 
qu'on Ib trouve dansiez montagnes du Tliibcl ou c 
tallisé on en croûte, au fond de cerlains larsdunt l'i 
est savonneuse, bourbeuse, et nif^inequelqueroiscliaude' 
On remarque parmi c«* Lici celui que l'on nomme Nco 
ImI , dans le canton de Sembiil. Les habilami des en 
rons en retiennent les eaux au moyen d'écluses qa'i 
ouvri^nt dans cerUiuK Icmpii do l'année , et ils cbe; 
cbent dan» la vase les cn>i.iux de Borax qui ity mi 
déposés. On dit qu'ils recueillent auui liv vaiie de eu 1. 
qu'ils lu liinL fL-ruiejiler avec du lail caillé et une sor 
d'huile, et qu'ils en retirent au bout de deux à trois m 
une nouvelle quantîti!) do Borax. 



sou DX BO 11 ATE E. 



'47 



nrnw rapporte que 



]p lac d'où l'on lîi-c le TiocluI 



est situé à quinze jours de marche au nord de TckIiou- 
JLuuiubou : ce lac ne i-eçoil aucun luLueau cl'eaa douce ^ 
mais ses eati:i sont alîmenléea par des sources aalèea. I^ 
iwude bonitée se trouve dans te fond du lac en gros 
blocs, que l'on Ijrise cQ^uite. Quoii|u'on fii relire Je 
Tinckal depuis long-lomp», on n'a pas remarqué que la 
quaulilé eu ail diiuiuaè. Il faut absei-ver que le Borax 
ne ae trouve que sur k-s bords du lac ul duna des lieux 
peu profotidii , tandis qu'on truure du tnuriale de 
aondc dans les endroits où il y a plus de profondenr. 
( Tcati£R , voy. au Thil^tl. ) '. 

On cite du Borax dans l'île de Ceylan , dans la pro- 
ice de Purbelh ; — dans la Tarlaiie niêiidionalc ; 
en Traiisilvanio ; — dans les environs d'IIalbcratad 
[JtmrgK ), — et en Jia«se-Saxe. 
On dtl qu'on l'a trouvé en .ibondancc dans ft-s min» 
Viqiunlizoa et d'Kscupa , dans lu province de Polosi , 
Pérou. 

Tout le Borax du ronimercc vient ccjwndani de AnimimTcw 
[jLaîe. Il arrive brut , c'cst-à-tlirc en cristaux, dont la * "•"fi"- 

3aB0Ur varii! aolnii Ici snrlrsj m:iis qui sont toujours 
l'un gris sale et ctiuverls d'une crasse épaiHâe et gnsae, 
inl ou ne connoît jms cxacleuienl l'origine. 
Ijvs uns pt'uaenl que cette crasse est duc aux lieux 
jùmv où le iJorai s'est Toruié , et aus moyi^na q u'on a 
iployi^-a pour le faire crialalliscr ; d'autres rallribuent à 
i^raiase ou au beurre doni on frarie ses cristaux dima 
I paya* pour l'empêcher de &'efïleurir à l'air. 
Cn sel est appclr imurac/ts par les Arabes ; le nom de 
"^nckai, qu'on dit que lui donnent les Iiidi«t)s , paroît 
■pi>arlenir plus jurticulièremunt à la inaliÈre grasse qui 
iveloppe le sel, qu'au sel tui-ménie. 
On iliolinj^ue, daua le conmicrt'c , plusii'Urs sortes de 
turax bruts : i**. Le Borax de l'Indi-, an petits criataux 



' Nniu n'ikvniu pn Dnnt «linrer i\ le» dcjcri|)ii<)tu piieétltatei 
< rstiLiortokol <i d«us l.iu» dlffironi oo eu lueiue lac. 



i43 

trèa-t 



SELS AL€A1.'IK8. 
lis 



centimètre*, îls sont cnvelnpf 
et comme rt-utiia par une malit^ru grusut. 3®. Le Boratt 
du Bfngain ou de Chandet-nagor, «n gros cmiaux arronsH 
dis ; iU sont plus spcs ([iie les pr^f^Jen» , el quelqucfoil 
cnreloppî'9 du fi^nilles, V. Le Borax de Ut Chine, dcmi- 
rafiné , plutt limpide et plus pur que les précédens. "JE 
Cea difTéi-enIcs «ortes de Bor«x ont bctioin dVtre piW^ 
rifiées avant d'être employées. Pendant long-temps les 
Hollandais ont possédé seuld le» moyens de l'obtenir fl^H 
gros Cl'islaUK. ^H 

M. V«lmont de Bomsre a^snre qu'en nrivant U mé- 
thode que nous allons décrire, ils obtiennent SoiioDr g 
de Jîornx. purifié' 

On lave ce sel pour en séparer le» corps étranger*, on 
le disaoul dans l'eau ciiande, et on passe la dissolution 
uu travers d'un tamis. On l'évaporé, ainsi clarifiée, dans 
des cliaiidiûres de plomb , et lorsqne la liqueur est suffi- 
samnienl roucenlr^e , on la verse dans de grands creu- 
sets entouré* de paille, afin qu'elle s'y refroîdiMe leni^^J 
ment et qu'elle duniit; par ce moyen des crîilaux plu^^ 
gros. CelliicnAUlUiialion dure vingt jours. — M. Vauquc- 
lin fait observer que par ce moyen on est loin de retirer 
les qitatre ciuquièuics du Sonix employé, mats qu'il 
faiiL décomposer par la chaux la luaLière gratike qui envi- 
ronne les crislanx, et qui est un Mvon à base de soude. 

On voit que ritiMoire de ce sel , depuis sa foruialii 
jaaqu'ti tut puKGcalion, est accompagnée d'incertîtu( 

Lo Jjornx sert dans la dociroasiu et dans l'orfévreni 
k faciliter par ni grande ruaihilîlé la fusion deji métaux 
que l'on vent examiner ou «luder. On l'emploie lorsqu'il 
a déjà élé londu , afin qu'en se boursoufilant il ne dé- 
range pas les peliles pièces que l'on veut souder. — It 
scct, dans qiiel<|ues verreries, U faciliter la fusion du 
verre ; on en met en«ron cinq heclogr. psr pot. Une 
plus grande quantité donncrtut an verre une leinle 
jnune. — Il sert de fondant aux couleura et i l'or qu'on 
applique «ur la porcdiûnc. 



SOUDE CAHBON ATIËE. l49 

4* Esy. SOUDE CAUBONATÊB, EUir, 

vulgaiTement NatroU '. 

Ce sel a comme la soude lioralée une aavenr savon- c*r*ci<rei> 

terne ; il vcnlit , cunitai? eUe , i]uel(]u<fjt teintures bleued 

fg^talcs , maûi il esL beaucoup plua diuolubtc dans 

Teau ; il »'eJIleurit plua pmmpltiiuenl tl ptu£ couiplùlc- 

lenl i l'air ; oniîn , il fait uim %'julf iitu ellen-escence 

^ttfcc \e» acides les plus foiblett. Celle réunion de carsc- 

tèm tio permet deleconfondrA avrc aucun ad nature). 

I) est composé de aoude o,ao, d'acide carbonique o,i()( 

ïl d eau 0,64. ( BxHOMjts. ) 

n « tronvc sotia la forme d'une pouï^ière blanche, 

itre ou jiiuniîlre. ljmw|u'îl esl cnstallini , la forme 

qu'il préneiUe esl ['oclnèdreù faces Irian^iilatrcs scalùucs 

La Soude carbonat£e est Irès-communo dans la na- GiMintnt. 

; elle se titiuve à-peu-près dans jeit méraea cîr- 
jnstances et «ouvent sur les mètiien terreîns ijue le sel 

ïrin et que te uilre , cVsl-^'dire , en efllorcstefice» 

tisBCM sur le sol nnào de ccrlainsa pkiues dea pays 
lauds, cl dans 1m tvrrcîns rolcanîquea. 

Cee eiHoresccnccs s'obstTvent aussi sur les muraiitcs 
I cAve» et des autres lieux liumtdes, suiMout dans les 
lies Toisineâ do la mer. 

Ceael esl tenuendissoluiton dans les eaux d'un ^rand 

ïmbre de lacs peu piofonds , qui te trouvent dans de» 
i.ys plats, arides et sablouneo^, et dnns celles de quel* 

lies faninines qui contiennent eu uolrc d'auli'es aeU. 

M. Bertliolliîl aillribue la présence delà Soude catIjo- 
latce dans les lieux bnmidea et cliaiids , k Ja décompO' 
tion de la soude muriatèe par la chaux carbonatce, 
bIs qui accouipagnetit presque toujours lu Natrun. La 

taux murialée qui se forme, pénèlie dans la Icrro 

■ SalorlUtitj minéral alcali, l'alcatt JUlufial OttUf. ffaocH. — 

L 



t50 SELS ALUALIKS. 

lorsque là tùnd n'c»t pas trop coni)>aclo. IjCs corps rti*ai 
^era , comme Wa ro»eaiiK et le« aable^ , qui lâvortHcnt 
VellloreACcace du carbonate de aoude, favon^ca; e; 
riiéme leau sa formation. 

M. Kirwan «ilrihne k formntion de ce sel dans ce 
litius laça jalûs , à la dn.-omjjosiLjun du Mulfulti du suudi 
au moyen du bitume q^tii oc trouve ai ordinairemel 
avec ce«it«U. 
l.\*vx. Oti trouve de la Soudo carbonalée en Suiue ; elle 

pi^uie les raverncs «èulies de» moulaj^nes du canton 
J)erne , prés de Schwata bourg j elle e»l méléc de sulÊtf 
de »aude. ( Hlottxi,M.. ) 

Km Buhême , pi'KS de BÎIin , sur les gneiss en dé^ 
compositiou. On la lecut^lle touii lesaiisau pniileuj^ui. 

Kn Hongrlt,--, t-IIe y eal exlrérnrnivnl «bondunte. ' 
la voit en tilHoicsc^iice à lu surface du aqI «ablonnei 
dti la Haute-Hongrie, entre le Danul»? et la Tcû 
et 4 l'Eil de celle dernière nvière , dans le» envin 
de Debrelzla , uolammenl près de Kiit-maria t-t 
Btliar. (ToirtfatiK ) 11 y a cIhiis le m^nie cunton de« lacf 
nombreux j mais pou profonds, dont les eaux tiennca^^ 
en diavotulÎDD une grande quantité de i-e sel. Ces lac* ^H 
dessèchent prcaqu'cnlièi'enienten été ,ct ïl ne rcalc d'ea^^ 
que dans leur milieu. Celte partie u ôlé creusée pa r 
r«x(raclioQ très-aucienne qu'on y a iaite du Natrc^^f 
IjC sol abaudouné (utr l'eau ne couvre alors d'effloret^^ 
cences épIîicM'8 de Soude carbonates, et l'eau qui reste 
ett lelletnciil saturée de ce wl , qu'il se dépose en gros 
crisluux lomjue les nuits sont froides. On l'exploi 
dans tes lacs voÎMns de Dcbrciziu , pour en fairs 
•avon. On assure que l\ ffloresixinoe se renouvelle à 
■urc qu'on l'enlève. ( R'ùvxvrt. ) 

VÎÏQQ dit qu'on Irouvoit la Soude carbonalée 
Thrace et en Macédoine , pré» de Lilis ; que celle de 
domier paya éloîl k plua eslim^c , et so nommuil c/ia. 
trianê. 



SOCTDE CABBONATRE. l5l 

Onenoileauiuiau^t environ» du lai.-HHikal,en Daou- 

rie , L't dans loa pldinw dési^rte^ de Ja ÂiKéri». ËIU- y «at 

indl«o avec le sel ninnii irà.s-ulioiidiiiu daaa le même 

Beu. — Il y en « égiilemeni daiiN lo Tliibet ; — sur lu 

eôte occidentale de TlndosUii , prîa de Teg4p«ltiani , et 

près de Bombay^ dans de-s piiira roiairiH de la mer; — 

piiô» de Bduora , bar lu golfe perik(Ue i — danii t'Aaia 

Bimeiire,aux euvirouB de Siu^rne et de t'nurieuneviJls 

d'Eplièac. — iVEfO'ple offre te «el en abombuicc- daiid la 

vallée des lacs de Nutron ,â l'ouest du Nil. fi une joiirttée 

de Ternliiéb. Ces lues remarqua blea , sont uu iioinbro 

de aix dant une vall^ parallèle à cellrr du Denve-Miis- 

:eiiU; ilo renferment une lrè;t-griinde quanlilû de Soude 

^'Carbonati'e , mêlée de sel marin. Lorsque leura eaux 

|l>aiaent , les deux «eb crîtlolliaent suocttsâvenent ; le 

)rI ttianii te premier, le Natron enuiile. Ceux de ces 

klac5 qui contiennent beaucoup de sel uiarin onl leurs 

'taux d'un rouge foncù. Mais ucllc coulcnr uV-al |Ktint 

i}niii^rate. elle 3« conserve dans le svl marin, et rend 

IcNatron brun. 

Dana un de ces tacs, la partie orientale ne eoniientguA 
du sel marin, et la partie occidentale ne renrerme que 
du carbonate de tioude ; ces drus eaux ne se mêlent pas. 
IjP sol des environs est couvert du ÎVatroii d'un blanc 
('éblonÙMnl. t) croît tlnns ces lacsdîtl'érentes planicji, des 
I roseaux , des typha , des ininariitquoa ; et malgré le f;oÛt 
i**\i de leurs eaux, des canards et des «arcelles les ba^ 
[Inlent. I.e Nalron est cub-ré ions les ans par lescara* 
itKH, qui le transportenl à Terrànéh. Le -sel marin 
\u'H contient lui dtedans le commerce beaucoup de sa 
■leur. ( j4irt'BEnMar «t BKMTtiot.r.KT. ) Cette Soude im- 
pure contient , d'(tprês M. Klapiv)th, prèa d'nn cili-- 
[quième de son poid« de Kidfal*; de soude. 

On trouve encore de I» Soude carbimatée & ^*tngt- 
^iuit jouniéeg de Tripoli de Barbarie , dans un Uetx • 
Inommé Trôna , dan-*i la prorince de Sukeiia , h deux 
ionméee du Fezzati, et an pied, d'une montagne. L* 

a 



SELS A [.CALIN S. 

I s'y pi-^euie en croûte cpai^ac, formée de crtstain 
>ngs, BCtoléa et rratisparuTia , qui ne s'cflluiiriaBirtil point 
l'air. Ce eel est coiupoïi*, <l'apkX'8 l'anal^'ac de M- K\»- 
^ro\h , de 0,37 de soude pure » de o,38 d'acide carbo- 
litjue , du a, 30 de soude sulfalûe, et de 0,2a d'eux 
fCe chimiste attribue lit propriété tjiie possède le Natroi 
le Troiin de ne point s'clileurir , à la gt-aiide quantiti 
Tacîde carbonicpie qu'il conticiil, el (pii paroît «alurofJ 
IJ'alcalL On s'en sert dans le paya pour donner du mat 
\t1ant au tabac. 

M> Iluinbolt vient de décoavrir la Soude c«rbonnl^ 
l-^dana les lacs du Mexique. — On la trouve aussi dons le 
Kcsetprèsducralèredu voluandoTénéi'ifTesiiJfiJisjtCKwJ 
Bt daas celui de Monte-Nuovo , prt!» de Naplc». 
On trouve , comme noua Vavoiu dit, la Soude carbo* 
itêe en elllorescencc sur le» murs des caves. Ou lot 
Brvo ainsi pi'esque pur-tout : — A Angers el à Paiiri 
,Fjtot/*r); ^ Bou» le pont du Cher, près de Toui 
\lI'Âv^vjit.tt:)i — dans presque toutes les vtilea maru 
limes de France, depuis Ostende jusqu'au riaTiv; • 
dur les mur& înlérieurB des iiains de Vichy, elle fai)] 
les quatre cinqui^uics du sel ^ui tapisse les muraillf 
^e ces hainii ; — à Vérone ( LoaoïfM J ; — à liirUugei 

iU^AiK) , 6CC. 

I>a Soude carbonalée fait partie des eaux minerait 
l^e Corlsbad , d'Egra cl de Biliu en Bohi^me ; — d( 
l^pa, — deSelz, — dePoieUa; — de celles d'Auvergne ^^ 
de ClermoQl-t'ernind^ du Mont-d'Or, de Deautieu ,&.c. ; 
elle existe dann l'eau des bains d» Bussang, datu 
^Jcs Vosçes; — de Vichy, — de Pouguea, &c. ; enlî^^ 
on en trouve dans l'eau des sourcva )aillLi.<'aules da pie^j^l 
du mont Hécla , eu Islande. ( Bi.act.) 

Quoique la Soude soit Irès-ahondanlc dans le règne 
pininûral, celle du commerce en provient rarement. 
^^A Soude que ioumil ce rùj^ne est mélangée d'un^, 

ip grande quanlilé de sel m^rin et de chauK carbo^ 
ualéej pour £irc exploitée avec a%'anlage. Celle âoud^ 



effleurie el impure êtoh appelée par le» anciens aphra- 
natron, 

Xa Son^c Iq moins împtire e( la plus emploj'éo , est re- 
tirée par la combusrion et l'inciiiôralian de plttsieura 
r«BpÀcea de planlea qui croissent dans la mer ou sDr aex 
ivagea. 
On croit que ce net existe toot formé dans ces plan- 
' ten , et que la combujtion ne fait que le dégib^er. Lca 
Lpl«tt(es qui rouriiisMjnt la Soudu sont très-ncnnbreuKa; 
Lee *ont lur-tout diiTérenteA espèces de tahota ou kati , 
'de salicorne, de chenopûdium , tous les varecs, &c. On 
k'coilive cea planleB^ou bien on rtrcolte celles qui vion- 
n^nl nalurvIkmenU On les fait sécher, pour les briller 
dans dc3 fomes pratiquées dans la teriv , et dont les pa- 
roii aonl ll-riues c-t unie». La cuiidre , & moitié fondue > 
qui résulte de cette opération , est la Soude du com- 
merce, d'au la nt plu* recherchée qu'elle e»tpluji pure. Ijcs 
taiaota doanenl la meilleure aoude , et parmi ces plan- 
tes , lu bariUe( salwlit sativa ) , cultivée principalement 
«n Espagne, donne la Soude dite à'j^iic<wU , qui est 
la plus esliiuée. Les plantes de dilTérenlcs espaces con- 
nues aouA to nom général de blanquette , donnent un» 
Sonde du «cconde qualité. KiiBn les rarecs fournissent 
une Soude beaucoup moina ridie, et qui contient plus 
do sel marin. 

On obtient la Soude par le moyen de l'inciiiératiou^ 
en France, sur les cûl«rs d« ClwrWurg el sur celles du 
Languedoc ; — en Kii|>agnti , dans Us environs d'Ali* 
csnte; ^ dans le I^evant. Celte dernière porte le nom 
A^'^rocchette lorsqu'elle est en pain, et de cendre du 
/.«^nn^ lorsqu'elle est eu poudre. [Cït. CoqvmatiiT,\. à-m.) 



Les Qsages de la Soude sont m multipliés, qu'on ne um^**- 
iwut indiijuer ici que les principaux. Ce «el combine 
avec If* huiles el toutes les grnisse» . donne diflerenles 
aortes de savons. — Mêlé et Ibudu .ivec la silice, il pro- 
duit le verre le plus durable et le plus be«u. 



j54 Sr. 1,5 TERREVX. 

I«es anciens Egyptiens rcmployniRnt pour préparer 
lei coi'p» jV l'umliBuuieitieut : ils lea lai«soieiit soixanle-six 
jouJ^dans ce »b1. ( HéncpoTE- ) L^a femroe» «Vn •crvoient 
pour se blaiicliir eL s'adoucir la peau ; elles IVinpIoienl 
encore ù cet usage dan» Il'a Indtss. 

Les anciens débignoient Iii Sonde par les mots de na- 
trum ou do nitrum ', îudUl in clément- KII» «voit pria ces 
noms de la i-illede Ni[ri)t,»itu^-« eu E^pie près de* lacs 
de Nalron. 

ORDRE II. 

LES SELS TERREUX. 

On vîeni de vtoirque loua les sels qui ont un alcaîî 
pour hase , sont tria-diasoluMes dans l'eau. Parmi les 
seli ii buse lerreiisc, les uns jouiaeeiit émiiiemmenl de 
celle propriété ; les autres , au contraire , en sont enlîi- 
remenl prîv^». Maïs on doit remarquer comnie uti fait 
assex sfiigiitiiT. i]U() les sels snlfuriques indifinoluIiUs sont 
préciflémenl ceux qui oui pour base une des terres al- 
calinex, telles que la baryte, la sCroniianu et la cbaux> 
tandia que l'nluujine et la magnésie , qui n'ont aucune 
propricté alcaline, forment arec le même acide dcssrla 
très- soin Ues. 

On di.tlingncrA liicilemeul les sels terreux des seU 
alcalins, pitrce que l'-s premiers donneni seuls un pré- 
cipité avec Il'h cui-bonales alcalins, lorsc^u'its sont dé- 
composabltfs par ce moyen. Leur base est d'aîUeui-s Gxe 
an feu le plim vif que l'on puisse produire. 

Cesaelsiieiiiii-ntune pince im|>ormnte dans In ualure, 
pnr leur niaut> et pur IV-stréme abondance de quelquea- 
nna U'L'uLr'eux. Ils out , la plup^rl , les raractèreM exté- 
rieurs des corp» connus généralement sous le nom de 
pïern-s, mai» il» difTèrent CMenli elle ment de ces cor|w 
car leur composition. 

* Il fant deac » garder de toniotiàit- le tihfum de V\ïae , qai ai 
lie l« Susilecurbcoits*, artc IcniiM du modcraci. 



ALVMI MF. SULFATEE. 

i"" Gs^an. Al.UMlNE. 



[5Â 



Xtxt lels à bise d'AIuinine soûl peu variés, et peu 
)on(Un» (Iriis lu tiMture. Parmi leurs raraclère* exlé- 

'rieure.. on n'en connott point qui soient comrounA à 

JoDteB Ufl espùt-es. 

i'^ Bsp. AMTMINB SULFATEE ^ 

vutgairtntent AlllQ. 

'L'Ax-VK w trouve encoi-e plus raretneat pur dnnsl» 
iturc que les mh préréden» ; il est lellt:nienl enveloppé 
ins les terrei qui le contiennent ou qui le produisent, 
ti'oD ne peut souvent se servir d'aucun de ses carac- 
Sres exlérieurs pour le recoiinoîlre- On c*l prosquc- 
ïufours forcé d'avoir recours k des moyens rliimiqnca 
iir te découvrir dans \ve ntinérauK qui Je renrerniuaL 
li'Alun a une saveur uslringente et ncide qui décèle c«r>cUi(i. 
>n exiftiencc dans loua les corps où il est cn/^agé. ïi eéL 
tissoluLle dans l'eau. Les slralis pr^cipiti-ut Je sa dis- 
>Iution une terre blanche. La réunion de ces caraclères 
dislingue du sulTate de fer, du sulfate de chaux et de 
rasWate , seules substances avec leeqneUes on paisse U 
Itton fondre. 

Il crislattise , par rDfroidta«riuc'nt , en oclat-dres régu- 
liers lrê»-nel» et très-faciles à obtenir. Ce solide est m 
librme pr'nnlive Sa rassure est vitroiiflu. 11 oc fond au 
lieu & l'aide de son eau de ciitlaUisalion , et se drssèdie 
[ensuite en une masse npon^fieuse et blanche. L'Atun est 
composa d'alumine o,ioS, d'acide snlfiiriqne o,3io, de 
[sulfate de potasse ou d'aninionîaquc , ou des deux »eU 
réunis 0,200, d'eau 0,485. (r^^vçvxt-m.'i 

I L'Alun na se trouve point eu masse» du moins les C!'»»*!»! 
lexempleB que Ton cite comme preuves de wn existence •' '""•" * 

' Alnmlne mUitieaiai.liac.JiA''r. — Njiiiriicl>trclaunrl'ALVH 
^natlf. Bkoch. 



l56 SELS TERRCDX. 

MiM celle forme , demandent à éiro conalalés. Tourne- 
forl dit qu'on l'a trouvé , dan« l'Jle tie Milo, on pierrca 
plaies de vingt À vingt-ciuq luillimèlre» d'épaisMiur , nt 
qn'à nifalirL'qil'oii enlève ces pitrrea, elle» sont rem- 
placées par d'HuLrcs. U e^t probable que cea ina.'^e» com- . 
p^cies d'Alun sont des ofBorcscence* èpaisacA de ce sel. 
C'eat en efl'el sous celle dernière forme qu'il âe présente 
le plu» ordinairement. Il eut alor» en (iUmeus bUncs, 
«oyeux, parallèles entr 'eus, et perpendiculaire» à la »ur- 
fkce de la pierre qui les produil. On 1a nomme, en cet. 
êtflt , j4ti/n dû plume , on Alumine sulfatée fibreuta. 
C'est ainsi qu'on le trouve dans l'ile du Milo , où il estJ 
exploité de}iiiii long-temp». Il y rsl mèïé de cliaux »utf»-] 
téc , et ailué entre les bancs d'aiie pierre \-Dlcnnique ^ 
blancliHire cl friabte. On le rite <!-gnIement au milieu dc'B,| 
schisle» argileux de Freyenwald. JI paroît que l'-^/o» 
eapUlaire est le trichiua des anciens. 

Le sel hatotrlc * de Scopoli , que ce chimiste a IrouvA 
au milieu des seliifileâ de la mine d'IcTria, a été regarda 
comme une espèce d'Alun capillaire môîé de cliaua 
lulfaiée et de fer. Mais M. Klaprollj awuro qu'il ne 
contient ni chaux ni alumine, et que c'est un mélanj 
de fer et de magnéaio suiralé^. 

L'Aliiiuine Biilfiilée, mèlôe d'argile et de fer oxidé,| 
forme de» masses opaques jaunes , onclncusoa cl k cas- 
sure aaeez éclalanle. Elle» se trouvent stma forme d< 
LstahctiEes , dans lea caviléa de quelques montagnes se iiia 
IVeuscs. On noinnae cet Alun , beurre de montagne ^. Ol 
cite h Muiikauj dans la Haute- Liisace, et en Sibé^ 
rie, dana ta montagne de OouéirliHcfi. Lorsque \e temj 
|e*lliumide, cette mntiêrewt irts-acide-II paroit quec'c 
un sulfate d'aluuiiac avec im grind oxcc» d'acide. 

Les pierres qui produisent l'Aluit, tanlàt le ren- 
, ferment tout formé, lanlùl cl[e& n'en contiennent que 



• Btfihiirtr. —Le bénira de raout'giif. B\och. 



ALUMINF. Sl'r. FATFF. l5j 

]es principes, diapoM-3 àser^'unir lorsque Ica circona- 

tacea le permeUent. Ce deniiur crs «si lo pliu commun. 

Oii trouve ordinal icment l'Alun ou «en principei ^n 

M les schbica e( dans les argiles , qui renfermonl 

ta ni^iue lemps des bulfiires de fer ; ces acliules aout 

Brtaque toujour» noir» el souvent biluniineus : lela 

ont ceux d'Auvergne , — de W'hilliy , dana le York- 

lirc, rn Angleterre, et de Pi-eslon , dan» le Lanca»- 

liirc; — ceux d'Audrarum, un Scuniu; — de Schwein- 

il , i^ huit liauc-s de Lripsig, «ur la Mulda, en Saxe; 

■ do Chrîsliana , en Novwéjje ; — ceux de-t borda de la 

Meuae , pi-râ de Li^c ; — de Torgau , en Saxe ; — de 

LuUerscliuU , près Bilîii j en Bohéiue ; — du loyauuie 

t'Arragon , ctt l'^|>af;Qe, ËCc. 

CerloineH lourbea donncnl au»i do l'Alun ; telles sont 

' celles d'Hclsinliurg, en Scanie. 

Ij*Aluti de» Itirreinti \ olcaniijiics h ordinaire nienl pour 
mgue dea laves friables , blancbàlrcs ou légèrcnieit 
}iigeâlres. U est tout formé duna ces laves , qui enn- 
fît^'nnent en outi-e la puluwe ncceauaire à m crisUUi&a- 
ion. Ces pierre», l^èrement calcinées, ont un goût 
lypliijue trca-acnsible. Il paroît qoc c'est cllca que tes 
uiciens ont désignées souh lem noms de pttrrc assUnne ou 
le iOTVGphage. Ils les tiommuient iiiiisî, parce qu'elles 
^voient la propriété de ronger les cliair» dcH caditvres. 

Les principales miiicit d'Alun volcanique , sont ; •» 
encore celles de Viiv de Milo , — et en \\j\\ie ; celles do 
-olerM, dau» le len-iloiie de Valeiilano, k Ixois mille» 
le BoW-na; — do la SolfAlarre , près Pouxitote ; — do la 
Tnllâ, dans le territoire de CivJla-Viiccliia. 
La mine de la Tolfii esl la plua connue. La pierre qui 
. compose pot le le ooui d'aiuminaire ou d'a/iiminiee 
le laTolfa: elle est eu mauc compacte uni)-f<:ui|le|ée , 
laîs Iravereét) de haut en bas {lar de petites veines de 
luarts gris-blanc. 

On trouve au*M l'Alun, mais plus raremenl , dana 
Tcau de quelques fotktaiiies. Telles sont celles de Slec- 



1^ RE I. STEHBEUX. 

LlenicUc , en Bobi^nie , «t celie* de Hongrie , ati nord tl« 
fia rh'ière de Szsmon, 

D'api'èft ce que nous ^i^nons do dire stir les diflïrcnK 
mines d'Alun , ou voil que et! sel cxialequelquofoii toi 
formé dans ces minea , et que dniia d'auli-es occantons'l 
Ips pierres d'où nn lu retire n'en ronlienneiil qoe U 
Mémena. Il ivaiiUe de ces deux manières d'èive , dei 
'^nii^l'^odus p;irlicuitûro.s d'exlractiun. Lorsque l'Alumît 
sulf»h*e est loiile furiiiév dons cvi'lNities |iiri'rt'a oti lef 
rMf si CM min^AiiT aont friables d'eux > niâmes , 
cnnlotitr d» les Icnivor AVtn: du l'euu ; mais s'ils n 
diviiient pus naturel km pnt , on \m fnit c.-Uciner , prt 
f<lMi)>leiti«nt [Ktiir les reinlie plus diviiîMeH el plus p 
néiralileti parlVaii. On fait (évaporer In ltr'8sj\-c d'Alun, i 
on la fait cmlalltwr par refroid iHtouient. Il parait qi 
If» pitart-s qui mi fui meut l'Alun Jinlif conlirnner 
ansai la qnanlilé de polas^i* dont il a l>e.sr>iti pniir cricj 
iltiser, car -ordinairement on n'y afoute pns d'atcnlî. 
C't-st atnci que l'on extrait l'Ahiu h la Solfalarre 
{•Pouzxole j el à la Tolfa , près de Ctrita-Vecrliia. 

Ij» pierre aliimiiieiine de la Totfa Avlv. l'ohjet d'obi 
ïi-vaiionn anses int^resinnles. Elle rai solide, comme o^ 
|4'a dit plus liant ; ({-«ïtvée dans cet état, elle ne doni 
^poiul d'Alun. Il faut «prè» l'avoir calcinée, l'expo* 
^•cr à l'air pendant quarante jours environ. L'aclîoi 
lucceasire de l'humidilé el du soleil la fait se dMilnr; 
la réduiil en nne bouillie qtii a une légèiv teint 
ïuge. On IcMÎve celle Iminllie ; on fait évaporer 
rimalliser cette lessive pur le mojen ordinaire, mai 
I^Bans addition d'aucun iilcalt , et on obtient alors 
l'Alun parliiilcment pur. 

M. Vauqiielin h trouvé que l'.ilnmine éloil unie dai 
bCette pierre à une grande quantité de .silice. Cette dei 
inii-re terre rend, euivrinl lui, In calcination indîsper 
.lablf pour obtenir de l'Alun. 

Le contact de l'air n'est point nécessaire à la pro^c 
tion dfi cet AHin , comme on pourroit le croire, puisque 



ALUMixE sur.rAxrE. 169 

l'acide Bulfurique «xiM« daim I0 niinfiiii àe la Totla 
irantjracalciDalioa : mois il pattiîl qiK ccl acide y forme 
«TOcralamine et la silice un nel iiiaoluhle. liB L'alcinalioD 
ikompate piobiibleiiieat ce sel en parlie, car il se ilr- 
pne pendniit celle opi^ralion , non-Mulement de l'acida 
ulfureuic t tdais encoit; de l'oxi^iie- ( G^r-LusaAc j 

L'duiuinière de la Soiralarre , prè« Pouzsole , est ex- 

ploilTO à-peu-piè» comme la précéd^alc.On relire piîii- 

eifial&racnl l'Alun di-s eHiorevcencni <ji>i couvrt-nl U 

[mwfice de la terre dans ce lieu xingitlier. Ce* clîlorci- 

ceucea se formatent aulr-efois «iir de pelites placi» que 

l'on nomnioit jardin». M. de Breistak m aufimenté le 

produit de ce lenvin alitmineux, en conMriirsanl dô 

vulea aires, en crnisanl dos gmllei danii \ea |Mroi>ï du 

volcaa ■ e( mtdtipliant coiisidùrnlilemrnl Im RUiTacos par 

CCS moyens- On trou%'o atiuj , dans lo ui^me lieu, de» 

pibrrba volcAnii)UOsfilumintfnsrs.dur«a , Ijlnnrliâlivs et 

seniblablea â celles de la TotFk ; on les fait caloiaer 

comme cvs dtrnièri-» , ax'ant de lea U-aaiver. 

LetcrreindcIaSolfdtarreélsntiiaLurulleaientévIiaulîé 
par dc»feiix floulerr^ios^on sD sert de celte chaleur, 
qui est d'environ 40 defp^-s C. , ])our faire ëraporvr la 
leosire atumineus» ^ en In versant dans des cliaudières de 
ploinh euPoncées dans la terre. (Noilht. ) 

Lorsque \*» «cIùsIch, les terres ou les tourbes alumi- 
netuoa que l'on GxplnitAj ne renferniRnt pAS l'Alun tout 
lormé ; mais ne contiennent que les principes de ce 
•el , c*c«l-à-dirB, le MJiiTre et l'aliimiiie , il lïdil faii-e 
subir k ces minerais alumineux des o[>^ral»onA ]>r^limi- 
uftires , dont l'objet est de favoriser ta réunion des prin- 
cipes de l'Alun. 

Toulee le» pierres ou terre» argileuse* qui contiennent 
du fer sulfuré en quantité «uffinanle, «ont propi«s à 
produire de l'Alan. 

Quand le» scliistcj ulumincux sont retirés de la mine 
par les nio^'ens ordinaires , on )«s expoM.' en las à l'air , 
pour iM&ireeSlcurir. Celte expoiitton dure quelquefois 




j^ SELS TERREUX. 

Smi% ans. Pour hâler TcOIorescence , on diapon^ lii 
cellules en las peu considérables ; on Les itioiue et oa 
•rro«e tnn de» sécheresse». 

Ijorsque l'efDorescence est eTifBsamincnt avance > 
calcine cvs sclmtcs probablenieni dans le bul de décot 
poser et de rendre iiidiluioluhie le «ulfale de fer mî^léj 
l'Alun. 

Celte calciiialiûnc'o|>ère de ditférfmtes manières,. 
Ion les cii'CoiiBlanceji. On met ordinuii-emeiil le schiste' 
aliimiijeux coitcbepar couche, avnc le huis, et on ea 
forine une pyramide de vinf;r-cinq A trente coocht 
on n'élève celle pyramide qii'insensihlcructit , cl à 
Biit-e quo lescourhe* inrévjeiires w calcinent. La raie 
nalioli dnre deux à trois innis , et le re froid i.ucment el 
vii'on vingt foiirs. — Si les schistes aluniioeiix sonr 
luêtue temps bîluuiiueux , ils gervcut eux-ni£iues de 
conihiislibles. Il miIHi d'itlltiinfi' la partie inférieure de 
la p3'ramide, elle contintif> de briilor au moyen do la 
2>anie bitumineuse desscliiMes. 

La tuooingne de Dullweiller , dans le pys de 'Saa- 
sau-Saii'bruck , renferme de nombreuf»i,-« <;ou< he» do 
houille , (jui ayant ctc cuflammées par acoident , ont 
calriné les scliisles et yonl dL-vcloppé de l'Alun, qu'o^^ 
a depuis «xplotté avaulageunement. ^H 

Lonwjuc les schîsie» alumtncux sont exposé» à l'air et 
arrosés, le fer snifurê est décomposé, il se produit dn 
l'acide sulTurique qui agit sur les terres et sur les oxidcs 
métallique» que rcnrerment auiuù ce» pierres, et (orme des 
solfalesd'filumine, de chaux, de magnésie elde fer. De* 
qu'on juf(e CCS couiposilions aiifiisatmiient avancées , on 
lessive le» terre» aIumineii*eA, eu rHisanl passer desaus 
jusqu'^ cinq eaux différentes. Le» dernières eaux qui 
contiennent le moins de sel servent, comme dans la pré- 
paration du salpâtro , k lessiver les terres neuves. Lors- 
>que tes eaux sont saturées à froid des sels qu'elles oui pu 
disAoudre. on les soumet i^ révnporation , et par cons»- - 
^uent it une nouvelle concenii-atiou. Si les terres Itss^- 




ALUMINE syï,v Aviz. tôt 

^m ne conlitniieni ]M» naiurcltoiiienl de la potiuae, on 
ctL obligé d'y ujoutrr ce sel ou de rauinioiilHqtie |>QUr 
fsire criaulliser l'Alun. Ces nlculi:» n'y sont jwa loujoura 
«joalés dtrocteiiiettL ; tantôt on emploie de l'urine, qjii, 
comtue on suit , contient de l'ammoniaque ; liiiildl d«a 
ceodrea , ou mt^mc du sulfate de jiotaiutc , que l'on [wut 
K pnwnrtT à has prix. 

Le» scliisirs aluijiineux calcinés avec de la Iiouilie , 
peareot donner de l'Aliiu Biins addition de potasse. 
L'ammoniaque produite par 1» comliuslion de la houille 
paroit, dans ce cjs , remplacer Ift pouuae. Araiit de 
Ciii-ecmliiiliser la liqueur une première fois, on la laisse 
dépoj»er se* impiirelùe dans une cuvw parlîiulière. Ordi- 
nairement les premiers crisliiux qu'elle dnnn« sont de 
h léitfnili} ou snlfJile de chaux. Lea cristaux d'Alun qui 
sont produits par celle première cristallisation , itont 
impurs ; on les lave avec de IVau froide , et on le» di*- ' 
sont dnna de l'eau bouillanlc. Celte lessive de rnfBiiRgo 
reste quelquefois phibirurs jours exposée ii l'air, uCu 
que le sulfalc de fer qui existe encore , puisw âti-e dé- 
composé par l'air. On la fait ensuite éva|ioter, ol quand 
ellB est suffisamment concentrée, on la fait passer dana 
det cuves où elle cristallise en gi'aiide masse ; on sépare 
les douves de ces cuves pour retirer le» masses d'alu- 
mine snlfalée. 

XjCS plu;i uneiennce fabriques d'Alun ont été établit'» 
dans le Itérant , auxenrirons de Smyrae et de Coiis- 
tanlinople; ensuite on en a formé en Italie. Il y en a 
niBÎnlrmant dans tou.i le» iwy»- Les fabrir|nes dans les- 
quelles on ti-ailn les schistes à-pcu'|}rès comme nous 
venons de le décrir«, «ool celles dAlmaattirron, près Car- 
thagènc , eu Espagne ,* — des bords de la Meuse , près 
de Ucf^ts ; — de Gro&s-almerode à Cassel , dans la Heftse) 
— de Scliwenual, en Stixe ; le schiste bitunu'neux de 
cet endroit étant triis-friable par lui-même , n'a pas bef 
Hoin d'être calciné; il nrsic deux ana à l'air pour s'cf- 
Qourirî on le Iciisive^ei il e»t e-xposé encore deux aueà 



SBLS TE RREU X. 



m a Andrarui 
Icjc'wt une mine 



ï6a 

relUoreticeiice. — Du Cbrislinéo 
dHii9 U province d« Scanie , vu 
lr69-iiuporIiiQ(e , on ii'hjoule aucune capècc d'Hicali «la. 
rliualiition pour La laire criiitslliser. — De Chri»linnïa , 
en Norwvfjo; — de W hilby , en Angteterrt: , dans le 
Y«rk)tliîi-ei — ()â In province de Laii(.-iislr<t;-,— 'deScbea, 
en Transilvïiiiie-, l'Alun e»l extrait par le gi-iilago de» 
«chidcB piimilifA qui alternent avec des roches feuille- 
léea el luîcacées. (,J. Htm^ncx.) 

On peut faii-e atiasi d^ l'Alun de luule» pièces , en 
coniliinatit directement L'ai^idc ttiiirurique A l'argile; 
mais il faut que cel acide aoit réduit en vapeurs pour 
èlro piéflOnlù ttUK tnrreii élt-ndued dans dt« chambres 
de plomb. 1) Imit «UMi , aprt-8 uvoi'' lessivé ces argiles, 
ajouter à la Icssirc le «ulfitte de pritniuf^ néccMsirc ù la 
crittlalJiitHiion de l'Alnn. — L'Alun se rnîl par ce pro- 
cédé dans la fabritjuo de Javelle, prrà Farin , et dans 
celle de M. Chaptal, h Montpellier. 

M. Curaudean a propoî«é de («ire de l'Alnn, en cal- 
L'inant dans un fourneau de réverbère cent parties d'ar» 
KÎlfl «I cinq partie» de mitriale de aoudt*. On pulvérî» 
ta masse cHlcinée; on ynjoule de l'acide sulfurique. On 
leuivft avec le moinii d'eau powiiblo , el on fiiit cmlalli- 
aer l'Alun en y ajoutant l'alnalî nécejisaire. — M. I^m- 
padiuK propose de faire ce sel eu Ijn\lant dans un four- 
ntînu de i-évçrbère des pyrite» pulyérisêf» et patries en 
boules avec de l'argile. On reçoit les mpeund'acide sul- 
rariquc dans des caiH»eii ou tuyaux rempli» de boulca 
d'argile de.»écbée. L'Alun a'eflUurit à la surface de ces 
boules au bout d'un certain lenip:>. 

On peut eraplovpr irés-avanfigeuscnieTit, pour faire 
dd l'Alun , le-iréiiidirs de In dislil laiton de l'flcîde ntlreux 
]«r l'argile. L'argile calcinée qui reste , il une l'on con- 
uoit aovs le nom de ciment dVau-lorle , contient bi jx>- 
iMse Dcc^^Mh^iittà la criblai livtf [on de l'Alnn. (BcrrrEir.i 

On dJAtin^ie dans In conimerce pliwieurs sortes d'A- 
lun. Li« plus auciennemeot connu e»t celui qu'on 



ALUMIKE âtfLFATKE. l65j 

nomme ^lun de rociu , tlu nom d'uiii' ville de Syrie apr- 
|)elnï Jitiliviuij AWc-Mtw.uù fut «tablie, auivciiiI Br^inaii^ 
la plus anrieiine fabrique d'Alun, tl eal en grandea 
naair* tniiiftpiii^-riliia, à cuaure vitreuse. On dil qu'on] 

Ilui doiiue ccllu forme en faisant fondre des crislai 
8'Aiun timn» une cltaudiôre dn fer, et en coulant ce 
0aus des luiineaux, oà il cristuUifle en ma»SB par I0 
{rtfraidiaaeniunl. 
V là'jlitm de llcune est en p?lils laorceaux couTurta 
B'une elTlore*C€Hce fitrineusercMe-Oit Icpi-épareàCivita-^ 
t^eccfiia , avec la pierre âliunincuse do la ToICi. Il n'est 
poiiil raiËné, et ue coiilictit fjiiù du ralumtiia el dfl la 
poIasM MHS ammoniaque ;c'wt le plus etitimé et te [ilus 

clier. L« forme ta plun ot-dinaire de ^f.n crttilaux est le 

^hlibn-oclaèdre, el meute le cube. 

^^ Yt'Aiun du Z.*vant est en fragmens, de la grosseur 
d'une «mande , enuverlad'ime efflorescence rouifeAtro. 
U^lim d' AnglaUTT« est en ^ros morceaux ban» forme 
gulière ; «a cussure a l'aspecl gras : il contient plus de 
fer que les autres. 

Jj'Aiun de fahri^iM : il e»t ordinstremenl en crisluuX 
plus ou moins TohimiaeiiK : c'est uo ncl (juadniple com- 
posé d'acide sutfurique en 4:x<-cit, d'alumirte, de potano 
«1 d'ammoniaque- Celui de Hibeaucoiirt , dépniiemeat 
do l'A^cyron , coniieiit moins d'oxide de fer que le» 
auum. M. Vauqurlin a trouvé dans Imitei ces sortes 
d'AUius, les mêmes proporlious d'slumine, d'acide el 
d'aicali. 
^■t L'Alan sert dans la retniure & aviver \vt couleurs et 
^B les fijier sur los élulfe^ uimme moi'd.-int : il est em- 
ploré dans la prèparalion des cuirs eL dans celle de la 
chandelle ; il donne plus de solidité à ces deux sub- 
stances. 
^K II sci-t en raison de son excès d'acide à décaper te» 
^^léUux^ c'est-à-dire à ncltoyer leur surface, probaMe- 
nient en dissolvant les ojtidcs qui peuvent la ternir. 

n l'emploie dans la préparation de la eolie forle 



UnE«'- 




l,\mx. 




166 SELS TERREUX. 

titcres , ou en dùsolulion dans Ws eaux , ou en efilore»- 
ceiice. 

té* Magnésie KiitrAtée qu'on IrouTO en elDoreM:èn( 
»ur cerlaiue» pierres, paroit devoir son origine à l'ui 
des Lroia caiiaet «uivaute^ : i^ Ou Lien ce sel existe déiJ 
tUns la pierre : ce cas cal lo plus rare , et ne se rencont 
peut-être pas. 3". On bien ta pit-rrc renferme la Majjnéaïe, 
base de ce sel , cl Tacide siilfiinque nui à la chaux, «u^ 
fer, ou k d*&QU*e8 bases, qu'il ubandonne par le contao^H 
de l'air pour se couibluer k la Magnésie. 11 paraît, 
d'après des obBervalïojis de M. Socquet, que c'est à celle 
cause qu'est due la formatioit du sulfate de Magnésie 
qu'on voit en efSorpficence à la surface de la chi 
sulfatée ; ce dernier sel est décomposé par la Magn^ 
l'Arbonalée , et les bn.ies font échange d'acide. U paroît 
également que U prt-scncc de l'oxidc de fer favo--, 
rise cellti double décompo&ilinn. 3**. Enfin, certaine 
pierre» ne renfermenl que le soufre, baae de l'acide aul 
furiqne, et U Manu^'Mi?. hase dn m>] dont noun parlonl 
L'acide ae forme par l'action de l'air, et s'unit à la M« 
gnéiïie. C'est ainsi que na produit lu Magnésie sulfata 
qu'on recueille à la surface des schistes qui renferment 
des sulfure-s de fer. ^H 

On IroiiTC de la Maf;n^sre antfalée en effloreicene^' 
auprès de Paris, dans les caiTiàres à pl&tre de Mont- 
martre. D'après M. Arinet , elte recouvi-e un cârbonalo 
de MagiDwie ; mais, suivant M. Socqnet , elle est appli- 
quée sur le gypse k plJltre même , et ne ae reniuintru 
fiuère que dans les lieux où cette pien-e est suuilléo 
d'oxide de fer. Ce «cl exi.'Vte en dissolution dans les eaux 
potables des environs de Montpellier, et en effloresconce 
sur les schistes d'une montagne du Kouergue {Cuai^t^l}. 
— M- Tingry a fait connoîlre le sulfate de Ma^ésie 
qui s'pfDcurit journellement et en abondance sur les 
scbîsles, prî'S du Sallancliu , dans le département dl 
Léman. — M. Schmeisser l'indique en incruitatioi 
avec la lexlure Cbrea»», dnu» les Atj[>es de U Si 



MAON^SIE B OUATÉE. t6^; 

— U. Pmusl a obserré que ce sel se nioiiti-e en efflore»- 
ceac? en Espagne, h Madrid el daiis un grand noinlira 
de licux,»urUlerre,»ur]fs grw.et sur pre^cfue tous le» i 
mura de |)Ulre. Dans touN ces lieux , il fst mè\é aveaJ 
le nitre. — On t'Jilrail aussi «o aul des jiyriles tlu mont 
GiiHnila, prè!ideGc-nfs.C Moioy. ) — Lea eaux d'Dpsom, 
datuU province de Surrey, en Angleterr«, ronticiment 
Une Ircd-fp'aiide ijuanlilé de Mn/^uésie stilTHlée. — Celle» 
de Sedlili! et d'Egra, en Bohême, en tiennent égale- 
ment eit dis»olution. — Il y a une source îi Grau aur le 
Danube, en Hongrie, (]iii eu rcnCt^nueeiiissi. Toitkxok.) 

— On* la trouve en eflloroscence sur un aol de clinux 
tulfalée, à vingt milles au midi de Turin . dans un lieu 
nommé Canal, cjiioiqtic celle chaux .«ulfalée ne cou- 
lienne pas ellc-raéme de Maf;n(-flie Aulfitlée. — Enfin 
ce (wl f>e Ironve dans Ies pauitde preai|tie tonlCfi les salines, 
ou du moiita daua leurs eaux.-iuèrew. 

La Maguénie HulFatéc sert en médecine , c'e»t un des Uxp*. 
pnrgalifn les plus emploTPa. 

On en relire la Magnésie en la pi-écipi(ant , au moyen 
d'un alcali Celte terre lessivée el sétltée, est employée 
pour atisorber les aigreuri des ui'^^aiies de la digestion. 
Pour remplir cet objet, elle doit être privée complèle- 
raenl de son acide carboniipic , ce qu'on reconnoit 
lorsqu'elle ne fait aui^une eflTi-rveJicence avec les acides. 

3* Ssp. UAGNÉSIB BORATÉK. IU'ut. ' 

Ce hI pierreux ne «'eut encore trouva qu'en cri«Iaux c«Mci*Mi. 
prcsqoe cubiques, lautôl opaques, lanldt Imnsparens, 
assei! durs pour élinueler sous le c})oc de l'iicier, abso- 
lument insolubles dans l'eau, et fusibles au cbalumeaa 
avec bouillon uemeiil. 

Ces cubes dont Je volome égale au pins celui d'ané 
noiaelle, ont ordinairement les nrf>le6 et les angles solides 



* Jord;cr, lu fioRACiTE. BnocuAUT. — Bo»tc iaa|a54io-«sl' 
calrc. — 5path borsciiiuf. » ' ' " ' ' - ^ '"' 



X68 SFLS TERREUX. 

reQ>[>Iarés par des facelte*. Qualre anj(lcs du cube 0| 
posés en (li.igonnIeA, présentent constamment moins de{ 
iaceltes que le» quatre RUlreâ angles {pi 4, fig. j) ). 

M. Hauy a découvert que ce» crislaus s'électriaoient^ 
pnrîa chnlciir, et que les angles qui présenloi'ent loplu«* 
de Ijiceltes , tiiaiiirejiloienl; l'électrîlé vttrt'e, landis qu« 
\e» autres avojeut IVWctricité résinetise; de tarte qu'ilj 
y s liant ce» tuhes qiinire axes et luiit pôle* élec-' 
triques. Les rcnlj'es d'action électrique des axes sont' 
Irès-voijins de leurs extrémîlés. U résulte de cette dispo- 
sition , que les expérience* de répubioii et d'allraciioi 
par lesquelles on démontre les diverses sortes d'élec", 
tricilé des angles solidei , devïentient difficiles à faire. 

La MAgijéâie boralée a le rube pour forme prùnitirc ;- 
elle est composée de magnét^ic et d'acide boraciquo. 
M. Vauquelin a prouvé qu'elle ne renferme pas de" 
chaux lorsqu'elle eal IrftiisparenCe, 
i,i,g On- n'a encore trouvé cette substance que dans laJ 

•'"■**'^'*''raonlague deKalkfjerg, près Lunebour^, dans le duclié' 
de Brunswick. Les crislaux sont isol^ et dis»éminé*j 
^dami Jesbanc:! de chaux nulfalée compacte. 

3" GsNns. CHAUX. 

Les sels k base de Cbaux qui se présentent, la plu- 
[part, avec l'apparence 2»erreuie, ont dansk nature uni 
'bien plus grande importance qua tous ceux qui pré-j 
[«èdenl. \_a Cliauv rnrboiialée compose pctit-élrcà ellei 
ïule k huitième partie de la croûJe extérieure du globe., 1 
Xics «ulivs opèces, quoique moins répandues , forment] 
'presque toutes de* masses iiumciisct. 

Ces sels n'ont e:ttéricuremunl aucun caractère com- { 
muu f c'est le cas dv beaucoup de genres naturels. C'e&t 
aussi une nouvelle preuve qu'il ue faut )auais chercher 
A concilier les méiliodcs artificielles avec les niélbodc» 
nttlurcllos. On peut dire cependant qu'ils sont tous ou^j 
uéliqoescens ou presque insulubles. 

Noiu plaçon» leaeiqiùcce solubles les premières, parc«. 



CHAUX N I T n A T n E. J 69 

que Ir» eajièceii invuJitltles se lappi'ochciit tlttranlagc de* 
pierniB. 

t'* Str. CHAUX SITRATÉB. H4ur. 

Ce ■*?! in«iiir«»le à peine sou cxislence aux yeux dea 

minéralogUlc-s, cAr iJ al rare, peu aboiidanl davs \ea 

Lhmtx où 011 le Irouvu , cl son cuructciv qnî est de tomber 

iXicileinfiit en déliquEJicencc , k> fail disparollrc promp- Caruiir 

klement. Sa saveur est «iD>èiv ctiUWyrtablf, Il fuêv Im- 

tetuent eiir les charbons enUammt's, et y Uisao un ré^iidu 

l>lauc, pulvérulent, qui n'attire plus l'buriiidilc d« l'air. 

Il est pbo6|ihoresct:ul daus robscuritc aprùs sa calci- 

UBlioii. 

, Lorsqu'on fait crûtalliaer arliriciulletncnt la Chaux Ciérgncot. 

[nilratée, elie doaue des priâmes bexacdrcs, terminés 

^]>ar des pyramides « six (hcc»; iniiia dans la iiaturc, on 

,iie la trouve que nous forme d'efllorescenccs ou de 

, houppes soyeuK». ICIIc se rencoulre sur les parois des 

vieux mur*, des casernes , uil de» ro<:lie» calcaires, près 

desquelles dea végiViuux ae sont décom[>Oiiéa ; elle cxislu 

dans l'eau do quelques fontaine», eL diuis presque tous 

les j^issvmenH de la. polusse nîtratée ; elle racjc;omi>a^iic- 

niémc très -souvent, et paroît se former de la même 

^mnoière qae ce sel alcalin. 

»• Bip. CHACX SULFATÉE. Bjur. ' 

i^ttgaircment Gjpac , St'Iénite, Pierre h plAlre. 

La Chaux sulBit^c lorsqu'elle n'olTre !ï nn œil enoore CartMcrti. 

' peu exercé k voir des miner huk, prt^senle, diins beaucoup 
de cas, l'npparence de la chaux carbonaltie ; *'Ue a pi^eiquc 
la même pcs.'inieur ; mais lorsqu'elle n'est |>oînl mélan- 
gée, elle no fait ancime eifervescence avec les acides ; ttllf 
est d'ailleurs beaucoup plus tendre que ce sé\ pierreux , 
puisqu'elle se laisse or<iinairement rayer par l'ongle: 

' «n&n,an lieu de se réduire en rlianx rive au cbaliimeait, 



* Gipi,leGinE. Brocu, 



lyO SELS TERREUX. 

elle Bc rond en un émail bkuc , qui tombe en poudre 

BU liuitl de t|uel4^iie U-ni|>H. 

Lics cHiaclèrt-s précùtlens suffisent souvent pour faïro 
(IiaIi liguer Ifi Cbaux RulfalCR, de la diauxcArbonaiM, de 
In chfiux fliialée el de k chimx phoAphaléc ; enfin sa 
petaiiteiir «iiècifiqiic, qui est de 2,3 1 17 au plus, ue per- 
nwft pas de la. confondre «vec le» espèce» des genres 
baryte et stronliane. 

■• La ChaiiT snifatic a d'autre» caraclèreu moins appa- 
rens , mais pitrs iniporlnns tjiie les piécéden». Sa fornie 
primitive, facile à obtenir [pi. ^,ftg. /o). est un prisme 
âroil, ayant pour base nn parallélogramme , dont les 
■nglei ont 1 15' 8' el Gfv' Sa' , et dont la hauleur f*t à Is 
base, à-peu-près romme 3a eil h t S. Elle n la double 
i-éfraclioii ; mais pour l'obsetTer, il faut faire naître «ur 
nne des baaes de la l'orme primitive nnp facelle Iriangu- 
laire. eit aballant un des angles solides obtus, el regarder 
Wn objet à travers cette facette artificîtflEe el la baae qoi 
lui est opposée. ( Uaûy.) 

Ce sel pierreux est romposé de Chaux 0j33 , d'acide 
Bulfurique 0,46, el d'eau o.aa [Tovucnor ) ; il est un peu 
dissoluble dai)^ l'eau ; il faut cinq cents parties de ce 
liquide pour dïssoudi-e une partie de Chaux sulfatée. 

On vient de dire que la Chaux sulfatée est fusible au 
cbitlunienu j mais pour que cette fuitinn s'opère, il faut 
diriger le jel de flnmnie dan» le sens des lames : sî l'on 
agit perpendiculairement à leur surface , on ne peut pas 
ta faire Tondie. Ce pliéuomène observé par Mncquer, «el 
expliqué d'une manière irès-salisfaidante par M. Haiiy. 
]| fuit observer que les molécules intégrautes étant de« 
prÎAUiesquiontphitdebauleur que de bïtvtdoivent adhé- 
rer plus fortement par leurs pans ou faces latérale» que 
par leur base : d'où il résulte qu'elles seront plu* dilK- 
cilt» ù désunir par l'arjiion uiècitiiiquu ou par celle du 
calorique , dans le sens du leurs pans que dans celui de 
leur base. 

Lorsqu'on expose de la Chaux sulfatée ciûtalli^ée i^ 



CHAUX SULFATEE. 171 

l'aclion <fn Feu, «Ile perd son eaii de crinlalliaalion , de- 
vient blanche, ft s'exfolie beaucoup plu« facilement 
daitH un 8KUS qiiedntis l'autre. 

PhisÎ4Miracri«taux pri»m.ititjue»{leCTiaux «ilfHléesont 
Jlexiblfrji sans éira plnaliriufj ; ils se conrbfînt s.in« k 
1>ri«t>r, et cooi^erviml la courbure qu'on leur a donnée : 
ce phénomène paroit dépendre de ce <ju« le» Utnra tjui 
composent eu cristaux , ne se f>r'isanl pAs toutes sur la 
même ligne, resicni encore cmbotlccs l'une dons l'autre, 
quoique déjà rompues. 

Lc5 caraclèrps et les propriélés de U Chaux sulfal^Oj 
teU qu'on vient de les cxpnter , suffisent ponr U faire 
dislijiguer du toutes lai pirirrea ronnites. 

Ce Ael |.M(.Trcux, a&»ex lépnudu à la surface du globe, ■ 
a» trouve nous Irota élnis : premièrement , soU4 fornic do 
cristaux assess volumineux; w-condement, en mafiHi>« 
pures, cristallisées confusément à la manière du marbre; 
Iroitricm^nietit, en masses souvent impures, semblables 
à la picrrt! à bAiir. 

1. CnAsz soLTATicK 5»l£sitb *. lies variétf-A do formes vwUu*. 
de la Chaux sulfatée ne sont pas Irès-nooibreuses , mais 
ses cristaux ont un caractèr-e particulier : leurs arij^le» 
a'émouaaenl , leurs faces semblent n'arrondir, et ils 
prennent uloi'a de» rorineu qui ne t-oul plus ni régu- 
lières, ni même symètrkjues. La pluK itinipte et la plus 
nette de ces variétés, c'est un snlîdc en forme de table, 
dont les grandes faces sont des rbombes bordés p.nr 
des biseaux cutininan», qui «ont do» Irapèzc*. De-li 
le nom de Cii«ci icn-ruriim TK.raiianMii qne M. HniÏT lui a 
donné. Les autres formes de la Sélénile sont des prismes 
k «ix ou M huit pans, lerminés |>ar deu^n ou quatre fa- 
cettes , rarement planes, mais plus souvent convexes 

Ces cristaux , outre les irrégularités qui allèrent leur 

' Trturntit, U St-J-kHiTE, et Eiiiiri^tr ppi^ U Gtpïe UiubI» 
kiix. Saocjr. 



^^3 SELS TEansux. 

irme, 9otit eiicote ftujcta à se grouper en il-loileft ou a a^i 

rvincler. La forme i.EH>inuLunE simple ; la fnrmâ en rose 014.J 

nn crête , qui est due îi lit rciinion de pluNÎiiurs kntiltcs^j 

lia forme ^njer du i.iincr , «jiii vienl del'inscrlîon obliquo 

d'une pclilu lentille siii' une phi» grandtJ , août celloaJ 

que présente le plua souvent la Chaux «ulfulée ; elU 

doiveiil leur produclîoii à In leiidatice teniarquable quai 

i le» cristaux de <^e »e] pierreux ont pour s'arrondir eti 

poni- segroujjtr '. On divise facilemeni ces cristaux ei 

lames inincea très-polica, c|u'on a nomuiies impropre»] 

ment pierre spvculaire , et encore plus improprement] 

talc. Ces lames peuvent ^Ire flérhies, maîa elle» ne r^-l 

prennent pas leur première direction. LiO mica ei 

: grandes Urnes , que l'on a uouitué auui laïc , eal trèi 

lélaMiciue. 

M. Polks a obf<ervé de la Chaux auUalée en tut 
■phérit^ues, dan« k» collines gypseuses d'inderati, «urj 
les bords du fleuve Oural. 

Cil. ■uLr.aiti.dNiti>iitH)ics&. Elle est en peiiu raineaui 
conlournés et réunis en louGTe coiuuie la télé d'une cl 
Corée. Il paroît que ces rameaux sont produits par uni 
cauoe netublable à celle qui donne naÏMiince aux elDc 
reacenceâ, k la chaux carbonate» cnrnlloïde, &c. 

Oalrouve celte singulière variété en Angleterre, pri 
de Mailock , dans le Derhyjthîre ; — dnnii les miru 
du Harlz, et dans qaelquea mineB de Hongrie. 

Cn. (CLt- SïLdjfirmeoscBtTioKxfla. Celle-ci tist forniée à Ia'J 
luanière de» véritahleii slalncliles. On en trouve au Mont- 
Cénbj à la Soiratarre de Pouzzole^ &c. 

Cn. «nr. stt-tviTi tcievuui. Tel eat le nom qu'on peut 
donner k la Séléuile «n aiguilles déliées , que Tournefot 
% trouvée dans let cavernes nUmiineuses de l'ile de MiloH 
et qu'on a prise pour de Valun de plume. 



• Voj-M du* le Traiti dt Minéralegir de M. Haûy ( tonw 11 , 
fp^Bc >7o et iuIt, >, la théorie «iéivluppév 4e cei sUéfaHoa* de 
forme. 



rnAUx stJi. fat:^f. 178 

I^a plupart des vanélês de forme île l« Clianx «ol- 

vh\èe , 8« iroiirenl datu Im carriùre» ù pUlre an nord 

Me Paris. Le» unes, et cr soni li-s pliw régulières , »nnt 

' jitpM-sces clan» une niarnu argileuHC, grasse, »jiii funiie 

Ides rnur.Ties auez; t-{>aiMCj , cl plus eupcrScielles qtie 

Iprofoiides. Les aulrta, ce son! les lenltctitairca et leum 

|ou«-vari^)éii , sont vparscs dans des bancs de marne 

Icalcaîre Llnnche el nnli'de. Les premières sont incolore», 

FtlsouTent ct*une belle transparence. Les seconde», t'ga- 

lemcnt transparenlea, scinl d'un jaune d'ambre, quol- 

piefois assex vif. Celle disj^osilion très- remarquable à 

fonlmarli-e, à Belleville, &c. pTè» Pari», eA. i-peu- 

ïi^ la mémo dans tous le» pays ni'i se Ii-ouvl' la Chnux 

ilfalée Sélénîte : c'e»t-ii-dire ({ue m» (;ri»laux «ont 

resque loiijotir» ïmoIc^s ou réunio en peliJs groupc-x, el 

li.-iîf'niin^» dans de« masses argileuses ou niarneuBen. 

j» couleur de ue^ nianiua ou de ces urj^ik-s, ne parait 

)s influer sur celle des crielaux. Ainsi on Irouve «n 

spagne des rristanx très-trnnapHrcns dans une argile 

ïnlireiise d'un ronge vif; quand ces cristaux psroissenl- 

Coloréa , on remarque que celle apparence est due ù 

me infiltration de celle ochro enlre quelques-unes de 

un lamcfl. Quoique la Sélénîte se trauve rnremeut 

lans les filon m , nn 1h cile reiwudnnt dans ceux des. 

lontagncs pi-iraitives, qui conli^iinenl le cuivre pyri-i 

de Herrengrund, prés de Neusol en Hongrie; 

dâna un :fîlon de plomb do Tcisclicn , en Bohème 

'irtcHMKn, irad. de Cron»t. ]; — dans 1r mine d'argenl d« 

Séiuénorski, au milieu des moula AllaY. 

a. CitAL's srLPiTÉR Oyp.',]!. Cpsi 1.1 Cliaux jidfHiiV rn 

ia»»e. lUIe odVe de» dillérences de texture assez nom- 

^Ireuns, ce qui force d'étal>lir les sous-variéléis Bui«] 

intes : 

TH-ini-r. QrrkE LtMiauai. Sa struc^urs est lamuUeiifte î 
es lames quelquefois très-grandes, sont lanlôl trauspa-' 
renies et cuuime nacrée»j el lunlât cl'uu blanc laiteux: 



1^4 SELS TKRREirX. 

celle variété, quoique Tort tendre ^ e»t siisceplible t1« 
prendre im poli assez vif. On en trouve de (rès-b«lles 

niajtttes à Lagny, à Si^ kilomètres, à l'est de Parts, 
lames soni aunsi quelquefois peliles et brillantes comi 
celles du mica ; elle patw alors à lu variélè suivante : 

C». iDLr.OTtiH KtfironKt; (f/^iirl. Elle ne li'ouve «oi 
forme de rognons peu volumineux, composé» d'une 
inullittidu de pclik-s patllfltcs ou Inmellcji d'un blai 
de neÏRcet natirécs: elle resscmlilc un peu nu talc Mai 
m&is elle est moins onriueusc que lui au loucherj et' 
fon<l beaucoup plus ni.'^nient an chalumeau. Cette vi^ 
Tiôlé e*I vfnft-rnico au niiltcti des ma.4ac.<i do Chaux 
suirnJéc ; elle ndlièrn sauvent aux crinlaux lenlicnlair 
C'est ainsi qu'un, l'obaerve daus quelques cariières 
RIonImartre. 

c«. «DU. G-nis rm>Ts ', Celte-ci est en masses* coi 

poEces de libres parallèles droites ou coUrbea, souvent i 
liées, serrées l'une contre l'autre, et salinées comme da_ 
la soie. On l'appelle vulgairement , el, avec assex 
rérilé , Gypse aoyeux. Ou en trouve de Irès-beau d* 
la monliijjne de S-tlnve, prés de Genève. 

c». «w. Gv»s «9»'»^** "• Cette variété reMcntble '. 
coup h la cbanx cavbonat^e saccaroïde, elle en a mèoië 
quelquefois la texture grenue, mais elle e»t bcauooui 
plus tendre, elle se laisse rayt^r avec l'ongle, et ce c| 
rac-lère huITiI pour Ven distinguer. Elle est suscep(i) 
dépoli Ou lutQ donné, ainni qu'à ta variété lamiiiaû 
*'ie nom d'alabastrite ou d'albâtre gjpaeux, 

Cn. itnr. RTrtii TimKrx ^, Ellca l'apiKti-encede la craîc 
et tatrlw les doigis comme celte pierre, mais elle est d't 
blanc moins mal, et pause fréquemment au G^-pse nîvi- 
forme* On la trouve en Saxe, près de ZelJa cl d'iBpil 



* Dithur fypi , le Ctpï£ comi>ae«. B*-Ocn, 



(e 



cercle de Neiwtacl t. Oit IVmplnie pour amender Iw (erre*. 

Elle pAfoît ^tre dùpoHce ionrnullvDienl jiar loa plutM dan» 
tin fentes des monla^n^s gypseoMa. ( HHofUJur. ) 

Touica ces varit'U-a rI soiis-rariéréa sonl pénéraleroenl 
ex pures. La variété suivante Forme pour «inâ dire 
I groupe à part. 

5. CuAtlx sotTATÉH onostiÊHE ( fulf^oirtment pierre * 
lire). Eile présenta un grain généralement grosaier, 
uno texture compacte ou lamellaire ; plie est mrlan- 
;fei d'argile, de Anhle ou de rlianx carlmiiatéc ; ei dan» 
ce dernier cas , elle fait légèrement effervescence avec 
"acide nitrique. 

Cette in^mc variété, aouvent imprégnée d'oxide de 

fer, se présente avec dîvenwA couleurs : tl y en a de 

presque uoirc h. Bpx; dr rnuge fitlx I-.iiCf|HPS, pïvaToo- 

n;dc bleiiàlrpi\ Dest-I;".''. déparlement de la C6le-d*Or; 

^une «le k Montra«r)rc ; de blanc-opaqoe & AÎK, 

téparlemenl des Bowches-du-Rhànc, et dans beaucoup 

d'autres lieux. 



I..a Chanr snWàlép, anoinue lonteiira formée par cris- cinemoiti 
.Iliaation confiise, n n cependant été déposée sur la partie li,u». 



% 

P fle la terre que nous connoimons. qu'après le» lerreina 
I priroitira . égal<^mcnt formés f>ar crixtallixalinn ; amivcnt 
I nAme elle apparlîenl aux députa qu'on regarde comme 
Im plu* rém-nB. 

On possède déjà pm%cx d'ol»iirrvatîon8 pour élfi1)Ur 
plnsieu») époques tn^s-dislincleii dani lu formation de In 
Chaux aidfalée. Ij» première et la ])(us ancienne paroft 
•voir accompagné les dcrniérca formations des terreîna 
primilifa, ou les avoir «iiivies de trè.i-pr<t3. (Telte Cliaur 
mlfiilée ac trouve en cflet qoelqueroîs au milieu de leurs 
. eouclies, mai» plu» ordinairement elle ne fait que Ica 
Découvrir immédiatement : elle est prewjiie toujours 
blanclie ; elle a la texture brillante et grenue du sucre, 
et quelquefois même la elracUire Uniellaire ; elle est 




ijô SE 1. steurkiix. 

nièlÉedeniica,d(!fierpcnline, e( même de fcUpalli. (Ea 
îiibéi'ie. Pjii.ljs,) — EJJe ne renfuriiie ni corps orga- 
nisi^ji, ni marne, ni argile- TfUo cal k Chaux aulfalé» 
d'AiroJo, nu Sainl-Gothawï , dan» la vallé» Le*-«n- 
linc ; ce Gypje , évidemuieul primitif, e»t situ^ enli-e 
deux couches do unei». T«l Ml encore celui de Brlliii- 
xoua, dans les Alpes de la Suisse ilalientiv. Ou doit peul- 
être rapporter à celle foi-malion , le Gypse blanc aacca- 
roïde du Mout-Cénis; celui de la vallée de Cliamouny 
\,&4vstvHr:) , et celui du glacier do Gcbrulaz, dan» le» 
environs de Moutier, d^partemet^t du Mont-Blanc , i* 
reAMCQible à du beau marbre sapcaroïde, &.c. 

Le CypBe de «econde foi niation se Irom e placé dans 
des terreins de nature ass^K diOV-renlc, mai» plu» coni- 
munéiuem cependant dans lea terreins calcaire* que 
dans les autre?. Il recouvi'e ordinaireinent la chaux 
carlxinatéc , mats il en est au.t»i recouTcrI quelquefoia 
(iuHarlz,en Saxe. Ktitir. géol.). On croit avoir remar- 
qué qu'il ee trouve assez habituellement dan» le pauago 
des terreins primit!fâ,aux terreins secoridaires. On le ren- 
conlre frèqucmmcnl dans II- milieu desvnllèca, ou sur le 
penclinni de» munlagnrs primilivcs de la dernière for- 
matiou. Jl accompagne souvent les rocs «tlés el U cbanx 
t-arbo]iaté« fétide. Ce Gypse de iranMÎiion a le grain fin 
et criilallisé, le ti^su asae^ serré ; il es»! aouvent fibreux ; 
ses cunclies sont minces , très-contournéea , «t mêlanf^éea 
d'ar«ile colora ; il est lui-même coloré en rouge , en 
jaune, en violet, &c. M. de ilwch l'a li-uuvé dans la 
Taille de LÂogang , pajn de Sal'^bour^. Jw crois de\oir 
rapporter h, celle formation le Gypse que j'ai obsen'6 
entre Bayonneet &iint-Jcau-de'Lua,au pied deaP^ié* 
nées ; à VixiUe, près Grenoble^ à Utsssiaes, dans le dé- 
partement de la C<ïte-d'Or; celui de* tuiiint» de fi(;x,<:ii 
Suisse, &c. On donne auaai comme exemple de celio 
formation , le Gy|>ee du Dcrbybliire ; celui du duché de 
ComLerland , eu Angleterre \ celui des environ» de 
iMoSal, en Ecosse j cederuîer fait partie d'une bi-ècb* 



qtii recoovre Ues roches de traiisiliou [J^mgsax, min.). 
Je ne Miche pan qu'nn ait eiicoie vu nucan débris do 
corps organisés dans les masKCs mi^iue de ce Gypse. 

LàC Gypse que Vatx trouve soi» le* pUines ou sur les 
cotlines secondaires tr^a-t-loignées des lerrein^ pri- 
milirs , paroit uppiirlenir à une iromùuie formation, 
postérieure aux deux précédentes. Il est ordinairement 
en baucs épaû continua et IiorizontaiiK ou inclinés 
san» être contourné;s. Son f;rain , quoique toujours cris- 
lallin , est plus grossier ; il e^t aussi plun souillé qne 
les précédcns d'urf^ile , de marne, ou même de chaux 
carboaatée ; il renferme souvent dans ses masses même 
des débris de mammifères, d'oî^eaux, &c. Les coucho 
de œarno argileuse ou calcaire qui le séparent, ren- 
ferment aussi des débris de corps organijcs. Nous don- 
nerons comme exemple de celte formation , le Gypio 
des Lacques, prés Toulon ; celui d'Aix , au-dcssua 
dnqoel >e trouvent des puissons fossiles , et sur-tout celui 
des environs de Paris '. On remarque que les bancs 
kamogènes do ce dernier , se divJiieut en colonnes pris- 
matiques très-netles , et semblables en tout aux prismes 
basaltiques. 

D» observations plus précises et plus multipliées.^," 
nous apprendront probablement qu'on peut encore snb- 

' la Formailon du Gypse des eaiircn' île I'mw , me paroît Un 
AlSiteatt de tontes celle* qui ont éti décihei par les miaéralagUtt-t 
de l'école de M. Wcroer ; elle (llO%re de la lecoode formation du 
G^pie KCODdairt de celte école, en ce qa'elle recouvre le calcaire 
MqallUer sn lien d'en tttt recoorcnc , que Je Cypte qui lu compose 
a'rst pu iibreux, et qu'il u'alieroc pas avec le pià higutti. Je croi» 
poavoir rappOTtnr le Gypse d'Aïx ii U mé'ne formation que le GypM 
de PacN; Il fanl cependant remarquer que tel polsiont foasUet d«S 
careiiiet d'A'i, 'e trouvent d^os li mirne bitiimiDente qal tes re- 
convrc cl non dani le Gypse ; je n'aHirme itunc pas ce rapprodie- 
ment. M. Gillet'Laumant compare aoui le G^pio d'Aia et celol 
d'AIgtie-PerCfl, dtparlcmeul du Puy-dc-Diimc , à celui de Mtiui- 
martn. On trouvera pin» ban une dïieilptlan lucclocte de Ij fur- 
mation du G>'p«e des environi de P«rUi et ao(u 7 fcvleadroos d«iM 
la sec^de partie de cet unvrage. 



178 SELS TERKEUX, 

diviaer In formaijons du Gypse, et que les faila que 
BOna niions rapporter , n'appiirLJeniiciit px» îndiHe- 
reinment à IoliIca lea rormatioris, maift peuvent êy|e 
divisés el répartû à chacune dVlIt'B en particulier. t^H 
On Irouve le Gypae « de» hatitirurs (rcs-diÛ1&r«nteï^^ 
Unldlon le voilÀ la surface du lcrreiit,iip|ilK|ué, coniniv 
DUC masse Jaolco, sur lo (tcnchant des mniilagnea pri- 
miln'e!) , el à une asuex ^randn élémlion ; c'e6t aiaii 
qu'on l'ubserve près du Monl-Bliino . dans U vallée da 
Chainotiny : lanl''kl il forme dr« collines, ou remplit 
presque cnltèremenl dea vallées ; t«nlot enfin il esl aitoé 
 plus de cent meures du pi-ufotiduur. Tul est celui d'Aîx , 
deBex, Sfc. 

Licsbanca de Gypse do seconde ou de Iroisième for- 
ma lion , épais ou minces, Iiorisonlaitx ou incliné*, 
allernent presque toujou» avec des bancs plua ou moins 
épais de marne argileuse feuiiletée , ou dv iiiarne calcHire 
compBclc. C'est dan» celte marne que se rcaconlrent 
les coquillefi, poissons et vé^cliiux fb2j.«iieji, et, comme 
on l'a dit plus liaut , les diverses variélu de Chaux 
Bulfalée S^Ivnile. On assui-e qu'on trouve husu le OypM 
au milieu de lu chaux cnrhonalèe coni|»ic(c , et srqi 
aucun mélange de marne. ( Flvbl dnni Ktmr. géot. ) 

Jye GypK accompagne presque toujours la aouds 
mnriatée : il se trouve aussi , mnia pins rarement , dans 
les couclien de liouilte ou dam les filotia mérnlliques. J'ai 
vu delà chaus bulfiitée en grandes lames lîmpidejj maÎB 
nacrée , qui venoit du filon de Pesai, départcrawat da 
Mont-Blanc, ut qui est pénétra de plnmh sulfuré. Ga 
£lon traverse un terrcin primitif. Les terreins }>ypseux 
ne contiennent pas ordïnaircmcnl de niélaux. On dit 
cependant qu'on trouve dans le pays de Sabibourg du 
niincnii de cuivne dans du Gypne '■ M. Kirwan y ril«| 
d'aprc» Linz , du plomb sulfuré. ,' 

' M. Brocbaot «u rsppiitant co T^t, duutc qoe le euirn soit 
«cvtlccDcat (Uni âne moiiUigiK g>picm«. 



CHAUX SULFATEE. I79 

On trouve quelqueruU dans l«s bancs de chaux »ul- 
Ttl^e ùe U Iroûîùme forraalion , des dt-bris d'animaux, 
jiolammenl des oaaemens de mammifereo , el même des ' 

lueleKea d'oiseaux. Les cart'ïàres des environ» de Parts , 
^ul riches de celle Horle de fonde. On observe «iumï 
dana les bancs de ce tel pierreux quelf^iies «-vgéUuX 
iKtnw. gcci\.}. Ferber a vu des impi'eejiions de feuilles 
dans tin Gypse ^ris lamellaire et pénétré de soufre , dea 
environs do Bologne. On y trouve pins rarement des 
coquilles, taudis qu'elles sont communes, cnmrao on 
rienl de te dire, dimii les couches du marne cjui séparent 
le» bxnra de Gypse. On a des exemple âe cette dîspo- 
sitiou dans les carrières de» environs de Putu el dans 
odlea d'Osford. Dans ce dernier lieu , les coquilles sont 
jurandes huîtres incruslées de Sélénite. II pnrolt qua 
divers fossiles appartiennent particulièrement au 
ïypse de troisième formation. 
Enfin on rencontre encore au milieu des masses de 
rypse des silex cornés , aplati.i , qui se lient avec lui 
des nuances insenBihle«(à Montmartre): des frag- 
tens de ebaux carhonatiVe rompaele (h Visille , près 
rrenoble ) ; des cristaux isolés de quartz dodécaèdre 
;tu prisme ; des grenals ; de la majinéaie boratée : de 
l^arragonite ; du soufre pur et ^cristallisé (Box; Gebru- 
ix, commune des Alluls, près Moutier). Los silex seuls 
iroiasent appartenir hu Gypxe de troisième formation. 
< autres minéraux se trouvent dans celui de seconde 
irmalian. 
Li» collines ou buHes de cliaux sulfatée sont qiielqne- 
ïii creusées ou par des entonnoirs profonds, comme 
[4n le voit au Mont-Cenis , ou par de vastes cavernes. 
. Pallas a décrit ceUes qu'on trouve dan» les coltines de 
jOypsed'Inderski. Il dit y avoir éprouvé un fi-oid remar- 
quable , qu'il regarde comme particulier aux cavernes 
I^-psousea. 

On peuC ajouter une quatrième formation de Gypse 
^i ceH^ qui viennent d'élrc décrites; mais elle a bien 



l8o £ELS TER.REt;x. 

peu d'importance en comparaison des prcintèrea : c'eut 
le Gypao de* lerreins volciuntiucH. Ce sel pierreux y e»t 
'toujours aous forme d'cUli:>re«i:truccs ou de conc ré lions. 
C'eal «iiiM qu'on l'obserre , i**. aurles stalactites de lares» 
dans une cnverne du volcan de l'Iiitti-de' Bourbon 
iBonr SMixT^yii'ci-.f/T ') ; 2°, en masses blaucliiti-es, mx' 
mtiowaa à U manière des cïioux'Beura, à la Solfatarre 
du PouKzole. 



T,iïur. La CJiaux sulfatée t-sl .issez nboiidauinient répanda» 

k\» surface du globe. N01I8 avort? cilû le» carrièi*ea qn^^ 
offrent tes faits les plus remarquables. Nous ne revieiU^H 
drons ici que sur celles des environs de Paris '. 

Les collines qui renteitaent le» carrières de pUire les 
plus nombreuses et les plua éCc-ndues , «ont aituém «u 
nord de celte ville, et forment comme une bande assex 
droite de 4 til> du lut-ge sur a4 kii. de lon^ ; die n'étend 
depuis Lagny jtisqu'.^ Monlmarlrefen passant par Cheltq^H 
VilUnioiible el Panlm, ^™ 

Les environs de ces points piincipnux sont remplis 
de carricres à pliUre. Les collines g^psensfa du midi et 
du coiicbanl dtr Paris, oout moins nombreuses. On 
cûniioîliiVillejiiif,Bagneux,Me«don,Ville-d'Avraî,&c 
Les carrières du Mont-Valerien doivent y ^ire rappor^ 
lées. Lie tcrrein gypseux eat ailuû immédiatement at 
deasu* des bfiucs horizontaux de calcaire jïroaiier et 
coquillier, qui forment la ba^du sr>] du bassin de Paris, 
el des collines qui l'entourent. Ce* terreinn forment 
comme aulant de buttes rcconnoiAsables j>ar leur forme 
presque conique, par leur iaolcuienl, cl parce qu'elle^ 
dominent toujours les collines environnantes, lanl 
d'une manière très-sensible, comme à Ménilmnnlantj 
MonlDiarlre, le Moiil-V;dcricn, &c, ; lanlôl d'une mi 
uière moins remarquable, comme à Buonciuc, &c. 

' Les titiilui> «uivnDi inat titii tn partie dcï (>bservalioii> <|ni 
flont avo&i faïui sm 1» Ucui , M. Cotlcr et luol^ C«t abieiYAllfll 
SCTQDl fobift <]'nD uavad paritcoUcr. 



cnAux sur,FATVX. 



i8i 



butics 



léralc 



Ll aiirmonlecs d une 
uniques cndroilj. — 
Monltnailre est la plus r(.-niarr{iiah)e de cea bulles ; c'esl 
A iuasi la pluH co[iniiu, t-l ccllf qui peut nous donner 
One idé« de la airuclur« géncralu dcn aulres. — Cetle 
butle isolée a 1 19 mèircs d'élévation au-deuiiH du niveau 
de la mer; cite val pnrfiquu conique, et principale^ 
méat composée de banca épais de Gypse grossier, d'un 
É>un« mie très- pâte. Kn allant de ion soiiiuiul vvri 
base, on trouve d'abord du Mbie lauii/îlre cl du gréa 
riabl» reni|)li d'empreintes ct<le mouler de coquiltos du 
tore de»céi~ile9i nu-destou« vi«niieut dca cuiicIiim dtt 
larne d'atiord Mabloiineiisç, eri^uile calcaire cl argi- 
iruae feuitlelée. Dana les premiers lila de celt^ marne, 
trouve cinq ou »ix bancs très-minceti du co(|uillna 
>rl bien connurvéts. Ijcs premier» bancs ne r»nieriiient 
joe des buitrca d'uii.v <s(ipccc trèa-voisinc de l'Iiuilre 
}mestible. 1<ch aulrti» lianes rcnrerineiit dos cnrdil^s, 
les venus, des lellines , des céritvs nu vis, et même 
piclque* dêbri& de poissona. On n trouvé dnm lea bAtica 
le marne les plus voisins de la pierre à {ilàtre , de» 
l'oncs fossitea de palmier. 
La pierre à plilre e»l divijfée en Itoij» ma«sea princi- 
ïles. Ces maMe« sont sépari^cs p;ir det couclieA de 
larne, ft lisaiwisea de chaux aulfaléc qui les comiioscnt 
}nt cUes-mémes wpai-é«x par de» couolies )ieu êp^i^scf 
l'argile et de marne feuilletée. C'est snr-lout dan» la. 
iremiêre niasse qu'on vuk ces, prisuie» basaltiques dont 
loua avons parlé pluN liiiuL- Il piiruil que c'est au&si dans 
tte «eole niasse qu'ont été trouvé* les oucmcns foaûlca 
letorloea, de poisA(>ns,de mammitôresot d'oiseaux qui, 
pln|>at't, oot élu déciiiljt par M. Cuvier. Les dépôts 
Gypse du midi et de l'oueel de Pans, sont uioîna 
(pus, et ne se composent que d'une seule masse. On y 
luve aussi des 09 fouitea. 

Kufin nous ferons iismarquer, pour terminer l'Iiis- 
>ir& desgiuemctu de la Cbaux sult'aLce, quo quelqtw» 

N 




Itinsf 
ttuagu. 



contrées asies étendues manquent prraqu'cnlièremenl 
de pierre à plâtre : tellw sont i'AoyIelerre , la Suède, &c. 

Les variété de Gypse lampllaire et compacte , ton- j 
nue» «JUS le nom d'albâire gyps^ux , élatjl siisceplibieBM 
de recevoir te poli, «çfvent quelriiitifoù à faire des Ia- 
bk^ttcs ou d'aiiiœj menlites ; mais en raison de Iriir 
peu de dureté , elles ne conservent pas long-lempi 
leur éclft». Ou fiiil à l'Iorunce uvec l'Albâtre gypwiix 
de Volterrft , d« vnies ou des petiieo lîgurM qui wint 
remarquable par leur tranalucidité. En mettJuit une lu- 
mière 4lsns cea vases, elle répand dans lea apparlomens 
tine doOcc clarté. On dît que le» anciens ayant obser»-^^ 
celte propriété, ont etoptoyé celle pierre en place d^H 
tiItc, poiir ne laisser pénétrer dans les temples qn'urr^^ 
titmièrç pâle et mystérieuse ; et ou peuiie que c'est la 
pierre qu'il» nommoienl phen-titf. '^^k 

l.e plâtre n'e«t autre chose que de la Chaux anlfalé^' 
' jgroiitière, privée liculcinent de son eau de crîstalliaalioD 
J>ar une chaleur convenable. L'acido sulfuriqne r 
toujoiim uni avec la c]iaux. Liorsqiie la pierro à pli'it 
neconlienlqne de la chaux carbonalée, elle Tournit u 
'très-bon plâtre, tandis que lu iMble el sur-lout Targili 
•ItérenI sa qualité. 

Ix!s fourneanx dan» lesquels on calcine la pierre 
[.|)1îltre, sont pri>sque toujours d'une con8lru«Hion 1 
[tÎDiple. SoDvènl ils aont fiiits avec la pierre ii plâtre ell 
lêroc. On réunit les pierre* en un mawïf parallélîpi[>« 
lîquc et 1^ claire-voie, dans le bas duquel sont pratiqué 
I l^es cannux voûtés. On jette du bois dans ces canaux , 
' la chaleur produite par 5.1 combiislioii nulïil pour cui 
[le pUtre. fi j'élève, pendant cette calcinatîon, une fum 
[lllanclie qni se dissout rapidement dans l'air, pour pei 

|ue l'almosplière soit sèche. Cette futnée e»t produit^] 
rpar l'eau de cribla llisalion réduite en vapenrs. ' 

Pour craploj'cr le pMtrc , on le délaye avec do l'eau ; 
'<âau3 cottu opération, qui s'appelle gâdier teplàtm, oii 



CHAUX SÙLFAT^F. l83 

jenâ H la Cliatix salfaice snit eau de cmlallÏMlioii. Lor»- 
i^ue la ([oantité d'eau qu'on «joule au plàli-e eat «~peu- 
prèft égaie au volume du plaire employé, ce liquide 
ite Ui-de pas à «(rc uboorlù ; 1« pUlie se prend alors 
CQ une luaasc («olidf. On observe qu'il ks pruduU dati» 
ce moment uni; ceriainc quiiulilû de rJialour due «u c&- 
lonque que l'eau abuDdonue eu po&wnt de l'état liquide 
a l'élaL itolidc. On observe hiIhSÎ qiac le plâtre ^e f<oti Fie, 
flur-lout s'il e»t j>iir : cVsl l'etlL-t qui aciHimpa^ne ordi- 
naireinenl ]e« ci*i«l»liiA!iliou(( confuses. Au&ti les ourrian 
aoDt-iis forcés d'ajouler uu pMtre diverses pouasièrai^ 
comme de la rendre, etc., lur.«|(i'iU veulent diminuer 
ce gonllt-mcnl, dans le cas où il devtcndroil iiuLsililoà 
leurs travaux. L^ plàlrc Irap cuit et celui qui e»t resté 
loag-lempj à l'air, perdent lu propriété de se gÂcIier. Il 
paroit qii» le premier a éprouvé tint; denti-vîtiilicsliou, 
et que le «econd a repli» peu a peu son eau de cm- 
taltisaliou. 

La chaux carbonalée mélangée naturellement su 
plâtre^ comme dans la pierre à F)lâtre de Manlmarlre , 
ajouti; k na qualité en le luiisant participer de quulque«- 
luii» des propriéLés des morlier«- Ce pl''llre e*t beaucoup 
pluji ferme que celui que l'on fair avec de la Cliaux sut- 
ïalée pure : main celni-ci , plus fin et plus blanc , est 
très-propi'e pour leii objets de «culplure que l'on coule 
dan5 des moulea. 

hf. plaire ^crt, dans pliineurn paya, à amender lea 
terres, principalement les lerieins trop humides, dana 
lesquels on veut cultiver du Irélle. 

On fait, avec le plàtr»» un enduit particulier d'un 
grain trè»-fin, Aiuce|)libli; d'èlre divfirâPiuenl coloré et 
<le recevoir un poli très-beau : on le nomme siuc. Ou 
prend d it plâtre choisi et cuit avec- soin ; ou y ajoute , 
en te Bâchant, une proportion convenable de colle de 
ïlandrc ; on y introduit , en remployant » les couleura 
qu'oa veut lui donner, el qui ont élé broyée» à leuu. 
Longue l'enduil fkit avec ce pUti-e eat ace, on le poUt, 



l8^ SELS TERREUX, 

d'aboi'd avec la pierre-ponce , ensuite avec une pîerrèi 
à oigtiiser, puis avec du li-ipoli. On lui doone le der-i 
nw?i' lustre en le fi-ollant foitement avec un mor- 
ceau de ftiutre el de l'eau de savon , el enfin avec d«l 
l'huila seule. — Ou fait au&si du «luu avec de la ch«i 
pure. 

M. de Bfeislnk pense qae la Chaux siitralée rame 
el tilanvbe de la Sulfatan-e , est la ierru que les Romains 
liioient des niont^ LeucogéeuH , pour donner de la blan-l 
cbeur el de la dureté au mets <|u'iU appeloient aUca. 

5' Esp. CHAUX SULFATÏNE '. 

Umkiu. Cette substance est beaucoup plus dure que lai 
chaux sulfatée ordinaii-c, puÎHqu'elle raye le macbn*. i 
£lle est ausHÎ beaucoup pluA lourde, sa pesanteur spé- 
ci^que êlanl de 3,964. £]le ne blanchit potnl et ne 
s'eafolie point au i'eu ; enfin elle se divise très-net- 
terueut en Traguieus, qui août dva piismes droib Irlau* ^ 
gulaires. ^Ê 

Elle eat composée^ d'après Innalysc qu'eu a fatio 
"M' Vauquelin, de u,4o de cIiuuk el de 0,60 d'acide aul- 
furique. Il n'y a point d'eau de crîstaliiaalion cotnine 
âans U chaux sulfatée ordinaire , et c'eat à l'absence de^H 
ce corps, qui doil élre regardé cotume principe eaaen-^| 
lie! , quand ea présence change la Jbrme priiottive 
{Introd., 83, 4)E ), qu'on dûÎL alLrlbuer les caraclèrv», 
particuliers que possède cette Hubstance. 
r»uté4. Ce Bel pîerreu:^, connu aAsez nouvellement, oITre en- 
core peu de variétés. 

I. Cai>-ai nvj.w/.TnK spathiovi *. Bile a la texture Itmel- 



I 



* Cbaos lulfatée uoliytlre. Haut. — Mukiacite. KtAtR,— 
tTurfiijpdik ^ SrATn cosiqub. £aocH. — > Avhitdrite. JP'xh.v. 
— D'aptii* lec principes que nou avun* iiablla ( Inired. jrS J , It* 
«ipËcet De doivrat avctr que d»ux aomt ; ta cvmpDtlUoa et la famit 
f«tniat <!c «e ici une ct^ècc paUlcnlIéra, non) D'avaos pa loi cja-^ 
tcticr Ici troii nonu ckiaiiqaes qn'ou loi a dannii. 

-* MVRUCITK. i^xa.v. 



CHA0X SULFATIIfE. |85 

leose , et fait voir des cmiaux presque cubiques dans ses 
CA viles. 

a. Cii*uz urt-FATtHs cflvr&en '. Elle eut compacte et 
trantlijcidc ; «Ue lai«« voir encore (juelqiien lamelles 
cnslallisée», et possède quelquefois la texture fibreuse '. 

Les couleurs de ces variélÛ!) Konl lo blano laiteux, le 
rose , le violet , le bleuâtre et lu ^ris. 

On A Irouvé ce miitvrnl dann les gatines de IJex , can- lAtm «i 
ton de Berne; dans celles de llall , en TyroP; dans ce «''*•««"• 
dernier lieu, il o&l iuû\anj^6 de soude murîaléi- qu'on a 
d'nlxird cru es»enlî(^l.le à *a composilton, mais elle n'y 
est qu'accideniclle. La variété compacte Tient des an Unes 
de Bavière. KiiGii on a découvert dernièrmiicut la Ctiaux 
sulfatine en masse spalliigue violette el pre»(|iie trans- 
parente dans le fiton de la ntine de plomb de Pe&ai, 
départumenl du Moitt-Blnnc. 11 rcnierrae souvent du 
plomb sdiruré disgémini.M. de Uournon cite uu «cltan- 
tillon de Cliaiix sull'aline qui est accompagnée d'acli- 
nolet ^^ ^£>' oxidulé tet de fer ttulfuré. Ce minéral parott 
donc appartenir également ans terreins secondaires et 
aux nions des terreina priuiilifH. 

*OVS-%Sr. CHAUX SUM'ATINE QUARTZII'iajS *. 

C'kst une pierre compos»;e de 0,9a de Cbaus sulfatée 
«l de o,oU du silice. La présence de lu «ilice, qui paroit 
être combinée, modifie le» propiîélésde In Cbaux sul- 
fdlce, en sorle que celle pierre devitnt benucoup plu» 
pesanle, sa pewuleur spécilique étant 2,87^7. KIlu a la 
lexlitre granulaire des marbres salins; jetée sur une 
pelle ronge, elle fait voir une pbospliorefleence orangée 
assez vive; elle est Irèu-fÉisible au cbalumeau. 



' Amhydrite. tf'iiî.V. 

* La ■«laje CÉtEiTiNE des n'iriçtaloçiilf» alkmandî , est ite U 
chanx sultalicic bleue ca coucbc lotnce et a ttstaïc preiquc tibrenao. 
■Haut. 

• * ChaiMjalfatèeanliydreinuriaiirère. £>àr. 

* Cliaux (ulhtiâ uobylte quattiifcre. JiAul.^ Vtil^aittmtat 
pieiiede Vuipido. /'lit'K'-'M'i Bst-tîrvi. 



l86 SELS TCRKETTX. 

Tjeacoïmntillons do retle pierre, i^iie M. Flonrian île 
Be]]eviifl a nhservêa , sonl d'un blanc griMlre uniforme 
ou vfîné de ^ris bleuâtre ; il« ntinl Imnsluc'dcs atir leurs 
bordfl. On ne connoit point encore leur position géo- 
gnosi(]oe, on sait «eulemenl. qu'ils ne Iroiivent k Vul- 
pïni? , à t)uinxe lieues «11 nord tl<r Bergaine. 

On emploie celle pierre, h MiUn , pour faire de» 
tables et des r«v^temens de cheminées ; on l'y connolt 
sous le nom de marbre bardigUo de Bergame, 

i* Esp. CHAUI CARBONATKB, 

iifuîffairement Spatli calcaire, PiciTe calcaire, &c. 

Le* variétés qui composent celle espèce remanniable 
«onl Itcfl-nombreiiaesetdînêrenI beaneoiip enir'elles par 
leur ajpenl. Il n'e^l point possible de leur aasi^i^ner dea 
caractères exléricurji qui leur soient communs, el quand 
on «'en lient tiniqueroenl à cette sorte de earaclère, on m 
voit forcit de séparer en plusieurs espèce* des substances 
flbsoliimenl semblables par leur nature. H est su con- 
traire facile de caractêrider ces substances au moyen do 
quelques pi-opriélé» chimique» prét'ises et lrès-aisée»à 
oljserrer. 

l'trtct^ro. Toutes les varléiÔs de Chaux carbonatée sont conipo~ 
sées du Chaux «t d'acide carbonique , «t dounent par 
conséquent de l'acide carbonique par l'aclion de l'acido 
nitrîqne ; elles le donnent, la plupart , avec elTcn'es- 
cence. Toute» ces variété!* chaiiffées forfemenl au cha- 
lameao, w changent en Chaux vire, qu'on reconnoU 
& «a saveor &ri-e et brûlante Toutes se laiuent rayer par 
le fer: enfin leur pesanteur spùciGque est au-dessous 
de 3,000. 

Le« seule» subidnncL's min L'rales qui aient quelque* rCft- 
Mmblanre* avec la Cita ux carbonalée, sont la baryte, 
la slronlianeet In plomb carbonates. Cc5 aubiitanres font, 
comme la Cliaux carbonattie, eUei-vescence avec Tacide 
nitrique: mais elles ne donnent point de Chaux vive par 
l'aclion du chalumfau. I^etir pesanteur spécifique ert 



I 
I 



I 
I 



en A IX CABDONATÉE. 187 

U-ê«-aensiblenieiit plus Tûrlo duus It; rap()Oi-L de 9 à 7 au 
moins. £u6n, U Uttoolution c)« Clmujt citrlK>iiA(ée daiu 
un acide, est préoipiléo par l'oxiitalf d'»uimouiaque en 
un sel alMohiment iituolublu: caraclL-iv quu n'oDrcut 
point les vubslancvs que nous vêtions de citer. 

La Cliaux carbonal^/e Mil3i«a.miiicnl délerminée par 
les csi-avlL'rus qu'on vient d'indiqii«r , pré^enle encure 
d'aulres propriétéaqiii, pour élre inoiiiit appnrcule» ou 
,noim générales, u'eit soûl pas tuuîiis iuijjvrluutL's. 

BUe n'est pa« senalblement disAolublo dans l'eau , k 
moins que ce liquide ne conlienne de l'acide carbo-* 
uique va CKCva ou du gaz liydroK^'it^ suliurû. 

£li« se trouve fi'équeuimeiit ciûlallinée dans U nature, 
et ses cristaux nonl facile» » divi^fcr d«n« le H^nn de leurs 
lames, qui sont très-apparentes. Ou peut donc obtenir 
aisément la forme primitive de ce sel : c'est un rhom- 
boïde obtus, dont Iv» angles booI de 101''^ cl 7S'' ;. 

Ijorsqiie ce sel pierreux est traiispareul et homogène , 
il permet d'observer avec ficitilil' Ju pbéiiomèuu de la 
réfraction double, qui est ici très-eensibltr; il suffit de 
rejiardcr un objet à travers deux {ace^ jMndlèles du 
rhomboïde primitif. 

Ily a encore quelques autres propiiélés communes k 
plusieurs variclésdeCbauK ctid>onal«it!. Ce «ont : 

i*. La pbo5pliore*ceiice ; on la remarque non-seule- 
ment dans la Dolomii: et da»K les marbres jitaluairL-it 
antiques, mais encore dans quelques vailélé» de Chaux 
csrboiialée compacte, CL ni(>mc tlti Cliaux carbonulce 
grOMÎére des envîroniï de Paris. Le£ unus nianirexlent 
cette propriété par le troHamunl, «t la l'ont voir luéiue 
nous l'eau : telle» «ont lus pii.-rreii calcaiÉcs des vallées 
du mont Somma , près du Vésuve. {BnFrsLAK.) D'aulrcA 
«ont phospborescenlea ïur les charbous ; telles sUnl 
lou les les pierre» calcaires de CaslelUinare dans le» Apen- 
nins^ soil qu'elles conlïcnnent ou non des débris de 
cnrnsuiBrinj*. ( D' Tiiompsqx,) 

Lofifervcwence lenle; elle s'observe dan» de» va- 



l88 SELSTEIXRrUX. 

riétéa de Clinux curbonalée pure, j>rrniilive , «I met 
dans quelques pierres calcaire» B«condait-«« , puuque 
Solomien cile tiiiv pierre catculrc coijiiillière tjui pré-^ 
«enu; ce phtnouiène. ^| 

3". La ecinliUflUon sou» le choc du briquet ; elle a été 
oliservée par M. Glllel-L.aumont dans un nombrt! de 
ptetrea calcaires beaucoup plus ci>iisitIér!L)ile qu'on n< 
Tfturoit cru, el eans qu'on puisse alIributTceLle propriéléj 
au quartz , qui e»t i peiue Beiisible duns ptusieui-a dece 
pierres. 

Ln propriété précé^fente suppose dans quelques' 
riélés de Clintix carbon ii léo une sorte de dureté ; cepen- 
dant celle pi*frre m' »j««c (otijotirs i^aycr par le fer ; inau 
la plupart du ses cristaux rayent Ib verre blanc, lar»-^ 
qu'on agit à plusieurs reprineA avec uu de leur» «ugle». H 

Celle l'spèce éUiil susceptible dVlre modifiée ftav dcê 
matières étrangères qui y aonl jointes dan* un état qui 
n'eut point encorcfparfuilcment déterminé, et qui pa- 
LXOJI tenir le milieu entre celui du simple mclaiij^e CtH 
Icelut de la combin)ii»on parfaite, nous lu divi*erontt eafl 
Iu«ieurs sous«eitpécei d'aprc» la nature des «nlutancea 
li modiUenl la Chaux carbonatèi:, et d'après la tna- 
lière dont ces »ubAtuiii:câ paroissenl éli'c unies avec cUe. 
[■( Introd. I oS. ) ^ 

l'" SOUS-SSP. CHAUX CARBONATBB FITItR. " 

Oic no doit pas prendre ici le mot pur dans la rigueur 
]e sa ii^nificnlion il indique seulement que lea variétés 
si Mju «-varié téii renlVrin^es dans celte bous-tsspèce, Bont 
^n^ralenienl asacis exemples de mélange ; que lea ma- 
s élrangèrea qu'elles conlicnnent, ou plulAl qn'elles 
envflopjM'nt quelquefois, n'y entrent qu'accidentelle- 
lent , et qu'on ne doit en tenir aucun compte. ( Introd. 
lo. } Celle >oUH-eipèce est eHsentielIemenl composée de 
'hnilï 0,55, d'aride carbonique o,34 , et d'eau o,ii. 
[Bsite. ) Elle renferme un grand nombre de variété» et 
t.- sous-variél^a : on lea ran{;era en parlant de la CbauK 
fbonaiée ta plus pure cl 1a pliu parfatie, c'e)it-â-dtre de 





CHAUX CARBONAT^E. (89 

Mlle qni est douée du plus gtiiiid nombre de ae* pro- 
priélés, pour amver h lu Ciiiiux cHHjonatce la moins 
parfaite et la moins purt, et en passant , aillant (ju'ii aéra 
poi«if>Ic, d'uuK varicliî k l'autre pur du» nuaucea îtwea- 
«bles. 

1. Ckàox ctUBOKAti* PURB wÂ'nitQUK *. Lcs pi<^tTe» cal- TnlMii. 
cairea qui appartiennent à relie variété, wint cai-ac- 
lèmées par une siruclure lamelleiise très-diâlincto, et 
Miu apparence de couches concentrique*. 

* CristaUisce^ 

La Cliaux carboualée eut le sel pierreux qui k trouve 

le plus commuuénienl crislalJiaé, et qui préaenle le* 

>rnie« sccondatrea tes pttis nombreusea, Im plus variées, 

SI le» plus intérewanles pour l'application et le dcvelup- 

peintnl des loix de la crislallisalion , et de la lliéoric quô 

Haiiy en a donnée. On, connoil actutllenienl plus 

le soixante variétés du formes de Cliaux carbouatée. La 

reluparl de ces cristaux n'ont extérieurement aucun 

npport entr'eux, et cefwndaiit tous • ]M?uvent flre ra- 

[■□enésfaeilemenl parunediTiaion mécHniqnefailedarii 

'le sens de leurs laïues, à une seule et même forme pri- 

ntitiTc, rjiii i;st, comme on l'a dit, un r)ionihoïdc oblua. 

— La pemnieur spécifique die la Chaux carbonates 

ristallisée, est d'environ ^,71. 

On clioistiii parmi ses nombreuses variétés de fomica 
ea-unes des plus remarquables et des pltu corn- 
ac 

CM.«*»M.T*imntTm(pr.i.js^.i3). C'e«t le rhomboïde de 

j et 78' { . produit par la nature. U ne dillûre en 

n de celui qu'on oblîenl par la division mécanique. 

'an et l'autre sont connus soua le nom de Jipath 

* K*lktpali , It jpailL calcaire. S/tOcB. 

* Ëii<:«p>£ eeaa de l'arrasoaiit, dont dou avons F^lt ans varléli 
parliculièrc. 

' Cm variété* et Icari nom* toot ton* empruatés de la Ml&ii alo^ 
<t M. Haûy. 





ÏQO Bits TEItRETTI. 

d'Islande, parce qu'on a rapporté des cnnssrs Je Chniix 
carbonatëe Iransparente , facilement divisible en rhom- 
boïdes, du dislricl de Bardeatrand, dans la partie occî- 
denUle de celte !te. Celte variété de forme cëI assez rare. 
M. de Cressac en a trouvé des criataux groupé» de Li 
proaseur d'un œuf et au-delà, aux environs de Cha- 
loniic, département de Mayenne el Loire. 

Cn, ctns. «QrMxs (>^. t4). Ccst un rhomboïde trèa- 
oblus. doul les angles plana aoiil de 1 1^* 19' et 65' 4i'. 
On Ta nommé improprement spath calcaire Unticu- 
iiUre. Celle forme secondaire est due à un dccroiuc- 
inenl, par une rangiie de molécules parallèles à l'aréte 
a du rbomboïde primitif. 

CB.ru». lamn (jff.iS). C'esl un BUlre rliomboïde ; 
mais celui-ci e»t aigu ; »ea angles plans sont de 75'* ~ et 
de 104' -■ Il résulte d'un décraissemenl par une rangée 
de molécule* h dr-oile et à gauche de l'angle £. On l'a 
nommé «patk calcaire muriaiique , parce qu'on le 
rencontre ordinairement dans l'inlérienr dea coquille* 
man'nai fonmlrs. On le trouve aux envirouH de Paria ^ 
dans les carrières de Neuilly ; il y est mêlé avec dei 
cristaux do quartz. 

f I y a encore (rois rhamboïdcR wïcondaires de Chaux 
carbonalée, dont deux plus aigus c^ue l'iaverM et un 
pretque cubique {^Jig. *S), 

Cn. r.nn. wiruTATiQiiE ifig, if). C'est Une d(^ T&riélés lea 
plus connues. On la nomme vulgairement dent de 
cochon. 

Cil. cinD. raisviiiQiiiu C'esl UH prinmc hexaèdre r^gti- 
lier. Les pans de ce prisme tont produits par un dé- 
croisseraenl , par deux ran>>ée-a au-dessus de l'angle *, 
du rhomboïde primilif (Jrg. t3), el le» bawa i>ar une 
auule rangée au-dessous ou plulôl à l'enloitr de l'angle A. 

Cm, uu. BODfctiosii ifig- 18>' C'e^t un prisme i sis pnna 
pentagones, termine de chaque côté par trois fdces pen- 
t::j*ouc:Sj quiappailicnnenl uu rlio:uboïde obtus nom nv~ 



CHAUX CAlt BOrrATÉK. Y^T 

i^uîaxe. Loi-Mjiie dans celle variélé Irèj-commune le 
prisme ml tellement raccourci , qiifllE» pnns bouL réduila 
à des triangles, on le nomme vulgairement tpath caU 
cairt en UU tU clou. 

La Cliaux carbonal^e n'eal paa toujours crùlaUbée Glueacau 
régulièremenl , as» rrîMaiix flont sourent confus, et leur» 
fàcea peu nelli's , aont altérées pnr des décroiuemeo* 
îrréguliera ou par due liéuitropies. 

Ce» i-ariélés de fonnvM , mêlées avec d'ftlilres au1)sl»nce» 
IrevdiHerenlPs. «.> ironvont dan» des filon» de diverse 
iialure, elleji en lupiascnt les cavités ; elle» se trouvent 
aussi djins \e» fentes , dans les espaces vides, on entre les 
couches des pierres calcairrs compuclei OQ des acliistea 
catcBÏres. 

** En marne, 

Cun caaMBiTit (.nttHitm, Ifjiir, Celle Variété 9 Une 
lexlure bmcllcuse ; ses lames Aont f^randes, continoea, 
I>eu çalrelafêes; elle est ïouvenl (rarispa renie. 

c«*gx ((■■«rtro ututt-Liimi:. Hjùt. C(.'tle variété présente 
dans ss catiHure des facettes brillaiiles , diri^éi^s darix 
louA les sens. Quand elle résulte d'une cristatlisalion 
confuM et qu'elle eai homogène, elle est iri-a-dure; 
m«i* lorMjtie ses fiicelten ont êlé produites par l'infiltra- 
riuu de la Oiaiix cartional^c au lmver.<i d'une pierre 
spongieuse, elle est tusez friable. On distingue la ('liaux 
cjirbonntée Inniellnii-e formée par cristallisation confuse 
de cclfe r|ai est proiluile par iiinilralion , en ue que dana 
celte dernière les fncelles aotil séparées p<ir da Cilc^ire 
grenu et f^i'ossier, eu mèlûc^s de i.-elte uubslance. Cee 
facettes sont souvent pruduilcs par l'iiifil^raliou et par la 
cristallisation dt- la matître ciilcaire , dans le» cavité» 
abandonnées par des coquilles fossiles décoraposéed, et 
la forme dis coquilUa est souvent même reconnoissable. 
On trouve un exemple frappant de cette ditposilîon dans 
quelques lianra de pierre calraire de Noyd.-int , près 
Ciiâtenay, dépnrtemeol de la Haiile-Marne. Celle pierre. 



T93 5CLS TKRKErX. 

dont le fond est jaunùire, ressemble au premier aspect 
& de la Cbaux carboiulée lamellaire prîmiiivc à grandei 
ficellea. (B^illet.) 

Ces observaliona sont nécessuirea pour distinguer U 
vérilable pierre calcaii~e primitive de celle qui n'en a 
que l'apparence. 

Les deux sous-rariélé* précédentes se trouvent en 
niaascs , et plus souvent en veines dans dîHérenles 
pterrea, notamment ditas les schistes calcaires et da 
les marbres. 



CuRcMni. 3' CkJlVX CAitBOivATiz saccaro'ioz. Hj'ùr, ' Cette 

riélc, quelqiiffoia lrès-voi*iiie Je la Cliaux carbonate 
lamellaire j a la texture grenue, mais brillante; elle » 
l'aspect dii sucre. Elle fait facilement eOervescence a 



I 






10- 

tr^j 
nb { 



If» acitic* , el c'est ce qui la distingue do la Chaur c« 
bonalée lente, qui d'aiJleur» lui ressemble beaucoup. 

La Cliaux carbonalée lani{?llaire el la ChaXix carbona- 
tée saccaroïde varient seulement de couleur du blanc an 
gris et au bleu d'ardoise ( le marbra bUu turquin),^ eltet 
renferment quciqucroîa de» maticrea t-trangères cris- 
taUiïées réyuliù'iiîraenl ou confusémem ; on y i-enoontr» 
du c|uarlx, des grenats , du mica , de l'atnpliîbole , de 
fïrammatile, du talc , de l'at^tinote, de t'asbesie, et qn 
ijUEs substances métalliques, telles que du fer , du plomb 
ou du ïinc sulfut-cs , du fer oxidulé, Sic. La Cliau% car- 
bonnlée anccjiroidc est souvent une %-érilable roche à 
base calcaire. C'est ainin qu'on dnit consid<!-rer ceUe qui 
sv trouve en couches verticales à }*aucbe du port de 
i^uillièrc», dans le rjonncza» , département dt- l'Arriègc. 
Elle est d'un gris rou^eàtrc irès-sale , ut ressemble à un 
grès rempli de grenjls. — Ces deux Tmriélés de Chaux 
carbouatée sont at»ex dures, souvent Irès-liomogéoe* 
Ciu«Ki«ni. et susceptibles d'un [wli brillant. L'imu et l'autre so 
trouvent en grandes masses ; elles forment des banc* 
considérables très-épais , souvent mdme dos montagnes 



' Xmrnifir ketksutK, \ii pierre cjlcAlrc Breuuc, BMi'vM. 



CHAUX CARBONATÉE. IQÎ 

entières. Lea joinla qui séparent ces banc» sont à peine 
sensibles. La plupart des géologistes les regardent comme 
appartenant excluaivenient aux lerreins de crialallisa- 
tion , et comme étant d'une formation contemporaine à 
celle des gneiss , des porphires , &c. En effet les bancs de 
ces pierres calcaires alternent avec ceux des roches que 
noua venons de nommer ; ils sont inclinés comme eux , 
et se trouvent absolument dans les mêmes circon- 
stances. Les Alpe«j et sur -tout les Pyrénées, offrent 
de fréqnens exeinpies de cette disposition. Ainsi on 
Ttoft an pic du midi de Bagnère, dans les Pyrénées, des 
cou(^es verticales de Chaux carbonatée saccaroïde altep* 
naot avec des couches de granités. iR^movo.'} On la 
trouve sous du porphyre à Inverary , en Ecosse , &c. 
( Vavias. ) Enfin cette pierre calcaire ne renferme jamais 
aucun, débris de corps organisés ; très-différente en cela 
des {narbr^ proprement dits , qui sont quelquefois en- 
tièrement composés de madrépores ou de coquilles. 

Dana les arts on donne à ces pierres le -assm. de marbre UMgw. 
*ahn , marbre blanc, marbre statuaire. Elles sont en 
effet employées de préférence par les sculpteurs; et les 
anciens ont donné à leurs diverses qualités des noms 
parlicoliers. 

Les marbrCs statuaires les 'plus célèbres, sont ;' le 
marbre de Paras, appelé par les anciens LycknUes; 
c'étnit-le plus estimé ; il a de la transparence ; son grain 
est assez gros ; ses carrières étoient situées dans les îles de 
Paros, de Naxos et de Tenos ; on dit qu'elles n'en four- 
nissent plus. Les célèbres statues de la Vénus de Médi- 
cis, de la Vénus du Capilole, de la Pallas de Velletri , &c. 
aont de ce marbre. — Le marbre appelé pentélique , 
dont lei carrières étoient près d'Athènes, sur le mont 
Pentélès ; il est traversé de quelques couches ou veine» 
verdàlres^ou plutôt grises^ et communément micacées ; il 
porte Vulgairement le nom de cipolin statuaire. La tête 
d'Alexandre , le £acchus indien , le Torse , la statue d'Es- 
ciUa|»e, la tête d'Hippocrate,8E.c. &c. ont été faits aveo^ 



f94 



SELS TERREUX. 



ce marhn*. — Le marbre de Carrare oti àc Iriini , à !'«* 
du golfe de Gène» , il est encore plan blanc que celui de 
Pai-os , et paroît avoir été préféré dans U suile par les 
alaluaires ancien»; sa cissure est plutôt polyt'diique que 
saccaroïde ; c'est celui qui esl employé actuel kiuciit |*iir 
les Biftiuaire*. On cile beaucoup tle figures (inLîques do 
ce marbre , lels sont l'AntinoiiA du Capitote , un buitle 
colossal de Jupiter, &c. Uotomiâii auur« quu l'Apollon 
dp Belvédère est de luarbrc de IjUIÙ; mai» Ir» niarbficr* 
de Rome p«nH>nl qu'il esl d'un mai-bi-e grec antique 
dîfiTérent de ceux qui sont connue. — On cîtu encore 
parmi lea niarbrcii slaiuaires le marbre jçi-ec du Mrtnt- 
JHymète ; il est à graudps facettes , et ►ouvenl d'tin urli 
cendré, approchant de la cmilenr du bleu tarquin. — 
Le marhre iJiaaien de l'île de Thasos, dans la mt-r K^ée ; 
il est blatic. — Celui de Prwxmnàw , dans la mer de 
Marmfira ; il a des laebtrs rou^eàtres. { fisraxTi. > ^ Le 
nuirhrt arabique, qui «t encore pins blanc que celui 
de Parofi. — Le marhre d« CJtia , que l'on liroîl en trb* 
gros blocs du mont Pt^Ueno. M- Viaronli rroil que 
c'eni un marbre noir. — On nomme nn K^néral marhrtt 
antigttest ceux dont les carrières ne wnt plus connues 
ou cxploifées. 

Tl y ■ peu de pava qui ne rcnfermeitl de la Clinux 
carbonatcv Hii^.'arojde danit ses nionOignes prîtnitivts. 
On trouve ausû du m^^ibre olatu^iire en i'ranco : m 
Piémont, à Ponlé près de Tu» in; en Saxe; en BoWioei 
en Norwêge; en Suède; en Anpîeterre, Se Mai» Im 
marbn-'s sUluairrs susceptible^ dVirc employés sont 
rtres , parce qu'ils doivcnl avoir plusieurs qualités, qui 
£0 trouvent difTinilcmonl réunies. I^ Cbaux carbonatée 
saccaroïdo reufernie auui quelques marbres colorés, 
lela sont : le bUti turquin ; il esl d'un bleu sale d'ar- 
doiM!!, et doit cette couleur à TampHibolo dont il est 
pénétré ( Tokbi ' ; jl vient de Silifî , en Mauritanie. — 
Le marbre cipolin , marqué de larj^cs bandes ondu- 
lées, blanches et vertes > ukacco; il vuioil d'i^gypte; 



carrière» u« sont plus connues : mais on Irouvo 
en Corse un marbre saccaro'ùle verditro, brillant, et 
comme lalqueux, qui appartient à celte soi]t»-Tari^(6. ~ 
Le marbri hianc veiné de grU de Carrare. — Le taarbf 
jaunf d» Sienne, &c. 

On emploie ausm ct?s marbres dans U décoration des 
édifices, des apparleuiensi '*^ **" '*'^ *'^ vaàea , dva 
chambranles du cheminée, &c. Cette dernièrû manière 
de les employer a donné occawon do rtmarqucr que 
plusifurH d'entre eux acquièrent an bout d'un ceiiaîn 
tempa une H»;ede flexibilité non élastique, qu'ils doirent 
& une dcftBÎcalion complète, et « rinllmîiice d'une dila- 
tation et d'une contraction .■touvcnt renouvelée*. Le» 
marbres «accareïdea des sommités do montagne pos- 
sèdent quelquefuin naturellement cette propriété ; tel es! 
celui que M. Tleuriau de Bellerue a observé à aooo 
mèti-ea d'élévation , sur la montagne de t?ampo-Longo , 
à sept lieuea de marche de l'iioopice du Saint-Gothard. 
Quelques marbrea Mccaroïdes acquièrent aussi cette 
propriété par une longue expoeition à l'aii-, et wir-toul 
au soleil ; on sorte que louteH Ie& parties uullante» d<:^ 
statues qui en aont Jaile9,&edétai:lieul et tombent d'elles- 
mdmu au bout d'un certain temps. Bolomien a fait Cf!t(a 
ol»en'Btion bur lu marbre d'Itivlie , nommé betuUio. 
On reviendra sur cette fleiibililé propre i pluiieura 
pierres, dans Ic^i ^énéraliu'-s de la classe des pierres. 

5. Chasx CAtiKOHATAr. Kjlksur ', La plupart des Mar- 
bres ffont des pi<?rrMi mélangées ; mais comme quelques- 
uns sont compaséa de Chaux cai-bonalée osse^ pure , 
comme ditn* les autres, celte substiince est la partie do- 
minante |>ar ses caractères , et m^mc par ses proportions, 
on les i-éunira ici pour ne point séparer des pierre* dont 
presque tontes les propriétés sont semblables. 

Lrt» Marbre» proprement dila, ont la cassure généra- Cuaclèra*. 

* Calcaire poltiulile urgUlo-ferriréic. HauT. — Dickur kilk- 
4i<{«, la pi«ite cakaiic cam^Kcte i^aaaaaae, BRom. 



igê SKLS TERRBUX. 

Icmcnt terne; les lames qu'ils font voir, apparliennent 
aux veine* de Chaux cttrWnutée taminaiie qui lea pé- 
nètre souvent ; il* sont coni|>acles et siuc^piiblc» d'an 
poli brillant ; enRn ÎU pr^seiitetit des couleurs asseï: 
vives et extrêmement variées. L#omqu'on oH»(?rve les 
Marbt-es en grandes masseN, on en trouve peu qui floîetil 
d'une seule r-ouleur; plusieurs olfreut nu routraii'e un 
grand nombre de nuances. 

Le nombre des Marbres est inOni , leur nomencla- 
ture arbitraire ; c'est un chaos qu'il nVjt pas de notre 
sujet de débrouiller : on n'a pu même établir cnconi 
aucune bonne classi&calîon des M.)rbres ; car la claasi- 
Dcalion fondée sor le» couleurs, nV.»! applicable qu'aux 
petits échantillon*. On ne fera connoltre ici qui- lea sorte* 
les plus connuBJi et les plus communément employét'». 

Les Marbres noirs liamoj[èues dont ou fiût de» tom- 
bcanx , des inscription» , de» socles , des carreaux , 
tiennent de Pinant près de Li<!'ge ; do Numur { ce der- 
nier est an peu veiué de blanc ) : de Theux, près de Na- 
mur, fie. Ces Mnrbres noir» i-épandt-nt souvent une 
odeui' bilumineuse par le IVolteinent ou par la chaleur. 
On emploie beaucoup dans ce moment un Marbre 
gris brun, presque enlièremeul composé de débris de 
coqutllcj : il r^i>and une odeur fétide lorsqu'on le frotte. 
On le uomine improprement pHit granité, à cause de 
la texture que lui donnent ces fraginens de coquilles; 
il vient des Ecaussines , prés de Mon». — Le ^far6rt> 
de Saint- Ann* , marqué de fâches angulaire* noires 
et blanches, vient aussi des environ» de Mous. — Le 
Marbrt, communémnni appelé pttit aatiyu*, ost mêlé 
de taches noires et bUnche.i, à-peu- pi-c^ égales et an- 
guleuse». — Le Marbre portor , dont le fond est d'un 
beau nair> avec dvs taches et des veines d'un jaune 
doré, est e:xploité au pied des ApeDDtns , au sud -est 
de Gènes, cl près de Porto- Vonere; il est Ircs-eslimé. 
— Le Marbre de Scrancolm , dans les Pyrénées, e^t 
d'un rouge Ibacô mt'lé de gri« tft dv jatmc, avec d» 



cnACX CAfiBONATlÉE. I97 

paiiÎM Iransparenli». I^a carrière: qui dotinoît 1a plus 
bL'llc q^ualité rst mainlenaiil éjmiiée. — Le Marbre dt 
J^eyrette , prc» de Bagiicrca ; il e*l jaune «1 rou^e. ^- Lo 
Afarôre griots est d'im ronge de sang foncé en brun ; il 
«e U'oiivâ en Italie ; h Cosne, déjHtriemciiC do l'Allier ; 
en l-'Iîitidie , &c. 

Les Marbrea verts sont les plus rares : j'en ai vu uno 
variélé à gros grains, d'un vcri céladon, avec d&s co- 
quiUeti fossiles d'un vt;rt plus foiici}. {Coll. de Tokdi.) 

Daii* tea Murbres c|ue nous venons de prendre pour 
exemples , les couleurs sont disposL-ca par veines ou par 
ladies nuanvécd j dana d'auuvs ullea sont par tacliea 
dont lesronlourssonl limilûset anguleux, et ou voil que 
ce aoni des fraiïmona de Marbres réunis par une pâle. 
On appelle ces Marbres brtfckes. Nous ne (;ileran8 pour 
exemple <juc trois aorles de br^-ches ' : 

La brictve tfÂlet ^ ou tU Tolonet , à une lîeue J'Aix ; 
elle Bfll luêiéB de ronge, At noir et de grîa. — La hrèchâ 
corali'ie d'Espugn ? , qui a de grandes laubea blanche* , 
avec de plus petites , jaunes, brunes et violettes. — La 
brOi'alriU ; c'eat: une brèche A ))elits fi-a^îiticns ; sa cou- 
leur générale e.tt le jaune doré ; on ta trouve h TorLose^ 
en Catalogne. La belle brocatello est rare el chère. 

Un grand nomb< c de Marbreu renferme des coquilles 
fossiles el des maiircporeii, qui Pont corpa avec eux ; mais 
il eii est quelques sorles qui pai'oisMJiil dire uniquement 
composèa de coquilles briiiécs : on le» a appelés lutna- 
tMte \ Il y en H trots sortes assiit. disiincles : 

La tumocfifUn grii^ : elle est eullèremeni d'un gris 
cendré : *e» coquilW sr>nl pins brunes: elle vient des 
environs de Troye.*, d^'parleinenl dt l'Aube. On trouve 
auuî un marbre groi^derde cette espèce prèad'Aiiserre. 

' Oq tiMlteia Ah brètilie» «n g^r.ér^l danx 11 leconde partie, ea 
pailiiiit d<% roclici ou ptcrrei campiuèei) et l'ou rertendca tàan tw 
ta* breebei calcaim. 

' NomfliËc lnipi(>pr«meDt( brttht d'Mtp. 

* Od proonacc lumuqutilt. 

o 




198 SXX.8 TERREUX. 

— La lumac-helU faune. Le» coquiltcn sont d'un janni 
pâle sur un fond jnune foncé. Cette varîolf' (-At trùs-rars^ 
et Irèa-belk : on ne sait point d'où elle vient. On La, 
ïioranie tumavlteUe iV Astracan.. Mais M. Patrin ajsaurtt' 
gn'on ne la trouve pas aux environs de celle ville. — La ' 
iumac/celte opaline. Lu Fond en eaL bninj tiini5ce(|u'«Ilo 
«I (Je fort reoiJjrquable , c VbI ^ue les roqnilie* de naulilc» 
qu'elle contient ont conservé un nacré briUanl et roa- 
^ilîfîqqeixieu t ii'isé,<|iii a rjuclqncfois l'éclat rouge omngé, 
d'un charbon enQamnié. Cette vai-iélû précieuse vient 
de Carintiiie ; elle sert de toit à la mine de plomb de 
Bleyhcrg. 
!;»{;«. On Ij-ouye de» Marbres dans presque loulea leij cfaaJnet 
de raoQtagneB.Lespa}'5quidonueul les Marbrea les plu» 
estimé», foni, TKapagne, les Pyrénées, l'ilalic. Les en- 
virons de Vérone sont cribléfl de çaiTÎères de Marbre ; 
Spada en a compté treulr-cinq. 

L'esliire que l'on fuit d'un JVTarbre est Fondée sur I« 
Tivacilé de ses couleurs ^ sur In beauté du poli qu'il est 
iUftceptible de prendi-e, sur ton Ijooiogéii^iié, et prin- 
cipalement sur la propriété de »e conserver à l'air sans 
alléialion. Le» Marbres qui conlieiinent de l'argile, se 
délitent farijcmtnt à l'air. Ceux qui renferment de4 
*ulfure3 de fer, se saliasent en se couvrant de rouille. 

L^ Marbra servent à l'orneoieut des édifices, et dan« 
quelques lieux où ils sont com'munSj on les emploie 
comme pierre tt bâlir. 

Le Marbre a, comme nous l'avon» dit , U propriété 
d'acquérir par le poli un éclat assez vif; la manière 
de le po|ir dificre en raison de sea eouleur». Le pro^ 
ccd6 suivant ^t appticiibje aux marbres d'une couleur 
sombre. 

Après avoir applanî la surface de ta pièce i polir avep 
U scie ou avec te ciBcau , on l'unit parfAilemvtit en la 
frollaiit avec des tessons de poterie rouge commune qui 
n'a pafl eu de couverte et avec un sable rongeAire argi- 
leux ; on y ajoute de l'eau. Ccite prctniûre opération tei^ 



minée, on enlève coinplolciiiûnl h lablu vlonplomlfef 
c'eat-k-dire que l'on frotte fortement le Marbre avec un 
pjirflilélipipède de plomb piqué par-(le«ous, de rémeril 
neuf, dit Qaturième , et de l'eau : la aiirface devient 
Irèd-UDie, Itis-douce, uiaii elle n'est point encore 
brîilanlc : on prend aloro de la limaille de plomb mêlée 
d'un liera d'alun , et on en frolle trè»-rorlement avec 
un (ampon de linj^e la HUt'face dn Marbra, «ans ôter 
l'émeril qui j>eul y rester. Lonque l'opéralion eil anr 
le point dVire terminée, nn donne le dernier poli avec 
de la pol^ dY'lain , que l'on emploie à asc et «in» cban- 
jjer de tampon. Ou fs.<iuie la suiTacc du Murbre oveo 
une nerijfl, et il e»t poli, — On '•raploie pour polir les 
Marbre» d'une coulenr pAlo , de la pierre ponc« on lieu 
de plomb , qui Icji noircii-oil. El commit la potpp d'éluin 
jauniroil le beau Marbre blanr , on lui subslLliie dans 
ce caj de la pol^ d'os. Ce sont des os de mouton caW 
cinés , brov6s el mMès avec un tiers d'alun. — On se 
sert pour la j^riote, <jiii e«t un Marbre rouge, du rou^e 
à polir, employé dan» le» fabriques de fjlaee*. ,« 

Les Marbres btnncs «ont sujets iV jaunir h ['air, aak 
t'y nlir d'une autre manière. On peut les ncltoyer com- 
plètement, en les lavant nvec do r^erde murialique ojdr 
gêné auflisararocnt étendu d'eau. 

4. CiiAUr ounnowATtu comf«ct«. H^î/r. ' Celle pierre 
ne .diffère pnwque point <^m marbre» ; elle «st, comme 
eux. »olide, compacte, k i;rnm iin , el in^nie suArep- 
tiUe de poli , mais re poli e»l (emc ; ellp n'a jamais que 
des couleiira oiisriirM. .Sa cassure est terne , im>e ou 
écailleu&e, et quelquefois rnnchoïde, 

3e» couleur* varient entre le blane jaunâtre , le gris 
cendré , Iç brnn ef mAme le blettàtre, Celto dernière 
variété contient ordinairement pins d'ar^ïil* qne le» 
autres , et passe à la sous^espèce que no\is allons décrire 
«DUS le nom de Chaux carbonalétt Calft. ( Kinur. } 



' L« Pierre «akauecumpactc.fjiec'tf. 



300 SEL5 TSRRSUX. ' 

On remarque quelquefois dans U Cttaux catbottalée 
corupacle , des Arborisations on dcndrîles dnes it de 
l'oxide noir de fer ou de inaiigaiièje, qni s'est îiiRltré 
1anlâ( entre les feuillels de 1» j>îerr«, lanlâl dans les fî*- 
Bures nombreuses qui In traversent souvent. Danalepi-e- 
oiier cas, les deii driteii sont su perficieUes ; dans le second , 
ell^Mt soni pi'oforideit, «l ne deviennent visibles qiic lora- 
qu'nn scie U pierre perpendiculairement « »•-» Hwares. 

On trouve aux environs de Florence une vanéié de 
Chaux carbonalée compacte, qui , (pcîée dxns un cerlaiu 
sen«, o(Trc; avisez bien l'image d'nne vitle ruinée : on 
croit y voir des édifices, des tours, un ciel et une lerrA»8e. 
Celle variété connuo sous le nom de pierre de Plo- 
rtnce, peul élre appelée syntématiquenient , chaux car- 
honatéc riiiniforme. ( uyùt.) On suppose que cette pierre 
calcaire, ù-la-fois argileuse el feriugiueuse, eu prenant 
de ta reti-aite par le defi«êcbemenl,s'eit divisée en prismes 
îrréguliers ; que l'espace compris entre lea prismes a été 
rempli pur une intitlralion de CbauJi carbonate , tandis 
quo l'oxide de fer de la surface de# pri«me«, «-n s'oxtdaiit 
davantage, teignoit celte surface , et lui donnoil une 
couleur d'un jaune d'oore piai intense que celui du 
fond de la pierre. 

iwiMBiint. Les marbres et la Cliaux carbonaiée compacte pré- 
sentent à-pou-prèi le même ^ïssemenl el les raémea làiu 
géologiques. On réunira donc ici ce qui les concerne. 

Tous tes deux w trouvent en bancs épais, paral- 
lèles entre eux, mois rarement horizontaux ; ils soni au 
coniTftira aourent très-incliués, et, ce tjui est pliu r«- 
marquable . conloumés, plûsés, comme tordu* , dans 
loules sortes de direclionSj sans cependant perdre leur 
pamllélisme. 

Ces maMee colraires forment des cliaines de mon- 
tagnes stratifiées, souvent très-hautes : on en voit dan« 
le* Pyrénée* , qui ont 3(>oo mèti-es d'élévation. Eltea 
ont toutes un aspect particulier, qui le» faîl recon- 



CHAUX CARBOXATÉl 
notire âe ti'èft-loin; leur sommet est ravement tiigu, 
il est ati conlraii'c rKHiueuiuient terminé en pluteaiu, 
qui oui oi'diiiitirenicnl iiiic tt^vex ^lande élcnclueî Icun 
JlancH «ODI riK^arpéa et coupéti prciqu a pic : ces etcar- 
pemeua onl qtieltjtiel'ois une liauteui' prodigieuâe ; quel- 
quefois auui ÎU se succèdent c» tvlraîlc comme les iiiar- 
«liiM d'un c;scaliiT. 

Celle doatil? iIJKpnsilion pM lr^&-i-eiiiarqiinbl<! dans le 
centre de la cliiiùie des Fyréiiée», et sur le« bord* de lu 
chaîne dea Alpes, notamment «ur la rive droite de l'Ittère» 
près <lc Grenoble. 

l.a CJiaux cnrbunalov compaclo ao li-ouvi: ordiiiatre- 
ment dan^ le votJiiiiagi; dv* monlagnea primiliret.et ou 
«remarqué que pUi5 flic i'cn approche, plualescoiiclie» 
qu'cllo forme sont coulourtiéos. Ct;lle que l'on trouve 
datis le.4 tct reins lerliairea éloignés des lerreiiispriiuililjp 
y est quelquefois sous forme de broche ( Cbatupign^, 
prè» Pari» }. 

Le» bancA du Chaux carbonalée compiicle et de luar- 
bi-es, varient bf»ucoiij> J'rpaiwKur; ils «oui toujours 
places Au-de-uus des tcrreîna de crislallitatiou , et u'aU 
ternent jamais avec eux ; maù iU allcrnenl quelquefois 
avec des bancs d'argile, dv «chimie argilo-bituiniiieux, 
d'ocre, de houille même. Ce dernier cas est rar»? , et 
accompagné de circoiu tances parlîculièrca , dont on 
traitera à rartici» de la houitie. Xjtn variûlé» de CIihux 
carbonaice compacte et JNdarbre r^^nfermeiit aussi dea 
couches ou des aiiuia du fer oxidé rouge, de raercuro 
Hilfuré. de plomb sulfuré et molybdalé, de manga- 
néae , do zinc oxtdé ou aiilfuré , &r. Ce» mûtaux n'y 
trouvent ausai en liions avec la Chaux carbonalée Ifinii- 
iiaire,le ferAulfuré, le cuivre pyriletis, le cuivre Mala- 
chite, Sec. 

On Irouvc disséminés ou comme empâléa dans cette 
Chaux carbonate, des prenais et de la atéalile, qui sonl 
presque les seules pierre» primitive:» qu'un y ait obser- 
vées j on n'y reucojilre ni mica , ni amphibole. M. ijro- 



aoa RWtS TERREUX. 

chani a cependant vu du let&|iallt dans de la Chaux car* 
Lonaléu rtniipaclt; du col du Boiiiiomint^, nux environs 
du Moni-BIftoo '. 

On voit au»l Aea tdiex dans ces variétés de Chaur 
carbonntée, mais ila y M>nt plua rareti que danii U Turiété 
«nivfliilp. , pliiB pclil», cl plu* inUmcmenl liés avec Ir 
pâle. Jf les ai Iniijnui-it vus disposés en couchf ou con- 
tinue ( le» cnvirnii)! de fiukew«ll, {Ions le Dcrbyshirc). 
ou intefroaipue ( le» frilex blond»! des environs do Gre- 
noble ); 

Enfin ces deux variélés de Chaus carhonalée rcn- 
feimeni trm-itouveut dea corjuilles et d'autres corps ma- 
rina foidle». Certains niurbrea paroinsenl entièrement 
compotes de madri^poredqiii ont pris la ^rnclure lamel- 
laire. Ce» corjw marins ont rarement cunservé lu pureté 
dû leum formes, el sont tellement adliérens à lii pierre, 
qa'il& ne peuvent pas en t'tre séparas siina «e bjîser. Le« 
coquilles qu'on y l^uve le plus ordiuiuiemenl , sont des 
Wlemniles, des ammonites, des t^rébialldes, el antres 
espèces vulgailfment tionnuécs péla^giennts. Olles 
qu'on a nommées littoraie» par opposiUon , ne a'y rvn- 
coulrenl peut-être jamaie. 

M. Wei-nor nomme eu géo^nosie calcaire de tran- 
tUioti, lu Cti4UK narbonaléo marbre , el calcaire etrttti- 
Jàrm« ou Mfcondaire, la Chaux carbonalée compacte. Il 
fait ivmarquer que la pr'emièi'C Mppr<oche davantage des 
terrcins primilifique U seconde, uii-deMOUs de laquelle 
elle se troiii'e presque toujours. Elle alterne BouTent avec 
des rocliev q4t*il appelle auMÏ de Iranniion, telles qlie 
l'amygdaloïde el le schiste arfplenv. 

La Chaux carbonatée compacte est employée avec 
avarilugc dans les couaLructions ; elle donne auim on* 
chaux excellente. 



' Celle p)«r(e cat;:ai(c , ntâlgti- tan appArviCc coi>i|>acte , cit 
probHblt aient pfimltii't,oi[iar co.«vqn«ni d'une formation bctncosp 
yUit nntieaoe qn* c«lt« de la Cbsuz cuiaitihttt dont il eit qaei- 

tbn kt. 



CHAUX CAHBONATÉE. 3û3 

5. Cbavx cAxaoMATËK OauTiiic *. Nous plaçon» ici une 
Tnriélé dfl pierre ralosirt! qui semMe peu tmporlanin 
au premier appt-rvu . mais (|tiî , par sa manière d'étru 
natt^x |».irliculîprfl , mérile d'^Ire *é|>aréc des aoh-m. 
Li'OoIilhe Psl lodjnurs en glohiilrs ou sph^roïdei , dont 
lit grosseur varie depuis celle d'un pois ■ jusqu'à ctlk) 
d'une graine do p»vo(. Cm sphéroïdi-s ne aonL point 
r^iilîen ; Icnr coMttire e«t ronipnrte ri muvenl écitil>- 
leuae; on n'y voit ni couches cniicenlriques, ntatiim 
couvergeiiles, et c'est en cela que les Oolillies dillètent 
àp» aiiliVA variélén ^IaUuIcu.m^a de Cliaut ciiri>oiiHl^«. 
làCitr ODiilpiir, caraclèie d'ailleurs peu important ^ «ttt 
le gri» Jaunâtre ou le rouge brun et taXv. 

Les Ootttiifs »oiil pre:<iqiic toujourit ajjgltllinéeti pflr cittrinrat. 
nn ciment cntcnire. Elles ne tronvt^nt en Ikimck ou en 
miuseï cou«déral>t(» dut]« It» puys calunires de troi- 
«i«m« formalion. Or voit ^6lqii«fois des couches qirf 
sont entièrement composées d'Oolithc» de la grosseur 
d'une ^niinc de pavot (au N. d'/Vlcnvon ). On a cru rv- 
marquer qu'elles se trouvent plus ordinNÎreiu<nt qu'ml- 
leors au pied des collines ou des mnntagnea, cl qu'on 
les rencontre «nr-loul dans le pnssage des terreins ào 
cWslatlisalion, aux lerreina de dédiaient. Daubenton , 
ïtoOMUre, SpallanK^ni, M. Oillet-Laiimont , suppoisenl 
que c'est de la Chaux enrbonntée qui »■ été granulûe 
comme delà |>otidrci^€iinon parle niouvemenl de» ehus. 
Spallanzant a viiilt:sOi*lilbeBtrt;»-lt'gèrfHel lrt»<l>tnnchf>, 
•e former dans le» pelïfs cansiix par où s'écoulent le> 
eaux pluviales k la Solfaiarre de Potizzole. l^es Ooliltie» 
«ont rares dans la Cdaux carbonalée conipaclu : on ne 
les a jamais vues dans la craie proprement dtle ; il paroit 
qu'elles sont particulières à la Cliaujc carbonnléo gros- 
sière. On dit aussi qu'on les trouve au milieu des mou-> 



■ Cluazcaiboiulêe gtot),iilifannt. Hjiir, — Ri^gtniniit , t'Oo- 
ttTllC. Broch, — Oq a noiiuné auul ci-t pinm* Micimiiti , Am~ 
mit4t , 8cc. 

* J'en al tu d* cetk grolseor dans h CoUectiâU de M. Tuatli. 




ao4 «KLS TcnnEox. 

i^gne» <Io Gypse iJÎKacs^xr.), et que Icum bancs iionl 
uttiqiiefoû Biliiéa entre 1«4 couches de grès ds secondai 
armalion. (/^sujioa', luin.) 
Oii en lioiivL- <;ii Siiccle,«ii Siii>sc*, en Tliuniige , 
lisleljen , Arlern , fcc, Léo inaAse» d'Oolilhes se décom-;] 
ni Oicilemeni : on «'en sert alot» |)Qiii' amendrr U 
■tKrn'a au lieu du niaiiie. LorM|ui! cv» iiiaMK-j »oiil dure 
et compactes, c-llca peuvent recevoir un beau poliJ 

(BKOCHjIHT.) ' 

6. CtiAitx CARBONATÉB r.nossiiRl! , FIjuT ( vulgair4<in^ni\ 
Jierro calcaire , Pierre à bàlîr de» Parwiens, Pierre dï 

ille et moellon ). Celte vanélé « U trxiure liche, h 
grain ordinairement grosner ; elle se Iflisop factlemer 
entamer par les iuatrumens trôincliaus , et n'eiil nmce^ 
ible de recevoir cncun poli ; r» cassure enl grenue 

rne; ses couleurs Hont sales, el varient enti-e le blanc, 
gris et le jaune Isabelle. Ses sous-variétés di0èren( 

oaucoup entre elles par leur graïti , par leur couteurj 
' et par leur dureté ; mais ces différences influent davan- 
tage sur l'usage auquel on peut les employer, que sui 
leur manière d'éLre dans la nature. 

Les uiK'a ont un grain trèa-fin avec de la blancheur] 
mais [>cu de diir<?lé, et ne peuvent ^Ire e^1pIny^es tjna 
pour la fculpturs. Telles sont : la pierre de Tonnen?e,' 
dans le d^-pariement de l'Yonne ; nne de celles que f on 
exploittt à NanteiTc , près Paris, Rtc. ^M 

D'autres ont le grain plus grossier ; leur cnnleur est^l 
;aonAlre; cites sont tendres et friables. Telles sont : la 
pieri'c de Conflans-Sainie-Honorine, prèd Paris, dont 
les bancs lonl quelquefuia épais de plus de deux mètres ; 
celle de Soinl-Leii et de Troasy, dans le département de 
rOioc. I .es biinca de celle dernière n'ont guère plus d'un 
mètre d'épaisseur. ^Ê 



' Il > a anwl itt OoUthti illlc«uici , rcitnçlBcai*! , flcc. Ce nom i 
f lU IioUmcoi . Iniliqae doni: plutdt une nuaitre d'être de csrtiinN 
f>l«rKi, qn'snc cipËcc pnilkalttfrc. 



THAUX CARBONATÉE. ao5 

Enlïn d'autres, qTJoiijue d'une teituro li-èa-Uche, 
â'un graia très-grosaier «l ii-^'VÛiblc', qtiot'jUQ com- 
poâéei de sable ciilvïire fri de fragtutfiii du coquilles 
agglutinés , &c. oui une grande durclii et une grande 
wlidilé. Telle est la pirrri: do Saillancoiirt, pivs Pou- 
toise; ses ti'iiKT^ Boul d'une épatsncur si considcrubic, 
qac 1b carrière «emblc coupée dans une seule* waue de 
pierre. Celle carriire oal rc»en'èe pour lei travaux des 
ïiilg et ciiuu8ïôi;f. 



La Chaux carbonatî-^ ;;r()s»ière paroll «p|»rtenir cin 
rcltiftivcuidiit aux tL-rrains du scditncut ^romcf , qui 
>nl loin des chainct de monla^nr.* pririiitivra, et qui 
rappix>ilifnl des terreinrt dt- transport. QuoiqirtUe 
présente en banci puissiius et lrè»-éteDdtis , elle no 
fi>rine fflinais de irè^'liault;* moiila^ne!! , niai^ de* collines 
arrondies, dont les flanrs olFrcnl quelquefois des e^r- 
ïmena aases bauU. KUc fait la base de beaucoup do 
plaines ; telle» sont en France les plaines au midi de 
I l 'ana , les environ» de Cacn , &c. 

^^b Les bancs de Cbaiix rarbonniée ^ros-ùère sont très- 

^^Hulincls, horizontaux, raiieiuenl inclinés, jamais cou- 

^Hpnm^, ni p]t>é»; iJsno sont aéparf'sqne par de l'argile, 

" de la marno , ou du sahle. On voit quelquefois entre eux 

de« innilralîunsgt-odiqiifs de qu^rlz «t dt) Chaux carbo- 

nalée crislalliaés ( NeuJIIy, prc-s Paris) , ou de» couches 

I niiureM de sïIl-k curné,ou de silex pyromaque pénétré 

de cotjuiUes ( Siiinl-Cloud, Sèvre»). Ce» banca ou cou- 

clie.1 varient beaucoup d'épaisseur. On peut remarqnet' 

que les bancs noni plus éjiais dans lu pierre calcaire 

tendre que dans la dure. Celte deruière sous-variété 

I est aouverit en couche» «i, minces , qu'on &'eii sert dans 

quelques coutrées{dan!>l3 Coie-d'Or, pix-sdc Dijon ],cn 

' place de (uile, pour couvrii- les maisons. On donne dana 

certains dépaiieuiena le nom très-inipropre de lave , . 

k ces pierre» plaies. X<a Chaux carbunaléo grossière est 

(uurenl un mélange impur de t«bl« et de l'iugmensde 



ao6 SELS TFUnT-UT. 

t:o(]iiil)cw : l'Ut! vundeiit aii&si des co^^iiilles enlièrei , qui 
MRTil jiresque loujotirâ de l'espèco d« ctrllcfl qne l'on 
nomme lUtorciUa. Lea pierre* calcaires tlcâ euvirons de 
Pnris, rrnfèrniBnt licaiicoiip de co({uillus du genre eé- 
rite ; elles y sont queltiiiefoU si abondantes, quv In 
pierre «einble en ^Ire eiili^remelil foiniée. On trouvô 
nn WeissenaiifprfsdeMnyence.nne conchc de piorre 
c/ilcatre qui cM enlièremeiu composée de petits limnés 
de la grosseur d'un gruîa de uullel. 

Un'j-ani Cionii.iiîcotidies métalliques, d^nsInCliaux 
eaFlroiialée groA&ière ; elle ne reiircrmequedii reroxïdé, 
argik'iix ou calcairu , en coiichm ou eu a m lis : on dît 
flUMÎ qu'on y Iroiivc du zinc carboiLilt' , maia on ne 
peut encore rien assurer de po^ilifà IVgnrd de ce de 
nier. L;i lioiiille ne s'y e»! iani»ia rencniUrée. Les «it< 
si abondiinit dans ]» variété jiuivante. et qnj ic vor 
k ftusii|dans U pr««éd<*nle, ne se u-uuvent preaque jamsi 
OQ penl-^re même iaroain dans la Cliaus oarbonali 
de i%ttu forinatton. Il paroiL que les sulfures de fer en 
sont ég.'iIenieiU exrluj). 

On Toil que si les dîDérent-es minéi^alogiqueii qui 
-oxisleni entre In cimux eitrbnnalêe compiicle et la Oiaiiie 
e4krlionalc'e grouière soiiL légères, il u'en est \iat nmsi 
des (liflërenres géologiques. Cdles-ci sont norabreubes 
,ct aA»ez inTporlanlri). 

''La Choux carbonate grossière est employée pour 
Ie.1 constructions. L^i sididilé de quelques ~ Une« de 
sei rariétéi et In r«cilitè qu'on trouve h la tailler, lu t 
donnent un grand avantage. On la nomme pierre dl^H 
taille, lortHju'elle est en pios hlocs. el mt/rllon, lonqiM^^ 
•68 niHMiPsi ne pnsM^nl pns 17 di^cinièti'cscubet. 
Lieux Elle ne tit renconiro pnn éj^idomenl par-tout ; elle est 

a''u."gi"** rare eu Anplelerre.ulcomunjnu au contraire en Franre. 
sur-toot Mux environs d« P^iris. On lu trouve priiicip^ile- 
ment au midi de celte ville, depina Sèvres juFiqiiVi Gen> 
lilly, &c.' Ses bancs horizontaux, varies, épais et con- 
tinua^ snnL sitars entre lacraie qu'etlâ rerouvre, eouima 



ne 

I 



f^n peut flVn «Murer ù Meudon . et le Gypss qui 
I TBcauvru dans quulquM points. Elle eal aôparéa do lit 
raie par une t:niiclied'nrgilc figiiline blnnàtrt". — On a 
ionné »ux difléri'ntes jjai-lieB de bu» couches dm iiuiu* 
rpariiculiera , selon leur qualité et Um iiMges nuxquel« on. 
J« eniptuib. On nomme pierrt> de Hais celle qui u»t h 
grain lin cl dont la. texture kuI serrée ; elle se liiillv à 
,arétcfl vires, et vémie li-tw- bii-n aux intoiui>éii« de l'air; 
•on épniufur n'csl ({uêrc que de aj cciilîuiilres. — La 
^fitrre de roche est dure comme It lUîs , maïs porcuao et 
squill'ère ^ ses bancH ont urivimn Gdécimùlrt's d ejmia- 
BUr. — Ijd tainhourde est la [lierie leiidre l'i gtain grou- 
per ; aes bancs ont jusqu'à ^ clécimHres. Cca trois qiia- 
Klèt , «t d'aulrL'a que nous négligeons de numiuer , »ç 
luveiil souvent daus la itiOtue carrière. 
Lea oairicres qui fournissent ù Paris les pierres les 
plus esliuivus, 8nnt celluv ; — De Sninl-Nom . Jaus lo 
irc de Verïaille» ; — de Lacliaussce , près Saint-G«r- 
iiiîn-en-I_»aye ; — de I'oÏmv ; — de Naiitcn-e ; le» ti"OW 
lernièrej donnent des pierre» presque «uiai beilea quo 
luis. — De Saillancourt, près Ponloiac; — de Coii- 
laiis-Saiule-HonoBiiie ; celle carrière donuo le» plu» 
belles pierre* lendtvit ; elles ont quelquefoU 12 décî- 
^ètrcâ d'épaiaaeur. — De Saint -Nicolas , près Seiili»; 
B'esl un liais. — De Saiul-Luii et Troesy, département 
pel'OiMe; t'es! une pierre leudre. 

Les pierre* leudrta m.-- scient h tec arrc la acie ù dénis. 
^espivrces dui'eii m scient avec uue scie sans dents, au 
loj-cn de l'eau et du grès pilé. Pour que les pierres ne se 
l^rtiispni pas '^ l'air, il fuut toujours le» poser Mir leur !il, 
î'est-à-dire dans ta position qu'elles avoieiit dans la car- 
rière; il en i.'»l 1res- peu qui puissent ^Ire pawes en délit. 

Plusieurs pierres éclatent par ta gelée ; on les appetla. 
lierret geiùste; ce tant »nr-tou< celles qui sont poreuses 
et lendree. 

lia. pesanteur apéciiîqUB de ces pierre* est Ircs-diffé- 
rcnte, selon leurs qualités. Ainsi la pierrç dure de Meu- 



9o8 SELS TEn,nïux. 

don , esta la |Merre («tidre de Ssint-Lcu , â»nê U nppoi 
l'de 34 & ■?■ (Itd»i>stir, arc de bâtir.) 

La Oiaux cnrbonalée grossière étant presque loujoai 
îmjmre, ne doane pur la calciitaiioii que (te loauv^ 
chaux. 

''Ctitciëtn. 7- (^""'ï cARfiosATÉK Ckkit. ' . Celle variété est presqi 
toujours blanche ; elle e*t rarement grïao ou mémj 
brjine (/Tm-ves) ; ea ca.«snrc est terreuse ; die csl éeri 
vante et très-leudre ; cite est issvx \égère { 3,5 1 5 , Xiurr. ! 
nisigrt.- au tourher , se laissant rayer par l'ongle; elle 
Juppé un peu à la langue. 
''CUwaiMit. i-'*! gifiscmeut du la Craie a àe l'analngie arec celui 

la CliauxcarboHatéegiossière. La Craie ne aetrauvequ] 

loin dfîs tcrrcina primitif»; elle est en hAnc.vc|MiA ou 

niNsneii continues , dans lesquelles la GtraliQcation e&l 

peine sensible; elle forme des collines auez haales, qui 

qu(;foi» escarpi'-es; elle ne rootïenl point d'anlre «uV^ 

«t'ince métallique, que du sulfure de fer globuleux, qui 

'y est aaez abondamiuenl dUsémîné; elle ue rcuicrmu 

aucun combustible minéral , mais elle contient presque 

loufonrs dfs silex ordinairement noira , quclqucfb^ 

'Mond», fîf>uréa eu ragnona iiT^guHers, comme cjiri^ 

ou tubercules. Ces sîieK ne sont ]>oint dttiséiuinês ai 

lliLtard , au milieu des maiiaca de Craie ; au conlraire , ita 

flonl dis|)nȎ8 en bancs interrompus , (rrs-parallcirfl 

asstse mulliplîés. La Craie renferme aussi des coquille 

' fossiles différt-nlca de cil [en qui >p trouvent dan* la Chaux 

"carbonates prosaif-rc. Ces coquilles se. rapportent aux 

'espèces que l'on a nomniéru/J^&j^fwiM, Ce *ont prio- 

cipalenieul (lf« Oursiu» , <lr» Bchmnîles , des IVrêbra^ 

[.tilles, des Pinnes, Ces dernières se irouTcni eu fragmeas^ 

.tl'une grosseur remarquable « dans les crayèi'eâ de Meu^ 

don, près Pam. Irfs ounius el les vis soûl asseï; ordîna 

l^-ratiul cliangi'son silex- Enfin la Crai«? elle-même con- 

' Cbant carboDstt? cnftMSc. Hdur, — X-eidt , la Ci>Aitj 
Saoea. 



GBAVX CARfiOHATEE. SOg 

lient une assez gi-nnde quantité de «aille. ïa;s foaailes 
qu'on lrouvcdan»liiCraîe,clqui apparlîcnncnt preMjue 
lous à des genrt-s ou k des «puces pei-dues , la siliiattoii 
de celle pierre, qui cit lotifaura inférieui'e k la pietiv 
calcaire j;rassièrr>,aasignenl à la Craie nneformalion An- 
lérieure k celle de la Chaux carbonatét; gmssifTe. 

La Craie nWl peul-ftre p.iii an*î.i abundanitnenl lé- 
pndiie dans la nature que la Chaux carboualée com- 
pacte, cependant on trouve en Poloi;no, en Angle- 
irre , Scc. de vailoii provinces dont le sol e.«t entiè- 
Bment crayeux. On sait que la Craie est abondante eu 
ince, dans In Champa^c ; &ur les càtcn de la Manclte , 
jx environs do Rouen ; et prïn du Paria, k Saint-Ger- ' 
aain-en-Layt-, k Mcudo» , 8cc. 
La Craie est employée dans Ins ai-ls comme crayon j 
Je serl aussi à nelloyer lea métaux el les verres ; elle 
lit le blanc employé dans toutes len puinluroa eu 
hrenipe. Elle doit ^Ire pure , c'est-à-dire prîvw de la 
lus grande pnrlie du snble qu'elle coTitïent. On t'cx- 
ploite ordinairemeut par vaste» galeries. Lu cunsislanco 
celle pierr» est telle , que le» pirois de ce» galeries se 
jutteniienl d'ollcjr-ni^ine.'i. On la concame «u l>e>li(s 
morceauxavecuneniaesedefcremmancliéc, on la dé- 
»ye alors plus fticilemenl ; d'abord dutis ait peu d'eau , 
suiledans une plu» grande quantité de ce liquide; on 
liase reposer enriron deux heure» celle Cr.iie di'layée ; 
lonqn'on supposa que tout le sable s'esl précipite! , on 
lie avec des seaux , et oans remuer le fond, l'eau 
lîteute qui le («courre, et on la iransportc dans des 
>nneauiE,où la Craie se déposa ; on dècnntu alors l'eau 
avenue claire; on labse prendre ii In Ct;ii« :iMex de 
>n«Bt>nce pour qu'on putsjie tu manier et en fiire des 
iswi, que Ton appliqne contre l(» pamis de la carrièrej 
lies 7 acquièrent promptemunl asiics de fermeté puur 
' moutèes en forme de cylindre* «nire le» mains. On 
r&QSporlo ce» cylindres hors de la carrière; on les 
'^coachfi 1« ans s'or les autres , et on les dispose en petites 



Lu*** 



Uj.ge.. 



3IO 



SELS T E KRE V X, 



niur^ïilles k r.Inire vôit> , dont l'épaisKur est égale à U 
liauletir d'un cyliridi-t:. On place ces miir;iille« deux & 
deux à quelque diNtauceTuac de l'autre, et ou le» couvre 
]>ar un prlil i(ti| diï thaurue. 

Xtds cylindrée ou /muu« d? Crais , ao sècltenl coraplèl 
Tnenl, On le« vend • Fans Hiut> lo nom do biatw , de 
A/anc ifEtipa^ru , ou i/n/io ri^ muUeton. ^h 

minéral , Moelle de pierre » 6(x. ). Colle variété, qui eil 
d'un beari bl.inc . a le fjratu lr^6n ; elle est douce au 
louclier, h-ès-leudre, el ai»»ez légère pour surnager 



inslant.- 
■Mut Elle ae trouve en couchca peu épais»?* dan< \ea Fentâ 
des rochers calcaîr^^s qu'elU' tapiwe. KlIt». ejA »Mtz rom- 
mime en Siiiasc , oi'i on l'emploie pour blnncdiir les 
mitijpons. On en trouve ausai aux envirous de Walkeil'- 
licd, près Rati»lionne. 

rinc fosnlc ). F.Ile est blanche el légère comine du 
lon,el terédnil en pondre par la pliu fuililtt pression. 
Ciiunnt. Elle recouvre, sous lu forme d'un enduit d'un cen 
timrlre d'épaijttetir , ltr« «tirrat^ea inP^ricures nu lalcralet 
des banoa d« Chaux carbonniée Krossièi-o. Oii en imiive 
nsaeïE communéniciit aux environs de FarÎ4, noUuim 
d»nales citrrièrcs deNaolerre. 



H 



i 



10. CnikVX CARBONATÉH coscxiTfoiiFiK. Hyûv. l>a. 

quelquM- u lies deii variétés de Chaux carbonatée d 
înoi» venons de prémrnrer l'hialoire, la marjérec-aloai»* < 

élé t^nne d'abord en diaioluliou danf un lit)uide , e( sW 

ensuite cristalliséie, ou rùunlicremctil , ou coufuoéRjent. 

D;«ns le« auirûa, la maliiTc c«lcaire, seulenjenl sOApen- 
;clne, «'e«t dépcuée lenlemenl nu rapidement, en pre- 

nant, selon les circonstances, une texlure dilTcrenlc. 1^ 



' Bc'f,>ni!ch , lait A* monlai;n«. BkOcK. 

* Ditkttt kalkjt'nttr, )d Stalactite compatit. Wtotsujx. 



CBAVX CiBBONATEE. all 

terre calcairo qui a produit les soiia-variûli^'it de Cliaus 
carbônatôe coQcrétiouaét;, u été auwt [«nue en dissolu- 
tion , CAT toutes ce» M>u&-varicléa ont la texture cnsliil- 
Ifae , mu» ellu a'ttGt précipita pon à ]>eu sur diiTéi-erm 
corps, ou pierreux, on organisa, el lea a recoiivcris 
de i:ouc})es aucceiuûre* de Clmux carhonalée. C'e«t dans 
cp mode de Torninlion , qui e*t évident , puisque l'oli- 
4ervalion journalière cL riinidogie le prouvent, que nous 
prendrons lus caractères de la Chaux carbonaléo oon- 
cr^lîonnce. 

Cette vanélé de pierre calcaire est casenliellemefit CutKUtn 
composée de rouclies minces et succusNives, innlùl con- 
centriques, laiitôt planes, oïdinaîreiuent ondulées, ot 
lonjoumi^peu-prcH parallèles entre elles, et à la surface 
du corps qu'elles recouvrcnl. Ces couches sont souvent 
composées du Qbre« ou de ba^uelles déliées ; oiais ces 
^fibres ou bngueilcs ont la ciiiware Iransvcr«a1e laoïel- 
i; c'est te «cul caraclère qui distingufi dans ce cas la 
lUK carbonalco concr£lionné« de la Chaux carbo- 
llialée fibi'euae, dont on i>arlcr.i plua bas. Enfm celte va- 
Iriélé est laniût opaque , el d'une icxtiu-c Uche el comme 
fcartée ; lantùl elle (.■>t trji n «lucide ^ compacte et su^cep- 
iblc de poU. C'ctsl sur ses différentra manières d'^ro 
|ue aoni fondées h» sous-variélés suivantes : 
Ca. cima- «eac Ter- Le Tuf est la plus impure , la plus 
Ejrr^f^ulière , ^i la plu» poreuse des coocrélions calcaire». 
]:*eAt cçUe qui a le plus du rap(>orts avec lu Chaux carbo- 
Lnalée spongieuse, et c'est pour celle raiwn que noua 
1 plaçons presque immédiatement après elle. La surface 
turcUodes masses de Tuf est oudoyanle et assez lisse; 
[mais la texture de cette pierre est jwrcuse , môrae cariée 
cellulaire, be Tuf "est peu dur ^ il cal impur, la Clinuz 
■rbonatée ayant enveloppé, en se déposant, de la 
rase, des tables, des feutllce, et autres débriv de corps 
jr^anisés. 
Le Tuf produit dans beaucoup de cas par de grand» CioMtBi. 
Lvolumes d'eau , se trouve aussi en plus grandes masses 



ai2 StLS TERREUX. 

que le» wiw-varîélès suivantes. On le rencoiilre,uâui 
loulPH Mork-a âa lerroins ; mais il cal presque toujours au-] 
peificiel. Ses incrusIstionB ou di-pôls soiil (|uelc|uefoi9 si 
«boii(laii8 , et \ea pieiTe» (|u'IU rornient sî diirea, qn on' 
peut en construire dci 6dtGce». La pierre dont est bîtrtj 
la ville de Paali , en ttalw, est nommée pav le» Italien»] 
pierrg tubit-iaire, parce qu'elle seœblfl devoir son onginaj 
. à des incru»lalioixs roruiées sur des roseaux. [d'iiTT^iio- 
lie travertin qui m gervî à construire tou» le* ntonu* 
ineiis de Rome , |mroit aroiin élé formé par les dépô'i 
de l'Auio ol de 1h SoIfalarrR de Tivoli. Leit temples dl 
*C8liim, qui jioni d'une trèa-haute anltqiiiié, ont élï 
thàxia avec un ti-avcrtin formé par le dépôl des eaux qili 
, coulent tncoix' dan» re canton. (BuBist^t:.) 

On retrouve des exemples de celle dnrelé des pîerr 
-formi'os par sédiment «n Amérique , dans Ja rnntré^ 
i-de Guancavelica, Une fontaine HVau chaude foi 
trè»-rapidemenl daii5 et- IÎru don dépôts abondons, dor 
I on retii-fi dr» pierres do <;onMruclion. : Ut.i.oA. ) 

Toutes rea pierrrs acquièrent tjne grande dureté 
sl'air, et M. de Breislak cioîl qoe c'fsl à ITieureua 
pl^union du tmrerlin et de la pouxKolane, dans le mèin 
lien . que les monumwns du Rom« doivent leur gran< 
Boltdità. 

C*. Fiiiti. cavCK. nicKi>iT4«n. fT^Hr. La dinër<'nCA qui <^Xia 
Centre celte 80Hs-T«riBtë etIipt*éfHcntc,<-3t très-peu inj 
. portante et presque arbitraircî c'est tnnjnurs un dépôt i 
Chaux carlional^ »ur un corps étranger ; m»» dan» 
tas-ci, la ClinuK carbonstée »'e*l moulée sur un cor| 
d'uni: figure dt-tenuiiiéfl, qu'elle n rerouvert on mômj 
enToloppé. — t«B corps que la Chfiux carlmnat^ in» 
cruste ordinairement dana ta nature , sont les tcJ!#I«h 
ploTïH(-» dans le.» foiiiainM , dont Tran tien! cfr «el e^ 
diiwnlulinn. Ce» végélnux recouverts iVune courbe soi 
vent épai-sse de Cbaux carbonatéu, conacrreut cej 
dant leuin formes. 
Ces dépôts se ioai ^'gaicmcDl siu des corps inorganrôéBj 



CHAUX CAnBONATéï. 3lS 

>ur clea pierres, sur dés mélaiix, dans In conduira de 
lerre cuite, de boii ou de plomb. On a un exeoiplo 
remarqua hte de c&s dt-puls dans leji eaitx d'Ar-cucil , et 
datis presque loulea ncilui qui sunL uu midi du Paris. Ct» 
eaux dépotent un sédtmvut si aboudani, que tes tuysux 
^ui les conduisent s'cngorgtfnl protnpleniertl. 

Lorsque re& députa m annL fuila sur di:s vé^^-laux i 
tige c_vltudni(ueeL d'un valuniKSt;naibJe,ilarepréaenlont 
■ouTenl de» oa longs d'animaux. !>« plant« déiruile par 
le temps, laisse «ne carité semblable à celle (jne l'on 
Voit dans les os , ou au mains unu li^nii noire. Cva sortes 
d'tncruttalions porlenL le nom Irès-iinpropre d'ostéo- 
cotia , parce qn'on leur a aLIribué la propriété imajçp- 
naire de facililer la fnrmalion du cal dans les Fraclures. 
On ue runconlre ordinairement le» oaléocolles que daiu 
les terreina sablonneux , et l'on peut citer ceux de Bran- 
debourg, do Thuringft, des environs de Francfort sur 
l'Oder. d'AIberl près d'Amieu» \ «a£a ceus des euvi- 
rotu d'EtânipcA. 

Toutes \ea incrustation» dont on vient de parler sont 
grises; leur graici est grossier. Il ^rolt que les fontaines 
qui les forment, doivent leur faculté de dix'iuitdre la 
Chaux carbonatce à IVxcès d'acide carbonique qu'elles 
contiennent , et qui se dégage dès que ces eaux sont &d 
contact avec l'air. 

Ck. «4iti. eovcs. riioi-rTBB '. Les Pisolithes ne difl'èrent pas 
MOlement des oulilbes par leur fjroMK'itr , Hin«i qu'on le 
croit communément , inaia elles s'en distinguent par 
loiir atrucUire. Lea ootitlie» sont compHcleji, comme on 
l'a vu; le» l'isolîllie» eonl dts coiiciKlimi» .iplicri/nlnles 
formées de couchea concentriques très-diAtinclca, qui 
ont presque toujours pour noyau un grain de sablo, 
ou tout autre corp» étranger. L/Cur grosseur moyenne 
égale celle d'un pois j leur couleur ordiuiiiix- eat le blanc 



• Eibttniuin , la PisoLi THE. Baoch. — Vulgainmtnt diag^ti 
Oc Tts<)U,aiobltM,b£»gttid inJacnl, &c. 



3l4 8KLS T E!t IIKU K. 

sale. Os conRrélions sont moins abondanics, el se prf- 
wiilciit cil uiaftaes niuîtii voltiniineiises que leAOolilhes; 
-elles rormetil cependant dw courbes conlinue». TelU 
l«onl IcfA PÎBolillics qu'où a U'ouvèes en banc an milîei 
des sourct-n dVan cliaudu du CarUbad en Bolidme 
et qui ont chacune un grain de t>able pour cetilri 

Les PisolJlhes 1e« plus connufs «ont celles dea batnl 
d« Saiul-Pliilippe en Toscane. £^les porleni le nom 
dragées ou calruU di 'l'ivoli , Cl sont romi^cs dnti* \t 
parlies de ce ruisxenu , où l'eau e*l agitée pnr une sorti 
de touriioiumenl. On en trouve aussi en Hougrie et 
VemchuxMhietg en Silène. 

c«. cMi. coicn. ibima. Le caractère de cette aoiu-^ 
Hété de Chaux curbonatée concrélionnée ejtl d'i^tra be 
toucliC9 pnrallèles, mais ondoyaiilea.et d'avoir la lexlurj 
[grenue, Bbretise on lameUaire. Ces couches ondoyant* 
"le driiiin^iient les unes des anlren par leur dcHKiré, 
;ur opiicité ou leur liatislucidilé , enfin par leurs cpu* 
ixxn touvent irès-diOei'énte». Lorsque celle variété 
18UX carbonalèe Cal en pUrjucs jieu cjulaM», apptî^ui< 
' Éur le sol ou contre les parois des cavernes , cUe porte 
: kiom de ittalagmiU. Lorsqu'elle est en grande» niai 
auseeplihles d't'ire l.iilltca et polies , elle prend daiiala 
BrCs le nniu dj^lbûtrc. 

Il n<?liiul pojntcuurondrocet Albiklreavec unevnrrét] 
de cbuux Ault'dlro qui ]milti le iiiècno iiot» , «< dont 
[vÉEi^- qncAiion plus liitui {pagr* *^4 et iSa). 

L'Albàlre calcaire porte lu nom d'ctrm^a/ lorsqu'il es 
}auut-, ixiDj^eùlre ou iiidum roiiMjllie, à zan«ti<lîftlincl>.*»j 
et Bur-lout lorsque parsuitede m dur^lé ctde «a comp 
cité, il devient auuejilibJed'ini pttli brillnnl. Ol Al bâti 
forme quelquefoiii de gtatiden uihusu» d'un blanc laileu^ 
iréx'éclittant ', ni;ii» cvlle vnrièlé ujil fort rare. On d< 
rapporter aux Albùlrcn les dépota d'un blanc jaiindli 
que donnunl verluines fonlaineti. On a tiré dans quelque 
cas nu parti as«ex curieux de cette propriété incrusta a(e|^ 



CHAUX CARBONATKE. llS 

en recevant les depuis dir ce» eaux dam des inuul^s pour 
en faire dt» camées, des has-rcIkTa, &c. 

Une des «oDrces les plus célèbres dans ce genre, est 
celle des bains de ÎHiiril-PliiUppâ , en l'oicanc. L'eau de 
celte source, presque Ijuiiill4iit« , «.oultf «iir un» inawe 
i'nomie de tinlacliles qu'elle a formées . el la Cliaux 
c|rbonatée paroil y ^Ire lenue en dÙMilulioD pav du 
gaz hydiogûnc sulfuré, qui so dégage dùj que l'uau a lu 
cont«cl du l'air. — Le doclL-ur Végiii a moulé avec ççê 
dépâls (|es bas-rclicis qui sont d'un lœs- beau blanc et 
d'une assez grande dureté. — Il sd sert de moules de 
SDuCre , qu'il place liêH-obIic|uenieo[ contre les patois de 
plusieurs cuvcsi de bois ouvertes pai' leurs deux louds. 
Ces cuves sont stirmonté^s à leur ouverture supûrïcuro 
d'une croix de bois aiuez Ur^e. L'eau de la source apràa 
avoir clé|)Osé bur.<i de l'atelier du uioulago le sédiment 
le plus grossier, al nraenée au - desaua des croix dp 
bois : àlv s'y divise en loiubanlj t:L dûpuso dans les 
moules un sédinnsnl calcairu d'auUnl phi» lia, que !«. 
poiiilioit de ces Mioule;t approche davantage du la vetli- 
cole. [1 faut 4e un h quatre mois pour ttïrminer ces bas- 
i-vliefs, selon l'épaisseur qu'où leur donne. Le docteur 
V^ni est pnn-enu h les colorer en |>liiçiitil à la source 
un vase rempli de couleur végétale que l'eau délaye. 
( h^TAFtB , J. de Ph, ) 

M. Cillel-Laumonl a découvert k i a kiloni. au S. O. 
de Tour» , dans le lieu dit les cave» de Savonnièrc , une 
source qui a aussi la propriùlé incrustante, cl dont l'eau 
•e couvre, comme l'eau de citaux, d'une pelUculi; [Kir 1« 
contact de l'air. 

La fonl^kine de Saint- Allyre, près de C'Iei'mont en 
Auvergne, » une 1<*1U' puis^nce d'incmslalion, qu'elle 
n fetê un<i espèce de pont calcaire sur le i-uiRceau auquel 
die M réunit. En général «n a remarqué que le mouvo- 
ment el I« coulacl de l'air lkvorî»oi*»iil siugoUùrement 
la précipilaliou de laChaiix cnrbonatée leniio en disDota- 
tion daus les eaux , cl l'on peut réritier cetlo observation 



âl6 SELS TEllREUX. 

f ur la foutaine de JJoiigival, prèa la macliiite de Marly* 

( CovrÂ. ) 

Cm. cAKt. coHcii. Tcnfugis. G«Ite 80U9* viiriété Se présen te 
>ous la forme <le cjflindreA irrégulier», dont l'nxc e<rt 
remplacé pur uq canal. Sa structure est irés-ïenuble- 
ment lamelleusej et ses Ininee ec conliuitenl courent 
MHS inletTUplion dans tout la diamètre du cylindre,, 
en eorle qu'elles semblent percées par le cannl du centre. 
Ces deux caroctèreA dtsLinguent l-cUc «spùce de slalactile J 
tl« ta sliiliictile fibreuse. Il ne faut pas croire cependiint , 
que CCS différences soient toujours fort tranchéc«, il y 
a beaucoup do cas an coiitrairB où l'une dtt ces ata* 
kclites pai»e k l'autre perdes tranailion» inaensibles. 

La otruclure lamellaire et le canal du centre n'cin> 
péclient pas ces pierre» de préflenler le caractère com- 
mua à toules les concrétions calcaires, celui d'être for- 
mées de couches parallèles ; ni»rs il ne se voil que dana 
les Btalaclitps volumineuses. Le diamèli-e de cesSlsIacliles 
Tarie de])uis 5 milltmètree jusqu a 5 décimètres et plus. 

Fniiniiion Lei alalnclîtcs elles albâtres sc forment dans les grandet 
**"""'"'■ captés nommée» t;avern*a , qui se rencontrent fréqug^i- 
ment dan* U» Icrreins calcaire*. L'eau qui tran^xide k 
IraTera les masses calcaiics cl qui dialillt; de la voiVt« 
de ces cavernes, est ordinairement chargée d'une cer- 
taine quanlilé de Chaux carboaalèe. Le contact de l'iùr 
«t réva^ioritlion qui en résulte, précipitent ce sel pier- 
reux, et [es gouttes d'eaii qui tombant de k voûle, laissent 
d'abord un petit anneau calcaire qiiî s'accrott |>cu à 
peu , et ae change en ufi tube « paroiit minces. A raesurv 
qu< la carilé de ce tube diminue par l'addition des mo- 
lécules de Chaux carbonalée qui se déposent dana son 
inlériuur, t'cuu coule plu» abondamuiviU à l'extérieur : 
l« tube prend «lors de l'accroissemeol , «1 »e chiing* 
bientôt en un cylindre irré^ultcr, à surface ondulée el 
rude, qui. examinée à la loit[K) , présenlu les ailglea 
d'une multitude de petits cristaux. 



CHAUV c:aRBO Ef ATE E, 217 

La mâme eau qui foriiie ces dlaUctût's , dvf ose sur le 
aol et sur len pnroù de la caverne dex coucbes de Chaux 
carbonalée , qui augmentent iiiHéfîntment, bd pnint de 
remplir cette caverne d'une musse de Chaux carboua- 
1^; alors le dépôt prend le nom ti'alùdire. CbUr pitrrre 
dilfire du marbre (utr le» couches |>arcil[èlc9 et 011- 
doyanten qu'où remarque dam sou intérieur. ",• 

Ltes stuluctiles et Jcs albàln» no se trouvent guiro 
quu dans le-s terrains c«lcaîrt'S , parce que c'est seule- 
ment duns cea lerreins qu'on rencontre des cavernes 
d'une grande dùucnsion. Ces cavernes ont quelque- 
fois plusieurs tiectomèlres d'étendue- Les stalaclîlefl qui 
les garnissent, dont les formes sont très-variées et l'as- 
pect fort brillant^ prûsunU-nl un spectacle runeux et 
m^me imposant, qui a rendu plusieurs de ces grolle» 
célèbres; telle» sont celles d'Antiparos dans l'Archipel, 
d'AuxctIo en Fraticlio-ConilA , de Fool'ir-Hulu en Uer- 
bjrsbire, &cc. 

L'albàire acri dans la décoration des cdiBce», et enire u,,.,, „ 
dans la composition de quelques meubles. On en fuit •»■»'■''•■'' 
dea vases ptéeieux. C'étoit une des pierreii le plus cotii- 
munenient emplu^ées par les anciens. II ne partiîl pas 
que son nom vienne du mot lalin athu», corante Ttna- 
logie porte & le croire ; car on a vu ci-dea«us que l'ulbâtre 
blanc étuil Irés-rare : celui que les anciens eslimoïent 
le plus, ri'éloil pa» de cette couleur, mais d'un jaune 
de miel. Ou croit que ce nom est dérivé du mot ain- 
èattrite, qui vient du grec atabastron , et qui veut dire 
ituaUi&aabU. C'est le nom que les anciens donnoienl 
aux vuaes ftiila de cultJt: matière, parce quelani ordi- 
nwremont sans anses et Irès-polia, on avoil quelque 
peine à les prendre, 

^labaatriU ncax paa non plus le nom particulier do 
rnlbalre gyp»eux , eomme quelques minériilogisles l'ont 
pensé. Lutin U-s anciens appeloient auui l'albâti'e cal- 
caire marbre oaychîtM , et m^me smipleuient onyx, 
k cause de au cuuchca concenltiques, aeiablablea aux 



Cuttltnt, 



r 



atH 5£|,S TERK&UX. • 

zones des odj;1«« ; îU n« te confond oient pus cependant 

avec le aîK'X du nit'inb nom. 

]> Im*I jMUtrd n'eut pas commun. ColuJ d'Egypte iv 
liroit des monMgnes de lu Tliébuide, cilo^ enlrelc 
Nil «ri l« mtrr Ronge, près d'une ville npfitlée Alahoè- 
tron. On peul voir au Muat-e Napoléon un*» iigui-e pres- 
que colosialc d'un Dieu égyptien fait «vec cet Albnti* 
prrcieux el rHre. — l/Aibiitre tinmmé en Italie Uniato, 
qui esl mnrqné de »"ebies lîue» ondulées cl d'une cou- 
leur li-ftuclit-e, se iroiive près de Mouiieri. 

En France, on a trouvé de rAlbâtt* roux Irès-beîm 
« foM dur dMtm Us carrfèrea de Monlmsrtre : la ra««se 
A été piTiioptcmenl épuisa. — A Bonw-Ia-Ville près 
Micon ; — auprès de Poligny , dépiulement du Jura j 
^ * Flcxboai^ en Alsace ; — près de MarAîtllo rt 
d'Aix. — On en n Irouvé auwi dans l'îlu de Malle i celui- 
ci éA d'un beau jaunu du niicl. 

.. 11. Cntoï OAVaoMATMS niHSttB '. Celle variété de 
Çlioiix mrbonal^u a lu b)xluj-« iilifeuM! ; se» Cidres, sou-i 
Teut trcH-dèliétu et fort loiij^ura, sont ou «err^i's les unes 
COaIro Irsaulre», de uiiiuière â Juriaer uriw oiasH; dense, 
OU fofblemrnt agglutinées el Hicilea À «épnrer. Mais ce 
qui la distingue parliculièi-emeol de U CliBUX carbo" 
^tée dout la lexlure e«l «eulemeul la^wnnée , c*«t 
d'avoir la cMSStire Iransverside viireuie on oiululceavoo 
un aspect gras, et de no préaeiiler aucuue lame plane 
tien «ensiblo dans celle direcltoji. 

Cette variété sti trouve lanlût en oiuiseA, tantôt en 
sphères, tAUlot eucyliodresirrégulivrs^, dont le dianiêlro 
el la diroclion varicnl beaucoup. Toutes ses MU»-Tii-îéi 
tés, el les dernioreu Mir-tuut , pasaeul par des nuances 
in&ensiblea à i'Artagonile. lies premicrea sont liées do 
nirme par de» rapports aisiez nombreux îi la Cli»iix c»r* 
bonntée ooiicrélionnce, dout on Fient de foirn l'hio- 




4oire ; en sorlu qu'il nVst pua poMJlilti de jilacor dt:a 
liniiles précise! entre to«l«« cvs variétés. 

Ca.eui. ti«. Stu.tcnnl Ccllu-ci ne présente nom une 
fbrniD ou cylindrique ou luW-rculcusu. Lw c^lindrci 
lonl rarement d'un diaiu^-li-ocgnl; iU oITrenl au con- 
traire des renflemetis ei des bourn-lL-Uqui rendent leur 
lurface iriTguliùi'e cl rulioleiwe. Cps Slalwclile* cylindri- 
, qoeà, tnbcrcnl^usea , mauielonnées , réiiifyrme» , uvi- 
frtrmHs, Sic. ont laBlructure fibreuse, leurs filirps sont 
couve r^enleD , et 8<iuvL'nl inlerroiupueti ptir les dilIiS- 
renlcii cnnclurs()ui Composent aussi ce» Slalaclile*. Enfin 
elle«8ont riuelqucfoÎH Icrmiu^ca pur une e«pèr.c d« dicr 
peitu Kiubt<iblc à cdui de» chauipignonn. Ce clmpeau, 
ainsi qne \» «urface dea tubercule» , e»l ^ucl'jucruia hèi'iui 
de cristaux. 

■ f ■ «»m«- »io. cohai^oIdi, Celle-ci eit en petîls cylindres 
trî'5-Mahra, cfiminc soyeux & leumurfâcc, conlounics 
et dirigés, daiia (ouïes sortea de «eus, à la niauièro des 
ratnenux de coraîl. Son grain est Irêii-Iiu , et sa lexlui'e 
i»l£brtru&e et ravunnétt- 

On fl nommé improprement cette variété Jlni,ferri , 
parce qu'un U Irouve coiumunénienl dun» lt^t> IiIodn de* 
iuintrs de fer spallu'que. Ln bnse de ses ranieanx eat pre»- 
que lou,ours iutpn-gnéc- d'oxidc jaune de fer. 

Cette HuWiance duit ftToir été produite à la mawicre 
des efTlorekC'ence,s »aliriea , el di.>ii lierborimtious fjue l'un 
voit mouler le long de» pairois dca vaws vis l'on couneiv» 
certaines dï.iaolnliuuft snlinea. Se» rameaux dirigés dan» 
toutes sorte* de senii, ne purmistlenl pns de croire qu'ils 
aient été produtt» par eltUutiou de biiut eu baa, coruiue 
les SlaUctites. ^ 

On en ipouve à ScîiemnitJt; à Sainte-Marie aux miiî<n 
dans les Vosges ; en âlyrîe, &c. Ls surfact; de» éclian-f 
tillons qui viennent de ces lieux est soyeuse, coiuoie 
Veloutée, el composée d'aiguilles convergentes. Les plu» 
beaux groupes de Cbaux carbonalce corailoide que l'on 




330 SEtS T^BRfTÛX. 

çonnoîasÇf m voient en Slvri», dans les mines d'Eîwil* 
ErtE. — On en trouve aoa&i dans le» mioea de Bay- 
goriî et de Vicdeuos, dan» les Pyrénées. Lw éthan- 
lillonft que dounenl ces mines >ont nioin» blanci <;l plus 
transparensque le« autres jiUsonl composés de crcLaux 
en aiguijjes, couchés les uoe conlre les autres , et paral- 
lèlement à l'aie de» rameaux. 

M- Cordicr rcfiarde Cftle »ou»-variélé comme appar- 
tenant à la Chaux carbnnatéc Arragonile: nous parta- 
geons son opinion. Mai^ comme il no nous a pas paru 
po»<ibte d'aligner de» hniiles préciM-s cnli'e l'ArrH^to- 
nîle ri les «pires variété» de Chaux cavbonalée, nona 
avons laÎHié la Chuux carbonatée coralloïdc avec la 
Chflux cnrboniilée Gbreusc, dout la plupart des aous- 
variélés se rjpporicnt à l'ArragoDlte. 

en. eux- tfs. «vpteQï»*).»» Celte Bous-variété difiÔre de» 
préfVdenle» |»r sa fonni* et par sa position ; file to 
préeenie cn'maaseé RlobulcuAca qni sont compofcéf» de 
couches coiicculricjuus ce slriéc» du centre U la circoa-, 
férence. 

Ces maue« qui ont pi'és d'iui mètre de diamêlrej.oni ' 
été trouvi^ea par Saussure «iir la montagne de» Oiseaux, 
près d'ilyèrcs, département du Var; eltrs sont dépotera 
en coucbra, et f|uelt]ue!i-unes «ont a^gluliaée*: élira 
parotueni avoir élé formé(.*5 par crîslnltiaation an mîliea 
d'une luatiJ-ra malle. On renconlro ddia la nature et 
dans les produits des arlabeaucuup d'exemples despbé- 
roïdcA formés de cette manière '• 

c«. ciKB. riB, HiMiTt. Noii^ réunirons sons oelte déno- 
niiniition touicjilt'jt variétés de Chaux carbonatée fibreuse 
qui nVint [xiinl de forme exlérieure déterminable, et 
qur ne peuvent se rapportera aacnne de» iiui»-VRriélés 
pn'ccdr-ntcâ. Cci"* Chaux carbonatée fibreuse se trouva 



* It ac CManli €tt maises tpb^-'ïilal«i que par la àtKtipMt>a. 
fB*«o a ^"tiuw ^n'SDrc i HjuI (< as pau oicarM qac leu çmsm^ i 
traaivciMle tollTiUcntv. ' 



rnAOX CARBONATÉE. 031 

en raB-vKt dans les filons oa entre les coaches das mon- 
tJgai» sciiisleuse» «rt caloiireii. Son aspect eal âouvenl 
Ktytux -y el f)usitd elle eat compaclef elle derienl suscep* 
lible de nK-«voir un poli évlanlant 

On «rn trouve de celte dernière »orll! en Aifî;lelerre, 
prû d'AlftloR-Moor, dans le Northumberland. EUe e^t 
an fïlon veiné de fer sulfuré jaune, dans un Kliisle brun. 
— Celle que l'on trouve k Hergèrc . déparleiuenl de la 
Marne , est comjKisce de fibres assfz crusses , tr«»-dia- 
lincles, faciles à séparer; el ayant deux à trois décimètres 
de longueur. 

la. CuArz CABioxATés AaxAcoxrTK '. Celle variété de 
Cfaaa% «arbonalée diSlre eMentielletnent dtu variétés 
ppéc^enfes piir des caractères remarquniiles. 

Elle se présente ordinairement sous uue forme pris- c^rMirrM. 
Dialiqne ; mai» elle n'a pas la division rboniboidnli; de 
la Chaux carbonalée spalhique. La casaure perpendi- 
culaire à t'axe, est vilreuie-,'celle que l'on fuit dans le 
sens de l'axe, est lamelleuse ,ct le» joinls qu'on dûcourre 
•ont parallèles à l'axe dva prisrnrs ; les pans de ces 
prismes ^ont ordin.iirenient cannt-JèH. Celte pierre a la 
rcfraclion double , coume la Cliaux carbonatée Apa- 

ique ; elle tsl plu» dure que cvUp pfcinièi'e variété, 

raye le verre blanc plus fdrilcnifnt qu'elle. Sa pom- 

[ère est quelquefois phosphorescente sur les charbons 

■rdens *. Sa pesanteur ijwcifiqne est de a.gia. {Bopittian.) 

La différence <in'il y a entre la dfviftifjii mécanique de 
Arra{;oniie el relie de la Chaux ciirbtjnali^e spalhique, 
fercrtt nnturelleoient soupvonner que ces pierres n'ont 
pas exactement la m^ine composîlioit ; cL-|>RiidRnt tes 
recherches tes plu» exarlr» de MM. KIsprolli , Vnu- 
qnetin , Thcnard » ChEnevîx,&c. n'ont ]hi futre dé- 

' ATrneoBfie. Hamy. ~- ^"«fijoii . I'Arracokite. /fnerit.— 
Cbaas «arboiwKe «cMiiilqn». KAK.tT. 

* I« n'ai recosna ceU« proptltU que «Janc U variole pnonhUtiua 
en BOviioBB de Onz. La Inniier* pbospboilqae qti'«[]« dtMiaC ot 
Jsar.Btie. 



1i 




933 



SELS TERHBUX. 



|AM> 



ïiw«n«Mi. 



Lieux. 



couvrir aucune diHcrence entre cet deux pîtîrPM, 
^aiu la. natui-o de It^ui-u principes , ni ilaim Uurs pru- 
porliond , fitr, — C'«l ptJHl-êu-B le stnl oa» d^inii l«(|U«l 
un c}ian;;eincnl dans la fonnn primiiive, ne ré»ulle 
pas d'Un (:Ii«n;icmeii( d«n« U corn p/iij lion '. 

OltB vat-iélé singulière de Chaux carbonatée pr 
senle elle-inéme des sou»-viiri«téx de formen aûMK itot 
brcnaes. 

fia foi'mu la plus ordinaire mt celle d'un |iri>ino i 
pans, non régulitir, uinif setdpment syniétn'qtVe' 
biiâea de ce prisme aoul lu^rquôe^ d'Hn-ve» ()lu eot 
vergL-nt vers le cciilru. ]l^.a «ucu des crii<uux d'Acr 
^onîte cm pyrfinide cuuéirui'uie ti'ès-a loupée. Le* cr»Ul 
priini'iticjiies sont divûiltles en prt»inc9 rlioiuhQÏcUDI 
dont lua.angle» orù i iâeLti4 dc8>^<' I-'M crùlauz cvnéi 
formes *dojiueu(^i^'altiiaL-ut dk& prUiues itiutuboïdaui 
mail* leur diviiiuri iai-cani<liit> «»l Irè^-difuciU:, «l U 
an^I«sd(! oes prismes oiU. 13$ £t^tt'. (Boi/air«fr.) 

Li'Arrii^unilc su présente auatîî en masse tuafz cOi 
]]acte , luaiji compoaée de GbrL's queliiutTuiB pu;a]K'Jt 
ou plus urJiuHtrvtnenI c{iv«r^«ule». EIIm ^ nuiiveiil U 
limpidilé du verr^ Scu enideurs varieut du blanc Uîlcu^^ 
au jutuie pile et «u vei-L de. mer. ij[H 

ht». |;an^ne de l'Ari-Mj^onile est assez variable. Oa 
rcmtrrjut-ra (-e|M:ndiiiil que ctJJ« pierre culctiirr tiA «ot 
Tcnt pUicée surdL-sBaugiieâMfiiUo-rurriigiuiiusrs, tju.'rl 
cvt cjuttqucfoîs accoui|M^née. de quarix sinoptt crû 
ta[li»é , de cliaux sull^léc, elj uiêiuc de <{tiol(|Utja jtut 
slances nii'lnliiqiies. 

On a trouvé l'Ai-rajioitila prismatique :—£n£9pBpt 
dans la prpvïncc d'Arragpn ; elle est dijMéiuinco 



' Une seule i'tccp(l(Mi à une T*gl« timi ^ininiiv , ne prat iB&riu-. ^ 
celte tcgl*. Qufllla vit celle qne t'oa mcMioll à U pUn , et qnl 
D'ûirlUcilIpaidnuilunialivt bienpIiMDombrcuiM î D'jUloUf*nct»eBt< 
oa {Ml eiiMire •■piicr qu'as ti«av*ra \m caïue d'atK eaxcptiita ti l«- 
tnarqiubla cl al nrc ! 

> Carbonatcdcchaïucdnr. iSdi'a.voji. 



rMAU\ CARlîOiVATFE. 



^1' 



mt »rgilc ferruKiaeuw el aci-oiupa^née do chaux »u\~ 

h\ét ; ~- fit France- ; à IJanlan ol CHU|)(^niie , dan» Irs 

Ba»M-|V^réni<M. ( GiLLET-L^inirn/T. } — On connaît 

l'Arragoiiite cuni'iforme el l'Arragonile {tbreuw, qui 

aneordtnait'ciritfnl riise>iil>lc : h Vcrlai^mn , k 4 kilbtii. 

du Pool «lu thâican , <lt*i»«rlw(«"ni de l'Allier, «Ile cat 

tn masse UbreDae, rayoïinèe, temiiaée poi'desorMMUKp 

etBiliiêe dans les lît^iirus d'une roclte qui jmruit un ba- 

ailc coni<>acle. — U<ins )» t-i^iUe de I^^jianii; , pava do 

SïIl8hour^;on lo rcucontrt^danamicroelip ai-jiiliTiiiie; ou 

diru une roclie de quarln mélnlUfiiri-' ; dlu i%l uccom|>a- 

j!nredecl)aux(luatrâ,delwryle»tiiral^,et,cequiefrlaasria 

remarquable, de Cliailx carbonalMispalbiqiip. (Dr. Bvett.) 

— Uaua la mino du tvc de l^avdel , dc-pniicmunt du 

ïarn; celle Airaj^ouile es! soyeuse, blMiii-bè ou- ver- 

àAtre. (Coitutjsiu) — CellA'qui eil en cristaux limpidia 

t-l cunéifoi-meH, a clé irouTee |iar M.Berliiolelii Ca«(^aslf!^ . 

départcDietit de l'Aude^ elle a pourgangutfdti Ter oxid^, 

brun , arf;ileux , mê\i- du CIihuï carbonate!- |W;fl^'—* 

L'Arragonitc verte vient de Marienberg en Swe , et da 

Sitii-zing dans le Tyrul. 

Oti doit avoir remarqué «ti «Ciidiant l'JiititQire dea 
variclès <^e la Chaux carboual^ piii-c, t^ue celle aulMf 
lance minérale litrntunu placu iuifxiriKuiu dunaiauim- 
position delacroùlf&upcrlicidlt! du ^Iaibi;;()u'vtleiieprû- 
acnteaoua touU-s loa foniif!! ; qnVllo Me trouve ddiix loua 
luttcm-in«,daQsle Icrrein ipriittilif nu {iu cmiaJIiMilion, 
comme dans celui de li'aii»port. Ou verra qu'elle »e 
trouvai anfei ilaiM if» If ireiita v(ilcaiji<]Ut;a- 

Qnelqiiea naUirnli.stes f'i-a|ipi>s dô la gi-ond(! quanlilÈ 
dt: corps marina foixile» qiit^ la plupart du tes variêlê» 
rfiiTermcnl, el du l'aiiulufiic Ue cuuipu«iUou <jui ?xiate 
enire Ica coqiiiilca , Icm mndrt-puiijs tri kv »rl plâtreux , 
ont peaaé que la chaux duvoit aA fornialiôn aux ani- 
maux. On détâloppera ailluitra \va raitoiis qui duivont 
Uqus faire receler cell« li;polii^»e. 



Vnget 



quelques-unes des TariéJés de (a Chaux cnrhonnlée ; il 
re»te à fuii-e coniioître les usages auxquels cette [Merre est 
employée indinlinclemeiit. 

On relire lu chaux vive, si communément emplnvée 
dans]e)(art«,dcplusioi]»Tariéiésde Cliaux carbonalée, 
qui preiiuen( Jilor» le nom de pi*rr« à chaux. 

Toutes le« variiités ne sont ]>oin( ^g«lenfieril bonnes 
pour cet objet, l^a nieilleui'c pierre à chaux , aeroit le 
marbre blanc ', c'est , <lit-oa , celle que les anciciis em- 
ployoienl souvent : mais on a rari^mcnl celte pierreâ sa 
disposition. Celle qui est préférable aprôa le marbre, et fiuï 
l'égale presque en qualilé, c'est la Chaux carbonalée 
compacte grise. La pieri'e à chaux la plus estimée de* 
environs de Paria, vient de Sentis et de Ohampigoy, H 
appartient à celle vancté. — Ou obLtunlauasi du la chaux 
en calcùiJinl dc>a coquilles fomiU-s rt même des coquilles 
marines. — Enfin la pierre à chaux qui conlieni de 
l'oxide de manganèse, brunît à l'air; elle donne una . 
espèce de vhaux que l'on nomme maigre, et qui a de* 
quaiilcs particulières. 

L'objet qu'on se propose en calcinant la Chaux car- | 
bonalée , est de ta priver de l'acide carbouique eL de I 
IVau qui lui sont uni». Il £iul ptiur y parvenir la chaufier 
au rouvre pendnnt plusieurs heures ; elle devient alors 
plus légère et plus sonore ; elle absorbe l'eau ai^ec siflle- 
menl et avec dégagement de calorique, e( elle se réduit 
en une poiiiisière blanche et Bne, qu'on appelle cfiaax 
éteinte. Dans re dernier état, elle est encore privée de 
^Dn acide carbonique, qu'elle repi'end peu à pen daoi 
l'almosplièrti. 

On cuii ta Cliaux nv^c an bois, de la houille on de la 
Inurbe , dans desTorirs dont Ira roriiiijt varient beaucoup , 
selon le genre de combustible et selon les ]>avs. — Ce sont 
ordinairement des câneaou des rllipsoïde» réservés dans 
un maftsircylitidi-iquA de maijonncric (pt.S,fig. i , i). 
Quand on veut cuire la Cbftux avec le bois, on |^c« 



h 



CHAUX CARRONATÉE. flaS 

«ite pierre , rétliiJï© en morceaux ile diver*** grosteun^" ' 

duula cavité <le I'ell)[MOÏ<lc (/îg. i )> On diapose ces niof- 

DCaux du luunièrc (ju'ilyaii du juurenir'eux, qu'il» ne 

puiittnl puj «'uilHiMer, et que les jiIuh gron Kiieiil au 

ffutre , pnrre que c'eal le lieu où In cbaleiir e»t la plus 

considérable. On reiii|j|it ainsi lu four jusqu'en liuut. — 

OnjelleUaiislv fover, qui e»t(lansl-i fi«rlieinlerieure, le 

^UoD le combiulibic végétal que l'on emploie; ce sont, 

tanlAt dcft fagotA , laal6t dea boilea de bruyère. On atig* 

acrite le feu peu k peu eu l'eiitieteuant conlinuulle- 

ment,AU j>oînl d'aiacnrr la Chaux jusqu'au rougc-blunc. 

Cette cuiaaoQ t]urc douze à quinte hcurei. On laisAS 

rerroidir le fourntïau pour retirer la Cliaux. 

Lui-squ'on cuit U Cbnnx avec de la 'houille , on se 
aerl d'un four conique (Jig. a, A,B,C), Ce qui éloît 
lu foyer dans lu précédent, devient le cendrier dan« 
celui-ci. he chaufoDruier place sur la grille mobile du 
foumcAU quetqui^s fagoLa , qu'il recauvi-e de houille ;> 
il met ensuite un lit de pierre k cliaiix , puîv un lit de 
bouille, el aiun de tuile. Lorsqu'il a tuii dix :i douve- 
lits dit celte manière, il alluoie le four, et continu» 
cependant de le remplir de couchcj succeuive» do 
lioutUe el de pierre à rhanx junqu'en naul. Quand on 
juge que les couches inrérieures de chaux sont cuites, on. 
retire les barreaux niobilea de la grille, et on enlève la 
Chaux, en la faisant tomber (\ub& le cendrier, Dèj qua 
les morceaux qui ne sont |»a encore bien cuits com- 
mencent à loiubcT, on replace le» barre» de In grille, 
en les enfonçant à coup de inasse; nn recharge le four- 
neau de nouvelles coucbes de houille et de pierre à 
baux , et on conltuue le feu. — Si on veut arrêter lout-*^ 
l-fitil le feu ,on y parvient aitémcnl, en fermaut loutc«> 
lea issues inférieures, et en couvrant la maaae de Chautf 
avec du pousnier de charbon et des ptet railles. 

Cette dirscripliuit'ibrégve suILl {luiir f'nre voir l'avani' 
tage que le second fourneau a sur le premier. 

Lord Slauliope vu a proposé et fait exécuter un iroi- 



33C SELS TEnnEUX. 

«ième- C'cat un fourneau carré el (ernift , assoz icnililitlilB 
k oehii de« faïenciers. Le combnslihle qu'il etuploie «t 
uo mélange de Iiouilie eu peliu morceaux et Je cendre 
«le houille. On foraiv Avçc ce mélange un lalus k l'uu- 
verlnre du fourneau , H l'ttir qui fLlimenl^ le fen eti 
obligé de le Iraviiricr. Ce four |>^iro)t i^lre celui qOt 
t;ni|ilo>e le moins ^e (.-ombusliblt ^ il ne conwiinie 411» 
16 Dicfres cube» dn houtJli» pour cuire 100 ntèlre? de 
Chaux. — Enfin M. de Runiforl a fait ex^flulpr un 
four à cliaux ;. qui u des avunla^ee é<^on<iniiqiiej égai 
à ceux de< fours dans Lejqiu<ls la piètre k chaux el 
conibuslibliâ Miitniélôi, mAia qui qmI d'un Uaago pi 
commode cl peul-êlre moïnii diapcudieiix r|uti les autresT 
— C'e:*t uu cyDtad re assez liniil qu'on reuiplil de pterr^ii 
à choux. IjC combustible placé sur un foyer Ulénd, q^H 
est élev'é k quelque dislance du fol, brûle k Damine rei^^^ 
verG«e, «l par couiêqueut août ta coudiliun la plus propro 
à la production de U cliali-ur. La Hum me Irarurseloalela 
niaxse de pierre calcaire qui remplît le fournf^ftu. Ia 
ChauK cuile se relire par la partie inférieure du four- 
neau , tandis qu'on le charge d'autant de nouvelle pierre 
calcaire par sa jk;irlt« «uperieure. On n'est donc point 
forcé de taiuer refroidir le foui' pour le vider, et d'en 
réchauâtir cli»i|ue fois la masse lorsqu'on veut y cuire. 
CeUe circousUnce apporte une grande économie doui 
remploi du coinUu-slible. 

L'eaii paroil indispensable à U catcination de la 
Cliaux , des expériences directes le prouTeiil , et l'ob- 
gerv»tiuii dtai procédés de» arts le couûrme. Le» cban- 
fi3urnier.t ont remarqué que la picne à cbaux humide 
ne calciuoit plus uÙH-ment que celle qui a été extratta | 
depuis long-temps y Pt mi^me , lursqu'elle R»t (rnp de.isé- -f 
chée, iU l'arrosent d'eau avant de lu mettre dans le four. 

On .<u4Ît que là pieri« calcaire perd par la calcinaLtni 
non-teulement aon acido carbonique, mais aan eau 
crtalallisalion. Kleindre la Cliaux . c'ent lui rendre cette 
fau.l)OrK|uon éteint la Chatix avec del'eau, ccliquîd» 



CHAUX Ciinao If ATKE. 337 

wlraprjenienlubBorbé ni la Ciimix «»l bien cnîle; i! y a 
dégagowent do calorique ; el dan^ benucoiip i^e circoti- 
■UDoe», il se pruiluil iint; Itiniièrv auuz w.'iisib]e. H fntit 
pour que ce( uflW ait lieu, (jue la Cltaux soit pura, bien 
rive, el éteinlt arec peu «renu. 

La Cinux est lu buitc dua morlicra: cVil M>n princi- 
pal u«a^t!. 

Le nioiticr ni un ntciatige tic CIiaux 6tcitilc el mém* 
délayée dans t'eaii , et de Mbln 011 df ciment qni est de 
l'argile cuilu et brdvéfl. Cen corp.! ndlièrenl bienlàl par 
nne sorte <Ib cnnil^inaîson cliiniique , el ce mélange 
durcit à l'air el in^tne d«n!i IVaii. - — I>c morlîcr Pat d'au- 
tant meilienr, que la Chaux est bonne el bien cuite, le 
wbie ou le cJnient lin et exempt il'uigile, IVau aiouléfip 
dan;» de jiisie* pi-oportions , el le (oui gaclié lonj!->leni{>a 
et forlt-nienl. Enfin une certaine proportion d'oxide de 
fer et d'oiide dv nianganùw; , a U propriété de rendre 1» 
mortier pin» aollde, et auacepliblc de «e rlurrir, quoi- 
qo 'employé j.nus IVau. 

TuHB les bons mortiers «on! ftiils «ur ces principes. I e 
nombre dea espèce» de mortiers qu'on a enipltnéa vsi 
conitidérable ; c«lui de* iiiorli^rs qu'un a projK»séa eist 
enoorn plu« grand. On citera quelques-uns de* plus re- 
nia rq un blés. 

H>kH'"^ a obser%''^ qu'un ciuquièitie iVoxide n»ii' ds 
fer aur la masse tolale d'un mnrlier, lui donnoit uns 
grande uilidilé. — Loriot a Tnil un mortier Irèa-sojid^, 
en HJoulunL de la cbanx vive en pouitrt ù un niorlier 
déjà compoaé d'une partie de brique pilrc , (le deur par- 
tien de sable du mièra et d'une partie de chaux élemli^. 
^Lafuye a fuit un tnorlicr égMleinciit bon, en cin- 
uloyant de la chaux élcinle avec ie moins d'eau po3-^ 
aible. 

La pouzzolane , prodnit volcanique dont on parlr^jj 
à son iiL'u , ajoutée au mortier, lui dontie uiio «oltditi^ 
l-c>uarqiiiibk-. — Li brique lèrru^ÎTicuite pilce , el les 1 
aLtmlua lun-ugiiieux cultaet pil», reuipliwieut le mâmti 



aa$ SELS TERAEVX. 

objet. — Le mortier des anciens, qui est actuelletnetrt 
si dur, doil «a dureté i l'emploi de la iJOiia»olane, 
et RU soin qu'on apporloit dans sa préparalîan ; il 
vloiL |>Aclit; plusieurs jouta do suite par des e*clav«s. — 
La j5oiizzolnne est n,-niijlncée avec suKcès , en Hol- 
lande , par un luf voleaniqae des environs J'Andcr- 
nuch , qu'on cuit et qu'on réduit en poudre. On 
nooimiï celte mulîère terran»» da JloUande , par cor- 
ruption du mot Iraas, qui &a\. son vérilahle nonii La 
meilleure proportion à suivre entre ces subslancci » 
est, d'aprèit M. Suieatoa, coiutracteur du fanal d'£dt- 
slone , deux parliai en volume de cliaux maigre en 
poudre, une de trnM>,el trois de sable bien pnr. — On 
emploie au même u^age, danji les environs de Tooruay, 
la cendre de bouille qui ae ramaue houm les fours k 
chaux ; on la nomme cendrée de Toumay. Le mortier 
fait avec celts dernière matière j a besoin d'élre forle- 
nicnl battu. 

La chaux maigre donne un mortier mMns lenAce 
que les autres, cl qui exige aussi moins de sable; 
mais il a l'avantage de devenir solide dans l'eau , et d'y 
acquérir U pluu grande dureté. On appelle béioa la 
moi'lier qui jouit de celle qualité. On peut donner, 
comme exemples de chaux maigre, celles de Brion , 
près d'Aulun , que M. Guytou a fait connollie; de 
Morex, près Genève; de Xainirailles, département dfi 
Lot et Garonne; de L^na, dau&la provinced'Uplande, 
en Suède, &c. — On u nommé dernièrement piâir*' 
ûimsnt une variété de Cbaus carbonniée compacte d'uo 
gris jfiunàlre , avec de» reinea rougeAlres. Elle ao trouve 
en fragraena roulés sur les bords de la luer , k Buu- 
lof>ne , et contient , d'aprè» M. Drapier, 0,73 de chaux, 
o,l5 de silice, 0,07 de fer, et o,o5 d'alumîne environ. 
Cette pierre à chauic calcinée , réduite en pondre et 
Ijachée , donne sanA addition uu mortier qui acquiert 
en Irèd'ptru de lem[M une grande wlidil^' dans l'eau. 

La Chaux jpUL-e a encore uu usage bien dilli-rent ds 



CHAUX caubonatek. 32g 

Fwluï (]ne nous venons de clélailler. On a remarqué qua 
|iie Ions les pf u|)lif« oiuvyges de» pays cliHuds en ïn- 

rodtiùotcnl en proportion aiMcx conijdcralile, ■Kiiis lea 
finiii)a/)sqtrilaDnirhabitii(lt.'du mâcher. Ainsi elle entre 
Tur •> n quart dans la préparatiun du bélel. Les sauviiges 
' tIcA de l'Amiraulii , dans la mer du Sud , luéleiiL celle 
ïrit: alnfllinn avec lu piper etri/'oa. Les hahUnns do 
(uilt> cl du Popavan , luàclii-nt dv \n chaux vive uvec U» 
quille» de VEriihroxylum ptruvianum. {îtvnaoLVT.) 

~. 2* SOU9-Z.tP. tHAUX CjkHl>ONAT£Jt HAURCPOKITE '. 

Celln 50us-c.s]>ècc est d'un gria brim ; elle eat coiii- Caridir**. 
potée do pièces Hépai-éea sembUhIrs à dca baguultcs réu- 
nie» en faÎKeniix piirsUéles ou div^r^cns. C'est ctitie 
IrucUire reuiiirfjuable qui lut a fait donner le nom do 
ladréporile. Sa cnsaurc ehl IiusanlQ lorsqu'elle e»l per- 
cndiculaire aux bsguellej. 

Le Madrrporile fait ^Ifervesccnce avec l'acide ni- 
trique. Il e«t compoisé de o,63 de Chaux carbnnalée, 
0,10 d'aluiuinc, o,i3 d« tilice, el o^ii dv fer. {Ec, de» 
Mints. ) ' 

Il ■ été (i-ouvé hors place , et en gros morceaux nr- Li*ex. 
Mtdù, dans U vallée de Ruwbich , pays de tialliE- 
ïurg. 

Ne scroil-ce pas , comme le Miipçoniie M. Pdlno , 
doran-agonitc fiiseiculcT? J'ai vu dû la chaux carbunalûc 
fibreuse qui lui rt'sttciublu beaucoup par »a sliuclurc el 

IJ* M cauure Irâiiavcrsate vilrCU<M>. 
5« sot/S-BSP. (MAUX CABnONATÉE LENTE ^. 
I«B caractère le plus apparent de celle MUs-espèce^ CatK,ijr<i.'] 
* MadrépoHie. ti^iT.~ Madicptrutia ,MtL<iti^\M. Bitocu. 

ClUDa carboaatà* s^ Chaibon - o,5< 

Mifinêiie caiboaatés o,Eo Silice Afi' 

er eubdbaiè i,»^ TftT*i 99,;. 

'' Mtfrnor tardum. LttlS. — Chaoz mctiQQMtt* HtainlfitfCic «• 
kax ea/b»uti< ma^tiif'rc. HjHt- 

Q 



i^ù 



SELS TERRErX. 



est de faire une très-Ienle eflervtwcence avec i'»ci« 
tiilrique : i:«peudant celle effervescence a lieu, el fini 
ivijdîLre lu Cliaiix carbonalée. Cette pùrre e^t plua 
dure que la Chaux curhonalée ajwlhifiuc. Quelque»^^ 
unes de aeii variétés sont luôiue susceptible» d'élincetq^l 
«ous \t3 cïiûc du brirjuet , et tî'être p^iaiphofCticenteB p»"i^^ 
frottement dans l'obscunlé. 

On peut divi.ier celte sous-espèce en trois varîét 
auxquelles on cuiuterveru le^ noms Irinaiix qti'elJes ai 
]>Qrrrs. Ces Iruis varti^lt*» pHroÎMiint èUe cotnpoaàt 
ainsi qu'il suit , d'après M. Klaprolh : 





Ptïril* 


MUait*. 


^a1•«i■ 




*iTp*t. 




du Su-0*Ub«ftl, 


Uuoji carbonotÉc. 


i» 


SI 


ht 


Kdgatïtv ctubuodiâffi 


m 


♦*>50 


4B,So 


Ver et MiingiuiÈta , 


t 


8 


0,7 s 



?ïii*l*». I.Ck. CKitB. r.EsTEFicRCTs '. Elle se pi-éMnt« orJï- 
iinirement cnslalli^éi; : an forme prîmilivu , wm formea 
M^tioudaires, et par coi)aé({uent su texture, sont c(.-lles 
1j Cliaux c'urbonulée KpulliHjuc; mais elle a uno durs 
el une apparence nacrée que celle dernière d'à pas : 
couleurs varient tin blaiic-jauuâtre nu briiD-îauuàlre. 

JLa Picrite se It-ouvo dans les roclics talqucuses , If 
qt» la clilorite, la serpentine, la stéiititL- : «llif y 
accompa|;iién de tjilc , d'a»l>tf»ile , de ^l'aïuiualîle , &c. 

On en Irooviî dans les montagnts du Tyrol , dans 
relies de ïiul(zbuui'(; , à iiritnz en Suiasi; , dans la roon- 
tM^iiedtt Tabergduris le VWruieluiid en Suède , flLc.»i 
It^abord^ du Locb-Lomotid eu Ecosse. (,J^MxaoH , m'ia.\ 

s. Cr. camh, LRMTxMtEMiTK ". Cette vaHété S une coi 
U'ur verd&tre pale, a^sez f^aie : elle est plu» souvent e| 
grandes musses, qu& ciùtailiscerégulièremeatrsa textui 
Cât rayon née. 



' Biiuriiscîk , lie »[ja(fi magnisiE.-i. Bkoch, ^ MvaiCiLCiTl 

JfrjtJT. — PiCRITES. BtfMEJtauCU. 

* Si>atb magB^ltii. Thouhos. 




Irguri^e ù Mieuu en Tu«caaf 
d'une m&àsa d' Albâtre. 

5. Cm. CAR», t BUTE DoLOMiE '. La DolomiediS&redes 
Variétés précédentej, encequ'tfJW nepréwcnle en ina»s€t* 
compnctRA û slrucliire grenue : cl\c tut laaiôl solide, 
tanldl friable, et ressemble beaucoup, par ces curac- 
tèrea , k la Chaux carboaatée saccaroïdu. Mois elle fait 
une liM-IeiiIe effervescence dans l'acide iiilriqii6, el 
quiîltiue» écliaiilrllonit sont phosphoreacens par percu»- 
tioii dana ^ob^curilé. l^a Dolumie est lanl6t grinti, et 
taiilôt d'un blanc éclalanl. 

On ne trouve celle viinclé que dans les lerrcins pri- 
mitifs: elley forme des tnaskeb, d«k bauca ou des (iiun» 
cDilAidérable», (]ui reurcroieut queli^uvfois du ici, du 
■iiicel de rai-itêniu sulfurés, du cuivre gris, de lagram- 
raatite , du luica, kc. Ccllu diii-niùre sulislanco duunc 
onlinati-eiuenl À la Doloniie Ij texlcirti f^uilklée. 

Presque toutes 1l-« chaiiief> de niontatjnoA primitive* 
oft'i-Hitl c«tlt) vuiiélé-'ullc ^'observe principalement au 
mool Saîul-ColliarJ ; iiii Siinplon , diuii la vutlée de 
Kanler. Cello <te en dernier lieu a la tenture fissile, «t 
renferme des gruim de fer oxydutc, luiiana comme du 
mica , et de la groMcur d'un pois, ce qui fait paroîlrit 
celtQ roclic comme mouchetée. ( Cu^uFt^vx, ) M. Palrîn 
a remarqué en Sibèiîc une c^iuche de Dotomie dans 
Iaf|uelle on a perct^* nno galerie qui mùnc à une mine da 
plomb. Ou trouve cette ptercc en fdon puissant, dans 
un granit de la moulague du Sanctuaire- , près VjraUo , 
vallée de Sesta. i N^fitXK. ) 

Elle est auaj asac;t commune en Angleterre, an 9, O. 

* Chant curbuMlie alumintféie, Hdur. ~ iiouQiAiZ. — Xw- 
nigtr kalkjtiuia , U plctre GaUaira gienue. Bkoçm. 

Oa avolt rv)uu<lË ceilc fli'Kc comme nui; vuiubtriuiMia ila Chaos 
caiboaaté« rt o 'ni uni in v. M- Sinuhinii-TcnjiaiJi h I'uii vuLr \r (>i«iiii«r 
^ Jvutt, Jt Piyi. ,t<iin., ùi , î>dg. i&sj qui! lii teiic ciaibiiKC k \* 
ch'ox dooi la Oulirini': , iituil (le lii majttciitt. M. K,la;>niUi. iluiit Je 
tt-ahtmti celle olMtfvalluu. 

a 



a;>2 SKLS TERREUX, 

de Workoop , dans le NottiDghanuhire , ainsi qae dan» 
le Yorkâhire. Les murs et la cathédrale d'York sont bit» 
avec celle pierre. (SniTasoir'TBsir^sT.) 

La chaux qui résulte de la calcinatioa de celle pierrt 
a une aciioa nuisible sur la végétalion : les terres sur 
leaquelleson la répand sont frappées de stérilité pendant 
plusieurs années. — On a fait cette observation près de 
Doncasier et près de Derby en Angleterre. ( Suirasos- 

4* soi7a~Esp. CHAUX carbonaték nacrés. H^ur. 

Canetti**. Cettb sous-espèce a la texture feuiflelée comme un 
schiste ; ses feuillets ne sont ni très-élendus ni très-paral- 
lèles. Ses couleurs varient du blajic de perle au jaunâtre, 
au verdâtre et au rougêâtre ; mais elles conservent tou- 
jours un aspect nacré. Celte pierre a d'ailleurs tous les 
caraclères chimiques et physiques de la Chaux carbo- 
natée : elle se dissout en entier dans l'acide nitrique, et 
sa forme primitive est exactement semblable à celle de ce 
sel pierreux. (HL^ur.) Nous la séparerons en deux variétés. 

TnîAii. >■ Chaux cA&^OHATiE iiacr£e Argihtixb *. Eîllë est 

aigre, facile à casser ; ses feuillets très- minces sont 
courbes et ondulés. 

On la trouve dans les montagnes primitives : elle est la 
base d'une roche mêlée de chlorite , de plomb sulfuré et 
de zinc sulfuré. Les lieux où on la cite particubèrement 
sont : les Vosges prèsSaînte-Marie-aux-Mines ; Berms- 
griin près de Schwartzenberg , en Saxe ; Kongsberg 
en Norwège ; la mine d'Iglesias en Sardaîgne, Sec. 

s. CBAUX CAmBONATis NACRÉE TALQtTBUSB ". £lle est 

ordinairement d'un blanc de nacre Irèg-éclalant : elle a 
une consistance friable , une stmcture écailleuse ou 
soyeuse ; elle est douce au toucher, et se présente sous 

* SchUffer spath , le spalh acfalslenx. Bnoca. ^ Argentine. 

KlAITAN. 

K Sekaumirde, l'écume de terre. Brocu. 



Cil AUX r. .4 RRON ATÉE. a55 

nroiino (le batidclctteti courtes, appliquées lur uaegau- 
guo ordinairement calcaire. 

On l'a Irouvôe à Géra en Misuie , et snr-loat k Eislo- 
hta en Tlitirtiif;», dans des monlignes de Chaux carbo- 
nalée strniiforme, nommée dana ce pay» raucluvackt '. 

5* aova-MSP. obaux carbonates Calp. Kiiiwah. 

Cette pierre ne se trouve qu'eu masses compactej 
d'an gris bieujii-e d'ardotse : elle est eulremélée de 
qtieltioeavHne» de Cluux<:«rI>unAlée lamellaire ; sa cas- 
sure est piqne , quelfjucrois un peu «onchoïde ; elle sa 
àWif*: a5»ez facilement en large» parallêlipipcties ; elle se 
raye en Mtnc : elle a l'odeur argileuse par rin»ii(ïl«lion 
de l'haleino: sa pesanteur spécîBquc est de 3,68. 

C'est, d'uprij» M. Knox, un mélange de o,68 de 
Chaux cnrhonatée, 0,07 d'srgtle, 0,18 de silice, 0,0a t?« 
fer^ el environ o,o3 de bitume : elle jaunit , et se délite 
en feuillets minces par la calcînaliun ; toaJs elle ue 
1onne pas de chaux vive. 

Celle souv-e-spéce pAwe nu marbre , k la Chaux car- 
lalée compacte, el à la marne endurcie, par des 
uauces inHensibles. M. Kirvan donne pour exemple 
de Calp ta pierre noire n bâtir des carrièreit de Dublin . 
qui se trouvent à l'oueat de celle ville, dana le voisi- 
nage do Lucan. 

Je crois pouvoir y rapporter des pierre» calcairt» 
anez i-eroarquabics, quoique assez communes, et qa'oii 
■trouve roulées, ou en fragmens épars. Ces fragmenv 



CtnctItM; 




* On donne aiiui ce tiom 4 d« la Chnnx carbonatie ompacM 
crtbiie de giandri cavités iitt^iiliûiu qui «ant troipllc* *lc terre. 

Ton Dr, 

* Js B« lait si l'iu ne doit pas placer Id , et cominr vailité , la 
Cmadx cAnBONATi:£TKtTACp,ï: (Khaaltuin. Ift.KNEHiltttfttt 
bUncbàlie , janaùtic , vrrdiiue on ruug«àtrt 1 ollr * nn tcltt iiiin6> 
Sa cactnre «it laipatr.iUc'iipnt lonnflInuM , et pi*i9iile drt |)lece* 

teilacéet I tel -miner». — Un Va liocvér en lUiiHe, nciiampXKlual dM 
tnlnciaii (la eiii«n, dan* le banDitt de Temciwat. Bkocb. -«■, , 



3^ 



SELS TERnrux 



«ont ordinaii-emeitt comme enveloppés d'une écorc« 
asïex épaiiise . (]t)i f.sl d'un jaimf^ pùle iftle. Lrr milieu seul 
i«t rc»l6 bleuâtre '. J'ai trouvé ce* piètres culcaires dana 
pluAÎeiin endroits, nolnramiînt en France, aur la roule 
d'Auxerre h Dijon , prè» de CfaobLio; «ir celle d-s Bou- 
logne 4 Calnis ' ; en Angleterre , entre lilcnlieim el 
Soulhani. 

QUARTKtPiîRE. H A U Y. 

Ca»oUr«r. Cette pierre a l'apparence d'un f^rè*, et JI faut 
l'essayer avec l'acide nitrique pour la rapporter h l'es- 
pèce de )a Chaux carhonatée : die a donc l'aspect et 
la CBJinire greaiio ; ellu laisne voir cependant quelques 
rHile|j»patiiique8,et môme deslameadonl lesdireclion» 
minent au rliomlioïde. CtAif. piopriélé est un motif 
fiultkMint pour rapporter à l'enpcce h InquRlIe nori8 alla- 
cbuiis celle sou^-espi^ce . Iouh les écli.1 ni filons qui fa pré- 
senletil. Un voit que la sflice en sable qui a élu enve- 
loppée par I« chaux carbonatée, nea'y e«l point unie, 
n'a point rlianj;é I» structure de relie pierre, et ne 
reuipi>cbc piis de cristnllisc^r suivant ses loix. 

Celle espèce fait toujours enérvescence a^Tc t'acid» 
nitrique , qucUequc soit ^a forme ou sm, cassure;elle e.'<t 

' Ce plifB'invcoc dont na ne peut iluiiacc ffucune bonne «iplica* 
tion , t'observe A'une nin.nl«t« cDcore pin* fcntiblc inui le* imim d* 
|)Ate de porcdoitte dctînno aolic par piiiufaciion. Cn tmmti font 
«Rvvropp^ei d'une écni'M fpilsic ttèt^blanube, qnl lo pradnit p«r l« 
ooutact de l'!>'r loiiic* l«* («It <]u« l'on in«l à dévouven la partio 
noir». J'dl vn aciui d» {nf^meni tk whisi* brun , praïqn* Jtoir, en- 
touiAi d'une bi'nturc t>UiK:be, qUl accompagnult toute* !•■ Kvait» 
dABf l'iQiciii'Hr de lo pioifc, cl y prodoifi^ll des etpccea d« iiori&ca* 
linot blancbM. 

* La pUrrctiomtnie pli'ittccimenl, que Ton trouve rovKe prte de 
Boulogne, l'i dont ii'>ui avom p.iilè p'tfiv **t, paroit appartenir w 
crtic K>iit>c*pèco . ri<i du moliu «uk vnii^ita quo j'y rtipporle. £JI« 
dtffstc da Calp de Kitwea , en ce qu'elle cit compacte, g<aéral«n«at 
ruiigeâlrttCt qu'elle âoiue de la ïtottat chaux par iâ calduâtM». m 



rUAtrx OAKBONATÉE. 35^ 

qu«1(juerots nsspz solide pour élinceler sotia le choc du 
briquet. Sa pesanteur ep^'ciljque esl de !J,6. 

La Chaux tarbonatée quartxifêre se trouve on cm- 
tnlliaée en iliomboïde inverse ( Hjiir) , ou en concré- 
tions luamdonnt-es , ou en masHca amorphes ù cassure 

icliatoyanle. LonKju'etIo se préevule sous les deux pre- ci»ttn«BT. 
mières formes, on la trouve au milieu âe cerlaitu bancs 
de grè^idan.^ des cavilùs remplies de snble : ce sable 
renferme souvent un grand notiiFirc dt? p>elil8 rlioni- 
boidea isolés et Tort nets. Parmi les cHsIaux atUcliéa à 
la voûte de ceê caWics, on en trouve qnelqucfoia dont 
nne tnoilié est de Chaux cnrlmnalrn pure, lundi*) que 

ifaulre moitié enl de Chaux rarbonalée c^uarlziPère. 

C'est dans lea carrières de j^rèn de la forM de Fontai- Licsnl 

'nebleati, au licti nommé Bella-G-oix, et dam ccllea 
<l(^s environs de Nemours, qu'on a découvert celle jolie 
souB-enjtècc dw Chaux carbonate. On ne l'a encore 
trouvée que dans ces deux er^droil» , et l'espace des car- 
rières (jui en renferment est hii-même fort clruonwril. 
On peut obstTvi'r i Bdlc-Croîx , <]ue le» li.incii âf grè.i 
sont recouverts d^utu couche do Chaux carbonalée gro»* 
sière^ peu épaisse et comme brisée. 

Nous rangerons les masses amorphes de grès cal- 
caire dan» reji]>éce du grés , et nous ne plaçons ici que 
le grca qui est cristallisé, ou dont la structure est lamel- 
leuse. 

■J* SOVX'SSP, CUaCX CAR1l01«ATiE BITUMINEUSE '. 

Cette pierre- est noire ou brnnej et celle couleur c«»cir>«b 
peut être i-ej;ardée ici comme un caracttire esseuliel : 
elle répand , par le froUemcint ou par la cbalour, «ne 
odeur bilumincutc «ouvcut peu agréable ; elle pi^n) , 
par l'action <-<>niinuéc du iuu , cl ea couleur et hpii 
odeur; L-He a d'ailleurs les autres caractère» de la Chuu!C 
c&rhonuléti. 

' lu! donne 




01 ••'«■lit 

•I lt*Ul. 



»56 SELS TEKKEUX. 

Ijen même temps non odeur. Elle a lantM une airnctui 
compacte et est susceptible de poli cotnum lea niarbres^j 
Untôl elle a une structure lanteltetue. 

Ceat une pierre de formaiion très-secondaire , qn'oi 
trouve anscK rréquemnienl en mnssf?» , nu qD^lqn^Poîl 
seulement en ama» dan» ]e$ terrein» du lioutUe. 

La plupart de» niaibies noirs, tels ijtio ceux de Na-i 
mur et de Dinan , et mi^me plusieiii'A luarbl'ea bruni 
eoquilliers, appailieiineiil à cette 4r)ns-es])èce. 

Celte pierre contient queltjuefyla aiwtz de biLum»^ 
|)Onr éli« employer cooinie combustible, âinni qu'on ïûi 
pratique dans le comté de Galwayen Irlande. (JTiairOJ 
fierguiun dit qu'cIJe se trouve en graudes masses dans 1*1 
Wfâtrogolhie , eL qu'on en Tait de la chaux avec «van-l 
1a^ , parce que le combusiiblc nccessairo e«t fournil 
en partie par le bilumii qu'elle renferme. — Ou eni 
trou Vf- en Dulmatie uno variété tellt-mcnt biluminciuo ,.] 
qu'elle se laîmc couper comme du navon : on construit] 
cependant des inaiennti avec relte pierre : mats lorsqun] 
la maçonnerie eut faite, on y met le feu : le bitame brûle »] 
et la pierre MancUit : on po*e alors la cbarpenle et U| 
coiiverlore. ( 7"owj)/. J 

6' gCffS-SSP. CHAUX CARBONATÉB PjlTIDC./fjUr, '. 

vuigairtnunt Pierre de porc. 

C4rt«UrM, Cette «ous-eapèce répand par le frollcinenl uncrj 
odeur fétide de gRK liydrogèuesidftpré, analogue à celle ; 
desœufit pourriis. Sa IcKluie eat compacte, ^irenne oa< 
laniellaiie : au couleur est variable, mais ordinaircmenl 
grise. 

Son odeur est difiërenle do celle de la aous-espèce pré- 
cédente : on l'alti-iboe à la préaence du gas hydrogène 
sulfuré. 

I>e gissement de ret(«; pierre est lu même qne celui 
de la Chaux carbonalée compacte. On la trouve eu 



/■ 



Ci»nM«at. 



' StinkiutHt laptcnipuantv. itaotii. 



CHAUX CAUBON AT^R. 



957 



ma.MPs eonM<I«n)bl», formant des montagne» enticm. 
— l<es nionlagnc» d'où i>orlenl les eaux chaudcA de 
Bagnêres , sont en grande partie oompaséca de celle 

eapèce de pierre calcaire qui donne par k calcinalion 

nue fliauic d'une Irèft-bonne qnalilé. 

On a trouva dans lu pnrirona du Vésuve une aouti- 

rariélé de ceUu pierre , comjKtsée de lames aUeroali- 

vemenl blanche* et jaunes). ( Giomxi. ) 

g* aot/S-ESP,- CHACX CARBONATÙE BRL'MSSAÏtTE. ' ' 

Cbtte aou«>«3pèce a ta texinre Umelleone et l'aspect CuwièrM. 
souvent d'un bt/inc argentin ou perlé: rm cararlârMips 
plus remarquable» «ont de jaunir ou même de lirunii* 
par l'action de l'acide nitrique, par celle dn feii , ou 
ludmtiquclijucfois par le aoul contact de l'air ; elle ne 
fuît ordinHiremenl cju'uiie lrèa*Ienle «neryesceBce avec 
l'acide niu-îquc. 

Ulc e«l cooi posée de Chaux carbonatée , dans laquelle 
fer aeul, mais pins ordinairement le fer et le man- 
lèae k l'état d'oxide , «ont dÎMOua comme principes 
cceMOÎi'e&, et dans des proportions q[ii varient extré- 
leuieal. Il paroit certain cependant que cette sous- 
ipèce doit sa forme primitive à la Chaux carbonatée 
|nî €sl la véritable P8)^>èce â considérer ici: néanmoins 
présence du fer cL du manganèse semble influer un 
3U sur l'iiabilude de ties ciiHtAux.qui itpprtrlienneut 
rdinAÎrement k In variéiê invente de la Chaux car- 
inatirc. Le» faces île ces rhomboïdes on des autrifl 
les sont souvent convexe» j et ces cristaux vmbri- 
et comme à recouvrement les uns sur les autres 



OKI 

i 



• Chanx. caihotiaice ttrrileft. J/juT. ^ Brannip«ih , le tpnlh 
maitMRt. B*o:n. ~ £»atii reaLÈ. RoÀit-DE-Listl. — Si- 

OKaO'CALClTE. KlKW. 

Comme la propoMlun du inr>n^iinè«c rempurle qndqnrfoU nu 
ille du f«r , celle du fer tm cille <it tti CItaua CAtbontitie , fifc. nout 
u picf(-r^ IVpttUctc de bfuaistantt , pri>.« dCii miRi'f.iloRidc) 
Itemandt, s an nom rt<il icfoit beanci^up trop lunK, tl oa voulait 
^'11 todlquàt tKuttmtii U coiittioiltWa Ae <i« mlaerdl. 



donnenl à ta maase un aapect «cailloux awez remar- 
quable. 

YmMi». Set. cnulciirs principales sont, le gris ^ le jauniire, 
le itwç foncû et le blanc nacré. Celle dernière couleur 

établit la variélé que nous nommeronR Chaux cAxnoMicTiB 
rfiKLiu. Lit Chaux carbonnlée brun i<tsante, telle que nous 
la considérons ici, renTerme au plus lo p. ^ de ffsrcl 
de manganèse ; k mesure que la pro|>orlion du fer dé- 
viant plos considérable (et elle va quelquefois jusqu'à 
60 pour cent), cette pierre prend nntiireltement une 
couleur jaunâtre, et perd en partie son îipparenco na- 
ci-iée. On peut alors faire abnlraction de la cbaux qui 
enveloppe le fer, et considérer ce minërol comme an 
minerai de fer. Nous en Iraileronasous ce point de tu* 
k l'ai-ticte do Fer, en lui conservant le nom de Fer 
apathique '. 
GiiMmffit. La Chaux carbonalée brunissante se trouw ordinai- 
reiu»nl en filon , tantôt eu masse , tantôt en petits cri»- 
taux perlés , embrîqués et groupée en stalactite sur 
d'autres cristaux : die est accompagnée des aub.stauce« 
qui 8e trouvent hatiiluellcraetil dans les liloni niélal- 
liquen ; c'e»l-â-dire, de quartz , <Xc Cliuux carbonalce , 
de chnitx fiualée, &c. de plomb , de zinc , de fer, d'ar- 
gent, de ciiitre sulfurés, h.c. 
LUui. On la trouve presque par-loul; à Baygorry , dan» 
les Pyrénées; à Saiule-Marie-aux-Mînca ; en Saxe; 

* Nous <le<roiu fuite observer, avec M. Kuûy, que \ei |iici> 
poMlont do Tït «t de men^no^ie Turlent dans celte i>lcrre dcpaU 4 
p. " Jniqn'A 60 et au-delii , hndU <|i» l«( propottinnt <le chaoi et 
d'iicide carboniqtae , et U forme (itiinillve de la Chau carboDatéc , 
mient toulQuii In mcmci. La CtmoK carbonalce duit ctr« re- 
jfftiàtf: id cnirnie ajnni dncnc li tonne , mit qu'elle ait euviloppi 
du fer en criiUiIlUsnt , yuit qac du fer cailiouatè ait dilruU, el 
Kmiilacé prn n pc» Ici crltlaox de Cbaox caibonnUe pare , de la 
même mSDiËre que de U diuus , de la milice, &c. rcmplacvut Ir* 
cotpj organiitj Ic! ptui dcUcits . laoi all6/Gi leur furnvc ni tear orsu- 
nistitlon ; lia»! qn'an l'ubterve diini l*i b«i» agaitiii^ii el daiu Ui 
aiailj£poie», letoi, las frBiufotsUe»,Cu. 




I 

CHAvx PHOSPHATEE. aSg 

<u Hartïi; eu Hongrie ; en Suède, &c^ bc. Mais elle 
» |>r«9erile8iiuî (jiieltjiifi'ois tti pvriiarhomlioïiies tigiis, 
uolét et diWuiiiié» d«n« des maues de cIikux aiiïï»- 
(ée. On a obsen-é oe fftMeinenI «ssc» r«mfli"qu«hle À 
MongcIoM , dana le* Pyréntea , onlrc S^iiit-JiKin-Pied- 
de-Port Kl MRul^}n ( ttti imm ) ; en liapagnr ; * Siilu- 
l)oiJrg,dan« delà ChAux ■iilCatée compatie. M. Vau- 
qiieliii d'est aaauré que les criiUaux de ce dernîei- endroit 
necontenoientpoinl de mangarièfle. 

La Clitiix carboiiatée bruiiiManle , Miêîée ft%*ec la 
pierre â cliaux ordinaii-e, donne par la ealcinalion une 
bonne chaux m&ijçre , utile , comme on l'a dît , dans lea 
ConstructionH tous l'eau. 

â'JS/e. CHAUX PHOSPHATÉF. Hmt. 

TjT. pliospliore avoil clé rej^rdé comme appartenanl 
exclusivement an règne animal, lusqu'aii moment on 

In n rvconnii In présence do l'acide phosphori'fjuedBna 
m aaaez grand nombre de siibslanccs minérales. Ce 
*C4t que depuis peu d'années qu'on a dcicrminé la 
nlure de ce« Mibslanccs, quoique plii.fîeni-r. d'cnlr'elli'j 
issent déjà connues. Les Tai-îé(é.s de Cbaux phosphatée 
•ont assez nombreuses , et três-dinérentcs \v3 une» <\q» 
utrea , ^n aoi-le qu'il eeL difllcilt; de les i-^unir par tiii 
ractèi'H commun qui noie ^ipporent et bien iranclié. 
La Chaux pho-spiiatèn ne fait point clFi:rve!»cence avec Cancimt. 
^J'acidc nitrique, comme la «-iinux carboiMt^e , ni avec 
^^KBcidc aulfurique, comme la chaux Duatée; mais elle ae 
^cïîssoul Icnlemrnt dansées arides : elle est plus dure qiip 
ce» pierres , sans cependnnl éirc acinlillanlc; aa pesan- 
teur apécifiqne , qui est an moin* de S,oy8 , est piu> 
con.udéra ble r|ne celle de la chaux rarbonalée , maik 
in férieore à celle dea espère» des genre» baryte et strou- 
tiane. Enlin elle est iufusible nu chalnmeati. 

Ce» carncières conviennent à loiilch IpAvariél^a de ce 
y lorsqu'elles no sont pas trop imptu'es. Husieura de 
variétés jouifisenl eu uuti'e des pt-oprJélés suivantes. 



3(0 



BELA TEKR£UT. 



Celles qui sont criaLalliséos aSeclent gcnéralement I« 
forme pritraaU(|ue ; leur ca.Mure rist lamelleuse dans lo 
sens de» banes , et raboteiue on TÎlreuae dans relui dea 
pans : leur forme priinilive e$i un prisme litjxaèdrs 
régulier : elle» ont la réfraction simple- 

Celles ijui sont en ma»»ê ont la lesture compacte, 
un peu grenue; elles sont opBi|QeH , cl font voir tine 
phosphorescence verte trèfl-hrïllante, lorsqu'on en jetIO, 
la poussit-re sur des charbons. 

Onpeui séparer en deux vflriétés principales les Ibmie*' 
de la Chaux plioaphatée. 

VMtiiH*. !■ CuAvr tnosnkTka Apatitb '. Elle est en prùoie* 
courts cl tronqués , limpiiiea , verts , violets ou bleuâ- 
tres : sa pou)i.iière est phoapliorevcenle sur les cliarbona. 
Elle est composée de chaux o,55> et d'acide phosphcH 
rique o.45. (.Kl^protu.) 

Elle «I rencontre dans lesfilonn des montagnes pri— j 
nitivcs, notamment dan» ceux d'étain. Le quartz, IttJ 
chaux fluBlée , la baryte sulfatée , le rclB|MUi , le ici 
Bchéelalé , &c. l'accompagnent ordinairement. Ou 1*4 
trouve priucipalemeut en Saxe ; — en Bohême. — Ai4J 
Soiiit-Goiliaid, dans une roche à baae de chlorite; elle 
y est accompagnée de felspath adulaîre et de mica. 
£n CornouRille , dans une roche à base de talc lamel 
laire vcrdâtre. — En France , près de Kaiile« et à l'O. 
de celle ville, d'abord dans un granit renfermant beau--] 
coup de fulspath ; et pins loin , dans une roche à ba 
rd'tmphibole et dans les cavités d'ua minerai de fei 

a. Cbaox feoarBktàs CnnYiourne *. Ses prismes son) 

I plus alongés que ceux de la variélé précédente - ils son| 



' Varittc» de tormcn , i , i , S , 4 et S. ffM^r- ^ Gtmaitt' apauta 
[I'Apatitecotooiuik, Bhoch. — Phoïpholite. Kîhw. — B«rll] 
I ido Saxo , OD Agustite. Tromsdorpf. 

*■ Vatliltt de formel , « ot ?■ HAûr. — SparftiJttiti y^A pfHF 
d'upcrfic. Saoiu. — Cbiltsolitx> RoMi-ot-Ltsu. 



CHAVX PHOSPB ATI^C. ^4' 

iFrminésp.ir unepjramidcàBix faces, comme leqnrn-lsj 

iai» celle pyramide L-^it plus ui;;uc. Sta coi.ileiii-a ordi- 

Fltiiire*K>n( 1» verdd'asperj^e ou l« verd-pàte, l'omngé, lo 

brunâtre^ et même h bleu vcrdAtre '. Sa pouasière n'est 

lint plio^filionMcunlt! aiir le» cimrbonii : elle eunCietit 

>,â4 7 du cltuux , et o,4â ^ d'acîdu pliosphoiiqu?. 

\ydVllVKI.I!(. ) 

On avott regardé lea crislaiix verds d'a.i.perg« ou 
in^ha, comme apixirlenant à une «spère (Kirticiiliùra 
Je pi«rre ^enatue , el on les avoîi nomiiiés Vkryso- 
Uthfs. M. Wcrner «voit »oii|)çohné ([ii'ib deroiVnl s» 
ipprocbei-dc In CLaux p1io9plinlé<% avant que M W. Kla< 
irolli et VHiitjuvIin t'useenl prouvé qu'iJs Rpparttnoieiit 
Bn effet à celle esiirce. 

Lef;isdemcnt de In Chrj'solillie ealsouvcnl li-L-s-diffé- 
Biit de celui de la Chaux pliu«|>lialée Ajiiitite : il paroît 
pi'elle se ii-otive* dans lus prodiiils volcaniques, inêli;« 
î^mo nvec les id(fcra»cfl , comme on l'a observé au 
V'éâuve. On la trouve en grande (jUiinlilé au mont Ca-> 
>rera, près lo Cap de Ghim, dans le royaume de Ore- 
Fïi«ide en lispaguc : «a gungin: eut une pierre caijée cjui 
ll*esseDibtebt-iiucoiipJi nne lave. — Lu» cristaux brunàlrca 
Bl bleu-verdàtrus oui un giïsemenl analogue Ji celui des 
Mriélé» de la premièro divinio». On Ifs a trouvé» dan» 
Xt* Bloru de la mine de Marboo ou Latigloé , pi-èa 
^d'Ai-endal eu Norwége. 

5. CuAUK viioarHATM TBakiVss. Uâùt. • La Cliaur 
[filio»phal^-o (errcuse a la texture lanlât fibreuse , lame)- 
N aire ou grauulitbrine , el tautdt Eet-reutie. La preinièra 
l'est trouvée en inflsac rayonnée dans les mines d'èUiu 
^de Schlagenwald en Bnliême : la dernière, aa»tz solide 
[iel m^me com pacte, a sa surface souvenl mamelonnée : se» 
laase» «ont marquées de zones jaunâtres ou i-au^jeâlres. 



* l.a MaaoxiTE CKARSTCH)aiipartIeatàat dctUTUiiC-tii^f 
[«oulents. 

* Etiigti ûfitit, l'ArATiTC WireaM. Bâocm. 



2^3 SKLS TERREUX. 

irlùe «ur dM clinrboii* ardeos, tille y réjund une lu- 

mîùrc d'un jaune verdnlrc 

Ctille-ci forme â LogroMii , près de Truxillo en 
I^paf;ne, dea unllined enliêrei composta de oouchei 
enlremél^fi de quartz. On avoit remarqué «a propriélé 
pliospliorejtcenle, lung-lË^tupx avant de i:oiiiioili« sa na- 
ture. Kil«cot]lient sur cent par[îeii,o,5r)dB chaux el o,34 
d'acid? pliojtphorûjuu : Ut reste est un mélange d'uoide 
flitorique, d'acide {'arlK>Dif|tie, dodice deier, et uiême 
d'un atome d'acide tnurJaliqiie. i Pt:LLttTii:H.) 

Ciuémmt. il parott, d'aprùa ce qui précùdu , qu'il y a doux, Cet 
peut-£lre trois formations JiSërentea de Clxaux plioiM- 
phaléo : i". Celle des filons qui eai rerlatnorocnl; la plus 
ancienne, puiiiqiiVIle as Irativc d^n» lea filons \v& plus 
anciens : 3°. celle (ju'ou trouve eu couches « LogroiMit 
dans l'Estramudiirc ; on ne Mil encore rien sur son 
{lihsemeni : 5^. enfin , celle ties termns volcanimiea. 
sova-tap. CMAUJE PMOiiPH&Tie siLicipàeE. Ujtur. 

Canctcise. E1.1.K t»t en mawte jKireuse et conimt; cariée. Sa cas- 
sure est terreuse , ou grenue : ellts a aiiiwi la texture un 
peu lameliease à lames enlrelacées : elle est rude au 

. loucher, et fuit mdcne feu nous lu chou du briquet; mm 

couleurs sont le {;ri«-Mjfe, nuancé de violet. Jetée sur un 
fiT clisud , elle répand une lumière phosphorinue irês- 
vive el d'un jaune doré. 

On trouve celle vsrlélé k Svblacken wald en Bohème. 
Hle fuit partie de la gangue des mines d'étain de ce 
paya. ( Toaot. J 

ASMtsiiani^ 'I<^ pierres lailléca qu'on trouve dans le conimei-ce 
sous le nom àechrysoUihea, «ont trop dures |x)ur ^tre 
dt: U Ctiaux phospiiaiée. — Il pfiruîl que lu t-hrj-itolilhft 
des mûiiîndugisles n'a jamais élé employés par les joail- 
liers qui ont donné le nom de chrjuolillie à de» pierri-a 
hourent très-difl'ci*en(es et sculemenl analogue» entre 
elles jMir leur couleur; ct> ne sont pcul-étic rjue des 
varictés de lopuse et de bériJ. 




CHAUX FLUAT^B. S^û 

Im Cliaux phosphatée lerriiuse <le l'£slramadure e»t 
i|n]>Ior^e dun^ le pays coaimv pierre à lùlir. 
f: On doit rappeler ici que tes os des auiiuaux et le* 
«r^lcv des poi«aoD« nain prtncipaleinenl composéx de 
Chaux phovphHlée réunie par de l-i gélatine , et faii*e 
observer que Ia Chuux phosphittéâ avliBcielle ne pi^- 
Bvnle point la piiosphorcsc^nce de ct^lhi qui «e trimve 

fturdleoiL'nt. 
$• Bsr. CHAUX VLUATÉB. Hyûr. ' 
vulgairement Spatll fllior. 

LuRflQc'oN vf-rse sur ce wl , réduit en poudt-e el CaneLtMi 
lé^ùrument cliaulIùiquulqueK fîouLles d'acidu auiiuriq^iie, 
i] «Ê dégage une vajïeur blanche , piquanli;, qui n U 
propriété de corroder le veiTC. CVaI à ce caractère que» 
l'oa recoiiiiuîlm aveu nerlitude la Chaux ûuatétt, qutit 
que soit l'aspecl mus lequel elle se préeenle. 

Im Craux Hnaléc est plus dure que la chaux carbo> 
natée ; mais elle ai< lainse ra^Lr pur le fur. l'.tlu décrépite 
au feu, el ac fond au chalumeau en un verre Iranupa- 

^^ren( :eiiûn ,ua pe»aaU;ur spécifique eaLde 3,o<jà ^,ig. 

^H Lorsque U Chaux fluuléc ac présente ci-islaltiséu^ cl 
c'est la manière d'éu-u soua laquelle un la lencoutre lo 
]>lus ordînau-ement, elle olTra de nouveaux, uaractcrea 
plus tniichéa et doii moins importoiu : sa texture eut 
tuufourK lamelltruac. Cuile pierre a pour furnie primiliva 
u n ocUêdre régulier qu'oit obtient aisément par hi divi- 

^Hùn mécanique. File a la l'éfraclion simple, 

^^ Elle e«l compoiée de cbatix 0,5^ , d'acide BuoririUf 
o^ilf, d'eau 0,37. iScnsuLs.) 

\jix Cliaus lluatée , réduite en poudre , jetée sur un 
>rp8 chaulfé presqu'au ronge, répand une belle lueur 
pllOAphorique violette. 

FLUjtTSC SfATRI({Vll *. Ls CllSUX flOBlCC Vsl V 

pierreux qui se ti'uavunl le plu.^ habituelle- 




s44 BSLS TKRRCUX. 

ment crutallùéi ou conlliâéiiietit ou réguUèi*enient; «ea 
criiilauxauiil suiivtu) li-rs-gros, cl j)rfi(|up (oii)ciiii-a d'une 
noiletè remarquable. Sa fonnc l.i plus ordinxire est le 
cabf. C'etit une ferme secondnire produite par un dé- 
croii&emonl , par une seule rangée tie molétules au- 
totiv dcâ angtt'9. La forme octaèdre est une dei plus rares. 
Xjcii formes intermédiaires enrre le culw cl l'acluèdre 
•ont a&asi communes. 

Les couleurs lie c«Ue subiUnce sont écUlanles el Uv*- 
Tariée» : les pnnci[>ale« sont le violet , le bleu , le veid , 
le jauno, le ro«e , le violet -noirâtre : on a donné à ces 
vai-ictès les noms det pierres gemmes auxquelles ces 
mduK» couleurs »ont ceitsé«]iîipparli-nîr ; ainni ou les a 
nomTOtea fatme améthUté , faux saphir , faïuxe fine- 
raude ' , fausse topate, faux rubis. Parmi ces variétés, 
il en est une violcrtte de Sibérie , qui , fêtée sur les char- 
bons enflammés, ne décrépite pas, mais donne une 
lielle lumière verte. On s'i>st hâté d'en faire une espèce 
KUi le nom de chloiophone. 

M. Pullas a Tait conaoElre uneanirevariêté de Cliatix 
flualée de Catherinbourjî ; elle est d'on violet pâle , 
tttclielé de vfirddtre : ses A-a^^mens sont tellement pbos- 
pboreaccna , que la clialeur d« la main suQît {>our leur 
faire jeter une lueur blanchâtre; relie de l'cAu houillanls 
dégRj^c une lumière verte , et celle d'un fuu pins fictif 
leur donne un bleu dont l'éclat lumineux' s'étend à 
(|uet<|iieii cenliniètres. 

XjH Ch-tiix iluatce en maure k cassure laminaire, est 
assez commune : elle eftquelquefoLs concrpf/bn^«; c'&it- 
ii-dire, foruiée de xotiei. tt d« bimde» parallèles : on Tu 
nommée albâtre vitreux. On en trouve ditn» presque 
tous les pays. 
I^ variélé octaèdre couleur de rose se trouve atix 



* M. Patrlu fait icmarqimf dua In tnttnwlti de bit»»ii quJiU 
ipic l'ga api^orte d'Amc/ique , mut le mm i'^meraudtt motiUoat , 
nigrucarw , *uat dt vrrilubkt éiucrsudci at «on ie ta CJubx 




CBÀDX FLUATÉE. 3^ 

environs du Mont-BUnc , daiu les pic» iJil> les grandes 
Jorawes. On l'a Irôuv^ autJtt ; diins la Vallée d'Ui-seren, 
près lo luoat Saiut-Gotlinrd. ( P2ftht. ) — lîn France, 
en b«aux crialaux d'un jaime do lopa»);, clans la mine de 
Poyetfdépai-lenienldclal-joire; en masse» vioLelfes,&o. 
àans le-doparleuieiiL de l'Allier; eu orwlaux cubique» 
étuftrginés , au Breuil , prêa d« Cijàloii»-inir-SaÔne , ÉCc, 

a. Cbacjc ?LO*Tt« mnasMiiK '. Elle a la tcxlure gre- 
nue du grès frialde, et reisemble k de lu chaux cnr- 
bonatée. i nni.oMiBt',-i Elle a ordinairement une teinte 
violelle, et est compon^-o de cnuchcj parallèles qui pa- 
roiaseol avoir été horizontale* On a trouvé depuis peu 
celle variété en Angleterre. 

Ces! k celle même variclé qu'il faut i-apporler la Chaux 
Ouatée qui a une couleur verdAlre, et qui renferme o,si 
de cliaux . o,i 5 d'aluniiae , o,3 1 de silkc , 0,58 d'acide 
fluorique . 0,01 d'acide phosphorique, &c-- On ta trouve 
à Kobola-Pofana , près de Szigelh , dans le comitat de 
Mariuaros en Uungri» : elle est ailuéu dans un filon 
puiuanl avec du quarls. 

3. CnAvxrtuATis coKrAcrK *. La Chaux lltialée com- 
pacte est aasez rare : elle est ou brune, ou d'un gris 
verdàtre ; elle a IWpect mal , la caMuie cireuse un jwu 
conchoïde, enfin l'appitrence on de k chaux carbona- 
lée compacte, ou d'uu petroailex ; mais elle e&( plus 
translucide que ce» pierres. La brune «e trouve en An- 
gleterrc; la verrlâire se trouve à Stoliherg au Harlz , 
k Yx&io en Suède, et eu Sibérie. 

4- CBJitrx tvvATii ALimiMtrkav. Syûr. Cest une Ta- 
riélâ quti l'on trouve prùs de Bnxlon en An^lelerre soua 
ibroie de cubes tïolé^ , upaques et souillera d'argile qui 
n'a poiol cependant altéré ses forme» crifUlIiueii. 

Lia Chaux JluKlée est moins abondamment répandue ciitcirent. 



' Fiusitrdt . le {\\nti lerreiiK, Sxota. 



R 



3^6 SELS TERRI! DX. 

dans ]a nalui-e que U cbauK «ulliitce. On nt lu trotire ni 
en monl-ifineB , ni en b(itiC!i co»»Klérnl)le5. Elle u'entre 
j>mn( ordinairement ditiiN ta couipusilion ilf» rochw pri- 
mitiTca ; on rapporte ct-peudant que lu variélé violette , 
qn'on a nommée Chtoropliane , «c Imnve disséminéfl 
dantt tme roche granitique de U Silicrie-Orrcnlale ; et 
M- Dandrada dit avoir vu en Suède, dans \v district de 
Norberg, deHasBÎ&v» tiès-tleailnes U'uu scbiite micacé, 
mêlé deCiliHiix ÛnuIiV ni niavae compticlc et dcrc^nont 
(le quartz. La Clian:! fluatèe est pre«[ue 1oii}onrfi rn 
iilons , qui HOut d'âges |j'è»~dilléreuK ; les uns étant Irès- 
anciens, comme cf-nx d'étain ; les uulres [dus moderne», 
t'oinme ceux de plomb, de zinr., &c. Ces filone, sou- 
vent très-puiAsan», sont remplis pn-Mju'cutiêrement de 
Chaux ftualée doiil leaniaïac.ipr(>senltrnl)'a:iacmblagedrx 
couleurs les plas vive» el le« plus apportées : l'éulal mé- 
lallique dea âuiruiËH de plomb, de fer, d« cuivre, &c< 
qui lravf;r«en( ces matuns eu sig'-xag , en fait remarquer 
davantage la Iratisparence. 

Dans ces m^mea lilon.i, la Chsux iluatée est accom- 
pagnée de quart:E , de cliauK carbonalco , de cliiiuK 
pliO'rplialt^e. de bai-yle siitralée : te dernier sel produit 
les lEont-'A bku<'hea opaqnt^s qu'on y rumarque souvent. 
— CV»l dan» les 6]ons de plomb aulfuié , de cuivi-e cria, 
de xinc sulTuré ,&c. qu'on trouve ie plus ordinairement 
la Cliuiix fluatée. 

Ce sel pierreux , qu'on n'avoit point encore observé 
daiiH les corp» oi'ganisé^ , vient d'être décoiirerl par 
M- Moricbini dantt l'émail des dénis fo&tites d'éléplianl. 
]1 y L'Ai inélè de eliaux plioHpiiaiée el di> gélatine. 

liCsprincipiiiix lieiiK où ae lronv«nl le» f>lu> beaux 
morceaux de Chiiux fluatée Mnl : En Ailemajine, le 
HarlB, fea mintti de Saxe; — en France, le dépâi^ 
lement de l'Allier, et ci>liii du Fuy - de- Dûme ; — 
en Angleterre, le D^^Hïyohire. C-e dernier lieu c*l le 
plus reiioninié pour le* beaux écbanlJUon* qu'il a 
fotirnû. La Cluiux fluatée y est renrerutée dans des fiiona 



Uque« , et smcx puÎAsana , qui Ir^iver^teiit une mouUi^DO 
dti ciiaus carhnnntt^e cnmpanle et cormiIlK*re : les crwlnuK 
de Chaux fluat^c, nièléit de fer v\ de pinnib suiriii-é, 
Upi»»e»t iuiiiicdialfiiienl [a chaux, carlouatév. l-V^w.) 

Ou «iiiploic Jfs bielles uiK«i-a de Chaux (luatcc dont UiofM. 
noiia avons parlé , pour faire doa viiat;» : la maniùru doul 
on le» coupe, vl Ïk pol qu'on i«urdounu, funl ressortir 
les couleura variées et vive* de cette pierre. Les cris- 
taux , dont les contoura angulf>ux Aont iouvenl recou- 
verts de suIPurKA nit-lHlliqui.'S, r<irni(^nl par l«ur «ntni- 
lucemenl des zones d'un «speci assez «in^uliev. C'est dans 
le Derbysbire que ac font la plupart de ccw ouvrage*. On 
tourne Ira pièreR qu'on fiiil avec celle substance fra- 
gile, «ur uu tour lrès-«olide niu par IViiu; ou les polit 
de la m^mc manirrc que \c mi4iî>re. 

L'acide fiuoriquu riu'nD retire de la Clinus Huatèe par 
letooyea de l'acide Bulfurique.aéléeiaployéixir M. l'uy- 
n>aurin pour j^ravcr sur le verre , comiuâ ou grove aur 
le cuivre avL'C l'acide iiilricjup. Pour cetip opt^ration, on 
»e sert ordinal renient de l'acide en vapeur, qui ejt pré- 
férable k l'acide cliiinotis dan» l'eau. h<à verre reçoit, 
par ce moyen, des gniviires (rès-iînea, et dont il est 
po^ible de tirer, uvec quelques ptvcjitilions, un grand 
nuiuljre d'épreuv&a. Il paroit qu'on conauiatuil déjà 
celle manière de graver «ur veiTe nv«ut 1700, quoi- 
qu'on ne conni^t à celle époque ni l'acide lluoi-ique ni 
■e« proprièlé*. { Bibl. Hrii. t. t4. ) 

7' £»r. CHAUX ARSKNIATÉE. lUur. ' 

Cb b«1, remarquable par la nature do son acide, Cmci^iw. 
«mprnnle de h^s deux compoaans ae^ caractères eaten- 
ticls. Exposé au feu du chalumtaUjil répand une odenr 
d'ail : niais il ne se vohitilise point en entier ; la chaux 
leste pure. 11 est di»9o!iible dans l'acide nittique tans 

■ Ph»rmacoiii. K^ssT£f/.^ pMARMikcoi.iTE. Bttocu. 
Cctl k M. Selb qu'où iloit la dlcwuvcrl* de celle tipcc«. 







3j^S SRI. s Terreux. 

cHcrvescence : ces caraclète» dulËsËtit iiour le iîûrvi 

reconnollre. 

Olui (jue l'on a tu juMju'à pr^ni est en cristaux 
teîcuUires, réuuis en masseit fibieuiies et ntdiées,d'uri 
blanc de lui lorsqu'elles aonl pures : ces tnaaaes «oui lé- 
gères el friables; leur petanleur spécifique j]«roUètre de 
3,64. M. Klapro(h y a trouvé û,5o d'acide jU'wuique, 
0,^5 de chnux, et 0,24 d'eau. 

La Chaux nrséniat^e «ut encore a-sseii rare. On l'a j 
trouvée en Allemagne, prè* de WitUchen dan» le Fur»» 
teinberg : «^tle eut disséminée en petilcn ma.ues mime* 
lonnées ou soyeriëcs sur un granile. Cornuie le même 
iilon contient du cobsU, la surface de ce «el ent colorée 
en vif^Iet; il t-enferme auiwî de k baryte el de la chaux , 
sulfalêe. 

On l'a Irouvée également eu France à .Sainle-Maric- 
aux-Mine« dans les Vosges. Celle-ci est en masses manie- 
ionnées fibreuses parraileiuenl blanches. 

4* Gsnnji. BARYTE. 

Lies espèces de sela dont la Barylc forme la base, ni 
sont ni Ipès-nombrenses , ni Irès-abondanlës. Elles sont 
faciles à reconnoitre el ^ ilixlinguer de tous les autres 
selo piertvux par leur pesanteur «pénitique,t|Mt est tou- 
|ourH au-dessus de 4. Les sels à base deelronltane sont 
les seuls avec lesijuels on puisse les confondre. 

1" BfP. BAHYTE SULFATÉlî. H^ûr. » 

La pesauleur decesel pierreux chI le caractère qui aa 
préaenle le premier pour le faire recoonoître : elle 
Tarie selon les éthanlilJons , de 4.3() a 4,47- Mais to 
caraclére, quoique remarquable , ne sullit pas, car plu- 
sieurs oxides et sels mélalliques criMtalJisés ont une pe- 
santeur spc-<.-i Pique seuiblatileA celle de Ja ijary le sulfatée. 



* SfltM^rapc'^, le SrATII P»*NT. SjtocH, — Sputb pcMOt OA 



BARVTB SnLFATÊE. a.'jÇJ 

n TaqI trouver d'^ulres propriétés Ui^linclîve» qitî soient 
également coniniLines k toiiJea les v.'inètèâ de ce sel. 

Xia liar^'te sulfatée fond au chuluiucHU, mais ello ne 
Joniie aucune subslante mélalltf)ti(! , cl- qui la Uislingue 
do plomb carbonate , qui d'ailleurs lui rea^mble b€au- 
coup. Klle nfl fait Muriinecirervescence avec le» ncidea, 
quelque pi-écaulion que l'on prenne , ce qui la dis- 
lingue «golemeaL de k bary(e et de la «Irontiaue car- 
bonatccti. 

Lbb caraclèreâ précédens conviecnent k lonlea le» 
Variété» de liaryte sLiIfulée. quelles que tioietil leur forma 
et leur texture; raaia lorsqu'elles ont la slrncltire latnel' 
leuse, elles oOrenl un carnttère de plus : leurs lamei, 
faciles à sépiu-er par ta diviMon mécanique , «ont pural- 
lèles ai)\ fi(ce) d'un prisiiiH droit ^i ba»e rliombii, qui 
e^t la forme primitive de ce sel terreux. Lea angles da 
rbombc sont de loi'f el 78*"; [pi-'if/'g- s3). 

La Bar>'le sulfatée naturelle eitt composée de bnryio 
o,84, d'acide stilfarique o,i5, d'eau 0,oi. (^JFovmcKor. 

I>a BarylesiilfatéeestpliiH dure que la chaux rarbo- 
nalée -■ elle se fond au chalumeau , mais on peut diffî- 
citemcnt obseirer ('e caractère, pjirttj que U plupart ct« 
iclianlillona décrépilent foi-lenienl ;elle colore en vor- 
dàlre la flamme qui est au-dWii du niorceati , vl donne 
Dn émail blanc qui se réduit en poudre dix à douise 
heures après sa fusion. Lorsqu'on met le pL-Iît glubute 
d'émail sur In. langue, il niânifesle un goiït Erèa-aenNible 
d'neufs ponrria. Celle mâme poussière calcinée réceiu- 



' Voici d'aaties litullati 1 

QcqMK rt DiomMt Kint*D. VaaqHrlia <l Tlitaiid. 

Barytf, S7,E* es.se 79 

Adile lalTurlique, Ba,jS SS.sS ïS 

HM. Clament et D^tormei ont répélf l«iirt expériences ils à icpt 
toU. M. Klctfflii a on rfeultat confoMnc it conk de BerymaiB , tte. On 
fobouJl l'cucUtudc lie MM. Vaaquetiu «t Ttaroant 



VarWll- 



350 SET. 5 TERHKtîX. 

nienl, et porléo d'un li«ii li'ès-éclaiic dans an lieu 

obscur, fait voir tinehieitr roiigeàîre. 

La Bai-yle sulfatée offre le |)hénomêiie de la réfrac- 
tion double. [I faut , pour l'observer, remplacer l'angle 
oMua de la base du prîime, par une farelte oblicpie , 
et regarder ù trnvei-a culte facelle (.1 la ba«e opposée. 

Aucun de» caracliîrrs que l'on viriil d'eip-'»i.r n>»l 
ni a»se» Ir^nclié ni assez visible [lOiir Tsirv di^liiiguer la 
£aryle siilfiilêe de la atroiiliatie anlfa(('r. On verra à 
l'arlicle de ce dernier nel , Ivh inov(-ns qu'on peut 
emplovRr pour le» didlinguer. La Bante sulfaléc élanl 
pure, ou mélangée de dilliMenlea siibslanP-<-s qui modi- 
fient uu peu eca propriétés, on la diviwru, d'après ce 
prtnci|>e , «ii Iroi» sou.-t-espêces. 

t" aOL'S-rsP. BARYTE SUX-FATKK ITRC 

CETTB6ôii,*-e»|)è<:e peut renfermer aoridcnlfllemenl 
des corpit étrangère, mais ces corp» ne hitdoniiKnL au- 
cun camclèiv pariiculiLT cl cotiilaui. 

I. Bakvit. suLKAiâfi p. cKiaTAtLisÈE '. Lï Bftrjie eitl- 
falée, quoique uioîhâ fécoiiiïe en variété» de furuies , 
que Uichaiix caibûûaltîe, en préeente encore un très- 
grand nombre. tMes aont prcaque louiez remarquables 
pur leur volume eouvent considérable , par la netttilâ 
de leur» faces cl par la vivacilé de leurs ar?let. On y voit 
rarement cim JécroUatniens irrt^ulii;r.sqni masquent les 
formes en énl0u^s3nl lraanj;k'a et en allûranl le [loli des 
faces. On ]>eut dire que la forme coiuniuiie an plus 
grand iionlbre de.« crtalaux, est celle d*ane lablc: , c'est- 
à-dire , d'un prisme droit ou oblique, Irè^-dépriiné ou 
lrè»-compriaiB { p/. 4, fig. a3 , s-i, aS et s6). 

On trouve tie l»é»-beauï cristaux de Iferyle suiral^ à 
Kovat ( Puy-de-Di^ine), et dans la initie d'an llmoîne de 
Maasiac (Cantal); dan» les mines de Hongrie et dans 

* Ctradnkatiîgtr ukwtttpnh , le tpaili t>«wit testacé à laioca 




celles de Trannylvanie ; ilans ]« niiners du Haiix ; dttlia 
celles de Saxe } dan* celles de mercure (i'i'^apugne cl du 
Palalinal; daiia les iiiiuoa di; cuivre tt plomb de Servos, 
dé|jarlenietil du Ueman, &v. 

a. Barytc SDU-ATie r, CRÎTis. Bj'ùr. ' C'est un 
asscmbJRgn de lablt;i) miricen qui «ont comme detitt-Iées 
sur jeun bords. 

3. BAnVTX «OLFATiB P. XACIMAIBS. HAUT. * £u priJl- 

tnea alongcaet prorond^tnenl cjiiineléft. 11 fan! prtndiB 
garde du la coiifonilre av(r« une varièlc de pluiiib 
carboDSté , qui lui reusemlilc buaiicfiiip. On la trouve 
dant la initie de Scbarftnbcrg prê» MeÎMeu ; il Frey* 
berg; dans le Derbyshïre, &.c. 

4. BAmVTS StlLTAT^B t. FtBKtVSII. KdttSTSH. Elle e»i 
d'un brun marron ; son éclal es.lérieur est jjra» : elle se 
présenle soiis la forme de rognons on de Lubercule». 
Sa texture est ûbreu8e,ees fibres sont divcr^enles, Sa 
pesanteur «péciGqiie eel de 4<ot^. C'esl de la Bitryte bul- 
falé* pure colorée par du fur. (KL^raoTu.) 

£lle ae trouve à Ncu-Lciningen , datis le Fitlatinal, 

5. Bauvtb sultatCb v, uadiAs. H^iîr. ' C<iUe va- 
riété se rencontre souj* la forme de boulet à surface lu lier- 
culeum. Quand on ca.»»e ee» boules, on voit qu'elles mml 
radiées du centre à la circonférence, et que les rti)<OHitêa 
extérieures aont dues aux exlréuiîtéK crislallisées dtta 
prismes déliés (|iii les compniienl. 

Elle se trouve an Mont Paterne, près de Bologne, 
en Italie; elle est engagée diiim une marne urgileufie 
grise , an milieu de lit<]uelle il paroît qu'elle s'eul fur- 
mée. On la trouve aussi roulée dans le bus de En mon- 
iHgnc. Celte variété puîvériaée, cbaulfée , préAiinléo à la 
lumière et portée ensuite dans un lieu nbacur , oITre 



■ yuFgacnnunt tpath pesant en ctétei de enif. 
* Stanptijpttk , le sp.ilh peJâDl ea bane. Bnoca. 
' Bo'ogntur jpaik, le £[}.'ilb de Baligne. Bltoen.— LlTltioj< 
tHORC. D£ LamÈTB. — yafgawtmtm pitrie da fiolOEnc. 



a5u SELS T E p. Il E r X . 

Irèfr-bien te phéiioiuèueile la pliosphorescenco dont on 
a défà parlé ; c'est le corpa phosphoreaceul le plu» ai 
ciennement connu. 

On fail avec oelle vaiiélé, la mali^re que l'on notni 
JPhoafhore ûe Hotogne- Ponr le piépfirev, on calcine 
la pierre, on la pulvérise^ et on fait arec celle poudre^ 
des espèces de petit» gâleaux en l'agglutinant au moyc 
de l'ean gommée. Cea gâleaux . exposés à la lumièi 
et i>(irté!< eitanit« dans vn lien obacur , dégagent la II 
miêre dont ils ncinblent a'étrc imbibés, Si l'analyBede 
M. Amdson est exacie, ceLte variété ne contient que 
62 p. gde siilfale de baryte; les 38 p. ^ realans sont un 
mélange de silice, d'alumine, deaulfale de chaux, d'un 
peu de fer et d'eau. ^ 

6. BAftYi-s m-LTkrta r. coMcniT'iONéE. Elle s'offre sou^| 
Une forme matnelonnce , ou sous ctUe d'une staUc- 
lilc ou d'un albàti-e (.iuceplibl« d'un assez beau polî. 
On en cite dunslea mines df Saxe et dana celles du Der- 
byshire. Lor&que »va contùcirs représentent growière- 
iiienl les circonvolutions des inlesliii6« on lui a donné U 
nom rîdicult; de Pierre de trip'pes. 

On la trouve en be.'iiix pcbanlîllonjdnnslea minea 
W'icliczta el de IJocJinta, an milieu de couches ai 
leiisea. M. Thownson n.iBnrc cjuc M. Klaprodi l'ayant 
nnalysée, l'a reroniiue ponr ^tru de la cliaux sulfaléc, 
malgré sa pesanteur spécilîqno de 3,303, qui e»t forte 
pour de In chaux Nulfaléu, maisnKez foible pour de U 
Saryle sulfatée. 

7. Bjuitïs seLrAiiE coHrACTH. H^ûr. ' Sa caïsare 
est terne et non kmtilleuse. On la trouve en Saxe , prèii 
de Frej'ber^ ; ^ Servoz, dépariemenl du Lêuian ; à 

'Curban, dî-parlemcnt dea Ba8i<e&- Alpes. 

8. B\iiYTK «uLFAT^c xEHnztrss. * Elle e»E en masse ^ 
d'un blanc meit , composée de parties pul%'érn1entea. 1 

' Ditiler uhiuirtpaih , le !path petapi cutijp,icle. BkO^U, 
* Sekwtrtp^iti erdt, le ipatfa ptiaot Utt^u, BaQCH, 



HUe est rode mu loucheir et te rcconDoît (otijoura par 

sa poMtilcur spécifique. 

Celle variété *•*[ rare. On l'a Ironv^e prèa de Frey- 
berg.cn recouvrcnirtit Biir de.i cnataiix de Baryte sul- 
fftl^ejen Hongrie, en Boliême.à Falkenslei» en Tyrol. 
daiu le StafTonlaliire et daii« le Derbyshire. Elle poric 
le nom de Caulh chez lea uiiricurH du Derby^hire . et 
serl de gangue 4 la plupart des minorais de ce caulon. 
Ouire ces Tat-ièlés de furoips el do alruclure» , la lia- 
ryle «ulCiIce présenle encore quelques Tarictéa de cou- 
leur» , peu Irancliée» , et mÂrao assez ordinairement 
sales. Ces couleurs «ont te blanc - mat , \v. juiinilre 
(« Uoyiit) i le muge (dans les mines de mercure du 
Pxlalinat); le bleuâtre ( ù Survoz , dt'purlement du 
Léman], &c. 

a* SOCS-MSP. BARYTK SULFATis P£TlUB '• 

Cr.LE n la alrut-lure lanielteuse ûu compacte, et 
K'pand , par le frottement ou par l'nclion du feu, une 
odeur fétide de j^az hydii>^èuc sulfuré. Ou l'appelle 
vulgairement Pierre puante , comme curlaïncn varlélés 
de elioax cnrbonatcc. 

On a trouvé celle Baryte dans ta mine d'arj^eiit do 
KonHgfberg en !Norwège ; à Lubliu eu Galicte ; à An- 
drarum en Scanie, fCcc. 

3* SOtfS'SSP. BARYTE aUT.FATKE OAENUK *- 

ËLLis est blanclit:, grise ou jnunâii-e; elle a la lt;x(iire 
grenue ou tamell-ure des marbre» slainaires, mais elle 
n'en distingue facilemeni pur sa pesanteur sjiécifique. 
D'après l'analycc de M. Klaprotb, elle contient o,io de 
■ilic« , o,Go du barvte, el o,3o d'acide siilfuiique. 

On la trouve à Fi-j;gnu en Slyrie, tivcc du plomb 
Bulfuré; à FreybiTg uu Saxe ; daua le cercle de Nctis- 
tadl : à Schlangeuberg en Sibérie. 



■ O;!'' fltpaticv. Jf^ALl.— Lîhrtltin. Ckokit. 




i (Minent 



«IgM. 



254. SBLS TE un EUX. 

La B*ryle Milltiice, qijoîrjut* lénaiidue aimez abon* 
(Iiiiiiuieiil,ne (itnne point de montagnes, et ne st- Iroin 
quoti-ca-rarrincnlen coiicheg. Cependant M- Slru*e l'aj 
observée sous ccUp roruie«nlre(l«ii b»tii.«df srhisie ferri 
gineiix.dans Im environs deServois, cl M. J. E«mark i 
cile en couches luincea « allcrnsnl avec du fer spalbîque , 
à FnratwJi en liongria. Elle w rencontre mémo rJl^^^- 
m*ml en grandeji m«iuip:(. Llle forme danit les moiila- 
tgriM primiltvr'S , dons celle» de IranMlion , et dana ]eà 
inntagneei 8eoon<|jiire(i , des filons aïoeK paiunna, 
■nvent riches en minerai niC'ijllique'Quelijuerois »\it 
\é\\o acconijMijiiie ooiis ibrme ile cristaux ou de concré- 
tions, \ea minerais dans Icurn Blons. 

Les laélaiix c|u'ul]c uccompugne plus partioulît-i 
mt-nt,MOnl l'aiiLÎmoirieaiiirLirû (l<irts les mines de Hon- 
grie, le TUfixiirc oulfun^ dans colles du Palalinal, qucl- 
qui-lbis le plomb, très-commuticment le ititic, le krA 
le cuÏTresulfuréf , 8cc. 

Elle se ti-oiive rarement dans les montagnea de gra- 
nité, niîttn plus ordinutr^incnt dans celEen d'une forma- 
tion inottiJf ancienne, asHez tfouvetil uii'-me daim la chaux 
tarbonalée corapacLc. M. Jamesou dit l'avoir vue «tq, 
îlon peu piiissaiiL dan» des bauca de grès de llle d'A'' 
ran. IL ne |Hiroîi jitifi qu'on ait encore remiirqnéqn'elN 
entre, ain^ (]UB la cliuux. carbonatée , d^^us la cum^iou- 
[lion det rochei ou pierres mélangées primilivea. 

Les usages de k Baryte sriK^itée sont bornés et |)Ci 
im|)orlan9. Ou l'etiipluie que^ucfois dans les iravauj 
mélallurgiques , pour fncilîter la fusiou de cerlaîuei 
gunf^utfM métallique». Oti se sert principalement de II 
variélé terreuse dans Ita fonderies de cuivre de Bii'' 
ïtiin^ham. 

On prétend que la substance que les Chinois font en- 
trer duni Li composition de certaines jmrcelainesf et 
qu'ils nomment Mfil-do, est une vuiiélé de iJar) te suI-^h 
fati-L!. Il est certain , d'aprèsTewai que j'en ai Tût , qu'on ^ 
peut employer ce sel pierreux dans la porcolaine commft 



BAUYTB TTîrfiBÎÏKÂTÉE. a55 

,fontlaril, et en place de Mapulh. Mnù \n porrelnine 

f^u'ii donne , quoiquo d'une paie navea fine , eai grite, 

pilla fiuible «t pLiiB fragile qiiu celle qui contient ila 

[fL-Lspaih ou lonl aiilrn funilanl t«rreux. 

»* Bsf. BARYTE CARBONATlkE. n^ùr. ' 

Cettr jvierre «e rcconnnît ^ ^n penanlciir sp^ct- c»t*ath*i 

Uquc de 4,9g, qui est reniarqituble cninnie ccllu de 

baryte HnHiitf^e. Maîa celle-ci ne fiiil mienne efTer- 

rescence uwc haacidvB, tandis i|iie la Bar.V'te carbo- 

laléc pouc^de CfUe propriélé. il faut repcntl«nl quel-* 

{nRe précautionei pour ta lui Giice manifester Si l'iicide 

lue l'on tiinploie. et qui doit être de l'acide nitrique 

m de l'acide raurialique , est trop coiicerilré , l'eflcr- 

resccnce n'a point tieu ; il faut alors aiouter un peu 

l'uau. Dèfl qu'on a fnil cette addition enqutincité anlli- 

into , IVITeivescence ctimmencu , et m continue jus- 

jit'à ce que U pierre soit enlièrcmcnt diMoulc, si elle 

b1 pure. 

Ce se] pierreux a ordinaireuieni la iilructure fibreuse ; 

CHMinre, dans le mu» lrun»vers.il , tst comme ondu- 

avec l'nspecl un peu gra» ; quel que foi» .iusmÎ elle 

st éaailleuse. !l esl transparent, ou plutôt translucide , 

li'^c une teinje île grisjaunâlro. 

La J[j:irvle cai'l>on.ilée , pluv dure que la cJiaux 

rhonal^, l'^^t moins que la cimux flnalée. Sou- 

lise à l'action du cli.iluincau, elle pétille, fond uvec 

ftcitilé , mais oe Jaiwe pas dêgafiier eou acide ciirbo- 

iique comme la chaux. Sa dia-iolulion dans l'acide 

n'que , ajoutée en petite quantité ù l'ukuul , donne k 

(Uniiiie de ce liquide une lueur jaiiiiâlre. Ce sel 

conipo«é de ilaiyle , 0,78, et d'acide carbonique 

1,0,33. [ClÂmest et DisoittiEit. ) ' 

Cl* sel pierreux se Lrouvci très- rare ruent cnslalUsé , et 

cristaux soui ordinaire m eut imparfaits. L.» variété de 

ffithttit, la WtTJiERiTE. Brocu. — Barolite. Kir»'. 



»56 



8£LS TEK il EUX. 



I ae 

i 



forint la ])lus connue ^ e»t celle d'un jjti&me à six pan» i 
terminé par dca pyramides fiexaèdrea. ^B 

£lle a (juslquefois Taspecl el la consintance lerreuref" 
sa couleur est alors d'uD blaiit sale : elle ite trouve cil 
Si}' rie , enreloppanl tes criataux ou les mameii de Bar}' le 
sulfatée translucide. 
CiMsBcnk Ce tel n'est pas tièx-abondant dans la nature. On 
ne l'a trouvé que dans des filon», el encore y ost-ïl 
en nia«Aea peu considérables. liCs puya gui en renfer- 
lueut 80iit eu petit nombre. Il a élé découvert en Angl»- 
Irrre, à AnKlCf*aj~cl^ dans le LancHshirr , p»r le doc- 
teur "Wilhering, ce qui lui a fait donner le nom de 
witherite. 

La Baryte carlionalée d'Anglevarck eat dans un Bla 
de plomb sulfuré , qui Irarersu une montagne atrat 
forme, composée de couche» de grès , de schiste ferru-^ 
^ineux el de liouiltc; ellu est accompagnée de Baryte 
«ulfalée , de zinc sulfuré et de zinc carboiialé. M. 'V\'''l^| 
thering a observe que le sulfate de baryle ae trou^" 
Toit plus particulièrement dana la purlie inférieure du 
filon , et Je carbunale dans sa partie supérieure. Celle 
Baryle carbonalee se présente sous la forme de .iphère^— 
rayonnéea dans leur intérieur, et couverteN k l'extériei^H 
de tubercules formés par la réunion de» pyramide* 
mai prononcées qui terminent les piismea. Ces sphères 
sont comme jetées et collées à la surface du plomb 
du zinc lulfurés qui composent le Qlon. 

On l'a trouvée auui en masses cellulaires cariées «i 
prèj de Neuberg dana la Haiite-Styrie j et à Schlan* 
^enberg en Sibérie. Dana ce dernier lieu , elle est d'm 
vert sale ou d'uu. blanc grisâtre, et pai-oit coucrétionc4 
M. Napioncl'a vue également dans un filnn de mii 
de plomb du pays de Galle», prés do Saint-Asaph dai 
le Flinlshire. 
ïsUaoï. La Bar>-le carbonalee n'est encore d'aucun ussgo 
celle qui se trouve diins la nature paroît avoir uni 
aclioa aasex puli^saute sur l'économie animale j 



l^noilTM. 



«TROfITlANK SULFATEE. OiSy 

|«mpIoyoll, à Angl«arck , pour faire mynrîr le» rar*. 

~£Ne a^'t, à ce qu'il parolt , comme iiii violent vomilif. 

je carbonate tic Haryic urliliuii-'] n'u an contraire quo 

:u d'action : il n'vsl vomilirqu'à une duse asKez furie. 

S" G UN HE. STRONTIANE. 

I*p,8 scIh pierrens h baie de Strontiane ont une trè*- 
randc rc-ueinhlance avec les sets liaiytitiues, et presqno 
tous leurs caractères ne sont que i-elalifa. Leur peseti- 
Ieurflp<^iii((tie, presqu'égaleà celte des sels biirylitjiica, 
!ea fait rccorino)li"e parmi loua les auirea minérniix. On 
peut le* distinguer des ejfpèceâ du genre baryte, parlât 
propriété qii'iU ont presque roujour» de colorer la namrae 
du chalumcKu en pourpre rotigeitre plus ou moins viï , 

ron les rariélés. 
i" Bip. strontiane 5ULFATBE. Hd'ùr. 
EiA pe»Anlenrspécinc{Lie de ce minéral est de 3,5 A 3,9. 
S>t forme pritiiiiiveeaL un prisme droit à base rhombe , 

■qui ne dilTcre de celui de la baryte que pur la valeur 
^ sei angles. Le ^rand au^le est ici de log*^, tandis qu'i'l 
ttVâl que de 101 f dans la bnpylesulfiilée {pl.^, fig. s;'). 
La Strontiane Anlfitlée a an«ii la réfraction double, et sa 

Knreté est un peu inférieure à celle de la chanx fluatée. 
Cliauflëe ei fondue uu chalumcair .elle dount; un glo- 
tlle qui n'a jamai.% b saveur d'notd' panrri trè*-vcmar- 
quable dans la baryte sulfatée, maia qui a quL-lijueiora imu 
^*«veur aigre i»irliculiére. Qut^tqiiea écliantillons cdIq- 
^Beat «n rougeâlro la Qamme du chalumeau , mai» au- 
cun ne la colore en vert , comme le fait la baryte. Te]« 
sont les seuls caractères facile» à observer, qu'itn puisas 
Hâncore donner pour distinguer ce» driux aelji pier- 
^'reux , d'ailleiir.! ai voisins l'un de l'antre. La Stron- 
tiane sulfulée puie est composée, d'après M. Vauqueitn, 
Hde 0,54 de Strontiane , et de 0,46 d'acide sulfurique. 

1. .Stronti 1NB sntKxhti ca'STALLisÉi. Séa formes j,e- V«ri«*»; 
içoadaires sont à-pëu-prca les même» que telicB de la 



a58 SELS TERREVX. 

Lai-yle sulfatée ; maÎH gHca sont plitlôt en prûmcs qu'eâ] 
tiible», elles angles, «emblableinunt siluéii dans ces Uei 
c»]>êcea, diffèrenl uu peu pur leur nuverlure (fig- aH), 
JiEH plus beaux crislMcix de Stronliane sulfîilée viennent 
dcB vais de Noio et de Mavtzaraen Sirtk*. lia se IrouvenI 
dnns le» cavités des bancA de BUuTru qui alternent avuol 
dfft liancji de c'naux sulfalée, ( Diir.nwiKt.) On trouve 
uuH»i dcN cristaux bli^uâlrcs de .Stmniinnfl miiratéc dnn*] 
àm bancs de soufre en Espitgne , H M. Gillel en « dè-l 
couverl à Sainl-Médard . ûép«rtenienl de ht MeQt-lfae,[ 
daiia lie la nli^nx aulfûléi;. 

Lex cou]eurAd« la Si ronlianetiulfatée varient entre la | 
bleu , le rougeâlre cl lu naery. 

a. Stroktiahs tvtrkTin gMmisvsz, Bâ'ùv. * Eillc est sni 
masse , cnntpnst-e d'aîgrelles ou de prismes déliés, Hpplî-] 
qiiés pnrnlIèU'ment les nm con\vc les autres. Sa couleui;| 
Turie du bleu cétet^le an bleu pûlc «ule , et inétnti au ^riB. 

Celle variélé se trouve en coucliea minces ; «es fil>re« , 
fioiit comme dnns la chaux sulfatée BbreuM! , pcrpcndi- 
cutfiires aux stn*facea des courhes. 

On l'a trouvée ainsi dan» une nniMe d'argîle plastique, 
k Beuvron , prèsdeToul, dépnrtemenl de lu Meurlhe; 
— & Franksiown en Penatylvanie [ X£.rfrKnrw}; celle-ci 
est d'tin bUîii céleste. Il parnit qu'un doit réunir à celle 
variété la Slroiili^cne Butr^lée ik texlure libro-latiunaïre, 
que M. Berihe a rapportée d'Egyplc. 

5. .Sthontiamb sULTATÉr TBnnïtiîB ' Celle Variété est 
en masses opaques, A cassure conipuclej mutle et un peu 
etHjuilleuse. 

Celle do Montmartre est composée, d'après M. Vau- 
qnclîn , de chnuic carbonalée, S,33)de Slronliane sul- 
fatée, 91,43 ; de f(T,o,a5. 

On n'a encore trouvé cette variété qu'il Monlmartre, 



apl^ilolt nul»! cÉlrttlnc nue vaiiElé de chaux »iiit4Uiic. 
* SttiiDilanB lulfaUcfimorfbe. /f.jjjj'. 



STRONTIANE CARBONATLE. 
an nord de Pnris , danalcx cai-rit*rcj( ailuces tlu côlé cic 

Cli;;nanc!Ourl. Klte hb préKt^rilu vn iiiasM's splu'roïJalos, 
aplaties, de la gronseiir dv la lôti*. Kilo est dÎBtétuiiiëe 
dnns les couches <le mnrnc argileuse qui aépni'cnl les 
bancs du cltaus siiiraliîu. Cva mnaata pi-r^entent dans 
leurtalériciir un reirail pi'iamnlitjutf.doiit leniiilerKlices 
tioiit qiielijucfo» la|)iaacs de pelib crinlatix de l>tronliatic 
aniTHl^ir. 

■ 

On doit remarquer que la Slronrinne «ulfalée ne cimmuii. 
trouve pin» parlicutiùrement avei; le j»>gifre tsl le sulfate 
de ch»[ix qu'il v^T tdiilejinLie xribstatice. 11 n'y ad'cxc(;[>- 
lion qtiepoiii* les j^liiiai^rcd de Beuvron. 

a" SsF. STBONTIANE CARBONATÉB. B^tir. • 

CBsel pierreux a autant de l'esseuiblaiice avec la ba- CtnttiMt. 
rylccarlioiiatéc-, que lit slrorttiaite suir^ilée en a avec la 
baryte anlfalée. Sa pesanteLir spvcifîqutt t'st de 3,6^5 on 
peu inférieure par couséqtietit à celle de la Uurvte. ijcB 
c-chanlitlotiji que l'on ûnconnoiUiril la Mlriicltire GlireiiKC, 
el leur cassure a un éclat gra^. dans le »en» perpendi<:ii- 
laire aux Gbres. La Slronliane carbonat^e est un peu plus 
dure que la baryte carbonalée. Elle m dissout comme 
ce dernier »ct , avert efTerrescence, dan» l'acide nitrique. 

Maia le principnl caractère dbfincCifde cc8 doux aeU 
se tire de l'action du chalumeau. Ln âliontîniie rarbo- 
natée , chaiiIFéc doiicemeiat, ae gonfle , semble vigeliT, 
et leaexlrémitéaseuleHdes filameiis qui se forment, *oat 
un peu fondues. La fl^turae du chalumeau prend en 
xuème leiupa une couleur d'un beau run^e purpurin. 
I*a baryle carbonalée ne forme pas de végé-tolion , so 
fond faciCcnienl.et ne clian>;epas liiCuuletirdeluDamnic) 
du clmlunieyu '. La Slrotiliane carboiiHiée est IraiiHlu- 
cide, et ses couleurs ordinaires sont le j^iunùtre et le 
vert pomme. Elle est composée de Slronliane, o.figS; 
d'acide carbonique , o.3oo , et d'eau , o.ooô. ( Kt^emoTn.) 

^^^■^^^^ ■ ■ j 

* Stromiiiait.U STKONTiASiTL. Suvcn. 

* J'ai vérUîé CM caraccvrtt. 



•l li«sx. 



a6o SELS TERRKUX. 

CiiMmant On la troQve en masses composées de fibres conver- 
gentes ; quelquefoù on y remarque des cristaox , qui 
sont des prismes hexaèdres réguliers. 

Cetie subsUtnce s'est d'abord trouvée à Stronliane , en 
Ecosse , dans une montagne de gneisse. Le filon qui la 
renferme contient aussi de la baryte carbonatée * , da 
plomb sulTuré, du fer sulfuré, &c. On l'a 'ensuite re- 
trouvée à LeadhiUs , dans le même pays. M. Humbotdt 
en a rapporté de Fisope , près de Popayan an Pérou , 
une rariété blanche , translucide et rayonnée. 

■ M^ Brochant dit que r'ettde la baryte inUiatfic. 



CLASSE TROISIEHE. 
LES PIERRES. 



■ d- 



iVvANT «ju'oii fût réiléclii sur ca qui établit entre l«s 
curps lesrcsMtnbUiicrs et led JtlT«renc«if eeiieiiU»)l6SjO|a 
n'uroit d'cgartl qu'aux analu^» cxlcrjçures ; on non^- 
iiati\t pierre» IniialeiStnînvi'Hux cjul «lofent Bolides, încom- 
bu»tible9, ini>oluIj>k-s et àfjrvs ^u toiic!i(?r ; >t ou réuiii»- 
■oit par cette drfînîlion arbitraîh) descoip-t (ràs-dtQct'feni 
parleur ualure, U-Inquedusni^U.ilDs mt'tuux ctucjtçuiu' 
buoliblea; nous Mvons Tail voirqut'de pareils ritpprocllti- 
mens , fondôs sur de» resaemblancca, pour ainsi dire 
iUusotreiii puuveiit élro utiles lorsqu'il lie a'agil quu de 
recormoUrt imc Aubslance déjSi connue el d'en Irouvvr 
le nom ; mai« qu'ils ne peuvonl mener en aucune ma- 
nière h la cnnnoistmiicu réelle des niinéi-iiux, iwul but 

^,^U niinéralogto. .^ 

Kous n'^ppliqueronii donc le nom de pierre.i quVnx 
mlniraux , résultant df. la combmaiitQn des ttrret trUre 
eU«a ou avec tes aictiliv , et reiifermant ^iieifjutjhif , 
conmr priwipts ctixtitjires, deit aûidef, dfs cumbustibiff 
ou dta métaux. % 

L.ea picrrun «ont lut minéraux dont on cuniiolt Is 
moins la nauu'«; (j^uclquuruii» leur iiualyacf manque eo- 
lièt'eincnt ; souvent clic est absoUini<:-nl itiHi^ui^ianto 
^ïntrod. 85)*, on ne peut donc employer encnru 1b 
caractère qui rôaulttr d« la composÎLion pour subdiviser 
détiiiilivcin*.-ut ces minéraux en urJi-es, en genres oLcu 
espécea {/nP-od. yS et 8i}. Ce n'ejiE pa» qjie i'aiiitlyac de 

^quelques pierrea ne noua semble autisî oerlainu el aussi 
bien faite qu'on puisse le désirer dan» l'état actuel des 
conuoÎNJtfirK^cn chimiques; mais, premièrement, elle ne 
.BOtu apprend rien, ni sur la manière dont lea corpn qu'on 
•épore, ctoieut uiiia daus U pierre analysée , ni sur l'iu- 

S 



26a 



* i it n R E s. 



=l]uen*cé fM-^pondérsnle de ceiiains 'principiu 
aiitreu ; secondemenl, il ne ai)fHl pas ix)iir tlaljlir une 
clasaificalioa de bien ootinoilre quelque»-unc« des os|>«cj 
àcla«3«r, il làul lescouuoilre lou(«i,.uu presque louU 
or on e«t loin d'approcher ^e ce but rtan» la ctaasifi< 
lion des pierri-a. 

Il résolk- dc-U que si l'on n'avoU (l'nulre rnojen cjuê 
. chimie pour dt-lerininer les «ipèces parmi les pierreii, 
il no soroit pas possible d'£-(ablir avec certitude dam 
celle classe pliiii do sepi à buît espèces ( Introd. 84 et 

'tuiv, ) i mais on a dil cju'au d<*fnul du caraclère de pre^^ 
nii«re valeur, At celui <{>iî esL tiré de la conipOMÎtîon, ^^1^1 

'^uvoit recotirir au caractère de seconde valetrr, ]»•« 

'«te la forme de (a riiolécule, puistju'il eat presque toO- 

:jours en rappt>ri arec la compoaïlion. C'est par Ia 
hioyén dé ce cnrai:fèrè que M. H.iuy a divisé les'piern^H 
i^en espèce», la plupmt irè^-distincle?. L'analyse chlI^P 
hiique prouve lô|i» 1m jottra l'imiMirla nce de ec caracicre, 
en confirmant' leà eiipèces qu'il à âer^**! ^ établir; c'e 
donc un moyen aunai sûr . qu'auc*!!!! de ceux qu* 
emploie dans les sciences pf)^siqué« pour parrenir k 
connoiasancedc la iialurc-, et nous aduplei'ona, sans 

' triclion , louiia It-s !ipcei6caiionH que \f. Maîiy a Tund^ 
sur l'observation de la forme primitive. Mais pari' 
le« pierres, il eii est quelquca-uiics qu'on n'a point 
encore vu crisfallïiiécs, quoiqu'elle^^ paroÎHAenI pnres et 
liomogènes ; on ne |>etU donc employer pour les 0J)^^_ 
cifîer ni raiia'ly;ie hi tu forme; il faut alofH avoir recourfl^H 
dea caraclères d'un ordre iiiféneui- , fiui tndiqiienl duna 
certains cn^t les i-apporU qui lient les espèces que l'un 

'cherche k connoîlrc avec celle» qu'on' connoit dé/'T* 
'mai» ce» caracicrea secondaires ne (x-iivcnl janutU <ïài 
ncr une ccrtiludo axicx complclc pour réunir de^ 
pierre.i , et jKJur faire [irononuer qu'êlUs sont pr^cia 
luenl de la même nature; de-U lé gratid noiub'i 
(Veupèces iuc«riainé!i , d'espèces arAîtrain-s, dt* fau^ 
espècea, qu'on a été obligé d'inlnnluîre dajis cette clasM. 




p 1 E n a E s. 3G5 

Oa n'« pascnt devoir rrjc^rcea uapècusde pwrr» dan» 

UaH app<<ndrces, parce cjiie ai cllca ii'iip|>ai'lïeuncnl pas 

cviilvtniDenl à dd espûcea bien dûlcrmirtén» , elle» n'en 

^ppArtteiincii l pas moins ù U classe des pieiret; d'aU leurs 

ui pinparl d'ciilrVUcx ont dc^rapporU trèA-inlnoesavec 

des espèces de celle cl-uie j k-a en réparer, c'ct'it été 

kTontpr-r ers rapporlit , el liii>i£r un f^rarid nombre ds 

JaciiDes que la iialure «.-iuIjIu uu cuuti'jire avoir voulu 

^remplir en ci-éi^nl se» tmiiér»ixx. intcrin6di«ire-» *. 

Si duoj ct^llc cla»M' k's eajjècea sont dîillcilea à établir, 
on conçoit qu'il »eia encore plusdiUîtile d'y lor,mer de 
. bons genres ; car on ae rappelle 411c les genre* tloiv,ent 
^êlre composas d,es espi-rc» cjui ont un principe com- 
mun et donaioaiil [IntraJ. 99 J ; or ou n'a encore au- 
cun tn{)[}'eii d*-' dclcrniincr tjueln soiil le» princîpt's 
.que l'on doit regarder dans les pierres conitub bawïs, 
c'eal-ù-dirc couiuie les plut. iuiporUius; ou ne peut donc 
ctablir de véril<iFjIesgeiiri-s piirmi Xk» pierres. Ccpi^^udiiiit 
_enexamiQantuvecqucl(|u'attenltoncerlAiniigroujie.id'eH- 
j jièce», 9U appL-rçuil entre tc« espèces de» ressembUncea 
[jjtii ne peroiellcut pB« dt* les séparer : il evt vrai que ce* 
. re»enibiance.v Mnit i-»ich ; mais du moment où on let a 
, R-connneA, on doit y avoir égard danslaclaasifjcdtion. 

J'ai cberclié, d'après ces piincipcii, à établir parmi 
Lira piçrrça, iiou pa;t dea gçure», maia des gmupi-'i qui 
kîndiqucnt la manière dont on pourra ])t:'ul-<^ilru un jour 
.former les genres ; on ne d,oit ultacber aucune iiupor- 
.latiee n res ébaticlien de geuri^a; ausai ne leur aï-fe poiut 
.donné de noms. J'ai arlopté celte marche, parce que j'y 
^ai vu un luo^eD de diviser la longue eiSrie des piorr», 
■ el de faire remarquer dan» la composition de cca mine— 
^r»nxt des ressemblances qiù frapperont davantage j^'ca- 

' Nous ne donuaos pas d'wcaiples , pncce qu'il* tvrolent tuotlln 

' pooi Ici ptrtotities qui ue toaiiolupiii encore aucune pierre ; qnant 

k eultei qui unt clïiri qiirlqnp» nolloni de miii^isto^îe , cllcl trouve- 

titnl d'cUW'inêniM lr« r«rmplci en kMnl un conp-dmll anr la clam: 



3fi4 ■ 1» 1 E ft n t s. 

' prJl, et se retiendront plus facilement que dea ré«iilla(j 

* iwlés d'analyse ; j'y ai vit auAxi l'avantA^A de placer à c6lé 

■ Ie« unes des aiilrea des pierrM qui ont r^ollemenl do 

nombreuses asaJogie» , et de lier autant qu'il ent possible 

tout ce sysiéme, en faisiint en aorte que chaque espèce 

puisse établir la nuance de l'capèce qui la précède avec 

celle qui la sui(. On sent qu'un pnreil système doit 

' être encore bieu impnrfail, qu'il doit prétenter bien 

àvs faux rftpprocbcmens, luiss(?r bien den Inrune», et 

même renfermer des erreurs tjui tiennent & riniiHtrfuc- 

tion des analyaei ; maia quel que soit l'ordre dans lequt 

on présenleruil l'iilaloîi-e naturelle des minémuc , fùl-t 

même l'ordre alphabétique qui est de tnits le^ayslêroeM^ 

plus arlilîciet , ct;s défauts n'en existei'oient pas inoiiui.| 

Il nOiis a jiaru iinpo^ible d'élahlir \ei grandciè dit 
«ions qu'on nomme cri^f , sur de^ principes cltimiquei? 
^'. Les trois ordres que noua avonn formés , et qui simt 
peul*âti-e as5L'K iiatutel.i p>ir li- ftiil , nonf entièlviUtfiit 
arlifîdiclA par la définition. Aussi aronn-nous cru ne 
point devoir leur donner de noms qui indiquassent 
leur composition ; nous avons penité qa*tl sulUsoit d'ex^ 
primer rnpparcnrc du y]a» grand nombrL- des i»tt*rf 
qui y sont renferiutvs. 

Tel» sont les prïtiriptis qui nous ont dirïi>é9 dans 
elassificaCion des pierres. On jujiorfi l'eusemblc di- cet 
classification encouiiullaut le Tableau inéUlodtque.Not 
ne rappelle rons point dans le texte les geurcs puisqu'il 
ne aoni qu'ébauchés. 

Ijes pierres n'oni aucune propriété qui soit comraui 

' k toutes les expies. On remarquera seuleinimt qiui 

plupart dos otinémux qui composent ct>lle olasso »o. 

les plus diirti, après le diamant; que leur pesaotct 

tpécitique est au-dessous de celle de presque toutoa U 

[.combinaisons métalliqires, tic. 

Avant de commencer l'iiisloire particuliers dt 
pierres, nous devons traiter de quelques prupriélâa re- 



Mxorata 



P I E H II r. S. 3fi6 

MArqnablef qui spparlienaenl à plusieurs espèce», el 
indiquer iiueiques-unsdc leui-H usage» généraux. 

CerlJiipw pierres ont la pi-oprivlv cl'êlre Honore* , 
presqu'à ht inaiiiùrË des métaux. Cette propiiélù a sur- 
toiii «it rcmarquct! par Ici Chinois, qui ont fait avec ces 
pierrea des iufrlruutciis de uiuaique, nomiuéiv kiag. On 
ne J>efll aisément d^terminor à quelles espèce» apparu 
tiennent toutes le» pierres (pi'il* oui ctitpluyées à cet 
usage. Uuc des plus runaniméi7« çi des plu^ précieuses, 
psroil être une agate; une autre est évideuiuieul un 
trapp ou une phonolite ( iUngaletn , ff'KtiHJiH); une 
Iroisièiue, paroîti-ln.' un inarbi-e noir, d'api-ès leaexpé- 
ricncets du duc de Cliauliieji ( Ohvsimk ). J'ai vu entre les 
mains de M. Iliiiuboldl une laine de jade d'Amérique, 
^ui donuoit par le clinn un m» prp^que métallique. 

QuelquM piprrf» jouissent d'une propriélé qui l«ur p,'i.i^^ 
est commune arec la cheux cat-Hountéc .•taccaroide ; c'est u*nH"- 
celle d'être llexiblL-s sana élsisticilé. T^i-squ'on UiiLle ces 
pierres en lanivo lon^nes et peu épai&scs, ces («mes m> 
courbent très-sensiblement dnns le milieu , quand elles 
ne sont soutenues que par leurs exirémilés. Lespieri'eâ 
qui jouissent de eetle propriélé, ou qui sont susceptibles 
de l'acquérir, ont la lexturn grenue. Il parait qu'une 
longue expofiilion k In aéchere&se, qu'une 6uire fié- 
quonlu do dilalations et de coulractiona produites uav la 
clialeur el par le froid, donne à ces pierres une w>rle 
de flexibilité. M. Fleuriau-de-Belh-'vuo a prouvé qu'on 
pouvoil même la leur doniiQr artilicielltimeut eu les 
vspos.int loug-lemp* à une clial«ur gi-udwe, vl il n fait 
r«m«iquer à celte occasion que Id plupot'l deti Irnvei-ses 
de cheminéuB Jniles un marbre naçuaroïde, sm cuurbenl 
arec le temps p<ir l'eUcJ de l'acliou Lontinuçe de la 
cbaieur du foyer, liesfjrés auul It-s j>ieri-e»quiai-qiijèrent 
le plu» ordinairement de la Ucxibililé. Ou cite uugrès du 
Pérou comme une des premiérta pierres llexiblcs qu'on 
ail connues. On a observé que (uus It» grès iigrosgraiu, 
cl même que les grés calcaires deFoutJiaebleau , poa- 



t€6 



r I ■£ li a E s. 



'il- MM 

gtiatntt- 



iné- 
JarjH 

'M 



voient acquérir aasrz facilement de la flexibilité, 
les miitéraiix qui Ja pré^etiteiit le piuj ordinâircmrnl , 
sont Ica marbres utccHrnï<]M , que nou» cnnaidérous 
ici comme pierres. Ces ninrbre» cteriennent d'atilanC 
plus flexible», <]u*uii Itur fait davania^e exercer celle 
propriélé-- On rem^rcpie qu'ils «ngiticnlent alors ito l>«(^_ 
dansane de leurs (tiiuensioDs.(i^£Kvnr^r-i>K'D«£.ftvrf>|^| 
X-Tno grande dmclû, tinc parfaîlc homopcnéilé, el d^^ 
couluiii's pui«B fl vired, «onl des <|Uitliirà qu'on Irouve 
réniries d^n» beaucoup de pierre», et qm le» rendent 
précieo.'ws pour lc'4 arl« de luxe. Le» pîcrrej qui se fot)^_ 
remarquer plus parlioulièrement p«ir leur durctâ , ]cili^| 
IraiiRpareuce et leur» cuuK-urs , oui reçu U* nom àa 
pifrr«M grmmea ou pîrfres prfcir-usmx. Le» ancien» minB^ 
ralogisfes, éblouis p,'ir ceji qualités, avoîcni fait pend f 
quclijuelempmjnc sorte de classe A jmrl dec«pieiTe», 
nvoifiiF nit'nie élibli lescsjjèces d'aprêa les CouleUM. 
Ispidairé* rangent parmi les pierres gemmes lea miné- 
ruuK Buivans , que noii.i pré^Miloiiï à-|H:U-prés daua 
l'ordre deU valeurqnelecointnercey «ttache.à qnalilà 
et ^roHiienr égaltm ; le diamant, le ru biK, le fcapliir, réme- 
mude,lB ropaze, laméibislo, l'aigue-marine, legren»!;, 
le péridot , le xircon-hyucintlie et le cristal de roche. 
T«Me«oK Les artisans, et principalement ceux de Florent* 
ayant remarqué qu'on irouvoit dans les pierres touti 
le» nuances dn couleurs qui composent la palette à'ai 
peintre, ont o^ faire des tableaux dans le&qiieU ils n'oi 
Quiployé que des pierres l'appariées ; ils ont su les auorfl 
tir nvpc un tel art, que les couleur» de» objets et leur 
dégradation , la lumière, les demi-teintes et les omlnreii, 
ont été ^éuaj^ées, au point de doun^r de U «Rillie au 
derant'dn tableau, de faire tourner les corps rondi 
et do placer le» ombres jvorlées et les reflets areo exncti) 
Inde ; «nfin d'imiter la nature mnric avec uqe perfe 
tîon d'autant plus étouuaote . quw la difficulté h vaîncl 
étoil phis grande. On rcunil loua le» fm^^mcns de pierr 
dont ces tableaux sont formés, avec ua mastic ct>m{ 






CAUOLiniTE. 367 

«fie cire et âe poix blanclie, et qii les pnlïl eniuitn tau» 
«naenible. Ce travail edi Irès-leiil, cl !«■« ubltfimx qui 
fn K'sulient sojit d'un prix exceJi»if. Ou peut voir 4U 
tus^e Napoléon, tlaua la gslerie d'Aj'iolioii , des la- 
iiix fails k riortriicu siiiviiit oe |>rocé(I^. Un repr^- 
^•enleiitdea fruiU cL Ue» viiHca.cl aotit iiionlés en labltia. 

ORDRE PREMIER. 

LES PIEURES UUKES. 

Ce» pierres n'ont aucun rapport cnlrVIIus dans leur' 

fAtnpniiîlinn ; filex s« rpsneniblent ini peu par In plupart 

de leurs propriélè* ext^ricurca ; elles aoni loulcs mdeè et 

âpres nu Umcber ; loutci rayent au moins I« verre à 

vilrc blanc , pltis tendre que celnî ijiii est vci-Jâlre. XjÔ 

.pTus ^rand nombre est aasez dur pour t-ltncelcr soiis 

fie cliuc du briquet , ni c'e^l àan» cet ordre que sàot 

trenfemiéeii les pierre» les \i\na dures. On avoil cru auD^e^-' 

roÎB qoe cespieriTN lirtiirnl leur durcie ou leur âprelé 

[de la silice qui t-nlrait dnris leur roinpostlion ; mais 

»ui8 que lea cliibiiaies ont prouvé que les pierres les 

7lu8 dures , tellra que le corindon , le spinéfte» 9fLc. né 

^eontcnoîent pas Rcnaiblemcnt de silice , oti'é. Abandonné 

cette opinion. 

t'« Etr. GADOLINITE. BAÛr. ' 
lux GadolûiLiB a ta couleur noire ou noire brunâtre; Cwxitnt. 
'la cassure ri(reu:ie , écUlanle el concboïdo do l'obaiV 
[dienne; mais elle e^t opnqtie; elle se décolore elseréauui 
en gek^ dans l'acide nitrique étendu d'eau el chauQé. 
Sa p*-saoleur spécifique e«t de 4,0.^. Expo*ée brusqu»- 
'ment au chalnnicau, elle décrépite et ae dispersa en 
Uajiçant au loin des parcelles qui paroiasent embrasées. 

' Oadolikith. Srocs. 

On a place celte iiitt/e la prcmltre piifce qn'elle ni nalque et 
, isoltt p3r M compati Mon. Qa«!qae part qu'on l'eût mise , elle eue 
. Inteiroaipa on ivt lapporU de coeipotlUva, oa <lc* iffp^viti (t« 



a68 piEnTîRs dures. 

Si on la chauffe avec lenteur et pi-écaulion , eHe r««(«'i 
enlièi-c el ne se fond poiiil en totalité, elle Iaiuc voir i 
senlemeni quelques-uns de tes pointa qui se fondent cn'\ 
bouiltoniiont. 

Gea j)i-«"niiers caraclêrf-s siiOîscnt pour faire recon-j 
noîlre [n Godolinile, et pour la dislin^uer do toutes lei 
pierre» avec le&qnelles elle a rfiielque re«!ieml)1»nce exté-1 
rieuriï. Elle est d'tiillpur;i nssez dure ponr myer Ingère-, 
ment le quarlJi, cl étiiiceler aoiis le choc du briquet ;^ 
elle est Irês-rncile à caxtcr; elle colore en jaune le verro 
de borax ; elle «^it liès-sen^iblemenl sur le Larretil 
aiuiaiilé , «uns ce)>eiidant itvolr du [lâJcs magnétiques .< 

L-a Gniloltiiile a é\ë dt^couT-crlc en Snwle, el M. Ga-J 
dolin y u, It; prernii^r reconnu l'existence d'une lerr 
particulière T e|u'it a nnmméc ^/«rm, du lieu où la piert 
qui Ih conLi«ut a élé In'iivéK. MM. KInprolli el Viiu* 
qmlln «ni d'abord analyé ce minerai. Les réaulials de 
Icnra annlvACs ne m- te&wmblcnl guère. Nous dioisirooi 
celle de M- Vanqtielin. 

•Ylinfi.o.SS, «lice, û,a5; fer,o,a5;osicle de mmga- 
iièM-, 0,03 ; clitHix, <i>o3; enu et acide curbonique, 0,10. 
QJais M. Eckc-NiT;; ayant de nouvL-au analysé la Ga-^^ 
linile, y « trouvé le» pr'^porltons suivaniea, ce ^li^H 
donne un r^nluil encore <lillérL-i]l des au|rr». 

Yllria, 0.â55 ; NÎlice, o.uSo; /;lucyne, ii,o45; oxids 
de fer, o,i65 ; jjcrle «julL-menl . o,o5o , ce cjiri diminae- 
roit beaucoup la quantité de Quidc donnée par ta pk'e-j 
fteiëre anaivse. 

M. Haiiy possède un échnnlillon de Cfidolinitej qt 
"paroit {.-rialttlltoce tn prisme rhonitjoï'Jal tiulinè, 
r.i,„ Cette pierre, encore Irèa-rare, n'a été trouvée îaal 

•"""'•qu'à préwrit qu'auprè* d'Itlerby en Suède, dans de 
filons de felspalh . coupêA par des veine» de mien. C'ei 
auprès de ces veines que >e réncoulre 1» GadoliniK 
.allaobée d'une pnrt au felspalh, ei de l'autre, nu mu 
?f)n a trouvé dan» In même lien et dans le même iilonj 
un minerai composé de fer^ de mauganése, d'yllris' éi 




lanrale. On Ta nommû yttro-tanial^. îCons le p 
;K»ariiii les juiuenits du métal nouveau appelé tancaie. 

a* Ssp. ZIRCON- Odur. 

L,r» pierres qui contjJOJtenl celle «pcce un peu plui C«MtftM. 

^urv que le qiiAriK, ont ordiiinirctoent cic U trantipa- 

v«nce : ell<-j soiil li»i«s et non alriét-* exlérieuremeiil ; 

1eiiriuif.ic(.- e-il luisiiiile, coranii huitén; leurcatsure eut 
^cUliinli- l'I nncJtik-F , c|uel(]uerois luiiielleiise. Ijetir pe- 
Hnleur »péi'iH(|iii' qui c«t de 4,4, etit conaidérable pour 
une pierre. IJntîii ct« piuri'ai sont inrusible»; mais cellss 
ijuiaunl rolor^rftcn rou^^, perdent Jetir couleur parl'ac- 
lïoQ du f€U. Elles ont une réfi-ac|ron dculilc t rt^A-forte.. 
Leur Jurnie primitive est un octuèdre k irianglcâ isocèles 
ip^ ^>fig- ^)- L'eur forme orditiain* est celle d'un prisme 
iquatre pans, terminé \\»r une pyniinîdt- » (junlre face^. 
JjC grenat, l'idocrase .tl r|^elquejlpi(Tr^s gemmes tail- 
léea.aonl ItaseuUmînéraiixqn'oi] potirroîl confondrait 
premier n.«pecl avec lci> Kircutis ; mai» ceux-ci -le distin- 
guent (lu );rerial «1 de l'id^icrasc p<ir leur inFusîbilitê, et 
8ur-lout du prnmicr par Umr aspvcl luthant. I.u j>luj)arl 
des aulrns pierres sont plus dures iji^e les Zircons ; «lies 
n'ont d'ailleui-* ni la même pesanteur , ni une double 
réfraRtion aussi forte. 

L«a Zirconf peuvent ëlre séparés en deux variélé«t 

^d'après quelques caraclèreit extérieurs. 

1. Zistcos jAacoK *. Ses couIeurB varient depuis le VatiéU». 
[limpide jiis'ju'au brun ruugeâtru, en passant par toutes 
Vies nuances intermédiaires ^ et du verdâtre au (^ris 
lïleuâire; m cassure est ondulée ou m^nie raboLeuiH!; sa 
lurnie ordinaire est celle d'un prisme à quatre pana, 
Iterinin^ par une pyramide â quatre faces qui font suite 
[ïax pana du prisme ( pL 4 , jig. 5o }. 

Les ifarjiona de Norwèjje sont composés , d'aprè» 

■ Zi/Awt, te2jaco>i. £ae<-il. — Ja/gua de Crylaa. DB»aM.s. 
Moiti-oz-Lnis. 




C>*i«inrttt 



M.KI»protIi:tlL- 
de ivr, 0,0 1. 

Les Zircon» qui appartioniienl à celle vaHélé, ont 
reçu plus ]iiii'ttct)li6rcmcnl le nom df f argon de C-ytan. 
On ivn laiiicihM; en «Hul la plu^iart tt»n3 le sable dev 
rivmivft du niiticiide cctleîle. Ou en n trouic une variété 
rousnàlre peu Iranapaienle h FridÎBchwern en Norwège, 
d8DS une rocbc conipoïée de p,ros crialaux de feUpalh et 
d'ampinboli;. On les (uîtie (lUvtqutfuÎB , et on les emploie. 
dsD« les parures de deuil- 

2. ZiacoK HvAOSTHB '. Leur couleur dominante eut 
te rotige pnncenu ou le rouge orange. 11» lo jKrdeiil 
MuV€Mt par l'aclîon du feu. Leur texture est laniellense. 
I<e[ir forme générale c«l celle d'rm prUme à (jualre pans, 
terminé pur une pyramide à tjiiatre face» rliomboirlatej 
qui correnpoudcnl aux arêtes du prisme (/)/. ^,fifi- 3t }. 

M. Vauquelin a trouvé dans eelle pierre le;i mêmes 
principes que dans les }ai-gons ; main i!^ y »ont dans de» 
proportions un peu dinernilei. 1-e» Hyacinthe» d'Ex- 
pailiy eoiiltennRntde o,&^ à o,65dezircone, 0,3uà 0,3 1 
de ailîce , 0,0a de fer. 

Les Hyaeîiillies p.iFois8ent appartenir, comme les 
Zii'conN , aux teireiiiA priijtilini ; iiihis on lea trouve rttre- 
ment dnna l'inléi-ieur des niches. Cependant M. âù 
Bourncin a vu de^ Zircons-h^acinilie^ pHraitifii de la 
grosseur d'un pnis et plus , pi«rnii les çorindonn du 
di.'ilrict d'ICllore, partie seplc-iilnonale du gouvernement 
de oindras. ]U sont pliia ordinairement diii^émiués 
dans le table dee( ruÎAseaux , et dam d'autre» lerretna de 
transport, On vn a trouvé en l'raiice dan» le sable vol- 
canique du iiiiaseao d'Expailly, prè» du Piiy en Velay ; 
en Italie, près de V'œ-t et dans un &ablc volcanique du 

^* *^«tin»4,l Hyacinthe. JjtOi.-^. &«;. 

Xei mini f ni vailles <lc l'école ào Warner noauncnt Kannilfttin 1 

Tailité de coolcor orangée qui en en grain, daot la rarface «t 

ntMtewc. Bt 1a tcsisrc maint tenibkiBcnl lameUeuse qo^otll* 

ia ualsci rtniltt. 'té ' t& 




271 

* «i-t'îtoîre de Vtcenjue ; en Polif^rtie , à Sfhflkowite , Jifès 
«:1e Rilin ; au Bi'^iîl , daus l'ilc de CeyUn , &c. 

Lt-8 HyHctriUif^ sont |;ieii cMîniéM ries lapidaires , quoi- Ums*i. 
qu'élit» Huienl qiii.-l(]UtfoiEj tiiiHécs el niotiléea. Klle» ne 
«onl jnmaîs d'un };i-oit Toliimc- , et kur poli n'est pas 
aut'ine au»! brillant rjiip celui des Jnr^oiiH iiroprenient' 
<tiU. Le» m»rc)iaiidi) vendent ({uelqucPois^» Hyacinllici 
décolorées par I« fen pour des Zircons- jargons '. 

5' Jisj: QUARTZ. 

Cbttb pierre, qttoiqne moins ditro que le co- CnmiiM. 
rincton , ta ciniophane , le Kiroon , fi.c. a rependunt 
rencorc" une dim^Ié Irês-reiimrtjuable ; elle étiiicelio 
Itoujotirsuotis le choc du hriqnci, qiinrid )«^h rra^tmcns 
f^ue l'on Bfisarv ont asaez de Rolidilé pour réniRler k ce 
Iclioc : lorsqu'il» «>nl trop friîibles jKnir qu'on puisse 
lettre ce moyen en nsniic, leur jmnsaière, iipre nu lou— 
1er, el niwei! dure pour user 1 acier et le verre, rap- 
îUe encore le degré de dureté da quartz. 
Le second caniclère dislinetif du qQarl* , est pris de 
son inTusibililôau clialiimcHU ordiuatre. Cette pro)tric:tè, 
fitcile à reconnottre, eal commune à lontea ten variélÉs 
renlerm^ea' dans celle e»pice. 

Ces (IcDX caraclèrtrfi sont les seuls qi>L se retrouvent 
danstoulesles variùtéd du Quarlz,qu<.-Ik* qov «oit d'ailleurs 
ïur apparence r^ctérieure. 

L>e Quarix en masse u la eauurc conchoïde , vitreuse , 

>ndulée, quelquefois lamellenae ; les morceaux colorés 

|ui piiroiȕent les plus opaqtius , oui encore de la tranH-> 

;tdité dans leurs partie* minces : le Quat-lx Siuo^le est 

i seule variété qui n'otf'ifl paa ce caraelère. 

Bcanconp <\t pl«rr«», iroidilTéreatM dei Zircunt-liydclnilist, ùri 
leno, C* nom. Alut t : Vhyaiiaihe uûtataU , ut une lik'sie ; i'oictdta- 
taie , cf t une lopAse ; l'Jij/aciBth< Ja b<lU , cil ionvcol un grei>at \ 
\kytitintht trutiforme, tsl rhannot«me ; l'hyaeimhi brune du vul- 
aiU| ctl l'iâociMC i csËo Vhyaeir.ihi de temp^ttiUi , «»l 1> qusiU 
haaaxoiàe. 



37» PIFRRBS DURES. 

1,3 ppïaiiletirfcpêfiiiqiie du Quailx limpide el pur eèt 
de 2,â8[. Ce mini^-i^il t-sl pho-sfiLoresccut par frnUe-,i 
muni , vt répand pav la collision une odeur particulière. 

La Qiiarlz crislaltiae livs-itellcniviil, vl «e» criNlani 
ai:quiùrfnl souveiil un volume coiinidt'ruble. Il préiMinlU'i 
pvu de variétés dbforiiiL'a ri'i^lleuteiil dislincic8;ii]3t;iraC'>.j 
troisMinient ext»sil* ijui' prennvnl cerUines f«fe« «uj 
cU|ienii dus aulrea , rend ^uelt^uefoia La forme )r pluM 
«impie, ainsi modifiée, difficile ù reconnoître. Dc-là 
les noitibreuseâ variélt'» de Quartz quH l'on trouve dans 
quL-lqucs niinéraiogi&les anciens : elles »ont réduite* 
nuiintenaiil: à «tx nu itept variétés pi'iucîpaleB. 

La i'ormelaplus ordiiinii-edu Qiiai-tz e«t celle d'un 
jH'isaiu il six p^ns . lerjuiuu de clidi|Ue cdié par une< 
pyr&midr. à e.ix. face». Sa. foi-me priiuitivu est un rhom- 
boïdiiLin peu oblufl>di>nL le ^rand angle an sommel estj 
de 9^''. Ce noyau fM assez diÛîcile à obtenir Lnt vria* 
lauxduQuarU nnîi-ile.t muuljigiieadûTiMcane moiU ceux] 
qui le donneiil ie plus iitllemtnl. On parvient à l'ol 
tenir plus facilument en fuisant cliauUer ces crisUu] 
et \ca plongefint diins de L'eau iVoide. 

Le Qu^i-lz cristallitté otlVe d'une manière assex sen- 
sible k- pliénomùne do la double rÂrracHon : mais poui 
l'observer il ftiiit regarder ù travers une des facea dl 
la pyramide et le pan du prisme opposé à celle fuct!. 

Le Quartz liÉnpiilc paroîl ^ire presqu'enliêreniei 
com\}Osé de silice. Bergman y a ce|)emlaut trouvé onvï' 
jori o,oC d'aluuiiue , eto,oi de cIihux. M. Vauquelin «| 
xemiirquê <jue aa pou^'ère verdi&wit la teinture da vie 
leiie. 

TeU sont les caraelères el le» principales propriélél 
communes aux vari<5léd nombivusea qui apparticnncul 
à ct^llc espèc*^. Noua Id divtâeroiis en trois »ou»-«[>cce», 
fttabtifs d'aprcA rinllucnixque les diflëreules Hubstan< 
létungéei aa Quarts ont wir le» cai^ctéres de 
lierre. 



QUARTZ. a^5 

ih tOffS'SSP, QUARTZ HTAlilK. Ha'At, ' 

I Nx>us ran^MiiiK «ou» ce nom le« variélé» (|iiï cod- 
HTvent uoe gi-nodir trjiDïltrriditô, ri qui necoiiliânuent 
qu'une petite (|Lijuuilû dtj matière êli-îitigc-rv. 
1. QiTANTX nr&Lin cKiJTAt.i.is£ {pi. *, fig.3it33y, 
gt»«« ■«Ain rni-iur. I,e« rliombnirli's prirailifii de ruUiMi 
(»tte tfspAtc , quoique (ov\. rares, su rencontrent quel* 
f|iiefui5 : ou les a trouvé» tliins titi luiueraï de fer ht'inii- 
|i|ite, recouvert ù.'uo ruiluit de cet oxide de 1er; on les 
même pris pour de l'hétnatile crialallîtié en cul>e. Oïl 
). en voil nom «ur certains ailex-caleédoincjt ' : ceux-ci ont 
lOnn-rvé riis|)ect nébult-nx et hli-iiHlrcdc Ift calcédoine 
[•ur laquelle ils «ont ptncôa ; mais ils s'en dûttiigueiit pur 
(leur Ciuaure luisaute et vitreuAO, luudù que celle de U 
|*;aIcédoiiie est teioe cl cireuse. 

QsiBTT BTitiH rKxuti. Fmnie À six pAn» , terminé k 

chaque extrémité pur nne pyramide à «ïx faces. C'est , 

Tcomme ou vient de le dire , la turme lu plus ordinaire 

Fclu Quarlx : les pans du prisme sont strii-s Iramverdale- 

lent , ce qui i:araclcri»c fort bien celle pierre : lea fure» 

le 1a pyramide sont au contraire d'un pnli aw^'A brîHunl. 

rf'ÎDcliaai»on des deux faces opposées du la pyramide 

Ht de 75J 5i'. 

Celte variété est auwi celle qui présente le plus de 

ces irrégularités produites jwr iViccroisvMiient comido- 

rable de cerluînes faceB ; cl n'est û ces c»pèrea d'irrègu- 

|aril^4 dans lu ctisliillisiilion , que l'on doit les «ouit- 

iTariélés nomiiiéfa alterne , bisatterne , cnmprim'i ou en 

Itabist &c. Nous remarquerons arec M. Palrin que les 

;]ianlilIons d'une même variété de l'ornie ae trouvent 

TiiMez constamment dans le même lieu ; ce qui doit J'iire 

[^■upposcr que les circonstances locales ont influé mir 

[leur formation. 



' Biigkriiiaf , le CrkTal i>k roche. Bkocii 
* CnlCviluiua llitu* CriiliillitM «1 vaintt. Dlboux. 



l.yA PIERRES CURES. 

Qv»n ■T/i.TR PMtctinRK C jiL 4 ,fif. S» ]. CsAt Utl Crifttal 

composé de dnn pyraïAûIes, apposées ba»e « base s»i 
'jirisme inloriiicdiitirc. Celte variêlé asscï ixniarqimbl^ 
?«»L vu petilscristnux ordinairement ^rj», tinirs ou rouge 
QticlqLierois trois liicct! (|ui aUcriieut doublement sC 
chaquu pyramide, promieiU un acci-oÎMicmcnt tel 
qu'elles font diaparnilrc prcafjuVniiêrenient les II 
^,BuIrt*8 iacva de chaque pyramide, el l'aïuùuenl le cm^ 
au iliomboïde primitif. 

3. ^tvABTs HVAttN ].iiHiyMBE. I! esica mawe; tnaial 
iSlructure v»l plus scnsiblemE^nl lamc-lkusofiuo cdlc 
[lautret; variété l.'ttfipL-ct de ta ca&sure est graa. 

3. QuAfiTs iTTALis AMâitrtie '. En maMcs inrormt 
^nelfjuefuis Irès-cannidéraldcH. Il cet «ouvent laiteux , i 
[*'aa caMture e»i un peu raboteuse- 

iCir«atirc«. 4- Qv/uix nvALiN cuncRi'^TioHxi ^ Ce QiiariK, quii 
rapparcnce de quelques silex-calcédoines, n'en a ceper 
dant ni la lexlurc homogène et coinpiicle^ ni la cnuare 

[terne : il eitt liinlât traiialucivie , lanlôt d'un blanu 
peu laileux : su cassure eat cDtichuïdu et Bnliùreuieï 
vitreitee ' : l'aspect de sa surface est luisant et cominc j 
m Ifxlurcesl cjuplquefais làclie, comme pai-cuse : cci 
donne à ce Quartz une as»eK {;i-ande fragilitû, fpiolquj 
fois de l'opHcitû et une couleur laiteuse* ou mêoieperlv 
Le Quflriïî concrélîonné est en pclilesmasacA mam^ 

|"!onnép8, comme les concrétîotia ou alaluclites : il pr 

■'Dente quelquefois des espèces de ranieaux à Mirface lit 
miii.i oudulcr ; enfin il a tous les cai^ctiiiea d«s concri 

[' lions*, et ne diffère des calcédoines que par sa rauii 
vitreuse. 
iVitKfMai. LeQuarbE liyalin coHci-élionné ne ft'esl encore rei 
contré qu'au milieu des Icrreius volcaniques. Maïs 



' Gtmditcr juarq , le qnnfii cummun. ffteett. 

* FtoaiTE. Tiioupsoir. — Amiatîte. S.tsri. — Hfiiii 

' KiUVAX dt qu'elle cil foBiwit lamilWujf. 



QUARTÏ. 17!) 

I {ytrott qu*il n'a pa£ été dépoté dans les cavités de ce» 
(-«rreius à la marfiet'c des culcédoinca et des auLm 

' Les lieux où on le rencontre, tels que l'Jte' d'Ischia , 

3b Solfolare et l'Ialancte , .-iboiuleiil en Miurcea dVau 
I chaude, dont la lenipérfilnre e»l souvent lrè»-élevée. 
^^'Ce QuarliE te dépose bur It» parni» dca fn^ureê ou saii- 
^^■piruiix niilui'cbf noijiniéa Funmroteà ^ <]iu duitiicnt issue 
^^^ à ces aourceii, ou cjnelquerois letilenteul à de Teau 
^^ réduite en vapeur. M. Thompson suppose que la silice 
^^ étoit tenue en disjiolutiun dans ei>s enux, n l'aide du 
^^b carliunatti de soude qu'elles ccuitienuetit ordinairement. 
^^p M. Klaprolli , qui a analysé IVaii do Rcikum en 
^^pjdaiidu, a ti'unvo . sur 100 p-inccn cubes de relie e.iu , 
ggratnsdewlîce, i dccnrlionale de soude, 8 de uiurîale 
de aoud,o cl 5 do auiralu do soude. Il doute qu'une si 
petite quantilé d'alcali putsnfi dissoudre au In 11 1 deQuarlB. 
On a trouvé cette vaiié'ô de Quartz k Arcidosso et à 
CaHtcl dcl Piano, prca Santa Fiora, dans le Montanii;tta 
Toscane ; et c'est de ce lieu qu'elle a pm les noms de 
rite Ci d'armaiitit. Elle est en pelited slalairlilen , an- 
dessous d'au lit de lerre jaunâtre , ou à lu partie infé* 
ieure de» rocher» de l'cpcrino. ifi^yri.) — On l'a ti'OU- 
ée aussi dans lu cralère de Ih SotGitiirc de Pouzzole. 
in y voit de» laves revèluea d'un enduit de Qiiartï 
nrrétiouné de ^ à 7 inilllmèires cré[>aiiitie)ir. Le» kve:! 
'Asironi, cratère voisin du précédent > coulienutT;t 
et grains de Quartz concrétion ue , quoiqu'il n'y ait d;inN 
ie» environs aucune source d'eau minérale. [T 110 m v^ oit.) 
' — On le cite encore dan» l'île d'l»uliiii; — aux environ» 
<le Francfort sur If Mciii : ce di^'uier e*t tré.i-fiaii»pa- 
.ycnt. — Le tuf âïiiceux de Geyser et de Rtikuin en 
("ïiJande appartient k cette varîélé. — Enfin M. Huniboldl 
■ trouvé culte même variété de Quartz à Zimapan au 
"Mexique, surdesfilonud'opale qui iraver^ieiit une ïx>l-1io 
de porphyre. On doit ffliro remartpier qu'on iroiive de la 
'.aoiide daus loiu ces lieux, suit dans les eaux buuillantua 



LïfHC. 



Lîtnt» 



^76 PIERRES DUaSS. 

nui y faUViMcnl , soil dans le» Ure* ellcs-mème* ; et qno 

le soufre en vapeur ou l'acide sulfureiiii accompagnsul 

oi'dinaii'eiiient les lave» qui reiiferment ce» alalncUlH 

quarixeuwa. 

.. , 5. QtTAUTt oTALtit LIMPIDE. H^iïr. Il 6»! MDs coateor 

plquelquefoia IraiiRp^reiil ,coini))«ltt j^lacc la plus pnrt. 

C'est À rette variéié qu'on donne parlinilièrenieiil le 

nom de cri*tai de roche , lorsqu'elle eil rrialnllijiM, 

» Tous ïffc cttraclèn-s filt-riuup» sonl cfux du verre [<■ plu» 

I licau. Mais conimt- c« QuariK <•«( rl'iin prix beaucoup 

. plus l\v;v6 que cfliii de celte maliùre, il faui saroir l'en 

. (liilinguor Sa durelé oiTre un Irùs-bua moyen ; car lo 

t verre qui, par sa pc8Jliil«ur, pourroil è\if confonduarco 

le Qunrw limpide, «t lolleinmt tendre , qu'il se UÎ8M 

facileitienl rayer par une Unie d'acier. Quand il y a 

i (lea bulles duns le verre, ell'xysunt ré|MindMca irtèf^ 

Itèrenieiit, tandis que les >{kçiir(» ou bulles qni «e 

voyent presque lnutaui'»danii les plu« beaux morceaux 

de Quaiix , y sonl disposées sur un ni^m«< pian. 

Les monlAftnn de la Savoyc , de la Sui»^ ci de Madi- 
gascar, :ionl les lieux qui fournîswml le QuartK de la 
beila eau , c'esl-à>dire do la plus parliiile limpidité. 

6, QiTAitTs nTAUM HtM^I. Il Fenvoye de la aiiiTtice 
de son intérieur les oouleuni variées de l'arc-eu-ciel. 
doit cette propriété, Untôt k un etidult très- minn 
d'oxidc niéinilique qui couvre M surface, alors les 
tlela irisés sonl superficiels ^ tantôt à ded fissures t 
tninrea , mais nombreuses , qu'il a dans son inlérir 
et nloi-s le* coulenrs viennent de l'intérieur du crîstAl. 
On peut m()mo donner ces couleurs au Qiiariz , en 
faùitnt passer subitement d'une lempéralure élev< 
une température basse. Il est possible que 1 < pierre aoi 
méo iria par Pline appartienne à cotte Viirtét**. 

7. QpARTZ mrAUM AVAvxcntsi. Le fond de sa 
leur varie en ire le rous foncé , le jaune , le gris , 
Terdùlre el le nuirllru ; ou voit sur i:« UiUuruuii fou 



adi- 

I 



QUARTS. a^'f 

des poiiiU ou piiîllellfs brilUiK», ar^rnlé^s ou doi'éM* 
(|ui «ont diied « des âuiiteÀ' niuliipCiées «L dùpQ*éfis è- 
peu-pi-é« dans la mérite direciigu. 

Quelquefois ce» poiiiU on |Mill«llea bnlluntt» sunk 
praduilffi par de» ]>arcelles de mien jarine ou d'une 
■utre couleur, disi>éuniiée& jivec fuaes d'^itlilé dun» |e 

^"^•"1** . ,. , ..■ iL-io^. 

Oo en (iHiivc piv« du Vaulfti , dan» Je néparlcibont Lii 

de* Drux-Sbvi'Va , en cailloux louté»; celle vaiîclé eiL 

rouMâlre, et doit ac» jMrtii:» bnlljiiles ù Ji-s Itêuref. 

I (CiiffM^r, ) — Au caj» de Gales en E»(w^ne, ce QuarU 

I av:inUirmé est blanc , «reo dea refletti arRentirt». ^ 

Ku Arrii}>un , il v iii u de pluttieurs variétés. — Prés 

de Madrid , jiarnii lu» fniyiiiPijs ronlév dp grtdit,' 

qui reuourrenl les (fi-reins {jypaeux des environs do 

celle ville. ( LtHCK.) — A l'acebay i-« Ti-ausllvanio, il 

cal noir, avec de trûti-|Jelilr5 puillellen dorées, i. OsMonif.) 

• — Aux environs d'EkaU.-riiil)oiirg en Sibérie , il doit 

•on «JcUtaii mira qu'il rt-niVriuB, et forme des couche» 

rqui'lqiiefoi» cxlr^meuient miner*. 

On fait de» a\aiilinincs ai-lificieHes, en tlmiinitnl cer- 

lînes vai'it-lca du quaili!, et fiiNinl iiailrQ aini-i duni 

«r înlérîonr des iiMUix-a nomlireu»e». iJSiritsH.) 

S, OoARTK uYALi:> <ia*.To\xsT '. Oii avolt donoé le 

%otn û'(î:U de tJiai k celle vaiiélc dç Qutirb: , jMiice 

Lqn'elle oflru nsacx bien les redelft cFiaLoyaiiH cl nacréi dtt 

^fond de l'util d'un di^i. Sia coulturs hoiiI Irfs-v^riableB,' 

L«l s'étrndeiil du ^riii veidulie au jaune biiiiiùlie el uU 

blanc gri6«lrti,eh pa.-HAâiil parlôHlcs les nuancés înier-' 

luédîairfs : sou cliaCuyemï'iit patoit dû à une leiiturt' 

liibrcote; et en eflVt nn découvre facileiiKiit celle tex- 

ilure dans les «^rhanli lions birn rnraciêriâéi. M. Cordiez 

la reconnu qu'elle éLoit piodiiile pai* raftbc.t.lo dont ce 

îuariK est ])énélré. 

Celte pierre eut infiisiblo ait chalumeau comme le 



^ K'iufi ^tii» tVail de cbm. Hmocm. 



T 



'7» 



Pir. IlRES DURES. 



Quorlz ; eile est composée , connue lui , de 0,9$ 
«jlîce; rllft npparlicnl donc rccllcmenl k l'ftpèce â\r 
QiiarU , cl non à cc-Ilo du retapatli dans bquclte on r^_ 
pUc^ pendant lonit-lemps. ^H 

On ne connoît ]>oin( «ncoi'c le gisAfmctit de celfe 
<raHété : )ra ^hantillans de» cabinelfi »nni gros au |}lus 
comme une aoiaedc, presque tous taillés en cabocliOn 
et polis, ils viennent de ta c6lede Malabar et de Ceylan. 
On dit qn'it en vient «lusi d'Arabie et d'i^yple. Lv 
Quartz chatoyant est employé comme jnerra précieuse. ^M 

9. QvAKTz BV4LIN ÙHKS. Li'aspecl de ce QubHj! daua 
ta («MUrt: fat onctueux, comme s'il «voit été rroHé nve»^^ 
(le L'huile: c'est une de» gangues de t'or naiif du Pérou^H 

1 o. QcAkTz BVALni LAtTxirx. Il eet d'un blanc do Uit 
,èpac{ue, et a quetqoefoiala cauure ^raMe: on le lrouv«^_ 
en grandes marnes , compo«anl des filons en tout ou ^'■^| 
partie; on le voit atusi quelquefois en petits criataus 

,|t., Quarts myaun mdhb. D'un Jaune clair. On l'd 
nommé topait occidentale . fausse topait, topase uCc 
Sohéme, &<;■ Ou le trouve à Uulteabcrg en Carin-, 
thie, &c, I 

^^ix QcABTï vHKDATRit. H esl Cil pvlits gruïns d'un 

Uaune verdâtre. Il noimt au chalumeau, i-t contient 

[d'Bprf.-a M. Laugicr : o,ë5 de ailcx , o,ûS de fer oxidéj 

}t 0,07 d'eîiu. M- Mowfier l'a trouvé près du Cantal i 

lans le dêpartemeut de ce nom. il y est accompagné da 

atlex. réâinile. 

- i3. QuAXTz HYAt-ix KO» '. Il e^t quelqueToia d'un 
rose Irùt-pur et fm-l agréable . ou d'un nMe tirant spr lu 
janne. Ou l'u appelé rubin dts Boftéme , rubii dé StUsie. 
Comme sa couleur v»i due au uiauftanèse, un a 
maiijuê qu'elle s'altéioit à U lumière, t-l perdoit d 



* MiUhjuutx_, quArU lalicui. Bbocb. 



•^ • QUARTZ. a^Ç 

fraîcheur et de «on intcutll^. On a Irouré cette )oli« 
variéléA'R«l>eiiirt«'in eu Bavière, en nutaite con»i<lt-i'abi«, 
dans un filon deinitn^aiiÊBeqiii Iraverse iingr.-ini(e àgros 
([r«in t — en riitlaticlej — el en Irlande , prw dt CorL 

l4- QvARTs HTALtH AMÉTnysrB ', Il rat généralument 
violet ; niera il pas^e du violet rose hu vialcl brun par un 
^and oomhi'e de uunncc»;!! « d'«ll!fjri le» formes ut 
tous les nuiiça caraclèrr-a Hn Qiiai-ts liyalin : sa pesan- 
teur spécifique est de 2,7 environ. It paroîl , d'après 
'l'aualy** de M. Roue , que c est it un atome de fer cl de 
manganèaeijue cette pierre doit la roitleur. 

L'Amélliysle val pruaquu loujours erùtullii)^, et rorv'* 
ment en grandt? maase. Lps maMes le» plus volumineimek 
qnel'on en connoissc n'nul point une texture conlinur 
tt compacte; mais ullea soni évidcioincnt ibrmics par 
la ré nn ion «rt l'entrelacement d'un grand nombre db 
cristaux. Quclqucroia ces crïMaux j^rôles, lon^s et for- 
lemeul «erres les una conUtj lus aulrra , dunnenl à uea 
masses un aspect fïbreujE. Les cristaux d'AturlIiysl^ «oui 
souvent plus colorés vers leur pointe qu'à leur ^>a ; 
ils Iapi584jnl quelquefois des géo^Ies, et nnlanuf^ul liff 
géodes d'agaie. Oei le» trouve prîncipateiitt'hl de cetl<; 
manièiY.- dan.t les lerrctns volcaiiiqueM, cuninie en Au- 
vergne, dans le Tyrol , et dans le Palacinat. L'Amé- 
thysje ne se rencoiilre ordinairement que dans les filons 
des montagnes ntélHilifêrcs, on ne l'a [wut-âtre jâmaik 
vue dans Ira monla^nr^s de pur granité. 

On indique rAmèihysle dan» beaucoup deliuux, no- 
UOMnent en £spi<gne, dans les moiiUKur* de Murcîe, 
— à Preslniz en bobéme, dans les minca de fer ; elle y 
eat reconverle de manganèse terrenx. ( Deisorn. } — En 
Saxe , — en Hongrie , — en Silésie , dans le comté de 
Ctalz ; elle est un peu verdàtre , et se vend ^uulquefotf 



Liaaa. 



' QuurU lijalin violet, Ua-'X- — Amuhytt , l'A.v.é tHï ifs. 




3^3 PfERnKS nURES. 

ca^ure luira-nte, mètau vitreuse ol corichoïde, tandis 
(]ii« le japj>e a U cassure lerne : d'ailleurs toa giswmvnt 
est aussi Irèj-difTèrcnl de celui du j.ispe. 
CitHutnt, Le QuarlK Sinojile est laitlÂt crislallifiô, et tanlât en 
masK : dons le premier cas . il portu valgairement le 
nom de hyacintJu (iccidvntal» ou dt Cvmpo^U-lle. Il eat 
soureni en petila priarar» hoXt» parfailement nelut ter- 
niinéa île chnquc c.6\c par une pyramide à ûx fnce*. 
On le trauv^^aîiiu daiu dus lirrreiris Aocoiitlairtis, nolam- 
ment en lijtpagne , prê» de Conipu^Iflle , danv d» la 
Rha4ix suiralpp ; dc-là le nom à'hyaciiithe de Campo»- 
teHe ipi'ott lui it doniiô. On en trouve auui k BAstênei 
pr^ du Diix : il est mét^ii^é avec de la cImux. sulfatée 
limpide et do ràrrngouili;; le lOUl eut réuni par det'oxidu 
roHge de fer, et même ppnéfré par tel oxrde. — En 
Atl^l«te^re, il aocoiiipo^ue de la barfte «ulfut^. 
' DaiiN Ift jtecond cjui , cWl-à-dii-e lur»(|ii'îl est en mosao, 
on r8mniT|ue qu'il c^st phu opiif|ue, qu'il se troiivpdans 
l<'s filonn des monlagiieaprimilivea, c( tju^dest lui-m^ms 
fténjlrô de diveneii aubslances mrlallicjues , noUmment 
rk» plnmt> , de cuivre , de l«r sulfuré , et quelquefois 
d'or natif. Opondant Deliorn assure qu'on a iroilT^ de« 
corps orgauisés fosNilesau milieu d'une maiise de Sioople, 
à 160 mclrcs de profondeur, dans uu filon aurifère des 
mincA dfl Scliemnitz en Hongrie : il dit jft avoir vu lui- 
mdme des madrépores et dea impresaîouJi du polypiem 



Telle* ftonl les ftoiia-eapère» et lea variélci de Quarts 
qui ri^sullent d'une Légère alléraCion dans les principea 
consliluaiis de cette pierre , dans s» texiure , ou dans 
lea formes. M y a quelques autres vArlét^s de forme et de 
liixtiire qui résultent de causes étrîingèrea à la nature 
du Qaa'riz. 
QtJiTUptrn- Ainsi on trouve du Quartz qui a pri» la forme cn- 
btque de la rliaux Hualée , les formes prismatique, 
dodécaèdre, mélatlatique, 8lc. delà chaux carbonalée; 
d'autres qui pr^senleat la foriae dodécaèdre du gre- 



•LuiBiir)>li«. 



M«t , &c. On reiuarcjiie «jiie ce» faux crJiUiut <lc Quarli^ 
•uDt tcrno et op4(jiit« ; »jue leur» ar^Je» wint ordiuai- 
remcnl ûnioii.vêm, tl on devine »iâélU<^nL tjuc le Quartz 
firent moulé dariâ ks cavilés abundonnt-vs par li-s sub- 
stances dont il a révolu Ie> formeii. C'ckI niiisi cjuu le 
silex prend souvent lu |)Uce i:t la rornic des coquilles, 
du bois et lies autres corps or^nitéa doiil d^a pniitii|ie< 
ont élè détruits. On trouva «lans les carrières de l'iuNiy 
prèa Pari» , de.» groupe» de crinlaux Icnliculaire» de 
Q[j»rU qui fl pris In phiccd'utte variété de cliatix aulfalée. 

X<e Qiiariz i-&t quelqucCotH fc-ndilli; dans loutcit Hirles (]«mi> otsi*. , 
de «eux ; dans d'iiilrt^s circonstance», il «l coinmecané 
et criblé d'une multitude de cavités qui sont assez oi-dj- 
naii-ement pul^ûdriques. 

Ces ^dv9 mni presque toujours dus k la décompo- 
sition dcscrisiauxde diverses substances > «1 nolani mt-nt 
À cell» des itulfiirei tiiélalliqiics qui exi&laient aulrcfim 
daaa le QuariK. Celle explication e^t Toudte sur l'obwr* 
vAlion directe. On trouve quelquefois cl^na ces cavités 
]e« tfBieH du (tJH cristaux : on y voit souvent dit «oiilref 
de l'or nalif, du l'oxidti de fer; toutes «obslaiices qui 
laiaoient p^irlic des sulfure* décomposi^ Tel est I9 
Quariz cellulaire de Scheninîlx en Hongrie , de Joa- 
cliinulal on iiobéinc, de ScUneeberg et Freyber^ eu 
Saxe t et celui de Beresoi en Sibérie , qui est plus lêmer 
qu'une ponce. Tel e^t aussi le Quartz lamcllcux de Mîiia 
et de JoachinriAChal , Sic. 

>louti devons faire connoître acluellocuont de qrielle cir»nir«t 
tovnière le Quarlx m trouve dans la nature ; quels 
•ouL le» minéraux qu'il accompagne ordtnalremeati et 
quels sont ceux qui pénèlrenl quelquefois ses masses et 
plus parliculiêreoienl sen ciUfaux- 

Le Qiiartx propivmenl dit oe forme point de mon- 
tagnes h. lui seul, ni m^me de grandes coiiclie», d'après 
robjtervaltaM do Uulomieu. On nïsure cepend^ul^que le 
Quartz est déposé en couches d'un mèlre d'épai>ie^r 
dans lea montagnes de gneiu de l'ile de Ceylan. (^jct^t.] 



Eto4iU. 



i84 



PIERnr. s DURES. 



M. Werner ri ses ricves placent aua«i le 0*"i"'* 
parmi les roches ou les pi«rres f|ui m Irniivml i-n iirando 
ina;iae et en couches ; miiis iiouve»! ces grandes masses di5 
Quartz, pre«r{u'i»olc4» soiil , ituivant Dolomieii , d^s 
^L'i tus d'un énorme filnn mû à nu par In dralriicUon d^H 
U tnoiilagne cjui le jvnftiriiioii. C'est donc principalo^^ 

Quariz. Celle pierre eiihe «iimi* dini^ 1.1 ronipoïilton des 

roche» qui forment le» montugnea priiiiitivee ; mais dis 

n'e«t plus ici qti'eii )ieliis iiiorceiiux di^ïémiiiêsaii milieu 

de ces roche* . .-l c'est tlsii» cel éUit que »e Irouvc U plu* 

grande pnriie du Qnurtz. ^M 

1*» filons de Qiiarlz aonl ordinairement situas daii^" 

' les mon(agne>i(I>'cri»l>tl(iN<i lion noiriinées prtmtlivcs, iio- 

.lammentdiuis relies de^ranitr^, dc^ein.i, de schitle mi- 

l^act^.de voche à batv d'amphibole ut de telspalh,&c. 

jêa filons, souvent Itx-K-i'é^uIiur!) et bi«)i uncaissés, sont 

ElanlAr entt^reroenl stérile*, lanlût iU renferintnl divers» 

[hiatiiTcsdunl oo parlera plu» ba». On y rcnconlrvquel- 

Mtielois des CMviléi Irès-viidies don! les jurois sont Upia*Àes 

fle QuaKz crislBllîïé : on appt Ile vul.^airemcnt ces cavités 

fours à cristaux; n'cnt de Iriir inlérjerir que su liront la 

{flupart des cristaux qui ornent les cabinets. L>s fours k 

criataux sont a»M-zordindiremei]l indiqués par des taches 

de couleur de ronille qu*on remarque à la sarFace des 

,kocher8 qui 1e» reufornjenl. 

J^e Quui'l'/., ûissvininé ditnJt les roches priniilives, y est 
presque loujourn en fr/igmens irrêg»lieni qui égalent aa 
plus la grosseor de g cenlintètres cuhes. Quelquefois re> 
pendant il y est en crialaiix à deux pyramides : oo I« 
trouve ainsi dan* des porphvres près de Soulif'n, d^par* 
lement de la Cûlii-d'Or. Enfin, il lapiajic quelquefois les 
cavités qui se rencontrent dans certaines roches homo- 
gènes qui ne paroissenl pas en coule nir d'ailleurs. Tel 

Mt c(4ui qu'on observe en petits erislaux fort nets rt 

parfailcmonl limpides au iiiUicu des massos de inarbri 
de Carrare. 



t^e Qiiarlx w Crotive aussi dana Iri Fitans Htt di- 
'ersrs naluix-s , ou uit^lc en masats iiiforriie» avec U 
matière niému de ces liions, on cmUtlIùé dans Wun 

^_JeQ<la^txe^i&t<^cg»lenlCl1l<1ansI^a(e'^^eîns5rcon<Inîr(-s 
'*'» de sûdinif ni ; maia il y est beaucoup moin» iibniidant. 
Il rorine (jUcIquHbîti dans Icn tnonliignes scliûtcus^s dvs 
Cnucïie» mince* ou (k pelit» liions; main it y esl laixmcnl 
*»ol«l il tapihM> ordiniiircrai^nt lesgôodca de sîlcs qui s'y 
^«noonlrenl. On l'ohaerve ()ue?qiik[bta m pcLila ciûlaux 
^ (Jenx pyramide», diss^ioinét tnnlôt entra Wa assi»efl 
tlei couchea de chaux cArbonalée )!roA«Rre , comme k 
Nfuilly, pips Pari«; lanlAl dans la maBSO m<^me de cer- 
lains fels pieri~etix , lirla que lu cliaitx «nlfal^e. On te 
IrouTc auftsi dan> le» géodes calcnrèn-argilt;ui*fs de» cou- 
ches nrj;ilctiscfi : il y e»l en criRlaux isolés M-pyraniidnnT. 
C'est ainsi qu'on le voit dans \ea géodes ou ludus do 
AlcîUn , près Grenoble ; — dans un acliisle tir^ileiix A 
Marmaros,en Hongrie; — el dans des eouclies d'tirgilo 
d'ienitinnd, en Suède, f /f^j-.z.jm/pî.) 

Le Quarts: forme à Uii seul ccrfaluM lerrcins de trans- 
iHirl , el entre pour beanconp diins la composîlîon de 
quelques Autre.i. Mais les cirt^ouftlanL-eH qui l'ont amené 
dnn^ ce« sortes de leri-eiiia , ini ont enlevé aes foriuca ; 
il est nions en fia tr hk^ils arrondîii pur les frodcinenH du 
transporl.oiien pc-lila^rainfl, tantill ron[lH,tan1ÔI angu- 
leux. Il conslitne \a plus graude partie des salilea dont 
on pariera à Tarlivle des Icrreins de transport. Ces grains 
de qnnrlz , réunis ensnîle par diverses CRn&e.i diflicitr^ à 
appréeier, forment quelque» -unes des vanélés de grès 
dont on traitent plus bas. 

Le Quartz ne se pi-ésente dans les lorreins ■volca- 
nique» que de deux manières ! I>. En concrétions, lelU'S 
que noua les avons décrites ( pffgË 374 1 ; '.i'. en peiitt 
crÎAlAUX qui tapisst<iil l'intérieur de,* géodes snicciis», 
■Mex eomiuuuç» dai» quelques ■nctens produits dâ 
■volcans: 



jHO pierres durits. 

Ire Qiiariz n'xccumptifïne pas indiatinclcmeiil (ont» 
1m rttchrji pt ions les minéraux ()ni m> Iroiirenl en couclic 
ou en ûjons; uinai il PsI Hssez ordiiisiremeni mêlé avt 
U chniix carbonalée Uminnire , l» baryte xulfaléc , 
Tt^bipiitli , el ax'ec piMqiie toua les mélsiix , dana let 
6lQns. On le renconU'e dan^ le» njlex . dana Ips jaspesj 
bincii» qu'on ne l'a |i«ut<étre jamais trouvé en rautae* 
en filon Aam tes roches ar^^îleuiipa , d^ri^ les argileaJ 
dans les couches de tiorabiistibles, 6cc. 

LessubMances qui pénètient le quartz «ont plus noi 
brensc^ que ccllt-a dans lesquelles on le Irniive, et 
espèce» qui s'y voycnt le pluo comniunément sont 
bien d«lenuijiéct ; tclleit nont : k barjtoauiralée, quia*] 
présente sous Ie« ronne« de iiuagps ou d« ûtamena d'uî 
blanc laiteux ; l'actinotc , qui, en s'y dissolvant qua( 
rjuerois, lui doune la cnukur verlc particulière , qui 
f«il «établir la soua-espèce nommée ftras* ; l'aitiphiboU 
la tourmaline, I ppidote , le titane, l'antiiuoine 
furc, 6cc. Le QuartK est quelquefois traversé dans tout 
fOiltTA de sens par la lon^ crîïlaux en nigiiilles qui ap- 
partiennent à ccn deux tnélaux. Qurlquefois aurai 
cristniDc déconipo&^s et di^ous pur diM causes incoi 
nues , n'y ont lai^ que leur place , et ce Quarts pai 
•-alor» percé d'un grand nombre de canaux priamatiqi 
' vides. 

Le felspatb , le grenat, le mini, la chaux Ouatée? 
l'élain , te fer oligiste mii-acé < l'arsenic aulfuré, «ont 
comme empÂl^.! dnos les mau^'s de quartz ; leurs criq 
taux sont ^-pnrs dana ceux du quarlit. L'aubcste ,en pén^ 
Irant eette pierre, lui communique «a texture fibreux 
*t lui donne presqui' toujours un aspect chalovanl. 
chlorile verte lui donne de l'i^pacilc et uue belle col 
leur verte Toncée. Knf^J'argent et l'or natif en lai 
ou en lilamciis capillatfvsct coQloni'oéa, iravertedll 
ui-t.«tMUx on divisent ter* maues. 

On trouve aussi dana le Quartz , et mémo dans cel^ 
des ûlooK, des bulles d'air, des {jouîtes de bitume, 



ÇUARTZ. 287 

L'*anlhraoilc, d^gniiiirii d'enu. Celle tlerniàre circooi- 
LADce , (|iii panoil jkmi îiiiportRlilB au pn^niîer apperçu , 
ible devoir exclure loiite Itypollicae tlnns Inquello on 
suppose qur co minéral a été formé par le feu. 

Ou ne (rouvo jaœ»j» de débm de corps orguni^és 
dun* le Quartit propiemenl dit , quelle que »oil la forma- 
lion de lerrein à laquelle il «ppArlienue. Mai» riiivene 
n'est |«i» cgalemeni vrai , el souvent divers corpa fossile», 
et holammenl le» bois fo^Niies, reiifermeat dnns leui-sca* 
TÏtrs de pr-liti criHlnux de qiuirlx. J'ai vu des crMlaux 
de Quai-lz i»oI» et limpidt^ dans des lignite» des unvi- 
rona de Boulogne. 

Le quartz crîslitlliii^ ou amorphe est commun dans LT^ 
tous les pays granitiques: maia les criâtaux l&s plus volu- 
mineux Pl le« plus limpide* i-ie/inent des Alpes du dé- 
partcmcni d« l'Isère , de celle* du dépnrtemenl du Monl- 
Blaiio et des environs de celte montagne colossale. On 
cite des priâmes de qimrtx qui oui 7 décimètres de Ion- 
guenr sur 5t rai-lrta do circonférence. Il» viennent de 
Vfsbscli , dans le HaHl-Volaîs. Cent sur-toiil de Ma- 
l dagascar qu'on a rapporté les plui graud» cristaux de 

"Quart». 

Les pierres connues sous le nom dé caiUoux tiu Rhin , 
tit Bristoi , &c. oont des quartit roulés. Celle» auxquelles 

I on donne le nom à^^iaman» d'Alençon sont des cris- 
taux do quart» que l'on trouve dan.t les cnrilés de» gra- 
nités de.» environs de cette ville. 

La quartz a peu d'usage» impnrlans. Lorsqu'il est Um- Vms<(- 

|>pidc et d'une belle eau , on en fait des vatea , des bijoux , 

|lles cristaux de lu«lre ; on l'emploie aussi au lieu de sable 
lana la conipohilion du verr«, dans celle de certains 

^■émaux eldequelque«cou[eurBmélaIlique»:de-U est venu 
|e nom depiV/rvftVrr/îa^/i', qu'on a donné n celte espèce. 
M. Rochon a prn{>û«ié d'employer la double réfrac- 

ttion du Quartz pour mesurer les peliln an;;te8. On assura 
|u'on en fait en Chine d» verres de lanelles en le sciant 
bveo dei iiia de fer. 



piEnftÊs' fa'iJ kii. 

On «de, on Uilln el on polît li-Qiiarlécotiimel6ufeBli 
«ulrft-i pîpiTes diuï'S, Il y a «u p<-nilaiil Idiip-lerapt 
fSrinnvon un ëlnblitiseinent dans lequel on ftcioil el o 
poliâjtoil telle pierre. ' 

' On nomme ruhasfii les cnslatix dp qiiarla color#i ei 
rouge par une <]î*toIiilion niélalïiquç que l'on y inxro 
finil en jctiant Ù-aw» celle diwolutjon le i.^UftTXt 0)1.1 tif)!^ a^ 
ronge. On colore »Qsà se» crislnux de diverse» manié, 
en les |>!on(;ttnnl , loc8(}u'îls sont coiivenablemenl ehi 
tes, dans diH'érexilcs Iciiiltires. [ IFall. 1 

Wallerîm assure que le qiiariK enfumé cl le quo 
laiteux lunt phosphorcdcens par In chaleur. 

* 4' E%F. GRÈS '. 
;Caiu:Uici. La pierre « Uquelle nnus donnons ce nom, est 

senuclltiinent composée de irès-peLilH grains de quarl 
agglutiné) par un ciment invisible. £lle.idcinc la tl 
i-elé, rinfuubililé du qiurlit dans .ses f^rainb ; nuia 
lesture chnn^e Tiispect de sa uii^HUre. Celtr rassure to 
jour^ gieuue , quel^iui-rois écailleiKe et ui^lol' luisanl 
Miu cesser dVire greiuie , &A ordtMuirenicnl drotl 
qnelquerniu conclioïde. Lorsque le Grén est aolide , 
^lincÈlefioutïlecliur du briquet, lorsqu'il vsi friable. on 
Jie jtige dr nu dureté qui; jwir la fatililé qu'il » de r«yi 
l'Acier et le verve le plus dur , mais il ne raye poûit, 
l>éril. Cea raraclères sufHsunt pour te diâttnf^utr clef 

' SaniijrfinfQt).ii.Sfi.oeu. — Cus. Walilh. 

Oa ne doit ra\i'pntï't Ji cette eji>ci:r qav 1rs Hrcs pur« «t hoti 
giijn , caitipusék ucl ^ Litment île qii.iru Lei aofrct pieirPi , \a\ 
irmccil tiomntira tiru . serout ptuc^c* pniml les jocliet , rt y't 
Aiciiiti sùUi le nom de fiammut» 

l.e Grèt dont anvt Kaitons kl . ne pf tscntu»! ni li Formii crtitn|II| 
(lu qnatu , ni le cTivag» ite cvuc pierre , □; niùmc m cuiurc vitm 
duU MT« cnntftléré-ci-Tnmtf une »ptc« mlDJi^ln^lquc iliirrri-ni» Ii'm 
paal «tic rAuiil sii qu«rl4 , t;oniiiJv on a tenai ^^I>l1lblvclde k Vfm- 
iplitliule , 1» cvctfi'lile «d pjroxcine , &«;. cd* on dnit fetnfi(qiM-f q«« 
le ciiïdgc le fclrouvc dau* cci pjeiici tu rmicci , et f|u< es Uintlef^ 
tjuntitl piouïc ijii'c'lcf sont de Iii miiiio Ci^p^cc ^im Ib* 
wUtiJUiÊci atuqucllct on ks a rénales, ■■ ■ ■ ■ 



1 



^unx carbonatve dolooùe, de la baryte sulfatée gre« 
Sirii-, de t'tiriitiril cl de (|u<-l(jue!i silex curnî-s, les sculi;* 
^ieriv.s qni lui ressenililent nu prciiiiur aspect. 

Le Grès vQ\v un ^rtind nombre de Tariélés ()iu ae 

lient les une» tiiix autres pur deit nuaoceii insenaiblea. 

Il pttsw; Ini-mî-nie laiilôt bm qiiarlx ferru^pnuui, lantâl 

m silex corné, lanlât à la roche de aèdimeat, quo nous 

Btuuntcrons ptamniita. 

"\. Gni( Lvi-nti. BjYtr '- Ce 'Grès «."le tîtsu trèa- 
aerré , en ftorle qne sa na&sure cal Itsw , m^me luisanle et 
cohcfiQÏdc. Maitt coiame il tisl Iraniiluridé ,on rec'on- 
noîl racileiiienl djiii mom intérieur la texture grenue qui 
ledîslInKue du quarù, dont il ae rapproclie d'aitleurs 
licaucoup., 

On trouve celle variélé «uf la' colline de Monlmo- 
leiicy près P.in>. Etlp fbrme diin» d<i «Hbte- d*"» bancs de â' 
I 3 dôcimclres d'épnisàiMn*. Ellu e*! griL-; emlrt-, avec des 
Koni-'s paruIlèli-splusTuncéej.'M.'tjillet.a retuarqué que 
lonvqu'ou dopiDi' im vîoU-iil coup de maHtr'iu sur une 
ptatjuo bien Itomo^ène de ce Gr^s , on cri délaclie 
MUTent un cÂnn l rèii- «vatw , mnis Irna-ré^iilier, el & 
«urfuce fort unie. Si cette varii-lé appurtiuiit au Gi'èa 
<}0.irfzeux des minùralo^iiit^'B altcman<lk, on le trouve 
au.i.n dans les l«rreinadi> fnrmaifnn Inipéeniio. {Rev3s.) 

Oo. le voit en t:«uclius presque vcrticalet prùa du Chei> 
bou rg. 

a. Gau »i,ANc *. ' I^et grains do celle variété étant 
li£a pan farteuicnt L-jismublt- , aa ca»auri> eai tn>»-sensî- 
blenietit grenue. Ce Gris est latitùt dur el solide , lanliït 
ffllrntenl fiiitiie , qu'il «'é^rcne Mtuâtc'ii d«t;rH. ]ja cou- 
leur dominiiiUff de ses mysseti est ]« gris bluncii^tre. 
il renlerma quelquaToia dm partifss jaunes, roujjes de 
rouille , brunes , el in^me presque noirts. Ces diverses 



VacUt^i. 






2^0 flERRES DVRES. 

couleurs sont distribuées laaiàl en faraudes taches, 
tât en veines droile^ ou Mnu<:iisits. C'vsl une des variât 
lospluscuumunes , «ur-tout au midi de Patib el di 
quelques attires pr»rtie* de la Franco. On IVmpIoîe daiîT 
lesartsà des uaages (Iifrér«nft,aclon lasolidilé ut la ijaetÊS_ 
de 9on grain. 

Avffc celui de MareiUy, de Celtes et de .Sainl-Oeonif 
dnns Ica environs de Lan^res, on fHJt dpn meulos 
servent i aiguiser les oulils '. Celui de U forêt de Fc 
taincbleau, qui «sten bancs horizunlaux Irè»-puis4ai 
«t'I il paver Parin. Il et>t quelcjucfoia mêlé de cImi 
carbonatée ^ ce qui lui donne la proprîélê de Ciû? 
eETtirveicent^. Celle allératiou est plus rur« qu'oa i \» 
pense ; elle ne Voltaei-vc bien que sur celui des C4^^| 
Hères do Belle-CTroix et de Neuiour» , dans lesquelles i^^ 
trouve lu t'iiaiix curboualée (juailxifcre. On voit duiu 
ces carrières toute!* Icx variélés de couleurs que noi 
avons citées pluj^ liitut , mais elle« s'y prt^ntent fsi 
ment, el dans des place* t respire onic ri fo. C'est en 
que le Gris blanc jiaroît dilTÉrer de la variété suivante 

3. Gnts BisAané '. * Ce Grès aune texture a»csdeni 
U est ordiuuîremeni bigarré ou panacbé de diver 
couleurs , qui sont diicpoti^ par scouesou droites ou 
jiucusc^, et même Lrèâ-conlouruéf«. Il cal sOiiveiil U 
fendillé, et renferme auez coinmunémenl des mi 
d'argile eu ellipiiûde «plali. Il a beaucoup de reistem» 
blances extérieures avec la va rie lé précédeiiJe; uiai»iletj_ 
diffère principalemeitt pur Itt ^iM>uuivnl. Il est tï 
commun eu Tliuriu^e et dan» le Mtigd(.'bourg. 

4- GKi> ftODoB ^. Cette vartélL' a k- grain (tMex gr( 



' Qwclqncs tnculci h lepantt «uni tMtt à'uiic luiUc ijttHitÉCi 

,•1 nilc<l«êu. Oii lu bji^ctle vul|{atieur«ut ÇiÂi j U-iità «lie* ép} 

tlcniiRiii au p»itiniiJ<tc> 

"f Euhk JaiJiuia. Rtvis , Cvaga. 

* Ou GuBiioil cette vut\tn6 dajii plutkuri psrtiei <!» l'Atlcnapii 
tant U num *iv fimJ idttit rouge ( rvth<i tmdiit lugéiJtf), 



c ftàs. 



391 



*^t|»rtie« p«roif»en( liées par un ciment »rgillo-f«irru- 
S ineiis , et c'est kti fer qu'elle doit lu couleur rouge quî 1* 
*^iractérisc. Ou riiganie ce Grès cutiimc lu plusaticitiii. 
■AIjO enriruDs de Trères , de ftoaibruck. , ei 1» plu» 
grande paiiie clt;^ Voiigcs qui aa dirif^cnl vers te nord , 
^wnt coiupoMia de celle vanclé de Grès. On tu irouve 
l'iMi dans les environs des balineedeNortwîch; elle sert 
biue au M;lù»le maruo-biluiuioeux , qmt renreiuimit 
if» minea docuivr« de Maufifèld dam U Heâac, d« Saal- 
idfStci 

5. Gdii» rt.KxiiiLK. Celle variole i-emarquatlccst fria- 
ftld et flexible, Knns être élaittifjiic; sa texture est IÎ5,iilc 

Tue lame de ce Grès placée Iiorîzonlaleuieut , «e coutbe 
ir aon propre poids. Celle pierre semble péiiélrêo 
le mica, mais à on l'examine avec aLtcnlion , on voit 
]ue ces préleuducs pailk'tles de mica ue sont que dm 
Irsiins de quarix aplatis «I atonjjéa , qui , |uir leur 
igi'ènenicitt , coiilrîbaent à lui donner la flexibilité 
Tunt elle jouit. 

Li'îfirusibililé complète du Grès flexible, et l'aiiatyse 

ïu'en a faite M. KUprotli , contribuent à prouver qu'il 

je contient pas de mica. Ce cljimi&le y a trouvé o,5)f> ^ 

Je silice , o,du { d'alumine , «t \ d'oxide de fer. Ce Grès 

Bient de Vilix-Ricca ^ province d« Miuas Geraës, au 

«I. 

6. Gsàt riLTHANT. Baux. Celui-ci est Uger et rempli' 
pores nombreux et irréguliers; il parott d'ail}«ur» 

ez pur. L'eau le traverse faciltiuient , uiius kl-s poivV 
>nl Irup *errt-H pour luiiHerpastcr les impuretés luêK-vi 
bce liquide, qu'on clarifie par celle filtralion. 

On le trouve en Saxe, — eu Boliéme, p:è» de Ba- 
\va , de LibcM:hovvit^ et de Mssèiie; — dans la ruer, le 
lon^f des câlt-a <lii Mexique ; — prù* dir.Hi1esCfiiiarie», — ' 
trouve axiMi en Ks].Mgtie, sur les bord» de la uier» 
Sain t-Sébasticn elGuetarta dan» le Oiiipuscoaiou 
fait dev aliiluej, dent la téta ckl crauae ; on lu remplit 



293 piehres dures. 

(l'eau qui s'inâUrc par le« yeux, en sorte <]ue cei 6gDre« 
de Grhs lemlilcul iiWurer. ( MoruuoiA. ) 

il») 
UVU«c sont les principales variétéi qui conijM» 
• le Gi'ès cotiHldcrc comaie pierre koaiogèiii; , et ne 
comnie roche raûlangée. 
Cûioneni. La plupart des vnriété.i de Grèn fMroisaeni apparia 
nir aux lerrcinH de sédiment, dépura le< pla^ ancici 
jti»<]u'aux plu« nouveaux. Cependant M. Woi^i fiOu| 
çoiine avfîc fondement que: cerlaiiis Crûs t-t que pl( 
HÎeurftsableb aunt prociuilJt par une cridluUJsdtion coi 
fuse du quartz, anatoguu k tiella du la cJjuux dans 
iÂrnialion de l-i dolonilv- Oïl cite cunitne cxeuiplc de < 
Grès, le .sabla du Halle, qui consiale en pcliLi crisinaj 
de quartz, aveu un eudiiil d'uxide du (er, cl le Gr 
d'uu £tou du L,auterbi;rg au Ha riz , qui paroi! avi 
élé formé par crislalli&ation. [ Axcas. C^ogo. ) 

Les mtnL-ratogiHlce allemandti dialiiijjuentdans les rt 
elles qu ils noiumenl aggiomirati, et qui coniprenuc-i 
JeaGrèa, trou époques principales de fortuaiion. La pl( 
oncîeonD est cellc'du Grès rougf, qui e»t iiircrieure à (ot 
les autres , piiis([u'il l'ecouvre iOiniêJi^lrinfnl la brècl 
jii'tniitive [g>^uwacle),f\ qu'il e»l même qutlqucfoïsal 
pliqué sur les roches prlmiiivu^t. 11 accoiupuf^nc miuvc 
les pHammileA, avec teaquels on pèutleionrondi-c facj 
leiDcnl , «1 coiilietil coniiui- rux de4 COucbea de houille 
Cl même quelques minçruin. . t 

La féconde foroitilion est celle du Grè« bigarré. q| 
vonlienl i{iieIquerQiii den niàiACâ d'ar^Ic en fûruic d'c 
lifjooïdes aplati», et même du minerai du fer un pnlil 
houlos, souvent puifaileinenl rondes. (Gardeu, pi 
Isebra , paya do Weiniar. Rsvts. ) 

Le Gréa blanc et It» variélè» ijut s'y rapporti-ni soi 
d'uue formation po^tèrjeui'e aux deux pix'cédeoles , e?" 
paroissetil apparleniruux derniei-ssédimens. 

Le» couche» de Grès qui iivoijiucnl le» moutogni 
primitives sont minces, qociqueibi* irèa - conlourné 



•t plUaéea (au Chnpiti , prvti ïù cnl du Bon-Homma. 
If^^viavBM. ) , d'auln» foi^ (.vltu pierre vbl vn loitcJies en- 
'■<^i¥S , liotizoïiUlcA, iiicltiiécii, ou iticuk; vcrticatt;» ; on 
'•* 'Voil HanB cette Heriui're xitnnlioii à Albie , lires d'An- 
iieçy, T.intôt les Grès »e ti-ouvL'iil aiiui vers Iti aotnmct 
UB fnoiibjjiie» Irèft-i^levéï^K 1 Uiilôc iUl'ormcnL dca colU- 
iïs qui ofTrfnL des cararpemetis nsaitz liatiLs. Les cou-> 
blies de GfV» troul (]utl(jut'fuia brïaéey el boiiluveritées, et 
iHjis ue cas elles prôseiilvnt oi'diiiarri'mviil dus culUiics 
ibloiiiM^uficfl, arrondir» cl triv-|)eu cicvcei. 
lies Crè» ec Irouvcnl ftuasî en niaMcs prcsqirî&olécii, 
tl quolqucfuis »jiis la [oriiiL- du cùiiua farl iii^iis i\if,- 
rlcvcM et 6«rrvs le» mi» coiilie lea iiiilre»; Icis soiil les ro- 
l^ifra de Grta fnatilo d'Adm-ahacli m Ijoliéiiu' , ceux des 
iivirotiK de Pass, Grntikidl et Kleinkall, dans le oei'cU 
|e Ëunxlau el de kjcliqinlau Kti Saxe. Ou rtiUAique 
^iicni'« AUr ci-a picis la dLS|>oMlioti pur couches. Dhdi 
l'aulres cir('on»lanc?a cra inaMeâ JHolées j<oiiI pliioées 
lu milieu du BHble; celles (jui sont »upei'lii.'iL-Ilc;s éluiit 
px{KMée» à L'tuUuciic« de l'^iuiosphère , perd«m leur* 
trélc» et leurs uiiglos , ot b'fliroudî&»cnl ; ich wnl les 
p'tica du lu l'or/'^l df l'orLlftiiieblt-aii , cl je» biiuli's d« 
ïi-èsquarliu-UK à j<ros grdius dea euviioiis d'OlJioule. 

[îli^I^S.K'Kjr. ) 

Les couclius de Crûs blanc rt^rurnient Muveiil det 
irilés c|ui sont plies- uiémes remplies de sabli: . e[ quel- 
juefoU lupisaées de criilaux de cbaux carljonalée qiiarLzi- 
p^re, ou de slalactiles de Grès en fnrnie de choux- fleurs. 
>n trouve dans ce luéme sable dea uiatiHes sjibcToïdali's 
le Gi'ès aggluliiiét^B en gr>ind nuuibrt*. ( Fonlulnoblenu. 
^Iau«enboui'g eu TmnsilTanie. J. 2J.i«^nrx.) 

Cea cnvitéii «ont quelquefois ttsiez étendues pour ^tre 
D0usidéréfa comux; des i:averiies. 

La Gfès , propreioeiiL dit, renlerme ditlcrcna miiiè- 

*UK t KOtivont dù'ftc'iniinc'S dans an ninsee ^ mats plna 

M-dinaircnient en c^ouchee. Ou y Iruuvc des grenats 

(4 Gnutdori'J^dt-bautfuLetde Ter, de moi-CMi'«(ldria), 

V 



^94 PIEURÊS DURES. 

de cobalt , de cuivre ( Anglesark. Manrfeld ) OU dé 

plomb ( Ramsdorf en Saxe ) ; mais ces minéraux no 

a'y trouvent que rarement , et même peut-être jamais en 

filons. 

Le Grès renferme aussi différens corps organisés , det 
feuilles, des roseaux, des troncs d'arbre, des coquilles 
fluviatiles et marines , des madrépores , des zoophites et 
d'autres corps marins. ( Revss. ) Les coquilles sont sou- 
vent transformées en une craie blanche ; c'est ainsi 
qu'on les voit dans le Grès brun lustré de Triel , el dan» 
le Grès commun blancliâtre el friable d'Osny, prèi 
Pontoise. Quelquefois on ne voit plus que le moule de 
ces coquilles , comme on peut l'observer dans le Gré* 
friable et rougeàtre que l'on trouve au -iommet de II 
colline de Montmartre. 

On a trouvé aussi des os fossiles dans le Grès ( envi- 
rons du lac de Genève. Savssvhe.). 

Le Grès homogène a quelquefois la texlnre feuil- 
letée , et même ses feuillets sont très- distincts et fa- 
ciles à séparer. On ti-ouve quelques morceaux roulés 
de celle variété dans les sablonnières au nord de 
Paris. 

Le sable composé uniquement de grains de quartz , 
est de même iiaLurë el de même formation que plu- 
sieurs variétés de Grès; il n'en diffère que par l'agré- 
gation. Celte différence sufBl pour que nous réunissions 
le sable quartzeiis aux autres sables, dont nous feroni 
l'hisloire dans la Géognosie. 

ianottUoiK. Nous avons dit que le Grès étoit employé à faire 
des meules propres à user certains corpa durs. 11 est 
arrivé quelquefois qus ces meules, auxquelles on im- 
pnme un mouvement de rotation rapide , ont éclaté 
avec une détonation remarquable et même dange- 
reuse. Ce phénomène , qu'on n'a pas encore expliaDé, 
a eu lien quatre fois en quarante ans, aux meules de 
Gréa rouge dont on se <ert à Oberstein pour user les 



su, ïx. agS 

■Mitts '. On Va oI>Mïrvc û^alement qtielqiiefoU daus le» 

meules de moulina k farine. 
Le Grê» eat employé darm \i» bitinwns. Lea cons- 
[frdClciirs discnl qu'il n'a |ian de lil ,m «jh'iI {it;til mh r/é- 

W<«r indiUérenimenl dans loua U's sens. II y n cepeit- 
rdnnt cerUiins Grès qui se dirttieiil iialui'eUeineut en pa- 

■llélipipcdo» : Ic'U sont ceux (jne SdUïAurc u (ib.s«i'véH «u 
ICIiapîu , prca le col dii Hnii-Hommc. D'aittres offrent 

lu ris kurs iqosscs des colotuieA prietuuliques [k Ollioule. 

IVSâVttB, ,'■ . . ■ , 

Quelques GrâpaivÏMentlendres en sortant delacir- 
fiève , et pivnneateufuiLe de la durefé à l'air. Ces Grès , 
|lit renfermant un peu d'iirgile, porLeiit ordinairement 

nom de rrvjlasse. Qiiolqueti-uns ont j'iucoiivéïiîent 
le se (lécoiupusur par i'HCtioii des mél^urt^!l atiiiDsplié' 
ït|ne*. 

* 5" Bjir. SILEX. 

£j£ Silex a Irvi plus grande rapports avec 1c qunrlz. 
ii'eo dilTérti pt-ut-élre pas uliiuiquetuent -, uiaû il 
dillère minéralugiquenient, v'eal-ii-dire par seii ca- 
ictcres cxlci'ieurit et par na lunnièrt: dVMre dans la Jia- 
ture. Cette dernit^rc Roiisidéralion ne sufîlroit pas pour 
le Aépurer du qiiariz , si les caractères Lires de la con- 
lexlure, qui nont, comme noua l'avons dît ( Jntrad. 
ttT, 93), d'un ^rund poida dans la cla.ssiticaliou des 
pierre», ne fbrvcient pas d'en fuire une espèce k part. 

Le Silex en niHNse est lQU)Ours ti-L^s-sciiilflIaul. Lors* CancUm. 

'qu'il est friahlo, ses molécules, âpres et dure», rayenllc 

verre , et luèiue le quariz dans quelques eus. II n't'^t ;a- 

■aia pai-Tiiilenieul (ranapareul , et conïejve roujours une 

tpparence nébuleuse, loi-s même qu'il jouit de Xix plus 

grande iranslucidité. Sa cassure est ontlulée , souvent 

>ncliuïde, queli^uefuis rircuse, écailleutc uu résineuse. 

Il ttt probnMc que ce Ctvs ajfpajttcnt à 1 '«spccc du %îii homa- 
hûfi. In icnlc dtvnt llioit iiuijgiluii ici j mai» ne l'ayantp^it vu, J«ii* 
|iub luuifT (n>'Ll dvivr i\n anocté â ccde optee. 



396 PIEnHES DURES. 

mai* jamais TÎtredse ; enfin , le Silex e«t infusible au c}m* 
lumeau. 

- T6ls Sont les camclèMa cotumuna à toutes les Variétés 
de Silex , quelle» ^e soient leur texture et leur couleur; 
Ou peut y observer encore quelques autres propriétéi 
moins iraportaiitefl ou moins générales. 

lies Silex, frottés l'un contre l'autre dans robscorité, 
répandent une lumière phosphorescenle rougeâlre, et ea 
même temps une odeur particulière; ils ne sont point 
conducteurs de l'électricité. On ne tes a point encore vos 
Cristallisés neUeinent et avec des formes qui leur soient 
propres. Leur pesanteur spécifique ordinaire est de 2,(( 
k s,6. Ils sont en général composés de beàucddp de silico 
et d'un peu d'alumine : la quantité de silice la plus forte 
paroït être 0,98, et celle d'alumine 0,16. 

Cette espèce renferme un grand nombre de variété* 
qui peuvent dire séparées en deux divisions : 1^. Let 
agates ; a°. les cailloux. 

i"^' Div. Les Aqatxb. 

Ce nom a été appliqué par les anciens minéralo;{isIci 
k la plupart des pierres qui entrent daus celte division. 
Kous rangerons sous celle dénomination Iqa Tariélés 
de Silex qui ont une pâte One, ce qui leur donne une 
cassure cireuse, souvent écailleuse, ou même presque 
vitreuse. Ces variétés jouissent, en outre, de couleurs 
vives et fleuries, et sont susceptibles de recevoir un peli 
éclatant. * 

Viriittt. I. SiLBz CoB.ifi.LiNX'. La couleur dominante de ce 
Silex est lé rouge , qui varie du rouge de sang foncé au 

' Noua De prétendons pal que cet caractère» soieat fort triinchéi; 
mais qnand il s'agit de diviser des varlités, an ne peut exiger oue 
rlgaeur , qu'il n'est souvent pas possible d'appliquer mène i la 
distmctlon des genres. Ces caractères sout d'ailleafs si pan Important , 
que nnos aurions pu . à l'exemple de Linnxui , établir les divisîuni 
uns lenr assigner de caractères. 

* Carntalut des anciens. — Ktratol, ta Cornaline. Brocb. — 
QuaiU a^Hte coniallne. ^.fiir. 



SIT, TÎX. 397 

roD^c de ctiRir lenilro, nuance de jaiiiiÀIre, ci a)or« il 
n'csi {tivjir[iie pliw |i(teaîhle de It diolin^nei- du Silex »nr- 
doine. L.i Ciii-ti»line cmI nrciinAin*iurnt deiril-dia|>)iHno; 
H caïuiirp «kI paiTailement concbotdu , assi^z liue ; ui 
jM.'sanleur sp^cïfiquf; de sfi : elle [iprd sa couleur «t une 
parlie de sa li-an.Hparrnce un fen du rliahimrati, 

L>orM|ue Ivs Coriinliiieii soiiL d une helle couleur Ton- 
rrâurirorme,elle»M»iL fort reftierchôea (X>ur lea b^jou;^ 
£lle4 reçoîveni un pnlî li-èa-vif. 

£Iles fc li-oiivent eu inlillralion tlimn ceriaine^ racUn , 
SON» l'ormo globiiltiiise ou en alal-irliles. Les plus hell^a 
viennent- elle» vxctumVemenI de l'ortcnl, eorume leur 
nom de Cornaliatt orientais^ semble l'Jtidicjiier? Ou 
assure que le» llollandiiia en aj)jiortenl de brutes du 
Japon , el qu'ib les échaagenl à ObertLein conlt« dei 
agntes du pays. {Favjju.) 

9> Sitiix {{«iiaatNK '. IIr»l d'une cfiatçiiroruDR»'* »0"- 
Tenl alléivfl p^r une Icinle de jaune, de roiiwAire, nu 
même de brun ; en aorte <|u'ou réiiiiit sou» ce nom luits 
l<s Silex de celle divihion qui sont Lninsou rou:t.tûlreti. 

La Sardoiue ne diffère de )m CnniMlincque parla cou- 
leur ; mai.1 le) InpidiircM qui travaillent ces pïcrreH, ceux 
sar-(oul qui les gravent en camées , distinguent la Sar- 
doînede» autre» Silex, parcequVlles'ollVe ordinairement 
eu masAf^ ])luft grandes, et qu'elle est divisée en cônes 
dislincie» qui w prt^lcnt pluslacilemeiil à leurs trftv.iux. 

3. SiLBi HiLiorsorii *, Sa conteur prinrïpnle CAt un 
vert foncé itsses rif; il iouit d'une assez belle Irnnsluei- 
dîté^ il esl ordinairement parsemé de taches d'un rou}ie 
vif; HA cojjiure est cnnclioide et tisse, quelquefoia écail- 
leuw ; il ac d^i-nlnre par l'aclicn du feu. 

On trouve l'Héliotrope en Orient. On l'a trouvé aussi 



' V^r. dt ta c(iTiiii1<ne. fîsoeH. ^QiMitt laitAte uiidiiinc. Haut, 
* Jaspe samciun tie qurlifucs tw\ntin\o%\i\ti. ~- Htii^Hiof ^ 
PHbliotrofe. BfioeK. — Hrliùtifijiiijt drsnorkr». 
Cette pierre éURi ion)Qiiti UBB£laiu(le,a*ut)|iulut iia|tii[ic. 




398 



PIKHRES DURES. 



en Sibérie, en Islande, rt en filftii a Jascliltenbeif 
Bohème^ mais Ibn HcEinlrope» du coh paya sont d'u 
couleur moins belle (jue ceux d'Asie. 
(■ On croil que l'Héliotrope esl une calcédoine colof 
par de la chlorllc. 

4. SiLci. CaRriofRAsE '. 11 esl vert-pomme ou wr 
l'eau, cl varie lrè:i-peii de coul^iir ; ta cassure isi 
ïnie, cir(*iisc, qiiMi-piefnîs nr» peu écailhcuse; elle 
isse dsiifl 1.1 variole veil-poireau ; sa pesanteur spécï 
iqtie, suiv.-ini M. Klaprolli, esl de 3,35 j il perd sa couj 

tir (\M c1iflllinir-;i1i. 

D'oprèfl M. KInprodi , celle pierre oontieni o,ç)G à 
''•ilice et 0,01 de nickel : ou croil qu'elle doîl sa cculei 
'verte i ce mél»!, 

La Clirvfloprasp n'n {•\é encore Ironvée qu'A Kose 
\ miilz, itu-tri-lrt Hrcsiau, dans la Haulu-SiJ^-sic. LjCS mon 
tagne» qui la rerrrcrnirnl sont coiiipo>iûcE en grande pur 
de serpcnline, d'oUaii-e, de laïc cl d'aulrcs pterrti 
int-'tueust'ft fjni coniittini-itt piesque Ionien de la tna-^ 
[gnisic. Ou la Irouve dans cea roches en veines ou cou 
k'Ches iiitenompueg el sans suite, nu milieu d'une teir 
r-ïerle qui coulieni nusai du nickel •. On voit dans l( 
même lieu des calcéduiues, dna opales, du quartx, ficA 

On fait avec la Ciiryaoprase deji bijoux asses e«linièf.| 
On prétend qne l'humidiic altère sa couleur. 

Il nu faut pHS confondre la Cltrysopiase <U>crilr ici 
avec lt^ quarix pra.i» , jjuî a la cassure riirouse, UUI 
couleur beaucoup plus sombre, &o. ni avec le 5(lc 
piasitfn dont un parlera plus bas, et doni la caasure 
conilioidc et lis^f. 

5. SjLKx CALciuoiaa ^. Celte variéléreuferinv loua lual 



■ K'i"^p"" , ta CHK.r!DPRA.sE. Bkock, — QuarlsBgai* praiw.' 

h Ah Y. 

■ On a Fait one espèce partiiulibre de cette ter» «tria tooi la 
nom de PiMEl-lTE. 

■ Gtmtiatr kai\t<lon , la CAtcÉDOiMt commnac, Dkocu, — 
QQAifs agate catc^J^iluc, H^Hr. 



B 1 L E K . 399 

ïiîes qui on! une cmilcup lail^use , qudqocfois » Iftgèro y 
Ique ces Calcédoîiiea sont presque dinpiiaitea; C[iiel()tie- 
]>foi9 cV^t uit IiIhdc pur qui les neiid pi-csi]ii'o|>»(jue8. 
iUe riébuloAilé laileiise est aoiirenl nimncée de jniine 
ipftle , (le rose , de bleu ' , de gvi.s , de brun , el de pren^ue 
llotilea le» autres couletii-s. 

La ciissiiro de la Cilcéflnfneeât ordinBiremcn) cirense 

Et uiiiu, (|uel(|uerDisècaillËii(ie; iiiaiiielle n'ealiumiiislisso 

comme celle des autres varittés. 

Ce Silex ac Irnitvc en mM!i«Ci« ^labtileiiuïii, erupfîlix'ii 
-dans des roclies de diverses naLiire^'^ el suc-loiit snxu 
iforaie de tttaJacliteis, ()ui topiatieiil Iti» cavtEén de cerloîiien 
ij'otlic». Il a'oirreflutriquefutsavec l'iipparence cii^l^llisce. 
LOn doit remarquer que les formcN qu'il ruvêl dAns relie 
[occasion ne lui uiiparliuuncjit pas; mais qu'il les a 
Lpriscs en «c^ moulrtnl diins des cHvila^s abandon ii<>eti pur 
'^d'aulres cristaux : quelquefois oussi il se dépose t-n cou* 

ches furl luincns sur des cuiiilaux. C'eaL ainsi qu'il H^mblo 
I prendre; lu l'orme prijmaliqiie ^ ou U forme rliomboidai» 
I presque cubique du quartz, celle de diverses v.iriélé;* 
>dc rlinux carbonatce , U farniâ cubique de la uliaiix 
^Jluatve, &[:. 

Lv8 Calcédoines viennent des mêmes lieux que lea 
'cornalines el que les aardoines, mais plu» parlicuilière- 
tmeikl d'Obantiein , déptirlenienl de la Sarre , el de i'ild 
|de IVroe- On eu trouve de bleues à 'l'orda cl à MaJgyar- 
rLapo», en Transilvanie. Cwlle d'Islfinde esl en coucfiej 

minces marquées de zones plus ou moins translucides et 

2>arfaiteiuent droîles el piiraUèles. 
^ft 6. Silex HroiturBANs *. Co-tt ui]« calcédoine qui a la 

* Lci lapldalfM ti'.ip^i^lli'nt tjieéiloînif qoc f.eWm qiil mil l'f* 
anincef blpuâtm , lU uumntcut It» flutrcs 011 coriuliueï blaiictivn^ 

• M. Wcrncf n"a point tltiltugué cette ntiéXt; on peut la ia[i- 
' potlci i lu lous^spece de lapait commuât. 

Qu.irU tinlnite Sjilrftphiini!. f/jir. — ffydrophane «eut dire gvi 
ie*itnt iraatpdreat 4aitt Ftdu, Oa V» avmmi dUHl otu/ui mua il ^ 
conma )■ Bt»sol. 



5uO flEflUEf; DUltKS. 

propriêli; i3e rlev^nir Hani 1 >«» plu» IransIucKle r\u^ 
n'èloit ; elle n d'AiUeurs loi» les aiilre^ caraclèrti^ ilo-, 
la calcéiloinc. 1\ ffiiil cependant a|outer qu'elle tiappe 
qiieI<|iieroi8H la Uingu«. el qu'elle a souvent la ca«sur«i 
conchoïde cl liii»«nlc. 

Celle pierre pusse- par ùe» n u»ncci insensibles^ l'opale, . 
«u j;iraAoI . el même bu c^rhnlong. 

M. Klaprolli n li-ouvé dnris «jtiL-lques Hydroplwnnj 
prè» dv (i.uii d'nliiiiitDe . cl loiitours un puu U'e.iti. 

L'Hydrophanc e«l évidemment pnrcusir. L'air ren-' 
fei-nié dan» set pores lmI chnsH^ d'une manièrr viftihlâ par 
l'eau ou p.ir loKl nuUt; liquide plu» lourd daim Irqnel ou, 
Iti plonpp. C'erlafnes ffvdrophanefi deviennenl opalînMi 
en Ue^'eiianl pIiiB IninHltieidw! ', notainooont cellf d'Ha-| 
bersburg, que M. Klaprolh n notnriicç fTydroéane , ft] 
celle de Pecklin , en Ilniile-IIongrie, citée p«r Debon». 
Ij'iino do eca pterrvs, qui uni brutiiire, dtsvieul trxnr-J 
lucide et d'un vciii|!e de gi-enat ilans l'«au. 

Le gisseiuent de i'ïîydrophane est !« même qne cell 
de la riitcéiloi'ne et de l'opale. I.e.i lieux qui fournisscfit^ 
pin» pa ri i cil librement catlc variété de Silex, joui Hri-j 
berlriburi; en 8dse, l'Île de l'croë, Telkobnuia en HotMj 
grie. Clialelaudreu en France, Miisinel près de Tuiiii.i 
Cefle» de ce dernii-r lien ae trouvent dan* dcj veines dej 
calci^doine , nu niême dencrpenline dnre qui Irave-rsent 
dnns lo»8 (es sens une nionio^ne composée de acrpen-j 
Itop. Toiilt-s cf8c-rttré<loliies nu soiil poitil liydropliaufiirt 
il n'y en n m^mr' qne trè«~peu qui «rcnt réellomenl celiej 
propriété : on reuiurquc qtiu celles qui la mBnire>tent i 
le mieux ne sont ni l2'op Ira n.*|>ai entes ni Irap opnqiies. 

7. Sitxe OriLB *. Sa couleur e«l le blanc clair eti 



' Voye» dan» \e Triitt iUatentazre rf< pXythut d« M, Hanj, 
Vnplkatloa fin pbénnmênc dca couleura (1« l'opale . et de la trMli»< 
loRidllè qiiff Vfl>dcophiine acqnlrtl dan» l'eau. 

» £//*'»;-«;, i'Op\t.EtniWe. Jaofff. — QaaiUtcslalto opalLo. 
/^^ar. — PaKEaoïUcy't/M. 



SI r, r X. 30t' 

Iri'^lr* (ïn luit clendii t]c hfaiirntip (IVan : mai» ce 
ftiri disriiïjBne parliculièremenl celle belle picire , ce sonl 
I vii-p» crmlenm de l'ii is , qu'elle fait voir lorsqu'on la ' 
e^arde sous difTôrPTiJ» nspecl». 
KUe rsl atscE facile l'i cauer; na msittire eat liiiMnle 
ïmme celle de IVmprtix ; elie »-i*t înfu»iblL- »« chalii- 
leau, comme ton» les Silex , mais elle y écJale Bl pei'd 
IraiiKpjirence et wh couleurs. 
L'Opale de Hnnjtrie coiilirnl , d'après M. Klaprolh , 

de iiilicf; cl n.io {l'eAii. 
1< 'Opale »R irouve on mawwrj ptii ToluTnin^HAR» ou en 
sint» dÎMÔmitKies dans des rochus qui seinblenl m 
ivlic d^conipoj^e», et «ur la naliiic Je.'quellej* on h'eat 
point d'accord , le^nns les rtî^ardanl comme de» rorliea 
îlcanitjuçi , d'nutrcfl comme tic» rochcji argileuae», d'au- 
1 en'-ti comme dca porphyres décomposés. 
Lp» principau-v lieux où l'on trouve des Opales, sont : t-i*!*.' 
rfiliiiidu; — la Saxe, à .lotiRnugeoi^enrladt el à Frey- 
?rg. M. Werner a observé (pie dftu* ce dernier lica 
elles ont pour gtsaetiienl un porpliyie. — La Honf[ric, 
Czerwenitxa , au N. de Caschau ; c'eet une des mines 
jliile les plus rciiiartjuable!i; elle est située dans un« 
ie afsez élevée, qui, d'après M.Townsoii .estcom- 
dr trasH et de por|)hyr[^ décofnponé. On y Irouvo 
l'Opale à 4 '^'i fi mètres de profondeur ; on tii*e la pierre 
Iqui lui sert de ^gu^uc , cl on en sépare le» Opales , qui 
Isonl In plupart tlécompusées ; plimteurs oui même les 
propriétés dc^'liydropliane. 
Deborn dit qu'on a trouvé dnnn les mines de plomb 
Içle Poil tpé^in , en Bretagne , de l'Opale en lames minces 
lire deux couches de feispalli. 

L'Opale doit les couleurs ^ives et variées dont elle 

rjouil à la manièi'e dont lu lumière est décomposée et ré- 

Décliie dans les nombreuse» petites lîssures qui la tra- 

Fsersent en Ions sens. La f^icililé avec laquelle on peut 

|Ja briser «l aussi une uniie de relie structure. 

C'vUl- piem; , très-L'jiliuiée dt'& ancleus, ttl encore fort 



5oa riKnnES dures. 

recherchée Ses Tnrra. On la (aille ot on la polit en 
bochoii , pour en faire HilFércna nritemiint;. I.a pliw estH 
nice eul telle de Hongrie ; les joaillîpra lui «louiiciit iii 
pi-oprement le nom d'Opale orifinlale. 

8. SiLM GinAsoL '. Ce Silex a un aspecl grïalineiirj 

un peu laiLeux ; mai* ce (|iii le caractérise , c'esJ la pr 
priéié dont il jouit de reflérer une lumière rougeâll 
lorsqu'on le tourne vers le aoleil. 

Il e«t quelquefois d'une belle Iraniluclditi ; sa cznmn 
est conchoïde el p-irraîleuienlluisante; il a beuncoiip de 
rapports avec L'opale , l'iiydropliane, et ni^me avec plu- 
weitrs Silex j'^siuile»; 80ii gîasemeiit est le même que celui 
de ces pierres. ^U 

g. SiLiT CifiroLimc *. Il est d'un blanc de lait prei*^* 
qu'opaque ou lég^ieinent Iranslucide -iiu- les bords; sa 
fflSsui'eeBl unie, souvent luisanle, quelquefois terne; ïl 
happe souvent à la langue ; g.i dureté est égiile à celle des 
Silex, c'eat~'i-diie que ses molécules raj'ent le verre cl 
l'ncier ; mai», comme il est peu compacte, il ne laïaso 
entamer par l'acier j et il éliucèle rarement sous le choc 
du briquet. 

Les Cacholongs accompagnent aonvent le» Silex pyi 
maques, les calcédoines, et mt^me les rèsinilea. Ils paroiÉ 
icnt Hivts le résultat d'uue altération de ces pierres, ait 
ration produite par une cauae inconnue : car ils env* 
loppent souvent kaSilesc que noua venons dénommer,! 
se lient avec eux par des nuances insensibles; c'est pour- 
quoi un les trouve assez ordinairement dans les lieux où >• 
rtnconlvent tes Silex. Nous citerons particulinremenl k 



' On pEtit riippoilcr cnHc lailctf îi l'Opiilc noininnne «le Wcr- 
n«r , qaalqu'cile ne toîi [lât cxpieuémcnt dËErUe à l'ârticJc d« ceue 
pleirc. 

Quant rtifnlte CtRASOi- Haut. M. Paiita nut tétetvcr ce ac 
ponr Ir corindon ( iiiphit ) atiirle. 

* QiMrtï agatu cacholoui;. Haut. — Cschalon, Pjtmiv. — i 
peut rapportai c«tta «julelé i la caIc£doia* connnuua de Sit^- 
tt/A)iT. 



ritcIioIon^srloClinmpigii]-, pi-i:^ Paris; ils sont dans Icfl 
cavilès tl'uuo licècliu c-nlcaiiT dont la |iùle est de la ci'<ii« 
Stlen rragoicnitdu U cliaux carbonalée coiin»i(-le. ]'ai-tm 
Bei Cacliolun^s lea uns sont durs et ont lu caanure lui- 
itile,ltra autre» suit t li'iidrea, li-gcrs, liHppeiil il la langue 
M reàsuiii bleui à du la craie j ila sont m^Ic» avec de» 
Jilfx pyi'oniatjiir» cl jul^inc aiec des calcédoines. 

Mais les vérilHl)lt-s Cacholoiign, wmjx qui out dniiiié 

!ur uom à celle vui-iélé, se irourent 8iii' les horiin du 

icli, npuve vot«iii des Cwluiutrli» deijukarie '. Ils nonl 

IpqnduAdflna les clinnips, wui» (lepeiuUnl «^tre rouîtes; 

ati trouvent, au contraire, sous furme de lablHltrs 

)tnpo.sée8 de coudiM alluriialives du Cadiolong et de 

Balcédoine. 

On taille quelquefois le Cacbolong en cabochon cl oa 
is moiilB en ba^ue. 

to. SiLKx R£([MT£*. Utioca£«iireconi:lioïde,luisaulc 
>mmc celle, d'une resiiie, et à bord» trt-»-roii|mii», est 
caractère diâtiuclif do celle vaiiélé reinar(|UftbU'. Ce 
ïilex €st d'ailleui!) fnrile à tatuier, et moins dur que 
plupart tivb variôii's de ccUe division, eu sorte qu'il 
prend jaruÉiÎ!) un potl éclalanl; il pasftc de ropat-ité 
>resc|nfl pariaile h U demi-lpan»parence. 
11 préoenle preiu|ue toutes lea coutears ; mais elles 
>nl j)eu vive» : (|ue[quefoi:i elle» »oijl (rèB-puies^ d'au- 

foia nièliingées. 
Sa pesatiteut- âjiécinque csl variable -, inai^i en général 
ïU conudérablc : elle ne p;isse pas 2^54(1. 
Lea Hêainilcs jic sont pas composé» de «lice prcstiue 
jiurc, comme les autres variétt^s; Jls l'enferment en go- 
utterai o,o9 d'eau : celui de Telkobanya contient, d'aprèa 
klaprotli, 0,47 ^^ '*^''> ^^ S'" ^^' èuoruie. 



* Ctalùn Vînt dire pleirc diuis Iti Lia^c des Culmocks. JFjLiZ- 
ttus. 

' Qtmrlï riiioilc cimmnti. fijiûr, — Italhapal, la ilemi-opalç. 
^MOça.— Le ptiiiUin du U' ériger n'appailifut [»rt* à «Ue vatKtéa 
foytt plut bu : — P ititT £■ ■OSLAMgra . Eaduca U«ajiètd A. 



S0<^ PIF. «RKS DOUES. 

Les Sileic résinileit trnnsUicwles rliU'iîi'ent dn perhstfîn 
rip M. Wçrner . p-itrce qu'ils t>onL iiifusibles au cha-j 
tuniL-nu '; du {•ir;t«oI, fiMrcr qn'ilN ne renvoyeul aucun' 
iTHet; d» cacliolon^, donl ÎU sont (l'nilleum Irês-voî- 
«iim, parce qu'ils n'ont point son blnnc opaque. Ijt«J 
Silex réitiiiilirK opaques dJBL-t'<fat de» juspe», par leur <;aa>| 
«ire qni nWl poini. lern« coinitu.- celte de ces pierre», 
par Iriir lègèrclé, 8cc. Dolomicu a éié un des prcniirr*1 
k établir celle dînlinclion pormi Iph pierrt-s nnmuéei 
v\it\^i\Wt;mvn\ pechstein ou pierre de poix. 

t.ca Silex résiniles se li'ouvenl à-psti-pi-ès dans 1«| 
m(''nipsgissetn<-iisqtie IcauiiIresSilcts : {.-'csl-j'i-diru, datii 
](;s lurreina du Kériinienl. [|s 6nnl assez comniuna danS^ 
les roches volcanique? et dunn les basaltes. On les Irouv-f 
aussi danslcd rorhes criâUllisces, tclleti que Ici4 grantli 
el les porplij-r«?8, Hur-toul dons les nioii» qui lraver»eiii 
ces rocheA, et qui tiennent de l'argent. 

he Silex résinile a pris quelt^uefoii» la placu d*i cer- 
taïn.1 corjis or^uîséa , tels que le bois , qni a encore con< 
iwrvé aa ifxhire. M. Wenier a fnil une Mpèoe parli-j 
cnliùre de celle pjprre, bouh le nom de fiahopal. 

On trouve Ou Silex résiiiiio, près d'Orléans, dniu dt 
la cbuux carbonalèe : il eit d'nn& Iraiislucidilé gélati- 
neuse. ( Lmiirntt. ) — A Recol*^ne«, en Aurergne ; saj 
couleur Ci<td'nn jaune on-ingé (bncé, avec dus zones d'un.] 
hrxin jauafilre Irèti-léger ; ii est rcniplî de cavités, el 
d<*conipoBP il sa surface en luie poussière jannàlre. — j^J 
Ch.'UeJHudren en Bi-etu<;ne; il est en couches mincâfl ^j 
fendillées, d'un jaune orange ; il a une cassure très-luî-i 
saille : $es couleurs snnt di<pO!^e!i par zones puraltèlea.' 
— A Campo . dans IMe d'KIbe ; il Ml en pnrtie carié, i 
et en partie rompacle el d'un blanc d'empoix on d'urt! 
jaune rotigeiilre : la jiartie blunclio devient en se dé—, 
composant nialte e( opaque comme de la craie. -^ Uj 



■Ilex, Disli *&coi€ plus dci oluldlcDuet. 



SILEX. 503 

a nQMt doa Slles réstnito en Bollême , à Prancfort- 
l^aiir-le->feiii ; on Ii^liiiidti ; à TulkobanyA en Honnie ; à 
' Frimci'sdorr en AuLriche, &c. — M. Huiuboldl en a 
^rapporté c1« Ziiuapriii au Mexique, une vari^lû qui » la 

îaune érUlant et la rn»fli(re hii^arile du plu» beau suc- 

ciu : il e»t fjuelquefois opalin. 



• Observai io/Ls sur les Agates , leur manière de so 
mélanger, leurs accidene , leur formation et leur 
ffiasement, ete. 



\ 

^B II A phipnrt des varicléii de Silex que not]^ venons do 
^Kilécrire, ne diiFùrcnt les unes dea atUresque iviiIeatou- 
^B leurs. L'u cjui pruiivi' l'iJenlilé de naluie de ces pierre», 
^H c'cbI la propriélé ijii'eHesonl presque toute» de «e inélan- 
^Bi^er eiilrVllc.1 ; en norle cjuc la mi^inc inus^^e renferme 
^KMiiivent de Ici cornaline , de lu aurdoiite, de la calcé- 
doine, du {(irasol el du cncholun^. On ne peuL {las «n 
dire auLnril de l'héliolrope, de la chrysojirase, de l'hy- 
^Kdropluine el de l'opale qui entrent rarement duna ces 
^^ jnélanfîts nalurul». 

On H déjà vu , à l'Hilicle des ijiaïemens pariiculîcra, r.i»i,nMU 
de» variétés d'Atï'i'e , que W plupart de cea pierres se 
{l'auvent d.inN Icm caviiéM de ci.*rtninfii i-oebes. C'eal ce 
ijui donne à Uura oiiieaca U loriue ^lubuleuse qui est 
i jtropre à beaucouj) d'Agates. 

C«ii nniucj Html queLqneroiD dit>!ii>mînét)B anna ordro 

bilans leit lerreiuj» qui les l'enferiueut ; quelquefois aussi 

i •IU-» y HOtit disposée* en litv ou en couches iiitfrroin- 

jiues, L-ij(iri, Ica A^att-a furnieut même quclquefuis des 

psitles cuiicliu-A qui r>nt une Rorle de conliuuité : maïs 

Licite dernière diipuaillon est l'url rare. 

D« quelque niaiiiêre que les Aj(?ftea soient dîSjKuées, 
elles no phlienCeut jamuifl de grandes ukuiues liutno- 
FrgirncH. 

On les rancouire atis»i, main assez rarement, dans lea 
lerreins de criAlftlIisatiou. SourenI elles rempli^unt des 



5o6 PIÏRRES DCRES. 

IcnlBs, formenldca liions fl retifi^ruienl de» siilislancM 

uiétalliijucv, o<i sont mèléos avec viles. J'^t vu à Vienne, 
c1r{inr[emc-iil de l'Iaèrc, du pinmb aiilfurê empÂlû duiifl 
Un iilon de vêrilablii A^alc , qui ne peul êlre conronda] 
avci: l;i jjiiTre nommée horusCein par M. VVerner. 

l/tiy(IroiiliHiiedeMu!iinelpi-t:H']'iirir),aclronve,commi 
on ]a dit, cil Iilon dans unemoata^ne de aerpenline 

On assui-e que les agniea se trouvetit même daos 
m;i:4se dei roclii'jt qui composent les lerreîn» pi'imilir».' 
tirintwtii-t! ft rfinurf|né dan» du s^mnilr , jirw de Vienne, 
dp|)itrlenient île ^I^t■l■e, de» calcôdoînea disposéBS en ru— ^ 
giiuus cl eu ûluus , qui ix-nformuienl des noyaux du' 
luéiiK.' i;riit)il«;, ri tjiii (•toirnicii ui^mo trmps pCnt^lféasde] 
fer «ulfiiré. Il a vu,dun» le mt^mc lîrn , de» couche*-! 
tuinces de calcédoine ulttirnant arec dii ^ntiis'<e. 

On cile un filon de calcédoine A Oersdorf eu Saxe* 
M, Ilumboldl asAurc avoir é^alcmenlru celle pierre en 
lllims dana de la cliaiix carbonalc^'e nompacle. 

On sait députa lon^-limps que l'on Irouve de» calcé-J 
doiiif^s en noyaux ou en îilona dans des porphyres,] 
M. Huuibnhk a rcmarfpiê des filons de caiccdoino 
qui trarersoit une roche de porphyre à Zimupan aui 
Mexique. 3'ai vu chez M. de Laniélherle de l« ralcé-i 
•doiiio en noyau dans tui porphyre vert Irès-dur. On en 
trouve dans les porphyre» des environ» du ChetnnitM'j 
en Saxe, &c. Mai» cen inclies renlermant sonvual des. 
cavités qui leur douncnl une grande resjMjmhîanrc avec 
K'3 amy^daloïdeii et aver qudqitc-a auln» rorh-s regar- , 
dêes comiUf vulcuni^jucii, elles ne peuvent eue cojisi- 
déii'M ici comme loclit's de- crisfii!li>aUon d'une fortiin-l 
lion eontoniporaine nu atiuloj;ue â celle dea graniles et des 
giieisses. Ce ^on^ cependant les porjihvrt» el le» roches 
tjiii leur re«M,*mbletil , (elles que les .-tnjygdaloïdes, t|ui 
ri-uft-TmeuI !<; phis ordinairemciil les Agates. 

On trouve c« ptcrrcs en quanliié remarquable , et 
ions iuulua sorlcs <raâ|t»cts , dans lu déparlumonl du 
AJonl-Tounerre , e( priucipalcnicnl à Obcistein. Let 



Il E X. 

Igalef y Bonl renfermées dans une roclie amygda- 
loïde d'une nature porliculicr*;, cl criblée de cnriles do 
tomes ^l'undeiifs. Uolcimiru la rr^srrlnil comniit un lut 
voIccni()ii4!; tt'autres tniiiéralogisk-s, Wls <jue M- l'xii- 
;aa , In conaîdèreni romme uu poqihyrc ou comme une 
amyf;daloïdc à base de irapp qui se déooiiipone fitcile- 
jiient, Rt dont les iioyKuic «ont de ctiaux cuibonaiés 
laminaire. C.«s tnaisea §}ohu\eusf-ft H'Agnfn itont urdinai- 
rement entourées d'une terre verte ptirlicrdière qui ne 
contient point de cuivra ; elle» aoiit diitaêiuiaéea ^na 
ordi'e d-iiis In roilie a tiivfidjiloïde. Lea géodes d'Agatej 
d'ObersIein reiifermeni du juspe, de r:iiiiélliysle, de la 
cliaiix carbunalée criuUlliNi-e, de la cbabasiu, du tilann; 

tai» on n'y » dct'ouvert aiicnne lr«r-e de corjia ot-ganisûs. 
On Irouvâ anssi des Agates dans In chaux CQrbonali5e, 
dan» les Hclii.slc.'i aigiletix et dans Ik» autres lci-rL>ina do 
»édimens ; on recoiiuaU souvent daiia l'intérieur de eci 
Silex des débris pétrifié!) de corps organistes , tels qao du 
bois', des OH, des coquilles, des madréjiortrs. ficc. Larstpia 
leacoquillesonL élé chaulées en Agale, on doit remarquer 
que c'est urdiuairement l'inlérieur scui de la coquille ou 
]a plare du mollusque qui a été remplie \mr la malièi'e 
silieetue, tandis que la coquillu a disparu ou est resléu 
calcaire. 

Les Agates font soui-ent partie des cailloux roulés qui 
conipoacnt les lerrcins do transport. 

Lies te r rein s volcan ique« noni , nvcc Ces lerreins por- 
pliyriliq ul'j dont noua avons parlé plus haut , ceux dan» 
lesqiieU on trouve le plusordiiisîiTment les Ai;ali.\<i. Ce» 
Silex se rencontrent sur-tout dans les caiilés des IuCm vol- 
eau iques t;l des laves poreuses, ainsi c| ne dans lesO^iturea 
des laves compacilfis: ilsIesrempliMenljOU tapissent aeule- 
menl leurs parois, de très- belles stalactites mamelonnt^e», 
ou deglobulexarrondiit et Iransparcns comme deAjîuii Iles 
■d'une i-èsine limpide. C'est ainsi qu'on les trouve dam 

■ M. Wecncr a tail du biilt a((ittiic aac vjfiae de pieui- |j«iti«w- 
ll«r«, qa'il a xuiRunÊ* /'«/;-rr<id. 




Soft PIERRES DURF.S. 

]>i-flaqiie tous les pay« volcaiiii|Uda ; msu principaleoiifii 
aux îlea Fero« , fl en Auverniiu, La btluiue itccoinpa- 
giie 4ud(|iiert)û ia viiriélé O'A^mIr iiomuic-c ca/tfédomsa 
tâutàt il recouvre lea aialaciiie« que forme cuUe picrr^'ï 
CDiiime en Auvergne; IhiiiAl il esl ienrt*rraè d«ti« 
gco<1<rs , connue M. Palrin l'a obsi^rvê itaii» l'une d« 
cnlliiifjde. la Daouric, sur lu rïvedrnile du la Cliilc«. 
VoimtVtaa. hn plupart des Aj^atcs que l'on trouve en nia«wa m 
roiidicji, en tlulaviticfi l>i en masses Huiurphes <l«no Iv 
liions, ou dsii* toiile autre cavilé, paroiMvnt y «voir étâJ 
formt^cfl par inliltraliun ; c'est-À-dirc , par un tlip&l tl< 
uiuliùrc Mliccuiie upporlée p»i' l'eau dans ces aiviti». 

Les A}<ate9 lie sont pi-eH(|iie ittiuai» liouiogèties; ell 
|pré«cnleiit hu conlmirc ihiii» une mèiue iiiA.-i*e , non- 
[fieuleuient la plupart ries variété» de oouleiirs que nouaj 
vous Uéorilea. luiits trncoi« quvlquc» corps élrangei 
!t tlt^s accitlen» iiuihcoliersqu'il ThuI lairt* coiiiiuîlrr. 
Kn ne considérant que l'arvungemeiit lies couleura) 
[DU remarquera que les diUc-ienies couleur'» ou les di- 
[Yeraea nuances Ut; la laème couicur, suât disposées ci 
|liuuge«, eu Iticheit, en »oue« dniile!i ouainueuHi», oi*dî- 
nair'f^nienl parallèlea, souvi-nl couct^nU'iqiie» : ce» di^ 
[veraes dispuailioiut IrCH-rerncii-quable:! . uni fait ilonnt 
I aux aftit\e» dev nom» [>ar lieu lier». Ou les apiK-Uf onjrx *| 
tlnrsque le» couleurs nu Iti» nuancei «ont disjioa^cft pat 
contid parallèles bien dUlinrius , droiliu ou ainur-iuesj 
celle dtspoailion est la pLut ordinaire. — On les uuinmfi 
taiUéeê, loiique ccn couleur» aoril di»|iuj>éeA piu-(»>uch< 
axar.lemcnl coiiceiitriqueit.t-oniuie celle» de l'oeil *. Daii 

* Oa^.i vealdiie on^iU . ci i:'>.-^l (i-k >iii.Ju^Ic «vei. là <liefi*iat(i« 
des cualcurs det nuglcf qu« l'eu h dunué u iiatn aai Bg^Ui à x^ua 
l p.iralk-t». 

*■ Oa n nummé (pdnuvfnlr v« picrrct »U dt fyit», dt letty , 

iie/Ur , tclub la icutmMsDfic que l'iui il vru itmarqiHir eniiVUti 

'Ici yiax lie ci» auiiii<iuK. C-v> (([Iesci d'yeux qui uv «• vi>ieul bief 

lue tm 1^ p>Bite iclve et |i>>l.c . i'épaDdrti.t dauf la pirrrv ■•iiUcio 

ttiite,«dtu:tiiii de tubartcuiv», ciiRipuict cltucnucinclciiirut da ixemfl 

aumbrc dt cuucliu coiiccBiriquv*, qui «vovdi^^eal coomc aaUui 



SILEX. 5o9 

les AgATM poitciiiées , Irs conleim sont HÏMémin^fs rn 
IHttiu pointa qut;li|tiHfaU diOloilasù voir à l'œil nu : ils 
Ibrnieut alors d» eapt^ocs do nuages. 

IjCs Afjali^s tachées woiil aWm qui M»nL mnrqnées d? 
tacli«a irrt-gulièn» : quelquefois ces laclies rejirésentent 
{;i-ostàèi'ciueD( t|ucl(]u'abiet connu , cl «lors oit k nonitniî 
CCS picirca Agate» figurée* : on y alt'ichoit aulr^roîs uu 
grand prix. 

On voit, par cello deacriiiticin générait! du l'arrange- 
nienl d«5 couleui-n et des nuances dans les Aj;a1C4, (loe 
la matièi-e qui y a ^té Jéi>o»6c , a souvent changé de nn- 
luro. On remiin|UG l'ii général que In pain dus Anales 
Ml plungroHsif'i-e à )'«x1érieur que dans l'inlérieur. 

On no con^'oit pas facilomcnl oomtncnt la malïère 
ilicouïu a pu pûni-li-fr danï le centre deiininweFid'Agait:. 
Quelquefois cr|x-udaiit on reconnoît le canal par oik 
l'est introduit le liquide qui Icnoit en diaaolulion IkI 
iilîce: il piiroil que celle larrc divcrsemunl irulorvo ^ en. 
dvponaiit couches par coucht'.*' siir'ltis paroi • de la 
ïvilc , y a (orme les zones ordinairement paralltilca quo ' 
l'on observe anr lu plupart ile.i AgiileN. Le pHrnllélisaie 
ces xonea e»t remarquable , sur- loul lorsqu'il nu cun-^ 
rve jiinqiie d)»n» le» siiiuoxilén iiotnbreuiicii cl Its ])\'vti 
ligus que présentent quelques-unes de c^ pierres : ceij 
;ue» panillèles, pliées en Kig-z-sg , iinitciU tort bien 
elle» dont ou se scrl pour ^gtiitir anr un plan les diUc- 
srites euceiulf's des forlifîcalioiië uioderne.i. 

Il arrive souvent quû les ravilés dans Ieâq)iolIt.>8 se 
lul formées les Agates , n'ont jjoint été complèleirteut 
;ntplies ; leur niilii-n est i-cslc viiff? : mais Xkuvh parois 
)nt alors garnies ou d'Agalea en slnlaclileâ , ou de cris- 
lux de quarts limpide, de quartz améthyale, de quarts 



: «alvllvi «le t|ili#ici. t.* ceiiU« ou 1^ jxnadli» tiv ci* ^kox «Jt ug 

■tabuW, <jul «tl «lurlquoMt rafQnni d» ciimc a la drmoU^rruce , 

ipeiit le dtliicliir ilï ia maHC du miiiiivlun , eu luiuuiil une ïjif it£ 

ss pisce. U. Putrfa a «luvtvi ce* tiogallèicJ Agates milita cta 



3lO PIEHRES DUIIES. 

•inople, Sec. On nomme géode» cm espèces de bonlei 

creuses : ellen sont quelqucfoiii Irèft-vnliiniineiisri, et 

reiirerinent même d*autr«e crislaux que ceux deqiiaiix. 

Ofi remarque dans celles d'Oberoteiii des criolaux d* 

chabnaie. 

Quelques-unes de ces géodes , et ce aont ordiiiairp< 
jneuL les |)luR|)cli)cs, oiiL leur cxvilé remplie d'esu: cllvs 
parlent alors le nom à'enhydre^. On ne les a encore ol 
•fi'\'ées que dans lei len-eitis rolcantqucs. I«i*9 plus cor 
xiuesse Irouveut dans Je VJc^iiùn , au milieu d'une 
liiie volcanique eMcarjtée nointnée le Main , qui fi^ 
panift du dùcrict d'Aizignauo. On les rcnconiru prii 
t^ipalcment dans des blocs isolés d'une laro à cajsi: 
terreuse. 

On en trouve dans d'autres parties do ce imj:», 
laniruent aux nionlts Galbu-B^rico, à SHinl-FlorJani 
«nlre Maroslica el B.isMiuo, &.c. Le Vîceiilia est 
gM^K- jusqu'à présent ooninie la seule pairie des T< 
lubies en hydres. 

Lea enbydres, quelquefois fendillées, perdent le 
euu par ivaporaliou : on peut la leur rendre en 1^ 
plongeant dans de l'eau chaude j el en les y laissant re- 
froidir. ( Mll.ùlKtlII.') 

Le» Agale» oiTi-enL encore d'autre» particularité Ph 
sieurs font voir dans leur intérieur dos demn^i brun»!) 
'on nn^mii uoirji, qui représentent des arfariasenux dé- 
pouillés de Ieur4 l'etuUes. Ces Anales, qu'on aoini 
Jie/'horijtéeêfMni fort rechercbéi-s. On suppose que 
lierbnrÏNaliorm fiont duett à des infiltrations de fer ou 
iuan;:anûi>e dans les fiiwiirfc» nHlurelle» du la pierre, 
plus bL-llcs Agates herboriséea viennent, dil-on , 
l'Arabie jMr In vole de Moka , eljwrlunt dans le cot 
luerce le nom de pirrre de Moka. 

• On voit, danslin teneur de certaines Agates, des fîl 
[tneris verts, ou d'une; autre couleurj qui s'entrelace 
,irr^ulièremeul comme dta conferrea^qu comme le clt< 
velu des lacinej : on a noiamé ces âilex Jgatn mou^ 



ilLTX. 



5m 



l[fpOIM^ 



filamc 



tuses ; et Daiibonlon 
éloicnl (levériublefl iiioHïae.i on courerres qui aToietit 
vie envctop[>éeji pcir lu malière NÎlii-ciijie. 

Quelffueroù Ica conclic* des Agnlcs ont élé briaéâs et 
recollée» ensiittu, iiiuiii Jo iDauière que lea zones ne M 
corrospunUvnl plus, 

liCB AgAles ont élé plua en usage auli-efoia qu'à pré- L'ugt. 
wnt ; oalm lailloit vn coupiio et on plaques pour en 
faire <Ies boîtes : on «:n f'fiisoil auaai dus poignées de 
Mbre, de couteau > &.r. On taille et on polil eiicoie en 
grand, et h un prix li-èH-tnoJIquu , la Anales à Obcr- 
•lein. On d^rossit d'ubord la «nrlnce àpolir, «u luoyen 
du grandes meulcj d'un gtha dur et l'ougeùtrer que l'eau 
fait lonriier:on leur donne ensiiïle le |}oli .lur tnie ruuo 
de boù tendre , mouillée et pénétrée de la poussière fîue 
ninis duru, d'un tripali i-ou|^e qui vient des tuvirons. 
M. Faiijtu croît que ce tripoli est produit ]jar la dé- 
composilion de Ia rocbf porphyritique qui sert de 
langue aux Agales, Les anciens employoitnl aur-loul lea 
^ules, pour y graver dei camée»; et c'est preMjiie le 
Bill nsa^e que Von fasse encore de ces pierres. La cor- 
Iklineja rbiysoprase, &c. aont ce|)t.Midant toujours Itèa- 
cherchées ]iour<Slre montée:) en bijoux. 
Les Ayales qui ponl prinrîpaletnenl employées pour 
gravure en camée , sont lea onyx à Kouesi jjDiMilclee, 
Iroilca et de diverses couleurs. On choisit mir-loiit celles 
li soat compi>!<éea de coucbca allernativcs de calcé- 
ïinc , de ttardiiioe pâle et de sardoine futieée. En en^* 
7evant ces courbes avec un cerlain art,'on raiFeiiaorle 
que U couche la plua foncée fasse le fond du camée , 
et que celle de sardoine pâle et <le calcédoine 6oreuE 
employées, l'une pour lea cliaîrs , l'auirc' pour le» dra- 
[writMOU le^ lumière». Lea anciens ont praticjiié ccl art 
avec te plus gnind succès, et nou^ oui lais-sè dca ou- 
vrafiea remarquiilileti en ce ijciiie parleurs diiiieiisiana 
et leur fini préuicux. Nous cïlei'otia parlicnliÀi-ement 
une plaque uvale de tai'doiue & troii coucliej de 5t cen- 



5l3 



pierhes dures. 



limètres de largeur «or 27 cenliraèlne» de hautearf con- 
nue sous tu nom d'Apulitcoau d'Auguste ; uue coupe 4ftH 
siirdoirie bruue dtf 1.3 ccntituèlrcs d« \mkuI »ur t4 vA;n^^ 
liiiièli-ende diamctiu, aur lnquellesonl iigur^^ deAobjeii 
consacrée aux myslùiiui du Cérùs t:l do Jjacclm». Ort 
voir au Mii&ée des Modaîllt'a ul di-» AiiUq^UM ces «at 
doiiies el beaucoup d'autt'cs pierres j^i'Avée» sur divers 
Tariélés de Sile>. 

3* Ptp. Les Caillook. 

Nous plnçonn dnns celle difiAion len Silex, dont 
pâte ii'ett poûit assez Que pour qu'on puiue leur doiitil 
un [>ulî brilliitil. Au»i ne sonl-il» jaiiiâîii nu pr(»<]i|{ 
jamais euiployé^ comme bijoux ou cnuimc orncmeni 
leur ciiisui-e est ordiiiaiivmenl couiiboïde , mata poii 
cireuse ; ellu t^»t quvlijiterois Ivrne ou nit^nie lurreuse. l 
Silex ont toujours de la iranslucidilé , el c'est le oeul 
raclèiv qui, duna quelques cas . It-s dialîngue dea jaitpe«.1 

xî. SriBx inimLiTB '. Ce Silex a la catiâure prcAqi 
rwirieuse des SUex tétinilea, oj-iia elle e»i plus Icrnu. Il 
8« disliague parLicidièrement par »m «truclurc feuilletéi;^^ 
structure rare et remarquable dana les Silex propr^^f 
ment dtl«. 

Il c»l ordinairement d'un bruD fuligineux, un peu 
lraiulucïde;sa Ibrmc eat irrégulJL'ic , arrondie, ooueuw 
ou tuberculeuse. D'aprèa l'iiualysc que Hayen a fniie du 
MénililOt il conliendroil. uu ciuquiùmo du sqh potdj 
de magnéaie. Mais M. Kl.iprol}i ne fail pas luenliou 
de celte terre , et dil que en StK-x vb\ composé de 0|&5 
de silice, de 0,1 1 d'eau et de luatitire cliarboiiueujie. 

II se li-ouve en rognon» dispo«-4fcn couclu-s îiileri-om- 
pUM , au milieu d'une ar^iln fcuillelce qui sépare le» 
bancs de pierre h plùlru à Ménil-Moiitaut, prvs PariK. 
On en trouve de semblables à .Saint-Oueu , u( niéiue 

' Ptchttem de Mfnil-MiiQlant. •— MKKii.iTt. SAViti/ttë. — 
Soiu-vBrl£iè du qantt titiMe CuUtniua. HAnr. — Comt'^i* tiaiii 
YkalhofûiAe fp'LHntE. , 



siLtx. il: 

JK environs du Mana , mais l.*ur ra.wure «l tnoïni t*- 
pueuiv que celle des Silex de Mûiil-MonlaiiL 

la. Sn.r.x n.k»tgra. Il n la casmre conchoïde , lernC) 
peu brillante du Silex pyromatiue, duiil il semble 
Hic mie variété, mais il fsl vert, jioirfau ou verJ sale ),. 
il a d'aillpitrs Ions les caracl?;ros du SÎIex pyrotnaque. 

Il se difllingiie de la chrvsoprast* par a» roiileiir fon- 
cée et par «a cassure coiicliutdi: inni cireuM!,et du quariz 
pra.ie , pAi'ce quec<'3iii-ci a loua Iva caraclèrrsdii quRrlzj, 
c'eat-à-Hlire^ une ca&surc vilmuse,&c. I 

i^, S%vBx jâhibm. Il eut d'un Ver( pâlej eta la tkxhirA 
coatiDclibreuic. Son poli eM ^ras comme celui du jade, . 
mais il n'a nî lit rotileur , m lu poli ouctueux , ui la 
dureté, ni la fiinihililé du ;adu proprement dit. 

Dotomiuu a élalili ces deux varii-lés, cL a pen«é qu'on 

devoit le» dinliDgiitr soiguuUHC-weiit de» pic-ri't-s verlea 

imm^ea apécialemenl jad*-s cl fjrotie* '. Je ne «aclie 

point qu'il ail décrit nulle part ces vnriétéa, n'est Rur- 

}ut d'après 6t-s obsurvalions rerbate^ que j'ai établi lea 

inclères dijiLÎnclil« que je viens de donuer. 

i4. Sii,Kx i-YKo»AQi'i. LisK, Hj'ùy. * Sfi cattsiire esl 
ïrfaitenieulconclinïciff .lani^i lis«e, lanttîl terne. Dan» 

premier cas, il est pUnt dur qne le quart/. Sa oonlenr 
'Tsric du noii- grtââli-e au bluud pâle el m^iuo au gric 
biancK-ilre. 

Il blanchit par l'action du feu, mais il n'en (!*prouve 
pas d'autre altération. 

IjDisqu'il est purj il contient jusqu'à gSji. % de m- 
licc ; les deux centièmes restant se composent d'un peu 
d'argile , d'uaii et do 1er. 

Celle variélé élant tiès-commune , et devant entrer 
■OU^enl dans les descriptions géologiques, nous donne* 



' Il Ji Indiijué le Siln ]a<li.eu d>ins le Joutniil de riiyii^ut , ijgi ■-, 

* C^ttl-i-àite qoi fait f*n ponr le combat. — Fcueritttn, \a pletlC 
(ca, £jtOiii. ~ l'i..'£iiremtnt ^ict:e À fusil un ^ Ijiltiui.-t. 



3i4 Pirnnrs di'Hf-S. 

rons àet noiiu particulÎL'raà jra aous-vari^lés , qui 
distinjiueiil enraie plus par leur gtueni«Dt que parleut 
caraclères exiérieur», 

8(t«x rtROKtQEE ■âra. C'cst c«Ioi qnc l'on iroiiTe pli 
pattrciilr^rerni^nl dans lei cnyèrea. Il «t noir ou gris 
C'oat Fa plus dure âa varièln. 

SiLts ivnoMiqra itowa. H rat bloiid on jaiinàiro , ni| 
Tcin^ de blano grîsàirc. Il ro U-niire uiisiii dans le 
crtyèrrii ; mu» on If renconlre pitis rréyueromcnt dur 
la cliiMix carbonniêe conipacie. Il a l« camure un 
plu* luistiito <ju« le précédent. 

Siij.« PTiioHttcB tiiTwiTiE. CcIle »oti9-Tarit lé est ordinai* 
remen! d'un jaune hl«r>rlui(re , marbré, rubmiii^. 
Teiiié ou Inrhé, et resaemhie hejinrniip au jaapo ; mai 
«^lle en dillure par sa cnnure (uiaante et par sa Irani 
lucidité. 
ÎOitHmi'nr. Les Silex pyromaqiK^» briin» se froncent pre»qiié 
tonjours en rognon» de diverse» groaseura , cl d'une' 
forme ir^-irré^nlière. TU sont déposés en bancH in- 
(erroRipus dans les couchrs liorixonlnles ou obliques des 
icrrcins de sétlimtnt, H pniilciilièronient dans les ter- 
reins calcaires et marneux. La craie Holidt-,rumnic celle 
des «nvirons de Ruticn , ou Triable comme celle du 
cuui'hanl de Paris, est le ^issunii^nt le plus ordinaire 
te ces Silex. Jo les ai ohsiirvéH aiiiiiU datin ta chaux cxr- 

'Ijonalée compacte, pré» du JïaketrelJ , dans le Derbv- 
aliirc. Onirotivccgalenient leSÎIfîx pyromaqueen veine» 
ou en lit» minces dans du calcaire, prc-s do Haltein et 

Ide Kuchel, dans le pnya de Sallzbour);. ( SeHKott. ) Le* 
Silex pyrc>tii«(|ti» tilonils m ren(;oitlrenl ordinaire- 
Tn«-nt en rognoii^ isolés on vn roucbes mince*, d'in^ 
gale épaisseur, d:iiis la ehjtox carbonalè« compacte. Je 
les ai vus ainsi près de Grenoble, département de 

I l'Isère. On en trouve de gris , dans la mdme c^pvce de 

^pierre , entre CouUmine et la Uonueville, dcparicment 
du I^niQD. 



M r. ï X. 3i5 

LiC3 Silex pyromnqiiL'a blonds sa trouvant auKiiî en 

coiiclies .mirictft. t:untiiiiie« ou presque coiilinuea entre 

Ira bfl lies fie clin [)x ciirbonaiée firossi^fe, ot un niilieit 

d'un sable grossier. Ti;b sonl ceux cita carriùresdii bord 

de lia roule dv Swvrej à VerMÎUtfa eu face de Cbaville : 

[il y en « deux coiu-hc». Les Silex do k prcmit-re couulie 

•ont en baocs conliiiUB, et sont ondult-a rumine àc* 

L«Ibàln.'S. Cfux de l<i seconde, nitués pCuH ban, Aont en 

Irogliona irrûgubcrs, à snrfacen couverte» d'aspériléa. Ces 

,dei-niers «mblenlcnlièremcnl composés de moules in- 

,tériuurs de cocjudlea. L,a coijuillu, proprement dite, est 

[,|>re8(|ue lolakmenl dûiruite. 

lia cltaux sulfatée grossière ou impure renfernu? 
F^ueIi|uerotâ du Silex pyrnnmqiie en nias«ea isolées asscK 
< voluruineuses , <jui eenibleat imbibées de la uiatioru 
iiuéliio du g> )»e , et se lier iiiliniement Avec lui, aiiiû 
l^a'on peut l'observer k Montmartre , près Paria '. 

Ou trouve également Il's Silux pyromaqueis dana les 

|lerro>na de cmUllLsntiun , mni» ils ne font ])a» partie in- 

in te fies roL-iics qui les conipoKent -, île y ont été 

inaportéa , el ne se voient que dans les eavilés des 

^JËlons qui traversent ces lerreins ; ils y sont alors sous U 

forme de cjiiHciux roulés. On ic^ voit ainsi dans quel- 

|ue»-iins dos filons de plomb de la Bretagne. 

Le» lerreins de Iraïuporl sont souvent enlièreraent 

>njpo>é(i, sur une grande étend UR, de ces Silex roulés. 

Les Silex pyromaques qne l'on voit dans la rliniir 

irbonaléc compucte , et sur-tout ceux qu'on ob-terve 

dans la craie, ont dee forwes Lrè8-irréyulière.t. llit seui- 

Wcnl se lier avec In pierre même qui les renferme, et 

s'y rcinclru jmr leur surface de cçnlact, au point qu'ils 

paroisseut avoir élé corrodé» par h craie. Cea t|-xii«i- 

lions sont quelquefois lellcmeiil nuancéej, que des Silex 

'^ui sont d'un brun foncé dans le centre , passent au 

îhinc opaque ii cassure luisante, puis au blunc opaquu 



5i6 PIERKF. s PtfBRS. 

» CMUttre terne , à lenr cîrconéëreuce ; enfin , leur der- 
niers écorce est lendre , friable , et finit ni#ine [>ar fairo 
eflfcrviwf^i^nce coiume la rraÏR «|tit les enveloppe. On 
peni. vérffier reite observation presque j>ar-lout , mai»' 
Htirloul i Chatn|jipny , à l'Esl de Paris, 

On ol»erve encore rjiie la plnpart dea Siles pyroma-a 
quM brîné» etnbflnflonnéa nitx inlempêrît;*! de l'airaprc»] 
celte fracture, se roiivreiit d'ime nouvelle écuite blan— .j 
che opaque, qui devicut t«rno , poreu&e et abaor- 
baiile. Ces deux obserTalîons ont fuil peuser li c]uc]qnei 
rainéinlogiiilcs que Ive SiluK se décomposoieiit et pafi- 
wicnt à l'étal de craie. Mais celle opinion ii'esl prouva 
par aiicuoe expérience ctrrecte. 

On remarque souvent, dans Tinl^rfeur dcn Silex py- 
romuqties, des cavités lH|it!'Si'es deqtiarlz crislalliaé, d«j 
for carbonate, do fer sulfuré , de abilnrlites «license», fi.ci] 
On y observe au^ de» empreintes ou des noyaux dor] 
coquilles, de» madrépores , des oursina^ Str. 

Quelquefois lenr inléneiir f-l creux el carié , el 
terme , on bien une ponaiwière .lilïceiiAe aggldyiiice er 
boule, cotnrae je l'ai observa dtins des Silex de la forM^ 
de Dreus, ou bien du soufre pulvérulent, aitiiM qu'on 1'». 
remarqué dan» de» Silex plais qui se trouvent ^'pare bucI 
les ternes tabonréea doA tnviron.t de Poligny dans te Jura* 

Ënlin, ces pierre» renfernienl pre«)ue toujours unaj 
litunt<lilé Itès-reinarqnnble, lursfju'on tes uaaae immé- 
dialement aprè.^ leur «ortie de l'inlL-rieur de la terre; 
(-etie humidité luonille souvent lea Kiirlkccfl découverte» 
par U euMure , inaia elle se dissipe bientôt par l'expoti* 
lion des Silex à un nir sec. 

I.a furuiation de» Silex pyiwmaqiics en conriies in- 
terroinpue^, mat!) parallèles, au milieu des bane-t d« 
erai», a beaucoup occupé lei^ Géolo^^istes. Lfenr dispo- 
sition, leur forme , et d'autres circonstancej, prouvant 
qu'ils n'ont point èlé roulés et tran^porléA au milieu do 
i,f,i niasM-s calciiiriH^. On pense donc qu'il» e'y »out for- 
mée par lulittration» el qu'ils occupent des cavité«ab«n-' 



SltEX. 317 

voaaév» pur dos mollusques ou par (1e.t zoopliiles. L'hy- 
potbèsfl il« leur /brmaliai) par infiltration , adjni»tî |»r 
iS p\uA grtitid iK>niI)i-e île» OéuIo>;i{iles , enl sujrlte à d'ns* 
ttx j{rai)(ti;s tlininiltf^ii. On demande, t°. poi]rr|iiot U 
matière «îliceu>e s'cnI réuitiu dans les teiiU poInU où Mf 
Irauveiil icj Silex , el n'ii pa» imbiba les coiicliea »up4- 
1-ieuresou inrérieiireadccratc? 3**. comineiil les banoa 
ce c l'ai); , percés d'un atisei gmncl nonibrt^ de cavjlés 
^□r!lc{i)i>foiii coiilii)iiOt.'sdans une grande tlentlue, ne ae 
«ont pa.i ofiiiU»éa? On ne peul répondrr i ce» (jucs- 
tioiu que par tk- nouvcllea hypolbèst-s. On auppoite cjua 
U place des SUtsx èloil ncciipoe par àva baitcâ d'itnî- 
maux Diarins, Diolluiques , te«tacéA ou xoopliile* , et 
^Ita c'esl à l'tifHnilé do la nialière de ces animaux pour 
l« silice, tfu'i'sl due l'espèce de départ qui eu a êlâ 
faîL Une obwivfliioii do M. Gillet-Litumonl appuie 
ctille auppoftitioii ; il u i-ouiMitiiié qu'il sortait houvcuI 
une (jueuu de Silex de la bouche dea nurains Totisileti 
l'enfcriués dans les craies, connue fi la nialiêre animale 
qui a'cloil éuouli*t) par celle ouverlurp , s'éloil ptrlrilîée 
vl change- en silicu. 

Sir G.Engk'Hcid a remarqué que tca Silex dos couches 
de cmie de l'ile de Wîgbt , voisins des ienti;» verli- 
cal<fa qui cou]>enl queltjuirfois cet couclie» j sont brisé» 
dana loules aorre^ de direction , sans cependant être dé- 
formés. On doit faire observer que ces couche* soDl in- 
cUnée» de 67' à l'horizoo. 

On peut voir pur ce que nous venons de dire, qne U*nm. 
les Silex pyruinaqutfs sont communs dans le nord de la 
France. On «u Irouve sur Il-s cûles d'Anglelvrre , en 
Baneniark , en Saxe, en Foloj^ne , on Kapaj;ne , &c. 
On J'emarque à SiiiiiL-Oueu , pi'és Parts, et dans des 
bancs de crjiio sur le bord de la rivière, des Silex qui 
Mnt moulés dans des cavités laîasée? par des groujwa 
de cbriux sulfatée lenlîculaîre '. 




Vdfct. Les Silex rédiiilA en jiondre entrent dans la compo- 
sition do la faïence fine, dite anglaise. — Lvs Silex 
rom&quea noirs , c.HBaés en frafjinena minces et à«rèl 
vives , serrent de pierres k bii<^uet. 

Les Silex blonds sont taillés d'une manière partiel 
lit;re pour en faire les pierrea à fusil, — Toute» sortes i 
Silex pyromaques ne sont piis propres à recevoir 
forme qu'on donne à ces pierreii- — X^es opérations 
la taille consistent , i^. à rompiv le bloc avec une ma 
de fer, en morceaux h surface plune, d'une livre 
demi© environ ; 3". à fendre ou écailler ces morcenai 
de tuanière à faire naîlre nur leum surfuces des esjMc 
alongés, légèrement concaves, séparés par des ai 
Terticales à-])eu-prèa droites. On frappe ensuite ai 
un petit marteau à deux poiules sur les angles IbrntJ 
par cesari^leâ, et on détache parcelle pcrcusâion des 
écailles langues et mi tires , préferil!int iino lâcu plaiiOj 
sur le côté par lequel elles teiioienl au bloc, et suri 
surface opposée , l'aréle qui y ex,is1oit déjà ; S°. à for 
mer la pien'C' Un remari^ue dans une pierre à fus 
cinq parties : 1. la mèche, ou le bisenii Irancliant^ 
3, leji Jlancs , ou bords latéraux ; 3. le taion , bor 
posiérieur opposé a ta méclie , 4- l'i»s«'s, petite fac« si 
périeui-e horizontale placée eutiu le lalon et l'arôie ■ 
commence Is biseau ; ô. le dessous de la pierre, uni êi 
un peu convexe. 

Pour tirer la pierre à fudil .ivec la forme qui lui coi 
vient, de récaÛle dont on vient de parler , on plae 
celte écaille Iiorixontidementetkursa face plane, sur 
traucbant d'un ciscziu dts itieriuisier, enfoncé verlici 
lenieni dans un bloc d>e bois. On frappe dessus l'écaill 
à pelîis coups , avec une roulette de fer euimancbéé^ 
par son centre , et on la coupe ainHÎ arec une 



P4M7 , et qui a plis la mcme furtne. Ce dciulcr a ta uiiiurr ^reiml 
•t vltreaie da qaam. Lu âllcx d« Saint-Ouen oai la UMurt nll' 
•euif. 



51 t. EX. 5îfJ 

gmnde précinioii , cri niitnnl de movceaiix cjii'tille )>rul 
donner de pferrt-s k fluil- On rtpiirnd «nAuit*? cm nior- 
ccaiix , fl on iîiiir de li* Iniller avec la roulette, Mir 
le (jiseiiu qui sert dVncliiine, de manière jt former It-a 
flancs cl ItJ lalon <le la jiiwrre (/»/. S, Jig. J-g)- 

L'opcration de fiiirc une pitrrc dure an plu« une 
minulL'; le plus {{ina bine fournit curiroii oiui}uaiiie 
pierres. 

Les carrière» dont ou relire lea Sîlnx employé» à 
cet nsagc, sont sititécii Anns le dcpailcmcnt d<? l'Yonne 
Dt dans les romninned de Coiili, Meni el Ly, <](;|w.rU?- 
metit du Cher. Ijur vîn^t couches, il ny en a quel- 
quefois <)ii'une qui donne de bon Silex. Ce« Silex, 
que les ouvriers nomment cailloux franca , dosent 
élre deiui-lruiisparenn, d'une Icînte uoirorme, d'une 
forme prtvqut: globuleuse ; leur citasure doit ^Ire Jiatfe, 

lie, et sur-loiit conchoide. — Exposés Ion{;-tein|]« 
lux inlcmpérius du l'uir, ils purdent lu faculté d'élre 
ultéf. 

On fàil nuni dea pierres k fusil en Forlut:al , k Aren- 
lieira. près Aio-Mayor, dans l'EAlrnmadDre. Les Silex 
>nt on ne nert ont un ^ï^aenienl irt-H-Jin'ûruiil de celui 
lesprécédeiis ; iln sont dispersés on fragmen» de 3 à 5 
lècinièlies d'ôpaisKur , d'inn un table rougeâlre. Un 
>mnie ne fait que deux cenla pierres ù futil par jour. 

i5. SiLix conhii *. CcUo variété , «MCI! remarqua bip 
'•on sitsemcnt, <i la demi -transparence et Va cassure 
lilleuse de certaines ronit^ , ou même d« U cii-e ; 
lie e»t de presque loulea les couleurs, mais ces con- 
jura sont ternes. Sun infiiHiltililé nu i^Iialurneuu Ib dra- 
tingne des pélrosilex, auxqueU elle ressemble beaucoup 
Hra caraL-lères exlérieun- D'après l'analyse faîte par 



* Lci «3iiUÉt de Vhornittin île M. Jf'iftXtJi , qui font lalutlbl» i 
iqgc celui dei Alu» i* Sclmcnbi'r^, Sec. — Kkhatiik. DfiA- 
MtTU. 



5ao FT T n R F 5 n I' n r !ï. 

M. Kirwan , il paroil qu'elle roiitient o.sS d'alumino t 
el iih ykfW de cIimux. 

Le gissement ptirticwlier tîe la plnpart des Silpx cnr- 
nés nom a engagé à faire de ces pîerr*-!! ime vai-i«lé. 
Elles se rencoiitcetit ta «fiel le plus orditiairement dani I 
les Slons dr>A monlngnea primiltves. On cîterti rommo 
«temple de cette variélé d<- Silejt, celui que l'on trouve 
dq»s les oiiuesde jiluuib d'Huelguet eti Bretagne ; il eiil 
d'nu bliiiiv: de cire, nvec quelques itotie-* grîse«. — Celui 
delà mined'EstreafttiijdépHrleirenl dirln Loire; ilealgrii) 
«t empùlé de pyi-ile eu lames dirij^éos dans tous !•■* sens. 
— Celui de la mine ric plomb de Vifnne, dé[>arlB- 
tiient de l'Isère ' ; — celui des filons de Schneeberg eill 

On trouve aussi dans Im couches de sable qui sépk- < 
renl le» bancs de chaux carbonalée groasièrc des envi- . 
TOUS de Paris , de^i Silex en maiweii qui , d'après leur cat- 1 
Btire , doivent êire rapportes à celle variété. Tel» aont. 
«eux des carrièrefi du liant du parc de Sainl-Cloud. 

Le Silex corné passe au grès lnt>tré,A la calcédoin»! 
«t an Siles pyroniaque, par des nuances insensibles. 

16. SiLKit SiLTctcALCE •. 11 est brun, presque noiroU 
;vi» ; il a la cassure lerne, cohchoïde ou droite. 11 esl^ 
loïnB dur que les aulres Silex ; il fuit ini peu efTAr^ 
;nce avec l'acide nilrique , et se fond jn^ine ai 
lauieau en une scorie btîtuclie. 
C'est & la r.baux métau^ée prest|ue mécaniquement M 
silice , que ce Silex doit la plupart de ses caractèruii 
l«t Rur-tuul SB fueibililé. 



' Il ne Fin t [vfix le «.infonrïtv tivri; la vciilnble «g-ile cit^i^ plu 
fcatti, tt qti! »r iranve £$iilemeul djos cette inint. L« Stioa corf 
doal il c« loi qiie»ituD , et qse t'y ai «nt*! oImmt^, cit d'aa 
vardâtn) sale, à f^tiuu trdu&laUdc. Il is divise faclldnest «a |i«iit 

ri«snien> •1 uaisure noucliDÏJc. 

* SlMCICAtCE. J^P'Mt/Jtf. 

M< Hoûy peosc qu'on doit rapporter it celle waritti \h JiiMr« and 
n£c CûKtTE par Al^l. ^bumachcf et RcUlus. 



SatiimirR l'a trouvé en couches minces an-fIes«oua CiifcmML 
biiics de calcnire cntnpacio , prt^» de Rt-aulî^it aux 
iiviruiis d'Aix en Provence , el dans Ica baiica de 
ealcaîre presque crayeux di» environs d'Avignon. Je 
l'ai obwiirécn stoiics mirice^^ei noires, ahernantavec de 
la |>ici're calcaire compacte cl Ijruiic , prèa de Grippa 
flans]B8 PyrcuéeA. Il a exactement lona leji caractères 
le SaOMure assigne au MiliL-icalce. Ce Silex a donc une 
lanière d'être qui lui csl particulière , el qui en ftiil una 
iriélé intéressante pour lea Géologialej. 

17. Sii,Ks MnitiÈR]! '. Ce Silex, qui se Irouvo en 
mdea musses, a la cauure droite, quclquefuis leruô 
Ic3 couleurs obscures. Il est criblé d'un nuiubre plua 

lu moins ^ranr) de caviléa irrégulières. Nous divise- 
jn» celle variété eu deux sous-variétés, fondées prin- 

ïipalenient sur les nsn^>ca que l'on en fait. 

SiiKi MciiiaKitt! i:Eri.vi.tiKi. Celte meulière est Irês-cel- 
j1aii'e,elIo a la cassure terne; a& couEcur est rongeâlre , 
t-a caviléKsanl ordinairement rumplius d'argile ferru- 
lineuac, 

,,4w#K.UBiit.iAni tanvKc-t; C'elle-ci A la cassure droite et 
l'jMM cavités sont plus pLMiLcs et moins nom- 
itrensen que celles de lu Meulière celhdiure. 

Le Silex Meiilîèi'e a un gisseraent tout-à-fait dillei-ent OiutnMUJ 

le celui du Silex pyromsquo *. Il se trouve en couches 

jntinu^fi , ordinairement horizontalea, dont la |>lus 

Erande épaiMeur paroit être de "S mètres. Ces coiicliea 

Fae »e trouvent aux environs de Paris, que aur les liau- 

'teurs, Dolammeni îi ^feHdon, et cette disposition paroit 

jtrc la même daua les autres lieux où s'exploite la 

■ Jtleulière. 



■ Pttfoiilix mai-irU. IPAti. — QuarU ajt^te moUfre. fîdùr. 
* Cetic uUuoiubincc fiiipuilaiitt , l'utage pattlcuUci qu'on Fait di 
Menllotv djm \ti sn; . ut fKi ctr^ciint txitriiufi tliltOcs ment* 
sur Ir» tii!ii(«» iiiiKif^i. tiou* uft n>i;ftsé :i Fiire d« cette pitrn: uiic 
lT4irt£t4 pdtltculièco (lol'Mjiecc &llet. 



5aa Pionnes dttkks. 

Celte pierre eat ardinairemenl précédée de laliletl 
fên'ui>ineux oL de cailloux roulés ; elle repose Inajiniraf 
eut' un lit d'argile tiguLine, qui péiièlii^ mtïiuc dftnii nef J 
ca viles. 

Ui»ffBi. La Meulière compacte sert à faire les meules de luoii-j 
lin le» ptiii eMlJiiiéeii. KUe préNenle lu dureté et Icj cttvji 
tés que l'on recherche dans ces pierres. La meilleuraj 
doit être bleuÂti-e et criblée d'un grand nombre d*-l 
IroUA. 

On expinile ces meules et on Ica titille principale»! 
ineiit aux Molière», près Limoura , â 33 kilomèlres def 
'pfii'is; — k Houlbec, préePacy, déjiarleiucntderiilure,.! 

[— et i Tarlerai, près la l'"erté-8on»-Jouarr. — Le« bancj| 

[de meulière de ce dernier lieu élant amck épais pour] 
douner plusieurs meuU>r;, on couinieilcc par tuilier la.l 
masse lol;«le en c^'ltudre ; oa y trace ensuite une raî- 
nare cîiwulatre, dam laquelle on enfonce à gi-andj 
coupa de marteau des coin.i de fei- cnire deux boîtes ou 
cales de bois. LeH blocs uu nieuleii be véptireut ainsi '. 

[IjCS itieuica de Pacv sur Kureet tlfsMnlièreSjSoiil corn-' 
posées clianiii^ de plunieum pierres, qui sont taillées dtt 
manière k former un cylîiulic par leur réunion. Kllca 

, sont entourées par de» eerel<4 de fer. 

La variole ct-llulaire , trop iLMidre et trop |>orenrt 
pour qu'on pui^e en faire des meules de moulin , Mitl 
^ans les consi rue lions. Elle est employée priiicipulenient, 
dan» les noubM«»enicn>i, Elle a ravaiit>ti;e d« i-utenir Irèa- 
bien le mortier, et dea'y lier ]>«rrailement. 

i8, SiLti NBCTrQUE '. Ces pierres n'ont nnllement 
l'apparence d'un 8ilex; tuaid telles «ont cejtenduul cu-- 



' La Hitt a dit qu'un si^MUoit ces meule» en hum^taut I» coiai 

de l>oli vnfoucéi iluni Ifi i iiluure , qu iU s« rvtifluirnl pur te tripj'cn , et 

faltuleot téparvi l» nteules. Ce piuc^Ué qui peul cire pjatica|jJ«, | 

bVtt connu ni  la I-'cità socs-Jonafe , ni nax Moiicco. 

* Q11.11U ucctlque. /j^rfùf. C*<iL-ik-4tfe ditpoii JiHiiger.— LfVi*] 

''SILIK. Dêlamith, 



îèremtvnt composées de terre siliceuse. Elles se présen- 
tent en niaaM:^ tillietYiiliriuejt UlancliUlte» ou d'un gii» 
jaune. Elles sont flprea nu loiiclier ; leur caoaurA est 
terne, même teneiise, et K'ur texture Hpoiigieusc ou 
léme cellulHire. M- Vauquelin y a trouvé o,yB de eilicc, 
0,02 île chaux carboii.ilce. 

Cea Silex singuliers, tJont la poussière raye le verre 

l'acier, ont une texture lellenieul Iilclie, qu'ils bur- 

iB^eut IVau très-souvent, et »e soulieutieut aîsezloiig- 

jm» i\ aa Aurface. 

On tc3 a li-ouvéï à Saint-Oncn , près Paris, dan» des 

jncH du craiiî , et sur la bord même de la Seine. Ils en- 

ïloppeiil fréqueiunieul des Silex pyromuques ii CM&«ur9 

l'CKjue réaiiiftise, (juî xont ou blonds ou d'un gris laî- 

9UX ou gria avec des nuances d'un blanc laiteux. 

*.6* JSi^, JA8PB '. 

!• E Jnope , très-voisin des silex , en a souvent la du- c«tuUm 

relé; il fiiit feit suus le Lricfuct. Sa cassure' est couclioido 
>mniâ celle du «lilex ; niiiiK elle esl Icrue , et ce premier 
caractère sert déjà à t'en distinguer. U est parfailement 
}pa(jue ou ù peine Imuelucide sur ne» bords uiiuces. 

Il présente toutes les nuancer de couleur, excepté 

lu beau bleu et le beau violet : il peut recevoir ua 

[.poli brillant ; en&n , il est infuiible au chalumeau. En 

)niparant ces carnclèrcH avec ceux du quarts fcrru- 

ilarax. des siUx , du pétrosllex , du laxuEile et de quel- 

raues aultvs VMriôtéti de pierres en maïue qui peuvent 

Tvesaembler au Jaiîpe au premier coup d'œil , on voit qu'il 

'■'en dûi[ingue avec assex de faciUlé. 

Celte pierre pîiroîL eeBeiiliflIeiuenl composée de silice, 

>d'«rjïilc cl de fer, nuis dans des proportions variables. 

; M. Klaprotii a trouvé dans une variété de Jaspe . û,';5 

de silice , o,ïo d'alumine et o.oS de fer. C'fsl à la pré- 

Sm-ucc de l'argile , que le J««pe doïl les caraclère» qui 



' QBAruJsipe. //.«ar. 



5a4 PIERRES DURES. 

'Uoii» ont engagé à te séjNirer.du rjuarla er inriiia d* 
['•ilex. La p&tnntPiir spéiciflque de celte espèca varie tlaj 
puis a,3 )U)i()ii'à '^,7. 

Tous lif8Jj«i>r« colora», c'«il-à-tIîreeenxqoî ne mot 
toi blaii» II) jnimcs p&iea , reafiïrmeiK iinn osiex ^rant 
quantité de fer pour devenir conducleunt de l'èlectrï' 
ctlé ■ . 

Nous établirons, avec la ptapart des miner al ogtslM^ 
les variétés stiîvMtitea dans cette espace. 

l'VarUtii. !• JuFit coMuo» '. Il pcôneiite louteif les coulcursqui 
appartiennent aux Jaspes ^quelquefuts il est d'une aeull 
couleur ; mnis lorsqu'il en offre phiMeiirsréuniea àai 
tlitï uiêuie morceau , elles y sont difp(>H;es par nuancf 
l^u par taches ; m;tis non pas par zones par rubaui 01 

ïar veines. Les principales varii^téa de Jaspe qui ont! 

rfevti un nom parliculier , eonl : — Le Jaspe blanc.'] 

'Galactites de Pline?) — Le J(upe Jauiie, — Im JatpsA 

'uge; il ne faut pas le coiifoiidre avec le sinople, qiuT 

la êassure vitreuae, et qui est un qtiarlz. — Im Jtuptl 

i^leu de lavande. — L.0 Jaspe vert. {Pierre à lancette7). 

— Le Jaspe vktlvt ; it ci>t d'un violet sale. — Le Jatpal 

noir. ( Paragone dcj lLalicn.v ) 

3. Iasps IlusxIt^£ ^. Ce Jnspe eut ausiïi de toutes les' 
Couleura; luain ces couleui-s suut disposées par Boaflatj 
rubans, niies, veines, taches ou potiils; r« qui donne 
les sous- varié tés iXe Jaspe onvx , rayé . œillè , panaché , 
et/«rA«,8tc, On nomme Jwpes Jlf aria , cens qui SODtil 
tachés de deux ou li'ois ronletira diverse»; Jaspe* uui-\ 
vertels , ceux qui réuuissent un ]>lus grand TiOfubt«i 
de couleurs disposées en tacKes ou vu nuages : lea] 



* Oa obsene ccite propiicif dcj JAspec. en 1« mell.ini en cdiiv-J 
iriQnli-Alion avec ou conductiMir ^IPCtiUr- [l« dulvent donner Ae»\ 
«Unccllri ^n l'aj^piuihv tju ilitigl, li't jouiiKOt <Ib \* pr(>ptUU qUs 
sons leur attribuai* d'H]irci M. M«ûr, 
" ' Gtm<lntr Jmfi.u\i jai'^t Kamtnaa. BrOkM, 

' BmJ Jaffis , le Jmpe rubana«. Jiso eu. 



JASPE. SaS 

«araclcres aonl d'ailWurs les mêuiea que ceux de U 
variété précédente. 

Une des varkiléa les plus remar^UEibles de Jaipc ru- 
liauné, e«t celle qui est coiuposéa de couches éjjales et 
parfàiienient paraltt-leii, ivilges el vertps. Elle vient de 
la pitriio méridionale des monis Oiii-als. On irouve « 
dan* la même contrée, un Jtispe œillé. dont les taches 
rondvi snni bJFiiiches sur un fond brun ou sui' un fond. 
couleur declikir. 

^Ê 5. Jàirg ioWTiiN * ( vulgairement Caillou d'Egj'ple ). 
Il présente une disposition pailigulière de couleins <jut 
Je l'end Irès-reconnoissalilc ; il est en morceaux arron- 
di's , avec des dessina Koiiaire» ou nibannés jrréguliera» 
mats à-peu-près coiiuetilricjue»; ces desïîiu «oat d'an 
bmn jaunâtre sur tin fond jaune fauve, 
^k Ce Jaspe te trouve en Egypte au milieu des snbles de 
^ette contrée el des déscris voisins , noUmnient près de 
Suex. (C«o/.*.*.J II f»i^r>il pùrlre , d'après r<'bïervRtiou 
de M. Cordier, d'une brèche componée du f'ragmcns do 
pierres dures dont Iën couches iinmensea consiiluent la 
plus grandf piii'lie du sol où ce jatpe ent répandu eu 
morceaux isolés pAr suite de la décomposition de celta 
brt-clie. 

V Le Jaspe commun, et le Jaspe tubannê qui n'en est Ciurmint 
qu'une modification , se lrou%'enl quelquefois en coiictica.î^^ji'^ât* 
épnrsaea et continues dans les terrcitis de ficdiniens : il» 
formeut des collines entières. Ces caraclèrt^s de i^iumsueut 
les distinjjuetil enrore du silex. Les couches de Jaspe 
sont souvent traversées par des liions ou par des vrines 
de quarts, el mélangées d'agates, de silex rcsijiîles. Sec. 

Le Jaspe se trouve aussi en rognons épars , A la uia- 
nièrc des »t\cx , et dan» les mêmes Icrrcinii <]ue ces 
pierres j notamment dans li» amy^daloïdes el dans les 
laves. (f^t/^ï.J II y accompagne les agates, el sa pâte 




5^6 r 1 c K n c s d u h r. s. 

^«almâmc rréqucmmeiil mêlée avec la laur: il ae trot 

aufiaiqiiplqiiefbiji, mnin plu» rarement, en filon, dknil 
ï:fi*r(;in!t de crUulli:t<ilioii. 

X<« Jaspt^cu couchtî , <-t pIuH p»rli(;iilîèrt*nient crli 

'qui e»l en 6lons , renr"crae sourc-nl (le l'nrijile liific 
margi?, Bi.c. du la çfjuiix cai'bonntrc brunistianlu , tU 

^grtituU [Il'1 vBi le J.'ispi; jaune des environs de Fr«j 

IlerK 3 • ^u '^'' Nutrui'é , du l'argent sulfuré, de l'iu'gci 

'ÎDU (lu liiirnnlli nnfïf, fcc. 

Sa Tofinnlinn pfiroil étrc|xi6lénenre celle (îeaïirt-ch< 
•cliwleu*ei! (gri(«»-.'/ei<î, ffsRs.), jjuiequc 1m couchia dd 
i|as|M(n qu'on Irotive an HmtIz M>nl pincées sur ceit 
roche: mai» elle e.«l anlérittui-t; ou conlcmponiinen rfll 

I duâ basnlltiâ.M. Gt|-iiU(i-ï>oul»vic cite une bunotit! de- JaK[ 
entre un gr^inili; et iiiic \nyv bH^ulliqur, diins IVapsce' 
qui m'pare le mont Mi?zin t-t Borée en Velay. M. Pirtd. 
dit que U-e îulcrvalk'i des prismes de bujalle du Dunib^r] 
^n. Inceste, «ont remplis d'un .laiipt- gros»trr, vetné con< 
centriquement à ce» priâmes, cl que ce Jaspe se déroni-S 

IpoHe pUis promplcnicnl qii« lu Imsaltcr par l'action de\ 

[l'enu de lu mer. 

il pitrnit Ibi-l nalut-<?l , d'aprcA cea observalîoD* , dé] 
li-onver dansleJaspf? dp* rorps organispa foiisilei, nînii^ 
que l'uvaureM. Berlvand {Dict. dt-ii l'ossiUe), II ditMvotrj 
vu de» coquille» d(in« un Jaspe, prè» de Conrt, dépar-| 

L1tMiii:u[ du liant- Rliin, vi ded plan les mnrinej dans unf^j 
kulre c'tiiclid de JiiHpe. 
M. Fnlrin jiciise que les J^ipeti peuTent être réelle*] 

jnicnt priniitiCt; c't-sl «-dire, anlérieur» à la foriualioii 
les cor pH nr^nni'k'fs. Il rej^;irde hs Jajipes en couche», 

Sôonime appartenant à cette formaliyn. Celte opinion' 

Itje a'acroitle p^it avec K-s fait* qu'on vient de citer ' 

Beaucoup de inlnèruloxi-Met penacnt que les cnucliet] 
de JaK{>L- ont êlé forinéc* par une inlilliTition de silice 

* On ntunme tniivrnl V.if^w U b.iiie tlui p-xi jilijio. Crtic- bue,, 
lOD^bui-j fii:.itjle, c*t tiri pcLioïklL-x ou nue uiiU« c*p«u« de ^ri*,, 
SliJl ne pCQl Hic Du Jm^c. 



J A $P E. 



:hoa (l'argile fe 



527 
ils oui cru trou- 



îrrugineuae 

es preuves tie leur opinion , 1". dans ks parties 

.le rerriii(iiieui>e qu'on rciiconli'K ati milieu dei 

rouelles de Jaspe, ainsi que Walleritjs l'a oï).«'rvt' «11 D»- 

^bècarlie ; 2". dmiâ la (lIspu»ilioii de ceti couches ; 3", dans 

^Ki* pr^Nence des fo^isilc» qii'oji y obv^rve queKjuetois. 

^P Le JiiApe str imuve clAri» jirentjue toutes k-s cliitine^ de 

montagnes , dan» celles Tiiémc qrii ne peuvent êlre 

■conHidéi'éua ^ue cotnniH den collinuis. On ru cuiiiiuil vil 
France, d»u« le» PyréncW, en Italie, en Hou^ije ', 
iiiir-tout Pti Bohême ; on en trouve de Manc el de 
Meuâlre, en Sibérie. Ln c-uUim- sur laquelle e^l cuns- 
Iruite la forlereHse Oi-»l.aïa , sur la rivu gauche de 
ritiïk , diin» le gmiTertiemenl d 'Ortm hourg , est enliè- 
reiuenl composée d'un Jaspe verl pftie ft rou{;e toncâ, 
p^IispcMiC- on fouclie» iricliuCTs. On trouve du J-iiipe d'un 
Ltatic d'tvotru diins la parlle éli:Vée des iiiunU AIIhï, 
irës la sonrcc du Korgou ; il cal sur-tout renia rfjuaTj le 
hjtnrica demlrile» noires dont ïl est pénétré, i UritM^sM. 
fj <It3 M.) niifln, on trouve de nombreuses vanélés de 
'Jaspe dan» U partie inéridtonalc di>s iikonli OuraEa. 

On fait, avec le Jiispe, dos vaws , <\v.s poignées de v.«j<i. 
aitbn* , dea manches do couli^auic, di-s tabalières vlauliLs 
lubjcls d'urnemens. 

Seancoup «le pierres nom ni^es fw*si--/tf(^ , çîraunU» 
jy pitrre de foudre , que l'on Ironve cufouif» daiia 
divers allerrissenienfl, el rolaimnrnt dans ceux de la 
9>lcditcrranée,sont du la nalurç deu Jaï b^, 

V* sous'tar. jaspe scni5TSVX ■. 

Ce Jaspe eat ordinairement fmile ; il varie* du gris C^rtcitret. 
AU noir foncé : il est d'ailteura fort dur et absolumeDt 



* l.a p1ii|)iirtd>;& Jatpo dGt&lûiude rc pn>i pvirviiMnt être dn 
' Ki'-Mltehuftt. B'ijsw. — LeîcliUtB jHici-u». CïOCii. 
liuQir nu «ilcx corné. 



SîS Pir.RRES DORES. 

inruubltf ; sa cassui'e est droite, ou uo peu coacbojfdcr 
n (exiurc ïchlsleuse n'est (iiirlquefoia paa viaïble dan» 
les écflunlilIfinA [leti volumineux, 

Cs Jaspo présente un caractère 4111 ne tient pas à sa 
naluro, luaiaqui niBiujue rare>inenti c'est d'être proquo 
toujours Iraversc de veînc« de qu.iriz bUric. 

D'aprùs Wieglel) , il ne conCiendrnit paa d'alumine, 
mais sculemeut 0,7^ Je silice, o,oS de uiaguétie , 0,10 
do chaux , 0,04 de fer , &c. 

c:*i«»*Bi. 7je J'-ispe schisteux se trouve , ou en morceaux épara 
daus le lit des Jlcuvei, ou « en éiioriues i-ocliet* iioléf 
u i^ui p(9)-oi!»enl provenir d<.' ta deslruclinn de inon- 
IV tngnes parlicnlières. ( Bnocajxr. ) n 11 renferiae qne^l- 
quâfois de l'antrucite entre sea feuillets. ( Toitoi.) 
Llaux- On cii cile âOcîiaeriWrg, piM d« Gœrlilz, d*os !« 

I-Iaute-Lusace , — prè» de Carlsbad on Bohi-me , — 
près du l're^^bcrg en SaXe, — près de Sasku daus le 
Bannal : il l'kI en rognons dans de» tuontagne» calcaim 
de tranntion. M. J. Esmark , qui rappoi-te ce gttocmcnl , 
dil cjtiQ ce Jaspe se Irouve de la mâine tnanièi-e en 
Grèce '. 

a* sous-ssp. Jaspe porc>ej,lan ite •. 

(JiftcUra*. Cb J^spe dillcre beaucoup drs autres par une catxart 
assez liiisriiilc, pluiôl inégale que i^onchoïdn, et uir- 
lout pnrce qn'il est un peu i'ueible en scorie noire : tl est 
ab»oluineiil opaque : aea couleurs Tarîent du grïl àa\ 



' M. \^einFr et Ici mloérjilu^îilcx Av ton éi^ulc Bomment lyàitaot 
{ liJûehf' jieia ] , une dis virii-téi dr uc Ja«pc. Il cil puatiUr qoc ca , 
tu.iii'èr»] SCI Vf lir pkitv de loirichc i-o S.iic : iittilt Ict aitisJint de P«Tia, 
«iixqucU ]e V»] t.ut voir, le Ij-iFiirenl trop dur tl trnp lltsc ponr «Itfl , 
eni[ilo}'i â cet n»ge. D'allJcnrt tu pierre que Von rend Ici aux' 
orfcvrrs pnur pùrrt de toaihe OU Dolro , ua d'un iikDr giliàtm 1 cils 
eti iccdrâ an point de te la)»er raycf raokmeut avi-e \e caiittuui 
et Irèv-tuiiblv en ^niti)! noir ho chjiliiineHu ; tons (''•ractèrr* qui avt 
eouvlennrnt pat au latpe ichlttpax ( kîiit.'jc/iLffir de \t'»rner )m\ 
>Iaiii ji.irlcrutit de Id pi(.-j-re de lciiii:lie ii l'utLidc dit *>i.'hi»tc: ■iiqilcox. 

* PkftitU^n }m*pi», le Jatpc iiûicel.iliie. BiOeH. — Th£&mak-i 
TtDE ptficclUailo. Ha&t. 



m p r. ' 
perle an grie bleuâtre el nii^me au noir bleuAtre; il p.rè-j 
tente ans*! TouIeH \eit tiUNticcH <fu rouge de brique. , 

Crllr pinrre ffst peu abonHanle; rlle se trouve prin- 
ce palemenl , el peut-être escliisÎTement, dans les lieux 
o>V il y a eu de» inin^s de houille en combustion. On 

■la ref^nrdc même comme nue nllérolion aiuMtis rérrnta 
da schiste argileux. Cetui du mont UrtiiuiAnl, prè» Saînlt . 
lïticnne , esl composa du reiiilIelN nlleniRhvenitrnt f;ria 
et routes, etcelui de Sclilngcnhergen BoIième,esl d'un 
HTerl de jade. 

H ** 7' Ear. TRIPOLI. BaocH. ' 

"^ 1*A plupnrl des Tripolia ont l'aapcct nrgilenv , cVsl-â- CirutJr 

dire, lei'tiu , Hans iMre compacte ; mais ih se ditlingtient 
B'des argiles f des schistes, &cc. , par l'àprelé de leur grain, ■ 
Vqui est en même lemps très-fin , el dur au point d'user 
proniplemeiit la surface des métaux et de beoucoiip 
,de pieri-es. lU nv font poiuL pâte avec IVau , el ne »e 
^délayent mt^nic pas dans ce liquide; ils no se tbndeuL 
IpoinLau cliuJunicau. La jilnpart d'enlr'eux ont ta lex- 
Ltare scbisleuae , d'autres sont massifs ; leurs couleurs 
.ivarienl entre le grid ctaïr, le rougeàlre , le rosàtre, le 
[jaune roug^Âtro, le jaune et même le cendré. Ih sont 
< preaijue toujours friables^ ou plul6t pulvéruleua *. Quel- 
ques-uus sont Irès-tégerft, vL IiMpjieut lorlumeiit à la 
langue. 

L'analyse du Tripoli qui y démoiili-e constamment au 

moins 0,90 d« silice, et le» caractères de celle pierre (jni 

>flont tous HÎltccux, nijU'i ont engagé k la plarer parmi 

les pitrrtîs duix-s qui rvnferraent beaucoup de silice et 

un peu d'alumiue, entre celles qui sont couipudes et 



' T'ijip'i ^» f'C"/. Wlftt-'. — Quiirli alunilaltêio tclpoiéen, ut 
TherMANTIDE trlpol^cunc. H^ÛT. 

* Pnrtnl les 'l'û^iûli qui font ptirlie de la colkf tina <Miivo}'èe ilc 
FfcrtH'e sa f-ontdl des Minet de t'riince. Ll y «n a deux écnantUicui 
qui fgiil imc xmt vive tSwatanate Avec raclde nlulrtot. U tut prn • ~ 
babic que UD tont des Til]>»lls lie utrtic aaturfl qui fwdcot par uu 
Isa Tivleul , couime le dil M. Rtaii, 



cl liirui. 



OiO »' I E n R K S L1 f R E S. 

dur» . comme l^ii i.iNpett . el celles ^tù froul dures et té-« 

gère?', coimme Ita poiiti:s. 

On ]]i?(iL di.ilMif;uer deint nnriea de formiitîonji clans li-i 
Oiveiœs variéli» de Triitojiti- Les iinsaembleiit élra dM.I 
argîlt.;! MtMt)nn€usi.'-s nu de» wrliistr* MrgîUiix forlcnM-iit,[ 
rtiiiiifTés piii' les feux naliircls de« volcans ou d,e«.hoiiil- 
lijrn ciiOaTiiitiéfs; les mtlrcA parutMci^l avoir i^lé pra- 
duil» par l'eau , «I nV'tre (|ii'uii bédiinciil tiùs-Cn da 
silice ; ceiix-ci se riippiocbeni desgrt». Noysallon» cilcr. 
rjiielqiies exemples de Trïpolïs de ces denx ori^incâ. 

Le Tripoli de Poli^né, près de Rennes en Bretagne, 
est fusible et roiigu de dilTéiTiiles Cetiiles. On trouve des 
tronc» d'nrbrcs ciiangé» cil Tiipolî, «u Tnllîeii de stx 
cou cil es , qui «ont rerourertes de couchea do grès in- 
c{[iiéea. Il est dtUicilu du rien prononcer tiir l'ongiiitr 
de eu Tripoli. 

Le Tripoli de MonteUmftrtttelvoiïveêxi'w» t\u mili'-ii 
drs rfiilloiis roulés el dea fra^niena de Wnllett. Il i-t\ 'i 
plus dur el pins rude cjiie les autres. On eu Irouru des ' ' 
vanêlés satnblables à celle de MonteUmarl , eti frag- 
nien» roiilc'a , jnès de Moral tC de Oenève. 

Ij(; Tripoli ds VeaUe k»X le plus e^liniR^ ri vteni tle^ 
l'jlc dfi Corfou: tl eal schisteux et d'un raiij|;e jaiiniklre. ' 
>Saii»«iir<.- a rraïunjué dnn» lo 'l'rip'oli t^l dans les deux' 
prért'dcns , une mnllilinle do peliiA porfs cylindrîqueit.. 
C'est diLMs cfliii de Monlelioiiirt ipie eus porns sonllet' 
plus sensibles et les pins réguliers. 

Ou Irouvf (rru-ore dd Tripoli « Menai, pt-èsdeRîom 
(Puy-de-DArae); il y rslen coticlies, qui p^roijsrnl avoir 
été autrefois des schi»lcs que l'action du feu » vliangtîs en 
Tripoli. — A ValcLf:^Ii«iu , pi^sd'OiiidKnard«(K»caol); 
— en To>c«ne, dans les carrière» de calcédoine de Vol- 
tcrra \ il est Icllemirmt situe, dïL Cotlini , qu'il semble 
être un résultat de Ja décompotitiuu du ces calcédoine. 
^ En Sa?(tt, à l'aslcliapptrl ; il rnl en conchea dans niur' 
montagne qui roniîenl de ta hoLiifle. {Bj^acitAst.) 

Quelques Tripolis paroisacot plua Icgera, plus fias d' 



TBTPOT.I. 
US Tnables r]uc les auln-H ; on len désigne qtinlc_ 
soux I« nom de ttrre pourrie. Ti'Uo ttst U tnre pottrri$ 
d'AngÎBlem-, q^ï e»l Ii^s-cslimée pour polir, l)) te eut 
d'un giis cendré, et ac ironve «n coi(rIit*A èpaiiitifs eut 
la rliAiiT carlnmalée compacle^ pivs de lJi*lL«wti.l ei^l 
I>erby«hire. 

Je croix qu'on doit rRpportern celle variole ]« iielii«Ett 
à iKilir 'ie M. VVvrner '. I^e» échiiilitlons einovéa par 
ce inin^ralo^^iHle j»ont d'un hlatic jannittre', ri^nilielûi , 
Irès-Iégora; ils liappent forleuienl. h In Ungiie, ne iortt 
aucune tirorvescence nv«c l'acid*! inlriquc,»'! durciNsent 
«n peti ail feti le pins violent , fliinsy fondre. Ce Tri- 
lU vient «te Rïllin en Boltt^mviil y cst«ii rouclm min- 
, et plisse inacnsililemont au sik'X rMÎnilc. [IlBr.&s.) 
Le» mîiiéruux notrtuiés argiles iégérea de» monla 
irons, déparlt-nicnl de l'Ardèclie , bIccux dcSunl»- 
iora , dnnii le Sîciiuois; «nnt trta - voisin» du oclle va- 
télé de IVipuli , si màme ils no doivent pn» y âlre rap- 
MéA ». 

Ce Tripoli appartient crtdcmniont aux monln^nfa 

le 9édimeii8.N(>iij) avons dit cjuo ccrUin» écliautiUnng 

roÎMoii-nt avoir une ori^ ne i^nêe, el cjtio d'autres »eni-' 

ibloicnt avoir nue origine «yiieusc. Ou liouvc en eilel 

icitH pierre lnnl.j1 dans des inont.ign&s volcanîqnus ou 

ans drs lerrein» (|tii icnfornieiit dt>H mint» de liouillo 

n coiiibdHtion , Un'ot ilanx de» Icrrein» d'alEtivion , sur 

Ituqiif-ln It! feu ne pnr'oit nvoir eu iiiicuriP arlion. Ou 

Voit dans le commerce, df^s morcemix de Tripoli dont 

ne parlie esl deyenue ivuge , landla que raiHt-e etft 

rent^fl noire. 

Le Tripoli sert & polir les pierres et les iiiélBOX ; il ITttftt. 

I' Polùrttkitftr. g'eMM. 
l.'Br|{ilc fc>iiltc(£c Hc Mjrol •Montant qne l'on tlonite cnntme 
•icm[>l« lie Celle yitiilé , itic parait un diITâcr luUlenicDl. Ltlc to 
ititfv nu pen dan» I mi , lo ramollit na Iru , it u'ii polul c«Ue 
»iehtie*f4! qui rioBbc «ux Ttipi'lii l» propriClii Uc polir. 
* Vayn iii-îU {t£4re ii l'«iitdo do I'îuk'''-'* 




S53 



PI ËRUKS nVRUS. 



faut qu'il Boil An et ItoniogL'rie. On l'emploie à l'ca» 
uvcc du boia c( de l'étniii. Il sert souvent à tlouiiv U 
dernfAi-ii Tiiçon atiT siibalani:ca à polir. L« Tripoli, en 
s'usnitt par le rrotleiiii-nt nur Iv boia ou sur rétaiD.T 
acquiorf une finesne qui h: reiiJ propre à donner auS 
surfaces de qnelquea corj].i le poli le plus écUlant. 

* 8* Esr. PONCE *, 

niMUnt. Ce t t e pierre eM légère , Aponj^ieiise , criblée de po- 
_^ res arrondis ou alongés. Elle est radeau toucJicr. Qitoi- 

H qu'as-ieis facile à briser , eWe raye l'acier et le verre le 

^m plua dur. Sa lexluin esl ordinairement fibreuac ; tm 

^Ê fibres rjui tiiivent toules sorlea de dii-ections, ont uit 

^K rfclal vilrenx lorsqu'elle* «ont grosse», el presque soyeux,] 

^K 1orer]u'el1e.<> sont fine» et détiét-s. 

H lia couleur domiiiaiile de la Fonce est le blanc grisà- 

H tre , le fîn's perlé svec un écUl so}'«ii'^ , le blcuàlre, la;j 

^^^^^_- brun rougeàCre, le ronge même (Vésuve), le brunâtre, 
^^^^HBle vet-dâtre ( île de TénériEfe ) , &c. — Celle pierre ei 
^^^^^^^ Hotivent assex légt-rv pour surnager. Sa pesanteur sjjéci- 
^^^^^^ fîque eu de o,cji;^ dans qimli^ues rartéiés. Elle foiK 
^^^^^Vassex facilement au clialtimean.en un émail blnnc. Ellf 
^^^^^^1 est composéo, d'ïLprt-A M. Kluprolb , de 0,77 \ de silicej 
^^^^^^^B Hi^ 0.17 ^ d'alumirit^, eiiviruu 0,03 de fer, et de o,o3 (1| 
^^^^^V potassé CL de soude. Le ducleur Kennedy y i^voit égale 
^ - meni trouv/; do In j>nla9»e. 

I. PoxcK coMUUNK. Ilille enl en muaaea on en tnor 
ceaux disséminés. Se& fibre» Aoyeuses sont adhérentes 1 
enlrelavi^'Cs. ^ 

On trouve celle variété dans le voîninage de qnelques 
volcan», ri dan» des lerreios qut parois«enl avoir une 
orJfliue volcanique. Tant6l elle se présente en nioi-ceaujc 
disscminc» dans des conciles composées d'autrt» produits 
volcaniques pulvérutens , tantôt elle fornse de vastes 

* I.BVS «Itimie pnmicie. Ujâr. ^Stauttim, Lt pierre ponce. 



v«tiiM> 



CilWKMBl. 




PONTR. S55 

couches fliatiticles; m&i5 ces couches ne «ont pa« com- 

paclcs, ellca scniblenl nu conirairc être composéci» de 

morceaux sphénque» de Ponce , doni la proaseur varie 

dopuis celle d'une nnîsctto jusqu'il celle d'un melon, 

Cca morceaux tw lifnnent point ensemble, et piiroi>acilt 

plutôt èlre lombes qu'avoir fait partie d'une coulée. 

Telle est la manière d'élro des Poncea deCanipo-Bianc© 

daujt l'ile de Lipuri . ci de celles dos environs d'Aiider- 

nach. C«pendaul quelques masse» de Ponces paroiwenl 

•voir récllemenl coulé; leur» ùhvca aont alors plus 

aloRf;^» > et comme tirées dans le sens des couiaus. 

l«a Ponce accompagne quelquefois robsidieuiif , et est 

intimement mêlée avec elle. On dit même qu'on l'a 

trouvée en noyaux dans le reiinite des monts Eu>;a- 

néens. Ces noyaux de Ponce se ccnfonileul inseusible- 

mentavec la oulisUnce même du relinile '. 

On. voit souvent dans lea Ponces des spinetles pléo- 
nastes , des criaLaux de felepaifa très-bien conservés, 
^41 mica , 6cc. 

H Les Naluralisles crnyant avoir pins de données pour 
eéconvjir l'ongine des Ponces , que pour devint-r celle 
des autres piètres, ont souvent tenté de la détermîucr. 
Mais la grande variété des opinions prouve que celte 
origine n'est pas aussi évidente qu'elle le parnit durw 
quelques cas. X^ plupart des Minéralogiste» s'accordent 
pour attribuer H ces pierres une origine volcHuiqiiP. Ce- 
pendant il y a déj» discussion sur ce point, et plusieurs 
minéralogistes allemands rroyent qu'elles doivent letir 
origine à l'eau , comme It* silex neclique et commtr 
d'autres pierres légcria cl rudiw. En supposant que le» 
Poncea ont été formées par l'arlion du feu des volcans> 
ce qui nousparoit nuKX probalile, il reste à savoir quelle 
est 1^ pierre que ce feu a changée eu Poncés- On le» a 
successivement fait venir des amitinllica , des sdiùstes , des 

' CeUc (!f6crl|)lt(iii «euihle plutôt Indiquer Je t'nbiidienne changée 
M (inncc dans giiclquis-nnts de les purticsj comme celle de Tèii*- 
ilUc dont on -rt ffoilct. 



5^4 ]' I E n II E s n tT r, F. s. 

marnes , dea cornêennes, (Us granités, des pctrosilei 
(Icn réililîtes et âe» obsidiennes. L'IiypollieMe qui f* 
venir le» PoDcea dé* ((iinti-eHerniiires pierres, a pour el( 
les prt'UVfa le» plu» nombreuuta, et les Minéralogiifc 
li-n ping criébr»?*. Au reste, il pareil qtie loule» Im Foai 
n'onl pji» Ui niOmc orij;îiif ; o'éloil le ncntimenl de Spat 
lanzani. II ml probable, pnr exemple , que bcaucoui 
(l'eiiirVIIefl onl élu prodtiileii par vne nniivullu action dl 
feu sur le» obsidiennes. On peut du moin», en chauffai 
tes obsidiennes vitreuses de Hongrie, lea changer fil 
tiiie acorie ahsoliimeiil sembluble û la Pnnce bliinclii 
Al. l'oidier n rappoiiû de 'IV-uénlle <Il's oljstdiennt 
brunea el vert-fom-é, qnï soulHilhcrcnlei» â de» Poncf 
e( qui préientenl tin paisitgc non inlermmpn de Vo) 
aidtenne couipnclc k la Ponce rude, litrcuse vl à gnindï 
capiica , et i-iilin à la Ponce légère et aoyeu»"-'. 
L\tnx. hn Ponce ne se trouve pas clans tons les lerreins voU 

caniqnes ; on n'en connoU ni dans l'Etna , ni dans fi 
Vivarais, ni dan» le Veliiy ; il y eu a très-i>eu aux envil 
rons du Vcsiive. Main cite wi 1res - abnndnnio dans It 
[lies de Lîpnri , de Vuicnno , et dans [es aulrcs ilea de ci 
l^pt'lit archipel. Cc!.! à Cauipu-KiauL'o , h Irais milles dl 
,porl de Lijj'irt, qu'on, vient pn-ndre presque toiitt.» lei 
.Ponces, réjtijtidues ensuite dans le ccminerce. KJI« 
^tnnt lrès-blanchc8 ; les uiiea sont vendues comme mr 
rliêresii polir, les autres sont employées dans les coït 
flructîon*. (.Sc^tc^.vj(j]»j. ) — On en trouve aiisei danl 
ilta Iles de Milo et de Saniorîn ; — à Ischia , i» Civiit 
■ Caaicllana . k Sanla-Fiora, &c, i Fonris. FAVSJt. ) — 
I.TOtt eu CampaQiL' , da .s le^ t-hamps Phlégréens, pi 
idn lac Arerne , une |«>nce très-viireuse d'un gris de 
rperie et remplie de cavités égales, disposa en uone 
[parallèles. ( Ddlcviev. ) — La Ponce fait partie d( 
^4ïouclles qui recouvrent le luffu rolraiiique des eiivironi 
d'Anderiiacli , sur If» bords du Uhin. Elle y est dis^ 
minée en morceaux , dont ta grosseur varie depuis eetls 
tl'uae noix jusqu'à uelle d'un pots. Ces derniera sont- 



<) n s I n 1 F. K ?r ■«. 355 

ini*i prùf> *l'lî,»^tn, par une espècedtr ciment bouetix. 
fU solide. On lHill<; rept-iidanl cel!t> coticht; *niis la 
tdc ^rcMcua briqiiRA, qu'on omploîu dan» iee roriw- 
Iriicltons. ( Cit. Cofffr.uKUT. ) — Oii. Ironve aussi dtf ta 
PODCt- vD Aiiveryuc ( F^vtjif. ) ; — tu lolandn ; — danj 
l'ilc de Tanna, l'une df* nouvellt» Hébrides; — rlnnala 
mcir du Sud^; — aur le pic deTi-j'de, à IViiérifle, &c. 

On emploie In Ptmre potir pi'C|iai'rr beaucoup Je VMjr#i 
corpa au poU- La Ponce en pelîl» morccBux c»l conncir 
AOUA \e. nom de pauzsoùtnd hîanche ou de rapilio bianco. 
On la réduit f^ii pfiiidte et on l'emploie avep In chaut 
pour faire un ciuic-iil qui prcud uuegi-andt: durelé auus 
l'efttt. 

a. PoKCR cAniLAittE '. Collff Variété, fort rare, ejt 
^n filaïuena vîU'eux , déliés commu A*t» rlievtMix. S-i cou- 
leur est le vert-boulcillc foncé. Elle «e fond en émail 

^lanc. 

H Celle Ponce eet principalemept rejel^ par le volcsn 
ne rilc do liourboii. Il nVn a pus produii stMiIcméiil 
en i766,rommp on l'n nvaiiré: m.li^ It>s enviKui-i de ce 
volcan tout cuiivûj-lji dans pi'fMqiie lutiles ses éruptions dt* 
ce verre volcanique. ( Bonv-S^mr'Fiirr£iiT ) 

_ » 9* Btj: OBSIDIENNt, Baoïu. * 

W. L'ouiutr-NNE a ordinairerueitt la rascure vitreuse, Caricijies. 
éclilantc et parftitenieril conclmïde. On ne peut mieux 
la i:Br))cléri.sei' qii'eti.di»tinl qu'elli,- leaaeiuble à du verre 
ou & de l'éinuil. Ktle ^e ftind en rni émail biilleiix t>t 
grisâtre, plus ou iiioina boiirGouUIé. 

Cplle picrr<;cnt ordînairtritit'nl brune et opaq^ie, quel- 
quefois Iran«huide ; pile étincètp sona le clioc du bri- 
quet. Sa pesanteur »])ûcifii|ue est de a.'rr/^S. L'Obsi- 
dienne est vompotùedtf silice, environ 0,76; d'alumine, 
environ o.tà; d'alcalî, environ o,ç3 ou 0,0^, le lout 



r' Oliîdiaii. ÏTiSM, — Lav« vltioiue obsldivatie. H^itt. 



336 PI E II II F. s nu BF s. 

coluré par du fer cl du luangaitèse. Tel Ml An mauu 
le rMuhal gf^iii^ral qu'on peut tirer do» analyses Bsart 
iioiubretiAe» cfue piu&ieurs Chîmisles ont faite» de diver- 
ses Variété* de collv pierre. 

Ou a confondu loug-temps les rétinifra. lea laves vi- 
treuses ei même qiiel{|iieti ])oiice4 avec le» Obsidieiincu, 
en aorte qu'il est diillcile> et sauvent même impossible, 
de rapporlerà chacune de ces e^tpècea le» pîcrrca dé- 
crilQs par dîfiërens Minéralogisles aous ]e nom de vem\ 
volcanique. Nou» diviserons celle espèce eu deux varié- ' 
lés principales. 

VuiiU*. i> OssisisitHB viTitBtrae '. Noue rangeons SOUS celt». j 
clénomtualion toutes les Obsidiennes qui ont l'nspectr 
plutôt vitreux que narré. Klles ont ordinaireRienl ua 
peu de (rau4ucidité. Lieurs analyse» ont donné les ré- 
k. «ullats suivins: 









Omi itii 


■oiilUa* 




Ofc.. 


du MpikgBif f 


itiftinM , 


Allilïiiarl. 


p. 


t Dt'HIMl\lu 


pat Di<tP'"> 


Sllioe, J4 




1* 


7* 


TJ 


Atutuiae, la 




..,S 


• 4 


•M 


ChfiuK 






'»• 




Feret Mangsnise, i4 




« 


* 




Fot4st« cl Soade , 




10 


5.S 




Peile, 




3,5 


4,5 





Ces pierres offrent plusieurs 8ous-T<uiélés de con'l 
cl de texture *. 

Obiidikii» vithecix ttoïni. Elle (^nt d'un Tioîrvifet ptij 
lant6l uu peu translucide sur les bords, t4iil6t o^iaqi 
£U« se décolore en partie i*u feu. 



' Agoie nolrv dltUnde, — Plerie d* Gallinacc ao Piruu, à uiiuc 
d« u re{t?nil)iatif« <lt; cauUur iivec le vaiiur auM de Lliuti, aomml 
galiina^OKa ripni^iiul. ( C/x.10.1 , notes.) 

* CoRime \f liai pu voir toute* Ici vatiété* rapportée» à celW 
rlpcce , je t-tuina A'y Hvuir Ciympiil det piirrirt qui iipjMiit!Ctu>ciit fc 
Tctpccc (les lélintlrt;, qui en etX trài-voliinc. On dait icm^irtiaci que 
pioBÇ|ui; tuQ» les cicAClcrM titni lp*irètnes. Touict ccllci qni ofti tlé 
ditritct lOf dci icbaniitloDA ivat mai^ofci tl'ui asittitqua *. 



OBSIDIENNE. 



n trouve priucipalemeni «a Ishnde, non-aeiile- 
n]«nt au pied du mont Hècla . maïs encore <!ii fragmena 
épara, aur une grande partie de la surface de celle 
île. Sa cassure vitreuse et conchoïde e»t irèa-éclatanle *. 

— A V^'^ilheliUôtad , près de Friiiicroil, flic est d'un 
noir opatjue , le fond fatitenienl au clialumeau, sans 
H décfiloi-er , rasîs y a(.fjuiprl de la iransparence ; 
sa pesanteur spécifique est do a.fjoS. ( J. Smistmiok. ) 

— I>aus l'île âe Liparî, uu pied du la montagno dutia 
Castagna ; etle e»\ iioiro lorscfu'elle «st en niasae , et 
Iransparenle lorsqu'elle est réduile en Itmea minces; ta 
caaaurti esl ondiiléa et stWée comme celle de l'Obsi- 
dienne d'Islande; elle eal liès-acinlillaiite , et ae déco- 
lore au fen. On U trouve en morceatiK éparj ; quel- 
qiieB-nni) cnnliennent des globules ojiaqufia et gria qui 
reaferment dans leur centre du fclapalli. (5p^i.c.jjv- 
t^Ki. ) ^ SpftllHiiKiini a trouvé dan» lé m£mc lisu 
une Obsidienne noire comme de l'asphntle , presqu'o- 
pa^ue I assez friaMcj quoique tr^-s-densù . et gtna^nt en' 
maue« iioléea , qui ont la propriéLé de donner di-s fru^* 
mena «phéroïdaux iorM|it'on Ica casse '. — L'Obsi- 
dienne vitreuse d{.-Tokai en Hongrie est en forains luisnns' 
ilTéguliers, mais âana arêtes vives ; elle se boursoufHe 
considcrablcmenl par l'aolion du clialunieaui e( donne 
un éniail d'un blanc éclalant rempli de bulles. Ces 
grains ^ sont disséuiinés danit une pâle d'Obsidienrio 
perlée *. ^ Celle» du Pérou sont ile?^ pluAcélèbresj elles 
ae présentent ordinairemeat en coiilé«4 ou couches peu 
épaisses , composées de Rones exactement parallèles. 
Le» unes son! d'un noir verd^ltre , leur cassure estpar- 
fditemenl vitreuse et très-luis&nle ; elle» perdent leur 
couleur au feu , et se chaulent en une masse blancbe 



* Parmi Ici vHiI-itéi ptéciidcntet , uellei tgue J'ul pu eumlncr n 
k-LinrouSlfiit tiùs-peu tu t« îuudaut. L« «e/(« u>t OK^Iaaijeineat ' 
^riiâtie et cem[ill de b<illi:i>. 

* On I» 0. uunuiits iinÂudftiUt peut-être pai coi ruptivn de ttut»- 
tMfhirt (saphUi iilnn^j. 



5S8 piEnnES duhbs. 

spongieuse, qui cslaflptiiliuilfoia plus volumitieiu»q' 
le iaor<:«au U'Obtiidienne cliaufTé. Il s'en dégage ait» 
imcgriindctjiiaiilili^ de gaz*. I_ie:i autres aOiil plos giï 
ont une cAMiire moins liiisttnir , beaucoup plus rabo- 
teiiee, eL renreriinril ileji noyaux spliéiiqu'.-» o|):i(|twa 
cl «l'on fli-i» d'iirctoûe, qui sonl compoii-s de fibre$ con- 
veI^^en^«. Ce» dtnx ObsidienuCî! viennent du Qninclie, 
Jirè-a deQujlo*. ( Ht-imaLiiT et Uosflavt. ■ Kii général, 
les ObxidiennL'tidu Héi-ou,quelU que soît lt;ur couleur. 
»c IrouvenI dan» It* Andea , prè» de Popayan , à de 
irèft-^renJr* Klévalioi)*, fV*l-à-(]iro , k 4,f)*io mètre» sur 
lea volcans de Puracé el de Sotorn: â 3,700 mctroa dani 
]a pro\îni.'e de Quito; à a.qoo mètres d.ins la Nouvdlc- 
Espagiir. — On liriurt? dans U Noiivelle-KspaRne , à la 
Serm de Im Nabayas, une ObAJdionne iron-vilrcuM.', 
d'un noir verdntre translucide, dont toule« le* surfacei 
expoiiéva depuis long-lempA au coiltucl d« l'air, se tout 
recouvertes d'un vernta opàqnr e! argf^riic '. Celle pi 
cule attentée ne boursoufilu an rtialrimeau , encore 
que la manae mi'^nie de l'Obsidienne *. — On tn 
auiisi des Obsidiennea vitreuses noires nu Mexique 
— M. HiimI)oldt , d« inii noir» «riij)rtiiilr>ns !p4 dél 
précédenti, a remnrquc dnnii le» C'UvitPï de ces O 
dieniieit iibire» , de» peliu rrl.ilnut d'Obsidienne el 
fsiii ci-iulaiix up<4t|ii» et taillés i-oniine ('es |>otu 
de diamant. 

Knlin M. Cardier a lappurté de 'iYn^rtfTe une 
dionne d'nn noir opaque à rnsintre conehoïde Initan 
quoiqu'un peu riiboleuMC. Klle vieiU d'un enuruiit qt: 
l>iu^Mf i Icod d« Iji>s-\'inoï. Cette sous- variété djllore (^^_ 
peu de« précédcnte.1 *. ^H 

OmuBuur»* vmipvrif *BKOATBa. Klle e>t ordiiuireineiit 
opaque ou lran.--hu-îdc el d'un v«i'l d'olive foncé; «on 
aspect est gra» ou vitreux. Nous citerons rnmtne exem- 



' Ou U nomoiQ diiof ic^&jipfaii tac',.sKu:dj, 



.'OBSIDrXHKE. 5^9 

p\ea ûe celle vnn«lé, t". celle de In moiitugiie driia 
Caslagna, dan» lïle t\c Ltipnri ; «es |>ni'lies minces Honl 
lirtii»parciitca. Elle foi-nje une gniiidtf partiu cit; Ja inoii- 
la^rie, el se liiifisc tiiclleiiienl Mépui-c^r cii gidiulea lublfl- 
tp« , si on flgil A»nf' lc> sens des Vfiii» t«-vrPUSL-squt It'c 
divisciil nalurellfiiiciil. On y rt-niarquc qudqurs (ïClila 
i-ri»l.-)ux de feUpnlIi. a°. Celle qui se iroiivf veis je 
soiiiiuet du pie de TeiiériUe, et y forme des coufHiia 
SMCz puîasariit. Elle est d'un verl de l>i>uleîlle Toricé j Heu 
auiTares exlérîeur':'* sont souvent inaées. Klle oITre dan* 
M maue dea bourisuulIlui-eH fibreuses du cellulaires, qui 
Jiroiivent le piiss<ige do robsidicnnff à \n ponce. On 
peul produire celle Tnc'ine ponce en chauJl'cinl an ehslu- 
tneau celle Obsidiennii '. f Conatsa. ) 3". Ij'OfiHidîenne 
Vt^rte des Cordilièi'es du Pérou. Elle a loutea les pro- 
priélis do la vari<>lc noire décrite plus liant. 

M. HuiuboUlt dit qu'on troufe dunali.>nméinea mon- 
lannca des Obaîdieniiea jaune» et roug**» ; elles auril 
opaques comme dr l'émafl *. 

KDMtniiaMi fjTiBi-tt ciuiTOTuiTi. Celle-ci eil ordinairB' 
ent Tcrdàlre , el présente un cti«lotenienl brilknl vX 
yeux lorsqu'on Ir regarde pcrpendiculiiircmeiil ù «ta . 
couches : elle rejisemble alors à une uvanlurino verle 
à liés- jtetil.t ^r;(iris : ninis dans iv sens Imnaveranlt 
elle a l'aspect simplemcul vilreux. Celte ap])ari-ni'u 
soyeuse piu'uîl Hrc pi-oduîte p-ir une nmllilnde de pe- 

Éiles bulles du gusE trè»-alongéË.i dan« le iteiis du cou- 
S^ot. MM. HuniLoldl el }iQuj>Eiiiil ont Irouvé celte 
vHriélé à U Serra de las Nnbnyas, daiu la Mouvetle- 
Ji^pagne *. 
|v L'Obatdienne vitreuiWiet noinniineiil la variéié noir«, 
^nsl employée an Pérou eL nu Mexique pour faire di- 
^Kerites sortes d'orneinens et des mtroir«. On en fait aus>i 
des îusinnuetis Irancliaru, cumiuc deucotiteaux et nn^rae 
«le» ranoirs. HernandeJt vil de» i:oiiteliers mexicains 
faire plaide cent rouleaux d'OI)aidienne en une heure. 
,'Obaidicnue expioilées pour cet usa«« 



U>»g»« 



I»' 



540 PICRRES DURKS. 

les Mexicains, HonI bu pied dw rochers por|>byriliqtiM^ 

du Jacai. (IffauoLitT-) ' 

2. Obsidieume PERiâE '. Celle variélé est opaque OD 
i peine traniiluride, d'un jçris blciiAlre ou verdâtrr,' 
comme nacré; elle est aouveiit Irès-rr^giltt et presqual 
friable , en rftîson des fiasurea atsez nombreuses qui l»J 
traversenl , en sorte que sa cas&ure paroft raboleuw 
grenue, qiiai(|ue bnlljinte. Elle donne ordinairement 
ï'insufnalion de l'haleiriie, une odeur aigîleuse li-ès-jeaJ 
Bible, et se bouraonfflfl conaidérahlemeut au cbnlunieai 
iSABS »j réduirt) en gbibufen. Les analyses de MM. Vac 
eliii et Klaj)ro(h , quoique fuites sur des érbânliDor 
Irèti-dîHerena, donnenl ilk-peu-prèalea mômes rrsuliata. 



Silice, 


;^,mS 


7T 1 


Aluinî» , 


*■ 


.3 i 


Fer oxidt j 


i,5o MangiUiéie. 


' 


Chaos, 


û.ia 


'' ! 


PotSkW, 


4.5» 


« j 


Eaa 


4.BO 


4 i 


Soud«, 




o.T * 



* M. UElinicilierU' u obtcrvè duoe Icf Ot»i(iicni<et ilt* raractcf 
qui [iourr«til servir b étahhi |}atn>i cuï pienei ûvt dlviii'niu plu» i 
turallet et pltu imporlaniefi, 

■ '. Le* Obïlilicuiics (l'oripbte ichijti>>ferrnglneu»e ; ellM 
naiiei , op.iqiici ; leur cnignie e»t moiiii «llieiiie <]ite c«lle dn anlr 
Ellci roodenl fn vcri« noir. On dnit 7 rappinlcr l'OtMidicsnc it 
Francfort, celle de Técéflffc, qui c^t bouc cl f>pBqu«, &c, 

■ *. L'ObUdieoae don^tne peiioïllciue : elle cit tr»-vlt 
(«uveDt ttn)ii1oci<)Fi elle fv diciitoir au f«u et fimil avec boBlIlotf^ 
ucdiL-ul rii «cric Ljlauc j tc]]e rit l'Obtldleiiiii.- de 1 Htcla, celle da 
Pérou , &.C. H 

9*. L'ObildlcDne <;t)i lire ion oiigine d'une roche qne M. Dclan^f 
iticrle niimnte léphnnt. Celte roche qui dli?:re du pcuotikx , fonns 
uDDime Im tn buse d'un puiptiyre, L'ub^ldtuune lÉphriRitliie ett «er- 
dùtie, preKiuv ui>"(iue; i*. cdtiuie m ^ruM;n. drollc. Iltc doooe {Mt 
IWliou du ttiulamcau un verre bullcnv a'iinv cvuleui vvtie fonïCCt 
L'Obikticiiic tcidstic du l'ic de TcjiriilTi.- ■pji.irilsiii 3 crtlc viiiiél 
Cette dlTttioa dci UlMtUieniiet ('Applique ésiicntcut aux poik 
.* Ldvf iiu«tt(e pciJie. hMt, — PtrUttut. S^iB.y. BRoca. 



OBSIDIENNE. S^t 

L'OliGidienne perlée forme presque toujoui's U piilû 
«l'une amygdalotile, dont le» noyaux »ont eoiivent do 
rObsidieniie Tili'euitâ nuire. N^oiis rapportons h ceM9 
vat-iHlé : 

1°. L,' Obsidiénrui dt! 'Jhhii rn Hongrie ; file esl grâ 
de }»eHe , avec i]0Dlquca parties verdàtres. Elle «emble 
coniptMée d'un gmiid iimiit>rei1n^i~aiii» de vcrro arron- 
dis , niaiK réunin ri mnimn rnmprîmm len un.t par les 
aniren. On doronvre , par la cfts*ure , de gnindes laces 
pleines qtii toiiiliutil à angle droit Ica unes sur In au- 
tres, et (|ni UiwHnil votr dHita l'intt'ncDr «lelx masse , de.i 
prismea grèlea dlver^ens '. CcFIe Obsidienne «e bour- 
auiirHe HUchalumeitn en pulillanl, vL ucquîeit un voliimti 
sept à liuil fois plus conBtdéruble. Sa ptaanïear vpéoi- 
fiqtie est de a,548- KHe renferme les Mo;Faiix d'Obsi- 
dienne vitreuse noire, dérrilA plui liiiiil. On la li-niive 
])rèa de Tokiiy et de Kere^lour dams U Haute-Hon- 
grie *. 

a'. U Qhnidîenne de Cinapecuaro au Mexique, rap- 
portée parM. hhiinboldl. Sa pute est d'un ^rrs roHÂlre et 
iannAlre; elle est marquée de lach» d'un gris de perle, 
iricgultères , mai» toules «Inn^re» dans I? m^Jiie sens, 
qui paroi! (^\v& ctAi» du ronranl. F.IIe e»t IrL-a-fiiAble, 
et ré|>and par l'inhulildlioii une odeur argileuse trèa- 
scntible. Elle esl assez dure poiir rayer ie vcitp. Sa 
|H*-'antcur sj>é( ifiquc eet do i.aS* *. 

3". Ij' Obsidiennti de la Girboniera pràs Te csp de 
Gale en Esp-if^iit*. liUIe eol verte ou bleuâtre , à caa- 
siii'e rèsiiieuiH! ; U.* nuyauK d'Obaidieline vilrcuse qtiVlle 
renferme itonL noirâtres^ lisses, inégaux. Elle ne i-cpand 
point d'odeur argdensc par riiibiilUalion de l'Jialciite. 



semblable par U tctluiv « I4 vSitHi- ijne nnu» venjng de d^rim ; 
naïf elle cil d*un cofr giitàiii*. Ct-ii» Obildirna» vl»iitde K«(eH«Br, 
«t rfforvHir dri graliu cl inÊmi? des anyaax d'Obsidienne vTtreut* 
Doits. Ce fait cl Ici HUlrei ^minl» d» testi-nibluiiL-c [jatalnctit prouver 
l't(l=utit£de luIUic dMdcDX vniiLli) prlDcJpalesd'ObiIdicnA*. 



54^ PIERAES DURES. 

4". liOhsldienne rfc Marihan ' dana le polphe ie 
Xamlclialkâ, près du port d'Okliotsk. ; c'est un naï 
enh'èremeul vitreux, composé j i", de petites aphèr 
de ia grosseur d'un pois , d'un blanc nacré, el forint 
de fetiitletA très- rainera , dîaplinnei , concentriques; 
a°. da fragoiene de ces «phères; 3°. de glohiileJi vilreai 
irréçuliera et limpides de la grosseur d'une noiselle ; 
4''« de globules de la groweur d'un petit oeuf, opaques 
et formés d'un éniait Ligarré de veines rouges et noires. 
{P^TBtir,) LespulitCB sphères nacrées doivent êlro wulc 
rapportées k la variété de l'Obsidleuae perlée. Noiu \ 
pouvons rien dire des autres ■. 

Lieux. Outre les lieux que nous avons indiqué» plus haut 

d'uni? manière parliculièro , on dit qu'il y a encore de 
l'Obsidienne h Madagascar, au Groenland, dans l'île 
de Pâques, &c. 
ciiioucnt. L'Obsidienne se Irouvele plus ordinairement 

les inonla^nes et dans les terreins évidemment volcat 
quea , en morceaux taoléa , en masaea ou coulées, et 
couches. 



' MAnEKANiTE. Karutn. BROdtàfiT. Il paraît que c'ett nu» 
Obsidlenac »)UeLuc , snbii sans conleur. M. LoviU n trouvé <Uu 
\ti glrjbulcj de cette aub^tince à-pen-pr(s l«» in6ne« priocipe* qs 
dans rObtlâjeaae jierlée. 

^ Nous ne savant si nona dèvoni réunir ik celle varifté tes mliï 
raos suivant, décrits par 5pall<uuaal , FurtU , &c. on ea faire 
variété parlicnll^« d'Obsidienne, 

1°. Un verre pieïqoe limpide Tcofcrmant des globolei gril opaqueaL 
quL sont des felipatha fondu* k leuc luifacc. Celte dlspoiltioa doSM 
à ce veiie on â.i[]ect tnonchctc tf cs-iemarqaabie . On le tr&n*e dans 
l'ile de Llpari , an pied de lo inontaBne délia Caiiagoa. Dant m 
eolrc variai , Us globules soDt terreux , friald» , libtei et mut 
dans Jear cavité. {Sr^LL^KZdSi,) 

»°. Une lave rèslnlforme blaocbitre ( c'en probablement one | 
d'Obaidlcnnc perlée ) pariraiéc do noyatu orblcoiairet d'Oiuic 
d'an vert foncé , dont la inrraue est loroe. De la cote da Breealc 
catfG Saint-Pierre MuutasQoaa et Twio^lU , dans Jet noaUguoi < 
Fadvuv, it'oKTit,) 



OBSIDIENNE.. 5^- 

•w morceaux isolés sont aouvenl sphéricjaea ; larilôt'j 

IHa x>nlcn{oti'a dans iIcs tcrvcinii d'agrégation , ou épars'< 
i& la surface du sol ; lontôc ils sont enveloppés dans dei' 
iBOUraus de jiocices ou de laves. On voit dan^ l'île Pnncu 
jbneObaidieMite noîfe, grisâtre ou verdâtrc, assers Ié-1 
gère et même filAnilreiise, u canâiim nèa-lui»ante, ren- 
ierniant quelques laitier du mica janne et des crains* 
'l]l»iic« viir«ux,<|iii pEtroîasc^nLOtrc des cristaux de feUpath ' 
' à demi viiritîéa. Celle Obsidienne se trouve en splièn 
dans dilTûrcnlPS parLÎoa de l'île, et noiaminent au liea-^ 
[uonimé Ckiar di Luna. Ces spLères qui ont depuis 12 
I nill. fusqii'â. 1 <l«ciuiètre 6e diamètre» sont eitveIop}>êe8 
d'une écorcc blanche, el disposée* elles- utéincs à se 
livisercn écailfes concentriques. 
Les Obaidieniieji en masses ou coulées sont abon- 
idaiilea dans Ic^a i\v.» Koliennes {DQi.f>i»isv.) , dans l'ilo 
de l'énénfTe , vers le sommet du pic (CottoiKit.},e\AiTtt 
les Cordillièies du Pérou el du Mexique, ou elles foi-^ 
[ment des niafi>es énuruiex et d«s parfieniconsidérHblesdu 
motitagnea. liujtnoLDT.) La disposition dcsObaîdicnnes 
en couran* ou cotilri-s 11 'étant pas toujours évidenio , 
quelques MinéralogisLe» l'ont révoquée en doute > et no 
croient pus devoir dialtuguer cette foriuiilton de celle 
qui a produit l'Obsidienne en couchea parallèleâ. 

Les Obsidiennes en couclies sont disposées en assises 
parallèles , qui ont des inclinaisons lrè»-variées. Ces 
ossiseii plu» ou moins ép&isscA son! séparées par d«s lits 
ti-câ-mincesi tl'nne terre dont les voyageurs no nous 
font ]>aB connoitre la nature. Elles sont quelquefois tra- 
versées par dea Blons pierrenx de diverses sortes. Cctto 
dia)>oajtiou est analogue k cell^ des pierres formées ou 
déposées par l'eau. Ou lix^uve l'Obsidienne on couches 
dans l'js Cordillières, en Islande «I aux îles de Li pari. 
Oa voit sur le rivage de Lipari, à peu de dislance de ta 
ville et de Carapo-Eianco , une nionlajjue entièri^ment 
formée d'ObMdiennea disposées en couclies , dont le* 
épaisseurs sont assez variables. Ces Obsidiennes sont 



544 CIGRRES DURR5. 

remplie» de bullrs, tantôt vides, et tanlôl IravcrscMp»? 
du verre; en Glaniet)» déliés , Irangpai'Cn» , liliainns 
^éhpaséi L-n réapattx. {Sp^it-^sx-^fii. ) 

On observe dan» l'île Ponce, ai> milieu du lof de li 
ntoiilAgne delà Madone», des b^uca pi-t!Mt[u(:: x'Ërlirjiuj 
d'ObNidieniie noire opiique . à cassure (niaanlCr m^ 
de couclit!» d'Obïidienrin grise. 

Ce <]iie iiuuB veuuiix de dire sur U diitjioftition géné- 
rale des OL»idiuiiDtfB, hui- Ica pîuri'eaquî les acronipa-j 
gvnt , lelle.1 que les amphigèniM, les feUpallw fondus,-^ 
ks [xiiicvs , Swc, porte nalurellemenl ù uroire ^[Wi 
wpèce» de verres nalureU ont une origine volcaiïiijue- 

Cependant quelques Minémiogisia» ne cotivtennenl 
pas d'ulLribuer celle origine à TObsidienne , ou ai 
iDoius k toutes les Olj^idienne». lU Tondent leur opi-^ 
nion, t". 5ur la ditipositînn de celle pierre en couchetj 
parallèles; a*, sur aon K'»emenl au milieu de cer- 
latnu;! roches dont l'origine aq^ueune ne patolt pas duu*] 
teuae, 

lîu effet, ou obserre que l'OlDsidîenne perlée do 
Hongrie se trouve niélce avec de» débria de granité, da 
gneisse et de porphyre décoiiipoaéa , et qu'elle paroil-| 
niéoie ullrrner avec les banc» de celle dernière roche. ' 
C'est ainsi qu'est sÎLuéo l'Obsiditnns perlée qu'oU' 
trouve entre Tokay et Kereatour, et celle que l'on 
trouve Hu-delà de Kei<edt(iur. La p.'iie du porphyre qui 
IVnvelopfie ou qui nllenie avec se» coucltet , reoreroie 
eu même temps des cmlaux de qiiariz , de mira et 
de lelspatb. (J. BsMAiifx j Enfin M. Gerhurd cile une 
variété de gueiaite ou de ^i-«iii{e qui couUenl d« l'Ob- 
sidienne. 

CouiniË la plupart des Miaéralogictefl pensent que le* 
loches précûdcuLea ont été formées par l'eau . quelque»- 
Tinsen ont conclu que l'Obsidienne devoit avoir Ja ni^ine 
«riginc ; la caviure IniManle el vihxuMc nV«l point , selon 
eo-v , une pivnve de vitrificiliou , puisque le silex i-cai- 
»ile,c|(:t e»t érideiumcut d'uuo ori^inv aqueuw^ pré- 



«pnlc une caflsiirj> semblable h. celle de rOIvsitlit'nne. 
£ïii&ii, une tibi«elion (|iic l'on BpjHirla encore conli-o 
l'orijijin*' ijjuve <lç l'ObsitTicniie, c'vsl le iKiurjiouIlleniciit 
ijue le feu lui fuil éprouver, cl la quaiili é de gaK qui 
•'en déj^age nlors, qiianlilé telle que M. Huutboldt re- 
garde cit d^gagemeiil comme une de» cauec» dtw treiu- 
blemcns de terre dans les Cordiiifres de» Andes '. 

Il ea( prKyiible i]ue cerlainc» Obsidienne* ne doivent 
'jiaa leur origine nu feu volcmiiquo, nin» nous ftTona 
a-eniarquer avec M. hrucliuiil , que cous les lieux oii on 
11» Imuve , fconl aclueilemenl volcaniques « ou por- 
tent le5 indicea qu'ili nnt subi «iiIrefuU l'iicllon du feu 
'«lea volcan»; celle observalion nous porla â rmire que 
I la plujMrl dt-5 Obttidicuue» ont éprouvé la fmiou ignée. 

* 10* Hff. RKTINITE. Oec^wir/uTRiK. ' 

I^ Béliniie se i^connoît d'abord h sa canure, 'jui Ciuct^ra 
[est luùftiile caïuino celle dt; la ré^inu, ou ipielqui:['uia 
lid'un écliil gras; elle esl împarfaitemenl concboide , et 
Ldaiis bleu df» e-^s, c'est lu »eiil car^aclère qui dialiiigim 
Bétinile de l'obsidienne. Quoique ce minér&l sotl 
{■en ^énéi-al luiiitis «■dutant el uioîiis dur que le silex 
Ir^inile, il svcourondroiL i'acilenient nvec celle pierre , 
»'il ne «Vn dislinguoi't eascntitllonieiit par »« rnaîbilîlé. 
iLe Hélinile blancliir, er iltlala au clmluincau , el ae 

fond en un émail blanc bufleiix. Il esl souvent pres- 
Mu'opaque, ou seiilâmciit Irnnklucidc sur les borda. 11 
EoQ'i'e presque mulen tescouleum du jatipe, mais ces cou- 
peurs aoiil généralement sitteH. On ne peut pas dunner 
|«R i>e!)3t)hetir spéiciCiqtie ni son niiRtyi>e, d'une mauièl'c 

générale. Celui de Meiisen en Saxe pèae 2,3 a ou aJIJ^. 



' SI i» fniiiiii (l« l'Obiltlirnue a été «ipJiée tuu» une prct^lnn puiii- 
nsiKc, Ic( gA/ ([aVIIc lenkimirlt u'auroot [lu l'ichuppct; tduilit qu'ils 
' dégageât avec fudltlé , si I'oa renouvelle ift fnï^ua de ccUr pietie 
[•ans une mnloflfc pi'rstltiii. 

* Pèitùt\Wx rtsinltf, Hj'ùy. — Puhtttia, la plcrn â« pois. 
Smoch. — UéodiUiu, Roti. i 



CUi«ni*nl 

■k lieux. 



5.'J6 ?TSRIteS DTTRIS. 

■Il est composé, d'«pro« M. Klaproih , d'environ ojSj 
ide silice, o,i5 d'alumine, un peu de chaux , uu pea' 
do Cer , environ o,oa de soude ei 0,09 dï-au. 

Le Hélinile se Irouve en couche* piii»«;4r)lefl , <|nel<M 
»quefoîs fissikd , en niasses ou même tn Uact isolas. Il rit 
[tantôt sensiMemenl Itomogène, tanlAl il forme In Ixise] 
d'une espèce de porphyre k pelila cmlaux de fel-J 
«palli. 

Celle pierre, que l'on n'avoït pas encore clislinpiw 
d'une manière irès-précisca^'anl M. Werner, acepen-j 
dam aHHfz d'importance dans la n autre , et demandej 
qnelc]ncji détails pour dire clairement délerininéc. Noi 
citerons, oveo M. Dmiitui^on, les exemples suîrans: 

1". \jt Rèfiaite de Saxe , dont nous avons mpporh 
pTiu haut l'analyse. Il c&t d'une couleur j.aiinâlrc, limiit 
fur le vert olive ; m cassure impurEuiteuient conchoïde, 
pasae A rt^caillciise. H -viL-nt de fa inontHgne de Gcrie^l 
bach , enire Freyberg-el Meîaaen. Il alterne avec m 
porphyre à liase de pélrosilerc, (pii panse a la sîcnile 
qui alterne luî-niéme avec le giieisse. Ce porphyre 
Iraverné par des filons uiélallifères, ce (^ui doit lui fairà] 
supposer une origine aqueuse, et celte snile d'obscrva 
lions conduit à attribuer une même origine au Kétiuil 
qui y eat luélé. 

2°. Le Rétlnite A PianiCs en Saxe. Il e*t d'un gT 
noirâtre, tirant au vert hrun ; sa cansure e»t peu bril^ 
laute , m^iue écailleuse ; on apperçoit duna sa pjLl 
quelcjues points tanietleux. Il forme, prc« de Flauilz 
nne niasse entière de montagnes {Hofpm^xh.), et ren- 
ferme une substance charbonneuse, notre, amorphe 1 
d'un foîble éclat «oyeux , qui se fond en un vonv noir 1 
Cette substance est eulouiée d'une enveloppe de calcé- 
doine, qui la fait par 
l>f> Klaproih a troavé dans ce Rétinile Oj5g de silice^ 



' M. VanqBcIta a troavi ce ctuifbon cooipoti de dli<e, 0(^J 
•arbanc, 0,33 ; alaroine, 0,1 1 ; [cr, ttfi&. 



JADTÎ.' 547 

0,18 d'alumine, 0,4 ^^ chnux, o>o3 \ de fer, o^oS du 
•oude, et 0,0 d'vau. 

3**. Le RSlinite du Cantal. Il «t tVun vcri olîrc ; si 
cassure, quoique raboteuiie , a le luisant de cvWk du 
verre; sa texture est schisleuse. Il roDferniL' queiqueu 
cmtaux de fKlspalIi. M. Bergman y a Irouvc 0,78 de 
silice, o,o3 d'alumine, o,o4; de chnux, 0,01 de fer, 
o,o3 de soude, 0,07 d'euu. On le trouve en bloc et en 
ruorceaux. cpars au pied du Puy-Grîou, qui lait padie 
de la moiilagnu du CaDlat- 

Jl paroii que ces deux derniem îftélinîtes ont une ori- 
gine volcuuiquc. En ^éuéral , l'opiiiiou des Miiiéralo- 
jjialo varie bcHuconp sur l'origiiK' aqueuse ou tgiiée des 
Rélinites. Ou possède encore trop peu de faits sur leur 
}iÛtoire pour pouvoir prendre aucun purtï à cet égard. 

I* ïi* Str, JADE. 
L'aspect grasel comme huileux des surfaces poliea 
du Jade, est Je premier caractère extérieur qui frappe 
daua celte pierre. Sa dureté est un autre caractère qui 
sert à distinguer le J.^(le de certaines aerpenlineaqui ont 

»son aspect et aes couleurs. Le Jude ne se laiase point eu- 
lamcr pur l'acier, il etX même plus dur que le quartx ; 
il est en outre d'une telle ténacité , qu'on ne parvient à 
le briser qu'avec dinicullé. 

ISe> couleurs aont peu variées. Elles pa&sent du vert 
p&le et nébuleux , au vert «ombre , sale et opaque. 
JLe Jade eaC plus ou nioin« translucide ^ «a can-iiirc Cflt 
terne et cireuse, ou m^me écaîlleuae. Il est fiinil>ln au 
rlialuraeauen un verre ou en un émail bliuic. Sa pe- 
santeur apéciËque varie de 2,95 & 3,38. 
1. Iadi xipaaiTK *. Ses couleurs passeuldn vert p&Ie Varï^tti. 
au vert poireau II a quetqucfoii une légère icinle de M\t^^. 
II est U-cs-lraastucide, dillicile Si casser et ti jKflir, et lu 
' tttphrii. W^n». — Jade ntphiitiqne. HauY. r' Vntg/iUtKtnt 
pierre oipliritiqm: 00 Jidc [irenremml dit. ' j ■ - . •', 




543 PIERHES DUnES. 

Tjioli qu'il reçuil lui duuJiuplujt qu'à loiilc aultft raritlij 
t'aspftt huilé. 

Il C4t Irc-a-fufiibluau rltaluiiieau, avec bouiltoiiri»- 
leul. IL 9e réduit «n un globule (rès-roud , translucide » 

[oii in^ôiiie lianspaieiil. Hf» pesanteur spécifique eat de 3 

[f u pilla. 

D'aprt:g M. T\]é<idore de Stiussure , ce J»d« contient:' 
Oj5!l ^ dtieilkt:; o,i» ^de ctiatix; o,oi ^ d'idutuine; o.oSi] 

ïde fer oxidé; o,oa de luaitgMnènr axidé; o,io| de soude}] 
o,o3 ^ do pDlaïaej et o,Da J d'?au. IL ne renfurino poinM 
de ni<ignéaie '. 

On coiinott dnoa les colleclioiia de minéralogie, detii 
«nrle^de Jjulcs :iéplirikji , (pu diffèrent par le lieu d'oiI 
*lle« viennent, maia qui av rcsatmbliînl complète me»! 

.pat' leur» prinripnux cai-Hclèrea. 

jL'iineest leJadu rie riiide;elle est olivâtre el très-actn-] 

[tïUanle; l'uulru rxË-Til de In Cliïiiei ellRcsl blauchàire el ni 

Ffiil psH feiisQnij lehi-icpiet. (^G^T.iTgtH.) L'une et t'aulr»] 
{lorluiil le nom de Jodv oriental, et plua pa^licnlièl^- 
rurat celui de pùrre néphrétique. On leur a allribii^ 
b<!aucoup dr verlus ima^innircâ; auits! tes porloit-on au> 
ti-efoi» en .-itriulctles. Klles sont loul&s les deux trèa-dilK- 
cilnù jiolir. Leur ginsenient est inconttu, mais il u>l pi 
bable qu'il est le mèmt> que celui de la variété Mii^-anle. 

a. Jacb bk Saussure *. Sa coaletir est plus verte qiia. 



' M. Hapfntr du y «VAir Itftnvl ù,3t de mB^n^sic-, L'aiialfii 
Uitv i'itr ce ctiimUti;, ni El dlffcrsnlc de callc qac nt>ui vcnon* d«1 
rdpporl«i , ifu'on peut duutet qu'il mt agi iut U niùmc pirrte, 

' Jarfe leiiace. HjuT. — LsHMANirt. DfiAMLTti. — Skvt 

lURITE. Th.dk SaUSSBRE. 

M.Tii. du Suuiïuiv piopu^r ds fiire uae cjpËce p^rtlcBli&re Jo^ 
«Ile i-'krtc. Il ta funU^ iuî h dilféirenue qu'il a nhniisiv. lrUc *4 
cgmp&tiliou cl celle <J« l.iiniièlê prëvédeutv. On te ruppcUeii que, 
d'Après out pHnctpcf de clattlficiillnn , l«* rtiièce* t'iiil r^tm^et darii 
In ^Ihxc de }j1nr«inon patd'oprtilM coinpoiilion ( vnyrx no< moUft , 
pare i6t)t mais (l'uprus la furinc ciu Ici carnclarus exiL'tieui» qo^sd 
U forme maii^ine. Or 1» cntncUict cilcf lenrt snitl kl à ptiiie suHûan» 
pour iublir des VkrUHi, Noui ooiu lomaici empiruêi d «du^i 



3.Î9 

i-He Jcs variétts pr^édciile*. Il cat au moins aussi le- 
Fuaec qiiii Icjuclc nrptuïlt;. Il prend un jioii \->luii biiittiiit 
Mt moins gras. Sa pcsanteQrsi>écifiqueeal<le 3,^4, tL-niie 

Cejadc conllc'iil, suivant M. TJiéo(tore 'le Siiuttsore , 

1..^ desilici'; 0,04 tk-iliaux ; o,3o (ralumliie; o,i'^ \ de 

•; 0,06 dt' soudo , un iildme de mangatièiio tfl du po^ 

Jla clé Irouvc pai Saussure, d'abord en cailloux roii- 
I, Mir lea bordg dil Uc de Geoève, ensuite dans la 
mnla^ne de Miisînel, prrs Tunn II entre dnns la 
mii^Miliou de ucllu munlaçiie, qui val roiméeininr i- 
paleiueiil du tit-j-peiitine pénétrée de silex liy<lr«i>Iimic. 
)an« ces deux cndroiu, ce Jade, d'nn grîa verdàlrt" ,. 
I «t jias ])ur ; il tiiil h base d'une roclie conijitwée de 
lifllUge v«rly el brune. On fa trouvé avec 1» mèiiMi 
pierre, on Coi-se. M. de (rf(li(/.in dit (ju'on en renconlrti 
tns les sables des environs de Po^ldurri , uL qu'il en a 
rouvé lui-méuie |>rés d'Asc balle nboui^ , du blanc jiitt- 
làlre nièlê du dîallage ' ■ 
he Jade de âau»iire ne dill'ùre pas c»enlie]leuieiii dn 
idc nt^phrile; il est, comme an peut lu reiuartjner , un 
:u plu;< pesant; uiura il Tond de la rtièuK> uiiiuièi'e au 
chalumeau, ce qui cil un cîiraclère osw-k i m porta ni. 

il paroît que c'est â tort qu'on a dît que celle va- 
nélé de Jade se liniivoît en Amérique, ou l'a alors con- 
fondue avec la fariclésuivaule. 

3. Jask aumibk ". Cv Jade d'un verl plus soiubre , 

Jusie dédicace qu'où doit Iniie d« ceUe ptrrrc 4U i-èlùbic iMiariitiiIi: 
qui l'.i tiiiZ coDUuitrc le picnilct ; luâii aaut cnij'uni devoir ir*JCivi:( 
lu fiam labnontlt tanuurUt puar quclq^u'cipàoa ftlos cerUU« tt 
plus diitincic. 

' Oa M Husi) duanc ie nom de Jâd« ■ dtl Dolaiatini « 1 on lUm do* 
deair , d'ua a»il (ilui giu , qui le tiouv* Moa fuimc de nv^xi ddiu to 
ra1ciilt« cuitimim ; Il davitut {ipaqnt ao Icu, iiuii* '>« scïund ^1, 
Jloa* t'avont niiniinC liùx judcc». 

■ C"e»t-i-dJ(# ta tvinie de t.^ctiif, — Belttuln , U plern: de hacle. 
Bioeu. « 



55o PIERRES DURES. 

«I souTÊnt moînn égal que le précédent , n'est quelque 
fois tianslncitle que sur les bords ; il est beaucoup pliuj 
lUïé à casser } son poli n'est pas Irùs-Iirillaut; euHn il mIJ 
Tan peu moins facile â foudre au chalumeau : cependant] 
il s'y réduit, sansbonrsdulïlemena, en un^mail noir. ' 
camcLàres aufEaenl pour en faire une variété distincte, j 
Ce Jade vient d'Amérique; ou ne connoît pasïol 
;issement. Il .t , comme l'observe Ealner, beaucoup 
TapporlH avec les ]TOcbcs de «erpenlinc ; sa texture 
quelquefois nn peu feiiillelée , doit faire sq^pçonnt 
qu'il se trouve en coucltca. 

On dit qu'on le trouvK dans les atterrittcweiis ie ! 
rivière de« Amazones, et c'est lui qui doit porter 
cluslvement le nom de pierre des Amasones. %ia 
M- Humboldl assure qu'il est apporté dans celte parla 
de r Amérique, de rinlén'ftur des terre» et de lieux ir 
couiius. Il ejil façonné en forme de fer de liache 
..de casae-tt^le et presque poli. C'est une des pierre» d^ 
^siguéeA sous le nom vague et ridicule de cêraunite. 

Vugtt. Le Jade oriental a été regqrdê comme epécifiqt 
contre la colique néphrétique. Ou l'emploie aus.-<i dai 
l'Inde pour faire des bijoux de toutes espèces. On va 
en Pologne et en Turquie beaucoup de manches 
couteaux , de poignées de sabres fiiila avec du Jade^ > 
rapporte des Indes toutes sorlee d'orneuiens ou de 
j^alellea d'une légèreté, d'un fini et d'une délicates 
d'autant plus remarquables, que ce travail a'accorfl 
peu avec la darelê excessive de cette pierre , en m 
qu'on soupçonne qu'elle n'xvoil pag celle dureté en aof 
tant de la carrière. Cette opinion a été particulière met 
émise par le Père Labat , pour expliquer les formes qao 
les Américains , dépourvus d'imtrumena , donnent 
leur Jade axïnien. Il est passible que le Jade sortant i 
sa carrière , soit moins dur que celui qui a été ]on| 
temps uxponé à l'air, mais il ne peut avoir été aufisi m( 
qu'on b suppose, ni même avoir été durci par lo i 



comme on ]*asoupçoniié, puùque culut r|uc Sniisatirn » 
trouvé claru la nionU^iit- de MiiMU«t esl au uiaius aii»i 
dur que le Jade uHenLal. 

-* lï* Bar. PÉTnOSILEX. DoLOMtKe. ' 

Cette pierre eat difficile à délerininer, et le nom 
même ^u« uoiu lui couservou^ a eu di?vrsC3 acccp- 
tiotu. 

lie Pélrosilejc, tel f^u'il a été ciinclcrisé par Dolo- Carwiini.; 
mi«u, a la «.iusure (erne ,écailteu*e, se^mblableJt celle 
d« ia riiT, cl qutrlqueroijt conchuïde. Il ressemble, pur 
oc caractère, aax sîlcx delà divisian des agates, ninîs 
ces silex Aoiit absulutucni infuMblcStlEuidùiquc lu Pétixi- 
•ilex que noua décrivons e»l essentjeflL-mcnt fiuible en 
un émail blauc (jtii, examiné à !a Initpc, pareil rcn- 
f«rtner beaucoup de bulles. La ruflibiiicé de» Pélrosilex 
jiMl li'ès- variable, il y en a qui foudonl à peine tt qui 
SeiiiandunI « élce rctliiiu en U'éa-pctiU frai^racna pour 
■ce caraclèrt'. 
IjC Pétroâilex élincèle prcnquu loujoura anus, le rlioc 
lu briquet; il esl tiiiiislucide sur les bords, et olIVe 
»ouvent, dans .-ii» Icxtiire,de8 faceltes cristalline» 
BB brillank-s. Ses couleurs, sa p.^[e et sa texture pré- 
itent des difl'érenccs qui oui fail établir les variélAi 
lui van tes : 

I. Pinùiinn ASAToïnit. nAuT- Sa caesiiiv est ri- Vaiiafa. 
ïuse comme celle des silex de la division decagateit} 
luelqueCoia cllo approche de la cai^uro liiîannle et f;i'e- 
lue de certains grés, el ce Pélrosilex csl ordinairement 
iusluci<]e sur ses bords. Ses couleurs sont le ruuged- 
: , te giis , le gris verdâlt'e , le vert oUve sale , le noî- 

' Feli^alh tonipiii.-U-.//^iir. — DiVS«/^/c6jPa(A. tTiniv. 

Lt nom de Péctcsllt^ est mauvais, nu ne pent en dûcoareoTr; 
malt tl «jt contntté i>8f l'aïase : Il fniit donc oobllcr ta il gni fie al Ion 
Utl^ialv. Nuac avuui dit que cl un voalvll allRchrr mu ilyffiolo^iti 
tmc grinJe )iii|i(>it)inve , il fdudroU à chaque lostuiit cititnjjtt le plus 
(luad ouRibr* Uns aomi, 




-'OJ 



t>l R R 



S n U R K S. 



1-itre. Il est qnelfjiiet'oîn d'une seule couleur, fi qiirlqi 
lois veiné. Noua cilerons comme exemple du Péirt 
a^aloïcle : 

Le PélroeiUx agatoide rou^e de Salberg en Su« 
Il vsl d'un veiw^c prit vif; ^a tpxinre vM irrsiioroogènei 
m cassure ciruusu esi bien caraclériaée. 11 l-sI fusible ai 
uhiihimeau, maiA lit-n-dilBcilemenl. 

s. Pi'iiiotti.Bx jÀBPoïDK, IJAcir, It eat presque of 
que, |ipu dur , maia frapiit.-; il a la cassure concho'u 
«t souvent icmc , romme udie <lu jas|>e ; lantàl il 
ittâins compwrle que lui , et sa cawure ç»l alora pre»qi 
l<?rit;use; laiiItVl il enl aiituii oti même p\uii compac 
t:t s» cassure €nl Itiis^inle. Il eisl k peine fusible a| 
cli.iliimeAU, et ne fail aucune elVervescence avec 
BcidpA. 

Noua t'iCons cioinme exemples Ae celte Tanélé, 
Péll'Osilujt blflnc Ht*n Vosges , ii rassufc lernc; ÎI 
nuKx solide ; el un autre Pélrosilex gris du même lîti; 
qui est compnclc , très-fragile , cl & cafl»Qre concboW 
un peu Inisiinle. C'e*t »ur l'aulorili^ de Dolomieu qil 
ïioiii* pinçons fi's picrrcH jiarmi lu» Félrosiles. Il lesi 
vuat en place, et leur ^issement nous décide sur leil 
nature (équivoque. 

Nmia nioulons aux cfiractèree de cette variété , rdi 
<Ic nii point f-iire elTcrvesceuce , uliti de distinguer 
l'élrusilex à cnuure terne , de i* pierre que nous nvot 
nommée, d'aprè» i)»u»ure , ailicicalce , et qui est 
mélange de silex et de chaux carbonalée. 

3. PÉmoBJdEx pEirittKTÉ '. Il est fînaile, aouore, et' 
d'iiitleiirs, d'une manière Irès-fienaJble.leBaulrea carac 
tères du l^éli'oiileK. 

Ce Pélronilex *e divise q uel r] ut-foi» en ffuillcls telle 
mrnl minres, qu'il ivueiable û tmu ardoise. Sanssui 
eu a livuvû sur la route de Martiî;nv à Saiiil-Maurice , 



* PtVotittK UauiUrii. tfjL^ 



PKTItO SILK X. 355 

râ &-rû le» clomiùi-es inHiaons du villnge de Batïiia , 
il'esl gria, forl dur, sonore et IrAnHlitiidc 

J'en ai trouvé dans la gorge d'Allevard, déparletoent 
de ri»èr<e, une Houa-varièlé oparjue, vcrdàlt-e et Irè»- 
fiMÏJe. 

C'-e Pélt'osile.t res.'-eni ble beaucoup au pJionoltle. 

Telles sont Ips principnics v«rtf!'léa *le resptciïdii Pé- 
Iroftilex. Tous li-s éc]lIlrltilturl^ Jv celle {hl-itl- , quu 
Doloiuîea connoÎMoU, el que j'hi vus, peuvent wuvz 
bien «y rnppûi-tcr. 

Irf) j;i»eiii('nt tlu Pélni^flex ust eticoi'e pour noua un CiMinsur. 
caractère ijui (leiit lever bien des doutes. Celle pierre 
appartient exclusivcmetit aux terreîns primilifii ; tanldt 
elle «'y trouve en grandes niasaes , et se présenJe en cou- 
ches étendues, qui rornient de5 nionh^iic:»: laiilûL cllu 
entre dans la composition ctrs rocliea-, elle en ent pn-B- 
qui3 ton joors In Uaw , c'esl-à-Hire , la pRrIie dominante » 
si le qui •einlile envelopper les autres. 

L.ca bancs que forme le PéttuMlex , sont ordinnire- 
nient asaex dmils, mais d'ailleurs Ir^inclînés et même 
presque p^rpendictilairca. 

La base des porphyres rougea , verla , &c. , est im 
Pélroutilex. Celle de plusieurs porphyres noirs parolt 
appartenir à tine mitre e.fpéce de pierre, Soiivcul les 
cristaux de felspatli . diitséminéa dnns cette pêta , ont cnx- 
radatrs la lexlure compacte et U cu««uro cirvu^e des Pê* 
trosilex- 

On trouve des Pétroailex et des roches à base de Pé- 
troailes dans toutes les chaîne!) de montagnett primi- 
tives. On cite dan» les Vosges, dea luontsgnej Knlièreii 
composée» de cette pierre , que de» Minéralogùles ont 
d'aboi'd priiie pour du quartz. 

Nous «von» averti , en rornnicnçiiiil cft article, que AnnaUtilÂt? 
les Minéralogistes D'êloieul point d'accord sur ladcLcr- 



5ri4 PlBRRES DORES, 

nunaliou du Pélrosilex. lis oqI en eïïnl déci'îl »out ce 
nom dca pierres ctilièienicnL JilVérent«5 les unes <)m 
aiitruaetparlenr nnLure et par lciirgissetnenl.LeFÎ-lro-1 
fiilex, tel c|ue nous l'avoua caraclérUé d'après Dola 
mien , paroib élre nri fe]s]>n4li ce que le silex est 
qunrlz. Ce niiiiêialogittâ le regardoit i^ommo un fel 
flpalli en uiamHï. Kn ell'et, il a tous lej* caractères do cet 
pierre, et aouvenl même, lorsqu'on exuiiiîne à la Ioii| 
certains Péti-osilex , il» offrent des pehies lanienapaL 
qiie« qui décèlent le fclHjialh. Enfin le Pélrosilex 
suficuplible dVprouvtr à-peu-près les niènies décom] 
«liions qut; le felspalli , el de se i-ûdiiire comme lui 
nrgilc kaolin. Cette nplilude à In décora position est 
caufiu de celle qu'éprouvent aHUE» commuiiémcnl II 
porphyres dans leur masse , ou du moins à Leur 
fece '. 

MM. de Saussure, Hsily ' , Lelîèvrc, et d'autres 
uéndogisles , oui emljcassé l'opinion de Dolouiieu 
la manière de caractériser le Péiro»ilex, et ils le r^n 
dent loua comme un. feUpaUi compacte. Le patatopii 
de Saussure doit se rapporter , comme il le dit UiM 
même, à U pierre dont nou» traitons, tandis que soi 
' Péli'oftilex secondaire , qu'il a ensuite nommé néopit 
se rapporte à l'eapècc du sîEex ^. 

L'espèce appelt-tj liornsuin par M. Wemer et par" 
Ica autres niinéralogistea ullemsuds , espèce qu'il ne iaut 
paxconrondce avec celle que nous nommons «om^r 



' Malpé ccî fcsicinblaacei cxt^ricnrci qui fuul voir une gr^câo 
«naloftie «nttc le FËUoïilcx et le fdipdth , nous avons ïtpAré cet 
dcaz c!;p&CGS : 1» rnlïons qui nom ont dlrlgti , aoat les tnémti qa« 
celles (tnl Doui ont fuit tjparcr le illut et le fiupe dn quartz, &c. 
Nani ne les rdptuiuus ym. 

' M. Hiûr réunit muluteiiBat le PétiotileK an febiMlb t 11 < 
nrmrn;/r/-ff'iïA comptietr tiroidt. 

I Le Pft[o»llcx tccoiiddlrv que ce intnémlagUle a ohicrvé aoz 
vnviions de tu foiiialDC de Vaucluic.qut oit vStTveiccnt , fnilble , Ccc 
n'cit qu'nu lilex pcnétcÉ de cbaux ueibonatée. Nom l'avuoi «Ucxlt A 
iuiicle du fUfX f diu U aoia et *iU» tiiifUaiei, 



FSLSPATH. 
iWptâfré de corne, reureriiic dçH variétés 1» cuisura c?^ 
tuaa, f|ui so (roiivent, les unes dans les 61onii de* mon- 
Uigiios primitivee, les autres loulée^ diitis divers terretns, 
landia (|ue rl'Hiilrea furiueut la. base d'une espèce do 
porphyre. Parmi ces dirers hornstei»^ , les una arnii 
infusiLiea ; d'auliva, mais c'est le plua petit nombre, 
.iQiit lusiblea. 

D'après L'examen quo jVi fait de >(jurlt|ues-unea des 
pierres nommées liorn^Uins ^ il me parnît (|ne celles qui 
entrent dans In composition des iilons doivent être rap" 
portées . comme nous l'avons fait, ii l'cHpèee da silex *. 
£lles n'en diÛùrtml que par une cassure un peu plu» 
cireuse, mais d'aiUeurs elles sont absolument infiui* 
blés. Ht ont tous lus autres carautûres des silex. 1) parait 
wéme qu'on a trouvé de ces pivrres dont Ua ialersliceft^ 
rcnfcrmoienl des cristaux de qnsrlz qui ne se rencon- 
trent point ordinairement dans le Pélrosilex. 

Lies autres /jornsteins de M- ^'Venier peureclùtrs 
rapportés au Pélrodikx lonles les fois qu'ils ont lesca- 
ictères que nous avons auaigiiés à colle pierre. 
L'opinion que noua venons d'émettre «ur lea rapports 
de noire Fétro&iler avec le hornsieln des Allemands, est 
celle de MAI. Ilaiiy, Saussure, Brocbanl, &c. ; mais il 
reste à savoir aoiis quels noms M. W^erner et ses élèves, 
qui n'ont négligé aucune des pîen'ea eu masses, ont 
. décrit le» Pélronîlex. 

Il paroît que quelques-unes de ses v.inétés peuvent 

*^tre rapportées auj'eispath compacte; d'autres, comme 

nous venons de le dire, au /tomatein ; d'autres eniin , 

lU tli'ngstéin ou phonolile , lorsque cette pferre, par 

in homogénéité, sort de lu ctasae des rocbes ou pierres 

létangées. 

i3* Esp. FELSTATH '. 

Lb Felspalli a la slrucluro et par conséquent la cas- CxtadÀrtu 
ire trés-lamelleiise ; il est scintillant, mais moins dur 

' Vojreï Ta vnriètc que noni avoo) n^nim^f «/<» tarât. 

■ FELOseATEi' HAur , Brochast , cl lia plupail <Jci iiiiaérAlo-; 



PIERRES nUBBS. 
^iie le qiinrlz; il e fond nssez facilenienl au clulu^ 
iiie.ici Cl) lin émuil blnnc. La réiinic^n Ue ceati-ois cKriC 
tcrcs snffil pre^tque |>Dur le faire aûémr>nl di»lîni;iicrtti 
louk'j) lua auir«a eapoces d^ pierres. Cependant, |»ou( 
rendre bu drleiniiiinlion plus certaine , on tloil rom«r- 
fjiier qiit-! Nâ foniie |i)'itiiilivc, CiRiU- à oblCnir prftîïliêrfl 
ttieiil ihns iKidiir-uup dp ras, pal nn parallrlipipcdeoblM 
<j[iiHii{;li* , c{onL quatre càiéa perpendiculuireu l'un 
I'hiiIi-p , iionl les «fiils qui noient polis el hi illans n«lii- 
rt-llenicnl, Urtdi» (|ue Ii-a deux milivil «ont Irrnefl. Cv 
cni'Hc^Cèrf irèa-remdrqiinhle , e»t particulier aux Fc 
«piklhs. Jl est lare qu'oïl nepiiisae pas l'observer sur lot 
le» fi'Hgmeii» de Felspalli caaiL's au lianard. 

Ijf parall^lipipèdo nlilitgusnf^tc qui roprésonle la mn- 
léuulu iiilL'^i'anli; du Fi-lxiialb. enl irn';iriiti«r. L'iiicU- 
iiaÎHOii doses pnn» le» unit sur les autres, est de lAo", 
m* 3[/et 90" {fiff. 34, pLÂ). ^m 

La peaantQur ttpécifîqtm d(; celle pierre varie Ao «•'iS^I 
à^70. LeFeUpalb ala réfraction double, miiselleest 
dilBcile à observer. Il eut plioapbort^cenl par frotte 
ment. 

Tels Boni les caractères et le.^ principales propn'éU 
commune!) aux nombreu.vesrariél^3 de celle j>ierre. Le 
iii>iiIm miiièraux avec Iesr|ii«'1;i mi poiirroit U confondi 
on premier nsprtii , sont . i', la (lialloire verie . tpii 
sL-iiiItle n,«£eK »u l''elj>palh verlpnnia ce dernier est beau 
coup plus dur que la diiillage. a", L» Iriphane, qui rei- 
aeinblo litaucoup au Folspatll adulairc ; mais il en diï 
fcre, parce quu tonltales (incrâdcsa IVirniP pnmilive,qi 
est un prinne i-bombuïdal, «ont ^-ftalemciit brilianlt'j 



^Mm. — Ce mol vouJioU dire ifath d'i ci^mpj. CcIIq M^rilfic^lliia 
ib':<y«nt aucun rapport utcc i« giu^mrui de celte pierre. Il r»i «ki- 
d«ul quv ton uoin déilvc^ piii cortuptlon du tr.oXttttffiMn fihpath , 
<[ui , tohIuhI dlr» tpalfi dtt rocht* , Indique l« vrai fù»en)cal dv M 
mlDéml. Nous lut tcttitui'n* ton pmui' 1 mini put cctlr t^lioUiCl 
•nr-1oiil pArTc ijn'll cit tnoln» <iuT a ^ii>[i'.>i<c(i. 



FELSPATH. 557 

d'ailleurs il se déliJe au rhiilameaii . y devient pulvé- 
rulent el o|>sque avant de n'y fondre. — Les NUlrca 
pierre» qui rf«enil>l«fnl un peu au Fdspatti , offrent dta 
àiHérence» trop itiséca à «aisir pour que noua les indi- 
quions ici. 

Quoique l'analvw du Pelspiilh ait ^l^ faite trè»-»ou- 
vent , qu elle ait été faite par Isa cbimisles les plus exatïts , 
on ne {leul pis dire que Is composition de ce minénil 
•oit i'ncni'e tiifti connue, titnt It» n^sullntit île cv» «nalyncs 
drfTêrent entr'cux. Il paroit que celle pierre coiilïent ea 
général o,G5 de tiike , o,i5 il'alumiue, o.oa k o,o5 de 
cliaux, quclfrsvarièléscidul^iîrc ri vertt^ renfermenl o,in 
de f>ola9«(^, tandii qu<^ lu Tnriélè nommée pÂtunt:à , n'en 
contient pas. Telle» sont au moins les uonwquencesque 
l'on peut tirer des atiMÏyms que M- Vauquelin a faites 
dequclqueii felspAtlis. 

I. Fbmfatm cohksx '. Non» ran^pou» sous cette dé- V«ïUlfi. 
nominiilion , toutes \eà variétés an I''d>pal}i opaques oa 
seulemcut IrailHluddes, qui aonl fjrtiiM, rouges , incar- 
nai* , brunes ou noin-e. La foriue ^nvrale des cristaux 
nombreux et v«riôs du FrlsjMlh est un pi-ismeoI)liqu« 
à pnas inégaux . dont le nombre varie depuis qnntro 
jusqu'à dix. Ces priâmes nom terminés par des sorumels 
couijioeéi" ortlinHiiemeat de deux grandes fnces culmi- 
nantes et do phisieurs petites facettes qui semblent ne 
«iiivre aucune syuiétrio dans leur arrangement. Cello 
diaposilion «hI une suiLo de l'irrégularité et de l'oblt- 
quilé du parallêlJ)iipèdc prîntilif. Il en rcHuUc que les 
formes du ï'ulsjMilh sont trêA-diUicilea à saisir et k dù- 
crire. Cette difUculté augmente souvent par l'accrois- 
sèment considérable que prennent ccctnintH faces aux 
dépens desaulrcs, el par l'hémitropie que présentent 
fréquemment plusieurs de ses variéléa. D'ailleurs, les 
faces des cristaux de Febpatti sont auez nettes, les 



* CtmiiiiT fiidâfûth , U fcldspaili ccmami). £aaen. 



• 558 PIERHES DURES, 

ar^tea vive» , cl les crîslaux , qiioic|Uc peu rolnminwt , 
■ont rHiTtnml pliin pelits qn'une iàve. 

Nou» choisirons roiii me exeiiiplos, parmi les forinv* 
du Fclspalii , tfs vanélén suivanlcs ; 

p»tw«iB «wTâni» t.pl-^.fig.35). C'cslunpmmeohliqu» 
à quatre pan^. 

PiurAia QtTiitiLinïofMAl. (pt.^.jSg. J6). C'ol UD prinrac a 
dix pans, six granda et quatre [inéaircK , lermîjié 
cliaqiie calé pwr dtux Urgfe'A fkcL-a ciiliuinante*. CetI 
vuriéié «e trouve en crislaoïc iransluridea dans les Gaii 
rcsdtrs roches de granité, de gneisse,ëtc. £lIee»lacco 
pagnée de quartz, d'aiiiiarite , d'axtnile j ilo clui 
carbonnléc, de fer oxidulé ( AlLcmont ), Ecc. Les cri 
luux sont ordinairement accolés deux ia deux |>ar Ittu. 
pans hexagones. On les avoît uoinmés tckorh biancê. 

Psuitra tnndciMU {pt. 4. fig. 3y ). C'eBt tm prisme ï 
piuis, terinijié de chaque côlé par nn sommiM à ci 
facettes dr.Hposèe3 sans symétrie. 
CiMtmmt. Le Febpalh commun gris se iroove dans la plupi 
des granilt-fl ; le roii^t'-de-briquc fait une des iiarlies 
conittilimnlesde certaines niéntlesDtdn granité dit oriirn^^ 
tal. L'incJirnat s'esl troi.vé en crislaux d'une neilelé ^H 
d'une groHiieur reniiirquable dans les filons ou dan» Im^^ 
cavités des granité» de Baveno , piè» le lac Majeur. Lv 
noir cvsl le plus rare, et sa couleur se détruit «u fi^ii. 
Saussui'e l'a observé parmi les dî'bria des couches di 
Breven , diins la vuUév de Chamouuy. 

9. Trupath AnvLAinn *. Cetle Tarîélé est Iimpi 
erec des reUels blanchâtres , bleuâtres ou verd&tres. 

On l'n trouvée en cristaux volmuineitx cl hév-n 
danii les fissures des rocl]« de gneisse el de niidt-acbiïte. 



sd^l 

I 



Pltire de l.aue. AcMi-Dj: - liJiX. — <Eil de ppiimn, — OfMie 
aqnemc. — Quclquclol* , msl» Inipr-iprcniciH, ^laiiil. — Adutolie 
vient A'aduJa ^ qn) cit le s\asn l.ilJii d'asa dei (uniiLltit qui di 
le p«iHg« da 6aJat-Cothartl. 



•* rzLSPATii. 35g 

cmtaiis Hont accoinpognéa de qiiarlx , d« Inica , de 
(oiirnialine, ËCc. Ils présenlenl souvent des liûinido- 
pies trî'a-distûiulca , qui produiueul un cllct asavA tlii- 
giilier 4LirIe« plaque» poliea <jue l'on en extrait. 

Cval au Siiiiit-Golhiird que M. Pini a di'cauvcrt 
1 Adula ire. Les niontiigtKrfi de» enviroua de Gieivjblc, 
celles qui avoinînt^wl le Mon(-Bl»tic, renfenueiit aussi 
celle viiriélé âc rdâpalh : mai»»ea ciislaux sonll>eaii- 
coup plud peiiis et moins trauspureiis que ceux du 
Saint-GoClinrd. 

Il paroit que la pierre itommûc œil de poisto'» , et 
trouvée par M. Docluu dans la montagne Noire-, «n. 

inguedoc , apparlieiiL à l'Adulaiie. Sun j:;isM.'meiit est 
îK renmrquiiLile. Ce niinÎTalogisto dïl qu'olle est rtn- 
lermée dans un pouddingue à ciment calcaire, com- 
posé de quartz, d'agate, do jaspe, d'argile ocbreun:, et 
que cepouddinguu r'Çjifcrme ntt-ino dtaosseniena d'.iui- 
laux. 

Lia pierre nommée vulgairement œil de foia^on , 
pierre de iune , et argentine par les lapidaires , et qui se 
rapporta à celte variété de ]'Vt.>ipallb , vient âc l'Orient , 
«t plus particulière uienl de l'Arabie et de la Perse. 

3. VMi.i9M.tK oFALiK. Haûy. ' Celte pieiTe est une des 
~plu« remarquables par l'éclat des couleurs qu'elle ren- 
Toie et quisiemblent partir de son intérieur. Ces cou- 
leurs sont le bleu , le v«rt , le janne , \v rouge de crivre , 
le gris, le brun satiné, et toutes les nuances inlermé^ 
diaires; niais ces couk-urs ne 8uut uppart'utcs qnê lors~ 
qu'on regarde la pierre sous un certain iour; elle a d'ail- 
^— leurs tous les caractères du Feispalh. 
^V On l'a d'abord trouvé en fragmens roulés dars Itlo 
^^Hc Sainl-Pnul, prt-s la eôle de Iiabrador. On l'n re- 
^Konnu depuis dnus les griiiules des environs de Fé- 
^HpraUourg-, à MemmeUgrnnd en Boliéme ; pi-ia de 

I ' ViJgqinmint pierre 6e Lubtailor. ^ Latradaritiia ^ b pluric 

! de Labrador, BitocH. — Laskaocrite. VkiauIth. 



S6a PIERRES DURES. 

Halte on &ue, Btc. M. Palrin ptriiMt que celle pit 

doit sps coulcui» à rinOucncc dil gRï! Hy'lrogi'ne dl 

terrc'A murécBgeusea j tl'oi'i ou l'a presque loujours 

Liée. 

Le "Felspalh opalin taillé est ljrè«-rec(iercl»é clt^lapi^ 
du ires. 

4. l'BLiFA'ra TCTT. JT^Sr. ' Il esl vert pomme, el 
ct'KÏIItfurîi tous les cDradèies di] Felspntli. 

On a troové celle jolie ranclé dîins une colline de Ia_ 
>aBeo rien lait! àes monts Ou rais, prè^ de la fortereMe ' 
[Troiluk , à 70 lieiicrs d'£kal«riuebourg ; c'ert le «eullie 
toû oHl lait encore vue. 

5. "FKLiVAtn AvAXTiruNi. Iljt'ùr. Ïjk9 coulcurj de 
''eisf.alli sont variables; niaise* qui le cnraclérUc, 

[flonl dias pailIclU'» brillutites eui-Tiri fond incarnai, 
^un tond brun jatmâtrc, ou sur un fond verl. On Iroar^ 
'.ce di.Tnier dans le mcaicginsem&nl el dans le même lie 
iqiiH te Felepiilli forl. Le Felspalb avanliirine , qui 

d'un brunjnuuùlre, a élé trouvé jmr Rotume dans un^ 

llv d(r la mur Blunche, pj-ès d'ArcIiaugel- 

<i. Pst-iPATu «Lzr. Haut. * Ce Felspath m une 
turu compacU'ct si puu laiaclleuee, qu'un ne jHJut a'aa- 
iCtii'cr, pai* l'incidence de ses Isiuivs l'une lur Taulre, 
[e'il apparlieni récliuraont à l'eApèce du Fclapalli, Il 
aussi luoind fusible que les auU-cji van'éléa , el &e chanj 
tu chalumeau, plutôt eu uns friUe qu'en un glubul 
1 d'émait. 

Ses couloura ordiaairea sont le bien de ciel el ]o bit 
pâle. 

On n'a encore trouvé ce Feispald que près de 



' C'ut nifil-à-propiii, comntn \'ohv>ry%iotl bien M. pHUiD , qu'<l 
A nommé ce fcltpalli pitire dei Ama\oit<j. L'cirrar virât Am De 
cLn pkrra des Aduiiaodcs Ut Dite cape» de jade d'uii ii^il fotici 
[pKjqiM opaipic. 

• ' Loi varlvid blmci do fclipiilh compacta ( dUhur ftitfatt 



giaoli en Sljrie ' ; il fait parti>° d'une roche compotétr dt] 
[ quarla et de mica , ou jïlulôt de laïc. 

7. FzLWATB PiTciTrfi '. Nous tlonnona ce nom au 

f'^eUpalh en massr informe et à cassure lamellaire. C'est 

ipliilàt im« roche composée d'une grande quanlilé de 

Teispatb et d'un peu de quartz , (|u'une pierre homo- 

|èn«. Sa couleur orditmire est le blanc sal«^. 

Ceil ce Fe]»pHll] qui est employé aous le nom de 
tpatAj de caillou ou de pètuntzé daus la compoilion 
ie la porcelaine. Il y entre comnn? fondttnt daijit la 
[proporliou de quinze à vingt pour cont. 

Il est employé seul pour Uotiiier lu couverte v\x 
l'éraail. Ou trouvera à l'arlicle de l'Hrj^ile , quekj uf» dé- 
aiJs aur la rabricnlion de la porcelaine. Ce Folspiilh cet 
Kidemment le pélunl;;» des Cliiiioid. 

On le trouve en filouf! , mai» plii» ordinnirenn-nt en 
Boiiclie», et c'est aîii.!ii qu'est licuc^ celui qui est exploita 
lux euvirona de LifniogUB pour .Ifs mauafnclurcs de 
porcelaine de Paris et de presque loute la Fraiicc, Oo 
Ml trouve encore dans d'autres lîmix, mais nolaninitnt 
lux environs d'Alençon, Héaomin" et Giietlard onl re- 
larqué que «a pomsJère uroît un petit goût anlin ^ 
bonime celle du pétuntzé de ta Chine. J^Kc^ à lu pu- 
isse que renferment quelques Fdapalhs, qu'il /««laUri- 
iuer cette propriété? 

liO FelspatJi paroit ne s'être formé que dans le» teiv Gitnmtnt 
feinn de cnAtnIlisation . dan* ceux qiîe l'on nomme pri- e*""» ■ 
milifs. Il entre comnjc parlie esHinlmlle dans lu com- 
position des granités . des aiénilus, des porphyres , des 
rocliea dites firunttein , Vie. , et accidcntcllcmt^itl dans 
colle de que)qne-»auti«2t rocheaqui forment \es tei-n-in* 
primitifa. Il y est alors en cristaux ou en fn^meni 
.irréguliers. On le trouve aussi eu cristaux réguliers 



[• • 11 n'en «Icut point de CdiiuUiie, comme on l'a dtfc 



56a PIBBRE9 DUR F. s. 

dans tes fanires on dans le^t atilie» cavités dei filons, 
foilitc qu(?lqiierujs aussi de* Glonit à lui seul. Le l'elspal 
qui ne [roiive en veines oii en cnuc-hes mincca dans I* 
roclies de gtieJii»», dans tes grumtein , dans les mks 
«c)u«lcs, &c. prend itntiv^nL un aspect grenu qui 
l'endroit niéconnoissnhle si on ne recouroil aux carat 
tèrâ5 tiré» de la durcLé , delà fiisibililé , ficc. 

Le FelspaLh ne fonue jamaiii à lui seul des tnoDiv 
gacii etilièreSk et il est même douteux qu'il ae (rouve ei 
couche» propiement dilea. Celui que l'on a cru renmt 
qiterninai, est ptcsqiir; toujours une roche compos' 
de l'elspalli el d'un peu de quartz , car celle pierre cl , 
mica accompagneut oïdiaai rement leFeIspalb. 

Quoique le Feispalh soil fort rare dan» les (erreîi 
de «cdinii-ns , it s'y renconlie cependant quelquefois 
; "SA. Jîrochant a vu du Felupatli en polils crîslaux dar 
une |iicri-e culcacre compacle évicltiniment slratiliée, ai 
col du Boo-Houime , près de Cbamouny , dans le 
Alpes de ïn Savoie '. 

Le Feljtpalh se Toil aussi dans b&oucoiip de produit 
des volcans ; it donne »uyi Uves dans leitqueJles il 
l~tronTef l'nppnrence granitique ou porphyrilique. 

Le JFeUpalli est une des pierres qui m décompowiif 

tiialurellemenl avec \c. plus de facililé , et dont la dècouf 

'position soit la jiluti évidente. Il se rê<1uit en nue mit- 

lière bttmclie , pulvérulenle , qui peut se pèlrir avc 

l'eauj et qui présente alors la plupart àe» cnraclères ai 

gîlriix. Celle espèce d'ar^ifo, que l'on nomme kaolin , ■ 

que nous décrirons sous ce nom , est ia baM- de la poi 

[eelaine dure. Elfe diffère esM>nliellËmettt du Felspalb 

non-seulement par sa cotiGistance , mais uussi par soi 

înfusiliilitt^. Le knolin conserve souvent la texture di 

Fehpath ; on y retrouve ni^me celte pierre dan» tous le 



_ -* U BieMmbleqneceUepi«rr« calaiircpet)t«lrer4!ga(il«ecuaiiiii 
' pnmltivc on (le transition , c'cEt-.Vdlrc d'un* époqtii abUrlruc 
1 BUtUi.c« dci eçtfs DigiUil^l. 



ANTIAL0O8ITE. 3G5 

^grés de décompoaiiion. Celle oWrvniion ne Iaî^so 
^unin dotite oor U iramrurmalion du FeUpaih en 
lolin. 

Le FelniMlh cotnmii nique aax roches danN leaqiiellej 
enlpp, sa tendance r la ctéconiposilJoii. On doit ré- 
torquer que Ifs jinrplivrrfl sont pivsqi.c roujotira dc- 
Icomposca à leur surface , et on doit observer aussi qcio 
kaolirt nVsl pas le résiillat de la déconi position d'iirto 
Merro iiniqucmcnl conipnnée de rolspalli . mais d'une 
?cl)e qui renferninit une ^raiid» qiiaiililé du quartz > 
[ne l'on relrouve encore dans le kaolin bru!. 

Le Felspnlli est quelquiifoie maRiiélique el m^me «- 
lantaite. M, Ingvcrsen a trouvé ^ii ll'<rlx, prèti dps ri- 
res du Barenbcrg , au couclinnt du' Schirke , des gr^niles 
lont le Fulapalli rongcâlre pr^Bt'ntoit des pÀlcs tnagné- 
b'ques, loi'aqu'aprè» l'avoir réduit ei) pelila fraj^mt-ns, on 
I fRisoil (loi 1er sur l'eau. (G^-tjrr. Bull, des Se. n" 7.) 

l4' Jisr. ANOALOU'SITB. DKLuxéTH. ' 

Cette pierre a la cassure longitudinale Unielleuse, cineiltti»| 

la cassure transversale un peu écaillcuse. Lci éclian- 

tillons que l'on en a rua n'ont aucun éclat ; ils sont 

l'une teinte roujieàlre sale ou violellâ , et à peine lran»> 

icidos. L'Andalousile eut d'une durelé pre^qu'égAle à 

elle du corindon , et elle est absolument infiisible. 

[13 deux caraclères l'éloigncnt beaucoup du fulspath , 

luquel ou Ti* cnn][);ii'cc j niai^ ca «Irui^Iure et Ma com» 

mUoq l'en rnpprochent , et M, Haiiy soupçunne 

i^me, d'après l'inspection de quelques t-cJmnlilionii, 

lu'elle appartient à Cbtle «iipèco. Sa pr»anlc!U[' .tpéctBquû 

de 3,i6S, eat plus forte dans le rapport de 6 à 5. 

»M. Vauqueitu, qui vient d'«naly»er cette pifirre , y a 
ouvé environ o,5ï d'alumine, 0,38 de silice, 0,02 de 
r,eio,o8de polasue. 



564 riERAES DURES. 

Ij&i écJuuLillonb d'AntlaJousilu codilus, ne présenteal 
«ucune forme nellemeni déterminée; ils sciiil tle 
[CiMMiMt. groeaeiir d'unaeiirau plus. Celte pieri-e apparlient «u 
terreias primitiCi. M. de BournoD l'a découverte d«i 
vn filon de feUpalh qui traverse des roclierK ^runiiM 
qiiea d,ins le Forez. — Oit fn a Irotivé aiu^i Jaa» 
royaume de CaHlille en Eapa^ne, daiu des roches g ru 
nttiques micacées '. — £ti Bavièru, daua la ULoniagt 
de SUnz«n. 

iS« SsP. AMFHIBÈNE. Sydr. » 

■racUra*. L'AnipniGÈNn ne ti'esl encore oU'ert que sous II 

forme de crisUus globuleux à vingi-qnalre facelte» Ira 
pé/.oïdalea, lisses , et non psu slrieËs comme cetW àt 
grenals de même forme j il est d'ailleurs iiifusibleal 
ciicilumeuu , Uudii> i|ii£ le grenat eL i'aDalcime Irapézoïsj 
4ale se fondent (aciUmeut. 

Ce» deux caraclèi-ea extérîeiirj* anflîseitt prfW|ne lon^ 
jours pour faire dislingiier l'AmpIiî^êcedes nulrespier- 
xeo, mal* ils fioutimunïtian» pour eu faire couuoilre 
nalui'e et les propriéléa. 

Li'Aïuphigéiie est ordinairement d'un blanc *alï 
demi-lransparejit ; aa cassure eat rnbotcuwou oiidnléej 
mais en opérant uvec lesoîn iiécoMuiro, on arrive, pi 
ta division mécanique , à l'une du ses deux loriuea priJ 
mïlivcs, le cube ou le dodécaèdre rliombuïdaL C'eut ceti 
double origine qui a fait donner à celle pierre le ne 
d'^mphigina. On obtient cependant plos fàcileoiBl 
le cube. On remarrjue quclqurfoix aur Ica cristaux des 
f^lni'es parallèlcâ à la petite diagonale dca tra péisoïdejt. 

L'Aïupbifjène eat p«n dur, il raye à peine ie verra ; 



* Noua avutwLtiMC A ccUt pterve ina mitavnk nom d'Andnloiutlv , 
qal ett presque iiiïigulliaDt , paicc «iul-u le cliaiigcant pour celui i 
felipalb ou de corindon, Dotu la lappcicriojit qac variait de l'ui 
do iCi deox ci[}àces. 

* Zeuiit, la LeuciTE. Srocb. — Crcnat blaoc d« pltukti 
Bluéiftlus'*!**' 



VatièUi.O 



1 M p n T c P. ?r E . 865 

M i-êfntction esl eimiile , et aa [WMnienr «pccifiq»» , 

1,4 fi**- 

MM. Klnpmlli et Vauquolin ont analysé presqiiVn 
m^ine leuips l'AniphiKèiie, el celle pierre «t tii)« *l8 
rcelle* dnii-i Ic8f|iiftles on a reconnu pour la première 
fois h présence do |a |joliuui«. 

JïU« ttH composée dp «lice, 0,56^ d'alumine, o.ao; 
ie chaux , o,o?.; dt- polawp, o,ao. 
Il 1^9 criaiHiix d'AmpIiigène «lut ordinairement fort 
vgulipc» cl à facit-llen Irès-iieltus. Quelquefois cepenilnnt 
[Itriirs augks aonL arrondia. Leur couleur varie du blanc 
ïpaqu© au gri» irunspiirent ; M. de- Ui-eislak dit en avoir 
ni de routes. Quelquefuia aussi ils uont salis pardca 
porlion» de la picrri; (jiii les reuferme. 
Le« Ampliigènes so Irniivent oïdinairc-inent pnrmi r.i»i>inDRwl 
produijadsB volcans; i]s «ont lantô* dans clca lavea 
loma compactes «t dunra, et alni-.i ifs rnnsni-vttnt Ji'ur 
Ftraneparvnce el Icnr .hiIkIiIc ; lanlôf linm des laves po- 
f*tii»es et scoriiiéus , et alors ils sont blanc», opatjtie», 
friablca , el sembleni avoir été lués. S'aiilrps snnt en 

Scruta ux nelH, miiiï alongt^M dans le sens du couratH du 
iRVe qui les renferme. ( Ensisr-MK. ) On a remanpié 
que lea gros crfalaiix d'Aniphigène ne s» Ironventquo 
, dans le» lave» anciennes , aur-lout dans celles qui sont en 
grandes maasea , et qui seraLlent n'avoir ]>reMiue |)oin* 
BOulé, mai» ètne real^es long-lemp» dans un élal de 
liquidité. Le» luvea modernea et ccUca qui sont- sorties 
lu volcan avec rapidité, ne reiifermeni que des petits 
lan'slatix Je celle pierre , ou même n'en renferment 
]ini du tout. ( BxMtst^K, — hioF. DM litcH. ) Les ba~ 
t\ln conlîennent aussi beaucoup d'Arapbigènes, qui 
)c» rendent alorii din-s el vitreux. 

On troure an^sl les Amphigùiies dans les rocliespri- 
nitives, mais plus rareinenl. M. Leiièvre en a o!>»ervé 
dans une roctm granitique des Pyrénées, près Gavur- 
tiie, etDoloniîcn dit en avoir vu dnns la gangue d'une 
mine d'or du Mexique. 



Zj*«i 



S6<5 ' picKR£S Dunr. S. 

On a rtffLràé pendant longlamp» les Amphigèncfl 
comme tlea grenata d^troEoréa par les vapetira acide» 
des volcAiis ; m«iH les canctèrtrs «jiie nous venons de 
dnnner de celte pierre sufifisent pour prouver combien 
elle diffôrt; des gn-imla. 

Lh préfitruce dt-s Auipbtgènes, dans les luve», a été, 
pour les minéraloipsres, l'objel de nombi-euMs disca»- 
;iiona3ur l'orinirie d«? cescrislaox. 

V-esL uns , el Dolomieu éloil de ce nombre» croient 
<]ue ha Amphii|;i-ut» existaient déjà dana lec pierres qui 
enl formé 1^ laves ; ils lupposenl que ers criatiiux ont 
«té enlr«inéfl par le» Uve*, qui n'ont pu les altérer ,- 
p«rce qu'il» sunl ïnfuiibles. 

MM. S;ilmon et Liéo(»old de Bue h pensent au con-* 
traire que le* Amphigcnes se «ont forint dans les lave» 
lor5i|u'eUos éloient à réial Oc liquidité; ils fondent leur 
opinion sur re&pèce d'empâtement qui existe entre la 
lare et certains Aiiipiii^cnes, et aur lu prt'Bcnrt- do la 
lave et même du pyroxène dunsl'iiiléi-ieur de la pierre. 

Cette question tenant à celle de la formation dee cris- 
taux que l'on Irourc dans les Uvirs , noiio la trsîleroni 
•a^'<e«; plusdc développement en parUnl des volcans et 
de leurs produits. 

On ne trouve {Us des Ampbigène« dans Ions les vol- 
cans- 

[|.i mnt trèa-abondans dans cen^ d'Ilnlie, et notam- 
ment dans les environs de Niples, sur le chemin d« 
Rnme i FrascKli; pi-ôs d'Albano, dans une roclie vol- 
canique composé» de mica noir; — en Islande; — . en 
BobJme, dans les basaltrà ; — sur les bords du Rhin. 

On n'en a irouvô aucuu dans les volcans éltsinla d* . 
la France. 




LA X U M TF-. 

* i6* Bar. LAZnLlTB. Haut. * 

vuigairemtnr Lapîs-Lazulî. 

Le Laxulite ne reconnoît aisément à sa couleurd'un 
blcii d'azur; certc coulçur pai-oiL nn^me cMseiiliflic au 

»l^Kt]li(e , puisqu'il In oonaerve i^ une asseis haulu lum- 
j^MÎralure. il rat opaque, «a icxlui-e est compacte, ea cr«- 
ftiire eaï ordinairenn;nl grenue . à pelîts graiu» , et <]iiel- 
quefoia iiii peu UmclltMiBe. Il est assez dur pour rayer 
Je verre, mais il nctincèlo qne difficilcmciil sous le 
choc du briquet. Ou le distingue des niinerBÎs azurés 
de cnivi-e , en ce qu'il ne devient pas noir par 
1 action du feu, qu'il ne colore pu» rnnimoniaquc en 
bleu f Eu. Nuus diviserons celle espèce eu deux aoua- 
eipèces. 

l" SOl/a-RSF. TjAKULITB OUTRKMEfi. 

IjORsçu'jLeal pur, il est d'un Iilcu d'azur Irès-écIalanL 
H donne au chnlumeau un (■mail ^lis ou blanc. Il e&t 
décoloré par les acides minûii-aux, cl forme avec eiixuno 

livscliiinistcs ont donné successivement des analyses 
ircâ-didVrtrrilM ttu Lazulile oulrrnier ■. I.a phi» récente 
est cell(> de MM. Clément et Dusormes , qui ont tronvê 
«Uils celte pierre o,54 de sîlico , 0,33 d'aluiuine , o,oS 
'àe soufre , et 0.33 do soude. Ils regardent ces principes 
Omme cAaetilieU, et considèrent comme principes ac- 
cessoires les o,03/| de cliaiix et le^ o^oiS de fer qu'iU y 
ont quelquefois irouvés. 11 nisulle de celle analyse , que 
rOirIremer n'est coloré par aucune substance méUiI- 
lîqiie , et qu'il renferme une proportion de soude lrè»> 
remarquable ^. 



C<rMl«ri»< 



* Laiurittin , ht (>i«iie il'Aiur. BkocH. .^ La\aras orUnUltJ. 
ttVK.-CMSl. 

^ L« Lsiittlte coBlie&tt d'aprèi M. Klaprotb : Hliee, e,46 ; ala- 

nlae, 0,1^ ; carbgn»tc do chaitit , o,«t ; iulfétu de cliaax, rovliaa 

yl^7 > oxid* ^ fer 1 Cfil ; chu , o,va. 

' MM. Cifineiil ft i:>c*o/n)«t oQt tronvi daa> la Imo ^u'ib 




ses 



pieh'res durïs. 



La pBsaiileur spécifique du Lazulîic est de ^,764] 

3,94- 
Ohttatat. On ne connoît \>n& encore de T£'ril»l;le« cristaux du 
IjBzuIitc oiilremer '. C'etle pierre ac iroiive toujours 
maMes nmorphca peu roluminenseSj qui font partie 
diilèrenteii rochea priœitivea, et uolaminent de» gm- 
nitea. LesécliantilloiiB que l'on counoît août accovo] 
gnéa de frliipalh , de pétrosilex , de fer snifuré , de 
na(,dc chaux carboiiatée; mais il paioil qu'on trouva 
plua ordinnirement le Lazulile en morceaux épnrs 
roulûa. Tel est celui âeo bords du lac Hnykal en Sibé- 
rie. Le plus lje»n vient de la Chine , de la Perse, 
princtpalentpnl de la Gninde-Biir.harle. On en Iromi 
eu Rjorceaux ipars el impurs pré» d'ilraeron en Armi 
nie. (TornxsrtiiiT.] ' 
Visge. Le Lazutile outremer est nnsczdttr et assez compacte 

pour recevoir un poli brillant. Son beau bluu est trd' 
Teiaé de Teines et ui«rf|ué de potnU de «ulfure jaui 
ide fer> qui ressemblent à des paillettes d'or ; aussi ceti 
pierre est-elle trèa-iechercbte pour rornementdes iiici 
îles précieux. Mais son princip.1l uiui^e est du fournir I 
belle couleur bleue nommée outremer , qui s'emplotl 
rfarilemeut à l'huile , et qui a le ^raiid avaulage de 
«p.!» changer par le temps. Avant de préparer l'oul 
■)ncr > on essaya le Lai^lite en le fôUAunl chauffer el ei 
)e plongeant tout rouge daiu le vinaigre. S'il n'éproui 
•uciiue altération dans «a couleur pur une cbnlvur an 
iérée , il est regardé comme bon. Alors on le fait en* 

nomment Mlict! , ijucrlquc) L'amctcrc* quic uc [Jiùciilc pm aidjnnlrc^^^ 
tncnt In liticc pnrc. Dyne» outre d.in.i le jèiitiltiit ilc leur «nnlrt^H 



une parte àc prca de o,€>&. On ne sait point eiicai« â goo) peut et, 
du« lu cuulcMir brillante ri iiilinJc du l^iitolitc. 

' On citf [Journal dtJ MUtt, a* itso) nii ciUmI dodi£ii«di 
t>ioinboidjil I mail ce aliUi ilaiit opaque et milanpû d« prrlte et 
chiiiuc curlJoiiatte , rlea ne ptouve qu'il uppatiicaae liclieiacat 
l-iluUlr, 

' Ne tcioli-cc pa* plutôt !« minetal de cDtvre, nommi thIk^I 
nrnl pitrrt A'ArminU? 



ï 



t.AZULITE. 569 

core rougir et re£i-oîdJr plusiuurs fuîs par immei-sioii 
clan» le vinaigre , ce qui Ib rend pltia facïte à pulvé- 
riser, et on I« rt'dnil en uno poudre extrêmement fine. 
On fait avec de la résine , de lu cire , cto l'ituile de lîu. 
cuite , nne pjle dana laquelle on incorpore Ja poudre 
de Lasculile. On met cette pâle dans nn litige , et nn la 
p/'Int dnns de IV-an chaude, qui ne colore en lileu par 
la aiispendion de la pondre de Lai;ulJlc. Celte poudre 
te dépose pnr le repo» , et donne le bleu d'outremer. 
IjA première eun, ordinairement sale, est jel^e ; la se- 
^conde ean donne rontiemer do première qnatité. A 

leauro tjue le lavage approclie de sa fin , la poudre 
*<jui se précipite est d'un lileu moins intense , el Toulrt?- 
mer d'une qunlilé irèA-infèrienre k celle des premiers 
(lépflla. MM. Cl«ment et Uesormes ont lire de la com- 
|)o«ilion de la pierre , la lliéorie de cette opération sin- 
gtilière; ils la nonsidèrent comme un earonnage. L'eau , 
en ae combinant avec la soude du Lazutite , entraîna 
Êtcilemeot l'outremer , tandis qoe le mastic qui enve- 

>ppe la pile, retient les parricolea arides de la gangue 
ixquelle» i) adhère plus fortement qu'aux parties sa- 

>niteDMS et glixsanlea de Toutremer. 

i* 9aas-%3P. L-jLZUIilTK D* JCr.APJtOTU '. 

P Cette sous-espèce est d'un bleu raoïna éclatant; Ctnaiirr*. 

le a une cnssui* ou grenue ou lamelleuse, et paroît 
losceplibla de cristalliser. Le» cristatix qu'elle pré- 
mte ooiil des pi-itimcs à quatre ou k six pans : ils sont 
irpaques ot engagés dans une gaugue de quarts!. Ce La- 
llïtecst infusible au chalumeau, il y devient d'un gria 
tlair. M. Kluprolli n'y a trouvé que de la silice , de l'a- 
lumine et de l'o^ide de fer. Sa couleur n'est point atta- 
quable par les alkalis purs , ce qui prouve quû ce n'cat 
>inl un prUssiale de fer. 
Les échantillons encore très - rares de celte pierre » ï-''»' 



La\u.Uth^ le LunlitliB. Bitoc». 



S^O Pir. liRE$ DURES. 

Tiennent de Vorau en Autriche ; ils font }iartie d'tulj 

JUoii miuc« composé de quarU et de mica blanc. 

? ij' Esf. NATHOLITE. JTi^fBorw. 

c*rtciiiei. Tous ]eȎchaalillonst:onnuii de celte pierre ont 
lextnre fibreHae et r«j-onnée ; leur* tibies sont Irè» 
fines, (rès-aerréea, et d'tin jaune brunâtre salr , tirai 
un pL-u sur la Luuleur de i'r>livc. On y remarque d^ 
Cartes pAruUèleB el ondulées de diverses nuances. Eilfl 
rajenl â peine le verre. L'autîoii du tlulunieiiu lesréduij 
fiiiiénient et sans bouiltonnemenl en un verre blant 
La pesanti^ur &]»c'ciGque du Nalrulilu e»l de 2.i6. 
minéral ne fait aucune elFi^rveaceoce dans l'acide n4 
I trique, mais «'y réduit en deux nu troi» heure» en ui 
^elée USSË8 épiiisse. M. Klaprolh a retiré du Nalrolil 
Oj48 de silice, 0,24 d'alumine, 0,16 de soude, o,t 
d'eau, et nn peu d'oxtde de Ibr. 

On n'a encore trouvé cette pierre qu'à Roegiiu, pr 
du lac d(! Constance. Elle remplit les cavités d'une r( 
amygdatoïdeà huss de cornêenne. 
Annttmlont. Elle ;) qtiriques rBpj)Ofls de texture et de gi««emei 
nvec la niésolypc , luaia elle en diffère f«r na com] 
lion, la lué.'.otype eonlenant de la chaux et n'ayant poiaf 
encore ufTerl de scude aux recherches den chiniixle». 

iH' Es p. MÊ.SOTYPE. UmUt. ' 

OracUMi, liA réunion de quelques propriéléti assez rcmarqui 
blés sert à caraelériscr la Mésotype. 

C'est une pierre peu dure , qui raye à peine le ve 
qui ae fond au ch«iUmieau avec un bouillonncmct 
li-ès-viFet une aorte de pliospimrescence. Réduite 
poudre et jelée ainsi dans l'acide nitrique , elle »e 



• ZéoLiTKH. Waic. Royik-Di-LiSLT., DttAutTH. — Zé« 
liUie fariacuic i (culilhc fibreaic , aûolilhc layatuiic. Smoch. 

On a uoinmi iMiihi natrit , lu itllbltv ; — {iaiitke éurt , t'ai 
cime;— \iclUhicuhi^in,Ui:\ih\>HM\ — \iolhltthln,t, le Ia*ulll« 
— lioLtht iu Cap , t;i [irebiiHc ; — i4oliiU du Brijgaw , un oxiii 
de Uac criitaillié ; — \iotitiit tffiqntctaie, la lâQuoDlIc. 



HIKSOT YPB. 57? 

lut , «a bout de quelque» heiireii , en une gfi\&* qui a 
MftL'z de consislanci' ; enfin file est életlrifjtie par ch«lfur. 
Les Mésolypes ont généralemcuL la texture r&di*^ ; 
leurs msaae», souvent peu volumineuse», »ont corupi>- 
fipfis de faisceaux de prismes aciculiiirea , qui divergent 
d'un centre commun. E\ïes oui un éclat aautz vir, m*?eiie 
un peu nacré. La cassure longitudinale de ces masses «ai 
quelquefois un peu lainelleuse , mai» leur caiwui-c trans- 
versale est toujouia TÎIreiisf. La forme primitive des 
crjtil.-tux prismatique» qui les composent , est un prinme 
droit à base carrée. 

■ IjM couleur la plus f;én4ralc de la Mésolypeest le blanc 
narré ou le blanc lailenx. 

La pesanteur sjiécifiqiie delà Mésolype ^gale a.oBl. 
Nou* avonsdil que cellepitrre éloil électrique par la cha- 
leur-, elle présente, comme luulcs lespierresqui jouissent 
de celte jïrojiriL'lC' , réleclrictlé vîlr^-e à un .noicnurl du 
prisme, c'iml à celui qui eit ordinairement libre, et l'élec- 
icité résineuse it celui qui ot eiigiigé duus la gunpue. 
La Mmolype, suivant l'analyse lâile par M. Vauque- 
lin , est composes , de silice, o,5o ; d'alumine , 0,29 ; de 
rliaux, 0,10; d'e^ii, o^io. Jl paroîLt^ue c'cslk celtegraudâ 
quantité d'eau de cn»lalIisatioii qu'est àA le bouillon- 
nement très- remarquable que fait voir la Mésolypo 
lorsqu'on la cbiiuire lorLemenl. Cette pierre paroi) sus- 
eplible de perdre, dan^ quelques circonstances, son 
'eau de cristallisa lion ; alors elle devient coinmo fari- 
aeuae k sa surfftce , et perd la propriété de s'L-[uctri«ec 
ir I4 ciialeur. 

La ferme générale des criMlaiix de Mésulype e^l un 
prisme à qualie pans principaux , terminé par un 
poinlempiit à quatre faces diversement inclinées ou pô- 
les par rapport aux pana du prisme. 

1. MisoTYPB ZÊni-iTiiit. Elle a I01U Ipicfti-act^rejqne 
jons T'^nons de douncr k l'espèce. Elle est eo outre no- 
ie, noa friable. 



Sy3 ptr. RRES puncs. 

lie docteur Kenne^ly dit ax*oir tronvc (Uns lea bout- 
Ua dca rochfTît d'Ediiiihourg , une Méfoiype séoUlhe 
réelle ment pliospltoi-usrcntL- , quVliu donne une Irsia^ 
de lumière ea la touchant avec le doigt âans l'obscnriU 

a. MicotYPc LAvuaniTs *. Elle p&t ttrlleineut friable, 

rail 'on ne peut la can»erver en iiiitue. £lle se délit 

[mu conlacl du l'air, en petits fi-agmens prt»malic}n« J 

[mais sillonnés el irri^uliersi qui sont d'un blauc opj)^ 

|ue laiteux un \mu uacré. 

M. Gillet-Ijaunioiil a découvert celle Mêito^pe dso»^ 
[la mine de plomb de llucl^ncl en iîrutngue^ où rlle la* , 
i|>îuoil les parois des tlloiis. Klle a d'ailleuis les CiuraclèrerJ 
[«swutiels de la Mèsotype. 

5. UitaTYra Cvocacite '. Nous réunirons souscells] 
[dénomination lesMésuIviTcs ronge-d<.''briqi)e, nu rouj 
[Ornugéei , qui ont , comnit' lea Ménolypes bUncties , nnl 
[{cxlure radiôu, une durelé amer. cnnAÎdi/raMe, mais quj 
[n'ont point la texture feuilklèe et l'aipecl nacré dci itil*] 
Ït>ite8. Elles *e trouvent eu rof^nonti plus ou moin» volu' 
niincux dans U'scarilca des corncciiiica des paytt qu« l'otLl 
regarde comme volcaniques. Celle variélé de Mésotyj 
est encore peu coiuiue , et par coiiséquenl mal déier 

iiiié«. Non» citerons couime c xtfnipJM , — celle 

KeivaLB* cil Tr*D«iIvanie , décrite par Eslner ; elle 

m petits ^Inhulea, d'un roiigu anex vit, datts unu amyg- 

■laloïde à bntc de cornét'une. — Ceîle de Scliio dans i 

iVinonlin ; clic eut nioinn rnugn que la précédente , mAÎI 

[«e trouve en masses plus voliiminenses ; elle n aiiMt poul 

langue une cornèoune. — Celle d'Kdeirura en Suùds 



* Lavmokitk. JîTfa.v. — ^ZéokUic eflLorucenle, t/Jmr- 

* C'iK:oltt , BtTKCtt , lomt î , pagt /jj. 

* Z*oHtliB foogoilXJcIfûrï. //./«r. 
Il ne tuai pas cootondre cette ptcrra avec r«delllt da M. Kirvaa^ 

puiiquv CD tula«rAlos1tle . qui le* » rocs loutei deni , n ta Ici d|(Ui 
guer^ Nnni aosoni ccponôaat l»»» ««irer ni <iiis c«l« fierté 
ilelltmout dutlnuts df l'<MleI)lc, tU anta» qu'elle is rappoitt & 



MKSOTYPE. S-f^ 

ait présente ni masaeaterrcttseSf lendre9,ro!iIeur tlebri* 
que j ell» se fond en un ^iiioil dcuii-lranftpnrenl et bul-* 
leftx,cl forine avec t'iicïtle uitri«jne, uuts g^lée qui se 
rasouden cau nu lioutde quelquctt heures. ^ iïAÙr. ) 

La Mûjotypo su trouve dans Ii;h ravitL^s do diverse* 
roclitrs ; l^inlôt elle remplit coraplélement ces cavilé» 
60Ua la forme de noynxix globuleux, maii irr^ulici'», 
•iriéfl du cenli-e n la circonfiTi-ncc ; IhoIùI elle le» la- 
piae seulement de cristaux prismatiquea , qui offreul lea 
formes indiquées plus liauh 

Les roclies qui la rciircrment,.appariieiineDt en gé- 
néral aux pjy» rfgsidi-scoinme volriuiiqties. Te »onl les 
basaltes, certaines amycdaloidcs à base de cornéenne^ 
quelques porpliyre» schisteux. La Mésotype csl avcom- 
pagnée de cbaux carbonaléespalhiqne , de cbauz car- 
1)0na(éc bruniNVinlu ou de siles calctxloine, Oii assnre 
que celle d'Islande contient quelquefois de l'argent 
natif. 

On croit avoir remarqué deux faits générsox relatif* 
au gisnenient des Mésolypcs zéolitlies. 
Btt^. Les MéM>lyi>efl que l'on trouve dans les p^ys évi-* 
^femmenl volcaniques , ne »e rencontrent jamais dans le* 
laves nouvelles. Ainsi on n'en voit point dans I^s pro- 
duits du Vésuve , et on ne tes observe à l'Ktna que dans 
les basalte» qui formenl la base de ce ,volcan , et qui 
sont d'une formation beaucoup phu ancienne que les 
produits actuels. 

3°. On croit avoir observé aussi que les Nîéaolypcs ne 
■e trouvent que dans tes roches volcaniques qui ont iié 
■ODS l'eau : on va m^mc pins loin ^ car on assure que les 
bosattes seuls en contiennent, quelle que soit d'ailleurs 
l'origine qu'on attribue à ces roches. Ainsi les Méso- 
typfifl sont abondantes dans le* basaltes de la chRiisséo 



l'opcce délit Mifolrp*. llpatnîtroitqtw celle (io« M.Hiùy.i déciHf 
est lifto lUH Misotypc i tandi» que celle de Pel^ora , <ini eit cumposto 
ds Uiililcts InlMM, eit aae ttitbilc, 

Bb 



$74 PIERRES PURES. 

dea Géana , k toute liauleur. Celles ({ut sont renforraéea 
diins Ivs liasjiltea des iJca Cyclofies et des moolagnet 
ulliquea du Vicenlin, sont recoiiverle»ou environu^ 
de dépouiller d'aaîitiiius niaritia. M. Hubert dil n'avf 
observé de zéolJliies daas l?s laves de l'île de Uourboa | 
cjiie dans laa puînla ou cea rûchcs Vûlcaiiiques ftoiil bai- 
gnées ou peuvent élre baignéma par les rivières qt 
coultnt daus les vallées dont ces rochers forment U 
puruts. 

L'exwleace des Mésotypes au sein des roches , doni 
qiielcjues-unes parorssenl avoir une origine évidcmmenl 
volcanique^ a beaucoup embarraaié les naturaliâtcs, qui] 
eavent combien ces pierres sont altérables par le feUâ 
L«s uns ont décidé que les roche» qui cootcaoîeut de 
Mésolypes, n'étoieut point volcaniques; d'au)re«, quai 
ces pierres avoieni élé formées par infillralion,dansi 
Lvoches, lorsqu'elltiji êloi>t^iil sous l'eau ; des tiuisiùmcs ont 
t-pensé que \ea Méiolypes a'éloîenl formées et avoîenl 
crialalliaé au milieu des laves lorsqu'elles étoicnl encor»] 
Xuolle« , &c. Ce n'est point ici le lieu d'expos«r enl 
délail les diverses opinioas des naluralistcâ «ur rorigino] 
des pierres cristallisées que l'on trouve dans les roclieil 
regardées comme volcaniques. On en parlera dans Iftj 
Géognosie, k la suile dn chapilre sur les Volcans. 
Liiax. On trouve U Mésotype dans le Vivarals ; en Islande ^J 

en Ëcowe ; principalement dans l'ile de Féroé ; ci 
liesse; dans l'ile de Bourbon, d-c^ 

7? ig* Esp. (aDELlTK. Xiniir. 

Nous ne dirons qup deux mois de cette pierre, quu 
■Bn'a encore élé ilécrilti que par M. Kirwan. 
aeUMf' Elle ae pi-ésenle sous forme de ruber<^ules à Icxlurft] 
fibreuse et rayonuét;. Ses couleurs eont lo gris, le jai 
nàtre, le verdàli-e et le rougeâLre. Elle c«l auex dur« 
poui' faire feu eons le choc du briquet; c'est son »«ul| 
caractère bien prononcé. Elle bouillonne au chalumeau] 
ol su fond eu une masse buUvusir. Sa pv«anlour apéei- 




BtiPfîman y a trouvé 
69 à 69 deaitice, lU & 30 d'aiuiuîne , tf à 16 de chaux, 
^^ à fi d'«au. 

^B Elle se trouve eu Suède à Edelfon tt à Masselbcr^, 
^Hbu3 les fentes des trapps. 



se* Bar. STILBlTE. S^âr. 



La Slî]l>îlcr« une fJruclur« latnelleUBe et un éclat CaracUiMi' 
acre , qui U font i-«connottrc an premier aspccl. Si on 
ajoute à ces carKctères, qui peuvenl manquer san» que 
fa pierre cesse d'appartenir à l'e»pêce de la Stilbite, qiiu 
•ce minéral blanchit et s'exfolie au fi'ii , qu'6xposé à l'ac- 
tion du cliRluiumu il se liourjouffle conftidérablemeiit 
dvant de ae fuiidre, qu'il ne ^1 paa ^elée duns le* aci- 
des, qu'il a kl cMdiiire mbotcriise dans deux sensj et Irèft- 
Itmelleuse dans un seul stna, que celle sirticture donno 
un prîimo droit à baao rectangulaire pour fbi'iue pritui- 
tive, enfin que ce minéral raye à peine le verre, on aura 
o suite de caractères aa^x irancliéA pour reconnoitre 
Slilbite,el il aeraraciledeladïslînguerde la mètiotype, 
ui fait gelée dans l'acide niirîque ; de la pi-éhnitc, qui 
l osws dure pour rayer le verre d'AUace , 8cc. 
IjS Slitbite renferme , d'après l'analyte de M* Vauque- 
, t>,5s de silice, 0,17 | d'alumine, 0,09 de chaux, 
18 i d'eau. 

Xa SUlbite est f^néraleuienl blicncbàlre, ma)« ello 
au brun, au ^ris, an }aunftlre,et inémeaurougâ 
irang^. EI1& est tiuntipareiile ou seulemeul translucide. 
pe«auleur s{>(':(:iiiqueeat de 3,5, 

Lie» variûlés dv formei qu'elle préseiile sont peu 
mbrâuâes , et n'ont uuuuiii; ressemblance en(i''eJle5- 

t. SritBiYE blahchb. C'est la plus commune. Elle est Vaiitdi. 
[d'un blanc nacré souvent trùa-éctalauf ; ses ftiuillutA 



' Valgaîrtmtnt liulHllC aaci'tc. — BUiiriger {toliik , aiijliJje 
hirteltcaK. BxocM. 



576 



PIEnilCS DURES. 



aont anuvcnl tli«|>os£8 en ûvenLail, comme ceux do U , 
préhiiile. ^^Ê 

a. SrtnuTE OBASGÉE. Elle est en feuillcls d'un rovg^ 
orangé assez viT Celle couleur »l luisanle et tire son 
éclal de l'aspect nacré des lamca de la Slilbile. Les 
échinnlillons que ;'iLÎ vus font purlic (1{> la colteclion tie 
M. ûs Drée , et ont é\é rapportés par Dolomieu de 
Fa3clia tt du volcan de Teis . près de Briuen en Tyrc 
ciiMmttic. Le glasoment de la Slilbitc fat, dans beaucoup 1 
cfrconBlances, le tniéme que celui de la mésolype et 
la clmbaiiie ; mais ou la trouve aussi assez couiiiian^ 
ment dans tes (lAsures des roches primilives- Dans l't 
et l'aulro cas, ellcotTre deji groupes compos^-s do 
taux puu volumiiiL-ux, el réunis quelquefois en gli 
bules et eu petites masses arrondie!. 
U«ni. C'e«l aiii») que M Schrcibcr l'a décotirerlc daiisl 
environs du bourg d'Oysans, près de Grenoble, 
couleur e»l le jauue de patUc. 

Ou a Irouvé aussi celte pierre à Andréasberg, 
^arlz, eu crislaiis dodécaèdres lamellirormes , sur' 
]a cliaiix carbonaléc. — A Arendal en Norwègc ; ccll 
ci, quoique brune, coniterve sou asjMicl nacré, — , 
Draiumcu en Korwtge, elle est grise et comme troi 
xée. illAiir.) — Eu Islande , en beaux crùlanx d'ii 
blanc nacré éula tant, avec de ta cliaux carbonate lit 
I .pide. ^ 

ai- JSjp. PBÉHSITE. Haut. ' 

Cette pierre a' beaucoup de ressemblance arec 
stitbîie , mais elle n'en a pas l'étlal nacré ; d'ailleti rs ell 
eit dure au point de rayer te vcric d'Alsace. Elle 
Iioursouflle con sidéra blunicnt a«-ant de se fondre ; 

rcastjuro est raboteuse dans deux sens , el lamcllcui 



— " flojtnVAïtt». WaLker. 

L« aom de Prthniu lai a été do&né ea l'IioaBeqr do ooloaii 
Faïus qal l'a rapporiis du Cdf . 



, dans un sena, et celle sinu-iure mène comruo dniu U 
' ctilbite, a on pmme droit h bases mclan^ulnires. 

(iti caraclèro remarquable et qui disliogueroît en- 
core micuK ta Prfihtiitft s'il éioït plus facile à obscn-cr , 
c'est lu [iropriété doiil elto jouît tlu a'éliicLmer pur U 
chalvur. 

Let crUladx de Prûtiiiito sont généralement com- 
poses lie Innifs rliomboïdalcs ou hesagonale» , isolée» ou 
ivuiiies parleur milieu ,et imp)iinliV»dAni« leur gangue; 
mais cea lames «ont courbw et un peu diver^entt» par 
leurs cxli'émiCéo, comme les brandies d'uu t'vcnlail, et 
disposco.1 fin gL-rbe» , suivanl l'expression de M. Wemer. 
Celle disposition parliciilièi-e anx cristaux de Préhnîle, 
les fait rt'connoilre «ur-le-cKamp. 

JjB Pi'éhnitc est diupliano ou seulement Iranslucîdoj 
«lit! varie <lu verl-poiumeau blanc verj aire : la couleur 
verte, comiinine )Uâqu'â présent ' toutes Ivs Tarictés, 

Kl un caractère t-uipiriqui; astez ton. 
Sa pesanteur spécidcjue cal d« '^i^^ ou de a,(3o. 
Cette piei'i'e eal esaeuli vilement composée , tl'api-ùa 
liiprolii, de 0,44 ^^ silice « Oj3o d'alumine, o,iS de 
viifiux, et prài de 0,06 de fer : ctlc ne contient guère 
que 0,02 d'ean. 

On peut séparer cette espèce en ttens variété» prin- 
cipales. 

I. FnAnNiTE cmiTAu-is^c. £llc pi-ûscnle l'une de« 
forme* simples ou aggi-cgèes que nous veuona d'indi- 
quer, et IC trouvé r^nelqnt-fnis soiM t* forniD de table» 
bcxagonulea Ii-ùfl-r^'giilfpres. Quoique ses cristaux soient 
êlcctriqueNparclialeur, iljt août sy métriques j et on n'y a 
pas encore remarqué, comme dans les autres minéraux, 
1m dîfl'îirinices qne Ton ob-n-rvi; ordînaîremenl entre Je» 
partit^ qui manifi!sl<^:nt des électricités dilTéren teo. 

C'^ll« Prélniile s'est d'abord trouvée près du Cap de 
Boi)ue-£sp«rance , dans les Kbaraeeberg, au pays des 
Holleutols nam>iquas, sur la côlc occïdetilalc d'A&i- 



YuilUt. 



Sy8 Pl-ERRES nt'BES. 

loue ; elJe forme quelquefois des mass^x ai»?x conud^ni- 
["bJes; elle est d'un veil pliia pur que «lie d'Europe, el 
[•a pesanteur spécifique est un peu plus forie. — Celle 
Ipieire est employée par les colons Iiollandaîs pour orner 
[îpiirji pipes ; mais tille s'nllère promptcment. ( Bjtnnoir. ) 
On trouve de U PiéboUe en France; — à la balm&| 

S'Atins, prè»lebourgd'Oj'Mn«,dépnrtemenl de l'Isère; 
r«Ile recouvre clos j^noiBses el de« diahase» (^an*CW/»)fj 
[«lie est quelquefois iniprf'gnée de chlorile, qui la reiic 
r-Opaque, tuais qui semble donner i> m» crUlnux une 
Ejularilc- renia r((mi hic. — Au pic d'EredliU , prè» 
l^rt'ges, dans les Pyrénées. {Rjmoko. ) ■ — A4 k''°' 

l l'oMBSt de Nantes , dans une rocite d'amphibole-lior 

blende décomposée. {Dvm'i'io/i,) 

On en a rapporté auui de Dun^as enEcoMS, el dm 

la ^'nllée de Fhvclia en Tyrol , où elle accompagte de l»( 

néftot^pv. ■ ( 

2. FainMiTs Kotrpaoi;>rr. '. Celte variété «o ptiîKnl 
#0118 la forme de peliles Wnesrhotnbnïdales d'nn blanc 
«aie liront sur le jaune ou le vert. KItes sont ^ou] 
Ducparees sur les parois des cavités d'une roche celli 
laii-e. Celle pierre a d'ailleurs tous le» autres caradèr 
do ta préliuile. M. Vauquelîn y a trouvé 0,48 de 
hce t 0,3.4 d'alumine , o,-j3 de cbaax , 0,04 de 
oxidé. 

I*a Koupbnlile a élé décottrerie par MM. Lelrèrre 
Gillol , dans les Pj'rénée* , pria de Barèges, ol Ironi 
depuis par M. Ficot-Lapeyrouse. nu pic d'£redUui 
dans La même diaine. Klle a pour gangue une rocbl 
caverneuse de cornôenne , mêlée de chloritc et de ci 
luiix aciculaircs d'épidote. 

5. Pxiwnva gomfactb *, Cette variété est en uat 



■ Kovpuolite, c'cM-Â-ditc pknt Itg*n. — Priihnlte temtll 
forme ibotnbuidïle. HâHr, 

* ZécUlhc Uone «cidâlr« {Haut , Tr«^f/).^Pr4hBlUfibm 
TrilitiJU radj^o et Ptitoite compacte, //.^âr. 



I 



I 

I 



PAitAïf thin £. 579 

compacte, à texiiire fibreuse et souvent mémendi^; 
se« mftaseasnnt glohnicuaps , roaiscouverlesde lubercii- 
Ics irrcguJiei7( , qiioitjii'niToïKlÎH, commu les reins dna 
bccufâ. Eile est d'ua vnrt plus foncé <]ue celui de fa 
première vnriél^ , el susceptible de recevoir un poti 
iusez vif. 

On trouve cette Pr^hnile dans le déparlement de la 
Sarre, à un quart de lieue de Reiclicnliach , près d'O- 
benitcin. Elle remplil jilcisictira cavil^A d'un porphyre 
gris, qui renferme en outre des globales et des pelili 
cristaux blancs du felupalh , ot qui su décompose facile- 
ment. Celle Fréhnile c»l encore remartjTiable, en ce 
qu'elle contient non-Renlemeril de l'oxidc; de enivre, 
mais même du cuivre nntif. iPduf^a.) 

On en ^trouvé aussi , — - à Frûky-Uall , enirc Edim- 
burg et Glasguw, en licoaar; cllo est en veines rompo- 
aées de fibre» parallctes dans une corncennc qui paase 
DU basnlte ( Jjukxos. ) , — et dans l'Jlc de Mull. 

On voit , par ce qui vient d'être dit, qne U Prébnile uimntat 
appartient aui lerrcina de prcmicrc formation , mars «'"*'•'• 
qu'elle est dÏMéniinée eu petite qnanlîlé dans ces ter- 
reini. sans y former de oducIich et uiémc sans entrer 
dans la composition de leurs roches. 

a' Es p. PARANTHiNE. HAur. ' 

I*K FaranLliine ae présentu ordinairement en prismes Carutint. 
droits alouf-vs , doiil le nombre des ptns est de quatre ou 
de liuil- Ses criïlatix ont souvent l'a^pM:! malel comme 
effleuri ; quelquefois iln sont translucides, et brilkns d'un 
éclat métallique ou presque nacré. Dans ce dernier état , 
ils sont assez durs pour rayer le verre ; inait daiia It? pre- 
mier , ils sont tendres et raâme friables. Exposés au 
chniumeau , ils »v bour-ouillent et se fondenl en un 
émail d'un blanc éclatant. Ils ne sont iraîtit électrique! 
par ohaleur , et ils ne font point gelée avec les acid^'^. 

' Cett-JI-<Uie qui «'«lIlvaHl. — Micakelcb el Rafidolithu- 
ÀMtLPQAAAS. — SCAtQUXt. DamdHaDA. BkOCHéST, 



S80 PIZURES DURES. 

Ces csractfîrfs négatif , joinl« aux caractères pooilifs qu0^ 
nous venons de donnt;r,(iervivonl à distinguer!? Par«i 
tliiue de U niésotype crocalile, de la «UlbiLc, de l'œd*-] 
lile, de la jiréknile et de l'aiialcime rouge t:t ioforme^k 
eeu]es {lîerres avâo lesqucUea it ail qiiulquvs rapports. 

La pesauteui' npéciËijae du Faranlliine est de 3,713 
fia l'orme priniiliveesluii prisme droilàljajics carrée», qui 
ae soud ivise trèa-ncUemen l dans le sens de «M diagonale*^ 
(Huiir.) 
r»(Uii). L* Faranlhine présente de» -varlclcs de conleurs 

d'aspects qui n'ont aucune analugia enlr'ellos ; lanlt^t il] 
est gris cl translucide, tantôt gri» ou jauuûlre et nacré 
tanlût d'uu gris presque mélallique, tantât enfin opa*' 
[que, icrne et d'un rouge sombre de cire Ji cacheter 
M. Sciiuiuacher dit qu'ii y en a Je vert - poireau.. 
Lien. On n'a encoru trouvé cette pîerro remarquable qu'î 

Arcnclal en Norwège ; ses prismes sont divereomc 
ginupés dans la mine de fer do Langloe , et accom'pa' 
^uéit de mica bi'un , de quartz, de grenat, d'épidote, di 
(;haux cai-bonalée , &c. 

^y Bâf. ANALCIMB. tijur. * 




Les caracièrea extérieurs de l'Analcime août pi 
tranché». 
CMicijrn». La forme sous laquelle cette pierre ne présente ordi* 
nnirement , dérive du cube et donne par conséquen 
des cristaux spbéroïdaux. 

Lorjir^uc l'Analcime vAt lrans|>areul , sa caasnna 
ondulée; nuits elle est compacte et à graiaiin lorsque 
minéral est opaque. 

Celle pierit: est aa»e2 dure pour rayer le verre; elles* 
£>nd Auchiilumeau en un verre bla ne dcmi-transparcnl; 
elle a'éleclriae à peine par frollemeat *. J 

■ IFêitfcl ^(oiitli, k i[«ii1ittt« cubique. Bhoch, — 2^-ol)tbe dw«. 

* De. 1.1 le nom d'<Aiai<'tn<oa MSi-M^^it/,^ iBl a iU àavok 
fjii M. Hù}', 



li. 

ï 



JlNALCI ME. 



38i 



Sa 



^Mna 



])«9ant«ur spécirîr|iic est de 2 fi<peu-prèa ; elle n'a 
pu euuore <^lre évaluée irxacteiueul. 

La forme primitiTe de TAnalcimc est le cube ; maii 
en uepeutappercevoir quelques indices (le bniea par^l- 
lèleaaux laces de ce solidu qucsur lvsci'L6tau& Jiaplianc». 

L'Âiialcime est tantùl liinpîde , taiilôt bbnc et opa- Vultui] 
que, quclqueroia d'tiii ronge do chair plus ou moîtis 
foncé; il est opaque ou traiiHpan;nt ', 

Ou ne coniiojE eucore que deux variéléa de furmcs da 
l'Analfiine ; ruiic t.s[ le cube avec un poinli*menl à trois 
ftices sur chaque nngle eolida (Ahalc. trihi-uintû. Umut.), 
l'autre eat le dodécaèdre it-apêKoïdal [ Akmc, trapiîkoï- 
UAL.. I/^iif. ). Celte dei'uîêre forme esl commune k 
l'Analcimc, à l'itiiiphj^éuc el au ^rcual ; inaia on. dis- 
lingue l'Anakime de l'ampliii^èueparsa fuaibililô, eldu 
grenat par «a moindre dureté '. 

L'Analcime se trouve aussi en massM trrégulièrea 

meionnées ou ralliées. Ses variéléi amorphes pour- 
ivient qui>Iqiieroîs se confondra au premier coup-d'oeil 
av«c les vartélés nnioridies de sliibile et do mésolype; 
mni.'tun doit mï rappeler que ta sLilbile a un aspect narré 
très- remarquable, que ses criâtaus o'iisrolient par la 
plus li'^êre chaleur^ ut quL- ta mésolypr eal facilvoivul 
électiique ]>ar la chaleur, caruclèrea qui ue peuvent 
couvfiuir ù l'Aii-dciiue. 

Celte piene ne s*est encore rencontrée que dans Ira G!imii>™i 
produits des volcaaa; elle n'y est mémo pus trèa-com- 
mane. Doloinieu l'a trouvée le premier dans les iics t'y- 
cIo|>es, prèxde CaUiie- 11 y en a aiisai dans Ica laves du 
mont Kina. 

* M. Thiimpion it fait dqe cspcco parllcnllcre ù'ane pierre traoï- 
parcate qal u aue Jegfire iiaiitice d'Iouaraat. 11 ianainmiiie SAUCotire. 
MhU II (tuttih , d'upics l'Iui^ecUoii des cchamlllnus que pQ5tcd« 
IVl. Haày. «t d'apcèï quelques et&als , que le uccutUe n« d)fici« poinl 
rlvlkmeat de l'Analame. Il vlecl àa moat Somma. 

* L'Analcimc itlÉpoiuié «t l'AiL'-ildme trnp^xoidul i^JSFCrent auea 
«nir'enx par touc Iciift urnctârci , pour que M. Haii^ pcnie qii'vu 
pnUie iieiti quelque» doutei fur leur parfaite Identité d'rtpc». 



tt JiMU. 




582 PIKBRPS niIRE S. 

La variélé trapézoïdale vient ordiuiiiremenl de Dum- 
liarlon en Ecoane; elle est d'un blanc mat et d'un T<^umft 
assez romiidérable. 

L'Analcime qu'on M'oare dans les laves n'est point 
envçîoppé dans ces déiections %'olcanic{UM, comme 1» 
sont le^ cristaux d'amphig^ne. Il est au contraire appln 
qu^ en cristauT- fort net» nur 1« paroïa des caviré* qu'on 
y nhsprve, [j p/iroit y avoir élt; formi^ par infiltration, et 
pottérieut'cuoiil k la sortie des laves. 

a4' Str. CHAfiASIE. Sosc. Haut. » 

CuacMcM. La Cliabasie se préaenleordlnFiirement bous la forme 
de crislauK presque cubiques , entiers ou tronqués sur 
la plupart de leurs angles ou de leurs ar^te*. Celte 
pierre est }>ei( dure , et raye à peine le verre blanc 
£]le donne par l'aclioii du cbalumeau un émail blanc 
et se boursouiQe un peu avant de se fondre. £lle ne n 
résout point en gelée dana les acides , et n'est point 
«lectrisabte par chaleur. Sa pesanieur spécifique est de 
3,717. Sa forme primitive e*t un rhomboïde très-voisîn 
du cube : l'angle au sommet de ce rbomboïde est de 
93* 3fj. 

Cette pierre, très-peu répandue, n'oflVc que pta 
de variétés de formes. Sa couleur ordinaire est le blan- 
ch&tre, avec uns lbgi!:re nuance rosée. £Ue «stqaelqu^a 
fois transparente. ^H 

XrS Chabasie se trouve en cristaux épars dans Im 
fissures de quelques roches basaltiques, et dnna l'inlé- 
rieur de certaines géodes de quartz ou d'agate « qui 
sont elles-uiémeg disséminées dans ces roches. On l'fl 
observée ainsi dans la carrière d'Altebrrg, près d'O- 
beratein. Les géodes volumineuses qui la reiiferaienl 
«ont composées de couches d'agates , et tapissées dao» 
leur inlérieur de cristaux de quartz. Il paroît qu'on li 
trouve aussi dans les laves de l'tEe de Féroë. 






Zio)lib« ciUilque. BitOCU. 



WEiOWITE ET KKLILITC. 



583 



i 



I 



tS' Esr. MEÏONITK. HaÛv. ^ 

Meïonïle a U cassure x'ilreuse daoa «n eens , et CirKièr*^ 
n«ibleii]L-nt lani.eIleuAe dan» un aulre »pn» , qui Mt pa- 
ilt-Iejiux panit d'un prisme droit. Exposée au cbâlu- 
eau, elle se fond fadJement avec un bouillonnemenl 
cl bruïjaanl, et eUe »e r«»out en un verre'spongieux. 
Elle eai aaaez dure pour niver le verre. 

Tous les échanailoiifl dp Meïonile connus jusqu'i ce 
\our, «oui d'un blanc grisàlre. Leurs crialaux , qui 
nt ordinairement dea prismes  liuil pans, terminés 
ar des pyramides à «jualre faces , sont lmn«part;na 
ou seulement Lranslucidci et Iravergcs de |>ctilc.<i fÏH- 
snret). Leur forme primitive est un priscie droit k basea 
rrê««. 

La mûitnlj'pe est la pierre qui , dans quelque cas, 
mble le p]usâ la Meïonile parsa coulcïur, sacassuce 
ta forme; mais elle tait geléu dans l'acide nitrique, 
Topriélé que ne poniède pnn lu Meïonite. 
On n'a encore trouvé In Mt^ioniLe qu'au milieu de» Ci<irn>»itt 
laves de la Somma, partie du mont Vcauve. Ses crislaiix 
■ont ordinairement adhérons à des fragment de cJiauK 
carbonalée grenue. 

? 26' Esr. MÉ LILITE. PLsuarAV'DS-BetLKrvM. * 




rt lira. 



Ckttk substance rare, ne «'esiencore oITerieqn'en Cmctiro. 
petits crifitaux ou cubiques nu paraUiïlipip'édiqueB très- 
réguliers «t Irè-s-nele. Ces cristaux, de la gioMeur d'un 
grain de miilet , eonl iaunas de mii*! dans l'intérieur, 
et rcconveris extérieurement d'une couche d'oxide 
de fer d'un jaune brun ou d'un jaune doré ; ils sont 
utvz dur» puur raver l'acier. I«-i Mélilite te réduil .111 
chalumeau et sans bouiUonnemeut, en vorre Iranspa- 

nt .lans bulles, et d'une couleur verdàtre ; jeiée en 



' Hjaùnthc bUnctic de domina,, HoMi-0£'l.tSL£, >~ Hjracïn- 
ilBe de Somma. Du-j-^itTa. 
^ i/ltllLlTt. DztdUéTH, 



LIERRES OrRT.S. 



Ct"*mrnC 



584 

}joudre diiiu l'acide nitrique:, «Mo y fomie une gelée 
tnuisparenle. Elle nVsl point pyro-élcclrîque. 

Ces caractères dislinguënt assez bien ce minéral mi«] 
croacopîf{ue de la mc.ioly|M: , de la slilbilt^, de la chi 
hume et de l'analcime, les seules pierre« avec Icsquelle 
on potirroit le confondre. 

Lejf cubes de Mélilite passent k l'octaèdre cun«ï4 
forme. 

M. Fleuriau do Rellevue a observé ce» pelil» cri* 
l'inx driiis Ica rigsures d'une lave noire bascï: coinptciej 
dite selce-rcmano , et qui vient du lïeu nommé Capo 
di-Bove, près de Rome. Ils sont nccompa^jnèa de 
trtcs aiguilles limpides et de petits cristaux piist 
tiques ^galeiuenl limpides cjui paroiwcnt 6lre de la o^ 
plièline. 

ij* Esr. DIPYRE. Hjir. ' 

rwi^nf. Le Dipyre e-st distingué par deux caratlèms faciles! 
reconuoître; il est fusible au chalumeau avec boiiîlloa^ 
iiement , et jeté sur les cbarbons, U répand une liiei 
pliasplioriquo peu vive. On le trouve en petits prisme 
d'un blann ^risâlre ou rou^eRtre> ivunis en faisceau! 
Ces crisUux sont avisez éclatans, asseis durs pour rayei 
le verre : leur cassure iangtludiuitle est Inmclleusc , et 
lenr cassure transversale est conchoïde. I.a forme pri-^ 
mitive du Dipyre paroît être le prisme hexaèdre régu« 
lier. Sa pesanteur spécifique est de 3,b3. 

Il est composé, d'nprè» M. Vauquelin, de 0,60 ai 
.•ilice, 0,34 d'Alumine, o,iodocliaux, 1,02 d'eau ; il; 
a eu 0,04 do perle. 

MM. Giltet-Tianmont et Lrlièvrn ont Irouvé le Dt- 
ïvrc sur la rivo droite du Gave ou torrent de Mau- 

t dans les Pyréuée» occidentales. Jl avnil {murgangasrj 
nnc fttcalilo blanche ou roiigeàtre , luclangéo 
eutfurc. 



■ LtxcoLm de Msolfoa, DilaUItu. 



JkPOPHYLLl'm. 



585 



I 



aS* E»F. APOPUYLLITIÎ. Hyùr. * 

i.PorHTi.i.iT£ riîssenible, au premier n^pect , Cmat*t«f<< 

An fL'IspalIi aduUire ; il en a l'éctal vitreux et nacré, 

ais ti Gsl beaucoup pins l^nilre que lui , rayani à 

ine le verre et se laissant enlamer par l'acier. Il ne 

ivue facileiDeiiI en IniiiM, duiil les petites faces lulérjlej 

^nt nboteuses ou vitreuse». Frotté fortement contre un 

corps dur ou échanlFû, il se dêlile en feiiillËl3 minces 

omme 1» clianx sulfiUée M'-Ièiiilo. Exposé au chalu^ 

eau j il su rédtiit , fjuoîqu'a.ieez dilïictieuient, en un 

mail bUnc ; enfui il ae rè&out en gelée dnu» le.i acicles 

itrique et muri.itique. 

Quoiqu'aucuiL de ces caractères no aoîI isolément Iràii- 

illant> leur rvunion suffît pour faire distinguer l'Apo- 

iliyllîle des pierres connues. Ce mim-ral h pour fonuo 

riniitîve un prisme droit à bases rectangulaires : tta 

pesanteur spécifique eat de 2,46. 

MM. Fotircro^' et Vaûqiielin ont analysé l'Apopliyl- 
le, et y ont iroiivé o,5i de silice, 0,28 de chaux, \y,o4 
jifle potasse, et 0,17 d'eau. Ce liquide entre, comme on 
Toit , pour une lorle proportion dans U componiliou de 
celte pierre ; umni quand on expose l'Apophyliito au 
feu , il perd asseîî promptcmenl 17 p. 3 •'û *o" poids. 

On counoit déjà troia variéléa de formes do celle Viiilifa., 
pierre , qui rappellent asseiE bien sa forme pririiilive. 

On ti-ouve l'ApopliyHite en Suéde, dans la mine de L>«» 
iec d'Utoe. Il a pour gangue de la cfaaux carbormtée 
lamelleuae d'un rou^e violet > el est accompagné d'Am- 
pliîbole veri.iiUi'u ou de fer oxidé granuleux. 

39' £jr. HARMOTOMB. H^iir. » 

La forme sous laquelle celte pierre se préssnle le plus CtrKUi 



' ICRTTOPHTALMITE. DasdRAOA. — Icljtyoph (filme. BROCH. 
'•—Z<«llthe d'Heltftta. Z/A'AtJ.V, 

' X«u(^»KJo, pictic erai-ifonn*. B&octt. — Hjradalhc crnel- 
foiae. H.0Stt-OK-LlSlt, — STAVaOLITS. KlAV. — jiTAUR.0' 



rïrUUt. 



586 PIKRRSS DUR p. 5. 

ordiuairemeiit, la iait distinguer aiKOivnl de loiiles lei 
pierres connues. Elle est preïi^ue tonjoum en criilai 
prismatiques d'an blahc grisÂlre tin peu hileux ; 
crt5taux sont croiaéâ, non pa» suivant la longueur i 
prismes, comme c«ux de la Ktauniltde, m»is suîva 
leur largeur. Chaque criAlal considéré isolément, 
un prisme à qnalre pans, comprimé et terminé 
un poinlement it qtiaire Faces. Vea prismefi, en ne 
uéirAuL par It^urs Tacqh Ivs plu» krgea , forment ui 
Croix ù angles droits , qui est beaucoup plu<i épaiue qi 
lafge. On peut dire aussi que ces cristaux figurent u^ 
prisme à quatre pans , dont lea arêlea sont remplacû 
par quatre rainur&s rectangulau'fs. 

Maia l'IIarmotome ne ee trouvant pas toujours art 
celle forme remarquable et singulière, il faut lui cl^i 
cher des cai'iiclérea plus généraux. 

Celle pierre e»l pen dure, rayant à peine le verrt ; sa 
caisnre longitudinale est lamelleuse, la transversale 
raboteuse. Elle se fond au chalumeau avec bouillotinf 
ment , en un verre blanc transparent. Sa poussière )el^ 
sur les charimng ardens , donne une lueur phosphon-j 
cente d'an jaane verdtllre. Sa pesanteur sp^ifiqae est df 
9,33. 

Lia forme primitive de l'Harmotome est un oclaèi 
A triangles isocèles , divisible suivant des plans qui 
roieni par les arêtes conliguës au sommet et par le centre 
(UAiir.) 

Quatre chimtateH ont publié l'analyse de celle pîerrei 
|2l y a a.«»ez d'accord dans leurs résultais. Noua citeror 
celle de M. KUprolb. — Silice, o,4g; baryte, 0»'8J 
alumine, o,i6; eau, o.i5; perle, o,oa. 

L'Hurniolomc se présente cristallisée de deux mu- 
nières , ou on crislaux: croisés , ou nouiuit;ra celle-ci 
Harmoiokb cKvciroHiu:. ou cristaux simples, et on l'ap-j 

pellera HAKMOTOKBSUtFLE. 

BARTre. SjiuttvK£. — AudtJasbcfsglitB st A^toniouTI. £>tLJ'\ 
Sfirjr. — EactNirc. Njtrto.iit. 



NEPHELÏNE. 



587 



cl lit HZ. 



M. Hiily a décrit deux vanélés de formea de celte 
dernière, dent Ih forme générale eut celle d'un prisme 
k quatre pana , terminés par un poinlement k quatre 
faces. 

L'IIarmolnme cruciforme s'est trouvée dans des filons Ci*tMinn>t 
mélalliques méJée de chiiux carboantée kmeU.iire et de 
plomb jtnlfuré , d'abord à Andréasberg , au Barlz, 
ensuite k Strontiane en Ecosse. 

L'Harmolome simple garnit; l'intérieur de pluùeurs 
géodes de ailes agate d'Obersltin. 

Bo'Stp. NÉPHEtlNE. ffuir. * 

Cettt. pleine ei^l a&sez facitf! n recnnnoîlre. Lor»- Canclinit 
qu'elle e*l criiftallîsée , ellese préacnle sous la forme de 
prismes hexaèdres, d'un blanc ^mâtro, assez, dura pour 
rayer le verre par leurs angle». Ceacrisliux oui la ca»suré 
lamnltense dans le sens de l'ase des prJame», vilreujio 
et conchoïde dauA une direction perpendiculaii-e à cet 
axe. 

La Néphéline ne fond au ctialumeau , mais diÛîcîle- 
ment,e>t un verre IrAntparent et hotnogtnc : elle de- 
vient nébuleuse dans l'iicide nitrique. Sa pesanteur 
spécifique égale 3,S. Sa forme primiliye est un prisme 
liexaèdre régulier. 

La chaux 3>kosphatce est la pierre avec laquelle il 
est le plus aisé de confondre laNéphéline. La phospho- 
rescence sur les charbons arden», qu'ollre la vbaus 
phosphatée, est presque le seul caraclère qui distingue 
exlérieurement ce minéral de In Néphéline. Celle-ci e«t 
aussi plus dure que la cliaux phosphatée. 

La Néphéline est composée , d'après l'analyse de 
M. Vaiiquelin , de 0^6 de silice , 0,4c) d'alumine , 0,03 
de chaux. 

Cette pierre ne s'est encore trouvée que dans les pro- uttMWMt. 
duila volcaniqu>es, et seulement dans les lave» du muni 





338 PIFRKXS DURES. 

Somma, qui fait parlic du Vëative. £Hc tapisse lea 
i'ca, et y esl accompagnée de micaj d' 



Ile 



làv 



(le cea 

bole et d'idocrase. 



cavil 
ainp)»' 



5j' Bsr. TBIPHAHE. Jï-«ar. ' 
c*raci«f(a. Ce mînéral encore irès-pcii connu, a l'apparence 
nacré du felspalhadiilaipe.ttiaiiil diflene esaonlicllcmeiit 
de celte pierre pnr sn division mécntiiqtte , qui oiTre dei 
caractère» fuctJes à observer. Le Tripliane esl diviiibje 
ea prismes à hnso rhonûie ; les nn^lex sont de 100* ^^h 
de 80''. Ces priâmes admeltent des coupej dans le &eii^| 
des petites diagonales de lunr basQ^en sorte que l'ou peut 
dire que celte pierre se divise en prismes Irièdre», dont 
lea paUA sont également brillans, tandis que les l>a£e« 
ternes. ïm feJjipath esl au coniraire divisibitt en pri 
obliques à quatre pans. 

Ainsi ]c Tripliane préjwntR de» eoupea nettes et h 
lanles dans les directions p^irullèles aux pans d' 
prisme à qualreou a trois pans, et une cassure lerne, 
boleusp OU écailleuee dans le sens perpeadiculatre i 1' 
de ce prisme. 

Le Tripliane essayé an cliatumeau , olîre nn au 
caractère au moins au.Hsi remarquable ; il se délîle d'i 
liord en pelilen parcelles lamelliformes jaunàtix's ou 
siilres , qui se réunissent ensuite et se fondent facilement 
en un globule grisiltre transparent. .Sa division en pelitei 
lames n'est pas toujours Irês-ecnGihIe, 

Cette pïf'rr<! est d'ailleurs assez dure pour faire 
aaus lo choc du briquet. Sa pesanteur spécifique est 
3,19a. 

L'analyse de celte ]>îei-re , fnite par M. Vanquelî 
ne peut donner aucun résullal certain, (Htrce qu'elte 
été faite sur une trop pclife qu.intiié de Tripliane , 
qu'elle oSi-e d'ailleurs une puHe d'un diziùnie. Il 
résulte que le Tripliane seroit composé de Oj56 de silï 
0,04 d'alumine, o,o5 de cliaux, et o^oS d'oxido de fer. 



* SrODVrAiHt. DAlfpBADA, 



AX: N ITE. 



589 



On a trouvé le Triplianc en SutJe , âan% la niinc de Ue». 
Fer d'Utoe en Sudei'niHtiîe. Il eal iranspareiit, avec tine 
légère letnle veidAtre. Il a [wtir gaiij^ue un frlsplli 
rouge£tt-e, duquailz giasel du miua noir. 

Zm Tripfian^; n rjLiclijUu reâacmblanre nvec l'âpopliyl- 
lit«, mais il va difî'èrï; par sa forme priinilive , par la 
nianitrre doiil Use couipoi'lc itu i:LaliLmeau> paimcom- 
joailion , &c. 

3»' B^c. AXINITE. Hyùr. ff^gny. * 

TtA forme gijiiéraltî fies urintaux d'A:xitiîlu, loraqu'on C4taciiiiv^ 

lit ab^H'aulioii des facvUea qui les aUt-rciit un peu , eut 

iiii prisme quadraiiguliuj-e lellemuiit ublique ut aplalt , 

que Kes «l'êtes e^ntuinciAStMit ni duvit'iiiK^'iil IranctiHiiU's 

comme le fer d'une haclie. C'csl lo premier caraclère 

tjui fi-appe loraqu'oEi vaiL cetlc pi4:rrs. 

L'Asiiiilc est ptug dure (jue le felspalL , mais moins 

rlurc que le quarlz ^ elle fait feu avec lu hi-i<|tii.-i , en il— 
pandant une odeur analogue à eelle qui esl produila 
î>ur les pieiTea à futil. Sou aspect et sa eusaure saut vt- 
tj-eux ; Cependant sa cassure esl quelcjuefuis uii peu 
raboteuse ou mêiufi écnilleiise. 

L'Axiriile »e lotid uu chalumeau avec linuillonnu- 
inent ; seule , elle doiin» uu émail grisâtre , laaîs avec 
le burat, cet êiuail est d'un beau verl d'olive. Qiioii^ue 
coloi-éc ai"dinaireuien,l en violet sale , elle a bonveiW la 
trilU^INl^ence du verre. Sa pesaitleur spécitique varie 
ealiit 5,a et 3,S. 

Lca criHlaux riolelS' sont électriques par clial&ur^el 
ne tant pus syiUKlriqueB. {Bh^ku. ) On sait que ce dé- 
faut de symétrie eat une loi conslanlu des cristaux cJi;c- 
Lriques par ctialeur. 

L'Axinilc »L' présente i>lus souvent crislalllsée qu'eu 
.masse. On n'obtient que diHicilemenL sa lorwe priuii- 



* Thumaiiuia. Jaoi.Ji, — Vnuolite, Oblamêth. — tn-nMe, 

Ce 



T«ilM£<. 



•t liaux. 



59s PIERhES DURES, 

exlérietin Ici font ii»»ex fà>uI«uieiiL recontloitre. Hl 
ra^-etil le r]U«r(z , ne fondent irca-aiiiénienl au rbaln- 
uieau eu un verre dVljord jauiiïitre, ensuite noir. Eahu 
il» oui une couleur ordiuaireuicnl bruue roui>«àlre 
vcrdàlire sale. 

L'Idocruw: a pour (orme prîmilive un pmine drolj 
à base carrée , peu diflercnl du cube. Sa pe^auleur »f 
uifique égale S,4o<}, ou acukment 3^088. Enfin ellel 
une r6rraclion doulile a»iex ftcd^ihle. 

L'IdocrEisf] ut le grenat ont quelques traia de t-esseï 
i>I.ince ; mais le» face» du grenat u'ool presque jami 
ce poli naturel qu'on remarque sur celles de ridocra 
d'ailleurâ le grenat e»l bien moins fusible , et doni 
ït une acoric noire qu'un ^eri-e buuiogène et traus- 
eut. 
L'tdocrasc a été analysée par M. Klaproth , qui a 
tenu des rùiuUats li'èt>-diil(^>ii>Da eu nûson du gutemt 
de» LxliauUUona examiné», 

Sllkc, 
Ctinux , 
Alumltiv, 
Fcc oxiiii , 

Les formes secondaires de Tlducrase sont des pàâ 
ïQCs droits trÈ-N-coiirlit , qui ont depuis huit (pt. 6,fig. 1 
jusqu'à fiuizo ])ans,Êt qui sont terminés aouTcnt pcri 
{irund nombre de facettes. Si la variété nommée 
■M. Haiiy, Eii»iACunT*]iuit'. . êtuîl Luinplèle, cUe auroi^ 
t-omtne son nom l'indique, qualre-vingl-dix face»; 
«avoir, seize pans au pmme , et trentc-aepl facettes à 
vltaqiif noitmiel. 

Oulro lea ('OuleurA indiquées plus haut , Ici Idoci 
oHVcnl quclLjuifoia le rou;;â du zircon lijacinthf. 

l«osfiaseuien& du l'iducrasc sont de deux sortes, i*', 1 
en trouve au milieu des di-jections volcaniques au 
fiUVc tt a l'Elna. âuà criNlnux votuitiiiieiix , iiels , bril^ 
Itius , et n'indiquant aucuue csjwce d'alléralion , ta-_ 



ld<HT»« tin >iiuï(. 


Uwru* d« SifcMa. 


3^50 


41 


11,3 ti 


»i 


SI 


«6,iS 


y,Bo 


5,Sa 



APLOM C. 



lï 



S95 



îles <i' 



;ho voit 



comnnsifia 



cavit 
leinent de fl-lapalh.de mica, de laïc cl dp chaux 
carhonatée. lis sont acconipa-in^a de {^renais, d'nmplii- 
Imle , de meïonilc, Sic Crs circonsUnces rendent peu 
vrajsernlilalik' l'opinion (Ica minùralngisiRA, qiiî pensent 
^ue ridocrnse u. vlù rejolve par leA volcans. 

5". On trouve l'Idocrase <lnnp les lerreïns pi-imilils. 
Paltiis l'a rccfinniio en Sibérie. \i. Laxmnii l'a h-ouvéw 
en Sibérie, diinn une aci-pcntine d'tm hluncr verdâlre, 
prè» le lac Achiaragda , et sur le bord de la rivière 
Viloui. — M. Chainpeauï en a ru dans loa rnrhp« clea 
moraines des f^lariera du mont Rose. — ï.e D"" Sanlî 
eti « trouvé prè:i de PitigUatiOj dans le Sieuaois. Leur 
gangue n'éloil pai« calcaire. 

On laillii les Idocrases à Naplea : les tnpidnires do 
c^tle ville les iiooiiuetil gemmes ou chrysviùhes du 
Vésuve. 
—^ 35' ffïr. APLO ME. Iljtùr. 

y CsTTB pierre, encore très-peu connue, a quelques CnTieWM». 
rapports avec le grenat et l'idocrase. L.a seiilft forme 
aona laquolle elle se ^nit présentée , est celle d'un dodé- 
caèdre à faces rlioinboïdfile» On rcmnrque t|ue les 
rhoaibex annl striée pnrnllélenienl r leur petite diiigo- 
ntle j ce qui fait supposer qu'ils ont pour forme prirai- 
live le cube , et qu'ils nont le résultat d'un décroisse- 
nmnl ]>«r une sente rangée sur tous ses Lords. Celte loi 
de décroisse ment eol une des plus MmplËS. 

Loi criuLaux d'Aplome étincèlent soua le choc du 
triquet. 

l#eiir pesanK'iir spécifique Je 3,(J44 , est beaucoup 
inférieure à celle du grtnat. Ils diflèreut encore do 
celte pierre par k-ur cotaure , qui est lé^éremeut cou' 
cllOÏd«, presque vitrCUxe àa.n% certditna points, el qui 
n'a point l'éclal vitreux ou laïuclleux de ctille du grenat. 
Knlin ce» crislaox se fondent autlialuiucau en un verre 
Hoirélre, La »eule couleur <]u'ils aient ofierle, eat le brun 
>ncé. 



394 PIERRES DURES. 

On ne connoît pas exactement le lieu d'où vienl l'Aplo- 
me; il paroît que certains grenala d'un vert jaunâtre, de 
Scfawarzenbèrg en Saxe, doivent être rapportés à celte 
espèce. (Bmoch^kt.) On dit ausNÏ qu'il en vient de Sibérie. 
On voit, par les ca^aclères que nous venons de doo- 
ner, en quoi ce minéral diffère du grenat. Il «e dif 
tingne de l'idocrase par sa forme primitive. 

S6* Esp. GRENAT. H^iir. ' 

CiTiciHet. Les Grenats sont des pierres d'une forme générale- 
ment spbérique , et dont les cristaux n'ont jamais moins 
de douze &oes. Ils sont plus durs que le quartz , et fiant 
par conséquent trèa'aisém«nt feu sous le choc du briquet 

Leur cassure est presque toujours vitreuse, quelque- 
fois conchoïde , mais très-rarengent lamelleuse. Ils se 
fondent assez ^cilerpent au cbaitumeau en un émail 
noir et terne. Enûn leur pasanteur spécifique aase» 
considérable , varie de 5,557 à 4.25o. 

La forme primitive des Grenats est un dodécaèdre à 
fHces rliombes ( pi. 6, fig. g ) , divisible en rhon^boïdes 
oblus , dont les angles plans sont de 109 ^ et 70 \. Le» 
décroisj^mens qui donnent naissance aux former secon- 
daires sont supposés se faire par des rangées àe molé- 
cules rhomboïdales. 

La couleur la plus ordinaire des Grenats est le 
rouge; leur grosseur moyenne est celle d'un gro»p(HS> 

Les analyses des différentes vaiiélés de Grenat» feite» 
par les chimistes le» plus habiles , n'apprennent presque 
rien sur les parlies constituantes essentielles à celle 
pierre , tant les résultats de ces analyses sont diSérens. 
On y trouve, comme dans pi'esque toutes les pierres, de 
la silice, de l'alumine, de la chaux et du fer ; mais les 
proporlioQS relatives. de ces ierres varient au point que 
sur cent parlies , certains Grenats contiennent 5a Jeu- 
lice, et d'autres 34 seulement ; 28 d'alumine > d'autre* 

* GraKat, le Gjlbmat. B&oat^ 



6j 3j «le cliaiix. d'autres bo renferment point du tout 
de celle terre ; 36 d'oxide de fer , v.l d'aulres ro p«ri>e» 
Miilemeol de ce mêlai. Aucune aiifi.4ranra nV^I réelle- 
mejii doiiiiiiHiite, eLl on voitcjue pluak'ursGfenalapour- 
rnienl ^tre regnrdéa comme des ininoraijt de fc^i-, autx 
riclu-^. An reste , il esl po^etlile que parmi len vanètés 
que nuiiK allonfi faire coniioîlre, et ijui «ont Hiluclièes 
aujourd'huià une même eN|ière, il n'en trouve quclquet- 
unes qui prcsontciil <]ei)cai~actùt'Cses!tentîeU jinsex iiiipor^ 
lannpuin- qu'on puiiiAe en former des e&pt^cc&distinclcs. 

lies Greuab ne pL'Uveiit i}tre cunfurKluji an premier 

coup-d'œil qii'ftvec Lu zircon hyacintliu .l'umpliigéne , 

l'idocrtue et l'aplome ; maison distingue» facilement 

ces pierrcA du f irunut , si on se rappelle que lu xircon ut 

l'arophigciie sont infuaibles, qne l'idocvwe a on aspect 

lainant , et qu'dlo «e fond en un c-erre brillant ; que 

Inplome vsl t:ri dodêonêdre à facen rhoinboïdalsi , dont 

les face» «Iriées Iraiiiivenialemeut iudiqueut un cube 

pour (brmo priniilîvp, tSc. 

^_ Le» Varit'lt;! de foriue que présentent IcsGiciiQta, V*rM6t. 

^Hkinl peu nDmhreuacn ; cV-ftt, tan(âl le dodécaèdre, dont 

^Bbs arêtes on K'a anj^Ius solides ^ont remplscés ]>«r des 

^^Tacelles ; lanli^l c'est un Mïlide h vînj^l -quatre fMve.-( Ira- 

jiézoïdatpft, ordinairement »lriées dans le »en« de leur» 

grandes diagonales (p£. S,Jig. lo). Le* variétés de cou- 

Jeur» (lOiit plus uoinbreuseit, «l uni été plu» remarquées. 

I^K 1. Gurmat Movut '. It esl ordiikaiiement crialaUtaé 
et d'un roii^tt cranmifii très-vif, Hiurent même im 
peu bleuâtre; il c'&t tran»pureul et a beaucoup d'éutal. 
^1. KlaproUi a ln)uvé danii celle %-ariélé o,3(;de «ilice, 
0,57 d'ahirnin(-',o.56 de fer. 

Le Grenat . nommé iiusii Grenat oriental on de Sy- 
rie p vient , non pas de Syrie , comme son nom semble 

' Edlir gfjnut , ]<: gicuat Ujblv. Srocu. — Gf«iiitt (yucD ctt 
yriioat vccuull. HAuie. vuifttts *, 3 ut 4. — AlmuncUu. Kahstaj/^ 



Ô^) VIT.Ji.KT. s TiXIHT<i. 

Vindi(|iicr, wiais de Syrtan . capitale <lii Pégu , dan* 
Vlndt^. (PoMÉ-x's-T-isf-B.) M. ReU85 le cile aiiMÎ en 
Boîi(*me, en Hongrie, en Ethiopie, àMadagascar^i 
JîrrHÏI , &c. Etc. 

». GaENA* PYTiorn '. Tl est d'an ronge de coqtif 
cot on d'un rouge de aang, r|i)cU]iiefois nuancé d'c 
range. Ou ne Va jHjiiit encore trouvé cri»talii*v; il 
ordinairenipnl Irnii^parent , et sa cawture vitreuse 
parfiiilemenl conchoi'de. 

Il ronliciit, suivant M. Xlaprolh , o,4o de silice] 
■ 0,38 ^ d'ttliitnincr , 0,1a de magnésie, o,o54 de chaui 
-0,16 5 d'oxîde (te fer. 

Celle viirit'Ié tiC trouve principalement en Bohême, 
[dnnsleic lerreinsd'alluTion, et en Saxe, dan" des ael 
pcnlinea el des trapps. 

Si la raagncaia que M. Klaproth a tronx-i^e dan» 
^OrcnatA'y rencontre constamment, elle établira un ca^ 
fî-aclère if^sty. important pour qu'on enfjwse un jour uni 
espèce parlîcnlicre. 

5. GnjtNAT coMMUff *. Ses couleurs >oiit Irèe-Tari»-" 
ble» : PU y remarque le vert poireau et i>ea nuant-ejt , le 
rouge ' très-orangù , tendant au jaune; le brun , lei 
danl.iu {nunr, au rouge, au vert, et mi^me flu noîr. 
eut rarement transparent, et quelquefois opaque; 
cassure est moi 11.^ viti^ime que celle des précèdent; ell» 
approche m^me de la cnsniire raboteude ; eiiOn il tAt^_ 
moins dur que le Grenat noble. ^M 

Celle variélé (îsllu plus ivp-indue, el se troure princi- 
palement dans le.1 micancliisleâ, lea gneisses, les serpen- 

' fy'op, le PïROPE £boc«, — GrcoBtde Balicmc^H/atlnl 
1^ ^clle. HAÙr. variété» 1 et S. — Eicaibincle {k^rfunlil). Usvtt\ 

* Cemi'icr graa^t ^ le 0(«nat cnmmuo. BkCcH. HâkY. «atiél^ 
« . 7 . » . 9. 

' Ob a Anta\i le nom de Colopkokitc & das fîrcBaK <l*ao rong* 
«nogé, <]uut la lurTncc. «t iiir-louiI<t r^ti-itre, ont t'A«|>(ct Intuni 
et risineiix ciomnio cviul dp lu Cul'tphui«, Oa ea tronv* piès 
Pltiglfâno àaai Je Slennoli. {SditTl-) 



GRENAT. 597 

line», &c. Elle accompagne diiTérena minerais, parti- 
ciilièreuient ceux âc. ploiiil) el de cuivre, le fer pyriteiix 
niHgiiélif|iie, l'araénir ]iyrilriix,&c. Il y en a (fanstona K-a 
^âj'5- LGsGrennts veris se Iroitvenl plus parliculJèrentftiit 
an Sibérie, diinH une arf>i]c lîllinuiurge ; ils soiil il'iin vert 
)âlc. — A Sasta en Hongrie , dnns une mine de cuivre 
lOfiBORjf. ); — i To|>.sclmii en Hongrie, dans «ne aer~ 
înlinc ; ils sont d'un Ijçiiu vt* ri d'éiueraiule (/. iFjjr *«»«.); 
ri Teufel.tlein en Sfixe , ^r. Ijcs îai4iie.« viennent do 
jorsc.&c.; — lesoranf^i^s de Dissenlis, dans le pays de« 
prisons ' ; do Piémont, dnnsles environs de Turin , 6tu. 
Ia^s brima accoitipa^neat ordinairement les iiiruea 
d'étairi , et port'ent Je nom de Grenats d'clnîn. On Ic« 
^—trouve principalement k Veustadt en Bohême. 

^r 4. Caerat lHÉLAîftTï *. Celle jiierre est noire , net- 
tement crJsUlIisée en dodi^caùdre rLoniboïdal, dont loi 
Krêlea sont f]uelc|ueroi!i remplacées par de» fur«lle«. 
Elle contient, d'après M. Vaiiquelin , o,3S de silice, 
,06 d'alumine, o,a5 d'oxide de Ter, ei o/Ja de chaux. 
On a troitrr la mélanite à Frascati , pics du Vésuve » 
an» nue roclie volcanique qui i-enferiue en même 
temps du fclaputh , de l'idocra^ et de l'nmpliibole; — 
dans \vs ruches culcaires du Somma. ( BnEiaLAM.. ) Il 
paroîl que M. Reum en a découvert aussi dans Ica bar 
salles de Bohilme. 

Les (îrenalfl noii's trouvés par M. Kamoud dans une 
pient calcaire compacte d'un pris bleuâtre , au pic 
d'ElrcdlilK dans les Pyrénées, paroisaent pouvoir élre 
rapportés à cotte rariélé. 

t5. Grewat mawcax^sik ^. Il est d'un ronge d'hyacîn- 
' S*iiMiir? a dé'CrIl es Grrnat ions le nom à'hyacintltt dt 0(i- 
HtU. 
* MtUnit, U mèlanilâ. Brocu. 

* Brauiuttinkiesti, ( Rhvss. Lthr. d. Mio. t. a , p. *8. ) — Craaat 
foiHilgir traiMittincr\, Kn^K^rn, — MaitjiaijQi.7 griiauu forme. 
Stoca. 



WOO riERTlES DVKES. 

*j(i,'isemfnt paioft appartenir pitia pnrLiculîêremtnt k It^ 
Mi'liinilo 

Lies GieiialR «ont snaceptihles d't-prouver une »orl(KJ 
àc tlccoi>ipo»ll]oti qui Ie.« leitd trcs-rrinblrs. On lest 
[appeica li'ès-impropremenl dans cet éta(^ Granaiê itot 

Il y a des Grenats dans presque tous tes pays , niaM| 
li's plii» l'Ciiomtnéa pour Iviir pureté, sont ceux 
l'tnde , dont on ne cortuott pnR le gissemeiil, et ceiii 
de fioliêttie. Les CieuaU rouges des muiila^nM quij 
8é|}arent la Slirie de Ir Ciirinlhi>e, sont les plu» groj 
qne l'on connoiase; ils pèsent jusqu'à a kîl. , el sonL^ 
comme enveloppés d'uno couche de talu vert. Ceux^| 
de Slerzinç enTyrol, presqo'auwi gros que l«w pré- 
cédens > ft'en dialjngucnl par l'absence do la croûte tal-_ 
lueitse. ( DsBORir. ) 

Nous avons indiqué plu» baul le gissenient des Gre- 
nats de Bohème : on les exploite au moyen de puiu ;'or 
réduit en poussière tpâ pierres peu solides qui li:« r6n-< 
ferment , et on les en sépare par deux Uvngeti 8ucce»irs:J 
le premier enlève l'jirgile , et le second le sable. On It 
trie aloi's par le crîbUge , et on les vi-nd de Irois u dii 
florins ( 8 à 26 fr. ) la livre. On lea perce avec un dû 
inftnt monté en for^t , et ou les [aille à facellea ea If 
Usant avec, de l'émeril itiir une roue de grèj. 

Ces j)ierre8 taillées sont employées comme nmemens; 
resnni les moins esliuiéendeii pîerrt's nommées ^/rni/n^s. 
Comme leur couleur t^sC quclqucfuis trop (uteu9« , oa 
les c/jèiv , c'c5l-h-dii«, qu'on les creuse eu dessous ]>our 
en diminuer l'épnis'ieiir. I) parnît rgitu c'est su^sif comme 
l'observe M. Palriii , pour enlever lu centre de ces 
Grenat* , qui, dans ceux de Bohême, est moins pur 
que le rpjite de la pifrre. On se sert de ia pouasièra des 
pelils Grennts comme d'êmeril, pour polir :enlin , dauis 
quelques parties de l'Altemaj^ne et de la Jjohéme , ce* 
^icrrcs sont si abnndaiitps, cjn'on les emploie contmâ 
fondant danstelraitcmenl des minerais do fer. Jolies sont 



ALlJOCIt ROiTC. 40l 

d'aiitAnt pins propres h cet naagn , que quelqiiM-iinc-i 
rcnfuiiiienl, comme nous l'uvonit Jif , jusqu'à 'ib p. % de 
fei',elon doit. faire reniarcjuer art^u M-Hiiiiy , que cca 
Grenats conseiTeiil encore leur transparence toul en 
jouksttnt de lu piopiiélé sîiiguliL-i'e d'agir sur l'aiguille 
ai ui a niée. 

Il paroil qiip l'escarhourle des anciens (carbuiKuiut) , 
pierre d'un éclat de charbon rouge , d'un grand vo- 
lume, &c. éluil notre Grenat. 

Im lurme pritnilive du Gri'tial est absolument la 
m^inc que celle des alvéoles des abeilles. Le polyèdre q uo 
préâculvut eus deux corpa eni cvlui qui oll're le plus de 
<:Hpacité avec le moins de surface- ( Hj'uy. ] 

î 3;* £*p. ALLOCHROÏTE. Dakvsab^. 

^ Cettb pierre est d'un jnunc de paille sale, quel- CmmcUni. 
qiiefoù tirant aurle rnugedlre. Sa texture est feuilletée, 
mais lea reujllels soûl épais ; t^Ile est assez difllcile » cas- 
ser. SacMMure estl tanlôlliiin^inli.-^ , tantôt terne et inégale;, 
et irap^rfailement corti^ltoïde. Elle eut opaque, à peine 
tran!)liindc sur les borda. 

Ij'AIlocbroïte esl assez dure pour faire Teu aveu le 
lii'ïquet, mais pasi assez pour rayer le quartz. Sapesau- 
lenr spécifiijUB e^l de 3,5o a S, 73, 

Ce minéral est absolument infuMblc sans addition, 
mais fondu avei; le plios2>hatii' de sotidu ou d'animo'» 
niaqu« , il éprouve dc-s cliangemens de couleurs qui 
sont probablement dus su maiif^'inèâe et nu fer qu'il 
contient. U su couvre d'abord d'une vspècc d'émail, 
qui devient d'un jaune rougeâlre en se rcfroidÎMant , 
puis verdâtre , cnBn d'un blanc ptunSlre suie. Celle 
pierre eonlienl , suivant M. Vaiiqiiclin , silice , o,35 j 
chaux , o,5o : cliairx CHrboiialée , o,oti ; alumine , 0,08 ; 
oxide de fer .0,17', mangauèse , o,o3. 

M- Daudrada a trouve rAllochroïle dans la mine r.ico 
<îe fer de Virums , près do Drammen en Norvège. Elle *^ a-""""'' 
«ât accompagnée de cLuux uarboualéc , de fur axidulé , 




4oa plERftCS DVRÏS. 

cl qnelqui-Tois de ;;i-i;ntils bptinsî ceagrennts sont dtsrf* 
uiiiiéâ dans U cliuux carbonalée , et »e cooroadeal ;ivm 
1« Bubirtance <IerAHochroïle,cequi fatil soupçonner qos 
celte pierre poorroit ^Ire une p&tc de grenat mélangée 
des diirércnU:a subaUiucca que l'uiialyse y indiqua. 

58' «JP. STAUROTIDB. Haut. ' 

CancUrci. Lfis 8taurolidca connues sont des pioires d'un brti 
rougcâlre , qui se présentent nrdinairemenl (wua 
forme de prUiues coiupriuiés à quatre ou i^ «ix p*\ 
ou «impies, DU réunis en croix. Leur cassure eM rat 
leuse. Ces pîcrrea nr. sont pas pn^-cisémcnt fusibles 
ctuilumcau; mats lorsqu'on leur l'ail subir la uhaloU 
assez vive produite par cet inslruraenl, elles se 
vrcnt d'un vernis on d'uno fritte noire. 

Elles sont plus dtirt»! qnu le quartz, et cependant ftl: 
élintèlenl k psine sous leciioi; du briquet. Ijeur peun- 
leur spécifique CJit S,sK. Leur forme piimilive est 
prisme droit h base rhombe , dont le grand angle 
de lag-' 3o'. 

Les Slaurotides ne sont presque jamais hoinogènca 
jamaik limpides , en aorte que tes rMuItuls de leur ai 
lyso ne peuvent indiquer leurs priuci|MJ8 constiti 
essunlieU. M. Yauquelln a trouvé dans [es deux vari^ 
principale!* des SI»urotidcs , o.SS de sîlice > o,44 d'xlo- 
inine> 0,1 3 de fer, o,«4 de chaux , et o,di de man^- 
nèae; 

Noua divieeroca celte espèce ea deux varîélrs prii 
cipale*. 

I. ^AVtLOTiotGtiL^nkTm* (pi. 6,Jig. ay). Cette varil_ 
rst en prisme» simples .\ quatre ou à sîï pans. Se» cris- 
taux sont d'uu ronge brun de grenat : ils sont souvent 
translucides; on les a rx)nipBrc.4 'cl même rapporlés h 



* CaoïïETrE. — Staurolitus. — Sctioil «acLfums. R^Mt^ 
OE-Lisif. — <ia.f.vkTtT\. Bnoza. 



STAU HO Tt D E. /|03 

lV>p^ce <\u ((rénal, inniN on voit qu'ils ctidiBcrCnl jmr la 
K^orme, pur rinfiuibililé^ Sic. 

^V 3. SrAuaoTiDB CnooFTT» ipl. S,fig. a8). Les criataax 

Bblii appai'li'CniieiU à celte variélé sont coDiposé« de 

pi'Uitiea naturfllt^iiient cioiNfii d^iix à deux , itu ni^nid 

iiielquRlbia, mais plus mremenl , troU h iroiê; tanlàl à 

Énglra dmîts, tuiililt NOUS des angles de 60 et de lao**. 

JjBS prûme* de celle var-iclé »onl plus courl» i[ue ceux 
le la variilé pi-éctderile ; iU sonL plus opaques ; leur 
irrucet-st loriif, luèiuu raboteuse; luiir couleur eat le 
tl'uii ober'iir. 
J_Ms Slaiii'olides appaitieiiueiil aux lerreius priminTs. 
OretiHlîde «e trouve plus jiarltculiêi'eTDeiit dans [sa 
><:hM micucées : celle du Sninl-Cothard cat ordiiiair«- 
itint accompagnée de dislhùnc. 
Les CroUelles sont pins communes qiip la Orenalide, 
cependant leur gisHeuient eat luoina bit'ii déteriuiuè. 
ta l«s a principalement trouvée» dans I» déparlement 
Fâii Murliiliun , pica du Qiilmper, dans \c.» cotnniunes 
le Baud el de Corvay. Elles sont en crislniix imlés , 
tnn» une ar)>ile micacée, qui paroil ètw produftc par 
técompoaitioti d'une roche primitive. — Oii a trouvé 
|iî des Croiscitcs dans une mette primilîve, près de 
Jaint- Jacques de, Conipo»leUe en Espagne ; •'^ dans ha 
ilpes, du côlé de Nice. — M. Uupuget eu a trouvé k 
[Cayenne. , 

Xjea d'oisetles sont remarquables parmi les pierres, 
Fpar la simplicité et la coiislauce des angles de Cu* et go* 
sou» lesquels leurs cristitnx se croisent. 1V1. Hfliiy fait 
observer tpie les Tuées qui seroietit produites par dc-s 
Il coupes faites dans uo(? direction semWaljle à celle des 
^Hiucidences des crislaiix , Mroient le rêaullat de Joix de 
^^ décroiasemcn» très-simples, en anr le qu'il cnt probable 
que c'est à celte réunion do d{:ux causes siinjiles , qu'est 
due la constance qu'on remarque dans le croisement 
cristaux de Stauiodde. 



CiuMncnt 
5c uni. 



4^4 PIERRES OURfiS. 

5])« Ssp. TOOHMALINK. Ifrfiir. ' 

GtncUrei. La Tourmaline est une de» pierres le mieux caracj 
térisées, malgré les couleurs irf-M-diirêrentea fjirulle 
stisceplible d'oHWr, el i[ui lunileiit ù la déguiser, 
ae pr^jcnle presque toujours souji la foiuie ilt> prîsi 
longs et caiinelàs , dont la cassure e^t conMnmmcd 
vitreitxe el quelquefois comme cii'Ltculée, u'esl-à-dîr 
ijiie Tuue de» fiurfaces de U irutluit; csl bombée,' 
l'aulre concave- Elle est plus dure ijuc r.impliibole, i\i 
es[ la pierre à Uqtictle elle i-csscmble le plu^, mais ' 
est niuiiiK dui'e que le tjuttrlz, 

Toule» se» vaiiélé», excepté la rouge, se fondent 
cileinenleu rhaltimcau, et se i-édui»cnt , en bouillon- 
iianl , en un émail bîanchâti-e. EnGn , un dea caractèr 
les plus rciuai-({ualiles deUTourniuUuc, c*e«t la pW 
priélé dont elle jouit de s'êlcctriser par la dlMteur^i 
d'acquérir dee pôles cleclrique». 

Lit forme ordiuaire de la Tonrnialiue est celle d'i 
jirisine de six k douve paas, lertniné par des .somoiel*! 
icuîs faces principales ; quelquefoi» ce prùtue est si coui 
que Ica deux sommetA ue réumsient «1 donnent noî^ 
eance à un rlmuibe es:ir<^tiienienl obliu > altf-rc 
queltjLie»fitceEtes marginales. Ce cristal, que L'on noiuil 
vulgairement lenticulaire, représente la forme priit 
live de Is Tourmuline , qui e^ft un rlinuibe obtna doi 
l'nnpie plan tju soinmel efit de 1 13' 54' .»" (/>/. G,Jlg. a\ 
On n'obtii:nt tjiic Lrè^dtHîeitemeiiL cette forme par 
divÏMon mécanique. 

La pesanteur spécifique de lu Tourmaline est de3,o8 
à 3.36. 

Une autre propriété des crisFaux de Tourmaline, 
est d'aToir les deux sommcU dill'érena |>ar te nom) 
dfîa faceiles qui len compoGenI : cca dilléreuccs doi 
lei> formes des pôle» électrique» , tiennent , comi 



* Sthxtt, le SCIIOBL. BB.OCU. 



TOURMALINE. 



4o5 



CHi Va dit} à une loi générale. Les sommets des prismes 
do Tourmaline qui iirésetiteiit le tuoîi» grand nombre 
de n4celt«« , joui&gent de l'élcctriuilé iié^«live ou rési- 
neuse t iandi« que les •orameti opposés doat doué» da 
l^eclrtci'té posilîve ou vilrée. 

Ija pliipurl des Touruixlinti soal d'au noir brillant; 
cependont il y en a, comme on le verra , de presqua 
loiiteA les couleurs, llllea sont ordinaircmenL iranaluci- 
des ou mâmu trunspuroiitea , mais elles ollrciu un phé- 
nomèrte de iran^parence qui leur est particulier. Quand 
on rcj^rde la lumiète darin une dircclion perpendicu- 
laire à Taxe du prisme , celle pierre paroEl presque 
toujouD transparcule; maïs si oa la regarde dam le 
«eiij de cet «xe, et par coDaéquent perpendiculaire- 
ment aux bases du prîame , la Tourmaline puroîl tou- 
jours opaque quand même le prisme auroit moins da 
hauteur que fi'épaisaeur. 

M. Vauqnelin a reliié de la Tourmaline émeraudine, 
silice j 0,40} alumine, Ot%> c<^"* o,o4; fer, o,ia ; ; 
manganèse, o,03. 

Telles sont les propriétés communes an plus grand 
nombre des Tourmalines. La facilité avec laquelto 
elles fondent en émail blanu ou gris, leur casam'a vi- 
treuse, la fkculk' qu'elles ont de s'électriser par la cha- 
leur , sont des propriélt^s plus que sUtBsantes pour dis- 
tinguer la Tourmaliiie de l'amphibole-aclinote, du py- 
roxéne, du spinelle-pléonaate, de l'épidote, du péridot, 
et sur-tout de l'ampbîbole scborlique , lea ïcule» pierres 
avec leaquelies on puisoe la confondre. 

I. TouBjiiALiHS cnijTALUsiK. Noua avons Indiqué Vstili 
plus haut la forme générale des cristaux de Tourma- 
line ; nous choisirons deux exemples de ces formes parmi 
lea quatorze ou quinze variétés qu'elles oflVenl. 

Tmnwttina r. nDacmi ipt. S. fig. >s). l'risme il neufpans, 
un .wmmet à nix fares, l'autre à trois. C'est une de> plus 
Amples variéléii de forme de lu Tourmxliite. 

i3d 



4oG cir. RRES Dunfis. 

Towiut.vtti.atviiKiilpLif.fiir.^s). Priaine i neuf pâï 
un Aomniet à Iroiii faces, et l'aulre à Mpl. 

hea variéld-s du couleurs ne sont pas moins nombi 
9v». Les principales aonl : 

a- TOUBMALIHI SLAKCBE. Jiyùr. ' KUfi esl SitHS C-OUlct 

Dolomieu l'a trouvée au Saïnl-Gothard , dans dcl 
chaus carbonatée dolomie micacée. Il dît en avoir ai 
trouvé de moilié blanche et moitié noire dans les g» 
.niteadenie d'Elbe. 

3. TovKu^xtxe. Mmu.it. Elle est d'un jaune de mit 
M- de Boui-noit Vu observer dans le» sables r«p|>orV 
de Ceylan. On l'a nommée pêridct du Brésil. 

4. TocrBMAMME ^HKaACOrNB '. Elle e*t d'UTi VCTt pli 

• ou moins vif: celle qui est d'un vertaonibre viunt duBr 
»it:cells qu'on trouveùCe^lan, est d'un rerLpurd'éi 
raude. On a appelé celle varicté , tmtraudt du lirixik 

5. ToimHAi.ijtK sAVBVxivs ', £lle est d'un bleu-ve 
■dâlrc, et porte quelquefois le nom de Aophyr du Brésil 

6- TouiiMii.iNK Ikdicolits. D^KiiHADJ ^ Celle-ci 
d'un bleu d'indigo quelquefois irèâ'sombre-, elle eatat 
plus difficile à fondre que les autres. On l'a trouvée dit 
sciiiinée en crislaux tuformcs dan» une gangue de «léi 
tile, de qnariz et de feUpalb de la raine d'Uloe 
Suède. Elle ;ouil de la propriété pyi^o^lerlrique, et c'« 
à 'ce caractère qu'on la ruconnoît {wur une Tournis 
Une. (,HA'ùr-) 

7. TooBKAi,iBE TluBEti.tTK K Nori - seulsuicnt oel 



' E/cçtfûchcr tthorf, le jchot) èlcclriq'ic. JÏKOca. CtUt tjùl 
Byintc se rapporte ans quatre ptemièrci rtiiiitt§. 

' Taurmalinr vcrU. Haut. 

' TonrntaiinB blea-verdâtie. HAiiT. 

* TnuiniallDC Ludiga. Hdur. 

) DaOURITX. — SiBÊKtTE, tlRMlSA. — ToVRMALII 
APTRE. — RUSEIIITE- Klti'T.Y 

Oo B an»i appelé cette piètre sckorl fOHfi dt Sitiftt. Il ■• I 
|Mi U uunfoDdfo av«c le Utaoe qui a reçu le nuine nom. 



TOUamALINE. 4**7 

irnuHne se Uistinoue dea autres Tariéiéa d« c«l(e v»' 

yècn par sa couleur , qui est (l'on rouge plus ou tnoius 

yit, mah elle en diltêre encore pur sou infusibitité. Kilo 

tppartienld'ajIlBuraà L'e.spêcedc UtTournialiut: ^«r tous 

fit autre.H caractères. 

Leaanalysea rie ccUb pierre , faites par M. Vauqudia 
pur den morceaux qui dill'éroieiil seulement par U leînle, 
»nt donné des résultalb Lrèa'di&'éreiu- Aiiiu le» Rubellite* 
leSiliéiîe, q»i ûloîenl d'un rouge violet , ont donna 
|o,43 de silice , 0,40 d'alumine, 0,07 de iiiauganèse ,et 
>,io de soude; celles qui éloieul d'u» violet noiiàlre , 
mt donné 0,45 de silice , o,3o d'iituinîue, o,i5 d'oiiJe 
B manganèse, et 0,10 de soude. 

On a d'abord trouvé tes Tourmalines rubelUtcii eu 
ibéne, dans une montagne graniliijue delà cliaînc de» 
lonlA Ourals , au milieu d*un Blon composé do fL-Ispalh , 
lu quarlii , de mica el do Tourmaline âcliorl. C'est de là 
|u'oa a tiré les ooius de sibiriu el de daourite, donné» 
celte pierre. 

On en a trouvé a\im de criatallisée dans le imble da 
[Ccj'Ihh , et M. de Bournon cite comme venant de cette 
ht!e un groupe de Tourmaline riibi-llite, ^rus coiutne I& 
Etale, et qui fait partie de la collcotion du M. Grcville. 

8. TontRHAUHK ScBOHi. *. Elle est d'un noir parfait ou 
[«l'un uoir roux comme cnfumi; : c'eal une dcji variéléa 
^les plus commuufs. 

Telles sont \m prineipulcs vaiiétt^s d(> l'espèce de la uiiMouiit. 
[Tourmaline. Cette pierre « remarquable ])ar se$ pror 
tpriéléa physiques, ne jonc pas nu grand râle daiiala 
LAlrucIure du globe; elle ne «'est encore trouvée que 
raaiu loa tcrrctns de cristallisation , dans les granités on 



' S!hwar\tt icicr! , W Schorl xtoU.SnocM- 

C'ett suu» le buiti Je uhari <jiie 1ci nilu^Mlogiitcs aUda^uds dtit- 
.(arjil l«t Touiaiullnci. C'cslpiiur i,»ppi:lei lu vnlcur qu'ils out d'tii>£a 
|'ïc«ltcd£ouniInHilou, qut uuui ravouiplccic Ui tiumma uuai UUI4I. 

a 



4o8 PIF. p. nEs ornF. s. 

dans les liions (jui lea ti-avers«iit ; elle enire fiuui dar 
lu composition de quelques roches, uoUtmnient dai 
relie des roclieâ à baae de latc. C'est prj'DCÎi*alenient dar 
les ftintes et les autres cavitéB du ces rocbea, qu'un l^ 
reticoulre cmlallifiée, 
IdfBx. On trouve dea Tonrmalities dans jireM^ue toutes \t 
chufnea de montagnes primilivea; mais les lieux d'c 
on rapporte les ai<:t]il]e» les plun belles de celle pierrej 
sont Ceylan , Madagascar , U Saxe, te Greiuer ea TyJ 
roi, l'Espagne, le Qrésil, SLc. 

Les Tourmulinea du Tyrol se trouvent dans une rc 
elle lalquetise mêlée de cbtorile , de mica et d'ampbt 
fcoJe; celles de Preyberg et d'Espagne, dans ungneisM] 
oellra du Bré.>til et de Ceylan sont en cristaui épars. Kl 
iBobèmeWsTourmal Inès accompaguenl les luinesd'ètail 
:tl»t. Nous Bvuna annoncé comme un caracljtre dislinctîl 
des Tourmalines^ la propriété qu'elles ont de deventE 
électriques par la chaleur. Celle propriété est susrep^ 
tible de plusieurs RiodificaLions qu'U «si intéressaut d4| 
¥on naître. 

Si l'on prend une aiguille de Tourmaline, et qu'on 
fasse chaull'er légèrement , on remarque qu'elle atliil 
les corps légera qui l'eaviionnent, et qu'elle fait moa^ 
voir l'électromèlre. 

Si l'on présente Miccessivement les deux cxtri'mil^ 
d'une aiguille de Tourmaline cmtallisée à l'ejLlrémil 
de l'élcctronièlre auquel on aura communiqué l'élec-i 
Iricilé résineuse par Iv procédé que uouh avons décrit] 
^fntrod. 6t } , ou observera que le dommel qui porte 
juoins de facettes repousai^rfl riu»irument, taudis qUf 
celui qui en porte le plus l'allirera, et on en conclai 
que ce dernier jouit de l'élrctricilé vitrée, tandis qi 
le premier «tt duué de réleclrictfé réaitieuite '. 

Si, au lieu dehe servir de t'électromèlre, on atUchtfJ 



' Je ta[ip{>» ]ci qus les (irrmlc/t piini:t|>t) de lu phyiiqa* kiqCJ 
' toriDiK do l<e-t«nr. Vujea d'iJikoft Je Traiii îiimtHtûirt 44 Phyti^i 
p«r M. HAby, Igins i/]^, 430. 



TOURMALINE. 4''9 

lU brin de fil d« soie à resli-étuité d'un bâton de cire à 
icheter, que l'on communique l'êleclriciié résineuse à 
se Gl en frollant le bitlon de cire, on remarquera qu'iin 
ipprocliuit de la soie, le sommet iiégnlif ou résineux 
l'une aiguille de Touimaline êlect rjgée par clialeur, cello 
)ie sera repousaée , mais elle fera une espèce de détour 
tac veniiLs'appliquer sur la Tourmaline, à peu de di&- 
ince au-desaoïis du sommet. 11 résulte de celle expé- 
rience, rjueles cent re-s d'action desTournialinen éltclri- 
sont ailuéa A peu de distance des sommets de-s pris- 
^taes , et c[ue Tespace contenu entre ces deus poiuU est 
lans l'état naturel , c'est-i-dîre , attire tout corjxi pjec- 
rique, quelle que soit l'espèce d'électricité qu'il possède. 
Ou peuL faire luarkircsler ans Tourmalines leurs pô- 
I électriques , en suspendant i un til uncTournialtne 
Sleciriiiée , k laqiifllc on présenle successivement le« 
iinmct» d'une auti-e Tourmaline ûgaleraeul clectriaée. 
^n voit les sommeU serablablea se repousser, et les 
^■ommeta diBcrons s'attirer. 

Si on casse une aiguille de Tourmaline éleclri- 
), les OagmeiiB pi-éseiilent ausai-lûl des pûles «leclii- 
iue« situés dans le même sens qucf cuux de la Tourma- 
le entière. 

La chaleur la plus convenable pour fiire manifester 
la Tourmaline son électricité, est celle de 38 à loo* da 
lier momètre centigrade. Si on l'élève à un degré aupé- 
^J^e«^ k celui d« loo , elle perd «on é^Ieclricilé , et ne la 
freppend qu'on retroidissanl : mais en conliuuanl d'éle- 
ver )a température de la Tourmaline , on peut atteindra 
un terme , auquel celle pierre devient de nouveau élec- 
trique eu prenant des pôles situés dans un sens inverse 
ïe ceux qu'elle offroit iirécéderamenl. 

M- Haity a remarqué qu'on pouvait également fHire 

changer le^ pôUs électrique» de position, encbauffanl 

ÎDéffiilemenl une aiguille de Tourmaline- au moyen des 

rayons aolaire» rassemblés par un verre lenticulaire. 

Lu. Tourmaline est la première pierre dant Inquella 



/ftO PI EH II ES DUilKS. 

[on ail d«coiiverl lu proprièlé <le devenir ctrttrîqne 
Iialeiu'. Lciuery enlrcvil celle propni-l6 en 171*)» Mtii 

ï'Mt fin 1770 qu/E[iinuB, physicien de Uerlin , la dé- 
[eourrii réellement. PJino parle d'uue pierre ron^eàlr*! 

>ti purpurin» qui étant cliaiiffée on frollcc, allîre tcij 
[corp« légers. On croitqu'il a eu en Ttie la Tounualine. 

4o' SSP, BPIDOTE. fl>£r. • 

L L'Epidotb nVil connu qne depuis peii d'aiinccs, 
f t il s'tal présenté d^jà soui des formea ti-èH-variée.1 dai 
buaucaup de lieux et daits des gisseinens li-és -diflë' 

, i^ns , en «orte t|u'il est assez difficile d'«D généraliser le 
çaraclcres, qui ne »onl tranchés et irés^iatiuclini qud] 
dans le» variétés crislallisées. 
Cuiuérti. L'£pidote a I» cdusure lamell'eusedaDaaa sena ; 

Inmes tiniit parallèleti aux pim» d'un prisme rhomboï« 
da\, dont les anglen aoiit de 1 l'V' { el S5' \. Dana l'auln 

, KDA, fi» cassure esL raboteuse. 

Ccife pierre est assez dure pour étinceler sou» le citt 

jd" hriqtiet; elle esl fusible en ime scorie brune; enfii 
«a couleur a toujours une nuance verdâlre, qui varH 

[depuis le vert jatmâtrc jusqu'au vert bouteille. Ss pesant 

[leur spécîBque est de 3,45. 

Ces camctèrea olMervé» avec atlenlion , suâïscnt poui 

■faire dielingner l'Epidolo des auln» pierre». 

Celles avec lesquelles l'Epidote n le plus de ressein- 
1>[nnce , sont l'aclinote , l'amphibole verdiltrr; , I'mm 
"bealtj roide verdâtre j mais l'aclinote se fond en nn émail 
gritâlre, et se divine en prismes rliomboïdaus , dont Ici 
■ngles sont de 1 34'' î et 55'' ; , dittérence as»r/ vensibll 
pour être appcrçne par l'ceil sans le secours d'eucoti 

* Pen de [ii«rtcs t>at re^ii autant de iiunit ijuc ctllc~cl : 
TriAltlTt. DiL-iUÈTti. — SCHORL vert 4I11 Daaplilgf. Roui 
DX-litis, — Arehdalite. — DF.t.ii[iNtTe. Savssuri. — CU 
artigtr tuahlsitin , In njraonante viireuer. Brqcu. — Akasti* 

CONK et AK.AKTICOMITC. DaSORAPA, — STUAUTE vIUM 
XAttOllZ.— PuTACtTE, ffEMJt. 



ÉPI noTE. 4^' 

tnsirniiienf. L'(ini])]jibol« esi plus difficile à (lulinj^ner 
de l'Epidole lorsqu'il est eu masse; mais il e«l moins dur, 
et sa cAisiire est géuâruleiuent iuoîn« vîlreuee. L'as- 
I)cste roide et verdâlre se confond nioiru facilement 
avec celle pierre ; d'ailleurs sa poussière douce au tou- 
cher contraBle aaeea bien avec la poussière aride do 
l'Epidote. 

Lei analyses de l'EpIdole différent moins entr'ellca 
qne celle» des autre* pierres. Nous donnerons iri les 
qaanlitésles plus grandes el les plus folbles dus »ul)Hlan- 
cca qui paroisscnt être e&sentielles à sa conipo.«lîjin. 
I Silice, 0,37 à o,/,5; aluniiae, 0,41 à 0,08; chaux, 0,14 
4 0,21 ; feroxidé, 0,11 à 0,34. 

Ce» i-êsullats Bonl tiré* des analyses de MM. Denc(y- 
tila, Vaiiquclîu , Chenevix et Langïer. 

La forme ordinaire el générale des crislaux d'Flpî'- 
doteeat un prisme à six ou huit pans» dont qnalre, plui 
, firands que les autres , sn|Kiiliennfnt h la forme pn'mî- 
[*liTe,c'e«t-S-drre, à un prisme â baaerhoinhe, Cea pris- 
me« sont lermiiit's par plusiciira raetltes obliques , et 
' aouvent par une face Iiorizonlale {pi. S^fig. i4,i5, 'S), 
*Xiea face» de res vrïnlaux sont nelle», hieii prononcées, 
[et onl tin poli naturel Ircs-vif. 

1. EnooTB SmALiTR. Les variété* d'Epidole que non» v*r»ti 
rangeons soiia cetle dénoniiiiatîoii sont géncraEcmuuL 
gri«efl on verles , et ne conlienneut que du fer sans une 
quaulilé nolalile de ma-nj^iiinèHe. 

Q, EriuoTB viotïtr. Il est opaque et violet , et ren- 
ferme o,] a de manganèse. 

Cent h M. Cordicr que l'on doit lu délerminalion de 
'celle Variété, que l'on avoil confondue avec ta nitne de 
m»nganèse,«:n la nommant tnn.nffanè*e violât dit Pii~ 
mont. On l'a trouvée à Saint-Marcel en Piémont , dnns 
' une jnnntEignu du i^neisHe ; elle accompagne le manga- 
nèse oxidé métalloïde, qui lui «erl de gangue , l'asbcttle, 
le qnarlz et la (;haux carbonalée lamellaire. 



■Ui 



^12 I>lERRrS DURES. 

3. Embôtb? Szokia '. Il CJil en petits graiiis verlt H 
comme vitreux , qui ont loua l« caraclèna cxltricur» 
de l'Epidoie, et, d'après Klaprolh , une rompostlioD 
«emblable à celle de celle pierre. On a trouvé le Skorm 
sur les bords de la rivière d'Arangos , prè» de Miubt 
en Transi I va nie. 
C]'Mtn«nr. L'Epidote sc Toit rarement en niA«ses , mais bcso- 
coup plu» ordinairement en cri^laiis, dont le roluniff 
varie depuis la grosseur d'une aiguille ordinaire jus- 
qu'à celle du pouce. Ce* dernier» sont rare» el W 
■ont trouvés priiicipalemeut Arendal en Norwège. 

Cette pierre parait appartenir excluuvement aux ter- 
reins primitifs, mais elle n'entre pas onlinairemcnl 
dans la *^tructure dea roches (|iii composent ce» ter- 
reina. Elle ae trouve cnHiallisée dan» leji fvnlus de c«f 
roclies ou dans les cavités des filons , el pénélrw même 
dans tous les sens les substances fui remplissent !ei 
filons ; c'est ainsi qu'elle traverse la chaux cnrbanalév, 
le quartz, &c. — Le ftir oxidulé, le grenat ,1'axiiiile, I9 
felspalli agrégé el le ft^Ispath sdulaire , l'asbeste, sont les 
minéraux qui accompagnent le plus commuuéoieDS 
l'Epidoie. 
U«ux. Les lieux où l'on a trouvé l'Epidoie Slralile, »onl : En 
France i le bourg d'Oynana, près Grenoble; il y accom- 
pagne le quarts, l'axinite et le feUpalIi adulaire. — La 
mine d'Allentonl dans le même arrondisiiemcnt ; — \va 
environs du Monl-ljiaoc, prés de Ciiamouny ; — Je moat 
Jou vet, dons la l'allée d'AoDtc : il y eut en prismes courbés^ 
d'un gris de lin as^z éclatant, et tirant un peu sur l'olï- 
vàtre. — Le» Pyrénées ; — les environs de Nantes, à 
1 kilom. à l'ouêst de celte ville. — On le trouve «uiun ea H 
Italie, en prismes rhomboïdaux rerts, couché* sur le» ^ 
pierres calcaires de la Somma. ( Baxtst^t-) — En Siiiue, 
dans le pays des Grisons : celle variéLé, en priaines à 

' C'eit le 00m qu'oa donne » ce mioiMl à*B* le psfi. On pviil 
dootei euwrc qu'il appatticJuie icellcuiCAt i ïa^kct de JXpIdote. 



I 



lis pins , est d'un gris éclaUitl , «t acronipagiic 

eoastaoïmeiit des greiiitls oraiijjé» '. — £n Norwège, à 

I Arendal ; les crisuiox qui vîennenl de ce lieu sont d'im 

ilumeet d'une ncltoté reinarqUEibles ; ils sont d'un v«tt 

lie. 

On iroave encore t'Ëpidote dana l'Inde : il accom- 
çne les corindons de ce pays sous In forme de pria- 
les caunvlciioti nous celle de peliles 1n3f^nfî8 vcrlvs à sur- 
face {h(L^rin«e. On en voit auusi rjuelques morceaux 
msparens d'un beau jaune de to|wize. ' " 

Enfin M. de Beauvoïs en a (rouvé en Amérique, 
liujs 1» moQlajines de la Caroline du sud. 

Al' Sâr. BI7CI.ASË. S^iir. 

QuoiQiTE oelte pierre soit encore irèn-rare , et par CuMir/M.j 
conaécjuent irèiK-peu counue , clic offre des caractère» 
îrl Iranciiés et a^ex renn^rqu^Meit, 

£lto e«t d'un vert tendre, d'une belle iranspareiicg , 
tt 9e sépare en taraea minces, avt^c la plus gruiide Tnci- 
lilé- Les fRces qui j'éaultfinl de la »«paraliou de ces la- 
ies, sont trèa- briltunleK ; mais ta division dea lame* 
le a'opèri' fnrilenienl que dan» un sens. Dans les aiilr*'» 
l«ens, elle e»t plus difficile , ut on obtient raéme sou* 

snl une cassure vitreuse, Cependnut on p;ii-vifnl par 
division mécanique , à un prisme droit i base rec- 

igle. 

L'Euctase esl assez dure pour rayer le qunrlr ; elle 
levienl opaque par l'aclion du chalumeau, ot se fond 
bn nn émail blanc. 

Elle préflenle d'une manière très - sensible le pïiéno- 
lène delà réfraction doulile : «a pesanleurapécifiquc 
st de 3,06. 

On n'a encore eu qu'une trop petite quantité de cette 
>ierre pour avoir pu en Biire une analyse exacte. 



* Sanamn: avr>it prfs celte pieire ponr an? luâlmiie. M, Cliliii- 
pianx B prouva cjat c'itoli uuv vaiI^K d'ËpicIuic. 



/ 



4l4 PIERRES DURES. 

M. Vauquelin a reconnu dan» rc-cliaiilillon qu'il a iina«j 
tys(!', environ a,5& de silice, 0,19 d'uUiraine, o,i5 lii 
glucyne, elo,o3 de fer; mais il a eu une perle de 0,37. A 

On ne connoit dans l'EucUse qu'unie aeule varîcl^ 
de lornie , qui cnt ri-marquablu pur lu grand nombr 
de fucfttc-A qu'eJle présente. Si le cristal «luit complet, 
auroltsoixante-dix-Iniit faces, quatorze au prisme , 
-Ireiite-deiix à chaque sommet. 

Cette pierre a été rapportée du Pérou par Dombejj 
^'On ne ssit n'en de pluA aur hou histoire. 

4ï' Eir. nilRIL. Domiiisv. 

iTictîcd. I, A forme primitive dn B*^ril , qnî es* ausai celle soï 
laquelle on le trouve preiqno toujours, est un prûnil 
hexaèdre ordinairement «trié lonfi,iludiuaiement. 
Celte pierre estm<nin* d un; que le spinelle , niai» ell 
!ea1 plus dure que le quartz; sa cassure e«t ondulée 
[vilreufie , quelquefois lauiclleuse duns un sens perpeu- 
< diciilaire à l'axe du prisme. Sa pesanteur spécifique 
_de 3,7a H 2.77. 

JLUe a la réfraclion double, mais à un dcgvi irèa-roi^ 
'bleuet il faut oertainea précautton« pour ra|}pert:tivoir,| 
|L£lle est fugibla au clislumeau en un (imail blanc. £n^ 
l£u la couleur de la plupart des v^iiétéii est le vert , qun 
panse du vert éclatant au vert paie on même jaunâlre.. 
Une terre nouvellement découverte par M. Vai 
.^ueliii, paroîi caractériser parlicuUêremeut cette espèce 
FCetle terre e^l la^iucyne ; elle entre pour tr<>isee â quini 
centièmes dans la composition des Bérils , Rt y eut unïi 
,«vec 0,64 » o,6B de silice, o,i5 à o,iG d'alumine^ 
0,2 de chaux. 

liCs môl^iuv qui colorent le Béril sont de deux genre 
dilTcrcns ; c'est tantôt lu fer^ nt tanlûl le chrome. Ot 
établira vur ce priucipe deux sous-espève« daiiaTespL» 
duBériU 



3ERI L. 

SOt'S'ESr. BIÏBII, A10U£MAltlNE 



4i5 



Ij ks couleurs des varîélés <lt) celte 80U«*es^ècc «ont lu C>iNcK>e*. 
rerl pÂIe , le verl bicuàire , le vert jaunilrc , le bleu et 
lejauneile miel. 

Ses crisCaux soiil forlement cannelés sur leurs panv , 
sorCe que les arélea dex prismes en août quelquefois 
farëes. Ces raétncs crislaiix ancjiiièrent un volunio 
housidûrabic. On en a vu de plus de 3 dérimélrcs do 
long aur près d'un décinièlre d'épaiweur, et nou« ne 
parlons ici que de ceux qui ont avec cela de la Iranspn- 
ïrenre. Ils aont t|Uflqucfoia fort lon^ç» cl irèa-déliûs, 
facile» Â casser daiiH lu senrt perpertdi<;ij|aire à l'axe ^ maïs 
8U lieu de prùsenler des faces planes sur leur cassure * 
ils font voir quelquefoi)!, tnir un fragment, une fftc« 
bouibéeqiiii scnible s'arlîrulcr duna une carilé de l'autre 
fr.igmcnl. Ce genre d'arliculacioii singulièrt? dans une 
■^pierre y est analogue û relui qui s'obser\-e dans les ba- 
■^^ «altca. Le ftr qui colore Xe^ Bérils n'y enlro que dans ta 
pro|>orlion d'un centième, 

La pycnile t^l lu pierre qui rL-ascnible le plus au Bé' 

irtl aigucninrine y mais on l'en distingue panre qu'elle; 

n'a pas, comme lui, de* foinlsperpiCndiculrtîi-esà l'axe, 

Itt qu'elle est astie» tendre pour se laisser rayer par le 

goulcau. 

Lca fiérils aiguemarinea appartiennent bieu certainu- Ci&MnmL 

jbcnt aux lerrcins primitifa ; on les trouve cependant 

filon ou dan» des filons ; mats cëa fîlone traversent 

^es montagnes d'un granité qui se rappoile prettc^im 

lujours à l'espèce de roclie que l'on nomme granita 

graphique. La j^angue de ces BériU est lanlàt le quurlK , 

tantôt une argile ferruginensË durcie. Enlin on les reiw 

^^ontre dans quelques lerreins de trannporl. 

^K Jjts mines de Ëérils aiguemarine^ sont a«sCK bien 

~. , -^ 

' EoMrsad* Kmp'de , vçrl-b'ruBff* , jimnc-veHSt»? , 8cc. Hâu r. 
•EUtr huit, \tHMi. awlle. ifapCN, — Lachryivlitedu Biétll. 



LïaaB. 





4lfi FIERRTS OÎJUT.S. 

connnes. Lca plus abonil«nlc«, cHIps qui fouri 
les pierres les plus pures, ae trouvent eu Daourie , siffj 
les fionlièrca de I» Clùne, d«iï» le» environ» de Ncrt« 
chin&k. La gan^ie de ces Bérils eut une ar^^ile endui 
cie ca forme de jaspe, (juj, suivant Henuan, conliei 
du sine. 

TjCè j^ignemarines de^ monls AltaF en Sibérie, aori 
toujours impures; elles su trouvent pcincipalement dam 
une dei> brunciics de cette cliain» de tnonta];nu, connue^ 
sous le nom de montagne de Neige [^tig^retavic"}. 

Les Bérila aiguemarinf;» de.i monb Onrals sont 
tuellemeni tim-rares ; iU se trouvent dan» le cercle d'J 
lepnfski en Perse, dans une moulagne de grauile. 
même filon renferme du quariz, des topaiscs el du fel 
apalli cristallisé. {Hbuk^k.) 

MM. Irflièvre et AlUmud ont découvert dcrniùi 
menl en France> des Aiguemannes d'un volume beat 
coup supérieur à celui que nous avons attribué plus hal 
i ces pierres : elles sont dans un large filon de qunru 
eiicai&sé daus un lerrcïn de granité > prAs de LiuiOjjtvj 
ft l'orienl de la route de Paris. M. CtiatnpeQux oa 
trouvé à Marmagoe , près d'Autun , et M. Dubuisaoaj 
à l'ouest de Nantes, dans une roche \ base de feispali 
Biles sont accompagnées de quartz hyalin. 

Ces Aigtiemarifies el celles Ut; Sibérie ae Lroui 
presque toutes dans un granité graphique. ( Pathiit. 

On trouve encore des Bt-rils de celte 80us-es| 
à Jotiann-Georgenutadl en Hane , et au Brésil, ot 
^ul y rapporter le Bèril limpide que Dolnmien 
trouvé dans les granitea de l'île d'Elbe. — Les fier 
aiguemarines , souvent d'une couleur pAlo , nffu 
quée de gUçures et de nuage», sont peu eslimca 
joailliers. 
luirtiiliiD*. Le Béril de Pline doit se mpporler à la pierre doo( 
on vient de traiter , «1 il est fuulle de prouver que l( 
TarJéléa de celle pierre, qu'il don nc^ &ous les noms i 
ehrywbéril, clirysoprase , aéroïde, &c. peuvent Ircw 




bÏFti se rapporter aux variélês de couleurs de celle sous- 

vspèco *. 

2* aova-aap. béril iMRRAVDB '. 

Le vflrl le ptiwvifelsoiivenllcplus pur Ml le carne- C«Mi*»#i; 
1ère dislinctif de celte variélé. Cest à l'oxide de clirûme 
qu'elle doit sa couleur. Cet oxtde ne Tait cependant que 
loa trois cealiènies de l<t masse. 

lieaEiiierniides aoiiI auui plus dures et moîna Lamel- 
leuses que les ni^nes-marines} leur volume eal peu con- 
ndérable, et les stries lonjjiLudiiiales du prisme sout k 
peine «en&ibleii. 

X^ gi$«ement des Emeraudes et les lieux oïl on les CiMtiiuat. 
trouve ne »oul pus encore bieu connu». Oulesreucontt« 
aiACZ ordinairement dans le sable des ruisMuaux «-l df4 
laires lerreïns de li-ansport, comme dans la terre régé- 
le la plus superficielle. Ou en trouve aussi dans des 
Qierres qui semblent «pparlenir aux lerreius secun* 
lires. M. Lelicvre a vu une Kmeraude sur une gangue 
irpseuse } M. Saj^e en cite uue dans une géode de cbaux 
irbonalée , qui étoit placée au milieu d'un terrein 
:ltûiteux ; M- Galilitin va cite pareillement dans uue 
ingue calcaire : on soupçonne que ces Emeraudea 
t'ont point été formées dans ces lieux , mais qu'elles y 
ml été Irunsporlée». 

I<e Pérou eAt le pays qui fournil actuellement les Li««x. 
Imeraudes \ea plus belles. I-.u pitis anoiun/ie raine est 
aile de Manta , qui est épuisée \ l'autre mine d'Eme- 
iiide ejtt située dans la vallée de Tunc/i , jurldiclion 
ïe Sa«la-F«, entre les montagnes de la Nouvelle-Grê- 
le et celles de Popayan. On [ronve CCS pierres dans 
les liions stériles ou dans descnvilén au milieu de» gra- 
litcs. Ou a«turc qu'on en trouve aussi en Asie ; daiia 
l'ile de Cevlun ; dans la Haule-Egyplc et dans lus moii- 



' Voyei l'nritcle fitaiL d^i Dictiontaire éti Stitmm atnrtUtt , 
* L'Emeraquk verte. Hamï. — Smar^f , l'-iateravAt . Btae»,- 



4<â PIT.RRES DURKS. 

Itigtica d'Etliiopte. l\ porojl que c'eat de ce lieu <|ue 



dea Kl 



nowal plusioui'ii aea iûmei^uaea connues 
maM il ne faut pas croirt; que toulea It» piern-s Aux- 
quelles il) ont donné ce nom , eppartienueut k ceilti 
«Hpèce. 11 pareil qu{> la dénorutnaliou de imaragdu» 
qui veut dire «.r;« brillant, ft'apptiquuit û toulea 
pierres vertes qui avolent de l'écUl. 
AnitQtiiiDiii. Ou «voit regardé J'Erueraude e( l'aigucmai-îne corn 

deux espèces disLiiictea, et M. "Weriiur lu» considère 
nitime toujours itinsi.Cependaut Walloriiiset Koiiié 
Lisle leaavoieoldrjà réunies arant ([uc les ob&ervHlioi 
géomélriques , pliysiqued et cliimiques aient prouvé 
véritable ideulilé. 

Quand les Emeraudes sont d'un vert btoD vif e( d'u 
belle Iranaparenue, elles ont assez dcTaleui- '. 

43* Bsf. PYCNiTE. H^r. • 

O N ne conuoit encore cette pierre que mus Ia Toi 
de prismes atongés et cannelés, réunie parnllèlet 



1 



' Lci poètes pernns appelleot toicrandei d'JEgyi'lv l«t éinuaB 
d« vl-cille ruche. |1« pcutcbt cju'll y en mutt antrcFoit une mis* 
Egyjilc , qui ctt pciduc «clactlcrocnt. (CutnDiil. ) Duteoa d«i 
que non« imeraude ait t\i connue dei ancicai. Il i>Aioît «a nob 
d'iipriit IcB tccbcrcbci et l'Hctcttinn poiittve de Tavctutcr , (ja'oo ; 
conuait uncuii gUienieal du cette pl«rie iil ea Aile &1 dam Ici ! 
dAtlo. 

* BoBQCDupde plerm qnl n'appartlenoentpai li cettv nptce,i 
reçu le uuai de flfril , d'^mcraadc et d'a^Ki^ciiMrlac:. 

Uimctauic du £r^4i7cit qutlijuefrih le toitimaUnc verte i^f/ 
raujt oritauU cit la télétle veitfli — Vtmetaait primititt nt1 
dluptiue ; — i'tmerAvdt fausft , ou du Cfirtagiat , on noiHioa , > 
primé d'imeraudc , '^l quelajiicfoli de la ïtiaii» fluAi^e vcitc, (IDiIm 
qacfolt du >i)cs praiv i qucliiuefoU uitul de rcrllablci imerAtn]* 
de Uèt-buHe qualité. Oa a uvnimÉ B!'il de U cliaux pliotpkil 
' «Il du quelle verdûltc ; — Birii t!cu , Je duthéno ^ — f e>£/ itkaf 
iaci , 1(1 pjrcQlle ; — • aifut-ntatiitt oritatalt de t)tlt*un , I^ \m 
blea>«ctd«trc; — iihvtl aiguc-marinc Ac Swtt^ittB, tVplJulc. S{c. 

' Sd:urUiligtr itrii , teîiÉniL 4<:lii}ilii'ijiMic. Btocu.^htvco^ 

'I.ITKB. Dti^UtTH. — SCKtiSt. BLAttC ù' Aittabtrf. ROHÀ'Oi 

Lutl. — SCHORUTE. Kl^Pustu, 



PVCNITE ET TOPAZE. ' 4'9 

Faisceaux. Ils ont Tapparenve de certaias bérils in- 

Eolore.<i , et «ont comnif; eux originaires du piUnie 

ifixaédre régalier; maii ordinairement ces prismes Aont 

lélbi'ia&s par des canaelures longitudinales. 

La Pyciiiltj est un peu pin» dure que le quartz; sa 

>uasière i!*t âpre au toiicher. sea cristaux «nnt très- 

Fri^ilus dans le sens per|)endiculaiie à t'axe. Sa peain- 

jur spécifique est de 3,ôi. Ce caractère et celui de m 

jdurclé , 60Dl les «eida qui la fasaent distinguer du béiil ; 

lais elle en diOcre sur- tout par la conipoaitîon. La 

?yciiite est composée, siiiraiit M. Vam|nelin, d'alu- 

liae, o,6o; de silice, o,3o; d'acide iluortque , o,o&; da 

laux, o,oa ; et dV- au , o,oi. 

Ltfs couleurs de cette pierre varient du blanc jaunâlra 
Iau blanc rougeâlre. 

La Pycnile n'a encore été trouvée ni crîslalUaée uel- Cintmont 
sment ni isolée ; elle entre dan» la composition d'une " ""*" 
krocbi) formée de quartz et de mica gris toraliro , qu'on 
}uve à Altenberg en Saxe. On dit qu'on en a trouvé 
lUMi sur la montage de Babcnaietn^ près de Swisel 
|en Bavière ; maïs il n'est pas encore prouvé que celte 
lubslance doivt; su rapporter à la Fycnite. 

«• Bip. TOPAZE. H^ur. ' 

Toutes les variété» de Topazes connues ont la cmnUtM^ 
forme pristiid tique. Ce prisme à base tifnsiblemcnt 

irliomboïdaEe , esl «trié lon^itudiualement. Ces deux ca- 
ractères réunis suffisent souvent pour faire distinguer lea 
Topazes au premier coiip-d'oeil. L'observation des ca- 
ractères suivans doit servir à confirmer cette premièra 
détermination. 
La Topaze vienl après le spinelle dans l'ordre de du- 
reté ; sa pesanteur spécifique est de 3,5 ; sa léfraclion 
est double. Sa cR^sure vitreuse dans un «ens parallèle à 
'u prisme, est koielleuse dau» le sens perpendj- 



4aO PIERRES DURES. 

culaire i c«t axe. Cette pierre e»t absolument iiirusiU 
eu chalumeau. F.ixiiii an forme pi-imilive eux un prûioi 
droit à base rliombe , dont le grand angle est tit i3^ 
a a'. 

Parmi les variétés de Topazes , les uncB sont ùlt 
triaables par clmteur, Ica niitreK le sont seulement pal 
froUemenl ; mais elles posaèdent celle dernière pro^ 
priété d'une manière beaucoup plus marquée que \t 
autres pîcrrea. 

IiH Tojiazo coiilinnLune grande quantité d'alumine 
maia elle renferme en outi'e un princîpv qu'on ne s'at 
tendoit guère k y rencontrer , et qui la rapproche de I 
clasHe des sels ; c'est l'acide fluorique. Celle pierre est ^énd 
raleraeut composée de 0,47 à o,5o d'ulumine , de o.aS i 
0,3)1 de silice, de u,i 7 à 0,30 d'acide ituorique, cl de Oi 
0,4 de fer. C'est à MM. Klaprolh et Yauqueliu que l'oi 
doit la cunuoissance de la coniposilion ezaclo de ce mi* 
néral. D'après ce dernierchimtste, la pouMJûre de ceit 
pierre rerdit le sirop de violcite , et celte propriété a] 
partierit i toules le» vai-iétés de Topazes ' . 

TnUiài. t. TocA» ca»TAi.i,i££x. Le prisme de la forme pri^ 
milive «fit alléré dans les cristaux secondaires par deuz^ 
ou quatre pans élroiL« adjacens à l'arf^lc la plus aigui:, 
nu par des farctt«-s culminauTes ou marginales qui aonf 
disposées divenivraent sur ses bases. De ces formes, le 
deux plus communes sont celles que M' Haiiy nomme| 

Turin DiiKTih»! ipl.i.fta. Jj). C'est un pri§mc à Jinii 
pana, terminé d'un côté par un sommet à quatre fsccaj 
«t de l'autre , par un sommet qui existe rarement , ei 
qui est différent du premier. 

Ce n'est nii^me que depuis peu de temps qu'on 
troiivé des rrislaux. qui oHVenl les deux sommcta. Gelt 
différence dans les deux sommet» opposés d'uu crislalj 



' tl faut ttdofre les Tojiaiiri en poodre et Ici t«L'»cr i^oDrnei 
4enx h \iD\i tienrcs dani le lirop de violette puui btck cbicrrcr ct^l\ 
pro^rlétt. 



TOPAZE. 43^ 

est, conitue l'a fait remarquer M. Uaiiy, ane propriélS 
de loiu les crmtaux . qut uccjuièrâuL par lu clidteur eus 
deux AOrtctitl cleclricilrv-ll « vérifie la généi-vilîle île celle 
lui dans une vnriélif de la Topaze du hré*û , qui n six 
làci» à l'un de i^a tioiumul», el dix k L'uulre. Le ooiuaieL 
i dix ikcea piûtente l'éltcU'i(;ilé ré»iueu«e , el le *ommet 
oppoAC l'élecirické vilrée. 

Celle propriélé ae trouve dans loutea lu Tup^ïvs dile* 
du Brésil : elle esl cejieDdant lusex difficile 4 développer 
daos quelquea-tmea. 

Toptn «oBotTtçui (pt. 4. fig. rffl) C'est an prisme à huit 
pftna , dont la biise est horizontale et bordée d'une ran- 
gée de »ix facelles oliliquen. 

CeUe variélé ae U'ouve daus les niiiic-4 de Saxe. Elle 
mI trè»-électrîque par frottemeiil , mai» point par cha- 
Icar. 

3. TorAss Liioiui:. Presque toutes les Topazes sans 

Icoulcura vieiiueiiL de îiil>éi-ic : elles aanL éleclriques par 
pbalcur. 
' 3. TorAxi iftiiMB. Le jaune eat la couleur domi~ 
haute de» Tupnzcs. Ce jaune est litrilôt pile ', coinme 
dans le» Topaac^ de S.ixe, qui ftoni êleclrtques par frot-* 
temenl et qui hlanchiiutent au feu ; tanlAl safrané, comme 
dans les Topnzrs d'IiiiJtr \ tantôt ruussâtre, roti^eâlre et 
mdme roie. Ces trois dcrnièi-cs nuanceit appartiennent 
plmparriculisroraent aux Topaze» du Brésil *. On donne 
la couleur rou^e à ccllo qui ne l'ont pcis , en te? ctinuf- 
fanl forlernent i on croit méniequB les prélcnilua ruhis 
</« Brésil ne aont que des Topaîses ain^t diaulK'ea; ila 
portent aiuâi te tioiu de rubicelles et de rubaceUes. 

4. TopABE muiATRE. Lorsqu'elle eal d'un îauncror- 
dàlre, c'ett la cLrysolithe de Saxe de quelque» niinûra- 



' Ckryioiéril. DiHMiTlttJits. 
* BaisiLIZttKII. SAVIIû-Ri. 

Ee 



43a PIERRES DOR'BS. 

lugùles; et lorsque le vert tire sur lè bleu ' , on 
nomme viilgairemeul aiguë -inofiti» orieniale , sa^ 
dit Bré«iL 
cai<m«Ht. Ijegtttsrmeiit dcss Topazes est mieux connu que cfJui 
den autres pierres gemroe«. On aail qu'elle» appartien- 
nent nuxlcrrcinn primitif», ci méine àt-eux de la plus 
aucitiinno formaiion , puiaqu'ellt» du trouvent dans lea 
ginniles deo mines d'étain. Kllen sont, ou crisUllisée-^ 
avec la quartx et l'élain dans les filons de ces raine», ou 
ccnpàlée;^ avec le granité liiî-m^me , dont elles semblonl 
faire partie. 

Oq dit qut; les Topaxes du Brésil soni envelop 
dan» une ])îeire argileuse. On rencontre aussi ces pi 
res gemmes, comme le« autres , dans Ici terrcins 
transport voisins des pays primitifs, dans le sable 
quelques ruiMeaux , 8:t-. 
lOmi. On trouve des Topazes en Bohême, dans lu toi 

d'élain de Schlackenwald ; — en Saxe , dans le rorber 
de Schnecfcfnsleiu , Mtué dans la vallée de Dannebo^^ 
en Voigtlaud. Ce rocher a a6 mèlrei de bani ; Ie« Hl^H 
pazes sont disséminées dans sa mauc , et cristallisée» 
dans SCS ftsAures. On en a trouvé d'un ircs-gros Toluoi e. 
J'en ai vu une de la grosseur du poing, dans le cabi^^ 
net de ïir John Saint-Aubin , à Loudrva. La dur^^^ 
que les Topazes donnent k celle roche, la rend propre 
à être employée pour polir les pierres gemmes. — Les 
TojMXfA sont auez abonda ii tes en Sibérie, dans Iftmoo^^ 
lagne Odon-Tcbeloun en Daourie,et danit les uoi^H 
OuraU. La roclie qui les contieuL dans ce dernier li»n, 
est un granilo graphique. — On eu trouve ausai dsiu 
l'Asie mineure. 



AM»uU«at. £a général, les Topazes de Sibérie sonI limjwiesi 
d'un bien verdàtre très-pÂlo ; elles sont él&ctriques 
clialeur. Celles de Sasu sonI d'un >aune pâle . ék-ciriques 
par frottement, et siiscepltblea d'être décolorées pari 

' B«ili. SvffOH, 



ti 1 ST H ]h N R. 



4^ 



Colles du BrôstI âon( d'un jaune vif, électriques \mv 
leur, et deviejmeiit rouges au feu. Il paroîl <jiic C8 
( \» les KPitlit curiiclèitti» <lt>i dinliiiguL-iit ces pK^n-ea : 
inaifl ces propriétés ne aotil poîtit auez iniporl^inles pour 
lire ûlullir plusiciirâ t-«|H'Cti«. 

Quand le» Tuinixcs soiil d'un j:tune pur et aana gU- 
i^urtu.ellosdiil quelque VJileur; luaîs en géni5rttl l«a joaiL- 
Bta en font peu du cas '. 

" i^ Jisr. DISTlliiNE. lUûr. * 

Cktts pierre se présente ordinaireraenl aouii la Cart«ijr«*i 
arme de prtsmca applalis composés de latiit^ii parallèles 
Taxe, el qu'on peut aiaément ai'- parer. rHcMlaïAse faci- 
IfUienl rayer par le verre, lorxiu'fjn agit )>erpendicu- 
laircmont aux lames, tandis qu'elle raye elle-méiue le 
itre lorsqu'ou fttit agir Ica laïucj par leur Iranclianf. 
Lu Dialhèiie eut absolument inruRÎhln au chalumeau ; 
es couleur* vai'ieut du Meu de «iipliir nu bteu pâle, 
faunâlrc, verdâtre , et même au blann. W acquiert in- 
difttiuctement l'électricilé résineuse au viu-ée par lo fi-ol- 
tlemont , quel que noit le poli dus Taces que l'on ïroiXti. 
pesanteur spécilique vst dc3,5i. 

Ce miaér;il conlienl , d'après lea analyses do M- Théo- 
'dore de Saussure et de M. Laugicr : 





SiDUBrr. 


I^Bçift 


l Ala initie, 


o,S4 


h 55 


^_. SHU'o , 


o,*e 


— 98 


^^K Cbuas , 


O.Ok 


— O0,5o 


^~^ Magné île, 


0,9* 


— o 


r F«. 


0,00 ,S& 


- «,?5 


Eaa ot p«rt«, 


o,o5 


^— n 



' PicrrtJ nppcIcM Topa^tt :— Tpp4\t orientaU t\(Mf\t )&<itt»; — 
Tif*tji hyalint on noBf/ jaunâtrt do Walleriiw , 'tri!on j — To^\t 
tunt-*trditrt au Dkcmc , piridot ; ^ 7opa\t i* SihitU , Anicranda 

une;— Topaiji Jt £oktm< ua oteîJtncait , qnurlï Jiiunc; — lo^i* 
Ftnfumit , qiiitrtx onfumé ; •— Topis\t fauijc , chanx fluai» iAiia«. 

» S«PPAa8. Th. Savss. — Kjanûe^ \t> Cy*niti. lixacu.— 
^migM/etntat »ebocl Uni. 



4^4 PIERRES BURES. 

Le I>î.illip-iie ne ponrroit se ronfondre qn'aveo U 
talc ou le mica; mats il n'a ni l'onctuusilé ni la llexibi» 
lilétlu ]>reini«ri il iw jouit p»s non {iltiji de 1 claaticil 
du tecond. D'ailleurs , ces deux pierrt-x »nnl fusibles. 
Les crislaiix de Dislli^ne aoal ordintiirement de 
Uprismea hexaèdres tronqués olriiqucoietil et irrégulièi 
1-nent; niais presque tons cea crislatix sont raacl^ 
c'eat-à-dire , composé.^ de deux pntimes colléa l'ti^ 
CjtMneni. contre l'autre, auiraul leur longueur, lia se trouvei 
en faîiiceaiix quelquefois divergma , mata plu» ordiuai^ 
rement parallèles, dans lea roches primilive», noini 
ment dans celles de laïc , dans les j^neïsaes ou uiéni 
[ dani^ leA tnicaschistcs', ils sont arcompaf;nôx de quarts 
■ Ae mica j de tourmaline, do alaurotide , de grenï 
'tite, &c. 

Ou a troai'é le Dislhèiie d'abord en Ecosse, ensuiC 
au Grciner, dans le Zillt^rllial cnTyrol ; — en Sibérie ;- 
auprès de Lyon, dans des granitcss; ^ an Saint-Gt 
tliard , dans du talc ; — en Jiavière et en Cariulliie ; 
y est accompDgnf* d'ampliibole, d« felspath , de pyrît 
de zinc sulfuré et de »téjiltte. 
UHfea. '^i ''>i 'l^^ l^ Disihéne taillé en cabocbon, a êi 
quelquefois donué pour du saphir. — Ces deux pierr 
sont cependant tc]leiii«nt diilérenloi , qu'il nous seml 
difficile qu'on ait jauiiiis pu les cotifoudre. 

Le Uislhène, en ruisun de son iufustbilité, a 
employé ])ar S-iussuie comme support diins l'esaai 
pierres au cbalnmeau. 

i/i* Baf. FIBROLITE. Boirmou, 

CumHm*. IjB!I khIs échantillons de Fibrolile qu'où ait «i 
core vus, ont lit texture lièa-fîbreuae. Leur» fibres aon^ 
plus dures que le quartz ; ellea sont tnfuiibW , et iiti 
donnent aucun signe d'cicciricilé. Leur pes^nleur »]>4^| 
cifîquccsl de 5,2i. Il est rare d'y voii- Je* fibres a«se^" 
groflwfl pour présenter one loi-nnî délermmable. Cc- 
peudant M. de Boumoa a reconuu dans quel^uea-uui 



CYMOPHANE. TfSB 

pt-isme droit à bases rhombes^doiit les anglt-a sont do 
too el de 8o''. 
M. Chcnevix a trouvé daa» ct;Lie pierre o,58 d'alu- 
irne et o,38 de «ilire. 

L« Fibrnlile nccam(j»{>ne les crialnux de corindon 
ie Cai'iiafc et dt* h C'inuc. Ceilo de la C'Iiine conlicnl 
une praporiTon de ftirauei! considérable. Elle est blan- 
che ou d'un gris sale. 

43" fiai-. CYHOPTIANE. ff^wr. » 

Cbttb pierre n'a point dp caractères njifarens très- c«aetjf«fc,J 
tranchés : c'c&l In «ccoiido âa.n» l'ordre de durelé; elle 
est gériérslBinent ti-aiiaparenle, queltuiefois spulement 
translucide. Ce qu'elle présente de plus remartjuable , 
«« sont des reFIcIs ou clialoiernen» blanchâlre» qui la. 
feroierit Jacilemeul rcconnoître s'il» exialoienl loujoura. 
La Cymophane a d'ailleurs la ctiasurc uudulée, mêin» 
vitreuse, quclquËfoi» Inmellciise dniix la Jiieclion pa- 
rallèlt; à l'axe de ses criBlaux prisiiiatiques. Lea rellets 
se manilestent tlnns la mêine direction 1 elle a la 
réfraction double; *Ilr est infusible, lacilenient élec- 
U'iqne pnr froHement ; sa pesanteur spLcifique est de 
3,79, et sa forme primitive est un parallélipipùde rec- 
Unjjle. 

l^a Cyinopliane , d'apriis M. Klaprotb , contient 0,71 
d'alumine j o>i8 de aiiiue, 0,06 de cIiaux,o,oT ^ de fer 
oxidé. 

Les formes de la Cymopliane eoiil toutes prismali- 
qucs; les prisme* ont ordïnaii-eDieiil liuil pans, et leurs 
nommeljf iiunt conviirls de fuuettcs souveul muUipliées 
nu point que le solidu acquiert jusi[u'ii vingt - huit 
J'dces {pt.e.Jîg. t; ). 

Le gissemeiit et bi patrie de cette piorie sont peu i.i«ai 
'connus. On la Ircuive au Brésil, a CeyhiUp elpeul-ôlre ù 
i^crtscliink en Sibérie. 



' Rritchiril, ieCiiHTSonEMt. ^«ffc«. — Chrysolit» opalt- 
iDte , ctuto^anto , qq orientale de» {««illitTS. 



4^6 MCRRES DURES. 

AanotaiioDi. Elle n'eaf preji((iie d'aucim iisuge : les ionilliers qui^ 
le conrnndent qucIqHefoi» avec la chrj'solillie , en foui 
peu de eus. 

Celle pif ne n'a aucun rapport uvec le clirysobéril M 
Pline, qui éloil probablemeiir. une varithôde bùii]<ia'oc 
pourrait rappûrier au béni juune verdilln;. 

WSaP. CORINDON- H^ùi: 

c<TieifT*i. Le Corindon ofTra des variétéA si nombreuses el 

dispamtcs, qu'an n(! p«ut guère lui assiguer que dwurl 
carHClères commune, celui d'^lrw la plus dur*; de loulï 
le» subblanrcjiraint^i aie» aprt:s le diamant, et celui d'èlre 
presque toujours la pliis pesante dc« prerras, sa posan-'l 
leur spécillque étauLdu4,38à 3,S;. 

Sa texture ni oniivont lantelleune , et on arrive , dan«] 
Tieaucoup dn varitlês, à 1« forme iiriiiiilivo. parla divi- 
sion mûfaiiique. C'est un rliomhoïde,di>nl l'arigloplanj 
du sommet est de HG" sG'. Mais dans certains cristaux i] 
cil a])pefçoîtPn oiilfc de» foinis iialtii-eU, qui Minl per- 
^endiculairM à IVxc dtte rhomboïde. Ce» joints 9onn 
biHUiciIcA h voir danit In» rrisrnnx optiques, mais Irèiî-dis-] 
ktinctn dans lu plupart de» rriàtuux Iranspareiis. Au ron>l 
Iritire , les joinU parallèles aux faces d'un rtiâinbojde, 
qui Hont exlrt^niement ftensihlesdans la plupart de» cri» 
UiLX opaques, soûl Irès-raremeat visibles dans les cri»-] 
tau» traiui]>» liens. 

tfs fornipa nrdinairca des cristaux de Corindon BOnra 
le rliuniboïJe, qui ext rare. le prisnie liexa^rr {Ji^. tp,\ 
pi. 6 ) vi ]e dudé(;aédi'e formé par deux p>raniiJer] 
hexaèdres Bouvenl li-èa-aigiii-ï , apposôes ba-se à ba»8^ 
(Jlg. tS ). Ces formes sont plus on moins altérées par de«j 
TncËltea additionnelles. 

Lorsque les crii«Laux de Corindon sont Iransparciu , 
on déconvTe qu'ils ont loua la réfraction double. 

Le bien , le iaiine et le rougi- sont tes routeurs iTomî- 
nanles de cette etupèee ; mais on voit en outre des Coriu-i 
dons de luules les nuances. 



CORINDON. 4^7' 

On peut regarder cette pierre comme de l'alumine 
presque pure, cristallisée. Sa dureté , si différente de 
celle de l'argile, ne doit pas être une objection. Cette 
propriété paroit être due au rapprochement des molé- 
cules. On doit se rappeler qu'on fait acquérir à l'alu- 
tniue mêlée d'un peu de silice , une grande dureté ea 
rapprochant ses parties par l'action d'un feu violent. 

M. Klaproth a trouvé dans une variété pure de Co- 
rindon télésie , 0,98 d'alumine et 0,2 de fer. 

M. Chenevix a trouvé dans des variétés moins pures 
nommées Coiindons de la Chine : 



A lamine t 


o,SS à o,ga 


Silice, 


o,oS .— 0,07 


Fer. 


0,01 — ■ o,oS 


Perle, 


0,01 — 0,03 



Les variétés de celle pierre considérées celalivenient à 
leur texture, peuvent être séparées en deux sous» es- 
pèces. 

l'^ SOffS-BSP. CDRIKDON TÉLJÎ8IE '. 

Ces Corindons sont souvent d'une belle Iranspa- cir»otteeii 
rencej leur textui"e est très-rarement lamelleuse, et leur 
cassure est conchoïde. Ils ont une pesanteur spécifique 
plus forte que celle des Corindotis adamantins, et des 
couleurs beaucoup plus \'ives. 

Ces pierres ayant été considérées comme les gemmes 
les plus pures et les plus dures , ont reçu le nom de 
pierres orientales , et leurs principales variétés de cou- 
leurs sont : 

CoHiMDOH viIl^sie I.IHPIDE ( vulgaiTement saphir blanc ), VaiiiUfc 

CoKiiDOK ziLisiB Rcsis ( valgairemtnt rubis d'Orient ]. Il 
est d'un rouge Ircu-vif. 



* Saphir, le Sapiiir. Brocm. — Télésie. Hauy. ( Traité d* 
MinèralogU.) M. Hnûy ayant réani depuis la làlcàic iiu Curiudon, 
il appelle cette variÉté Corindon uyai.in. 






438 VirnRES PURfS- 

Cmi(ira«it cndin Vinviiij.K Ç vulgairtment vertnfrllle orîc 
laie ou rubi» caltédooieux ). Il est d'un rvoge 
euz. 

CoaiiTDoa v^ï^ic T(ir«7a ( vuîjiairemtHt topaze onenlftlc] 
Il eat d'un jaune pur. 

Il esl d'un beau bleu ou d'un bluu iiidixo- Lorsqu'il 
d'uu blanc bleuâlre^ on la noniiuo en Allemagne /uc/m 

Ces. deiiK varii-Eés perdent kiu' couleur na feu. 
IlélésieH bleufs du niissean d'Kxpailly diOcTeDl de 
dernière, en eu (ju ulks devieuntint bleues par l'actloi 
du fou. 

CoKiMiioie itt-ttsv AmrimrtTB ^vuîgai nintit amctbysle cric 
1a!e ). Il est d'un violet vif. 

On trouve r{Uclipirroî.s plusicum de ce» couleurs rji 
niea dann le mi-nie crùMal. 

Certains Corindons pi'ôiseut«nt des clialofemensou 
l'ilels particuliers c)ui leur ont fait donner par te» laj 
^diiires den noms diiïérens. Nous nomaiorou» : 

CmiiaDo* Wiitia Oiuddi.. Ceox quï offrent Afs reflc 
[d'une légère leîli te de rouge et de bleu sur un fond irai 
.'lucide. 

CoKmoa Tttitnu «aATartrra. CeUX ^UÏ font TOÏl' des 

rflela nacivs trèa-vifa. 

coniHiKii iii.ttxt hnixia. Ceux (jiii étaut laîU£« en cl 
boi'lion prûentent , dans une direction perpcndicu 
taire & l'axe, des reOela argentés qui ee divisent 
une étoile k six rayon» , qui suit le« mouvemeiu de 
pierre. 

Lrn Corinilouii lûléttic» se rencontrent dnn* te sabla 
ded rurstcaux el daru les lurrc^ius de transport voinms 
de» luniilugnes primitives. Les monts Capukiia, ù doujto 
journék-a dc£uriqn, ville du Fégu; les envîj-ons de Mè* 




i 



CORINDON. 4^9 

rotiits et tlo SilLin en Bohdme ; lo saille du ruisvau 
'Espaillv , près <1h Puy eu Vt-lay ,cI Icssablea de Cey- 
D, sonL les lieux les pin» cotiniiH nù b.c trouvent ceji 
LCorindons. D'nprès la nature (leJi terreinatlonl cm subies 
•embleul <^lre les débris, M. Werner pense que le» 
télésius npparlienncnt l'i tu rorruacion dv» li-npp.i ne- 
condaii-e«. Non-uxiluincnt on trouve cca pierrea d«n» 
Jes sables des rivugi-s, tnaiB miKsi clann les terres argîlo- 
ferriigl lieuse» qui rc-iupiiAsenl les fenlc» de cerlaines ro- 
cbea primilivM, et inciuc, koIou Magcllun, dans Uti& 
rgile verle emliiniie. 

IjM Corindon^) tv{6âet aont les pîerips gemmes k« Um|m.j 

lus estimées un raison ilo lenr durelû . do leur éclat et 

iJe U vivacité de leur* couleurs. Ct-dui qu'on nomme 

•ubia oriental est placé an premier ranj; lorsqu'il est 

'un roug6 vif; le bien , appelé pIii^i parlicnlièremenC 

Maphir ' , lient le Kfcond rang ; le jaune , ou topaze 

rientaU , eni an Iroixième r.ïnjî -, IJe Kosnel prétend 

ue relie pierre gemme vient d Elliinpie. Irt's deux der- 

ièrcs perdant leur couleur uu feu, peuvent qiielquefoij 

ituiler et presque remplacer le diamant. 

a" SOVS-XSP, CORINDON ADAMANTIN '. 

Ls» variélt-s qui apparliunnent k celle som-espèce c«ia(Hrv«. 
r^ont opaques el qtrctqucruis translucides; ellen «onl fa- _ 

[cilcnienl divîdiblus en fragnicns rliomliuidaiix. C'est A 
pplles qn« l'on a donné pju:) parltcuJièremeiit les nom,» de 
Tepalh adamantin el de Curindon. Iicur forniu ]a. plus 
ordinaire est le prisme liexaùdre, xur la base duquel on 



i 



r°. 



Ûa a donné le nom de saphir à ût* plecrci quL n'ont aneilB 
pport avec celle cK Ainsi le saphir rCtaa cM 1c qitsTU )>I«u ; — le 
\fhir du Bfiûl, Il trjurtiiiilme si^blrin*; — \-t f^u* iapMr.Xn chanz 

flnat^e bicne. 

Lti laphlr d« Pllno, de Ttiénphnute et du aaclvm, n'ett pnlnt tjo 

riiiilQi] , il gxiroit que cVU n-trc lu£>iIitG. 

^ D<mam s^iiih , le »paih adstn^utiii. Jtliocil, — CoflINSON» 

H4àr.{Trtitià: Mia.) ctnaiiitcaiiiit CoaitfDO> hakwopkahc 



4^0 PIKRRr.S DUn.ES. 

Nott eouverti (Ivs itones bexaèdri» concentriqufs de 
rVemei cnul<^irs. 

Le» vaviàlàB de couleurs qui appartienneul k cell 
L«oni-«npèi.'e, sont uioinsnombreuseif que celles de la pn 
Tiers i il y en » Je v^rdùtres , de rouge», d« roses, &( 
l^ciua remarquerons pltct parikulicrcmcnt : 

I.K ronuDOK jkD>M»«TiB ««Tune , qui se Irodve au '&4r 

CoRivnov uitaiRTi* a«i) ' , avec uu aspecl nacré e| 
[îiitl'tallique. îl vient du Malabar. 

Le coitiKDO!! intHksriii aoiniTus ' : il vient dc In Cliioc 
[On le lecnnnoit aux pelUa grains de fur oxidulv qu'i 
I çoti lient daus son inli^rittir. 
GIiMnmt. Le gÏKsemctit <\c3 CormdotiJi ndamitnli'ns ftsi beaiu 
coup mieux coittiu qtit- CL-Iiii<ieA lOléÂies; on soit qu' 
11'» Irouvc clans les roclie» granJlif|ue«, qulla entrer 
uii>me dniis la composition (]e ces rortie» à In manier 
[tlis felspHllis. Ils sont souvenl accompngriés de 1» pierrl 
[Que M. de Cournou a nommée ^ùroHh , vl doitl uoi 
! avons parlé ci-cltrsms. On doit aussi placer au nambi 
dr» KubslanceJ qui accoinpRgnrnt aouvenl lea CovTii- 
dnna adatnanltns do l'Inde, Je feUpalh iran»Iucidei 
tJ,V-pldole sous trois aspccifi diOcrens^ le mica, le talc^ 
fjtr gi-enat, je xircon , le fer oxididc el le qu-irlx. 
■cnier y eut a.vcK yutb. La gnngne dn Corindon ada 
luriliu de la Chine est une roclie gi'uuitique eot 
poEC^: de fil;ro|i(e, qui y est plus aboudajitc que dai 
l çflui de l'Inde , de fer oxiduli; . qui %'y trouve coufclam^ 
nient et en aj^sez grande (juuniilù, de felspnlli cl du micfl 
['tJtMs On trouve les variélés de celte sous-e-^pèce danp loiil 

l'Or lent, à la Cliiiie,au ntTU^alc.dmis tu royaume d'AvI 
fl sur la càte du Malabar -'. 



' Cm dcox iou-«*r)éei> iippamroaei.t k l'e^iioc: du koiuni At 
{Rivst etaniïps. 

' M. Smith a cm Vévoit Uauit dans Ici rocbu gianltiques i 



IBMERIL.' 45» 

MM. Brocti el Pîni TiVnncnï de irotlTer !o Corïa- 
âon aJaniantin rouge pre-squ'opaque,eu llalîe , dépar- 
lemtnt du Sérîo. Il avoïl pour gîssernenl une roclie do 
micsflchisre. 

Les Corindons lélêsic» et ndaiTîanlîn» npparlîcnnenl 
Jonc excJiifliveiDCnt etiv rcrrriiis jiriiiiîlir», 

-Le* Corindons adamatitins avoient rrço le nom de Aniuiue™».] 
tpalh adamantin , p;irce qu'on avor( compart- Iwir dn- 
l-el^ n relie du dianiMtil : on n mt^inc dît fiil'on les em- 
, plovoit en Citjiu! pou»- polir le diara«nl. Si , comme ou 
l'a soupçonné depiiin , ils n« 5('rvent pus précisément 
A polir ce mini^r^], il es L uni- an moins qu'il-i sont em- 
ployt'S pour polir tleji pierre* dures , aînai (juc lu prouve 
une niasse assKî considérable de Corindon excavée par 
lefrollcmcnl .etcpieron voit dans le cabinet do M. Gre- 
ville, à Londres. 

On a dit ansai que le Corindon adainanlin entroït 
daoR la composition île la porcelaine de la Cliinc. Dnna 
ce oaa il ne poni-roit servir , en raison de son inriwibi- 
lilé , que comme la silice ; niai& non «xlr^me dtirelé 
nous parle k croire qu'il ne peut «ïtre appliqué il cet 

• 19' Bar. É MBRIL '. 

Cbttr pierre ressemble plulôl h nne roche à grain CaTaetàr*^^ 
un qu'à nnt; jjteiie simple : i^lle a lit cn^^ure inégale; t* 
couleur varie du ^rio (uncé au ^m bl«i):Ure; mat»son 
caraclêrc le pliia dislinclif , c'est «a d»irelé. Sous ce rap- 
port, riCinerilépalK le corindon. Sa pestiniL-urapéciûque, 
qui est de ^ environ , le rapproche encore de celie 
pierre. 11 csl opaque ou légèicincnt translucide snrlei 
bords ; il ne se Tond paa uu clialumeau : il ajjil aouveut 
ir lai^uillc aîiminlée , et Jaiase passer réiectrtcit^. 



nvitonnrnt Philiidelplik- : mai» ce qu'il a pti« pnur un cotlndoat 
(ttt, siiivHdt M. Btclierd PtiyMfn, que d» i)iinr[K mr^l iiitlnlllié. 
' Fer ox1d6 qnHiicJk'rc. HAûr, ( Traiii de Ali'tiireiogie.J ^^ 



4^3 PIERRES DURES. 

Parmi Ic« pierres qu'on dé»j;n(s sous le nom i^Kme^ 
-rit, n en est rie trèft-clilTcri-nk-s les une» des autres. Noua 
ttf ])aiiaiis ici quu tlttrEmuril proprement dit, de celui 
qui f»t le plu» gt-Dèralcmimt employé , el qui vient prïi 
cipdicmcnt de Jctsw, de Naxoa cl de» ludej. Ces pierl 
Einalyséespur MM. Tcnnnnt el Vaiiqiielin , ont doiinJ 



KMcnl ir SrntJ , 


tiBpri) Je N'itoi , 


P*( V<Hqii(lia. 


par TcBBSMii 


Aliimiaci cAvirna o,t9 


o,fo 


Fer , o,So 


o,o4 


Silice , 


e,aS 


Héiirfn luroluble «t tictte> 


9|l3 



Cette pomposllioii tes rapproche beaucoup du ooril 
don, auquel lui^Rie iinelquea ininèrAlogiilcs Ica ont cor 
plètcmeni rL-uiiïrs '. 
;iit«n*tit. Il paroît que l'Emeril np|wtrlient aux I<irr«în8 ptî^^ 
mitiiti, mais on ne sait pus rncore bien quel l'aie il^^| 
joue. Celui d'Ochsenkopr, prèa de Scliwjtrïuîiibeig en 
Saxe, qui est tacl]{:lé do bleii.1tre> parait le seul que le* 
uiiuéralo^ifile« nieul vu en pince, « Il est disrâuiiuv i]ri 
» une coutrLe de stûiilîte endurcie , d*un n^is jaunàlr 
» quelquefoin vcrL pomuie^ mélangée de talc commun ; 

L,Kit atilrcA l^mcnU du coinuiei-ce se trouvent en nie 
cuHus dêlacliéa;on en rcuonnuil trois «cirtes ou qnalîl 
principales. 
I.iBn«. JJEinsrit cUs ladea orientales : c'cal une roche mi- 

cacée, renfermanldea lames de talc blinc ou rouge«lre^ 

■ M. Haùy le sammc inalnteaaDt earindùa ftanuUuM, BA. Weruer 
to lai laJiianl le nom d'Emerll , le place acluelkmcnt enUc le &tplU( 
•t l« corindon. Noui »vnvn Imité m |>aitir ign rirpiplc ■ nwIfcnMU 
avuni fotn d'avoitlf qq'aucnne cspèrtciiL-e cvrlatne ne noai mtl fa 
droit ri de i«KJii<l»rr Itaierll comme :iiio crpjcv ireUe (t-tulUni data 
comhinaUoi du tMinrion avec l« 1er, ni de le rciutii k «Lcuoe «i|>è<« 
connue. Nous tn faiîoat doac ce qne noiu npprlan* une tt,ket pm- 
riJOjVe on i»erri.jiiu. ( Vojea Vlitroéuttiot , jï. ) Nim* cri-jront 
mime que cette pier.'c paium bkn eti« lenvoytu daz rudiei qoaad 
■00 lUtuincot et ta aaturc ïciquI tnleui cg/iiiiu. 



XUERIL. 4^5 

et de petits grains qni paroiiaenl ém du fer oxidiilé. Jl 
>ert k polir les places à la maniiHiclure du fauboui-g 
Saint-Antoine à pjii-ts. 

Xj'Emerit d'Angleterre , c'est -4 - dire , de Jeraey : il 
iresAPtnbleA du fer oxidiiléeii masae , mêlé do (jiielijuei 
graina pierreux el de qiiel<{ut^» lames de mica blunr. 1) 
donnn une pousaière d'un rouge fonré. 

Xà'Bmerii de Smyrnr : iltii-ul le milieu enire le» deux 
précAteu) : il tsl itijcaci!-, luuis uioÎiiâ que ic premier; 
il renferme égalcmc-nt du fer oxidulé oclaèdro, et du 
fer Milfurc. Il s»; trouve dans l'île de Naxos en frag- 
nieus ûpars bI ruulî'd, hu pied deji munlHgneti primitiveH. 
( TovmHKroKr. ) 

On cite aussi de l'Emeril on Italie, dans In duché de 
I^rme ; — en Espagne, près de Honda , dans le royaume 
de Grenade j — au Pérou j &c. Mai.'* nous ne pouvons 
dire si ce« EtnerilHap|iarlipnnPnl à Ij uit^me espèce que 
ceux de l'Inde , de Naxos , de Jersey et de Saxe. 

L'Kmerit est Irès-prccïcux dana kâ urta, eu raison de 
«a dureté, qui Je rend propre à polir lei tnélaus et le* 
pierres; mai* pour s'en aorvu-, il ftiut le riduiru en 
poudres de divorces ^roMeurs. On emploie , pour obtenir 
f;e» poudres, la métliodo suivante : 

On bi-oye celle pierre à l'aide do moulin» d'acier; en- 
suite pour en séparer des poudres de ditléreuH degi-é^ du 
finesse , on délaye dunu de l'eau ta niasie Itroyée ; On 
laUse celle eau i-eposnr une derai-lieure, et on la jette, 
parce qu'elle ne contient qu'une poussière trop ten- 
dre : on délaye de nouveuu le dépùt ; ou laL-utt! reposeï* 
l'eau une demi-heure , el on la décante encore trou- 
ble ; la poudre qu'ellu dépose est de ]'£aicril de lu 
plus grande finesse. On délaye ainsi te premier dépAt 
jusqu'à ce que l'eau ne laîase pliii rieu précipiter ou 
bout d'une demi-lieure. Alors on no ki.>i.w plu» reposci' 
\cs eaux , dani leaqut'Ltea ou agile toujours ce premier 
dépôt, que quinze minuica, ensuite que huit niiuulos, 
qtuUre miaules > deux miuutcsj uae jitinale, el euliu 



L'-»|««> 



4^4 l-I^nHES nURKS. 

trente secondes, ei on a par ce procédé dej Emenls dt 

diveiu-'A f>roBStiurs. 

L'ilmeiU est emplové avec de l'ea» pour le tmvfl 
des piun-es, et avec de l'huile p')ur celui d» luélaux. ' 

? 5o' £sp. DIASPORB. JV^îir. 

Cette piVrre , encore fort rare , f»! eu uiaue cot 
posée de lames Icgèremenl curvilignes, d'un gris nacré 
amsz éclatant , et faciles à séparer le» unes des autres Si 
ou expose un IVagmenl de l_)iaspure à la llammc d'une 
tougie, il pélille et «e disperse eu une nmllilude de 
pailtelCea briilanlfs. C'es\ nue pi-opriclé qui ne m-, troure 
que danx la gadolinile el le Dia^porc, et qui caracléi'ù 
ce dernier d'une manière remarquable. 

Celle pierre raye le x'erre par aea angles. 3a pe«aul^ 
apécifique e«t de 3,jj32. 

M. Vauqurliu ayant analysé le Dia^poro, l'a Irouré 
composé d'alumine, 0,80 , de fer, o,o3 , d'eau, 0,17. 

Il parojt que Ja préseure de l'eau est la cauve de la 
décuépitaliou que celte pierre éprouve par l'action du 
feu. 

On doit la connoissance du Diaspore k M. Lelièvi 
utaÎA ou ne sail encore rien ni sur^un gtsïement, ai 
le liuu où on Ta trouvé. 

La gangue des écbanlillona connus est une roche 1 
gilo- ferrugineuse . 

?5i" Bsp- WAVELLITE '. 

CwuUitf. Ii4 le:tlure de ce mioéml est ÛbrcuM et rayoaaêl 
on le trouve anasi en petits prismes , irrégulièremwil 

' Nntu Dons saminei emiircui d'adopter le nom tle m'*>nii^ 
qne Iv □', tiablapliiD duuu« ù eu niiucMl , pai<.'« )|>iv uV»t as >>' 
tnago roudu au Datur&llstu qal t's dfCQUvcit, et qu'il ac peut (uèr4y 
avuirdcialiOBpouidiiUiRcr cciioi«;Hdoit *trepiéféf* iceluliITy- 
i/najtV/iMfiaeroBiitoiiDïe d«|&. Sloaadoptollevdfmicrttomibctv- 
caup trop ilgiilfii:aUt, diJtqna n>Incra1«i^ite feruit ■«* otHenalloD» 
|iour prouver que m kigni&caUuii c»l on irop -«ugue , ou lru{i prccbi. 
nu inexacte , chacun lui donticrolt an Boni h ta mantère , et I>leiitfrtj 
fauirult ajoDtcf 4 rtindt; de ce mltiAral celle de ta lyooii^nle* 



WAV EL LITE. 



<t 



ispoaja , et d'une fa 



idélui 



ible. 11 se présent!» 



lorme indelurminal 
plDs ordinairement en pptîtpR maaRes Kérnisphrriques 
groupées. Quoique sou Itseu soie lâche, nea fragmenti 
HOiil tuaex dur» |K)Ur rayer l'H^iale. L>e WaveUile a tin 
Ituire Aoyenx ; an couleur est le liUnc , qiiciquerois 
nuancé de gris ou de verdâtre. II e&i tan lot transparent, 
lanl6t h p«ini; trauslucide. 

II n'eai ni éleclriijiie , ni p1]osp}ior«'3C«nt par clialonr; 
il devient opaque , cl perd sa dureté par l'action du clia- 
luiueuu . sans se Tondre. Ou a évalué «s pi^fiauleur spé- 
cifique à 3,70 environ. 

Loraque le Wavellile est pur , il se dissout complèie- 
raont et sans eETervescence , dans les acidi;» minéraux 
et (Uns les lemives alcalines , h l'aide de la chaleur. 
Il perd plus du quart de son poîd,i au fou, el acquiert 
la propriélu de happer rorleuienl à lu tangue, 11 donne 
par la dialillalion à un» forte chaïeiir, de IVau pure <jut 
a une odeur un peu empyi'eumaltqne. 

M. Davy a analysi^ ce minéral l'eamrtjuuble avec loule 
l'attention qu'on a le droit d'attendre de lui. 11 a con- 
clu de «es analyses répélét?» de dîi'ersea manière», quo 
le Wavellile étolt conipoaé de 0,70 d'aUmiiiie , el de 
o,3o d'eau , en faisant absIniLtinn d'un peu de uliatix . 
de fer ou de manganèse , qui Eouillenl ittcidcntellenient 
les éclianlillons opaquirn ou colorés. L'cau obtenue éloit 
tin peu acidulé, mais l'acidu qu'cllu c^ntc-*noit nu [lou- 
Toit èire rapporté a aucun des acides minéraux connus. 
Lie Wavellite se rapproche p-tr sa coiupnsilion , du 
Biasporo , mais il paroîl eu différer et par les pro- 
poilioua de Jies priucipet, et |>ar aeé caractère* pby' 
■ifjues. 

C'est à M. le docteur ^V«^cll qu'on doit la coiuiois- 
aancc de celle nouvelle espèce.; elle remplit quelques '''*""'°"" 
cavilcA , et fortuo des veint» dana tiuu miuise île sdii^te 
, ieudre , argileux , d'une carrière du 2Jarn»taple dans le 
Jevon»tiire. 
Mt D*vy a exniuiné un minéral de Saint-Aiiitle en 



LlBU 




436 PIERKES DURES. 

Cor/ioaaîlles , qui re»i«niti)e lieaticoap au Wavt 
par ses caractères cbiiuifjucji i;éiiéi-aux. 

Sa" Esp. SPINELLE. 

CwmUm*. Phesqus lou» ]e^ SpincllKio»! iiour forme un 

laùdre régit)ic*r> tin sorle qu'on [iful aifiénient lenrecoi 
UuUre lor^cju'iU vmi crislalUitée. Ûjinet lf>ule ntilt-c 
con»t«ncc, on le» itconnoit à leur «lutelé-, qui e»l 
peu iiifcrieure à ctlit> de la cjiitupiinne ; H leur «irut 
turc preaquB luujoura Uniclleuise , ol h la ditiposilic 
de leur:i lames |jiirallélr'a aux lace* d'un otlatrTlre. L*£ 
tacdt-c f.»\ dont: en iiif^me lem|k» la rorme primitive el 
forme la phiti ordinaire du Spirielle. 
- Çetle pierre «si infusiLlc au cbitlumoau i «Ile n*y per 
snJ^nic pa* se* couleur» : le» variélés trt-B-rouj(e« «e foi 
lient avec le Ijoraii. Elle a la W-frucliou «mple. Sa {i^ 
•auteur «pécilique est de 3,(14 à 3,76. 

C'est encore une pierre à bai© d'alumine, et l'on 
peiil voir a<tu5 une aorte d'élnnneiueiil, que l'alumiDs] 
i.-cUe Icne (jtii semble si dotice, si onclueuie, soil ce] 
fiant la b^tte di:s piurren U-h plus dures. 

Non» divùteror» celle espèce en deux sou«-e»( 
en rai«on du principe coloiaiit que renfcrmenl tes va 
riélés , et de qudqut'A auUx:s caraclércs qui les dil 
tiugueiil. 

1** aOOS'KSP. Sï'IîfELLJS nuBis '. 

[CiricKr**. Le» varïêl^* que nous mngeonsMiiis celle driiomi 

ttftlîon oui une leime plu» ou uioius itiuge qiiV-Uua doij 

VLiit A Tni-ide ultromiquc quVIlcs cnniiennpnl. Let 

«truotiire est toujours liimeUeme, KUea ftoni un peu plt 

'dures que les Spincllesde la seconde soui-eiipèce. 

1,'IiBS SpiuelI«>-ruI)iA nont eompa<«N , d'après rnnnlyi 

f'M> Vauqueliu, d'alumine, 0,82; d'acide- chromÈj 

[fjue, o.o€ ; deniaj^uésie, environ, 0,09. 



SPlïfELLE. 4^7 

fuoiqoe le Spinelle rubù poA»èdef comme on vient 
e voir, des caractères tlialiiictifsqui par<itsM;nl fraii- 
^cliéflj il peut dans quelques cas, être confondu avec 
t'aulres pierres. Ainsi It zircon pi-ïinilir ca* rouge et 
âctaèdre coniiae le Spinelle, mais «nn oclaëdre nt plus 
Biirbais.té , el la cuuleur dîepnroll au chalumeau. La 
téléaie rouge est plus dure et plus pct.anlu , et la lopa2« 
rose , qui a 1a loinlc du rubin balais, at éleclnque £wr 
In chaleur , et plus diii-e que lui. 

tics formes secondiiire» du Spiuelle s'ikarlenl peu de 

l'ocUèdre. Ce( orlaèdreest louvenl tnaclé; c'est, comme 

nous l'ftvons expliqué dans les principe» de la Crislallo- 

îraphie ( Introd. 40 ) , deux moilié* de crtitaux posée» 

l'une contrr l'itutre daiia une direction opposée à celio 

lu'ellee ont ordiiiairemenk 

Les variétés de coulcui-s du Spinelle rubij sont : Vttlttl»! 

Ls Ritou jctuurii , Bommé vu tjjai renient rubi» itpi' 
JtUe, 

t.« Hofli* m*L»u ' , qui est d'un rouge de rose. 

La Rmu «U14MBIIIS, qui est d'un rouge violet. 

Li Biisu aniiimi-i , qui ejtt d'un rougti jaunâtre. 

I>S lirait «oiftATKi. 

Le gisaement du Spinelle est , comme celui de la plu- t;M«!i>««tJ 
irl des picrrt*» gemmes , à peine connu , et le pan que 
l'on en a- rapporté se confond avec k gisement de la 
Ittéjiie- On trouve ordinairement ces deux pierres en- 
semble, dans le Kiblo dPH torrens ou dus rivières Les 
.Spinetles qui viennenldu l'Inde »ont renfermés dam une 
Ifaogue de ch«iix cKrbnnalée laminaire, mêlée de iuic& 
rouge el rose , de fer sulfuré et de cli.iux phosphatée , ou 
Uns nue espèce de feispath qui reast^nihti! beaucoup au 



' Pu mot tfj/itcfAu« , (pu e*i le nom pcrMn do Péfiti , pa^s d'nâ 
eulcstlre. ;Ctf>4ffDr^.)t^l rubli t><>l<ii)tlérritt [iSTDutcaipatoliicat 
! dti toi)a<M d'us rute vtriticil. 

Ff 



458 



PIERRES DURES. 



r«I«palii aduUU'e. ( Boetinûs. ) Ceux de l'JIe de Cejhm 
Hout routéii dans les ftables des rivièr«>. 
AAMUiioni. Il ni! Taut paa courondre lu rubiiùricnla1,qui est nnt 
lélédîe i-ouge , avfic le Spiiiellc rubi», douLil «st ici quei^ 
tit>H. Qiioitjue celui-ci ait une moindre valeur, c'c 
encore une pierre iVa-l estimée des joaillîcra, lonqa'el 
est d'uiiti couleur vive el d'une bellu eau '. 

a* 30t/S-EaP. fiPINELLE TLSONASTE '. 

-CkfMUrt*. ItA forme sona lafjiielle on trouve ordinHrrenii'nt 
Spinelltf' pléonnste se rapproche loujoura de I'ocIk^i 
qui est sa forme primitive. Les )oiiit!i naturels sont pit 
diOictlcs à voir tjue dans le rtibîa ; sa casHure est auua 
beaucoup pluti éclaluuteel conchoïdc; sa couleur ot 
nitîre est te noir; tuai» quand ou le pUce entre l'oeil 
la lumière, il pamîi nsatz transparent et verdàtre. 
cite ausal de5 ptéonatiles venant de Ct^yUn , qui 
jutinàln», bleuâtres et même bleu-céleste. Entïn 
Spincllc pléonaste est un peu moino dur el un 
plus {Misant que le rubiit, sa pesanteur spéciBque élai 
de 5,78. 

Il contient, d'après M. Descotîla , 0,68 d'aluniinaS 
o,l:i de maj^néiie , un peu de silice , et 0,16 d'oxide Ji 
fer. Ce sont, comme on voit , les mêmes principes es- 
senlieb que dans le rubis, mais ici le fer remj^ce 
chrome ^. 



' On n appelé mkitd'Ontat, L-iidéii« tongc, — rubU duBrétil^m 
; la topA(v ruiiR*; ^ m^ij de Bokim' , le qnatii (tua louge de roii 

— ruhU lit ffjrbjric , le grenat -, — ruiit de rode , tut autre |ir*t>* 

— ratîi faux , la chnnz I3u«tiu luugc ; ^ mbît de lonfrt , 1» 
^nx rnngei &ArȎaic iaUati. 

■ »^t&«l.e bleu , bloD-*Bi<làtr« tt aotr. Hà6 r. — On Bvult d'at 
,£iit dtuK cs^ec» dtiiiuaUï liu S|»ttielle rubi» et da pUoniifte t 
Iwtfqnc ]«• CdnciKr«f naa naat tonont de npp<utor ont cté loi 
cuanut , oa a vn que ces deux pleiies de«vlcut être riaulet , 
M. Haâjr en ■ ^roa«A Iji n^ce«i)(é. ( BnU- d** Stiiatti, a° ga,)^ 
Cetl*mitb. IJiuikttrHhitii. 

* Ccf nictatu étant cd diMuInliiui, el par ctiMéqnent cBcoaU> 
RBisaa dioi «u pknes , Us éuàluicat eau'cUti de* ddRtreaMS d'u 



Le plconaste a d'abord «té rapporté do l'île de Cey- CHwnni 

Jan avec les loiirniftlme» cl lu» autres pieirca ai abon- •*"***• 
danle» dans lea lerrtiina de lrans|>ori dr cette île. Plu- 
fiieum minéi'alojiiijdtts l'ont découvert depuis en pelila 
cristaux verdâtrea, lapUsaiil Ira cavité.^ do qiieltiupa Uven 
du Vésuve. On l'a Irouvû aus^j dans des laves ou ro- 
che* de U yonuuH. Ces roclies. tantôt calcaire», Innlùt 
coroposéea d'ampliigèue, de lulspatli , de uiica , de 
.qiiarlK, d^ï"'''"*'*. &c. renfeinit-ut tUnn leurs cavité» 
le pléonastc un pelita octaèdre», d'un beau bteu d'ou- 
ti,-emcr, vert de, uier, bleu indigo, bleu de ciel, pour- 
pre lavé, &C, ( DEt.43i£TMeRtx. BsRiiLJ K. TiioMPaoïi.^ 
. M.Cordierl'a observé sous Iji forme de peLÏIs crislauie 
biç'Us dans les roclies volcan i(^iie.H des etivtj-uua de Laacb , 
prts d'Andemaeb , siir loa bords du Rbî». Il paroitroit, 
d'après ces faits, qup ces pierre» iippariiennent, connue 
le corindon télésie , k la fbrmaliou dei Crapps. 

53' fiï/-. FÉRÏDOT. H^ûr. 

liMA Péridolit sont les luoina durva d« louies les pîer* CmcUiM^ 
rea comprise» ?,ous ta dùuoniiimtiou géiiéiale «l vague 
de pitrrea gn^ates^ ils «o Jaissenl ra>«r facileaioiit par 
le quartz «t p^i- latïmc ; Ws sonLordinaîreoienl transpa- 
rens. Leur camire csl Rénéralemenl conchoïde et écln- 
lante , tuilis elle peéaenle souvent dea lames parallèles a 
l'jtxe dtfs crislaiix. L<a Nurface extéiicuie des PéridotK 
l^ouléti e»t Ëiietnei')! énallleuse. 

Ces pierres sont tnluaiblcs au chalumeau , mais elle» 
y perdent leur couleur, et y devienuenl brunes. 

La couleur ordinaire du Pérîdol est le vert d'olive j 
-on en voit, maia ruroment , des variétés qui ont une 
nuance rougeàtre ou brunâtre. 

Le Péridol cristallise très- nettement. La forme péné- 
rale de aes cristaux KaX celle d'un pri»tiie comprimé à^uit 

iiitlf* Suit«[i«tLr % ïcIIpâ qui rvintlFUI du» <li«cr»v* vuulriir* {>Tuttiil1Ct 
par VD rn«<ne mils.\ , du» v.xlCut de fgrlnw , &c, { Vu}<.*4 VJaa»~ 
dtciion, toS.) 



4^|0 PIERRES DURES, 

patu au moins, terminé par un sommet cUDéiTorrotf 
ou pyramidal , tronqué par nne facttlte. Sa fomie pri- 
miliveeal un prisme droili base rectangulaire. 

Le Périfloï a une double réfraclion trèj - pnÎMante , 
qui s'obtcrve en re«ardanl h Iravers «ne des grandes 
faces du sommet et le pan du prisme qui lui est opposé. 
Sa pcnflnlriir a|)ccitîquc est de 3,29 à 3,j)a. Sa compoM- 
tion eut astez remarquable. Tl pArott qu'il est enseniieUe* 
ment composé de majinésie et de silice, dans des pn>- 
porlioQS vnriïbles , en sorle que l'une ou l'autre de 
cea terres devient le principe dominant, et de lo à 19 
p. % de fer. 

Nom ftéparerona le Péridol en deux variétés , en con- 
aidéralion de sou gisw-ment et de quelques autres carac- 
tères dislinctifn. 

Vulétit. i. PiaisoT CasysoiiTSK ' {pi. S,f^. to). H présente 
les formes cristallines que nous avons essayé d'indà 
qucr plus haut d'une manière jçént^rale ; il est p| 
pesant que la seconde variété , et puro?t contenir pi! 
de miignésie qu'elle. M. Vauquelln a trouvé dans les: 
ridots-cliryaolIfbeM cristaltiaé», o,5o de tOiignèae, o^ 
de silice , 0,0g d'oxtdo de fer. Il y a eu o,o3 de ]>erte.^ 
[ Ce Péridol a un gîsscmcnl peu uotinu ; celui qui J 
dana le commerce vient du Levnnl: il paroit qu'on 
trouve roulé daos des lerreJns de transport. 

On en trouve en Bohême aux environs de 
]u>wiut, et à Turoau dons le cercle de Bunslau. 



KlRW,^ ChrytoUthus. Wai.l. 

Ce ?£rldiot n Hi coafnndu qnrlqneroU nvec la cbnas pll'>»p^aliirj 
nommée au^^l et iidaimprn promeut thrys»-iihii nxiiiit en ditfrri»pi 
r Mfonnc,cl[>lii« leaBlbUo'caipir >.i durcli . <tc tienncuap lupfiinii* 
à cflli! de \n ch.iua |itii>tjtl>ali«. L^l ^ulft pirrrei qnl irtftmblntl 
an Péridol pur la oonlcnr »odI (mlalri. L'iducr^te vert ).tuniitie M 
distingue du Pcridul, tonqu'cN* c«t inlIUe , par nue ugokiu p'at 
■ombre. 



PÉli.n>o T. 44' 

Debom cite des Pûridola en Irèit-petita crtiilaus,dan« 
"Vne Aerperiline ile Leutschau en Hyiigne. 

M. Bert en a découvert en crîslaux compriméa et 
Ibrl petits dans lea laves de la rivière Suint-Déni», au 
pied dii volcan de Tile de Bourbon, el M. Kleuriaii dcBtl- 
leviiefl reconnu beauconj) de pelits criaianx de Péridot 
bi«n caractérisés àana les débris des volonns de Bolsano. 

2. PiiiinoT OtivrsB '. C'est le Pcridol informe en. 
^l'^ina ou eu niasie» arrondies , quelque fotH ««'•ex toIu- 
mineuMM pour pener, union M. F^ujas, de 3o à 4o fcîlog. 
6a cassure est souvent inégale cl même grenuo. Sa pe- 
santeur spécifique esl de 3,2a A 3,26. Il conllent o.îj & 
o,38 de maguéste au plus , 0,48 à o.Sa de silice, 0,10 i. 
o,ia de fer. C V^VffVELZtr. Kt^Ficora- > 

I^e Péridot olivine ne a'esl encore Irouvéque dans le 
luisHlle el parmi d'autres rocbcs, dont on suppose l'origine 
Tolcanique',il y est en morceaux arrondis, d'un volume 
trè«> variable. Le^ batâlt«s du Viviu-aîa , près dti village 
nomme le Colonibieri ceux de lîoli^-me, deKftIkbergen 
Hcshc , de Ktdvarîenljerg en Hongrie , et aur-lotil ceux 
dlJnkelhur les bords du Rhin, prèa de Cologne, renfer- 
iiient de três'gros aiorceaux d'olivine. On en rencontre 
auHaj dans Itrs Uves de quelques volcans, notamment tUiia 
cellesde l'Etna et danslePt^pciîno des cnvironsde Rome. 

On a rapporté à l'espèce du Péridol , les grains à 
Caïuiure vitreuse el d'une couleur jaune verdàtre , qui 
font partie de la masfre de fer nalif de Sibérie. 

Le Péridol se décompose assez facilement , et se ré- 
duit en une matière friable d'un brun jaunâtre ou 
même rnugeilre ns«ex éclatant. Il offie assez bien alors 
aa structure Uttielleuse. 

Les PéridoUi n'av^ut que dei> couleurs ternes et peu Vffu, 
de dureté , ne sont pm reclierchéa, ot n'ont , dans le 
commerce, qu'une foible valeur. 

.* Olivia, I'Olevike, B/tûCH. — Pétld^t siKBuJifonuc. /f^ttr. 
w yuJgairtmtni cbr/toUlhc dei volcaot. 



44- 



P t F. fl KES nu ft F. X. 



&;■ Esr. DIALLAGE. ff^r. • 

CvaeUM. Cettb pierre, qui a qaelqocs ressemblances es 
neures avec le feispuib, ae divise facilemeDl en lauii 
«ouveni rbombojdatira , d'un poli vjf daD» un •eiil te 
tandis qiiVIlc n'otTro que des cdHauri» icrnt-a «^ la 
Ieu»u6 dans tous lea sensf qui coupent le plan de 
lames. £lle te fond aues diflicilemenl an ciialnineao 
en un émail gm cuniuie le febpittb , mais elle e»l b» 
moins dure que ct>lt<: pieirtr , puiscjuVlle »e lai.->Ae faci 
ment rayurparracicr,et qu'elle rajeàptine le verre. 
pesanteur spûcifique î-^alu 3. 

La Diallafte a encore quelque resoemblance avec l'a 
phibole; niaiM on doit faire i-cniA(X|uer avec M. Haiiy 
que l'ampliibole a deux joinbi d'un égal éclat ^ et t 
plutôt à sL* diviser un prisme k quatre pan&, qu 
binm. D'ailleurs l'aïuphibole e»t aussi plujt dur que 
DiallBj^r. 

M. Vauqnelia a trouvé dans ce minéral, o,5o de 
lic«, 0,31 d'alumine, o,o6 de magnésie, o,i3 de cha 
et de o,o5 à 0^l4 du fer, ou du clirdme , aelon 
\'ariétJ'-x de couleurs trèa-disttnctes que pré^^nte 
pierre. 

VêfîiMt. I. DiALtAOS »s«.TB. li^iir Elle est d'un verl bi 

Unt, qu^rlquefoiti nucré ou satiné, moi» toujours o 
que. Elle est colora par l'oxide de cbrùme, et conli 
environ o,od de c«t acide mélalliqHe, et à-peu-prês o 
d'oxtde de cuivre. 

On l'a trouvée près de Turin , au pied de la moola* 
gne de M usine! , — sur la coin de Génes; — «ur 
bords du lac de Genève, dans des cailloux rouira co 
posés du jade de SaiiMure ; — en Corse ; elle f«i| pa 
d'une rocbe composée de pétrosilex verl el de fclafM 
elle ibrract dans cette roche lailiét.- et polie, des laclite 



lia- 



— Dlallas*. £'«<■• 



w 



DI AL LACE. 44^ 

an bwn vert satiné \ on la connoU, dans les arm, soim 
le nom de t>€ri de Corse. 



4. 



a. DKLti^cE CHATOYATJTE. Hauv. ' Celle varïiîl^ a «ou- 
venl Taapect briilanl el miroité de cerlaiiis iiiéLaux. 
Se* fareltes brillanlfa soiilorilinairemenl disposée» sur 
un même plan, en sorle qu'elloi pHroWenl toutes à lu 
fois ou didparoissenl lolalement , »e]on l'inrlinaidoii 
sous laquelle on regarde I echanlilloii. Ses couleur» sont 
.egria satiné métallique, el le veiL boiileillc foncé. 

I*a JDiallage cliatoynnte a preaqni* loujoin-s pour gan- 
gue une «erpenliue brune , mêlée de vert. Comme elle 
«éléitonvent confondue avec la variélî* suivanle , nous 
pouvons indiquer avec sûreté bs lieux où on trouve 

rliculièrement celle dont il eal qiieslion ici. 

Celte; variété a été analysée par M. Drappicr : elle 
çonlieul 0.41 de silice , 0,39 de magnésie , o,o3 d'alu- 

iiie, 0,01 du cJiHux, 0,14 de fer oxidé, et 0,10 d'eau '. 

3. DlALtA»£ MÊTALLOIOB. BAÛY. ' CeltC Vailélé S U 

tCTlure plus sensiblemcnl feuillelée qu« la précédente ; 
elle e«t d'un jaune de laiton pUu ou moim> doré, et 
ase au juune do brontte. Quoiqu'elle ait le brillant 
iresque méullique, elle est cependant moins éclatanle 
vue la I>ta11âge cliatoyaule dans le seu» du plan des la- 
ies. Elle ne piiase pas subitcmeni , comme celte der- 
iêi%>derécliit lepluji vifau terne le plus absolu par un 
léger cbangemcnl de po&ilion. Elle est ojiiiiiairpTueut 
■«séminée en petite» masses pftnillétipîpédiqiies dans 
ne roche de serpentine. 
Li) Dialbge ntélalloïde a été trouvée en France, ftu 



' SehUUttpAtK tt fthitUrtttia. STtKsm. — Sjwtli tliatoya.i.i. 
fjtocH^.vr. 

■ Le* réiiiltnU &p cette nnnljrie tnnt \tH • A\Shw'm% At crut qui 
ont ilé dannèi par MM. Hc/cr et Gniflra 1 mali c» chltni»tei ont-lli 
aBS)j'«£ I1 même plerT« ^ 

* BROKZtTB «t l'ijTAZiTE dfl qntlqut niaifalusl*!** •"«- 
■uadst 







CêiKçtisti. 




ZJm. 



tatéetàin. 



444 PIEBUES OUIi£&. 

I de CerviÎTc , dans le Qucyms , dépai-ieraeni d€> 
Ilaulfa-Aipes [flâfljt-^flr.}; à Alalray, dan» leTyrol; — i 
à iîaalf , près de Harzijurg , diius le dachir de \Volfen- 
lulteli — n Dobeuhau , dans la Haute-Hongrie^ 
{Bhockajst. ) 

On voit, d'après cç tjnî vtenl d'êiro âil «ur le» gia 
mens parLJcuIiers dea variélés de Dialhige , que cetl( 
pierre appailitnt a»x ierreiiis primiûr» , (juVIle fad 
punie de» i-ocbe» t^ui les commr»enl , el qn'elle e»l 4i 
peu-près de la même formation que les pilrosîlex 
que tes serpenlîues. 

î? 5i« £«p. ANTHOPHYLLITE. Seavm^crtsn, 

Ck minéral ne «'ost encore ofiert qu'en maue com^ 
piicte ; sa coMUre longitudinale lsI fcuillelét: on rnyoïH 
née, el sa cetisnre trjnisversale înO^Hlr. Il est Ibibleiuei 
transit lucide surtesbortU: il a un peu d'éclat ; sa couleul 
est nn brun un peu violàlre. U raye & peine le verre, i 
est infusible au chnlumeaii. Sa pesanteur spicitïque e»Lj 
«uivaiU M. Haiiy , de 3,a93rCe miner» logislc pcnae qu 
l'AnlhopbylUle a de» rapports aisex nombreux va 
]'h3rper!itène , pour faire aoup^mier qu'il n'en 
qu'une variété. 

On ne l'a trouvé jusqu'à présent qu'à K.oug»l>erg ' 
Norwcge. 

56« £«p. HYPËRSTÈNB.. A^ur. * 

Cette pierre a !o lexlare lami-llfui»e el l'érlalp» 
que mcluliique ; &a peaauleur 9|Kclllque n'est cejier 
dniit que de 3,38S. Elle es\ à peine asseifl dure pot 
élinceler sous le rhoc du briquet, mais elle raye 
Verre. 

KMe se divise assez facilement dans te sens de s» la- 
xnea. Celle division conduit k un prisme droi 



* Laèradoriitht Horniicndt , U 1ivri>b1«iW« du tabradot. Bnoct 
• - C'Mt « toit qa'guyaroit réaalladittUa^c mttallaiilc d 1a(UmU«| 
Chainjiftlitc. 




I 



■■u Les angle» du rJiombe »onl de i oo'* et de 8a' 
eiinroii. 

Ij'Hyperslène esl d'un brun rougeâtre bronxé ol 
eonanie métalliqoe dans lu sens du joiiil des lames ; il c»t 
d'un brun opaque dans l'autre «ena. 

On ne l'a encore Irouvé que sur la côle de Labra- 
dor ; il ett acconipagué de feUimUi opalin. 

7 5^' Eae. M ALACOLITÎIB. ^bii-domabd. ' 

Ce rainerai » la icxtitre Irès-Iamelleuae, el esl facile- c»t«Urtt. 
mtui divisible «u prismes létraédres, dont luit patiK font 
entr'ciiK ries angles droits ou à-peu-près. Ce» prisme». 
paruisaent êjre divinibles dnns le sous des diagonales j 
luurs pans sont tous égnlement nets, sans êlru écluluntî j 
la fracture iransvei-sale est raboteuiie. mémo terne, au 
présente quelquefois des Cuve» obliques à Taxe, en sorLe 
qu« la forme priniilive de celle piurre acroil un prîsuit; 
oblique à quatre pans. 

Lu MalacolilBe est peu dure; die raye à peine le 
verre, et »e laisse racler avec le couteau ; elle eat fusiblo 
au chalumeau , avec bouillonneraertl. 8» pesanieiii' .spé- 
cifique esl do 3,25. 

Les cristaux de Malacolillie sonl des pi-ismes à quatre 
DU à huit jj»iis, d'un vert grisâtre ou d'un veit clair, 
leurs lames sonl tranaliicides, cpielqueg-unes semblent 
avoir clé rayées de ligues parallcles. 

i.Tels sont les caractères de celle pierre encore peu 
iConnue. M. Vuuquelin , qui I'h analysée ' , eu a relii'é , 
ailîce, o,S3^ cliaux , o,ao ; niagn^diu , o,'yi aluniiuu , 
o,o5 ; fer et niangiinc!^ , o,o'l. 

M. Dandradu a trouve la MalacolÈlbe en Suède, 
dans la mine d'argent de Sala en Wcstniunie, et 1 
Uuoeii près d'Auen en Norwège. — M. l'alrin l'a 



* Sahlite. DaHOUjIOA, 

* C*Ua aaaljse a de grauds rappris avec ulk du iJjToièD*, 



fftural. 



4(3 HIERRBS DVBF. S. 

grains arrondi» irréguliers ou en n))iD»e compoiée de 

grains k farelleit irréj-ulière* , facile» à sépartr- 

On ne Je irouvu que dans les terreinti pKmilifs. Les] 
^clii) ni liions que l'on connolt viennent dv» Élonvd'A' 
rendal en Norwège . de la Néi-tcic en Sutfdi;, el dea mine»^ 
de fer d'HulIcala et il'A.ssebo en Siidermanie. 

Le Pyi-oxéne augite eu petits ci-îalaux noirs ou verii,! 
se trouve princip.ileuieijt dan» le* productions dcBVoUj 
cana qui portent las oantctère» voluantquea lea plus évi-l 
dena , enfin dans les laves et le» scoriea le» plus réuen-' 
tes. Il y est souvent trèa-abondaiit, et lorsque les laves] 
te dècompo«ent, ces crisiaux s'en tiépArenl rat-iletncnl 
Ceiiaines laves pulvérulentes ou cendres voIcanii]Ui'W 
semblejjl êlre enlièremeut composées de petit» cri»-j 
taux de Pyroséne , telle est k ceudre du Slromb<Ji»'^ 
et celle du l'F.Ina. ( Dotoj» nsf. ) 

La plupart des mînijralagiates regardent cette |)ierro1 
comme étraugèi"© aux produclioiis volcaniques. IIspen-1 
sc?i)t qu'elle existoit déjà dans les roches qui ont élé la| 
iniiiière des laves. 

M. Palrin cioît que les Pyroxènei se sont formésj 
dans lu ïhvtr lu^iiie, prudaril qu'elle éloit en fusion »j 
comme on voit se former des crislniix dans le verreJ 
M. Tliooipsuii dit avoir vu des Pyroxènes acïculaireij 
sublimés sue- les luurs de l'église de lu ïbrr* eriveloj 
p(-e par la lave de 1 7ç)fi. Si celte observation csl cxflcte A 
l'opinion de M. Palrin, qui semble assez fondée, seroil 
presque démontrée. 

Le Pyrosène est moins commun dan» Tes racltei 
qui neaoïil p<iH évidemment volcaniques, et il est en«j 
cofe pins rare dan, t les rochea primitives. 

Celui qu'on trouve dnns Ita banallea avec le péridot 
ei l'ampbibole, esl ordinairement en cristaux plus rolu* 
luiaeux , plus verts et plus bnlluos que les a»tra* ', 



' Il p.iiuit qas « Ëst cdul-ii teal que M. V/eiuti a itcilt iodi la 
Hum i,'4-iUt. 



AMPHinO&K. 449 

' Cnlln on trniivfi , comme nntis vouons àe le dira , le 
Pyi-oxène dans les rocliee d'une foriualion iiqui?ui<« non 
■rquivoquc. Dolomicu l'« observé dans une roche in- 
lerinédisire enire le pûtrosilex et I« imp;) et nii>li'« de 
perpentine verle, au-dessus d» Gèdre.v^lIiM; de Gavai-- 
i)ie , dann lea IVréiiées ; îl y est eii cnslaux liiiMiiii et 
fori nets, d'un vert foncé as«-K pur On leciliiauasi dans 
}efl aniygdnlotdtx, K.C. 

On Iroux'e Je Fyruxène aogtie dnna pi-eique lou» le« 
P*y.« volcanique» , au Vésuve, à riCtna , à Slronibolî, 
en Auvci'gne , à l'ilu de Bourbon ; celui d<u ha-snlieii e«tt 
t-ommim dans lu Bohême , en Hongrie , en Tranulva- 
nie.djns U viallrt^de J-'assa nu Tyml, dans In He»»c, &c. 
On a découi'ert des crial*u\ de Pyrnxêne remarquables 
por leur volume , â Arend;d en Norwège , dans la miue 
d'Ulve el dans le» attires mines de fer. {Scutrm^cnsM.) 

Quelques cmianx de Pyroxène font mouvoir J'ai- 
uille aimantée. 




5^' £sF. ABIFUIfiOLE. H^âr. ' 

~*"iE<i lexlore, la cassure et l'action du rlialumean «ont CaruUrwi4. 
les trois moyens de di»liiij(iici' le plus ailremrnt culte 

Pierre He lonfes celles qui lui ressemblenl. i". Sa ca«- 
jre est lamelleuse dans un sens , et raboteuse duna 
«utr«; a". It» lame» qu'elle présente conslarament, 
«xauiinrrs avec nltenlion, sont parulti.-l<-3nux |)aiisd'un 
prisme A baite rliombu » dont ka puiiu aunt inclinés cu- 
Ir'euK de i«4'^ 7} 3°. elle se fond assex iacilement au 
cbalumean en verre noir. 

Ces IruB caraglii-cs i-éunis, el sur-tout le di'rnier, 
MiUieent pour dislin^Hfi- l'Ampliibnle de l'épîdoLB » 
du pyroxcne el de la loiirraaline, fes seule* pierre» 
mvcc IcjkquKJlcs on pourroit le confondre On « vu que 
K's kmcs de l'^pldute sonl iiicliuéoM les une» sur le* 
.autres de 1 14'' 5 ri de 65' 1 , ei que celles du pyroxène 




45a PIERRES Dunss. 

espèces qiio nous réduiron* aux deux eous-Tariélés sui- 
vantes ; 

AiirniMc>i.> loa. «««Kin *. Cctui-ci a lin aspect ploavL^ 
treiix qiin In variété anivanlc ; sa striictiire est moins i 
BÏMcmenL Inmelteuae; ses crûtaux »onl pif» nets , mi 
ils Boril plim ritretnenl )»oIés ; i\» offrent dea faiiiceal 
de pristOM sillonnÂA nu de lia^iicltes noirea quelquefo 
divcr^cnlcs : lanlàt ils se trouvent danit les filons qnai 
Keiix qui iravcreenl les ^muitt^ et liss autrt-a rochi» pr 
milives -f Uutdl ils entrent dana la compowlion de 
Tocbes. 

A>irit»DM wa. HMi.n«ca '. Jji surface des criaUux 
celte BDII4 - vjiriélé est raboteate , (eriie , ijucltjucro 
même rerriigineuse ; leur camitre est plus Umel]«i: 
que celle des criRlaux de l'Ampliitjole commun. 
Amphibole est aussi plua difiîcili; ù fundre, el c'eut If 
qui prèH-iile Ifs plu» beaux cristaux el les plus coE 
muns. Ils se trouvent dans les basaltes cl dano les pr 
duil£ volcajiiquea, euv-touL dana les lavus scoriéea 
pulvérulentes. 

L'Amphibole n'est ptt» touiont^ en cristaux imlés;! 
a eu, comme beaucoup d'autres pierres, sa crislallit 
lion confuse ,qui lui » donné tm aspect assez diin-ref 
pour qu'on l'ail pris pour une cap<-ce de pierre dt«tin< 
et qu'on l'atl désigné par un nom particulier. On lui a 
duniié pendant long-temps et exclusivement , le nom 
A'IiornhUnde. Presque tou» les minéialojiiales s'accor- 
deni maintenant pour regarder l'hornblende tomme un 
^Vmpliibole eu masse ; nous placeroiu doue cette pien* 
parmi les variétés d'Amphibole. 



' Gtftitiitt kombUnAt , la hijrnblendc niinman«. Brock. — M^fth 
k/tndi' Kif.'^. — Connut tpathosat. Jf'jitL. 

' Bdiâltittht kornUtnde , U tiornblendc bH«ltique. Buectf. — 
Basaliim.. KtKV. — JcHoRL vi>»^u* ibomlwtdat. Rout-at- 



jviyrPHiiiOLE. 4^3 

a. AjMfNiBOLs IIonKaLs^DE '. C«llii variété fMl en 
lassf, mais m teinture c-nt toujours criAtallmc?, Lamel- 
ium ou fîbreu»e ; an Nurfacu an décnnipoaeà l'air , de-, 
lûent piilràruienle.ct la pierrc-s'enveloippud'uinirécorço 
l'un brun sale rerTii]>îiiçux. I/tiornblvniIc oA UntÀt 
loîrp, ttnlnl d'un vert roiicé asscx piir. r..nrsqii'c;llu esi ou 
lasse homogène» elle iotiil d'une létiacilé remarc^uablo. . 

on ne la hriae que diJEcîlemenl 8V«c le rasrteau ; elle ' 
^P«)k) prf*»qiK> lonjours rnclpafui'gileus^ pttrrtnMiDIii- 
ion de rhflicino. 

Avriiix'tr H. I.IMB1.I.AIR1. n pré^^nfG dans sn cnssure' 

36 'muttJtiide de jïeLites lames euliulacées duno laule«- 
ïeli dé wns. 
*■■■'■■■ .,.'■■ 

AwaïauLi w. tcici<i.*ii<s. Il cst eu nias»e compowce U'iitf< 

liiles dciiéed , qui rendent sa texfurç eoininc tîbreuso^ 

; Auratnniji u.-umutwnK *. ' {t «àt lin peu.ôclataiii ; m>4H>^ 
ilure est fibreuse , ttigiitilée, rayon nt*e : «» fitruclurepf^nr- 
inio est GtliLAteuw , i feuillets ptala ou courbiv cl a&tc/ 

épai». 

Jj'Aiiiphibnli) horaliluiiilr est ti'ès*coRiinun ilan» (««r ni«t«iB«)iM 
[montagnes primitives: il entra tlaitê In rom^wsitîon 
I d'une iniLltitud» de rprlies, tflle» <]U(; le "i^title, h àà'- 

nile, 1^ porphyre, le njicaachistc*, &.c. Il rorme lu base 
[JeJii djiiboau i^grunsl^in des i)iinêi%logMl£4 allcniuiid» ). 

It se présenlti (juplquotois en nuiAsas «nnsidérable^ el 
[presque pures, qui leiifeiment quelquâ* criïtnux êtranr 
[geni| nolamnient du fer ujcidulé 'tp)! donne À t:e1to 
rçîfch^e.la proprjéJo d'agir sur le IjflrreJtH aîuiftrtié. I.'Aro- 

|)J)tbole hoi-iiblende iK>uimuni(]iie souvent , conin»; l« 

niîca , la nIrucUtre feuilleléti. -tus Toahe» d«a& Itrnquellts i( 
[entre, sur-^ut: .A'ii eft vptM avco le feUpaib. La rooba 



-'.'«eliDrl tpaihlqiH. AOM/-C£-£iJii:. — GAiRo. DttMARisT. 
^fCvrituf fittilitt JF-3Zh. ■^ HornUtné* rcMifer, U horoblmiJ* 
iciriricuu*. BitOCH, — Oftia aont-iriirl^l^ *• difllDgii» de Li cor— 
tlé«iin* par iiin a*pect aiguillé tX ôclalant; o«lui <1« la coini«nn« 
ctt toii|i>u(« indt. 

f>2 



4^ PIKnRES DURRS. 

'jiuriiinée vulguitcmeal t'orne de bélier, qtii formf 

pnrlie de la montagne dcsChaîftncIics prts H'AIIcmoritj 
^.est de ce genre. L'iiorrihlende s« irnuvant Aanh loiile 
.'les uliïînrs de monlagiico primilivcs, nous n'indttjuc 

IkvnH aucun lien en jiaiiiciilîer. 

2* SOVS'ZSP. AUrHlBOLC ACTINOTE '. 

CiiuHrM. Car Ampliilïolt; difl'ère du précédenl par sa coi 
leur, r|i)i est g^'iiiratcmenl verte y et aotivenl d'un vei 
pur d'i'iucriiudu; il ^mav aitafri au vert pâle. C'est 
clirôniff que cwll* couk-ur esl due. L'AnipInbole «cti- 
ulese fond au chalumran en un email grisou jftunàg 
Ère; «a casnure iranBveisale eat plus lui^inte que ceL 
el'Ampliibi'iu Bcliorlirjue.Ruqtifl it ix-u<:niblRd'ailleuf 
ir \o\\i sen aulres caraclcroA. M. Lnugii-r a trouvé dar 
p'acUiiolc; silice, a,^o; alauiine , 0,01 au plus; magnJ 
>tO(t9;'CbauX'.:o,io)'fer oiddé, o,ji ; cbr&ni«, o,c 
lu et perle , n^oS à €. 
L'Actinule sa prér^enle oi'>dinairrtnenl en longs prb 
nies.iouveulfn'idéliC'sel hès fragile», pugaiîês dansd^ 
verstrs^anguesi on n'en Coniiojl posntencoi-e du crinlaul 
nettement terminée. Celle picii-e offre quelques nit 
diHcalions qui ne pturent avoir que le rang de soi 
.lariéiés. 

iïtmtML» JUv^va '■n^nnt.'V^ijr. * T.ïl longs pHsmi 
jlïexaêdrps, orHînairenienl d'un b«an vert, cl aiig*^ 
ldnn.t un luin blunc. 

On trouve celle variété pincipalemcnt-dans la 
de Zillerlhrtl eu Tyi-ol, et a» S;iini-GoUiard. On 
trouve aussi en Saxe, dans If paya de Salzbonrg; — ed] 
■Korwège i — en Piémont ; — au glâcief des UosaoniJ 
'entre le- Monl-Mlanc et l'ai^i(led»i niîdî, 8:c. 



ymtg«irtiatni iciiori *«>! de* talci.— A>BK«TOJDE.. DsLAMkJS. 
' AcTisotYTE. A7«»-.— iTJi*iiTK.A'^ï/«*fl.— in-tamaiTl 

DilAMLTU, 



BASALTrt : 45î 

AwrMaoj.1 ARri«i>Tii icicpi.^ipic. /Ijht. ' Il CSt' Cil ptUniC» i 

déliés, réuni» en làUceaux dont l«s Cbres sont ou pa^t^ 
i'allcks OLi div«r|^eiileH. On le Irouvc <Jc cette dËi'niùrS' 
manière au piblit S.tiiit-'liernard. Il cat d'un hcaii vui 
{)i«tache. {BBocà^rfi:) 

A>ruiiiat« jkt^niotii i.*Mi[.].itiLr. itjût. Il cst en inimne la— 
tntillaire; on finiirroil le rnnfondre avec l'Atujjliibolo 
■cliorliq^ue horublende, ma» il en diO^nr put une con- 
Icur verte plus éclatanle. '* 

«oiirenl un peu firr]^ué&s, d'un gi'U verdàlra , avec un 
icUl vif et un peu nacré. 

AxFntaoLK ActiHoiTB tibbecx. Huùt. Goiuppié de ûbres 
iM— délii^es parallèles, facilcj! ii «épurer pur la pre^uion 
les doigts, exlrûmement fragiles. C'nl ce ciui I0 
,ingue de l'asbesle, 




L'Ampliibole aclinote ae trouve particnlièremeiit cuxtanBi, 
ÙAVL» IcH terreius priiuilifs à bas» de roclttt nia^ui^- 
•ienne ; il accompiigne le talc et quelques rocher luica^ 
«re». On l'a Iroiivé anmi d«tis.ile pHlro»lex , avec du 
feroTiidùjdu liUine. &_c. On ne le coiinoi'l point dans Icj 
tuoiituguen «econdaireâ , pns niômo dans les liions ijiii 
'intvtirtent le» pu» ancieunea de ces monlagnes. 

*" *• 6o" Esv. BAS ALT E. ' 

ij ïj K nRSMlte Gs( rarement une pierre hemopènc ; mais 
[jrauUït qu'il It; voit quelquefois, il fluiiit que fa pâle 
' ^ M p partie une 4 aucune deï esp^e* décrites da^is te ^** 
,tême de la Minéralo^^îe, pour niL-rilcr, cotnme le jaspe, 
''le pétrosiIeK,lerétiuite,&.c. une place particulière tlnns 
^ — ^^^ — ^- — . — 

■ Aftttiarrîger itrahit/tta , la rayonnante ail»tti Forma. Proch. 
- EUjroun»»)" Jiufurnie. Sai/ss- — BataUt* fiirvttt itcervtiii. 
• B'jttL. — AaiynallilnUc. KfK»-. 
f • RflyonnaiLte ù largei rayons. SâOSs, 

* BtiiAtc, le RMxaltc. Brocu, — Trap. DruMirir. — Levé» 
[lUhiiidei bas&Ltiqau. llAÙr. — FtttiUu^ nhiaiîon*. Kiair. 



'45â p I R R A t ^ bIt'K % 5. 

Bas^lie oomme une tupèce d'éuoroe. Les Bamûtes Irii^ 
*à6ii"B ï^ui' parowsenl prtfBquVnlièrenienl form<!s d'am- 
"jiïiilïole, 86 tIétÀni posent beaucoup plus lenlemenf que 
feeiix qui rtnferiucnt une plu» grande iju«titité du lcl>^ 
{)alli. OndiVoîliCommcIe remàrqtioM.lJaubuJSMiiiique 
U' rflHpnllb communique eu Ijastilfe la faculté qu'il a àe se 
dt'rcofnposèr factJ'emenl. On blificrve enrftre que la dé- 
compoHÎlinn du péridot est plus rapide que celle dii 
Ba&nlie , «( la devance pouC uinsî diie daJi» riiiléricur 
Hkn maasèfi de civile l'uclie. 

Certaines variétés de Cnsalle paroissent disposer» Îl 
une décomposition encore pin» complète. On reviendr* 
sur ce AÙjel aU lin du paragraplic relatif au gîssemuul.' 

Itonqu'ôh expose le HiisaUc à une lempéralure qaî 
erf ii-ptu-près tgalu à 80* du pyromètrc clo WcedgwowJ , 
U fond, el s'il est rc-rroidî proniplfoienl , ïl donne un 
*errcnoir; mai'a lorsqu'on rend le rtfroidisaemenl trèi- 
lenl, le Kutiallu fondu, en reprenant Kusolidilû, reprend 
ausai l'aspccl d'une pierre. C'tat à M. Haie» que l'on 
doit cette ob5eiv<iiioii iiuporlaule. 
^mUU». On a dit que les Ba^alles ne préaentoient vVeo dei 
formeiÉ dt^lcrniJnabtes, «jui étnienl conslunles daiUB Icur 
.ensemble ,,quoiqi|^,varJ8bIea du ru leurs détails. 

D*>âi.n vftiiMiTiQgR. Ç^est la foroie Ia plus ordintim 
du Bafcalle. Les panj des prismes ne Mint jamais par- 
l^ileiuenl plune» , leur iurltiiiiivon n'a aucune Cbn»- 
'tanc« , aucune ré^ilarilé , elle n'a pus même de symé- 
trie ; en sorte que lea deux pans opiitysi-a d'un prisme 
È nix pana, ne aont p^-esque jamaiii iDcliiiês l'un comme 
l'autre «ui' lès pnna Toisiru. 

' L© liombre des ^mns de ces prismes varie depuis th>i« 
{tisqii'à nruf. LC'spHsmey « neofpRns sont très-rarej(,«t 
ptusieura mîrifrafeglbtea ohl même douté de leur exîs^ 
lence; mais FoVn's dit en avoir vu à la Vaincra, prèa 
de Cfiinnipoeti ffnlre;' " 

' CH prisiiics, sbuvetli Ivf^a-IoftgSj Aont quclqtiefoîi 



1 



B A s A tT *v 
irLîculalions i 



livis^ pnr des nrLiculalions régiilièrres assez remar- 
quables. L'une de» parties qui «ont Bé|>Ri-é«ii par ces 
■rttcuintion», et noua siippoieroiis que c'est rinrérietire, 
préseiile dintn sa aeciion une cancnTtté assez réj<ulièrc , 
^■bordée <1e mik pointes produites par I« proloiigeui«nt 
de« six arêtes du prisme, «i celui-ci est ht-xnfîone. 
QuelquHrois le sommet de ces pointes tsi trtiiirjiic. La 
^vjrarlion supérioui-e du prisme bdsnllifjiie offre à !>ei périra 
^■îiifërioure une coiirextté qui correspond exacleiiient 
^pavec In concavité de l.t portion înrérieure. Ce» HrlicnU- 
liona Ront ordiiiairement au m^mc niveau dans un 

fcIIl^DJe sy&lême de prûiniea. 
La grandeur dos prismes varie encore plu* que leur 
forme : on en cite qui ont plu» de ao mètres, de hauieiir 
vi un iliniiictro proportionné, tandis que d'autre» n'ont 
jMiit 2 décimètres de long. 

tD»ii.Tt mnL4i«>. XI esl eu plaque mlace, dont l'cpais- 
■our eal rarement égale, et l'éieiidue peu coiiaidérablc. 
Oo en voit dana la luoiilagnm de Laudaberg en Saxe. 
B«)u.ra »rmttinpi.t. Celte variété qui est une des plus 
flingulièrofi , uilècle la forme d'une sphère, dont ti: 
diamètre varie iJe 2 à 7 décimêtvt^a. Ce» xphère» sont 
composées de couche» confienlriqiies on de prisme» de 

» Basalte, disposés en rayons divergens à ta tuanicMi! de» 
pyrites. Diin» l«?prerai(?r cas, on trouve dans Ifur centre 
soit un Basalte compncLe de la niémt: nature que t'écorci; 

»qiii l'enveloppe, soit un morceau de pierre qui es4 lunlôt 
un fragment anguleux d« chaux carbonHléo renfer- 
mant des coquillf» fouiles, tanlôL un Basalte plus coui- 
pucle que le V€s\e du la Hpliôre , et qui « une fnrmb 
^k-jireaqiie cubique. ForlisaobsBiTé de semblables splières 
^'^'dans les Alpes des Sepl-Oomiuunes du Vîceiiliu.ei 
près de Ca»tel-Gomberlo , ilan» le mt^me pay». La 
flubsinnec qui compotiR les ilastilteA »plièriqne$ de ce 
di'roiur pays, esl, seiun lui j une pouzzulauc (eni-UMj 
griMlre. 



p46o PIF. it RE s nu RTS. 

On irouTP dea sphère« baultiques à couches cnnoen- 
lri((Ut:8 en Ecosse. Le nionliciile sur lequel est bàli i^i 
chAteau d'Oban , «>t, Biiiraal JV]. t'atijas , niitîèrementj 
composé de ces boule». — On en irauve auui en Saïc J 
^fT—vn Auvergne; on remar^ut- dan» ce dernier Hou 
qu'elles eoni qtidquL'tois aplalin dans l*--iir8 poïtil» (loi 
MinlacL et comme polycdriquca. — Prca de S«iilû-Fk>rm] 
'i'oscane, — Doloniieu ii lr«uvc <lan» Ica produÎLn d« 
lljia dfâ boules basaltiques à rayons divergcns ; ellet] 
.couLicuneal , comme la Baxilieji pmmaUquejt , des glo-j 
billes dv cbaiix c«rbonaU>c Uniinaîre , de méHotype , dfl 
ailes agalË , de silex calcédoine , de 1er oxiduléf de lèrj 
ïxiilé pulvérulent, &c. 

GiB*fraevi. £^ Bnnalle forme des nionl«gne-f , dea plateaux ou d 
maups de lerrein , qui sont dans qticiquea pays d'un 
Irês-grande éleudue- Ijes nioutitgnea de JJa^alte aont' 
eoureiil avex régulièrement coniqueai elle» ne formcn 
jamais à elles seules des chatnu inVgraade» et conti- 
jnjes sans inlorriiption , comme la chaux carbonalée, 
le granité , le^ scliibtes , &c. ; elles wnt utèiue quelqiiefoi» 
cuiuiiie iaaiéett au milieu d'un terreiu d'une iiuture trâ»- 
dilTè rente. 

Ces taonla^iic* «uni compciséeu ou de couches ou do 
ïrÎMiMS ) plu» rarement de liibles , plus rarement encoi« 
de splières. X^es couches varient d'^pataseur el d'incli- 

iJiaÙKin ;e]lcii alternent qucIqtiefoisa\'ec d'autres coucher; 

•mois plus ordinaiiiement elles les recouvrent sans leur 
être parallèles. 

Ijcs prûniea que nous avons décrits couvrent quel- 

.quet'ois une étendue de lerrviu de plusieurs niyria* 
mètres; ils varient dutw la manière dont ils sunl nu- 
«fmblca. Tunl6t iU »ont lré»-gi-08, perpendiculaire* i 
l'horiKou , t*errés les uns contre les aultyrfl , a tronqués 
lou« ù lit luêuie l)3ui»urou ù-pen-près; en sorlo qu'ils 
rc|)i-èBcnlcnt fort bien une vaste cluiuMée pa^w de 
duUes polygones. D'autrefois ils sont couchés ; 



I 



BASALTE. 4^1 

BUr les autres , c-t giascnl dan» uuc po&ition oblique ou 
preij(|ueiiorùsonliilt! ; enfin \\tt ne préàtmlent en tmoriam 
(ahcKuux h rayons divei^tiiin. U n'y a presque poîtit 
cit; j>ay:< ha^ullir^ue qui ne ïnaae Tuii- ce» Mui» ioitci* de 
di;ipoiiilion.t. 

Ces umsaeA de Ëaaolle sont quelquefois Iravsrséea par 
de hautes niurailles de lUcallu , qui saillent au-deji»u« 
d'elles , el coupenl vcrlical^iuctit toiiLeit lea co\iches. 
C'est une e&pècc do £loii dont In aLnictiire est tou- 
jours diû'ûranle de celle de» coucbps qu'il traverse. On 
notntne ces juucaiUea gauft en Irlaude , et dykes ea 
Ecosse. 

£•6 Basalte en plaque ne peut pad éJre ronfondu avec 
celui qui ctil vn cnuclie. Ces plaques wnt généraleosent 
plna ujiuoes que [ts coucliea ; d ailleurs elles forment des 
espèce*) d'âina» dtjikt Iki (iMures liorixoiilalea n'ont ut la 
conlinuilé, ni le pnvaliélixine de celles qui »èp;irenl les 
couchée. Celle viiriéLé de dispUBiliou Ji'e^L pas tr«e-com- 
mune. et ne ;ie prénenlc jniimis en gramle iiimil-iu. 

X^es spliùres basaltiques aonl ordinai renient aiiperti- 
cîeltes; elles recouvi'ent quelques inonla^nua de Bu- 
salle , mais elles nu les forment ya» enlièremenl. 
Ni. UâUrbre flUiiUue leur formation à deux causes: 
i". A la dêcoiiiposilion des fragmens de» prisuira basal- 
tiques ai'lieuléft. Cette déco tu position agissant d'abord liur 
les aogles solides el sur les aréles, îi» délrutl, el rédtiit les 
fragmens de prismes en sphères , qui conliiiiienl ensuite 
û se déconipoâtr concentriquuiuent de la surface au 
eentre, d'autant plus i-apideuionl, que 1rs iiasalles soiil 
plus eNposés à l'iiutnidilé. i.". A 1h furme t\ac peut 
-prendre la Jiivc basaltique hors du cralàru d'uu volcan ; 
c'est quelquefois celli; d'une sphère. J^es boules basal- 
tiques qui sont de vérttablea laves, n'out point de coucltew 
coucenlriquvB. Leur texture est bouvciii poreuse, même 
cellulaire. Enfin on trouve i^ leur centre un fra^iiionl 
d« roche étrangùro à la lave , el qui a aervi de no^au ou 
point de réunion à celle-ci. 



463 PIERRES nrriES. 

Enfin les Uasaltes se trouvent aiisû, mais pli 
lent , en lïlon dans certîiineB pierres , notamment daiu 
chaiivrarbonatée. On ne Iraiive cfs filons que fl«u^ 
~}es pavB (pli oJi'ront déjà ie Basahc en coiiclies ou 
prismes. Le Ija^alle qui les compose est luî-mér 
divisé en pcttU prisme» , ordinairement {lerpcndiculaii 
aux pamis du filon. On en voit à Lederkill, dm 
l^-l'ile de Mull , l'une dt-s Hébrides. {Puvj^x.) On volt' 
aussi de» filons de Basiile minces, mai» nombreux, qui ^ 
'traversent un grc» et même bne siénite i Goatfîeld , 
dans plusieurs parlies de l'Ile d'Arran. A Glenrosa, 
Sasalle eeLi-'n liioji braiichu dans un gianile. ( /vjtnoji 
Ce» Blons s'élendenl queUpiefoialrn-loÎQ sans dévi( 
^de leur dîrecliôn ; ils trftv»-rscnt alors des roches 
t*diver;<eH natures. On a observé à l'K. de Ballycaslic 
' 'Irlande , des filons de Biimille nxn coupent de» coud 
illeriialives de Rit-» et de lionille. ( Hicir^anao»/. > 
roil à trois milles de Carrickfergus en Irlande, un fiton 
composé de quatre ù cinq «ouclies de Basalte applîqii^f^H 
'l'une conti'e l'autre, et ayant chacunt; une structur^^l 
^'prismatique différente. Ce filon a de plus un revêtement 
*tle grès de chnque côté, qui pénètre qnelquBfoia dan» 
'le fîluii mi^me , et »épare le» couches dont il est composé. 
7( Uicu^Mueoy- ) '^H 

Les filons pniaanns de Bas»lte qoe l'on nomme dybeé^^ 
sont enK- mêmes quelquefois iraveriiés par d'aulm 
.» liluns du BiifKtlIt;, comme le D' Kirli^rdson 1*^ 
)bs«-i-vtr près de la grande i-oule de Btdfasl , à 
it-krer^its. Enfin ce m^mu natiiralintL' assure qu'à 
"^bus et à Glascowbeg, les filons du Basalte iionl Ir^ 
versés par un filon dô plomb. Ce fait qui p^roit extraor- 
lînaii'e , rappelle unu noie de M. Huml>oltll, d;tn» 
laquelle ce nulurtilitste dît avoir observé des raies mé> 
lalliques dans le Basulle d'Uiiiel. {Journal tltn M ineu t 

Telles sont les diverses dispositions du Basalte consh- 
dùrû isoliïment. Il làut voir acluelleuieut quel* aoat Mi 



s A s -4 L T t . 4^$ 

l-a|f}ifiHi avec les nulrea roclics , les pierres «l le* awlrca 
aub»1anc«s minéralea. 

Les Bas;iIleR se trouront dans de» lerreiria é\ndfm- 
tueut volcaniques. Us se rencoiitrent au.**! , et peiil-élrè 
plus aboiidamnieiil , dmiit ilçx [tJ^yx auxqtieU beaucoup 
de minéralogistes refusent cette origine. 

Le» Basdltrs dea terreins volcaniqTieâ ae montrent ra- 
rement prés ciii sommet des volcans encore eu feu : il» 
gissenlaupicddéccanjonlagnejf.clsembleni lesreindre 
et les unloiirer de pi-ijimeis du toutes les formes et de 
(otilea le» dimensions. Cependant on vn vuil quelque- 
fois pivs des ci'a(ère« , et Spallaiizani en a obsrn'é dniin 
le cralère même de Vnicano. Ils sont rtcouvcrta, enve- 
loppés ou entoura par [es liives ; msim Wa It^ur sont i-aro- 
nicnl superposés; ce i|iii fait supposer qu'ils ont une 
nrîgtue plti.1 alicienne ijne c;es produits de.s vûlcrnis. 
CoiUuiv ils m: Font p.i-i toujours prifimiitii|uea ^ îl esl 
«lors presque imposaible de le^ distinguer de» roches 
Domini*'» laves compactes. 

On trouve des ma-sMi-fl basaltiques dans Wanroup àa 
terreins-, qui n'oflitrnl d'ailleurs d'autre caractère vol- 
canique que la prôsence de eus rcclics , vu supposant 
qn'çllc en soil itn. Le itaHalle est prusquc (oajours Mipcr- 
poaé il cfs Ifrreifis , quelle que »oit leur nainre. Il cet 
nicme assez ordinairement placé au sommet des mon- 
tagnes, sous I» forme de cimen on de plali^aux isolés de 
loulB part , ainsi qu'on le remarque en Saxe, 

Le« espèceH de lerrettis ou de ruches sur lesquels 11 
ttpo»} , sont : Le granité , le porphyre , le gneiM« , la 
eornéenne, la diabasc {grunsiein), les argiles feuille- 
1*1», I«8 grè«. les gravirm , la cliaux carljonalée com- 
pacte , groiuièi'e , coquillièrii ; enGu les couches do 

iiouiiip. 

Il pénètre quelquefois dans les Ëssurfw des monlagnea 
eoniposéBS lies roches qui viennenl d'être nommée-s, et 
y forme des filou». Quelquefois aussi on li'ooTe dnni 
tes mMfis l>aM!iique* dt-s fragm^Ds des i-ochei'<|n'ell«« 



4^4 MERnES DURES, 

uccoiiipagaenl , particuliêremeril àe» grèi , de U cbam 
cnrbnnBtée, &c. 

he Ba^nlte recouvre presque loujours ces dîvena 
«orle.» de terreins , coiiitut; on l'a dil ; cependant itt 
couche» allernent quciqucfoî* uvec le* leurs , ou luênt 
en «oui recouvcrles. Ainsi h. dîabaae recouvre w**, 
ordiaairemcnl le B^^atlc. 

LeD*" Jaiuewu l'a vu uUerner avec le scliisle argile: 
la cornéeniie cl la cIiaux carborialée, dans l'ile d'Ki 
sur U cûle occidentale d'Ecosac. Il l'a vu dans le nt' 
lieu ftltcrnunturi couclius Li-é«-mincoi uvec des assises 
Jirè» ar^tleux. 

Dolomieo a vii dans l'Aurorgnc des banca de B: 
alternant avec niilant de banca de chaux carbooA 
coquiltière. Dans le Vireuliii , dans le Tyrol el eu Sic 
il a conjpié imnju'i vinj^l «»»i»e» de Basalte { il Its apiieloî 
iaveg alors j, séparées par autant d'assises de pienv 
calcaire. ^M 

Lm lioiiîUe eat tiiLerposéc de lu niûtue manière entn 1 
des batir:» de Biinalli; , el ce fîtit «ncoiu pluii remarquable, 
est assez commun. On l'a observé en Boliérae^ où l'oB 
expluile, d'aprcâ lu D'' Reuss, des couches de houilk 
qrn sont dan^ du Ijasalte. M. JaniL-aon a remarqué datu 
l'île de Miill . une couche de houille de 3 déciœèirei | 
entre <(eux couche.4 de Bnsall.e prismatique. M.Ch.Oo- i 
quebei't a.vu k Murlougli , près du cap Fairbead vn 
Jrl;>nde, une couche dv huitdle placée entre deux bana 
de Basalte. M. William a fait hi même ohierviliofl 
auprùs de fiorrowslounnr&H. M. Duliamul tils annon^^H 
qu'en voit aux lieux nommés l'Aubepin en Volay,*^ 
Juufac d'Aubenas en Viv»i-ai«, unr couche de houille 
recouverte d'iin« grande mïisse de Ba»alte , &c. ^^Ê 

Les lerrein^s clt> transport qui )x*couvrent le BanlM^^ 
(es ctiuolAtts de houille ei de caicaira cuquillier ijui 
hUciirmiI avec lui, prouveol que celte roche est d'une 
toEmittion plu» nouvelle que celle de cet terrcitia, ou 
ui moins qu'elle leur est con tempo mue. Ce qui con- 



BASALTE. 4^5 

tribne à le prouver, ce sont le» coquilles foMtli?& qu'on 
trouvu tlans rinlèriein- même de celle pierrt. On a 
beaucoup de Tails k citer à celle anrasion. M. de Buuli ft 
trouvé «ne coquille du genre de» turbo dans le» Jii- 
salleii dit comié de ClaU. Ou a Iroiivé des cAmra dans 
ceux du Vicenlifi , derrière Carlabei-g. Heroldinp a vu 
une nninionUe ayant encore ion éciat aticré dans les 
Basalte* du Forez, et une Rripliîte dans ceux du L« d» 
Conslanne. BrugualeUi u. ret»arf[ué d«ii coquïSie» ftwuifv 
dans un Basalle du vailon de Rouen. Le D"" Richdivlsnn 
a vu des coquilteti foMile» en aboudiince. et »ur-tuut des 
ammonile*, (Umm un Ba>«lte en cnuclio de lii càte oniiri* 
taie de la Péninsule de Porl-Husii en Ii-tande. M. PJcIel 
fail remarquer ft ccllu occaiôon que U-h ilasaltea prteDii- 
tiques . qui icmbli-nl dus à une cristnllisalion confuso, 
ne renferment aucun débria da corp» orijaniséa , et 
paroia&onl d'une formation anlôrieuru aux Basaltes un 
couoho , qui en contiennent {>tUA souvent. 

Il paroît ontîn que, Ica primniu bEualliqut» peuvcDl 
élra quelquefoia enveloppés d'une substance élraugèrei 
M. Pictet rapporte qu'il a vu ù Dunibar* à huit milieu 
de Dun^Uu en Ë<;o«ae , riulei-vatlu entm les prijimes 

t basaltique*, rempli d'un jaspe-grosâier et veiné concen-- 
Iriqueui'uit aux pnsmei de ij,i3itl(6 qu'il en^'eloppe. Ce 
jatpe , lavé par l«a eaux (W la mer ^ se décompose plus 
icilcmcnl que \o iîasalte. 

On a Jil quo lus lî/isallos éloieut aoui'eui plaças aur 
les vake^, des dtabnscs , de» porphyres scbisteux. OU' 
^Iremarque fréquemment entre le Basalte et ces roches dea 
transitiont imongiblen ; on surtu qu'il scroil dtllicUo par 
«xcmplt; de dire où finît le Utuatte et oii commeacela 
vake. Loni>|tie Le Bvialte est eu prisme , U diviuuu pn«^ 
matique ae continue même jusque dans la vake ; aûiu 
lue M. Wemcr el le D'' Reius l'ont observé. Doto^ 
lieu Rvoit aumi reniHrfjué daiit lea Uualtes d'Kjopto^ 
que cette pierre noa-seulemenl conleuoil de la dtabase y 
nais qu'elle se changeoit însentibloment en celte rocbr.' 



Itatit. 



PI RftrnBS DURES. 

il a laoo anètres d'élévatioa «u-deuiu du utrecu del 
Matsr. 

Toiil£ft cei monla^ucfl aoat remplies de CloDA mcUli 
]û]Ue» qui ne p^aèlrenl jamais dans U: BmsIis. 

Le Biool MtJÛiier en Hewe , oA couvert i. Mjn «omt 
d'un |)ltiLei>u ljaH|lù|Uâ de lOO tttèlre* d'épaJMfcUr. 
corps de U montagne est couipotê de cliau x carbonate 
«t de grcs rouge ; au-desnus du grè«, eit ime coud 
d? inatiêre bitumiueuw , qui w divite qutflfjuefoi* 
-pclilft b'irrei(ii\ [)ri»ni<tlir|uc« : c't»l atir relie cofiche 
»ur l'argile Ititumincuse qui la recouvre, quWt ptocî* 
platf au basaltique qui forme la sumnieL de lu iiiaitUigi|(| 
Boni» du La« bocda du Jtlijii 1 entre Uoun «t Aodt>ra«ch, 
l£t environn d'Lfiikcl «ur-lout, oITrent dû« ni&^at 
JtiUiillti prismatif[U» lrè&-bk'IL««. La Ijauille qiû !«■ coi 
piMe c«L foi't dur^ st reDr«niie de tréA-^^roo morceaux 
péi-idoioUvin*. ■> . 

On trouve de» Baaalle» pri^mulique» uu pt«d du \i 
suve eu iLilie « et de l'LLiia «n îiicite ; il» soot ra 
autour du premier voicati , «t trùa-a(«on<i(tii» au co| 
Ijftire autour du Aocond. Celte roche enloitre un mo| 
laines volcuni'^ut'ji qui looableiit n'élever du. milieu 
leur loasAc. Ou en voit égiUetneiit d:tui l^.Vicenut 
ddti» le« AiMUiuuu, el duiis plusivurn ilm dw l'fVrcI 
grec, 

Lea uiuiilagnes d'Auver^^nc et une piiriie dri 
des Céveuncs , otlrent d«> maui'» baullitities et prÛOlft- 
liques presque bumu beltea quv ^k'Ues d'ijlaude- 

Il eu cxifile encore tiau* l'Ue du Ténûrillis . dam cell 
de Gorèe .«l de lu ^ugdeUiue, prè> du Cap-\'«rt| 
idn'U l'i'e de Uourboii , et d*"* 1>^" uutrv» ile* tok 
«ii(]U«6 de la intr d<» tudua vt de ki mflr dt* hud : eiilii 
dans b6au(;oup d'afiLn» lieiu trop peuxonnu» ou trop 

su inipurlAii» [tuur que uoux Lsciliua». Noi ' 
Dntemoiit que le liAMaltt.- aulique, celui dui>l i 
llena fàitoient dea ilalues , venoit des oioulajtntv 
'r^CtUu>p<a< 



'- jimftrgne , 




- n A H A I. T n. 4^tg 

UtiiiHliM iluiiM In plupirl (](>■ pNVA Oii|i«<* 
Vf>IrAliii|i)M proprvmriil iIiIh , leur iioulrur liiiiro , Ira *•* "•••"••• 
CNVilraeii fni-nio il« litillua iiu'iIh pr^i'nlvrit , It'cîiifillrii- 
lioiiÉor l«t iiiiitAriiiix ^LrHiiiiini'«>(|i,i'oti y rtiriiafiiiip , ont 
liiit pntiinr (|iii> m pinrroH ilovoiaut laur oriKinii nu foxx 
Uni vtilt-iNiiii, vt (|uVllr'« ^(nicnrdfM Uvim €Diiipiclv». Mni* 
trtin iiiili-D cMÂ, I'aiimIoxm (i'Kp)i«nto <|iiî «Kiii1« cnlr* 
cei'laîiiN Ilnji4lli>ii ri di-a (iiiii-rr>4 d'il iicnri^i ni' évideiii mont 
H'jmuMu , Aiiiil<»K>'* rtiri(liW) Mil- l'Hiiilyao ni »nr luuii*ii loi 
RUlrvii circonalani'ot , ont d'iihunl Inil ^oulor i|Uo lou» 
Ion IInuIIv* ■ii-nl iihr nrigiilr vti|i!uiiii|iio , 4I uni coiuluit 
eTi*iilln plimiiMii'A iiiiiic'i'iitogialui |iiai|u'iï alUi'iiiiir i|iia 
loiio Ira tlri*nll<-a<iv(iiniilvléli>tiuâ« piil' 1V«u,ihi iIii luuiim 
dnita In luiWiin liquidniuo Iraporpliyri'a.lvaftiiciMCH, ftcc. 
Olini'Un* da rra opinimia »■>■ Hpjiu)')'» <l'u|j«tirviitinna 
ftNni'R iMiniliruiutea, qui It'udviil & cuiuplilor l'iiiatoini 
iinhirnllv tbo cutlo pi«?rrn iiiU-iMaaiilo, 

l(M purlUmia dn IVirif{iiia iu|Utiu«ti Joa IkanltM font 
nliii>rvtir [)U<< cca iuiiii''i'4iix dnniionl ATanalyw) uno rcr- 
liiiiio ijuiuilil/' d'iiini , l'ixiiirii! U plii|Mit'l dm pîoi'r» Cur- 
in*^iM par lu voiti liimiiilo , Uiidia (|uu la* liivva loa plu* 
l)Oiup«<:l«« iiVii d(iiint-iit pna. 

Lu relniila priaiiinlicfuu «it iinn prnpiintA cgui pnroll 
cnmitinnir iiuh pirnva ritrinri'a auiia rmii ol 6 nfllva tjui 
oui cl<> lorrn^cM pur In (eu, doiiitiiti iidun l'iivoiia nittiDiioi 
tlniia rinliiidUilion (4&)< Aiiiai rllv ne i^i'iil nppliyor ni 
l'une ni rtiiilm liypolliàic. i'n tpil paroll n«»r>a aAr. dVit 
uuu U loriuo pii«iii»tii|iiu iiVat pn* diii> h un rnri'oidiaai* 
rnt idpidtt diia lnVito rnitttMtt tlunii l'nait dr U moi'i 
iiiiitnn l'a pniiaù Dtiluiniuii. Ou poitNcdn muiiiliMiitiit uu 
ds Kniiid iiQiiilint di* CailN , tjiii iiroiivviit ijiin cnlla 
Iriiitu rv^iilKM'r* uVhi polnl rullvl il 1111 r<ii'rnidiMi<inpiM 
lUhil ; utiwi rit) r«inanji((-l-nit iiuciiiifl tlivùrou pna- 
iiiiilH|un duiia lu lava Un \è»nvQ , <pii ritl Mirlic dr ce 
vuloan l'M 1 794 1 il t\ ni h rouU< jiiai|iit' «Imia 1» iiiffr ti|Hita 
lanxitiii u ixiuiniuA, mvito l'alItMiliuii ipii lui ^loii piitpro, 
1m làVfa dul'Jta U'Uvliiu^ t|ui oui «j^aluiiiDiil cuulii dam 

Uli 




47<> PIKRHE5 DUHES. 

la mer, et n'y a décoiivei't aucuite divinon prùmn- 
riqiH". M. Plubert a fait la même observalion à l'île de 
Jtour1>oii , buv un courant de Uvs mcnudesL-ente <|u'i, 
* Vu entrer dans la mer. Il pareil en ^néral ql 
\e deMiJC lie mont ^raduÀ d'une .lulMUnce sunrepliblR 
pmndre de la rotraitci, csi Wniiconp plus propre à ïa 
prendre une forme régnbèreà celle subslanco qu'un i 
iroidÎMenienl brUMjue qui en fige la lurlace. {^Introd. ^i 
La ijirttclnre lamellttiix: dut Basait» ne peni être ui 
preuve (le leur urigin« aquonsc , ainu qu'on l'avq 
cl*abord avancé. Plunteiirs lares d'une orif^o col 
nue préïenleut celle structure, et d'ailleurs l«s ob« 
VationA nambivutâH de M. Vleiiriau-de-fiellevuc si 
k-s produits d'apparence pierreuse des verreries, 
«xpérieoces récentes do Hutlon, celles de MM. Hnl 
: AI Walt, prouvent cju'eii faisant fondre des Bsimllea ' 
d'autre» pierr<\t, cL len UÏMant refroidir trè»4eulemei 
ib perdent l'appnrence vitreuse que la fuaion lei 
donne, puur prendre une texture lamellaire ou rayoi 
1^ Bi l'apparence d'une picne. 
La différence que l'on ruiuarque entre In cli«poiitk 
Lde8 coulées de luves proprement dhcn et cellea di 
iaaailea, eumble prouver que ce» deux maliètes d'oi 
(onjour-s été répAndues nur la torio de U mémo ma^ 
^liiére. Les roulées de laves sont éli-nilca à leur souroei 
Jarres et épat.i»eii vers leur extrémité. Lm masMs 
laves d'une uiéiue coulée , et sur-tout celles <!« ploaieur|1 
«ouléeji , varient de dennilé dans le* difiéreua poinia 
leur épaiiiseur ; elles no sont janiai« disjKwées im couotiefl 
iini-izonlales , minces cl pamtléles. I>oti iJusallcs sont aii] 
contraire disposés par a»si»es parallèle*, qui sont très-/ 
inultipliéea, sonvenl irè*- mince», et interposées enir 
des coucbea d'iiuliva substances d'une origine évidetB--] 
ment aqueube^ leU que des grès, des pierres cal'i 
caires , kc. lis sont mdme quelquelbîs comme enlre< 
lacés avec ces couclies, et suivent toute* Icun sinitoaiiési- 
comme en l'ubsorTU un passaut du Valdaj^aa à Scitioi 



BAS AL Te. "l^-Jl 

dnnsTeViceniin. {Ponns.) Eii^n ces c&uches sont d'une 
densité- égale non-seulemenl dane cha<|ut; aatise, muia 
m^me dans plusieurs njtsîses. 

\j3l di^poiilron parliciili^re ^e quelques masses baut- 
tiques , prouve encore qu'elles ne peuvent avoir élé for- 
tn^ex à la manière des laves que notis voyons sortir déa 
Tolcnns. Noua prendroni uu exemple duu» les Basedlea 
de Saie. 

Noua avons fait ronnoîlre phwhant la manière dont 
ces BflsalieH 9on\ placés sor le &oiiiinct des inonlagnea 
*prîmilivM Af. la Saxe, Nons devons faire remarque»" 
Ici , avec M. D;iiibiirsson , que ce gîaflctnenL est inexpli- 
cable , dans la svippoailion que ces Baiiatles soient 1^ 
TCsIfi* d'un grand courant de lav«>s , ou qu'ils appar- 
itennent h autant de volcans qu'ils recouvrent de raon- 
tagncA. Si l'on aupposoit que chaque iiinnlagne iloîl ua 
Volmn par[icolter, il faudroît 8up^>os(*r aussi que la 
!a\'e sVs.1 fait jour par le sominet, c'eal-à-dire dans le 
lîeu où elfe devoil éprou^'er (e plus do i-éiitstance , ce 
qui n'arrive jamais-, d'ailleurs la Tja»e de ces plateaux 
devroît présenter dans ce cas des roches mélangées, 
l>ouIeversée3 , et cependant on observe la pins grande 
n'^nlariié dans les couches de ces montagnes, percées, 
comme on l'a dit, d'une multitude de galeries et traver- 
sées d'un grand nombre Ae filons ^énéralfîtnont rég}i- 
licrs et suivis ; enBn on ne rencontre dans leur intérieur 
aucune cavité remarquable; on ne trouve à leur sommet 
aucun indice de cratère- 

Si l'on suppose que ces montagnes aient clé recou- 
Tcrrpspar unlorrenldclnvesbaaatn'ques.oiiaera en droA 
do demander d'où a pu venir une si .yrandp quanti lé de 
tavet, qui a dA combler 1» vallée* et envcIo)>|M*r toutes 
ces montagne»; car nn ne peut supposer (pTirn coiirnnt 
ordinaire descendant dans une vallée, ail pu remonlec 
■lir le versant de la colline oppo*ée, et dépawer encore 
•on sommet de plusieurs mètres , «ans avoir auparavant 

imbté cette vallée. 



4^3 PrERRES DURES. 

Les mélange* d^B-isnlle avec de* piorres d'une origine 
évidemuicnl aqueuse, et les exemples du passagu de 
cetle roche k d'autres roches roruiét:'8 «^otis les chus > bo^^^ 
assez frrf|ni;iis, et «oui apportés comtue de Tories preuv^H 
que les Baaulien n'ont pus loiijoni's élé formés à la nÔ* 
iiièru deti litvmi. M. W'eruer a observé an Scheîbenbiug 
en Sajte, l'i li'AiiNition non înlen-ompue du Jjtiaaltc k, 
TaVe, eL djti:« un jiii(r« lieu , celle du BAsalle à ia 
liase , el Dolomieu a fait remarquer des panages al: 
IiiiueiiC semblables dans les BuaalU-s d'Elbiopie. On ne 
.peut dir« que ces roches, U vake et la dinbas», soioi^^ 
des allcrnlion» du Basalte, puUqu'on y trouve des pierv^^J 
qui n'exÎHloit^nl pas dan» Ig Basalte, (eU qtio le mica, 
l'uiliphibole «1 le TeUpalh en gros cristaux, tandis qu'où 
n'y rencontre aucune de celles qu'il contient ordii 
Kmenu 

D'autres faits prouvent encore que les BaMltea _ 
Saxe , que ceux dcù ites Hébrides , &c. ne pcuven l avoir 
élé tbrmé-i à la manière des lave» actuelles. Telle est la 
prfâencH bien constatée des couchvs dtt houille non 
altérée , placées sous du Basalte , des couches do chaux 
carttuiiatée tuiaclo, et liée pour ainsi dire à In substanm 
même de çello roche, au milieu de laquelle elle 
trouve interposée , tandis que la pierre calcaire est 
ciuée, et devient piilvéïulente lorjtqu'cUo est euvelopj 
par une véritable lave. 

Malgré les observations que nous venona de rfl{| 
jwrler el Ifs conséquencea qui en résultent, il ri 
encore quelque- difficultés à résoudre pour oxpliqinfrj 
préstsiive presque habituelle <U-s Basaltes piisniatiq» 
duos les pays évidemment volcaniques. X«es partisani 
de l'origine aqueuse, croyent que le lerretn bvalliqoe 
est le Neul qtii .toil propre à la formation dea volraui, 
que ce lerrein tenra donné naissnnce plutàl qu'U ne. 
reçue d'eux. [U pe^^eut que les laves baâalli[|ues sont) 
produit de l'^lléralion des Basaïlei' , fl lia «e foiideut . 
00 que ces laves sont arec les Basaltes les seules l'ocb^T 




BASALTE. 4?^ 

nnuM qui rcnCitrineni nue auaai grande quaiiliié 

e fèr. 

Ma» cvUe explication ^lant fontTée sur une Jiypothèse, 

nous ne U développerotia (ws davantage. Nous expo»e- 

rona une irnÎAtènie opinion snr l'oiigine dti hnsaUe» , 

mitoyenne entre \ea deux prt'-e^denleit , t;l qui uuua 

paroit ta plus probaljk-. Le-a naiuralinlf» qiij la pro- 

fe«)K;nl,1<:Uquu Fortii, Dolomieu, D^'lrio, SpalInnzRni, 

pensent que la diacuiiHion dtir tes lîaiknttcs est souvent 

une dispute de mois : que si l'on donne ce nom aux 

pien-ea ilonl nOus avons exposé les caractères au com- 

menconient do cri article, les unes sont réellement 

Tolciiniques , tandis que les autres ont unc«rig)ne lota- 

leiuenl vqueiise; quele> iJasalIesdeSaxtretceux d'Ëlhio- 

Bbie , appArlienni^nt cerlnincment k cette seconde dÎTi- 

^*iion , et qu'il est probable q ne ceux d'Ecosse el d'Irlande 

lui ap[iiirlienncnl aussi : liiudlssqiiL- ceux d'JluLie cl ceux 

Bd'Auversne doivent ^Irv mni^és dans la preniicre dusse, 

^Bn lolalitc ou au moins en piirlie. 

^V D'autres nalurulisleii enfin, et nolamineni M.Palrin, 

^■bensent que les BiiHallea »ont le produit des ^niptions 

H^boueu^e8 des lulcans sous-iuarJns , et (jue lu nittut^e de 

l'éruption et l'intlucucr de l'eau ont donné à celte lave 

les caractères particuliers qu'an lui remarque, lia eroyeut 

nne celle dernière iniluence a cmpéchL' U matiêie ba- 

«allique de cHtciner ou de hrùlur les corps sur Ir^queli 

elle a coulé. Cette Iiypollièse qui paroU une des plus 

rrniiieniblableA, si on né veut pas l'appliquer h loua lej 

Biinalles sans exception, explique assez bien ralternatJve 

des couches de B(is.illu priMninlique avec des coucher de 

Basalte ou de minière pierreuiie et terreuse sans ordre» 

cel'e <l<^ <^(^s mêmes cnuctics de iJa^HlIe avec le ^rès, 

avec la ciiaux carbonalée on avec U lioiriile , qui n'en 

■ont point Hllérés, enlin la présrnco des coquilles fossiles 

dans qm^lqurs coiirlietibaoaltique». Les causts qui, dans 

cette hvpotllèse, ont coneourn â la formation des Ba- 

mltes pri^mutiques n'existant plus, on voit pourquoi ces 



474 PIEKKBS DtTRES. 

Bitullet ne ae forment plm dans ce» va«tt9p courans 
laveâ qui sont cordit de uoh joura des volcan». Il pa> 
qu'il rn e»l d« Baaallfs comme de» fjlcnw , de» couche 
criilallioéts , dfs fcMâile» proprement diu, 6.c. La na- 
turo dann son repos actuel n'en forme plus. 
Vngfi, Les uangcp du Ba&alle wnt p«ii élcndiu : on en pal 
[es rues <3ana qui:l(jut:a villes. Ort prêlcnd qu'il fal 
Tari-oser aonvent, que, san* celle précaution, ii 
brille Ikcilcineut. Cette oboerration paroil contredire 
que nous avunjt dit de k grandu t^-nacilé de cette pierrftj 
prout't^e d'aillcui's par le» autres UN^igcs tjiie l'on en làll) 
cca diHcrenrM ttenneul peul-^Ire nux diverse» variélti 
que l'an enif>loie. Dehorn cl M. Dauhuj«oii rapportcut 
qu'on ae »ei'l eu ïiaxe de Jïusatle pour armer les piluiu 
dûs borard* qui pulvi'ri&enl du quarts. Lea relieurs 
les batteurs d'or do l'AIlcinaf^ne te servent du Hasilll 
d'UnLel cl do celui de Stolpen cumuie d'eacJume. 

{Coi-t-tMt.) 

Lo B.isalle se fondant trca-bien en un veri'e noir, oi 
eu rallquelriuefoù des bouteille». 

L''s lerreÎDs qui résultent de U déconpoiiltou ùt 
"Rainltcti , annt ordinairement d'une grande ferlilil 
C'est un rapiK>rl de plus qu'ils ont avec le* terntiiu \ ul- 
caniques. 

X,e* «nciena, et tuMout les £gypliens, emplojoient 
le fiasalle dnns leurs monument et dans leurs statues, 
pialgré lu dilficiiUà qu'ils dévoient éprouver pour lo^ 
lailler. On le lrou%-oit eu Ethiopie, au rapport de Pliiia^ 
ttl le nom de Ba^Ue qu'on doiiuoit à celle pierre, li 
TL'noit ÛB ce i]u*elle avoil la couleur et la dureté du lerj 
Pline cite, comme exemple remarquable de statues 
faites avec ]cfia»alte, relie du Nil, à l'cntour de Ufjuelle 
joUL-nl seixe enfans. U cite aii«»î ta sinlue de Meinnon 
an lein |ile tle Svrapis ; on la voit encore près des ruines 
de Thébes. ^^ 

Agrîcola et Gesner paroifwut être les deux naturalùle^^ 
Its plus Anciens qui aient parlé du Basalte pristnatvjue 




»t qui l'aient décrit. Ib onl fait connoilre le rochvr 

Itiqiie de Stojpçn «n Shx&- 

6i' Bap.'GRAMMATITE. ffj<ttT. • 




TonTBs 1«fi variélt's qui appartiennent Ji celle es- C4t«clîrM< 
iice ont une lexUire libreuse ou rayonnée , avec un 

riain éclat vitreux qui les lail facilenienl recounoîl re. 
Ole» »e préaenteitl ou lou» la forme de longi^es bn- 
guetlea apliilien, composées de fibres déliées et paral- 
lèles, ou soas celle de trislaux prismatiques aplitis , 
dont lea pâiu auut sillonné* longiltidiitalement. La 
«eale pierc4=î dont il aoil difficile de le» distinguer datij» 
quelque» cas , c'est l'asbuflle. La durelé est presque le 
•eul caractère diatinclif exlcricur. La Grammalite est 
toufoiirs roide, ses fiUmen» «onl durs et âpres au lou- 
cher ;fronè« sur le verre arec un peu d'eau, ils l'usent 
et le dépolissent, efTel que ne produit point l'a^bEstelora- 
<ju'il ne renferuie pas de pierres tlurea étrii ngères. 

La cassure de la ûi-ammatitecst rnyonnée et fibreuse 
dias le aensde sa loni;ueur, elle est raboteuse en Ira* 
ver». Celle pierre fond au chalumeau vn un verre blane 
rempli de bullwi. Sa pesanteur apccifique varie depuis 
a,9 juMin'à 3,a. 

Les critilaux de Grammatile onl poar forins gén£ralB 
un prisme tt base rlionibe , lrè»-cuniprinié , et terminé 
|iar deux faces uulininanlnt. I^e^ arides loogiliidiiiales de 
ce prisme sont quelquefois remplacée* j|ar des fiiceUee 
lir^éaii'es. 

ha forme primitive est ausvi vn prUme oblique » 
huÈt rliombe , dont les pana sont inclioéi enlr'euz de 
127^ et 53^. 

On remarque dans la cassure transversale de cei^ 
tains prismes, une lij^ne qui semble Irwver U grande 
dia;toiialo du rlioinbuque présente cette cassure. Celte 
ttgiic nVflt (Hiiiil l'indicîiùoa d'une liéniilropie. 



T,-tmoUih , le, Ta^MOLtriif. Broch. 



47G PIERRES DURES. 

-Li GrKinnulilc n'eal presque jamais pure; elle rm- 
fcrme toujoars dans rintérienr de aes crtslaux une pnr- 
tic de la roche qui lui i«rt de gite. 11 £n résulte que ms 
analysée n'apprennent rien de cerlain âur «a vérilible 
nature, el qu'elles difTêfeul beaucoup entr'eUeSfComi 
on peut le remarquer. 



Slli», 

Cbaox, 

Acide câibonlqae et E«a, 



Ct. tIikiuï , C«. Uancb*) Gt. f rïtr. 
p«r K1ipi«ll>. |M| LMigin. par !.■■(•«. 

(O •< il 41 SO 

10 iS — ig lï 

■ 8 >S — Eo *S 



On roit qu'on ne pput rJen conclure decesanalywii 
êî ce n'est que la Cfaniinalile es! généralement com- 
poeée de silice, de luaguésie el de carbonate de eliaux. 
Celle dernitri-e aubslanci; paroll venir de la rovlie f)i 
n^nfcimc U Grammattle , ct qui s'introduit dans 
cristaux. 
Viiri««». N0U6 avons indiqué la forme générale des cristaux 1 
ta Grammatite. Hes couleurs sont peu traaichées; eltei 
varient du blanc nii peu grisâtre el nacré, au jaunâtre, 
au verdftlre , an gris , et même au rougcâtre. 

Celle pierre e»\. opuque, quelquerob translucide, et 
luénie transparente j atoi'& cILc a l'écial vilrcux. 

Ivnfin les fibres dont ses masses sont comjiosée», sont 
tani6l parallèles , tantât divergente». Tel* sont les dit- 
férens aspects aous lesquels a'uflVe cette pierre ; ils sunt 
trop peu diOérens l'un de l'autre pour qu'on puiuc la 
employer h établir de^ variétés principales. ^H 

cu*»n«Di. j_,a Gramnialite a la chaux carbonniée doloniie poiVB 
gisAemenl le plu» ordinaire ; elle s'y trouve mêlée cte 
talc , et s'y montre koii» toutes snries de formes. CVlte 
Grammalito est phosphorcjcente par froltemoni et pù^^ 
clialeur; mais M. de ilournon a prouva' qu'elle derJ^f 
celle propriété k la dolomie qu'elle conlenoil , piiisqu'A^^ 
la lui enlevant au moyen d'un aeidp , elle jK^rduil h 
phosphorescence. 



ASBESTÏ. 



477 



II dit aimsi qu'on trouve de la Grammatile dans une 

gaDgue argileuse. Que celie-ri donne a TaiiHlyse jniqu'i 
'4 P' o d'ai'grl» , &l qu'elle n'est point phosphoresceu le. 
Il ne eile pna le paya d'oil tUe vient, 

Le lien où l'on a découvert cM?11e pierre pour la prc- l.ïpux.'" 
inièrefois, est la vullée de Tiéuiola , jHirtie du Sainl- 
Golhard '. On l*a trouvée ensuite enXvrol,en Hongrie ^ 
en CarinlJiie , en Tranailvonie, à Kalk.bcrg, prù» Ras- 
peiiau en Bohême. — En Corse ; elle y est en bitpnelte» 
^rised entrelacée» , dfins une rociie eompuséo de latncs 
de laïc d'un l)k'U verddlre bronzé. — Près de Nantes et 
i l'ouetl de celte ville; elle «'y roil en filires radiées 
lur ungranilo abondant en Jiiljtpalh. [Djvat'riLsvir.) — Kit 

îcn*ae , — an Vésuve ; à l'étal Hbreuxet eu prismes diina 

chaux en ibonHtée grenue de la âomma (B««xjt^x.), 

ot au Ken^ale ; en cristaux asaes granda , d'un gris 

rerdâlre. ( Bovujioti. ) ■ 
On a trouvé au.>3i<:elte pierre en Sibérie, sur le bord 
^^dn lac Baikal ; elle est en. maases éloilées verdàlrea , 

Inna de la cliaiix oarbon^téc laniellaii-e. On lui n dnniié 
Ib nom dti baii-aiite. M. Pairin en a renuonlré sur le 
haut Irliuhc, dans la Tarlariecliinoibe , et dau» I» mine 
de Kadainik, près du fleuve Amour. La première u 
pou)' gangue une dolomîe à j;ro3 ^rain , d'nu blanc 
ronssfitre, travcittée de bandes bleues; la seconde est 
dans une dolomîe (rès-blaiiche , à ^rain fin. — Ou 

iToit que te |>Iu:j };rand nombre des Gramnialilcs a de 
la dulomie pour aitugae. 
, * 61' Eâr. ASBESTB. TT^iîr. * 

Cette subalancu nsl une dea plus remarquables du C»r»ei*Tt 
règne minéral. Sa texture libieuse, ;ion éclat souvent 
r ' M- Wltlepb«ch prétend qu'elle n« *'«( i4inâlï Iruutée ilai.i lit 
vallée de Triroola, mail & Campo Lon(;o , iiu-dciiua da Fiuli>, dau» 
la vellcc Icvantiae , el M. de Galltein dit que la dtcouvcric du cette 
pierre n £tè faite ^r M. Hoprnur.' Ou l'avait mimv tiammi* 
Uapfntriit. 

*' Aihftf l'atUate. Brocs. 



Vk'i'ii*. 



478 HERHES nUHES. 

aoyeuXf la nicililé avec laquelle on en sépare de» fiU- 
niens exli'^mement délira, llexiblv» et éURliquf-o, 
autant de carxctèrcit pm-linuticn) eL Jrappana qui fo 
reconnoSire l'A^heAle au premier aspect. 

Si l'AsbesIe n'est pas loiirourïi flexible, ta lexli 
•»t loujours Ijbreuse; sfs libres quelque roide«qii'©ll 
paroÎMCUl , iouiascnt encore d'un peu d'élasticité ; cM 
ne sont point asaoz dures pour rayer le verre, et elji 
donnent une poussièitt qui est douce uii louclrar. C'f 
par ces caractères que l'Asbe^fe dur oe dÎBtinf(iie dr 
graininalile el d« r»rliniite tibren<« , \(a wules pic 
avec IcequcUes on ponrmil le conrondre. 

L'Asbevle, quoique dilficiie h Tondre en naase» aefoi 
aiséraenl au cliahtntcMiu lorsqu'on n'y ex]K>»e qu'une 
petite quantité de ses filaraens , et la chaleur d'uae 
bougie suffît même pour faire fondre un OlAmenL isoIo^h 
Le verre qu'il donne a une teinte rerdâtra ^| 

Cette pierre plongée dant l'eau, aluorbe ce liquide 
nvec plus ou moins de facilité, selon la nature des ra.- 
riélrs que l'on soumet à celle épreuve : elle ae gonfle el 
se raïuollil un peu. 

Quoiqu'on ne Tiiil pa> encore vue crtAtaIli*6e nette- 
ment, Jeaiilamrns del'Asbestedur sont cependant bmar 
gros pour que M. Ilaiiy ait pu y recounoîtreilespriMDes 
rliomboidaux. Lea coulcurt» du celle pierre sont aalcv, 
et varient entre le blanc-aoyeux, le gri;i| le brun, le 
TCrl el même le noir. 

Tels sont les caraclère§ jjénéraux de l'A&beîte. Sa pe- 
santeur sjK-uijique c^st trop dilli^reiite , &eton les vartélés^H 
pourqu'nn puinsc l'Indiquer Ici d'une mnnière gtnèralul 
Ce minéral paroil essentiellement comjKuê de silice, da 
luaguéaie et de clinu\. -^m 

I. AssesTB Akiahtuc '. II est en HUmena louga , d^^' 
lii^>s et très - flexibleii ; il a presque toujours riispcél 
soyeux , et quelquefois même il ecl brillant comme dv 



■ Aitieîte Hexlblc. Héùy. — Amanifi , l'aoUanttie. Bmeem. 



ASBESTB. 479 

la belle soie bl'tnclte. Sa peunt«iir «iMJriiîque varie eu- 
tre 3,57 el o,f)o8, d'aprèa Jiri»soii. M. Chenevix a 1roiiv(i 
dans celle pîerie 0,59 de ailice, o,aS du uiu^nt-Hie, 0,09 
de chaux, o,o3 d'aluaiiue» el un peu d« fur. 

3. ÂABKSTK flUBRRivoRHï '. Lcs fibresde cette variait; 
ne sont point paniltèles, mais cif-lùcs ul entrelacées, ea 
aorlR 4^|ii'elle» ruriuiriil du nombreuiie&cavilés qui ta irn- 
d«tit jjIiis l^gL-re qiKi leiaulres, et lui donnent la fn- 
cullé de surnager. Sa {leianleur spécifique varie entre 
0,99 et o.t}9. 

l/Afllieste siibériiorme cil toujoiir.1 phis mon t\}tn Ipji 
aulrea vuriélé», cl s'imbiibe d'eau 2>lus f'acilDmuiil. Set 
couleurs ordinaires Bont le gris sale et le blanc j«u— 
nôtre, TflntôJ il cs\ en morceaux ^puis et spongieux , 
c'est la chair fomlr; taniot il a presque la lexUiredu 
liège , c'est le liê^ejvsaitej il est d'auties fois membra- 
neux et dur, cV*t le cuir f 04 site ; on membraneux, 
mince et ir^s-Qexible, c'eat alor^ le papier JàstUa dea 
ancien» uiinéralogisltiji. 11 est plus difTicile à foudre au 
chalumeau que les autres variétés , ce qu'on peut allrl- 
buet àl'entrélDcement de «es libres. 

On le Ifoiive parlicuitÈ-renient en Saxe , dans lea 
mincA d'argent de Joliiiun— Geor^enaladl j ^ en Carin— 
thie, à Bleybcrg; — dans le Frioal , à Idria ; — en 
Suède, à Salbej-g, à Daneniora, &c.^ — en France, 
«■ntiT; le» vîlU^cs de Mandagout el du Vigan , pré» 
d'AIftis, département do Gard 1 il est é|>ara i la siirfaca 
du sol , en morceiiux blancs ol ulon^ès , que l'on a prfs 
pour des oh huniiiins ; le terrein qui Ju coiilicnl vtX \xn<a 
terre ocbreuse mêlée d$ quarlx el de niii-a. 

3. AanESTx nifii. Hvfii'. ' C'est le ]iliis pcsnnl des As— 
bettes ; sa pe^ianteur spécifique e&t de 9,vir). 11 est en 



' Aibcilc Uriii. HAuY. — Betgkatk , le llige de mnnt.-i^nc, 
Bmoch, — Vuigaiftmtiu cuir fonik' , clialr fossile , pa)>icr Fuiisilit. 
■ Gfntùifr jjt</t , l'atbrsw continua. Brocu. 



4S0 PIKRRES DVRES. 

îlamcnB roides et assez foiieinenl Aggliilinn ; il ap- 
ïroclie q iifrlqiicfuis de la couleur verdàlrc Ëiirin il C»l 
ïlua fiisitile que leti aulrea varicK-K. II. Thui di: l'attettlion 
pour ne point le conrondre avec la gratnmalile. 

4. AsBBSTB LiD]tiron.M«. n^Ùr. * Ses iïlnmens , Ul 
ftlre aiiMÎ roidca que ceux de la variélé jirécédotile , eoi 
forlcmcnt agglnrinë» , el quand on bri»e les mai 
qiTiU forment , on ol)Iîenl de» fragnicnsquî rfsscmhU 
SMex bien à des t-clab de bois. La coul';ur dominant 

:àvt celle variélé e*l le roux ou le bruniire. 

On l'a Irouvé au Srimeebcrjt, prèi de Sterziugen 
Tyrol. I) est Irèo-diliicile k fondre. 

5, jïïBESTE coMPACTB. Cct Asbestc a , oomme 
nom l'indique, la (exture compacte » e( il reueml 
souvent Ifllemi-nl. à une serpentine fibreuse, qu'il 
quelquefois difficile de savoir s'il n'appariient ]tnn ptui 
a celle eapéce qu'a celte de l'Ashesle. d'aulanl plus qu^ 
préseule ordînair^menl la couleur verie foncée, qui ^^^ 
propre aux serpentines; ij^aumuins il se Uiviie en fil^H 
znens plu» ou moins déliés, il est fusible, et ce sofi^^ 
presque les seuls euracLf'ifs qui lo distinj^jucnt des scr- 
penlines proprement dîtes. j^H 

M. Falrin en a Irouvé dan» le» monla Oural», prl^" 
d'Ekaterinbourg; il e.it compacte en sortant de la cat^ 
rière, muîa l}ieiilôt il ee gonlle pur l'humidilê , cl pept 
ae diviser en FIlBtntns soyeux Irès-délics- J'en ai iiimaa^^ 
dan« les Pyrénéen , près de Ilagnères. ^H 

uiaMK^iit. L'.'Vabeate paroît ôlre une pierre d'une formatio^^ 
Irès-rérenle pnrmi 1rs pierres qui «composent 1rs lerreî^^| 
prîmitifs; on ne le voit jamais dans la ma^e de ces lep^^ 
reins; il n'entre point dans la compoailion des roches 
' qui les forment. Quand il se trouve dann les monla^n:?i 
granitiques, pu U est rare, et dans celles de gneisse 




AS B E ST E. 4^' 

il e»t plai commun, c'est loujoura don» df^s fitona ; il 
en t.ipisselea p«roUt se mêle avec les cristHUx de dif- 
fêi'enles espèces qui [en remplissent, tl';lver^t; de (ouïes 
manières ce» ci'i^Uitix , et leur donne oitIi»i»ii"finenl un 
aapent -loyeux ou fi. rcux paHiculier, »au» cependant 
altérer Itui- forme- Il pénètre indj-slinclement le quarlï 
ou U chaux caiboiialée crislalliarâ , el accomp(«gu« hou- 
veiit )v feUp'itli (t"*idndécinial den filons; cniin il n'e>t 
point rare dtrns l£& liions niétalli[(i)e3. 

Ij'AsbeHlc i)Q forme li lui«eul de^ filons ou des pclitei 
couclies, ({U? dituB les leneina primitifs «n couclies qui 
aont d'une Totniation tré.i- posté i-ieure h ctrlle <Vs tcrrcîm 
priiuiliffldonl nous venons de parler. On le tronv.» ainsi 
dUpoiu^ AU milieu den roclies JeserpeuLineetdesléaïite, 
aiixi|iiBll<^» il Aernble NppHrlcnîr plus parliculièrfii)ent> 
Il a en ouire qncItfUes rapporia avec ces roches, parla 
lUBgni-sie qu*il renferme , ul même par la (estnre corn- 
parte et la t«inte verte qu'd prend quelquefois % aU 
point qu'il esl difficile d'établir une lij^tic de itémarca- 
tion Irès-prérise entre ces deux aorled de pîerrRs ni difle- 
rerites dan» d'antres cas. On l'ohjterve tium en rognons 
dis«^minés au milieu de certaines roclius Argileustv. 
M. Palrin a trouva dana les monta Ourdis , k douxâ 
liuuuK d'Ëkalerinbourt;, un Asbeste en rognons épar?. 
tans des couches de scliisle miracé. Ces rogiiutu sont 
BOniposés de faisceaux de fibres convergente», formant 
cônes qui se péuèlrent ninluellemcnt; ils sont trè»- 
Portables en sortant de leur giutenient. 

Li' Asbeste n»l lièsTt-pundu dans la nature. Nous n'in- 
diquerons que les lieux oà on le trouve le plus abon- 
damment. 

La partie de la Savoie que l'on nomme la Taren- 
luiae, produit l'Asbcsteamiantlit:, dont U-s (iiarnenssont 
plu» lonj^s et les plus aaycu\ ; la Corse donue cctta 
variéué moins bellt- , mais avec une abandanoe i-emar- 



LiiBi- 




403 PIERRÏS DXTRES. 

coup dans les Pyi-énèej , pré* de Bitrèges; il «l mêlé 

avec le fe]a|>alli qundridécimal, el lapUae les fiuuru d'un 

UiAgc). WAiihtste a eti •ulrerpw de» usages assez retnanjua- 

blea. Leji anciens , qui bnlloienl les corpa , l'ont fu 
ployé connue drap iacoinbualible pnur conserver 
cendres det corps >!in« raéUngc LortK|ue les 6laiiicR 
^e «etld pierre oont lusexlnngv, auex doux el ai 
{lexiMi's , on patTÏeut à les filer , Mir-lon( si on le* uni 
av-nt duJin. Onpent en tiswr une toile qui n iinevolidilj 
el une llexibililé convenable, lors luérae qu'elle a 
|>rivéo par le tuoyen du f*?ii , du fil végéul qu'elle col 
Uiiioil. Lorsque cdle toile ett salie , le feu (ut ren 
•on premier éclal , de là esl venu , dit-on , le nom {•{ 
i'aïuiaaiAK , qui Mgriilic, inaltirahl* , ^tii- ne peut 
tacher. Ce» loilcB d'AsWjle ont ordiitRiremwil le lis 
lûchf. M> MaixjuHrl en a rapporté dix écbunlillnni 
Sibérie, dont le lisau i« rapproclie davantage de celui dj 
toiles de rltanvre. 

Ou a Otil aussi areti l'Asbeaie , dn papier asscK ta 
pour qu'on puis»! ét.-rir(i dejisuH. V.n lu julunt an felll 
i'^rilure en i\mt culnW-o, et il reparoiïsoit avec sa p( 
mi«ni bliucheur. 

Leii ouvrasse de» anciens parlent souvent de mrrbfs 
incODibUiitible« et de lampes perpétuel (ga. On a jHïtiw 
av«c fondement, que l'Aabeata avoil Ad fournir le* 
juHolie* de ce» Inmpen niiigidières, que l'on suppoMM^H 
alimenlL-L'spRr uim sourcv d'huile de pétrole. l_.e nofl^l 
d'Aabeiile, qui veut ttîre tnttxiinf^uibi* , piiruil même 
jtvoii- ôlé doiiDiâ k oeKË pierre d'après cet uctage. Le Pèrv 
Kircher dit s'ôlre servi pendant deux ans d'une sem- 
blable nièclie ; mais l'abbé Rortier riHsunique le» Hls de 
ces uiècht» se collent bientôt ensemMe , qu'il se Ibmie 
un <;bain|>if>non , et qu'il n'a pu ae tervir phia tie vingt 
heures d'une mè<^b<! d'Asbesle , quoiqu'il l'art préparée 
avec tni Ile» \cn prccauUoiiseuuveiubleâ. 

£uliu uouft rapporterons , tur 1« témotgnage Aç Dolo- 



A W I A K T n O ï D E. 4^^ 

mieu, que Ita Cortetfoni entrer celle inalière dans U 
composition d'une polerio.qui en dfç-icnt plus légère, 
fit moina suscoplJble do se casser par le «Iiik; uI par l'ao* 
lion du feu. 

M. Sage A vn un pelil fourneau fait à ta Chine avec 
do l'Asbesle |)élri -, on lui donne le linnt néceasaire pour 
le Iraratller, en le bruyant avec un mucilage. 



?1 6i' £*r. AUIAMTHOIDB. I>ÊLdu&TBVttm. 



^H Ce minéral difière très-peu de l'asbeAte, et iL n'en est Ca^actara» 
^^leat-êlre qu'une variété. II se présente en filatnona 
verdâlres, flexiljle» el Lr<;»-éIasLicjues, d'un éclat soyeux 
assez brillant; il Tond nu chuliinieali en un émiiil noir. 

' I. Amiahtboïde CAVII.I.AIIIK. Il eut en longs Glamens TerWiii, 

vapillaires d'un vert olive amc-K fonoé , cl se Irouve au 
bourg d'Oiaans , déparlement de l'iaère , avec la cbaux 
carbonaléc, l'ûpidole. Je felapalh , le quarts et le man- 
ganèf»!. 

Il est composé, euivaut M. Vauque-lin , de 0,47 de 
a ilice , o,it de cliaux , 0,07 de mugnétie, 0,20 de fer 

I oxxdc, el 0,10 de inanganùxe. 

^^p S. AtttAMTHiiïDs 7 BYMU1.1TE *. Celle varlélé est en (î|a- 
^^mcna trfi.i-déli^s , rouris, h.shck roidea, implanlés per~ 

EendiculbirRinent Nur U curfaue de cerluines pierres^ à 
V niRuière des mousses. Elle est ou vert olive ou d'un 
l jaune de rouille, et rcMemble beaucoup aux aabeateâ, 
f et encore plus à l'amiaiithoïde capillaire. Mais si l'ana- 
lyse de ce minéral eut ex^icte , il ditfère e8»eii tîelle- 
menl de ces deux pierres par sa composilion , et il y A 
tout lieu de croire qu'on trouvera un jour des carau- 
lèi-es extérieur! ussen itupurliinspour «u fuirc unu cspèca 
purliculiêrc fititiMure dit qu'il est composé do o,0 
d'alumine, o,34 de silice, 0,09 de chaux, eto.igd'oxidc 



' Anlaalhuïtlr. HahV. 



484 PIERRES o:vcTiuEcsrs. 

de fer. U a trouvé la Bys!)f»til« en Hlamuna courU et il'un 
liriin iHiibelle, an jjliicier du I^iUeruar , ut rn filunici» 
Ion;:» vl d'un veii olive, au pied du. Moul-lilâiic, lu 
uitrii de cette montagne. 

On l'a Ironvéu dr-païa dans lea environs du boui 
d'OWas. Ces Bviiooliles sont sur de» roche* de gnetwe. 

ORDRE II. 
LES PlKURliS ONCTUEUSES. 

Les Câpècea Je pievre» qti! romposent cet ordre 
prpflquË toutes doucf't, et Tiiùme oiiolueuRcs au toochc 
Quand cette onctuosité ti'esl pa» seuïible eur la pie 
vtilicre, cUc! l'e^t au itiuins dîiiis t» p'0ussi6re. Cflte aol 
croncliiQïilé est difl'érente de celle d» argiles , en ce 
cjUL'ilt! L'at plus savonneuse, et sur-touL parce qu'e 
it'est point accompagnée, comme dans ces pierres, 
Ia pi'opriélé de former avec l'eau une pâto véiital: 
muni liaiiEe. 

Oa conçoit t^ue ces caractères sout iràa-ragitcs 
très-puu iiuportans : lUdîs on se rappellera (|iio n< 
avon:i dit c^u'il n'y avcil encore aucun principe cl 
lain de classification pour les pîe.rrpft. Cependant, ouire 
les analogies que nous remarquons dans les carat 
tèi-tfs exlnrieur» des pit^ries onçluetmes, jl y en a at 
dans la composition de la ptiiparl d'etHr'elles: pIIch «onl 
tunles compoiiéefl de silice, d'tilumine ou du magnésie, et 
^nelques-itues contiennent même une as^ex forte p^| 
porltoii de «liigiiêaîe; quand celte terre domine, ^P 
jiiorres qui la renferment deviennent inruflibles.à moûu 
^uVlIei ue contiennent aussi beaucoup de Ter. 

• 6-i« Ssp. SEBt^IiNTlNE ', 

c«<icrJre(. Cettz pierre, qui" ressemble quelquefois à unoï-ocTic, 
est Cumpncle; elle 9. k cansiiVe terne, infime terreuse^ 



* SirpeitÙH , lu Serpentine. ^ROCH. — • fiDvhc terprnllRca 



SERPENTINE. 4ffâ 

a«rz dmilo^maix inégale, elqiielquefoû écDÏHeiise: elle 
ç*t doaca au toucher; mais sa pniissiùrtr seule esi onc- 
tueuse : ellt; e»! d'ailleurs auez iiuvc pour ne point so 
laisser rayer pnr l'ongle, et mdme pour rayer la cliatjx 
irbonaU^. 

Celle dureté eat presque le seul caraclèrs eilérieup 
qui la diKlingue de la «léaltte commune. 

Les cmileiira sotil enrore im caractère empirlqua 
Itsez bon pour fairu rei^onnoître les Serpenlinea; elle* 
pré»?nleiil communément le vert-poîreaii et presque 
toulen ses nuances , le gi-is-verdàlre, le gris-bleuâlre ; 
il y eu il tt<ji>sj cIb roiigcàtrea , et niénie de jaunâtres :lea 
tSfrpunlines sf>nl I.111I0I d'une coulent' unilbrme, tantôt 
ieui-g coulcuci sniiï niclangt-e* par raie», veines, laclics 
ou poiiiu; celle ili^poailion donne souvent à ces pierres 

Rappareucv d'une roclit;. 
lia .S<.>rpeniiiie durcît nu chnlumean', et quelquefois 
y fritte iors'piVlle n'n^l pas pure ; mai» elle iie n'y foud 
as : sa pe»tiitetir »|>éi ifli|n<' vjirîi- île ij^y à 3j"o, 

Oh voit, d'iiprt-s ceM laracLcrej gfu Irantlu-s , qu'il e»l 
asxfz diiJGuîlu . dans certains ca^ , de OLitingiier la Serpeti- 
lini: de U atéalite, du acliistc argileux, et de la cli[orit<> 
scbi«leu«e. 
^K On n'a aucune analyse exacte de U Serpentin*^, qui 
^"ëat une pierre rai-entent pnrc. lîayen , Kirwan, W'ic- 
gUib , Cbeuevi\ , s'accordeul pour y reconouîlre dapuî» 
33 jmqu'à 38 pour cent dt- inaj;F»LSti-. M. Chenevix a 
reconnu à^peu-prèii les mêmes lurlieti cunsiiiuatHe» dans 
la Serpentint! rnnimuMË et iIhus la •Seri>enune ollaire. 
M. Kose lie Berlin ii trouvé du cbràuie d.ina Ja Serpeu- 
le de ZoeltlilK. 

I. SaapKNTixB noBtK *. Elle e»! translucide, aiwe»! TniifUt- 
dure , et nioin.« doiico nu loucher que la âerpenline 
oUaire ; sa couleur c^t le vert-jHiiroau uuiforuie : sou grain 



* EiUr ttrptniiit , la seip^utlBo a>>ltla. Sjtoca. 



li 



486 FIEflRBS OHCTUKVSEB. 

iln et JwrrÉ , U rend susceptible d« recevoir an jmli 
bi-illiinl ; sa cansiire variable esl quelquefois schisteuse. 

C'est avec cette Serpentine, luillée et polie, qu'on toit 
He» iBbaiières , des vase» «I d'nulre» objels d'orueiuonl. 
die porle en Italie Ica nonu de Verdc dipralo , fer 

£lle i-^nrerme quelquefois des grenats qui étant scici 
et poli» avec elle, produisent dans cette pierre verte «t 
tranupaf^Qte, des taches rouges êgaloment trnnsparenlet 
qui font un trè^-jolî elfeU Celte belle varïélà se irouv« 
à Bareilb. _ 

3. SKapKNTitfB coHHUMK '. Celle variclc pré.<iente 
cauleum niêlnngéL'a par veiues> nuances uu tach«s, 
n'est ^uère translucide que sur les bords : elle acquis 
C[uelt|Ueroîa une dureté aasex considérable ; sa cauu 
eat à grain assej! fin , mais variable. 

On rail avec cetle Serpentine, comme avw la varié 
«nivanle , des vasea de méiuge et quelques ob;Bts d'or- 
nement. 

5. Skrpektiiib ollurr *, Dlle esl plus tendra que I 
])t'écédentes, son grHÎu est aussi plus gix>jiEier-, die 
npmjue, et ne peut jamais prendre le poli luisant éi 
deux premières variétés; sa cassure est ferreuse, sch^ 
leu&e ou inégale ; entji) elle eat asjeK difficile à cusor^ i 
donne l'odt^tir arjjileuse par l'insulïUlion. 

D'apr^j M. "Wie^lcb, celte Serpentine contienl o,îl_ 
de magnésie, 0,07 de silice, 0,1 â de fer. 

La SL'r|wntine nilaire m de grands rapporta svec 
Ulc en masse , et il est âouvcnl U-cs-diffîcile de l'en did 
lirgiicr : plie »o trouve pHrliciilièrenit.-iil à Chiavennu 
dans la Valtelîne , à Cûme dans U Lombardîe, &.c. On 
1& trouve aussi dan» presque tous les gitsemeus dea aulmi 
variétés de Serpentine. 



' irimeiinr urrtrtiln,l»terpeiiia>: ^ommtine. HtLOCft. 

' Tulc nlliiirc. Haut. — Topfjiti" , plurre ultaite, BROtM^'?^ 



SERPENTIN r. 4^7 

La Sorponûuu olkiiv, retirée nouvtUemenl lie sa car- 
rière, joinl » une mollesse assez grauiju, itiic sorte (le lûnu- 
cîLt! qui permet de la tourner et de la UtUlor l'aciletueul: 
on en fuii toule» eorLeadu vases dt; méuuf{v,«t niêtne des 
poêles qiii se diircisienl en se séc'li;iiil , et n^aiatent long- 
temps a i'dction du feu. On l'emploie A cea usager jusque 
daiiji lu Haut'e-Egypie ; elle y est cojiuiia aoii» Itf nom 
de pierra de Jiara/n. Ou s'en sevl au»Kt puur frotter tes 
vaae» d'argile, el les couvrir aiuai d'ua enduit oriclucux 
qui les rend moins perméables à l'eau. 

Lea vaseti fflilH de celle pierre rùitialent trèa-bicn <iu 
fen , et ne coianiuuiqu?nl aucun goill uns. aiiiueiis; iU 
2ont d'un njage pte^q^ue géttéral dcpliii un Icinp^ imntc- 
luorijd dans tu V^ilaiâ et ilaim le p.iy& dea Griâoiis. Pline 
en fait luejiliou ; IL décrit Uêy-cUi renient la uiiin>èi~e d« 
le» rair<:auluur, et It* cbiiiiguiiteni* tju 'ils éprouvent par 
l'usage. Ou appeloît alors la Serpeiiliue olUtire , iapU 
Comentis et iapîs Stphnius^ de l'île de Sipbum où oa 
)a IrouToit '. 

V.nùi\ , on cmploio cette ScrpL-nlinc comme pierre 
rûfractaire dans ta construction des hauU fourneaux. 

I#e« Sorpentines peuvent se réparer en deux divî^ioiu 
d'aprè» leur giaseuieiit ; lef ime», tt'une furmuliou plua 
ancienne, août ordinaiiemeiit accompagnées ou mélan- 
gées de cbaus carbonalée Hacuaroïdc. Elles allâment 
aoQvenC luôme avec cette pierre, et se Iruuvenl dau» 
le» turreius de gneiisc, de micascLisIt;, On Ica r<;nconlrc 
rarement à une grande élévation , el le» miuaeâ les plus 
hautes de Serpentine font celius que i>»ii8suic a obser' 
Véc9 eu couches liorixonbtlei sur le aommi.'t du Monl- 
Bose. Les Serpe ni in PS nobles appartiennent plus parti- 
culièrement à celle formation. Les auLteii, el ce sont 
les .Scrpenliues commuues el lies Serpeutinw ollaires, 
ae trouvttnt en maase, en roijitoaB, et j)lus rnremcnt 
«n.coucliea d'une grande éleudue, fonnaut même de» 






■ C'»t aujaoïd'bni ^Iphaaio , l'uuc des Cyclailct. 



\ 



I.î«ax. 



PIERRES OKCTITEOSES. 

monlagncs enlière» dans le» lerreins tie tranwUon. El!« 
sont ordinairement niélatigéfndo Mcatite, de talc , d'a>- 
beste, de chloi-ile, de mica, de greiial, de Fer oii- 
dulé, 6co. Celte dernière substancb leur donne ordi- 
nairameut un aspect chatoyât- 

La Serpentine renferme généralcimînt pen do sub- 
stances mélnllifiiies , et telles ({n'etio présente cjuelque- 
fois sont rarernentsiiscepliblead'dlroeKploitûcs : cepeii- 
d«nl on a trouvé du cuÎTre natif dan« la Serpfmtioe de 
Cot iioudille ; les coucbes de Scrpi-nfîne du Val de Sesia- 
Grandi en Piémont, alternent ai'cc de^ couchus de fc^ 
oxidulé magnâliquu. 

Quelques Sei'penlinea ont la propriété , non-ser 
ment du faire mouvoir l'ai^^uitlo aimanléc , mais cact 
d'avoir des pôlea magnétiiiues , ninai qno l'a obscr 
M. Humbolt dans une Serpentine du Haul-Falaliua^ 
entre Municliberg et Goldcronach, Ce rocher du 
pcntino agit aur le barreau ainmnlé à ptufi de 7 met 
Jl ne pri^'seDte ceptindaiil aucune trace du fer oi 
ùuié. Toutes les parties de la pente méridionale 
le magnétisme s-eptentrionaf , et loules celle» de la peu 
du Nord ont le magnclisme opposé. Vcliû Serpe^ 
tint na peut Boulenir le plus petit grain de Umaq 
de fer. 

On trouve des Serpentines, ou les roches dont ellea 
sont la base, dnns presque toutes les chainea de mont 
gnea; mais plua parti (iulièrenienl sur la face des Ail 
qui remanie l'Xlftlie et sur Ucâte de Gène»; — en Saxe ;^ 
Vîneblilz ; elle» y forment un amaaconaid^i-aMc, que \'c 
exploile pour en faire dtjs vnecfl. — On en tinnre ^^.iU 
ment en Bobémt ; en Haute-Hongrie ; à Dobicchau 
Transilvanie ; au Crciner; dans le ZilJciihal en Tyrut 
dans te Milanès ; en Piémont ; — elles sont fort belU 
cl fort conimuueà en Corse ; — celles d'Espagne, dnm 
la chaîne nommée Sierra- Nevada , prira du Grenadu, 
conlienncnb bc.-iucoup de diallage métalloïde, Sec. — 
la.« Serpentines ne sont pat aussi rurea en France qu'où 



m KCTtiSTTT. '4% 

l'a cm : Jl y en a de (rÙJi-Iielles , marquées de reines 
noires et verJes enlreUcècs , dans ie départeioent du 
Var. — On voit dan» le déparlernent de rArriège des 
roches de Serpeiiline qui sont diviséea en morceaux irrt- 
guliers , dont toutes tes surfaces sont reccuverttis d'une 
Serpeiitjnn verle horuogcDe , dure el luisante commo 
«Il verm.i ' . — On rn trouve à Cahors, départeiuenl du 
X*oi , qui sont d'un Teri-pâlo avec des veine* brunes 
entrelacées, &c. 

' 65' £sp. MA&NÈSITE ». 

Cette pierre est, en général, hianclie, grise, janne- c«rwinfMi 
pùleou rosée; elle eat léghro , assex Bolide, et Biir-lout 
plus «olido cl pins teiiacc que la craie à laquelle elle res- 
semble assez : elle est peu onctueuse au toucher ; cepen- 
dant on peut la polir avec le doigt ; elle fAÎt difficile- 
ment pâlo avec l'ean; il faut rhuuicclcc el la broyer 
long-femps, pour lui donner un jieu de liitnl : çIW prend 
Je k retraite par 1 action du feu; mais elle n'y fond 
j>aa, a moins qu'elle ne soit eKtrùmement mélangco 
d'autres terres. 

Tou* res caractères ne suflaroient pas dans quelquej 
cas pour disliiigiier la M-iguéaile de certaines crai»;» «l 
de certaiiiea argiles blanchea. Il faut alors recourir à un 
caractère chimique plus important, el qui nV«t pus 
trcs-dîITicile à observer : en arrosant ]« Magiiésite do 
quelques gonttes d'acide joilfuriritic , on oblii^ut an bout 
de huit ou dix jours, des ofllorL'aceucea on mâme de» 



• L'HfBzotiTK. DfuMÈra. 

* J'ai cni â«volf fatr* nac csçtce panlcolLâre âe cet plcrrct qol 
nu pcnvrnt être rtipponiee ni à lu ïer^enlJriê ui à h etéâtito , «loac 
cllci n'ont ni l'oaciuni>tié n^ la mnllG^sc. On no iicni Ici cDDitdfirec 
cumtnc (le ta mapiîslc puro et native , puliqu'etlo coutieDncDt 
pTCsqtii: toalours d'anlrc» terre» : ou ne yent uon plus te» t^sariJer 
commv un carbonate de magnéUo , l« pTDpnfllon. de t'ncttJc caibri- 
i)lqa« y en itop TarUhle. Le nom ie Magifiîtc lucLque seulement 
qne i:ci pierres conUeoaeot bcancovp de mÂto^'c i ce qnl eit leur 
cuacUro cticnllc). 



4gO PIERRES OKCrVRIfST.S: 

crislftnx de sulTalti du niagnéftie , qoi se fait aiseinf 
rec«nuoitre par Ica caractères que noiu ATona dccrîial 
Bon article. 

C«9 pierres nontiennent souvent une qoanlîlé ri 
conaiilérabic d'acide carbonique ; cependant elle» 
fônl ]inint ordirtairement eflerveacence avec le» acîdl 
oanrenlrés : et ai ce carnclûre est commun à toute» k 
variété» , il œi-vi-ra Irès-efficacemenl h les dialinguer 
la crsie, 

Vngn. 1 . Kagsëiitk se SIiTriisLL '. Elle est opaque , tendr 
Ud peu onctueiiae et happe k la langue ; sa couleur < 

le fçrîs jfiunA(i*e tacheté de noir. 

On t'a Iroui'ée ii Roubicliitz en Moravie , dans ul 
roche de serpentine, accompagnée de M*i|^éjulc pli 
liquc. Elle eil composée, d'après le Docteur Mitcht 
qui l'a découverte, de parties égales de magiiéaiu 
d'acide caihonique. 

a. IvtACNÉitTn PListruuB '. Cette VRnVlè ne parolt 
«'éloigner licaiiroiip de la précédonlc par Ica carartrr 
extérieurs ; mais elle en diflère par la compiMitioi 
rlle II eut point purR , vt conlienl en génênit une yt 
portion nsaex considéraMfi de «ilice. Noue rapporleron» 
cnmme exemples de cette vnriûlé les Magndsilca siii- 
vantes. 

Z.a Magnésies écums de mer ^. Elle eut blnnchdlre, 
quelquefois assez It^gère pouraurnager ; elle fM souvenl 
poreuse et cariée comme un tuf^ elle est infusible, et n« 
fait point effervescence. 

Cette Ma^nésile est composé» , suivant M. Klaprotb, 
de o,5o de silice, 0,17 de magnésie , o.aS dV^kU, et Ojo5 
d'acide carbonique. 

On la trouve eu niaues, on dîssémiaées, ou en couche 



• N^turiiffu taShtrdi-, magai^lo aativc. Broch. 

■■ Tairun plstdça-t, Wlo-n , — iM^goétle carbooaiie lilicîftr 

' fâttrtehaitm , l'écume de m«r. Bsocu. 



MACN:lsiTr. 49* 

eii péril ciclle, — A NégrepnnI dans la Crimée, — à 
[KilIscUik, à a lieues de Koiiie en Nalolie ; elle reorplit 
Un filon lie deux nièlreji du puiMsaiice qui Iravei-se <le la 
icliaux carbonnlf^-e compacte grise ; elle est aMcx ^l'asse 
|eï fumez <loui;e an loucher e» sortant de la carrière; 
t^ais elle durcit et devient parfaili?ment blanclie par 
Taclion de l'air. 

On faitcleH pipM avec eelte lerre, quand elle est en- 
rcore molle ', car on prétend qu'une fois dc-sféirtiéc , elle 
Eue prend plua de liant par l'eaU' On la tnouLe, vl oa 
l'eu!! frès-Iégérement les pipe§ et autres vase* que l'on en 
ifthrique. D' Rejkeoos. ) On trouve auâiii celle Magiiè- 
Ule en Ci^i'iiitliie. { OsBoita.) 

Isa Megnèsita piémontaUe. Elle est lilanche, asaes 

lure, et plus ou inoin» légère. Elle se eusse dilBcilemeiit, 

•e délaye encore p^» diûiuilement dans l'cuu, ue fait 

aucune eflervcacence avec les acidt-s concentré» , et ne 

^kfcind point au ctiahimcau. On U ItvuTC en courhei , 

xn^meeii fUous, dann Jea collîuei) qui bordent le baauu 

du i'iémout, et qui eout priiictpalemenL com]W9é«s de 

^■■crpcntine. On en rnpj>ot;te du deux endroits ditlérenfl.- 

^ — 1°. De BandiflSPrOj départemeni de la Doire ; elle est 

trés-blauche, conipacLe, on^h^z peMante : elle a la casaura 

IConclioïd»! , mais terne ; elle eat disposée en iilons diuia 
une rorhe de aerpcntine, et accompagnée de hÏIct hy« 
liirupliaiic. Klle contient^ amvauL M. Oioberl , o,6B do 
magnésie, o,iâ d'acide carbonique , 0,1 5 de «ilice, près 
âe 0,02 de sulfate de chdiiK , tjt o,o3 d'eau. — "à". -Xio 
islullamonte ; elle est pIuA légère que la précédente, et 
ir conséquent moina compacte; elle «&I i>l»iii-lie dans 
cassures fraicliea , niaia sa tturfnce jaunit aaseK 
>romptemenl àl'air. L'acide suJfurtque, étendu c]'eau> 
iroduit une vive efl'ervescence sur cette pierre réduite 
E*u poudre. Kllecoulient , suivant M. Guyion ,0,3b de 
xnagnéflle , o,46 d'acfdc carbonique ^ 0,14 de silice, 0,13 
d'cnu. M. Giobert Tnil observer que cetlu Ma^nésitu uq 
contient polnl d'acîdo uirbaiii(^u« eu «ortuiU de la csu:- 



493 FISURtS ONCTVIUSES.* 

ricre , mat» i^u'etlu nbiorbe ce gax peu à peu lorwju'enB 

a 11; cmifucL tie l'air. 

Ces deux Maguésîtes piémonlaisM roi'nM>iit difficile 
tnriil pMte arec IVati. Ctr|M-iidant clle^i oui v\è et eot 
encore eniployécH poiir fiiire de la porrelaînu k \a mu- 
nu fac lu re de Vinenf eo Piéiuoiil. c3n jwurroil au«i le 
employer avatilageusemeiil [K)ur U HibricAtioa du sul 
fale de magnésie, au moyen des sulfure» de fer. ( de 

MBttT-) 

La Magnésite de F'atlecas ^ h enviroa 4 kilora. au 
sud de Madrid. £lle esl d'un blanc un pfu grUàlre. 
Lior«[ii'vlle est «■»({]«, ell« csl Bolidi; v\ Iiomr-gène , (|i)oi- 
qu'asfi<:z légèi-e pour sui-uager l'eau un instant; niaîa 
bienlôL elle H'imliibt d'eau el «'(infoncc : sa cassure 
terne el raboleuiie. Lorsque cette pierre esl nouvellemet 
exlrailc,oii lorsfin'elle e»l Immeclée, elle .«^ Iaia»e facî 
lement couper. Elle ne se délaye pas dVlle-uiétne dani 
l'eau ; il faut l'y broyer long-leiupa : elle forme alor» 
une pâle grasse qui s'allarlie aux doigts, et qui n'a 
pas l« liant dtn |]àtrs argileuses. Elle ne fait aucun» 
encrvcRcence avec \est acidca: cJle ne fond point au fea 
de porcelaine le pluA fort ; mais elle, y rente opaque, y 
.durcit couftidérablemeiit , et prend une retraite d» 
quatre dixièmes. 

Celle Miignésile forme , près dn village de Vallecas - 
une colline composée de couche» homof>èncK lrê»-é4en- 
^dues. I.c sommet de cette colline e4 les Bs^ures même» 
, de la Mijiiiéxile , sont ren^pLin de,«itex pyromaque pI dô 
[nlfîscacholongr qui se lientinlimcmentaTec la Masné- 
[aîte , comme les silex descrayères ae lient avec la <^niie. 

On construit tes bàlîaiens des environs HVee cell» 

1 Wa^nésite ; g tioiqne très-légère, ctle est asaex solide pour 

cet usage. ( Lihck. ) Ou en fait au.ui la ba^e de la irai** 

celaine que Ton fubriqiie i^ Madrid. MM. Klnpj-otb 

.el Siireda ' assurent qu'elle est Irès-blancbe. 



* C'est (le M. Sorcda , âix«ct«ar d? la maQuracInre d« |>Qtcelalua 



MACWrSÏ TE. 



495 



Z.a Magnèsice ' de SaUnelle. .M. Bcrarâ a fait con- 
Uoilii; ceUc fious-variélé cjui e.sl feuilletée; lorsqu'elle 
eat bumido, elle otit 1111 peu irattxluiide dana les |}arUes 
minces: sa couleur e.->I alort> tm bnin de cIiocoiaL, qui 
pasK au grii cl un loii^L-àlro \ii\r iu desuicalion. Ella 
^^devieni alors solide, el ne se délaye plua dans l'eau : 
^pelle décrépile au feu; maii n'y fond pas. Cliauitée au 
roii^e Llunc , elle acquiert la, Mauclietir de la ma^iiénia 
pure. Eiiiiri eUei ne fuit poinl cU'erveMence tkVQC k's aci- 
des. Celle Maguésile, des»«t:l)Ée à l'air, coiilient, »ui- 
kvant M. Vauqucliu, 0,33 de uiagué&ie, o,65deBilice et 
>,a3 d'eau. 
Elle ae Irouve à SaliricllB . près Soinmièrps , déparle- 

ITnctit du Gard. Elk- est dî.^po»êe eji couches de deux 
décimètres el demi d'cj^aisaeur, entre deux couches de 
craie? qui ronlipnnent des silex, 
La Magn*<sUif du Manlmaiire. On doit la connoi»- 
«Bnce d« celle variété nu UiKleur Armel. Ellu dilTére de» 
précédeiiie», en ce qu'elle coiilienl environ o,3ô d'alu- 
mine. Elle ae trouve à Montmartre , prc.'ii Paris, en 
coiicliesou rognons d'un blanc itale exléneuremeut. Ces 
rognons sttnt inlerpaxés enlr« Itr» baiio de cli'iiix sul- 
fatée ; et leur présence est indiquée pnrteseBlorcscencea 
de aulfale de magnésie qui U:s recouvrent. 
^^ La Ma^nésîle a, comme on vient de le voir, des Aniieiaiini. 
^■^raclêrea et des propriélcA parLiculièreA ; elle est auMÎ 
pln« répandue qu'on nf le croyoll. Il pnroît quelles s\Ux 
el len cacholon^ l'accoiiipn^nenl ordiiiairemeiiL On n'a 
d'ailleuni encore remaripiè »ucun débris de corps orga- 
nisa dans l'iulérieur de? seAcniicliea.Tou te» les varidcjide 
celle e*pèce peuvent ^ire employées (rèa-ulilemcnl pour 
la fabrication du Hulfite de ma^né^ie. 

Les terrea et le» pietTi's qui renferment de la niagnési* 



m 



e Madild. et <J« M. Damûrll , qnc ]e Item les iL-haat11loos Oe cdU 

Mngnftiit^, lui lelqnvlt j'.ii Cudirneucë quelque* MHb, 

■ Je n'a) ftsi vn rci drnic dcrnlrt* g(«m|i1ci , et ji^ àanif que celui 
^ MoAlmarlre «e Tdp^oi te té«Uement > l'upecc de U Mt^aHite. 



494 PIERRES ONCTUEIÎSSS.' 

pure dans une proporlion mâme peu consid^ftbfBj 
niiisctil A la fcrlililé des icrro» , et n'opponent lotalemec 
à Itt vifj>élaliori , lorsque la rnsf^nôsio i'f;aln les diiuz cini 
'quièmtrs de la m^sse totale. M. Stmlaon-Tenuanl a re 
Marqué , pfés de Doncnalcr, que lea piace-s «iir Icsqnetlc 
Feu ilépoButt une sorte de chaux carbonatéc Icnie préiiU'J 
tUeintstil calcinée ' , étoiont frappa de stérilité poi 
Ipluaieurs aonée». Il sVst assuré, par de» expt-rii-nct 
-directes, que cet effet pcrnicÎMiK étnïldil à lamaf^ncAiej 
qui ne perdoil cette qnaitté nuisible ^ qu'eu se tiulurai 
coniplèteoienl d'aride ca-rbonique. 

* fifl" Bsr. STÉATITE ». 

■rat(lr«t. La Sléatile est un minéral compacte ou d'ti 
conhietHnce lerreuse , à ca»sure terne, écatlIeuaR, oi 
même schi^lrufte, Irès'oncliieax au toucher, ne 1ai.«sanfe'' 
rayer avec l'ongle et couper avec le couteau comme 
du eavon, dont il a souveiii le poli gras et la Iniulu- 
cidilé. 

Ja Sléaltle est difilcile à fondre au chalnme&n ; eli 
bUiicliil et devient très-dure, et se réduit en ua émai 
ou en une pâle blanche. 

X^l]« se di«tingue du laïc , parce qu'elle n'en a point la 
Btriiclure Inmelleuse ou fibreuse ; de la cblorîle, parce 



i 



« 



qu'elle n'a pus le brillant perlé de cello pierre, qu'el 
u'eslfuaible quVii émaU blauc , el enJîri parce iju'et 
est ptui onclticust: au loiiclier. C'est do la scrpt-n- 
tîne qu'it est le plua dilHciln de la faire distinguer. La^^ 
I dureté est presque le seul caractère qui les sépare , e|^H 
encore ces deux minéraux , réellc?ment Irèa-voiaîna l'un 
de l'aiUre , se lient-ils par des nuaiiccA nombreuses. 
La Sléalîte présente presque toutes Itrs couleurs ; 
blanc , le vert, le rouge, le jaunâtre el les nuancM it 



* Voyci plut tiaut, page tJt. 
— pierre de Lfui. RoMi'OS^istx, DAVSsitTOir, 



STIÉATITR. 'ÎqS 

iermédiairea : tantôt ces couleur» sont rcpnndtiM d'une 
znanièr» uniTorine; lanlàl elles sont diaposéeo en veiuvs 
ou tiiclies , et mêm^n dendrilus. La couleui' jaunc-sale 
et pâle ou rougeâtrc, csl la pim commune. 

j. Stéatiib PAeoatTK '. Les coaleifrs de cetto Sléfitile v«.MiJ 
jont, d'après MM. Klapmlh et Haiiy, le vert cl iea 
Tiuances, et le rouge do cbair. Celto pierre vsl quel- 
quefois assez brilUnle; elle a la caastire presfjne scliia- 
teudU dans un sens , esc|uillEUse dan» l'autre : elle est 
Iranalucide eu queif[uefoi8 opaque, li-ès-oriclneuse au 
loucher, el se kiâue d'aillciirb lailbr faciilemect : elle 
cotnmunic^ue , par frotlonient> l'clcctricilé vitrée » la 
résiue. 

MM. Klaprolh et Vauiqiielin ont analjrié celte pierre* 
>el y ont L-ouvé les principes auivans : 

KL.rilQTR. ~VtD4S(C1>. 



Silice , 


64 


M 


Ahimin?, 


SO 


«t 


F«r oxidé. 


7i 


j 


Eia, 


ifio 


K 


Ctianz, 




• 


Poteiie , 




7 



I 



On doit observer qqe les analyses de ces deu* chi- 
[xoisteâs'arcordûnt asaex.etque ui l'un ni l'autre n'ont 
rouvé de magnéate dans celle pierre qui est d'une onc- 
[luDsité remarquable. 

Les minéralogisles ne disent rien aur le gîsaementde 
'celle Sléatile; la plupart des échaiilillons que l'on en 
possède , viennent de la Chine. On en fait dans ce Jiayj 
ces fifEurea j^rolesque:) que l'on nomme ma^pta om pa- 
godes àe la Chine. 



■ Bilétftin et AcALMATOtlTNE, KlArROTa,àua Brocli,iist. 
•— Talu gtapblqnc. Mjûr.— Pagodite. NArtOKK. — Pi^tic di 
Xard. Roytl-or.-Li'.LB. ? — KoaBïTE. DiLAUÈTHiRit, Jl ap-> 
pliq;ae aiusi ce nam à la vaJIilÉ ct^nimuii*. 




496 PirP.RES ONCTUEUSES. 

i. SrÈhTtTU cnnuBHE '. Celle vnrièlé difluiv (rè«-J 
exlûrieurt-nicnl c\e Ih premit'rt; ; nés couleura principale 
«inllcbUiic-iaunàtre,]e vert, le rouge el leur* niianCBSj 
«a rufluuri! csl malle, ixaVAetup. , (jiieiquerots terreuMi 
quelquefois un peu scliislBuse. Elle n'cjl guère tian»li 
cirli; (jne sur los bords : ti\e esldoucD, et tncine gr 
au toucher; tnnia elle est nn pen moins dure que la 
n'été précédente. Elle uc cammunique k la résino qi 
IVIeclricité résineuse. 

Cetle pierre est lanlôt compacte et solide ^ lanldl 
terreuse et presque Triuble. Klle ae diâlingu^, dans ce 
dernier cl.1l .delà cldonle, par son aspect mal et pai 
son infusibilitc. 

MM. Vnnqiielin el Klaprolli ont analysé quelque 
variélés de cette pieire. 



68,SO 
S9,H> 



St<Miu 
«4 



AlwnlBfi ( 
Frr oaldA, 

Kun, 



CottB variété de SJéatîle se ti-ouve en nmas ou en coiv 
ches peu con aidera hics , dana les montagnes priniitires 
cl sur-tOQt dans celles de scrpeniinr. On I'a Iruuvée auï 
dans les filons,, et notamment dan» ceux d'étain. de 
environs de ï'reyberg : elle est acconip»gnéc ou mêlai 
gée do mioa, d'aabeste, de quartz, et même d'urgent* 
natif, &c. 

Elle nemble qucIqucfoM «nsceptible de orUlalIiser; 
maÎH en observant avec allenlion acs criidaux , on voit 



aib^H 

Ml" 



' Tn)c Mcutilc. fi-dùr. — Gtmeintr ipteiuuin, \a .StéalJle coai' 
ranno. Bkocb. — yulfainnitai craie d'fipa^or. ?— Lo lak dit ciaie 
it Bfiaiifoa , nappnrtlenl |^t* ù cette iipecc. — NéphrETITE. 
Dlt^MtTH. Ct»\ la itiatltc Tejte , dtitni-traDipare&u , qu'il se Uut 
I»* CDutsndrv arec te jide. 



4 



STÏATITK. /f(^y 

le re lont de faux orûtaux qui ont pi-û la pkce, tau* 

''tôt <ic ceuxduqiiarlKprismt^, luiilùl lie cotixde tliverstu 

Tariét» tl« chaux carboualva. Lai tiluatilo crUuLUséè 

ïti prisme à six pans atriés transTcrsaictucnt ^ toi-iuînés 

ir des pjrraniides à six faces, etU d'tin blnnc jaiinàlrc \ 

Je vient de Bareith, et se trouve dana une masse d« 

Stéalile qui lui eit al»otuiiif ni semblable par «a couleur , 

^et qui «e dit'ise en fragiuens rhoiuboidanx. M. Chain- 

^eaUT a trouvé aussi de la Sléatito criâtalltsûe daits le* 

loraines des ^ladera du Moal-Roiw. 

La plupnrl de» variétés de Slûultles communes, vien*- X.i*««^ 

lentde ZooMtlK en Shxc, de Wuusiedel cl TliierAhrim 

■ns la princîpanlé de Bareitb , de l'île do Sky ert 

se, du cap UzarJ dans io Cornouaitle; neltf qui 

Bt nommée Crai» d'JEtpagtK , vient des monUgJie* 

'Arra^on. fia Sléatile de OornonRitte est plus lerreiiM 

llplua tencli-et)ueic« autres -. elle se trouve en Gluns dans 

me roclie de 6er[>entiiie. On l'emploie , dit M. Kla- 

)i-olh , dans la R^bricalîon de la pnrcclaine k Wo]*cè«- 

Bnetle contient, comate on doit l'avoir remarqué plut 

liaut, ii^ pourrent d'nluuiiue; ce qui eut uuo propui^ 

iuu assKC considérable. 

IjcJi Arabes ac servent de Slûntilc , au lieu de mvou , Vwt»». 
lans leurs bains; iUs'on frottent la peau pfiur la rendre 
}l us douce. {ScHMW.) 

M . Vilcol , aitisle de Ijiietlîcb , pay« de I.iége , a pro- 
Îl6 de la propriété qu'oui les Sléatitea de dun-ir au feu 
ins se défiiriner, pour imiter les gravurcrt en pierres 
înes. Il grave liicilemeut sur Ja Stéatilu fraJche Ica bUJeU 
|u'il veut rcpr^spiiler ; eu la fHis;(ut cbsutIVr , il lui fait 
■cquérîrnne dureté considérable. On la polit eusuiie, e£ 
>u peut ]ii colorer avec des di-viulutioiu uiéltiltiques. 

II paroît qu'oti doit rapjtorter ù rca[)écc de la Sidalitù 
les terres onclueiisej <iue certains peuples sauvnges (rês- 
iniséi*ables, iukiii^l-iiI ou mêlent à leurs alimeus pour 
tromper leur faim. On a des récits trop nuthenliqncjt 
le coltu singutièru pratique , puur qu'il soit peijiifi d'an 



PIERRES ONCTUEUSES. 

3Uter. M. la Billaitlière raconte que lei habitanâ 
la Nouvelle<^alédouie mangent une aMex gi-ande rjuat 
d'une Sl^alilti lendi-e, friable et ^erdàtru , dai 
aftiieUfl M. Vau(|Ut:lin a reconuu 0,^7 de magué»ieJ 
1.36 de silice, 0,17 d'oxide de Ter, «t (|ui ne <;uiiliviil 
l'atlleurs rien d'alimeutâire. M. HumI)oU assure que 
Un Otomagtica, peuples aauvagcs dc^ borda de l'Or 
I nuque , se uourrifiaent prcoqu'uiiiqucment , pendar 
ruis moiH . d'iiue espèce de glaûe, «t qu'ils eu matij^et 
^P^jusqti'iV 7 liecln;ir»>iimes par jour : ita la font grilU 
■ légùrement , l'Iiuitiecleiit eusuilB, maia n'y ajoulei 
rien. Knàtl M. Golbery ra|qx»ile que les Nègre» 
î\ti$ de ios Idoio& , à rmibonclini-e du Séué^^al , mêlent 1 
leur riz une Sléalile blaiiclie, onctueuse cl raoUe coi 
du beurrv. ii dit eu avoir maiigé aaut dégoût et aai 
en éti-e incommodé. 

67' Bap. mACLB. Hjir. * 

Cuutiitt. CcTTE pierre ne s'est encore trouvée que crûlalliaée ci 
piistnea IrnlH-dlaugé» , droils ou légèi-euietit rliumboM 
dauK , cûmpOHés de deus: bubslances dillerenles ; l'ut 
est un rhoiube uoir qui occupe le centre ; l'anlre 
vue in^Liêre blauchâlie plus ou moins épaisse qui en- 
toure Id matière nuire. La Macle u la texture queUjtidûii 
liuneileuiie , tuais plus urdi nui renient cam]>aclâ : soi 
^raiu est Hu el serré ^ sa pouasière est douce, j''^^^'" 
onctueuse au toucher. Celle pierre axi cependant at 
dure pour raytr le verre, lorsque sa testurt; cal la- 
juelleuae ; elle se fond au chalumeau, raaîs avec difH^ 
cullé, et donne un email blanc : su pesanteur spéciliquf 
est do 2,94 '• 

La Macte présente des joints naturels asseit not 
breitx ; quelquea-uiis d'enir'eux sont parallèles aux paoi 

■ ' Chiastoute. Kjrst. — Crvcitb. Dit4utTa. 

L4 M4cU fiiisgit parus dcB utmn d'una molion de Bretagne ga 
arolt dans rci poiieislouf le ictrcln où le trouve cette purril. 

' Cette pierre u'a pgiut uavuie ct« Aa;Ll>')i:v. 



1IACI.K. 499 

ia prùme gui est ta fui-me ordinaire. Le pmme pré- 
senrc Ini-méme des variétés aueie remarqTinblejtdans la 
disposilioii des punie» noires et deo parties blauclies, 
rcMea peuv«al bc réduire aux. nuivanleii : 

" 1°. Un scnl rhombe noir dan» le mitteu du priane v«ri»MM 
blanc. 

3°. Outre te rbotube du milieu, c£uatre rLombes uoirs 
kux qufttm angles du prisme blanc. 

3". Des lignes noirâlPDn , parallèle» aux cAtéa des 
tombes noirs (pt. S,fig. 26). 

4°- Le piisineetitièrtmeitt noir, dont les pans sont 
Eulemenl recouverts d'une pelliciJe de la aubstance 
blaticlie nacrée. 

Ls seule pierre avec laquelle la Macle auroit quelque 
ressembUnco, »i elle n'éloil pas cristallisée , c'est la stéa- 
tite; mats on doit remarquer que la Macte ne commu- 
nique pas l'électricilé vitrée à la résine ^ comme le font 
plupart dea sléatites. 

Les priisnics de Macle sont toujours engagés dans une CiMcmiai i 
ingite ; cclto gangue est un achiste argileux ordinaire- 
ment noir. 

Ou a d'abord trouvé la Macle en France, dans la Bre- 

Rj(nc. MM. Li.-litrvrc et Doloiuieu en ont découvert en' 
^autleaux Pyrénées, dan» la vallée de Barège, dcsèclian- 
tiltons qui apparliennenl i la variété dont le prisme est 
presque «nlièrtrment nciir. M- Hu'iKiiid V*. Iroiivcv sur lo 
platettu cleTroumoime, dans un «ehi»le noir, aupcrpojka 
au granité. Elle ae trouve aussi en £s|Kignc, dans Iii Ga- 
lice , ptès de Saiut-Jncqiien de Cunipoiitelle. Il en vient 
également de U îiurra du Vfar»iQ en Pordit^ul ; celle-ci est 
renfermée dans un schiste «igileux micacé, {Uxck.) 
^iM. Haîiya Tait remarquer que Japurtie uoiredesMacles 
Bt d'une uatuie analogue à celle de» t»cbi»les qui U ren- 
lêmipul) et que cette parlie contient toujours dis par- 
«elles de U substance Manche qui l'euloure. On observe 
*ncore que le rhombe noir du milieu du prisuie , est la. 
coup«, uoapa4 d'un prùme uoirioacrJt dausle blanc. 



,5oO PIEHR-ES ONCTUBUSES. 

.maUceUf à'auK pymmiile aloiiftée, puUque ce rhomlie 
vit eu augmentant ou en ^imimiant d'élcudue , skIoii 
que l'on fuil celle coupe près de l'un» au Ue l'aulre bup 
du prisme de Macle. 

6«* Ejf. CHLOniTE '. 

La Clilorile est uue pierre or dioai rement friable , i 
au niotDS lacîlt! à |mlvérîw^r , t)iii ni conipotée à't 
Juullitude (le petitC4 pHilliMles ou de pclils gminn liiiutU 
«V'grcnanl assez facilement &oufl la pression des doi{ 
et donnant une potitieière asfez douce au loucher. 

Sa couleur urdiiiaire vnrîe du verl-bouleille fonceur 
verl-jaunàire, et paroîl èh-e due à la grande rjuanlilc dt- 

' qu'elle conlienl , ce qui donne à la 'Clilorite la pro- 
^priéié do ju fondre au olialuiDeau ea une scorie ou 
uu émail noir. 

Elle i-épaod l'odeur argileuse par l'insulHation. 

' VniMM. . I. CHLoitirjc cohuunk '. £IIe est eu maMO plus 
moins itolide, souvent m&me le rreiiiu et friable ^. 
~e$i qiieIqQefoi<t composée d'un grand nombre de 
priâmes liexnëdreH , longs , grêlca ot inéiue recouri; 
tes couleurs uont le Terl-poiiv»ti I rèa- ronce , quelqi 
Ibt&méme te brun, le vert d'iierbe, le griûlre, lejauc 
roiusâlre. 

M. Vauqueliiiy a trouvé, pnrrannlyae: Silice, Ojl 
luagnéâie, o,oB ; alumine, o,t8; oxide de fer, 0,4 
niuriate de soude et de polasae, o,a ; «au, o,a. 
uimmant Elle ne se rencontre famais en masse eonaidtrabl 
•ilirti,, _0^ [^ trouve dan» !e« filons et les cavilén des rucliei 
primiiive» , ttiêlée avec de» crr>fflux d^ dilléreiile na- 
ture , pénétrant et colorant mAme «onveni cei cnaïaux 1 
«ur-lnnlcenx de quartii ^ d'axinilc, de fcUpath , fia. 

■ Ch/ffrii , la Ctilucilir BiiOcn. — TaIc cl>l«itlr. Uâùt- OI 
anbttuitcc ert défif^n-Ëc doni l« ij1u|iiirt A*:* uncicnt ourtacu de mla 
lalogle , loui te nom dp niiiiiit vcitt et p .irèntUnit. 
' Ctimincr thlofii , la ChlorUc cnmmiuic. BtOCK, 
* C'eti alon la CblorttB tertcaie de Saochakt {thUrittrit}. 



CRLORITE. 50C: 

QueT(|ue(ôw ©lie forme des petîles couches ««est ho- 
logèoes, maû péiiétrics d« crUlaux dequartz,demica/ 
d'aDi|)h(bulu : dtc peut élre conHidérée alors comme la 
base d'une roclio , vt p8»e à U vanélé «uivBiilc> 

ha Chlorile commune pulvérul«'iite ou compacte, m 

trouve dacu pirwjue loulea les chaîne* de moutaf^DM 

|irimi(iv(;». On en cile à AUeiibtjrg vt à Elirenfriedci-»- 

jrf en Saxe ; clic y cal mcl«ng<?« de fer et" d'arainio 

lifuréa, el d'amphiliole en matw * — à Talwrf; en- 

tède; — entre l.fOi»osna et Sallourye, près des bords de 

Memel , dans la Nouvel le- Prusse ; elle est pulréru- 

ittij cl conlienl, d'après M. Ktaprolb, 0,53 de silico, 

,12 d'alumine, o,o3 ; de magnésie, a ; de cliaux, 

»!? de fer oxidé, et o,i i d'eau : — dans le» graaitea d» 

chaîne du Mont-Blanc . &c. 

2. CBtoatiM acniK-ntcsK '. Celle Chlortle es! en maAM 
ïfK fiolide; sa cassure e»t Bchûleiise, et ses feuilleta sont 

>urbe9 ; elle conserve duns cet élal les paillelles bril- 
inles et les autre* caractères <[e la Clilorile : sa couletir 
•rdinaireest le veri-fonfé presque noir. 
On doit regarder celle variélé Comme la base d'une Ciittuont 
îhe. Elle se trouve en effet en couches puiasanlea •"'•"*■ 
ins les montagnes de schistes argileux , el renferma 
crùtaux de «quartz, du fer oxidulé octaèdre, dea 
îna\3 , &c. 
r Lies pays où on t'a remarquée plus particulièrement, 
>nt la Corse ; Fahlun en Suède ; la Norwégc , &c. 

3. Cblokiti BaldocCb '. Cette Cblorite, qui est d'an 
Fvert assez pur, quoique plus ou mnina foncé, a la ca»- 

jpe terreuse à grains fias, moins brillans que ceux dtia 
[Tariélê* précédentes ; elle est lacile à pulvériser, ctaaaez 
ictuctisc au toucher. 



* CSM'ititAitftt, U Chtndte tehisletue. Smoch, 

* Gnntrdi, la terre veite, BrOCU. ^ Chlurite lOBiiipUcia*. 



*l litas. 



5oa PIERRES OPÎCTUBUSS5. 

Si r«nnly»e de Meyer e»t exacte , celte pierre ne con- 
liciulrotl que du IVIumiiie . (te la silice^ du fer et de 
miingauùvei kius mxgnéjie ni |>ol*a*e. 

On la trouve onlinairement en mgnons , dans 

OBvihr(idesr()cliui& pâie«, lels que )e« basaltes, let* por 

phyres, le#aniy(;daIoïde»,el même dans cerlaineaUve»: 

tantôt elle remplit h elle M-ide ces ca^'il^s ; tantâl elt 

(nveloppe les noyau» de iiiésulype, dtf «ilex , de chai 

^«nrlionnlée , &<•. qui s'y ivnconlrent. SauaHUi-o l'a obset 

•or le chemin de Nice i^ Fr^jui, dan» une roche |>or 

.jpliynlique rougenlre. — Ct-tle que l'on trouve à Alien- 

.hcrj* en Saxe, csl dans un porphyre. •— La rocbe de 

d'ObcrsIciii en tvntermn daiM ses carilét. — ' 

k6n on l'cxploîlc À Hrenlonico an nonl du Monte* 

lido, près df Vérone {/"«/»»««.). C'esl la subsUnce 

connue dnriAlcconimurceaoïifi leuumdi: terrt tUycrxtHir^ 

'qui est empluyée comme malière coloraule daiu la pei 

"^HM à rtiuile el dans }« stuc. 

• 69* Btr. TALC ». 

INoPs rrsCreîgnona le nom de Talc, arec M. Wemeï 
aux minéraux qui oui le«c-<traclèrescommuii«suîvaiu:.j 
[:«ra«ié»i. Ils HonL doux fit itiéiue onctueux au loucbur 
laUsentsurle doigt ou sur l'ÉloflV qui le» froMedealacl 
Uanrlies xoiivent un |M}u nacrées. 

Leur texture e«l toujours Iamcllrti.«e on fibremeileui 
'lames sunl flexibles, mais poiat t'iaâtiquçs. 

Lear asjH-ct eat toujours luisant, souvent même écla4 
Innl et d'un éclat nacr^. 

ILs sont translucides ou ni^e'presque diaphanes ; îb 

["ie laissent factletnf^ii t rayer pwr Touille. Les lames doi 

sont oomposés, 8*^r1ent p^r Vacrion du feu dî 

.'clialumeau, le fragment sr bour3ouine,et î'extréhiii^ dt 

L'cea lamea »c fond m un émail blanc. 



' •> Taic. X.Mir.li»ilnB-l»*srièbb4.fi,«, 7«1».— T«a,tfl 
Tile. BtLOCu. 



TALC. 



6oS 



* 



P 



Ces caraclères facile» ù reconnoîlre , lufïUenl pour 
fkire dislin^iier le 'L'tilc «le lu rhlui-ilc cl du niicHle , 
qui bont trè^-fu^ibled, de la sléatiie, du la i>cr|wiiliiie 
vl du» argiles uiictueuies, qui uoal conipaclcd, à ca»- 
aure lern^UM;, ou écailLeuao ; entiu de U uiagnéailc, 
qui eit opaque, terne, et n'a presque point d'onu- 
tuo«ilé. 

Le Talo « un itulre cai-acière reinArquablo . mais plus 
diificile k observer ; lorsqu'on frolle de lu ruine avuc 
ce miuéral, il lui cominiiniquB I clcclricité vitrée. 

11 e^t susceptible de cristalliser en lûmes hexa^oniiies. 
Sa forme primilivo «hL un priuue droit rhomboïdal, 
dont le» basp» on lleui-s angle» de lao""*! de tio"*. Sa pesan- 
teur spécifique vai-ie entre 3,5S et ^.H'J. 

Les couleurs dominantes du Talc , sont le blanc , le 
.vert-pomujc et lo jaunâtre. 

I. Talc I.AUINAIRB. Haut. ■ Il est en lamea trés- 
kendres, et sur-tout trèa-flexlbles. Se» couleurs passent 
dit blanc d'argent au vert-poireau. 11 y en a uussi de 
Liane rouj^eàlix- uu ;sunàlre. Cette variété c»t autccp- 
iible de criHlallÎMir. 

Ce Talc et celui qu'on nomme vulgairement croit dr 
Briançon, contiennent, d'aprèa M. Vauquelin^ 0,6:1 de 
silice, 0,37 de magn^sict o.ot ; d'aluiniue, o,o3^defer 
oxidé, environ 0,04 à 6 d'eau. 

Le TaU; laniinaire te trouve en maaaes peu conddé- 
valiles dans les roches de aerpentine; il accoiup^^o 
l'octinote, la chaux oarbouatée lente, iacJiaux carbona- 
lécla ^léHlile, le Talc endurci, ficc. 

On le iroure dans les montagnes de Salebour^ et da 
Tyrol ; il est verOàtre , el celui qu'on apporte à Veniae 
de ces montagnes, porte dans le commerce le uom de 
l'aie de feni*e. On en apporte anui des enrirons de 



VmliMtl 



CiiMvaaU 



Lieux, 



' Gtmtittt mli, Je Talc commaa. Bmocm. — ViUgaUtmtmt T4I& 
dcVeniSa. 



5o4 PIEnRES OKCTUEVS£S. 

L£i*i«iiçnii ; il rst d'un IjUoc jaunâtre ou rose. Il en' 
^«gaiement de Zocblilz en Saxe, de la .Siléue, &c. 

a. Talc xhouhci '. Ce Talc est inoina Bexibic 
loins trunviucide que leii précédens. On le trouve 
[masses, doul la slruclme es* «juclqucfoi» rayonnéc. 
■couleurs sont Ivs mêmes que celles de la première vi 
riété j il y en a de vert-poireau. 
tlMvnwBi. Il forme des coucliei asuez considérableti d«nt 

montagne* de niicaorbisie , de gnei&se et de sorpcutine 
Il se i-approclie de la serpentine ollatre, ou même de I 
sléalite par pluiùeutv de scji earaclères. 
Lifu. On le Iroiive au Onriner en Tjrrol , danx une rochj 
inlermédÎAÎre, entre la serpentine ollaire cl la cblorile;' 
il esl mélangé d'ttcltnoto , de cliau& carbonutée lamel- 
lire, de fersiiiruré, do mica veii, de cliaux carbonate^ 
'picrîle. 

'On le trouve aussi en AuLrirhe, à Karlstein; — 
Slirîi', h Manlern;— en Basie-Hongrie, à Heiiikt pr 
deTai»liolz,&c. — Au Zillerlha! , dana leTj roi ; ce Ti«l 
I ïenfernie de longs priâmes d'aclinote , de tourmaline 
de slaiirolide grenu It le ; c'eAt une rr>r.be remarquai 
par «on éclat et ses eouleura. — En Corse , il e«l en laai< 
d'un blcu-verdàtr^- bronzé, qui sont dÏAjMMée» en ci 
■ur uno rocbe à bsiic de grammatite. 



ïîucmtnl 



Ump4. 



On Toit , d'après les gissemcns |)articulJers k 
variété», que lo Talc appartient aux terreins prinn- 
lifs, et peut-être aus« ik ceux de traïuilion , qu'il ni 
iorme janiQia de coucbea fort étendues, sur-tonl lor 
qu'il est pur ; mais que la plupart d« aas variétés 
|i-ouv«nl le plus ordinairement en filons ou en ro- 
gnon». 

On emploie le Talc laminaire cl le Talc enditrrt dar 



' Vitharutu taik. , le Talc cndaici. littocH. Le Tuk BDmB 
\er«U de Briaitçen puroit iippaiteutr a cclK rarltlA , taudii qna 
[frait t^Eijm^ni ui>i>jirtleat â l'eip^ua d« la d^tlle. 



H A c n t T E. 5o5 

pW'pa ration dfs pastels. Il fait auui la "hix an roage 
^dont les ff mines se serveiit à leur loilelie. IjC D' Bon- 
|Voi«!a awure que Iv Talc, dit craie de Briançvn, «9 
prouve » Proies en Piémoiil , el que les Briançoniioii 

ront l'y chercher pour le préparer et le mellre dans le 

Commerce. ( Journal des Mines, a° &i. ) 

»• 70' StP- NACRITK : 

Ce minéral »e préscnle sou* la forme de pelileapaîl- vuKtitét. 
Mteti d'un blanc argentin ou d'un gris de perle trcn- 
ïlalanL; il e^l friable et Irès-onclueux au toucher j il 
rcroovro la peau d'un eoduil aatTé; enfin il est Irè»- 
]vger , Be gonfle un peu dan» IVan , el ne fond irès-faci- 
leinunl au chalumeau. 

Le Nacrite «e d»linj;ue extcrteuremrnt du talc par 
grande rusibîtilé el par la faculté qu'il a do verdir 
leinliiie de violelte , deux proprîélé» qu'il paroit 
levoir à se composition, Irès-dilTérenle de celle du 
lie. M. Vniiqnelin a Irouvt^ dans le Nacrite o,5a do 
Klice, 0,36 d'alumine, 0,17 de polaaae, tm peu du fer, 
|e chaux et ro^me d'acide murialique. La couleur du 
lacrite et son anutyxe le diklin^juenl auui de ta chlorile ; 
lais il se rapproche heaiicnup de la l^pidnlilhe par sa 
pompositiou, el ij n'en dilTère mf me que par aou exlrdra* 
ictuosilé. <] 

I^e Nacrite se trouve dissémina «n paillelles on en niMrmmt 
litcs masses r^niformea dan» les cantéi de* roches *""■■■ 



* T»)i:praiml«nx, fiAur. — Eriiger taA,^K\.a^eiettttïM.. Bnoca. 

iK Talcitc. KiKW, Nouji n'âVDits pn; adopté et nnin, pnrce qiiil a 

'àti «piillqué an intca et aa iak cliauffit par le feu drs volcaas , ri par 

«onstqaetit â <lc» tubttanCc* tuUt-a-fall dlfTucDtCS de ulle dont 11 

c*t qncttian Ici. 

Qni>iqD« t'analyi* a* doive pat diriger encore le* mtoiraloglilei 
durit \a clnEtificallon de* picrrrt , cependant ciuHnd Ici pilnclpcs 
comlllaiii» de ces min^rflnx «ont aussf difTècent que cens da latc et 
cmvL du Naciilc, Il août pareil couioublc d'en faUc du KpàMi 
iLlaetci. 



5o6 VICERB^ OKCTOECSES. 

priinitîvn, et nolamuienl daru les interstice* de* Cl 
taux do quRrtz. 

On en rapporte de Sylva en Piémont, de» envïi-oas 
de Freyherg en Saxe, de Meronilz en Bohême » &c. 

? 71- B)tr. LÉTIDOLITHE. H^i. ' 

iracflrM. Cbtte pierre connue assex nouvellement, n'ayi 

oflert que peu de variélés, n'a encom aucun camclèrotl 
eMenlîel. Elle eat en niaMCa translucides sur 1c* barda , 
ayant Ja cassure inégale, à pelils grains et un pou écail-; 
Itute. Set masses semblent fanutes par U réuniot 
d'une niutltttide de peliten écailles ou i>ailletle* sem- 
blables ù cellet dti mica ; ce qui donne à ce minib-a 
l'apparence de l'avaiUurine- 

EUu est moins dure que U cbaux fluatée , et 9e 
couper asdez facilement au couteau, maiscJle est difiîcilfl 
à piiLvériacr ; sa poiiwiicre est douce ati toucher. 

mie se fond au Rlialumeau avec boursouDleuienl ei^ 
donne un };lobule translucide. 

Tx couleur ordinaire de la Lépidotilhe est le tiln*, 
qui vnriedii li las rouge &ale l'once au ]iU« tendre, lira 
sur le blanc. 

Sa pesniilenr npécifiqiie est de 3,85. 

LaLépidoliihepnroil^recon)po«ée,d'apr(;sMM.K[ 
pn>lh et Vaitquelin , de silice , o,5o ; d'aliimmn , n,Z^ à 
o,ao; do icr e) dtf manganèse, 0,75 à 0,04; de [Kiinsse, 
0,04 à o,iS. M. Vauquelin a trouvé en outre dan* 
écliunlillnns qu'U a unal^-sés , quatre centièmes de flnal»* 
de chaux. 
Bimx On a d'abord tmin'é celte pierre sur la monlagae de 

^•"•"■""Gradisko, prèide Rtusena en Moravie , en largeapaitrj 
lelie* d'au roi>e pâle , mai* uacré ( H^Hr.) , et en nis 
dt plus de 5o ktlo^r. dtbséaiinées dans un gneisae, et 
compagnées de fclapalb , de quarlz, de juica, de lour-^ 



* LtfiJeJit&f U LÉpldolUbt. BrCcb. — Oo l'a nommée auMl 



LiLALixac 



ttPIDOtlTHS ET PINITE. 



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ruaiitie-schorl , de fer ochreax , &c. — On en a Iroîivi 
depuis, — en Suède, dima iina roche quarlzeuae; — 
*ii France, prè» de Limoge, dniu le filon de qnarlx, 
«lue dans le grantle qui renferme les bénis volumi- 
neux donl oti a parli^ pUw haiil. ( txLtàrms) — A 
Campo, ditiu l'île d 'Elbe, elle est l